Le p'tit coin de Yugcib
Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui viennent les uns à la suite des autres depuis mai 2009...
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Les petites phrases
- Par guy sembic
- Le 10/04/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
Assez, assez de ces "petites phrases" des uns et des autres politiques, journalistes, chroniqueurs, animateurs de Télé et de toute cette "cocoricohèterie" de personnages "en vue" !
On entend que ça, des "petites phrases"! Tout le monde y va, de sa "petite phrase", et ça fait la Une de tous les commentaires ! Pas une seule émission politique ou de débat, un journal d'information de 13h ou de 20h sans qu'il soit question de l'une ou l'autre de ces "petites phrases" d'un tel ou d'un tel !
Et c'est "ça" qu'on retient, qu'on voit sur les murs de Facebook et autres réseaux sociaux, dans les forums des grandes plateformes d'actualités et de Télé, sur les blogs des "locomotives de l'expression médiatisée" !
Merde aux "petites phrases" ! Merde à toute cette "cocoricohèterie", à toute cette culture de la médiocrité, du paraître et des effets spéciaux qui se pavane sur la scène quotidienne du monde via la "Tu-élé" et les forums de RTL où les intervenants se coupent la parole et s'étripent !
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Fantasmes culturels
- Par guy sembic
- Le 10/04/2011
- Dans Anecdotes et divers
... "Fantasmes culturels", proclament les pourfendeurs de la chose écrite, de la littérature et de la poésie ?
Comme si les gens d'où qu'ils viennent et qui soient-ils, devaient n'être que des sortes de “zombies” sortis tout droit de l'imagination “farfelue” des poètes ?
Comme si les poètes et les écrivains n'étaient pas avant tout, des êtres vivants, des êtres debout en face des réalités du monde ?
Alors tout ce qui est écrit, tout ce qui est littérature et poésie,... N'est que fantasme, pur fantasme... et donc, complètement inutile !
Alors la littérature, la "chose écrite", la culture même, n'ont plus le moindre sens !
Merde! ... ça me semble "réducteur à l'extrême"... et d'une souveraine "imbécilité"!... que de laisser entendre que toute approche écrite des choses et des êtres n'est plus que fantasme culturel!
Contre tous les "pourfendeurs systématiques" qui pratiquent la critique de la "chose écrite" à l'emporte-pièce et sans nuances... Les poètes “bien vivants” et debout en face des réalités du monde "persistent et signent" dans leurs "élucubrations"!
Aspirent-ils, les poètes, à "quelque panthéon" ? ... Sinon peut-être à celui des féminités qui les enchantent s'ils sont des hommes, à celui des virilités sans despotisme qui les accompagnent si elles sont des femmes...
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Le grand merdier des affaires de politique et de pognon
- Par guy sembic
- Le 10/04/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
... Et qui en France en particulier avec des débats empoisonnés, occulte la réalité des retombées à long terme du désastre de Fukushima, et la « poudrière » du conflit Libyen...
C'est à peine si les bulletins d'information, sur les différentes chaînes de télévision, ou sur les stations de radio ; si la presse nationale, régionale et quotidienne, font état au bout de quatre semaines, de ce qui se passe réellement dans un rayon d'une centaine de kilomètres autour de la centrale nucléaire de Fukushima en perdition totale et définitive...
Tout ce qui est diffusé par brefs communiqués, me semble d'une consensualité qui n'a même plus le mérite d'être rassurante puisque l'on répète les mêmes propos dont la teneur réside en deux mots : l'incertitude d'une part, et les « faibles retombées observées» d'autre part, que des analyses confirment.
Mais quelles analyses et surtout avec quels instruments de mesure et dans quelles conditions ? Et à quel niveau de connaissances et de compétences? Dans un domaine où il y a encore tant à découvrir ?
L'incertitude officiellement déclarée n'est-elle pas déjà un aveu d'impuissance ?
Il y eut déjà en France deux dimanches de pluie au moins, récemment, soit deux passages d'un ciel « nimbostratique » véhiculant des poussières corrosives (mais dit-on, dans une proportion et avec un taux de nocivité inoffensifs pour la vie humaine et sans doute pour les sols et les végétaux)...
