Articles de yugcib
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Drôle de rêve éveillé
- Par guy sembic
- Le 28/05/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Il me vint cette petite vidéo dans la tête, comme un lapin zébré de bleu et de gris aux oreilles de cochon, sautant d'une casserole sur un tapis de glace écorchée et de ronces brûlées :
À mille fois l’horizon vers l’ouest, un homme étrange au vélo électrique venu du bout du continent d'en face, se tenait dressé sur un rocher, à l’extrémité de son pays petit comme le bout du nez d'un grand visage… Il avait, cet homme étrange, un drôle d’organe dans son ventre : une glande ferme et gélatineuse qui était à la fois un œil, une oreille et une voix…
À mille fois l'horizon vers l'est, une jeune femme tout aussi étrange, aux cheveux varech, venue de son village de la côte, avait dans son ventre la même glande… Elle était assise sur le sable, au fond d’une petite crique, en face de l’océan.
Mille fois l'horizon vers l'ouest, pour la femme en face de l'homme à l'autre bout de l'océan...
Mille fois l'horizon vers l'est, pour l'homme en face de la femme à l'autre bout de l'océan...
Le regard de l’homme au vélo électrique, et le regard de la jeune femme aux cheveux varech se croisèrent, à mille fois l’horizon de distance… Mais ils virent, l’un et l’autre, si semblables par l’organe en leur ventre, qu’ils n’étaient pas du même monde…
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Les mots
- Par guy sembic
- Le 28/05/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Les mots entrent dans les nuages
Ils se déchirent, s'effacent puis se reforment
Un grand éclair bleu et blanc les foudroie
Puis les fait fleurs pourpres et piquées de chiures ivoire
Sans doute quelque mouche aux ailes de verre
Qui vient de vibrer sur la chair de sable de ces fleurs aléatoires
Un grand parapluie s'ouvre et se ferme
Tenu par une fourmi géante à la tête en carotte
Et sous le parapluie les mots sont mouillés
La fourmi brouille et pétrit les mots
Des silences et des colères se brisent entre les mâchoires
D'un désert qui hurle et ondule
Et le désert est une gueule gouffre
Avalant les mots et les vomissant en regards
Les regards se lèchent entre eux puis s'assèchent
Un bateau pirate coule au dessus ou en dessous du paysage qu'il traverse
Des lapins dans la tête se mordent
Et se poursuivent en sarabandes elliptiques
Tous les merdiers du monde sont beaux comme des agneaux pelés
Quand les artificiers du Grand Carnaval et des festiveaux du monde
Les ont mouchés avant qu'ils ne pètent de tous leurs feux
Ou qu'ils empuantisent tous ces salons en vedette
Qui ne sont que des salons d'ennemour
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L'île
- Par guy sembic
- Le 27/05/2011
- Dans Anecdotes et divers
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Il est une île vers laquelle je reviens toujours, et c’est la seule entre toutes où je me jette sur le sable de son rivage, un cri rauque, un râle, un souffle brûlant dans le fond de ma gorge, respirant jusqu’au plus profond de mes entrailles l'haleine embruinée d’une salive océane soufflée de ce rivage ; si douce, si enivrante, si proche de cette fragrance exhalée de la chevelure de notre très lointaine mère originelle...
Car nous étions déjà, il y a des milliers d'années, tous deux dans le rêve de cette mère originelle avant qu'elle ne vienne épandre sa chevelure sur les premiers visages d'enfants venus au monde...
Pourquoi cette île et pas une autre, je ne saurais le dire… Peut-être comme l’aurait écrit Montaigne si La Boétie avait été une femme : « Parce que c’était elle, parce que c’était moi ».
Mais sur toutes les îles du monde, j’ai envie de planter des rosiers, de faire chanter des oiseaux, de gratter la terre comme un jeune chat…
Même si c’est toujours sur le sable de mon île que je viens me jeter, même si je ne cesse de me laisser étreindre le regard lorsqu’un rivage enchanteur se fait visage sur la ligne d'un horizon qui danse dans un lever de soleil...
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L'insoutenable précarité de la croisée des chemins
- Par guy sembic
- Le 27/05/2011
- Dans Anecdotes et divers
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On n'oublie pas quand un escargot est passé sur une lame de rasoir fichée sur des éclats de verre...
On n'oublie pas quand un rat a ôté un bout de noix d'une tapette tendue puis est revenu le lendemain décortiquer la gaine empoisonnée du grain de blé pour dévorer le coeur blanc...
Mais que dire de ces silences qui s'étendent là où jadis bruissaient des voix et poussaient des regards et des écritures...
