Le p'tit coin de Yugcib
Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009...
NOTE : les billets sont classés par catégories qui figurent dans le menu à gauche : faire défiler jusqu'à BLOG où apparaissent les noms des catégories du blog, puis la liste des derniers billets publiés.
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Etoiles éclatées
- Par guy sembic
- Le 27/12/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Etoiles éclatées qui poudroient leur poussière d'humanité dans un ciel déchiré...
La poussière d'humanité n'a pas de couleur... Ce sont les dieux qui ont déchiré le ciel.
La poussière d'humanité voyage dans le rouge de la vie, dans le blanc de la lumière et dans le noir de la liberté...
Elle colle à ma peau, cette poussière d'humanité, comme une femme bien plus grande que mes rêves...
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Un fiasco complet !
- Par guy sembic
- Le 20/12/2009
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
... Ah, le sommet de Copenhague ! Un "fiasco" complet ! Un "fiasco" à la mesure de tous les autres "fiascos" -grands et petits - du monde, de notre monde, de nos vies, de tout ce vers quoi nous prétendons tendre...
Un "fiasco"! - et ce n'est pas peu dire !- un "fiasco" néanmoins, où la fête imbécile et cruelle continue, celle de la consommation par le trou qui avale et de la défécation par le trou qui rejette... Un "fiasco" où les utopies,les autels sacrificiels, les divinités, les religions, les symboles, les idéologies, les politiques, les bourses et les marchés... et le "trou-d' balisme" généralisé bardé de consensualité, ne cessent, avec toutes sortes de guerres et de guéguerres, de "mener la danse" !
Eh bien merde! Qu'elle crève donc cette planète, que les générations actuelles ne verront sans doute pas crever d'une mort "cancer grave à petit feu"!
Du coup les "noëlleries", le foie gras, les tonnes de confiseries, les samedis (et autres jours "trépidants") dans les Grandes Surfaces, les boutiques de gadgets et les embouteillages monstres dans les villes et sur les routes du ski, les aéroports et les gares pris d'assaut par des millions de gens dont la plupart n'ont pas le sou mais "font quand même"... Et les "riches vraiment riches" qui affichent avec insolence leur opulence (et font eux aussi comme les “moins riches”, des "queues de riches" dans les magasins de riches)... Cela me "pèle" encore plus cette année !
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Ah, ces voeux pieux !
- Par guy sembic
- Le 19/12/2009
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
J'ai horreur de cette période de fin d'année où les gens te balancent des “bonané” (ou des “voeux pieux” bien “consensuaux” et bien “passe pommade”)... Avant, dès le 2 de l'An, de te pourfendre de première pour un oui/un non, ou encore le plus souvent et tout au long de l'année, ne répondent jamais aux courriers ou aux messages que tu leur envoies...
Aussi, chaque 1 (ou 2 ou 3 ou 4...) de l'An, m'arrive-t-il d'exprimer à ma manière par quelque réflexion dans l'un ou l'autre des forums du Net, ce que je ressens de ce “trou-d' balisme” relationnel sans envergure qui fleurit autant sur la Toile que dans la vie réelle...
Et toutes ces “noëlleries”, ces tonnes de confiseries, de foie gras, de beurre d'escargot, d'huîtres et de tourteaux et de poulardes et de dindes farcies et chocolateries sans compter les apéros, le champagne, les liqueurs, les vins fins... Tous ces joujoux et gadgets électroniques, nouveaux modèles de téléphones portables, ordi dernier cri... Cela me “gonfle” ! (et en plus cette année il y a le “fiasco” complet du sommet de Copenhague!)
Alors mon “message” si je puis dire, dans les forums du Net, sera le suivant :
“Noëllisez, bonanénisez, faites bien vos voeux pieux (y' a le choix avec ces milliers de petites illustrations toutes faites que les serveurs de mails et les sites dédiés proposent à gogo)...”
Et aux “purs”, aux “sincères”, aux “fidèles”, aux “vrais amis”, aux “gentils”... je leur dis à ceux là merci d'avance pour la pensée qu'ils auront... (et de mon côté je leur dis -non pas “bonané”- mais “bonne année en bon Français bien d'esprit et de coeur”)...
