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Transmettre un patrimoine, une œuvre
- Par guy sembic
- Le 28/08/2025
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… Transmettre un patrimoine – immobilier surtout – c’est « l’affaire de beaucoup d’entre nous » du fait que nous sommes environ vingt millions de personnes en France, à être proprétaires d’une maison individuelle, ou d’un appartement – et aussi, pour certains, d’une résidence secondaire (maison de campagne)… Sans compter bien sûr les multi propriétaires possédant plusieurs maisons, appartements, immeubles, tout cela à usage locatif…
Mais de nos jours et plus encore dans les années qui viennent dans une société qui se diversifie et se complexifie – et se décompose – transmettre un patrimoine immobilier devient difficile et compliqué à mettre en œuvre : familles dites « recomposées », divorces, ruptures de lien familial, mésentente entre frères et sœurs, enfants dispersés aux quatre coins de la planète, etc. …
Que peut-il en être par exemple, d’un fils ou d’une fille vivant et travaillant en Chine, au Canada, aux USA, en Australie, ne comptant pas revenir en France dans sa vieillesse, et qui hérite de la maison de ses parents, une maison « pleine comme un œuf » ? L’on imagine ce qui se passe alors : la maison est mise en vente par notaires interposés – l’un là bas sur place et l’autre en France – débarrassée de tout son contenu (vide maison ou entièrement libérée par une entreprise spécialisée) – comment faire autrement ?
… Transmettre une œuvre artistique ou littéraire, là c’est une « toute autre affaire » car déjà s’impose la nécessité d’avoir un ou plusieurs descendants directs – ce qui n’est pas le cas pour des personnes n’ayant jamais eu d’enfant(s) ou ayant un fils ou une fille sans descendance donc pas de petits-enfants…
À défaut de descendance directe pour la transmission d’une œuvre littéraire ou artistique, restent les branches collatérales qui elles, sont pluri générationnelles et « porteuses de future descendance »…
Mais l’on imagine mal, le petit Antoine, la petite Magali, tous deux âgés en 2025 l’un de 15 ans et l’autre de 12, et petits-enfants d’une cousine germaine, avoir eu connaissance de ce grand oncle « poète et chroniqueur de son temps qui a produit l’équivalent en textes, de 4 ou 5 volumes de mille pages de La Pléiade » et d’être interéssé par l’œuvre de ce grand oncle dont il faut le dire « il, elle n’en à rien cirer »…
La transmission d’une œuvre artistique ou littéraire par la descendance – directe ou collatérale- ne peut se faire – si elle se fait- que dans la mesure où l’intéressé(e) – le petit-fils, la petite-fille, de soi-même ou d’un cousin, d’une cousine… A eu connaissance de l’œuvre réalisée et surtout – surtout- (c’est là l’essentiel) : se sent motivé à mettre en valeur et à faire connaître l’œuvre réalisée… Car sans la motivation, l’intérêt seul ne suffit pas (il y a la dilution au fil des générations, d’autant plus que les destinées des uns et des autres sont très différentes et souvent il faut dire, chaotiques)…
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L'artiste et son œuvre : peut-on les séparer ?
- Par guy sembic
- Le 25/01/2024
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… La question est « difficile »…
Mais à bien réfléchir la réponse est oui : l’artiste et ce qu’il est en tant qu’humain parmi ses semblables (agissement, comportement) ; son œuvre dans la qualité de ce qu’elle contient et dans l’impact qu’elle peut avoir…
La question est difficile lorsque la différence est importante entre la qualité de ce qui est produit – et de son contenu – et l’agissement, le comportement, au quotidien, de l’artiste…
La différence est une réalité
la qualité est une réalité lorsqu’elle est évidente
L’agissement est une réalité lorsqu’il est observable
La qualité et l’agissement en conséquence ne peuvent être niés
Reste – et s’impose – cependant, l’impact (ou le rayonnement) de l’œuvre, qui, sans éclipser agissement et comportement déplorables, peut se révéler bénéfique et heureux pour un certain nombre de personnes…
Sans doute oui, est-il préférable que l’œuvre – de qualité - s’accorde avec l’agisssement et avec le comportement au mieux, au plus sincère, au plus authentique de l’artiste…
Restons en là : « préférable » - sans pour autant en faire une nécéssité, de la concordance…
Dans le cas d’un personnage (artiste, écrivain, dessinateur ou peintre ou caricaturiste, comédien, acteur…) décrié pour ses agissements et pour ses comportements délicteux, jugés abjects, inacceptables… Je suis opposé à ce que l’œuvre (l’ensemble de l’œuvre) de ce personnage, soit boycottée, rejetée…
En revanche je ne suis pas opposé à ce que ses agissements et comportements délictueux, répréhensibles, de ce personnage, fassent l’objet de poursuites judiciaires…
En effet, en matière de liberté (d’expression et de réalisation) dans une œuvre de littérature, de dessin, de peinture, je suis opposé à toute restriction et interdit… Mais en ce qui concerne les agissements, les comportements repréhensibles (qui ne sont pas « œuvre » mais « choses de la vie ») là, je pense que c’est de la responsabilité de chacun de « faire ou de ne pas faire » (avec l’acceptation des conséquences) et aussi, la responsabilité de quelque autorité reconnue, habilitée et de droit, d’intervenir et selon le cas, de poursuivre pénalement…
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L' Œuvre
- Par guy sembic
- Le 03/06/2020
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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… Bien avant les œuvres de pierre, ou celles, picturales sur des parois dans des cavernes Solutréennes ou Magdaléniennes, ou celles encore, plus récentes, d'écriture, de peinture, de sculpture, de musique, d'époques différentes dans le passé contemporain ou plus lointain de l'histoire de l'humanité...