Que dire de ces visages qui ont crevé des écrans et renversé des colères, traqué des tristesses et jeté des rêves puis ont disparu entre des crêtes d'océan...
Le passage de l'escargot sur la lame de rasoir
Le bout de noix ôté de la tapette tendue et emporté par le rat
Les silences qui s'étendent et roulent les souvenirs dans la poussière des chemins
Et les crêtes d'océan peut-être devenues des écharpes d'écume jetées sur un rivage
Ce sont bien là des séquences de courts métrages reliées entre elles mais ne formant qu'un film discontinu...
Le film racontera tout ou rien...
Mais il aura été...
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Des séismes affectifs équivalents mais jamais comparables
- Par guy sembic
- Le 26/05/2011
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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La perte d'une maman est autant pour un homme que pour une femme, et cela à n'importe quel âge de sa vie ; le plus fort "séisme affectif" qui soit...
Il n' y a d'équivalent à un tel séisme affectif, que la perte du père pour une femme, et que la perte du compagnon ou de la compagne de sa vie, homme ou femme, lorsque cet homme ou cette femme n'est jamais remplacé...
Il n'y a d'équivalent aussi, que la perte d'un fils ou d'une fille...
Mais ce sont là des équivalences qui n'en sont pas parcequ'elles ne sont jamais comparables et se révèlent dans toute leur singularité, dans toute leur intimité, dans toute la réalité d'un environnement relationnel particulier...
Et le pire je crois, c'est cette perte soudainement connue d'un être que l'on a toute sa vie attendu et ne s'est jamais manifesté, pour celui ou celle qui n'a jamais vu sa mère par exemple ; ou cette perte d'un être que l'on a méconnu de son vivant et dont l'esprit vient de nous être révélé par la découverte fortuite de ce que cet être fit sans jamais vraiment le montrer...
Oui, c'est bien cela : la perte de la mère et de la femme, pour un homme, les deux "grands séismes"... qui n'ont d'équivalent que la perte du père pour l'homme ou la femme, que la perte du compagnon ou de la compagne d'une vie, pour l'homme ou la femme... Et que la perte d'un fils ou d'une fille...
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L'Eurovision
- Par guy sembic
- Le 25/05/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Ce n'est déjà plus l'un de ces faits "d'actualité brûlante...
Tous ces jeunes chanteurs de l'Eurovision, ont au moins le mérite de croire en leurs rêves et si leurs ambitions sont démesurées par rapport à leur talent réel, le Show Bizz mondialisé vient à peine commencer de broyer leur jeunesse...
Ils avaient tous, chacun d'entre eux, venus représenter sur la scène mondiale leur pays, un visage, une voix, et peut-être une candeur...
Mais le monde, mais l'actualité brûlante et violente, les faits de guerre, de politique et d'économie, et de finance, de modes et de produits marchands, les rejette très vite de l'autre côté du rideau, et c'est bien là, "l'ordinaire de la vaisselle du monde"...
Mais ce n'est point là ce qu'il y a de pire...
Et ce "pire" ce sont ces intellectuels friqués qui pondent des bouquins tordus où le commun des mortels ne comprend rien, et qu'on voit se pavaner comme des dindons dans les salons littéraires, les émissions politiques et les dîners mondains... Et qui vacancent dans des palaces au Maroc ou aux Seychelles, sont en permanence entourés de jolies femmes, et que l'on voit parfois dans des clubs échangistes ou des "soirées spéciales"...
Ces gens là, qui "font le monde" et l'actualité de la pensée et des idées, dont on voit les bouquins dans toutes les vitrines des librairies et maisons de la presse ; n'ont pas "un visage", mais "une apparence", et surtout, un gros derrière bien plantureux et une cervelle qui produit de la philosophie hiéroglyphique en se foutant des pauvres et se faisant applaudir par l'un ou l'autre, de cette "caste des un sur sept de cette planète, un peu moins pauvres que l'ensemble des autres humains"...
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Devant la mare un plateau de fromages
- Par guy sembic
- Le 24/05/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Devant trois canes aux pattes bien sales, est posé au bord de la mare un plateau de fromages...
Les trois canes engluées dans la mare boueuse, ne peuvent parvenir au bord tant leurs pattes s'ébattent dans une vase noire et profonde...
Trois personnages qui piquent-niquent non pas au caviar mais aux oeufs de lump -noirs comme le caviar- s'entablassoyent autour du plateau de fromages : et l'on y voit Martine au brie, François au Hollande et Mélenchon au reblochon...
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Une culture mondialisée et lobbyisée
- Par guy sembic
- Le 24/05/2011
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Outre la tauromachie au patrimoine culturel mondial, proposée par Frédéric Mitterrand, on étudie Marc Lévy en classe de première dans les lycées !
