feux

  • Un feu ne s'allume jamais tout seul

    … Un feu ne s’allume jamais tout seul comme par « opération du saint esprit », il faut nécessairement un déclencheur : entre autres une cause naturelle, celle d’un impact de foudre (mais dans la région du bassin d’Arcachon il n’y avait pas d’orage entre le 21 et le 24 juillet 2026)…

     

    Des barbe-cues en bordure de camping proche de la forêt, des mégots de cigarettes jetés, au bout encore incandescent ou mal écrasés au sol, des négligences, des imprudences dans le maniement d’appareils électriques… « J’y crois sans y croire vraiment »…

     

    Lorsque plus de trente feux s’allument en une même période d’à peine deux semaines, en divers endroits éloignés des uns des autres, du territoire Français, il n’y a point là « seulement » une cause naturelle ou humaine… Autant dire une cause « intentionnelle »… D’où, de qui ? … L’on ne peut que se perdre en conjectures… Et « épiloguer sans fin »…

     

    Reste que… Une action planifiée, préparée, de quelque organisation malveillante – de caractère terroriste ou autre – ou même (possible) des « infiltrés de la Russie de Poutine » pourquoi pas… (En effet, il est absolument certain que Vladimir Poutine ne peut que se réjouir d’apprendre que la France est en feu)…

     

    … Un certain relâchement durant les 5 ou 10 dernières années, dans l’entretien, dans la gestion de forêts artificielles telles que celle d’autour du bassin d’Arcachon et de la presqu’île du Cap Ferret… Peut-être… Sans doute même… De toute manière des responsables on en trouve toujours : les autorités en place, le gouvernement, etc. … Et l’on perd de vue que la responsabilité est en fait – et de fait- « collective et partagée » par l’ensemble des « acteurs sociaux » que nous sommes tous chacun, d’une manière ou d’une autre en fonction de notre mode de vie au quotidien, des choix que nous faisons dans nos activités, dans nos loisirs, et des comportements que nous adoptons…

     

    L’on peut critiquer – à juste titre- (Lorsque l’on n’adhère pas à un « ordre du monde » - ou à un ordre d’opinon publique majoritairement et consensuellement partagé) ces « bobos écolos » de « gauche progressiste plus ou moins ralliés par défaut au Macronisme », touristes vacanciers par milliers, de la presqu’île du Cap Ferret (mais qui « ne sont pas les seuls du genre » car il y a aussi dans ces touristes vacanciers de juillet et d’août des ouvriers du bâtiment et des industries, des salariés de PME, des fonctionnaires, des employés d’administrations… Qui votent pour le RN ou pour LFI – ou sont des abstentionnistes aux élections)…

     

    L’on peut critiquer oui, « pourfendre », se gausser, dénoncer, hurler… Enfin « tout ce que l’on voudra dans tous les langages et tous les propos imaginables »…

     

    Il y a, il y aura toujours… Cette fragilité et cette vulnérabilité de notre condition humaine, intemporelle, mais que « quelque chose en soi » fugitivement, aléatoirement, parvient à ne pas se laisser investir, parfois…

     

    Je me souviendrai toujours du regard qu’ont porté vers moi – qui les regardait aussi – ces gens assis à la terrasse d’un café de la rue Saint Honoré à Paris, le 30 septembre 2019 : ce n’était point là un regard que l’on jette à un « d’où vient-il celui là »…

    Cela dit « on vit dans un monde où dans les lieux publics plus personne ne regarde personne »…

     

     

  • Incendies ...

    … La Teste de Buch en Gironde près du bassin d’Arcachon, l’un de ces « hauts lieux » en France, du tourisme d’été campingesque qui, « bon an mal an » voit s’installer durant deux mois en juillet et en août et même encore en septembre, des milliers de vacanciers en caravanes, camping-cars, tentes Queschua, mobil-homes…

    Je dis « bon an mal an » parce que d’une année sur l’autre en effet, surviennent ces conjonctures que furent par exemple la pandémie de covid en 2020 et 2021, ou quelque été pourri ou au contraire caniculaire, ou encore une crise économique… Soit dit en passant « bon an mal an » les campings en juillet août, les hôtels, les chambres d’hôtes, les résidences locatives, tout cela est « pris d’assaut » réservé 6 mois/un an à l’avance…

    La Teste de Buch en Gironde, cinq campings évacués, menacés d’être détruits par l’incendie gigantesque qui sévit depuis 5 jours non encore maîtrisé et continuant sa progression…

    Tous ces vélos électriques les uns (à 3000 euros) ou pas électriques du tout les autres, tous ces camping-cars (à 45/60 mille euros), toutes ces tentes Queschua et équipements divers… Abandonnés et que les flammes vont dévorer…

    Onze mille personnes évacuées (localités concernées par l’incendie ainsi que les campings) ; du fait de la dimension d’activité touristique vacancière loisiresque qui est celle de 2022, nous ne sommes plus dans le même « ordre d’événement » que celui de l’incendie de l’été 1949 qui a ravagé une partie de la forêt landaise entre le sud de la Gironde et le centre ouest des Landes… Il n’y avait pas en effet à cette époque en 1949, tous ces campings…

    Outre le risque accru, d’une année à l’autre, d’incendie dans les régions de forêts notamment de résineux, régions vacancières et touristiques ; s’ajoutent d’autres risques pour cause d’intempéries (orages violents, grêle, tornades, inondations, tempêtes) de telle sorte que de nos jours, été ou hiver, plus personne habitant ici ou là, n’est à l’abri de quelque événement climatique dévastateur… Un jour c’est le village proche de chez soi, un autre jour c’est son voisin qui voit s’envoler sa toiture, et finalement on se sent comme en sursis, encore épargné mais pour combien de temps ?