Bien d'autres pays étant plus proches du Nord du Pacifique et du Japon ; et bien d'autres masses nuageuses devant sans relâche se succéder au fil des mois et des saisons en effectuant le tour de la Terre... Tant que fuiront les cuves des réacteurs nucléaires dans les airs et dans les eaux de l'océan, l'on peut donc encore longtemps « consensualiser », jusqu'au jour où certaines statistiques particulièrement inquiétantes viendront confirmer tout ce qui n'a pas été dit, mais néanmoins envisagé...
Et dans le même temps, un temps de « fin du monde » -il faut le dire – pour des millions de Japonais déplacés et réfugiés... Fume le « grand merdier général » de la politique et des affaires de pognon au quotidien! Et se connectent aux membres épuisés de tout le grand corps de la planète, les mêmes sangsues par milliers...
Il est vrai que l'on raconte que les sangsues contribuent à l'épuration du sang et que les membres épuisés deviendront de belles jambes et de beaux bras tout neufs !
... Oui je sais ! ... L'on me dira qu'ainsi exprimé, écrit tel que je viens de le faire ; ce n'est que pur fantasme intellectuel, insipide verbiage, absence de « vision politique », prose innocente d'incorrigible rêveur et poète...
Mais alors à quoi servirait la littérature et la poésie, si ceux et celles qui en font usage, ne concevaient pas le projet qu'elles égaleraient et même dépasseraient la puissance des armes ?
Il faudrait alors leur couper la langue et les mains, aux poètes !
Et même les pieds afin qu'ils ne puissent plus écrire avec les doigts de leurs pieds !
Irait-on aussi jusqu'à barrer leur regard ?
Jusqu'à insensibiliser leurs lèvres et leur peau ?
Jusqu'à piocher et raser les tombes de ceux qui sont disparus ?
Jusqu'à des bûchers de livres ?
... Ah, mais c'est que... Tant qu'il y aura des femmes et des hommes, rien ne sera perdu à jamais, cependant !
Car les peuples ont en eux – pour autant qu'ils aient pu se rendre à l'école – de ces révolutionnaires de la plume et de la voix qui, partout dans le monde, se lèveront en face des armes pointées sur eux, ou en face de ces personnages qui piétinent leurs écrits de leur culture de la médiocrité, de la médisance à effets spéciaux et du « fermes ta gueule
imbécile » !
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A la bibliothèque de Dax
- Par guy sembic
- Le 09/04/2011
- Dans Anecdotes et divers
Ce vendredi 8 avril à la bibliothèque de Dax, j'ai vu que mon livre "Au pays des guignols gris" se trouvait encore dans les rayons des romans classés sur étagères par ordre alphabétique de noms d'auteurs...
Je pensais que ce livre n'y figurait plus, parce que d'ordinaire lorsque je me rends dans cette bibliothèque, environ une fois par mois, je ne le trouvais pas depuis trois ans...
J'ai hésité à l'extraire de l'étagère et à le feuilleter... Il y avait ce jour dans l'espace de lecture réservé au public, tout près du rayon où était mon livre, des fauteuils occupés par des lecteurs en visite...
Finalement je suis passé sans le toucher, mon livre...
Ah, mais! ... C'est que "ça me démangeait"... de le feuilleter ce livre !
Afin d'en apprécier l'usure des pages et, éventuellement, les coins cornés ou des marques...
Cela va faire bientôt dix ans que mon livre "siège" dans sept bibliothèques et médiathèques des Landes...
Dix ans! ... Un "gouffre"! ...
Je ne sais pas si aujourd'hui je le ré-écrirais de la même façon, ce livre...
Une oeuvre, même éditée en un livre fini... N'est peut-être jamais, au fond, une oeuvre "achevée"...
Je ne me livrerais point sans doute, aux mêmes explications, je n'aurais pas les mêmes formulations...
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Le futur immédiat
- Par guy sembic
- Le 09/04/2011
- Dans Articles
Je ne parviens plus depuis janvier 2011 à me projeter dans le futur immédiat... Ce futur qui est celui des années qui viennent et s'étend jusqu'aux confins du milieu du 21 ème siècle...
En 2048, une année qu'il ne me tarde guère d'atteindre, j'aurai cent ans, ainsi que Nathalie Baye, Gérard Depardieu et Louis Cheddid...
