révolution
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Le pain rouge, de Marie-Paul Armand
- Par guy sembic
- Le 23/05/2026
- Dans Livres et littérature
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… Marie-Paul Armand est une auteur écrivain romancière Française, de la région du Nord, qui, après des études universitaires à la faculté de Lille, enseigna les mathématiques à l’école publique durant dix ans, et s’engagea dans l’écriture…
Elle est née le 14 août 1946 et décédée le 7 octobre 2011 ; a publié son 1er livre en 1985 « La poussière des corons », puis « le vent de la haine » en 1987, « les nouvelles du Nord » en 1998, « l’enfance perdue » en 1999, « un bouquet de dentelles » en 2001, « le cri du héron » en 2004…
« Le pain rouge » est son 3ème roman, publié en 1989…
Dans ce livre « Le pain rouge », Marie-Paul Armand fait le récit de ce qu’ont été dans les villages des campagnes du département du Nord, les années de la Révolution Française entre 1789 et après 1795…
Il ressort de ce récit – à mon sens- que ces années de la Révolution Française, en 1789 au moment de l’établissement des « cahiers de doléances », puis avec l’Assemblée Constituante, suivie de la Convention et enfin du Directoire, avec les décrets dont il était fait lecture jusque dans les villages des provinces françaises, ont eu en général beaucoup plus d’impact (ont pesé davantage) dans les villes, que dans les campagnes ; en ce sens que, plus la population était nombreuse (comme à Paris et autour de Paris à l’époque) ainsi que dans les grandes villes et dans les villes moyennes – Dans le Nord Arras, Cambrai, Douai entre autres- et plus en conséquence les gens étaient « aux premières loges », impliqués et agissant… Alors que dans le fin fond des campagnes, dans les villages, il n’en était pas du tout de même, car les « nouvelles » n’arrivaient que quelques semaines plus tard, ne faisant état que de l’essentiel (et du plus marquant ou contraignant)… Et de ce fait, l’emprise des changements et des décisions survenant, de l’Assemblée Nationale, de la Convention, siégeant à Paris, était moins forte, moins prégnante que dans les grandes villes (à l’exception toutefois surtout en 1793 et en 1794, de la lutte menée par les révolutionnaires contre la religion, contre les traditions liées à la religion ; ce qui dans les campagnes était très mal ressenti…
Ce qui est « frappant » aussi – et qui « à mon sens ne m’a guère étonné »- c’est cet engouement autant provoqué qu’entretenu, pour la « cause », d’une majorité assez large de la population française en général surtout des villes, des zones densifiées d’habitat… À tel point que durant la période de la Terreur entre octobre 1793 et début juillet 1794, les gens du commun venaient assister « comme au spectacle » aux exécutions et que, pratiquement au pied même de la guillotine, des marchands de boissons et de fanfreluches, s’installaient ; que les gens « comme un seul homme » criaient « à bas les aristocrates » et autres invectives et insultes à l’adresse des condamnés menés à l’échafaut… (Les femmes n’étant point loin s’en fallait les dernières à vociférer, à crier et insulter ; pourtant mères qu’elles étaient pour bon nombre d’entre elles!)…
Il y avait d’ailleurs, organisé, prévu par les autorités en place chargées d’appliquer les décrets durant la Terreur, des gens qui étaient payés pour « crier insulter » …
C’est fou ce que de tout temps, sous tous les régimes, il y eut, il y a, toujours (c’est une réalité), une majorité de gens « servant ou adhérant à une cause, à un ordre établi ; un courant d’opinion publique majoritaire – souvent entretenu par les tenants de l’Ordre… C’est « assez désespérant » de constater cela !
« J’ai dans l’idée » que si j’avais vécu à cette époque là, adulte âgé de 30/40 ans entre 1789 et 1795, étant « ce que je suis aujourd’hui », et pour peu que j’eûsse pu diffuser autour de moi des « écrits iconoclastes et contestataires assez critiques de l’ état social et des différents régimes et ordres en place », j’aurais sans doute été « un anarchiste de tendance girondine » et assez certainement destiné à figurer sur une liste de suspects… Et guillotiné ! ( Et ce n’est point ma vindicte iconoclaste contre la Religion qui eût pu pour autant me sauver)…
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Dans un temps d'élaboration des nouvelles technologies
- Par guy sembic
- Le 18/10/2018
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Nous sommes depuis 2008 et pour encore quelques années au delà de 2018, dans un temps où s'élaborent les nouvelles technologies, celles – on peut se poser la question- qui feront quel genre de vie au quotidien, pour les hommes et les femmes que seront devenus en 2030/2040 et au delà, les enfants et les adolescents, les jeunes adultes d'aujourd'hui...
Quel quotidien, quels marchés nouveaux, quelles perspectives d'avenir, quelle place pour l'Homme (l'humain) dans la société, quels métiers, quelles activités, quels rêves, quelles aspirations, quelle relation entre les humains, quelle culture, quelle "mécanique" de la société, de la consommation de produits et de services ? ... Comment se déplacera-t-on, comment travaillera-t-on, dans quelles maisons ou lieux d'habitation vivra-t-on ?
Les nouvelles technologies qui s'élaborent et dont certaines sont encore "dans les cartons" sont celles de l'intelligence artificielle, de la robotique, de la génétique, du transport aérien et terrestre, de la médecine, des moyens et équipements de communication et d'information...