Quant aux “autres” je n'ai rien de particulier à leur dire – ou ne pas leur dire – sinon peut-être que si c'est “rien”, il n'y a dans ce “rien” aucun ressentiment, aucune amertume, aucune acidité, et que ce “rien” n'a rien à voir avec une certaine forme d'indifférence plus ou moins consciente, affichée et accompagnée de silence... (je n'ai jamais cette indifférence là car je la juge “trou-d' balique” et donc sans consistance)... Disons, pour dire les choses “franc et net”... Qu'il y aurait dans ce “rien”, quelque sourire ou quelque regard avec quelque “pensée”, comme par le hublot d'un avion grande ligne à dix mille mètres d'altitude...
De toute manière je ne vais pas “donner signe de vie par voeux pieux” là où j'ai “déserté” depuis des lunes... Ni m'émouvoir outre mesure à quelque “voeu pieu” tombé d'un ciel de long silence blanc...
Comme j'ai dit en page d'accueil sur mon site “ La poussière des étoiles est réductrice de toutes les vanités, se souvient de tous les visages et retrouve ce qui a été perdu”...
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Les petits mondes
- Par guy sembic
- Le 18/12/2009
- Dans Articles
Les “petits mondes” artistant, théâtrant, contant, parolant... Sont encore plus indécrottables dans la souveraine indifférence avec laquelle ils traitent le nouvel aspirant à la scène, que ces “Grands Mondes” courant et officiant par tout le pays...
Les “petits mondes” ont eux aussi tout comme les “Grands”, leurs médias interposés... De petits médias cependant... Mais tout aussi indécrottables dans leurs indifférences.
Il est peut-être plus aisé, quoique fort aléatoire, pour l'aspirant à la scène et à la reconnaissance, d'essayer de passer par la “grande porte”, celle qui ouvre la “voie royale”.
Les “petits mondes”, dès lors qu'ils se sentent convaincus d'être les vrais révolutionnaires de la culture, ne souffrent pas que l'on soit plus révolutionnaire qu'eux et que l'on s'introduise dans la “famille” qu'ils pensent être...
Les “petits mondes” ont déjà leur public, un public même restreint, “trié sur le volet des sensibilités”, un public sans doute acquis à l'idée que la culture peut prendre des chemins surprenants ou étranges...
Les “petits mondes” n'ont que faire de quelque “fou dérangeant non identifié” qui pourrait par sa venue sur leurs scènes, indisposer un public si difficilement acquis. Quant aux médias, aux petits médias qui les servent et sont en général des associations culturelles, des personnalités, des journalistes régionaux ou locaux, des municipalités... Ils ne s'intéressent qu'aux retombées économiques, sociales, touristiques et financières...
Ainsi voit-on très mal “monsieur le Maire” ou monsieur le Conseiller Général”... Ou madame la représentante de la Fédération des Artistes Auteurs Ecrivains Poètes et Compositeurs de la Région... Souscrire à quelque projet de manifestation artistique (en salle ou dans la rue) totalement informel, sans références et n'apportant rien sur le plan économique, financier ou touristique parce que gratuit et sans valeur marchande...
La culture qui porte en elle du talent, de la force, de la dimension et du pouvoir sur l'ordre de la vie et du vécu des gens, devient vraiment révolutionnaire lorsqu'elle n'a plus de valeur marchande ni ces “retombées” que tout le monde attend pour son confort et pour ses certitudes...
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Le ridicule en littérature
- Par guy sembic
- Le 17/12/2009
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
“De nos jours, en littérature, le ridicule ne tue plus : il tire à cent mille exemplaires”
[Georges Elgozy]
...Mais ce sont cent mille exemplaires comme cent mille fois en Grande Surface Commerciale la même marque de papier hygiénique...
Et l'on s'en torche le trou-d' bale lecturo-loisiresque, de ce ridicule devenu matière “penso-fécale efféspécialisée de spots-commentaires publicitaires”... Qui finit en vide-grenier à un demi euro l'exemplaire aux pages maculées de culinaire...
Le ridicule ne tue plus : forcément, il s'articule de tout ce dont les gens pensent se désarticuler et ainsi se mettre à vivre autrement et comme “naissant” à un monde nouveau ou différent...