Et de jeunes universitaires en Deug et Licence, accros de jeux vidéos et de trhrillers américains à la con, lisent à la chaîne des Amélie Nothomb !
Pauvre France des shootés d'une culture bêta, accros d'une vision du monde à la DSK, de bagnoles high tech, de sports de compète, et d'assiettes carton salades composées sur les genoux sur le canap' devant Docteur House à la télé !
... Toute cette tartufferie, cette imbécilité culturelle commercialisée médiatisée lobbyisée, et qui fait du fric sur les rêves en barquettes sous vide ou en crevettes puant le sexe sale et la mayonnaise éventée de millions de gens à moitié shootés et au cerveau lessivé... ça me gonfle !
Amazon, Fnac, espaces culturels multimédia et autres, grands groupes à la botte des géants du livre et de la presse... Maintenant y 'a plus que ça !
Terroristes posant des bombes de pensée et d'écriture", les poètes des rues et des cités, les écrivains qui ne sont jamais publiés, les femmes rebelles et infidèles et belles comme des indiennes, les vieux qui veulent pas crever dans une fin de vie en médicaments pour dormir, les éclopés de la vie qu'on savate à chaque fois qu'il relèvent la tête... Se rejoignent peu à peu sur toutes les places possibles de l'espace public, et squattent en pirates les jardins de la Ville...
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Une "affaire Dreyfus" du pognon roi !
- Par guy sembic
- Le 23/05/2011
- Dans Anecdotes et divers
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Les détectives privés qui vont enquêter en Guinée sur la vie et la famille de la jeune femme d'origine Peul, ne vont pas manquer d'interroger des gens d'une ou de plusieurs autres ethnies qui n'aiment pas les Peuls...
Ou même, moyennant finances car en Afrique lorsqu'on est pauvre, très pauvre, il sera possible de trouver des témoins auxquels on fera dire ce que l'on veut...
Nous sommes dans cette affaire en face d'une réalité brute et incontournable :
Un accusé, Dominique Strauss Kahn, qui nie avec la plus grande conviction et farouchement, les faits qui lui sont reprochés...
Et une victime, cette jeune femme d'origine Peul, qui déclare avec autant de conviction et de détermination, la véracité des faits tels qu'ils se sont produits selon elle...
Forcément, l'un des deux ment !
Et c'est donc cela, la réalité brute et incontournable !
Mais entre les deux parties, celle de la défense de Dominique Strauss Kahn, et celle de la défense de la jeune femme, il y a une disproportion flagrante et dirais-je, indécente, obscène et d'une injustice absolument révoltante, inacceptable... Une disproportion qui tient du fait des moyens financiers de l'un, tout à fait écrasants...
Ainsi les preuves les plus accablantes (je pense aux analyses scientifiques et aux témoignages se recoupant et se complétant et corroborant les dires de la victime) se trouveront l'une après l'autre démolies, infirmées ; et au final, risquent devant une cour de justice, de paraître tel un mur fissuré de toutes parts dont on doutera de la solidité...
Le grand scandale dans cette affaire, ce serait de voir la victime, accusée de mensonge, puis condamnée à une amende et même emprisonnée...
Ce sera, je le sens, cette histoire, "comme l'affaire Dreyfus"... Bonjour les pugilats, les discussions, entre les "pour" et les "contre" l'innoncence de Dominique Strauss Kahn ! ...
Mais, une "affaire Dreyfus du pognon – roi" dans laquelle le ou les perdants sont toujours les mêmes : comme disait Coluche "si t'es noir et pauvre t'as aucune chance" !
Et dire que toute la Gauche Française allait se rallier à un type "plein aux as, plantureux et libidineux à souhait" !
... Je vous demande pardon de dire ça "libidineux à souhait", moi qui me fout de la morale, de la bien pensance, des soit-disantes "vertus sacrées", et qui pense des femmes infidèles qu'elles sont belles comme des indiennes et aiment comme des enfants ; qui cacherait des "homos", des curés, des pirates, des "échangistes" et des "paumés" dans sa cave si je vivais dans un pays où tous ces gens que je viens de citer seraient poursuivis...
Mais "libidineux" et "plein aux as" et "achetant son aura, sa crédibilité et son charisme", tout cela en même temps... ça ne va plus, ça ne "passe pas" !
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Quand "ça s'écrit pas pareil"...
- Par guy sembic
- Le 23/05/2011
- Dans Anecdotes et divers
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Foire exposition de Nancy, pays invité le Japon, pavillon du Japon...
En face de cette inscription, je suis un illettré !