Les "grands gagnants" de cette mutation technologique, de ces nouveaux marchés qui s'ouvrent dans un monde où des pays de traditions et d'économies anciennes se développent en l'espace d'une seule génération c'est à dire une vingtaine d'années... Les "Grands Gagnants" sont les lobbys de l'industrie et de l'agro-alimentaire, les élites dirigeantes en politique et économie, les décideurs de banque et de finance...
Et les "Grands Perdants" sont les peuples, qui n'ont que leur capacité à servir, à travailler, à consommer ce que les "Gagnants" leur concèdent... en gavant les gens de toutes sortes de "gadgets, de joujoux, de dadas-tu mets 2 euro dans la fente ça te branle cinq minutes"...
Les nouvelles technologies qui s'élaborent, avec ces marchés qui s'ouvrent et ces lobbys de plus en plus puissants qui dominent ; le type de société et d'économie qu'elles fondent, dans un libéralisme dévoyé d'une violence sans cesse accrue et avec des privilégiés de plus en plus arrogants ; les servitudes qu'elles mettent en place, les résistances qu'elles étouffent... Ont en l'espace de deux générations (entre 1990 et 2010 dans un premier temps "transitoire", et depuis 2010 dans un temps d'élaboration), effacé peu à peu ce qui demeurait encore à la fin du 20 ème siècle, des acquits de la Révolution Française de 1789... Que même un Louis Philippe roi des Français de 1830 à 1848 et un Napoléon III empereur des Français de 1852 à 1870 n'avaient pu effacer... Et que la constitution de 1958, que les régimes 5 ème république de Charles De Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et pour finir "on va dire" jusqu'à François Hollande... Avaient "en partie" conservé !
Depuis 2017/2018 on peut dire que tout ce qui restait encore des acquits de la Révolution Française de 1789 est en train de disparaître ou de se déliter... Et qu'une "nouvelle grande révolution" s'avèrerait nécessaire...
Est-ce que ce serait "plus difficile" qu'en 1789?
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Les mouvements révolutionnaires
- Par guy sembic
- Le 31/07/2016
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Les mouvements révolutionnaires, quasiment tous, ont pour fondements principaux, pour "pierre d'achoppement", une idéologie et ou une religion...
C'est la "pierre d'achoppement", telle une pierre de silex frottée, qui met le feu...
Mais le feu détruit des personnes et des biens, plus qu'il ne détruit un système. Les mouvements révolutionnaires, parce qu'ils se fondent sur une idéologie et ou sur une religion, se pensent légitimes par ceux qui les mènent, justifiant ainsi la violence, le meurtre, la destruction des personnes et des biens sans distinction entre les personnes qui font les systèmes et les personnes qui subissent et ou adhèrent au système.
Si -ce qui paraîtrait à priori plus "légitime"- les mouvements révolutionnaires s'attaquaient, ne s'attaquaient, qu'aux personnes qui font le système, qu'aux sièges et aux lieux où les systèmes se font... Peut-être que dans un combat qui serait celui mené contre une forteresse difficile à prendre d'assaut, le système finirait par être abattu.
Mais, au système abattu succèderait alors un autre système...
J'attends d'un mouvement révolutionnaire qu'il ne se fonde plus sur la "pierre d'achoppement", mais sur une pensée et sur une réflexion de chacun menant à des choix de comportements, de relation et d'agissements ne visant plus à détruire des personnes, mais visant à vider de tout ce qu'il contient, à rendre inopérant, tout système...
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La prochaine révolution
- Par guy sembic
- Le 25/06/2016
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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"Ils" ne réussiront pas à faire de nous dans ce monde, que ce soit en Amérique profonde, en France profonde ou ailleurs même dans les pays où peu de jeunes vont à l'école, "ils" ne réussiront pas à faire de nous des Assistés Intoxiqués Pain et Jeux de la Société de Consommation de masse mondialisée...
Ne vous en déplaise, Elites Intellectuelles Economiques et Politiques ; et Grands Cartels Grands Lobbyies Actionnaires et Grands Décideurs en tout genre... Ne vous en déplaise il y a bien dans cette Amérique profonde, dans cette France profonde, dans ces pays à la traîne que vous méprisez souverainement, que vous gavez de crevettes qui puent le sexe sale et la mayonnaise éventée ; à qui vous faites respirer un air dont on meurt davantage que du tabac ou de l'alcool... Il y a bel et bien oui, de plus en plus de gens partout dans le monde, qui par la vie et par les actions qu'ils mènent, par les comportements qu'ils ont chacun, par les associations qu'ils forment ; résistent, pensent et agissent afin de vous assécher, de vous faire disparaître de la surface du globe, vous les lobbyies, les actionnaires, les décideurs, les politiques...
"Incultes, vulgaires, primaires", dites-vous, certains "Grands Penseurs", à propos de ceux et de celles d'entre nous, du peuple, qui "télétètent et foutbalistiquent" ? Cela, ce que vous dites, ce que vous n'arrêtez pas de marteler autant dans la vie quotidienne en faisant votre marché que sur les réseaux sociaux, c'est de la philosophie intélite politicale Tu-es-laid-tale!
La vérité c'est que les gens ont oui, sans doute, des comportements parfois "cons"... Mais ce n'est pas pour autant qu'ils le sont, "cons", les gens ! Déjà, au lieu de passer ton chemin complètement indifférent, regarde les, les gens, regarde leur visage, rencontre leur regard, et si d'aventure peut s'établir un contact si éphèmère, si banal qu'il puisse être, alors tu verras : d'une étincelle peut jaillir, plus qu'une flamme... Une lumière, une clarté...