Hier encore en 2010, je disais : "dans les années 2030... " ou "en 2040... "
Et je disais aussi : "en 2012... en 2020... "
Et je continuais disant : "il se passera ceci, cela... " Et "l'on aura inventé ceci, cela... "
J'imaginais des ordinateurs plus puissants, des i-phones et des smartphones plus performants, des images et vidéos holographiques se mettant en place dans l'air même juste au dessus de l'ordinateur ou du téléphone portable...
J'imaginais depuis Bordeaux, le train LGV transportant des étudiants des Landes et des Pyrénées Atlantiques chaque matin et chaque soir, qui ne seraient donc plus obligés de prendre une chambre ou un studio à Bordeaux durant l'année de leurs études...
C'est fou ce que j'imaginais, de ce qui serait et se ferait... Jusqu'en 2048... Et j'imaginais même ces "bébés de 2011" devenus des vieillards de cent ans en 2111...
Dès le début de cette année 2011 cependant, j'ai senti en moi, par le regard qui me venait, par les événements qui survenaient et dont la marche s'accélérait sans qu'il soit possible de concevoir l'évolution et l'issue de cette marche...
Que le 9 novembre 1989, jour de l'entrée dans le "nouveau monde" par la chute du mur de Berlin... était déjà devenu une date dépassée, figée comme un visage pâli sur un tableau de peinture, un visage ayant perdu toute la symbolique du regard qu'il avait eu alors...
Est survenu ensuite ce vendredi 11 mars 2011, le "Jour du Soleil", comme j'ai appellé ce jour... parce que le soleil, le centre du soleil, c'est comme dans un réacteur nucléaire... La fusion... L'énergie des étoiles...
Déjà le 26 avril 1986 à Tchernobyl, et durant les quinze jours qui suivirent au moins, des milliers de "liquidateurs" avaient sacrifié leur vie pour que l'Ukraine jusqu'à Minsk et une partie de la Russie occidentale ne deviennent à jamais un "no man's land", c'est à dire un désert totalement stérile et inhabitable.
http://www.suite101.fr/content/les-liquidateurs-de-tchernobyl-heros-anonymes-et-sacrifies-a25060
Combien de "liquidateurs" pour la centrale nucléaire de Fukushima ?
Ces "liquidateurs"... Des oubliés de l' Histoire !
Pas le moindre monument commémoratif, pas la moindre cérémonie du souvenir en hommage à ces gens qui ont sacrifié leur vie pour éviter que ne meurent des dizaines de millions de personnes !
Alors... 2012... L'élection présidentielle en France, de 2012... Il faut déjà y arriver !
Vous me direz "ce ne sont là que considérations purement existentielles"... Ou encore "fantasmes culturels de poète ou d'écrivain diffusant de la littérature de science fiction épouvante" !
Mais nous y sommes bel et bien, dans la science fiction... Une science fiction devenue un abîme de réalités toutes plus "surréalistes" encore, que toute forme de surréalisme.
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Critique de la "chose dite ou écrite"
- Par guy sembic
- Le 08/04/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
... En fait de critique de la "chose écrite", c'est à dire de tout ce que je peux lire dans des livres ou sur des forums ou sur des blogs...
Je me sens "aussi à l'aise" dans l'esprit critique généralement pratiqué dans le monde ; que dans le domaine de la prise de parole en réunion publique incluant un grand nombre de personnes présentes... C'est à dire "pas du tout à l'aise"...
Je ne sais que ressentir, il ne me vient que du regard (soit de la pensée)... Et s'ouvre alors en moi, comme dans "l'oeil d'un cosmos", un abîme de toutes les "alchimies possibles"...
Mais l'abîme me paraît si immense, qu'il me donne le vertige, et une peur d'enfant... En face de cet autre abîme qui est celui de tout se qui se dit, s'écrit, se diffuse et avance, depuis des milliers d'années de civilisations humaines... A quelle sorte d'alchimie alors, puis-je me livrer au beau milieu de tous ces corps d'humanité qui traînent déjà derrière eux, des nuées et des nuées de chevelures de particules "lumineuses et traçantes" ?
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Les naufragés de Lampedusa
- Par guy sembic
- Le 07/04/2011
- Dans Anecdotes et divers
Je pensais, ayant appris le naufrage d'un bateau de fortune en Méditérranée au large de l'île de Lampedusa, à ces pauvres gens venus de Somalie et d'Ethiopie, disparus durant une tempête... L'on dénombre cent trente personnes décédées environ, et l'on vient de repêcher une centaine de corps...
