forêts
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Une gestion différente de la forêt ?
- Par guy sembic
- Le 29/07/2026
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… Sans doute les résineux – pins, conifères, sapins, épicéas, etc. … Sont-ils plus inflammables que d’autres espèces à feuilles caduques ou persistantes…
Sans doute aussi s’imposerait face au changement climatique une gestion différente de la forêt en France et ailleurs – Europe, Amérique du Nord… Notamment en plantations ou en reboisement avec des espèces moins inflammables, et plus résistantes à la chaleur ambiante de fin de printemps – été- automne (et à la sècheresse)…
D’après la carte des feux – incendies – en cours actuellement en France, l’on voit bien que même dans des régions d’ordinaire peu impactées par les feux de forêt, notamment dans le Nord Pas de Calais, dans les Vosges, en Bourgogne, en Ile de France, ces feux se multiplient et certains s’étendent sur plus de 100 hectares ; alors que dans ces régions – par exemple en Hauts-de-France, nous avons bien là des forêts à feuilles caduques, donc, pas ou peu de résineux.
À une époque – avant 2010 – où, en zone rurale non urbanisée donc dans les campagnes et autour des villages, l’on pouvait encore dans les jardins, ou à l’extérieur de sa maison sur son terrain, brûler des végétaux et même des branches d’arbres ; après un important débroussaillement et une élimination d’arbustes, j’avais entassé tout cela en un endroit découvert éloigné de la maison, afin d’y mettre le feu en utilisant des cagettes et de petits morceaux de bois sec, du papier journal ( mais sans activer en versant de l’essence ni de produit inflammable, ou pneu usagé)…
Les branches assez longues, pourtant bien chargées de feuilles d’un vert éclatant et d’un diamètre de près de 5 cm, gorgées de sève donc pas sèches du tout ; en un rien de temps se sont enflammées et tout le tas a été réduit en cendres en une demi-heure à peine !
Donc, le bois, même vert, même si ce n’est pas du pin, eh bien ça brûle ! Et c’est la raison pour laquelle je ne suis pas « si sûr que ça » qu’une politique différente de la gestion de nos forêts – en remplacement par d’autres espèces censées être moins inflammables, soit en mesure vraiment de « changer la donne » en matière de risque d’incendie…
D’autre part, en ce qui concerne ces pare-feux – espaces dont la végétation arbres, arbustes, broussailles ont été retournés puis arasés avec de très gros engins de travaux publics ; larges de jusqu’à 100 mètres et entourant un massif forestier dans un périmètre de plusieurs dizaines de kilomètres… Il n’est guère possible de les réaliser, ces pare-feux, en région de moyenne montagne telle que dans les Alpes de Haute Provence, dans les Cévennes, dans les Vosges ou en Bretagne intérieure… La nature du terrain ne s’y prêtant pas…
Et puis, il y a une autre réalité qui limite la réalisation de pare-feux de grande ampleur, c’est celle de la présence de grands axes de circulation et de voies ferrées qu’il faudrait traverser et qu’il est hors de question de couper en défonçant tout au passage…
Sans compter aussi, lorsque les forêts sont proches de zones habitées, de périphéries de villes…
Tout cela fait que, dans le cas d’impossibilité de créer de vastes pare-feux, forcément les incendies, tant qu’ils s’alimentent de combustible bois et broussailles, ne peuvent que s’étendre, se propager…
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Massacre à l'abatteuse, de nos forêts
- Par guy sembic
- Le 18/10/2021
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… Alors que la presse et les médias se font l’écho du pillage de la forêt amazonienne, présentée comme un massacre écologique – ce qui est tout à fait vrai – la même presse et les mêmes médias font état d’un silence total sur la politique menée chez nous, en France, de la gestion et de l’exploitation des forêts…
Il faut un siècle pour constituer un espace de quelques mètres carrés, d’écosystème forestier, mais il faut seulement dix minutes pour le détruire totalement… Notamment avec des abatteuses de plus de vingt tonnes, énormes engins qui arrachent, coupent, écorcent, calibrent un arbre en moins d’une minute…
Au nom de la modernité et du rendement, les décideurs et les penseurs ont modifié le visage de la France, bouleversé des paysages au mépris de toute logique géoclimatique, aidés par les plus gros constructeurs de matériels agricoles, ceci afin de privilégier le développement d’entreprises agro industrielles surdimensionnées…
Les Bayer, Monsanto et autres puissants lobbies agro chimiques peuvent ainsi, grâce à cette politique de développement et de gestion de l’environnement et des paysages, et de toute l’agriculture en général ; réaliser des bénéfices considérables (ainsi que les actionnaires de ces sociétés et groupes internationaux) avec l’écoulement planétaire de leurs herbicides, engrais, boues de stations d’épuration, avec la vente de leurs engins mécaniques éléphantesques…
En conséquence, les animaux perdent leur habitat, toutes espèces d’insectes, de petits mammifères et de champignons sont broyés, les oiseaux disparaissent… Dans ces paysages transformés, bouleversés, industrialisés, où les animaux ne peuvent survivre et donc disparaissent par espèces entières…
Avec l’augmentation de la surface des coupes rases (abattage de feuillus et de résineux sans se soucier de l’âge des arbres), de 70% d’ici 2050, les sols n’étant plus protégés, la température en été au dessus de ces sols rasés sera de 10 degrés supérieure à ce qu’elle est normalement en restant en partie boisée. Aucune reprise de la végétation dans de telles conditions!
L’objectif des gros exploitants forestiers n’est autre que celui de remplacer les forêts primaires par des résineux adaptés à une récolte à la machine et à une demande commerciale toujours plus importante.
Et, comble de l’hypocrisie, les gouvernements des pays les plus engagés dans ce que l’on appelle le “développement durable” prétendent, selon l’Accord de Paris sur le climat, de 2016, réduire l’empreinte carbone, encourager la production de véhicules électriques (mais pas, soit dit en passant, des “géants” du transport routier que sont ces camions de 38 tonnes, fort nombreux chaque jour sur les axes de circulation)…
Ainsi les gouvernants et les lobbies agro industriels ont-ils perdu de vue que la forêt c’est tout autre chose que rien que du bois : filtration de l’air, fixation du carbone, purification de l’eau, et autres services environnementaux absolument indispensables…