En fait le ridicule a changé de sens : il était dérision, insignifiance et médiocrité... et alors il tuait...
Il est aujourd'hui, encore tout cela, mais bardé de “trou-de-balisme” intellectuel et de formation universitaire, parfois aussi de beurre d'escargot et de crème aux morilles...et alors il déifie (et donc tire à cent mille exemplaires)...
Et il y a bien, cependant, un ridicule qui aujourd'hui, tue vraiment et quasi définitivement : c'est cette dimension de réflexion, de pensée, de poésie et de mots du coeur et de l'esprit, devenue elle, le “nouveau ridicule” dont personne ne veut, que les élus et nominés écrasent, et qui jamais ne tirera à cent mille exemplaires...
... J'écoutais hier entre 18 et 19h sur la Cinq “ C'est dans l'air” : il y était question du “Berlusconisme... À la fin de l'entretien, l'on évoquait ces réunions littéraires entre intellectuels Berlusconiens et intellectuels anti Berlusconi : aucun dialogue, aucun échange, aucune communication n'était possible entre deux pensées aussi inconciliables. C'est dire le fossé qui existe, infranchissable, entre les deux “visions du monde”.
Les uns disent quelque chose comme “il faut tuer le ridicule qui risque un jour de tirer à cent mille exemplaires”... Et les autres “ il faut tuer le ridicule qui tire à cent mille exemplaires”...
On le voit bien : de part et d'autre, il faut tuer !
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Le "Trou-d' balisme", suite...
- Par guy sembic
- Le 15/12/2009
- Dans Bateau pirate
Des millions de gens parmi ceux qui ont un emploi, bossent dans le Trou-d' balisme. Et ceux qui cherchent un emploi n'en trouvent le plus souvent que dans le Trou-d' balisme.
Le Trou-d' balisme ce sont tous ces boulots de banque, de “consulting”, de cabinets d'affaires, d'immobilier, de vente de voitures ou de produits de consommation, d'assurances et d'une manière générale tous les boulots où ne règnent que les seules lois de la performance et de la rentabilité...
Partout où il faut sans cesse du matin jusqu'au soir, et recommencer tous les jours, galérer pour atteindre des objectifs de plus en plus démentiels, assister à des réunions de training, de phoning, d'exercices de “mise en situation”et subir toutes sortes de contraintes et de pressions...
Lorsque j'étais conseiller financier à la Poste de Bruyères dans les Vosges, je bossais donc dans le Trou-d' balisme...
Mais le Trou-d' balisme avant l'arrivée de l'Euro, celui des années 90 du siècle dernier, était alors “un peu moins trou-d' balique” que le Trou-d' balisme d'aujourd'hui... Car en ce temps là existait encore parfois une certaine qualité dans la relation humaine.
Et voici quel portrait aujourd'hui je ferais d'un “aficionado (ou d'une aficionadette) du Trou-d' balisme” :
C'est un personnage, un être humain, qui a “muté”: il a acquis la faculté de hausser son cul au niveau de ses épaules... Et de péter – non des gaz intestinaux- mais... du feu d'artifice ! C'est à dire que de son trou de bale jaillit une “flamme-fusée” avec une “olive lumineuse” tournoyante au bout de la flamme... Et l'olive éclate en larmes florales de toutes les couleurs retombant en pluie de cendres... Il faut péter et repéter, péter encore plus fort et plus haut ou plus loin ; c'est le “chef artificier” qui te le dit, lui même “poussé au cul” par les “Représentants-Consultants” de la Grande Maison dont plus personne ne sait de quel Grand Domaine elle est...
... Dernières nouvelles (j'entends cette information sur France Inter vers 8h 30 ce mardi 15 décembre 2009) :
Il paraît qu'on va remplacer les “Traders” par des robots électroniques hyper sophistiqués qui vont désormais gérer des sommes astronomiques et décider comment placer au mieux sur les marchés financiers...
Donc, les “Traders” au chômage !... Jetés comme des Kleenex!