Quel drame tout de même, quelle calamité, quelle misère... Y-a-t-il à devoir envisager en dernière extrémité, de quitter son pays, sa famille, et d'embarquer sur quelque rafiot à moitié pourri, de tenter de traverser une mer afin d'atteindre une sorte de "terre promise", une terre où dit-on, il y a du travail, un avenir possible ! Et de tenter cette aventure en ayant donné à quelque passeur la totalité de son "pécule" ! (un "pécule" d'ailleurs auquel ont contribué peut-être les habitants du village d'origine, la famille, les amis)...
Je pensais aussi à ces associations humanitaires qui, dotées de moyens difficiles déjà à acquérir, ont pu "mettre sur pied" en des villages de la brousse ou du désert, ou en des banlieues déshéritées de grandes villes Africaines, en des régions où règnent une misère et une insalubrité endémiques... Des projets innovants et ainsi permettre à des gens de vivre "un peu mieux" sans être obligés de partir si loin...
Quel pays, au fond, lorsqu'on y réfléchit, n'a pas quelques ressources locales ? Quel pays n'a pas en ses gens qui le peuplent ce pays, une richesse qui s'appelle l'intelligence ?
De telles expériences de développement (agricole ou artisanal) en cours d'exécution ou déjà réalisées et dont on peut en discerner les effets sur la population locale... Sont encore trop disséminées de ci de là, et sans doute malheureusement concurrencées par un marché mondial de grande envergure et de grand profit pour une minorité de prédateurs financiers au détriment de millions de gens sans avenir et de plus en plus misérables...
Il faudrait déjà que ces expériences de développement qui pour l'essentiel sont l'oeuvre d'associations humanitaires, puissent se généraliser sur toute la planète... Et que les pays qui ont "quelque intérêt" à tirer à leur profit des ressources existantes dans d'autres pays "moins industrialisés" ou "moins développés économiquement", puissent enfin comprendre qu'ils "y trouveraient mieux leur compte" si au lieu de tirer comme sur la mamelle d'une vache, ils faisaient en sorte de rendre "moins pauvres" et mieux équipés, des peuples qui ne demandent au fond, qu'à pouvoir demeurer chez eux sans devoir s'expatrier en masse pour finalement se retouver entassés dans des guettos urbains...
Mais c'est vrai... Ce n'est que trop vrai, trop vrai à en devenir insupportable et source de révoltes, et "moteur à explosion" de fractures sociales : ce sont les oligarques, les financiers, les actionnaires et les grands monopoles du tourisme, de l'économie et de l'industrie, du bâtiment, de l'automobile et de tous les produits de consommation, de la technologie... Tant dans le domaine public que dans le domaine privé... Qui sont plus forts que les gouvernements, plus forts que les états et que les nations, plus forts même que toutes les politiques et que tous les systèmes !
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Le désespoir n'est jamais absolu
- Par guy sembic
- Le 06/04/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
La beauté du désespoir, c'est lorsque la nuit ou l'obscurité, s'étendant peu à peu sans qu'il soit possible que la moindre lueur ou clarté ne vienne à paraître au dessus de l'horizon, et ainsi monter dans le ciel pour la réduire cette nuit envahissante... Nous amène à concevoir l'existence d'un ciel que jusqu'à lors nous avions cru voir quand la nuit ou l'obscurité n'étaient encore que des voiles parfois déchirés...
Comme son nom l'indique, le désespoir c'est bien parcequ'il n'y a plus d'espoir... Sinon il ne serait pas le désespoir...
Mais le désespoir n' a pas de limite, et n'est donc jamais absolu... Alors il devient de ce fait, "supportable"... Et c'est là que réside, si je puis dire, sa "beauté" : dans ce qu'il nous force à entrevoir et qui, tout en étant inconnu et étrange, est peut-être encore plus beau que tout ce dont nous avons rêvé lorsque nous pleurions jusqu'à des larmes de sang sous les voiles déchirés de la nuit et de l'obscurité, ces voiles qui ne s'épaissisaient pas encore jusqu'à l'extrême opacité...