Il y eut l'œuvre de vie, l'œuvre de tout ce qui existe, constitué de matière, de particules, de molécules, d'organismes, d'assemblements...
L' Œuvre, en somme...
Et l' Œuvre est éternelle, se renouvelle même si une ou des parties de ce qui la constitue en un temps donné, limité dans la durée, disparaît...
De l' Œuvre naissent et se perpétuent toutes les œuvres...
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Conversation entre deux femmes
- Par guy sembic
- Le 14/03/2020
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… Jeanne et Sophie, passionnées de littérature et dévorant bien chaque semaine au moins trois livres chacune, faisaient le point sur leurs dernières lectures...
Il était question, entre autres auteurs qu'elles connaissaient bien et appréciaient, de Marguerite Yourcenar, de Marcel Proust ; ou au contraire dont elles évitaient de lire les ouvrages, ou n'en avaient lu que quelques pages, d' André Gide, de Charles Baudelaire, de Louis Ferdinand Céline, de Gabriel Matzneff...
Jeanne évoquait ce propos de Charles Baudelaire à propos des femmes : « Quelle conversation peuvent elles avoir avec Dieu ? L'on ne devrait pas les laisser entrer dans les églises »...
Et poursuivait ; « je ne suis pas, Sophie, loin s'en faut, une féministe pure et dure du genre de celles que l'on voit se mettre à poil dans des manifestations, brandissant des pancartes et de surcroît prêtes à en découdre avec les forces de l'ordre... Cependant en tant que femme passionnée de littérature française... »
« Mais alors », coupa Sophie, « n'es tu point choquée, Jeanne, par ce que disait Baudelaire à propos des femmes qui n'étaient pas assez intelligentes pour tenir une conversation avec Dieu ? »...
« C'est vrai, Sophie, que tout récemment encore, je me félicitais de ne pas avoir lu Les Fleurs du Mal, et de ne pas avoir eu la moindre sympathie pour ce poète maudit... Et si de tels propos de nos jours paraîtraient insultants ; il n'en demeure pas moins que les femmes ne sont pas considérées comme elles devraient l'être... Quant à Baudelaire, je crois aussi après réflexion -depuis peu je dois dire- qu'il me paraît nécessaire de dissocier l'œuvre de l'homme (à condition bien sûr, d'avoir eu connaissance de l'œuvre, du moins en partie)... Quand bien même il peut y avoir dans l'œuvre tout comme dans l'homme, des choses qui nous dérangent voire nous scandalisent »...
… En rapport avec l'actualité (au sujet de Roman Polanski), je tenais à ce que dans l'entretien ci dessus, ce soient deux femmes qui échangent, car selon ce que j'ai souvent constaté lors de différents débats sur des plateaux de télévision, ou de la part de journalistes ; c'est que cette réflexion au sujet de l'œuvre et de l'homme , est faite davantage par des hommes que par des femmes...
Bien sûr, cette réflexion étant en vérité, autant de femme que d'homme.
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L'œuvre des œuvres
- Par guy sembic
- Le 09/12/2016
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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L'œuvre des œuvres, la plus "sublime"-si l'on peut dire ça- pour un artiste peintre, un écrivain ou un poète... ou même encore pour toute personne par sa seule manière d'être dans la relation qu'elle a avec les autres... C'est d'extraire du "tableau du monde" tel qu'il est, d'extraire de chaque composante du "tableau"... De l'Immaculé.
Et l'Immaculé, ce n'est pas du "blanc" ni d'ailleurs aucune autre couleur si claire et si lumineuse soit-elle...
C'est une lumière qui n'aveugle pas, ne brûle pas les yeux ; une lumière qui ne fait ni des taches d'ombre ou de clarté apparaissant en quelque point que ce soit du tableau, une "culture du regard"... Mais tout simplement un regard...