Comme quoi, c'est pas parce que tu pèteras plus haut, plus loin, plus beau, plus “effet spécial” que ton “copéteur”ou que ta “copèteresse”... que la Grande Maison du Grand Domaine Anonyme te gardera dans ses gratte-ciels d'affaire...
Au sommet de Copenhague, on fera jamais le grand procès du “Trou-d' balisme” !
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Visages proches ou lointains, connus ou inconnus
- Par guy sembic
- Le 11/12/2009
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Dans ce "petit coin de Yugcib” il me vient la pensée que de part et d'autre des océans ou des espaces qui nous séparent géographiquement, la vie pour chacun de nous est faite de joies et de peines, et que nous sommes des êtres fragiles, tout comme la vie est fragile, et même précaire...
Mais ce qui n'est pas précaire c'est l'espérance qui nous anime, et dans cette espérance l'énergie qui nous vient... C'est ce que l'on transmet et qui rayonne depuis ce “coeur du réacteur en nous, luminant ces êtres proches ou lointains que l'on atteint”...
... Alors, bisous et encore des bisous, par delà les océans et les espaces géographiques... À tous ces visages de femmes, de filles, d'enfants, d'hommes, de "pépés et de mémés", de "champions de quelque chose" ou de "pas champions du tout"... Ces visages qui rient ou pleurent, que je ne rencontrerai peut-être jamais, dont j'invente des souvenirs que nous aurions pu avoir ensemble...
Et contre cette précarité de la vie, contre ces peines et ces bobos petits et gros... Contre tout ce qui nous égare, nous trompe, nous enferme ; contre ces réponses que nous ne trouvons pas, contre ce dernier souffle qui un jour viendra, contre ces yeux immobiles et ouverts d'enfants et de femmes sur les lieux de guerre, contre ces solitudes et ces peurs que l'on va endormir avant l'entrée dans la salle d'opération, contre ces chirurgies mutilantes, contre ces médecines du désespoir qui retardent une échéance prévisible, contre ce qu'il faut être et qui ne peut plus être comme avant... Oui contre tout cela, contre cette fragilité, contre cette précarité... Je souffle mille et mille bisous sur tous ces visages, je presse dans mes mains mille et mille pauvres petits doigts qu'ils fussent de fées ou de "pas fées du tout"... Car des doigts qui souffrent sont toujours de pauvres petits doigts... Et je n'ai pas d'autre médecine que celle de l'amour, tout en croyant à celle de la Faculté, que je n'ai pas étudiée...
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Le "Trou-d' balisme"
- Par guy sembic
- Le 11/12/2009
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
Le “Trou-d' balisme” c'est cette forme quasi universelle de Bien-Pensance” fondée sur les modes, les apparences, les habitudes de consommation, les loisirs formatés, les comportements plus ou moins irresponsables ou d' “arrangement pour sa pomme”, les certitudes bétonnées... Et qui s'appuie sur une base tout aussi bétonnée de pensée Judéo-Chrétienne et de traditionalisme figé...
Le “Trou-d' balisme”a un humour que je ne partage pas, lorsque par exemple cet humour se manifeste lors de soirées “arrosées”...
Le “Trou-d' balisme” a ses tics, ses clichés, sa vulgarité, son “ennemourité”, sa banalité, ses “senteurs”, ses codes, ses valeurs, sa pestilence...
Le “Trou-d' balisme” est antipoétique et sans consistance, il n'est fait que de ce que l'on pète souvent plus haut que l'on a le cul...
Il faudrait m'entendre dire “trou-d' balisme”... Avec ma voix, l'expression de mon visage, mes yeux... Pour s'en convaincre de la signification que je lui porte à ce terme de “trou-d' balisme”!
Toutefois je ne dirai jamais à mon prochain, les yeux dans les yeux, qu'il est “trou-d' balesque” parce que je crois qu'il pourrait l'être... Car je sais qu'il y a en chacun de nous – plus ou moins – quelque forme de “trou-d' balisme”.
C'est le “Trou-d' balisme” lui-même dans ce qu'il a de plus général et de plus répandu dans le monde, que je déplore... Et déflore comme un bouquet dont je fais avec insolence tomber les pétales des fleurs aux couleurs lavasse qui puent la mayonnaise et le cornichon éventés.