Je m'imagine dans un pays où, non seulement les mots sont totalement différents, mais où "ça s'écrit pas pareil", en plus !
En Arabe, je ne serais pas totalement dépaysé : je connais l'alphabet, je sais à peu près reconnaître les lettres (au début des mots, dans le mot et en finales)... Donc pour moi, apprendre l'Arabe ne serait, comme pour l'Anglais ou l'Allemand, qu'une question de vocabulaire et de grammaire...
Par contre, en Chinois ou en Japonais, je suis un illettré total !
... Il y a, je crois, cette solitude de l'écrivain ou du poète dans sa langue maternelle, dans un pays où il est un "illettré"... Parce que ce qu'exprime l'écrivain ou le poète dans sa langue, ne peut pas toujours être traduit fidèlement dans une autre langue. Or ce qui est alors "traduit" n'est que transposé, avec des termes ou des mots "ressemblants" mais cependant différents...
Et quand bien même le poète ou l'écrivain parvient à écrire et parler la langue d'un autre pays, il y a encore cette solitude en lui qu'il ne peut communiquer finalement que de la même manière qu'un animal familier, un chien ou un chat, par exemple...
Ce qu'il y a d'intime, de profondément intime et unique en soi, et cela quelle que soit la ressemblance de cette intimité avec une autre intimité, c'est, je crois, une forme de solitude... Qui ne peut être exprimée que par des mots à soi dans un contexte de sensibilité... Et ces "mots à soi" sont ceux de sa langue d'origine...
D'où l'importance du regard, du son de la voix, du geste, du signe, du mouvement le plus infime d'une partie du visage, de tout le visage même...
Devant cette inscription en caractères Japonais, je me disais : " en dépit de mes vingt mille lieues d'écriture en quarante quatre ans dans ma langue, la langue Française, je suis bel et bien un illettré "...
Mais je n'étais pas désespéré parce que j'avais mon regard, le son de ma voix, et mon visage, et mes mains, et tout mon être même !
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Surréalisme et indécence d'un ralliement à un "Dieu de la Gauche" !
- Par guy sembic
- Le 22/05/2011
- Dans Anecdotes et divers
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Vu dans L'ECHO DES VOSGES du 20 mai 2011, en page Vosges en Lorraine :
"Un appel urgent d'un couple de bobos à la dérive :
Urgent. Couple en vue, gauche caviar pur
En difficulté, grave mais passagère, désire se dépouiller rapidement de quelques uns de ses biens pour financer enquête – défense, payer forte transaction au Tribunal de New-York City et à une femme de chambre d'origine africaine, vacataire Hôtel Sofitel à Manhattan, en vue libération homme providentiel, favori des sondeurs pour élection présidentielle 2012.
Vend
Un appartement de 240 mètres carrés Place des Vosges à Paris... valeur achat 2007 quatre millions d'euros.
Un vaste appartement inoccupé 16 ème arrondissement Paris... Prix, nous consulter.
Une maison de 380 mètres carrés à Washington, quartier Georgetown, 5 ch, 6 salles de bains, piscine, jardin, acheté 4 millions de dollars il y a 5 ans.
Un riad à Marrakech, autrefois propriété royale.../.../... Rendez-vous estival des barons de la gauche bobo. Proche voisin Palais Zahia, appartenant au philosophe Bernard Lévy. Valeur minimum 6 millions d'euros.
Lui
Ancien ministre de François Mitterrand, puis de Lionel Jospin. Professeur d'économie. Ayant été directeur général du FMI, salaire 500 000 dollars (plus que le président Obama) exonéré d'impôt.
Elle
Ex-présentatrice vedette de TF1 à sept sur sept... Héritière d'un richissime marchand de tableaux, Paul Rosenberg.../... Fortune considérable, difficilement évaluable. A vendu trois oeuvres (Matisse, Léger, Monet) depuis dix ans à New-York, de 20 à 33 millions de dollars chacune.../...
Ecrire ou téléphoner à
Criminal Court, New-York, ou au Procureur Cyrius Vance Jr, aux avocats Jean Veil (Paris) ou Ben Braffman (New-York), ou à madame Martine Aubry, première secrétaire du PS, rue de Solférino à Paris, qui transmettra.
Précisions
Il est urgent d'aider ce couple en difficulté, car il y va de l'avenir de la France. Lui seul peut prendre la défense des pauvres, des malades, des orphelins, des mal logés, des chômeurs, des exclus, des minorités exploitées, et de faire respecter les droits de l'homme et surtout des femmes.
... Et c'est derrière (et comme dans la chevelure feu-argent d'une comète) ce personnage qui est Dominique Strauss-Kahn, que la quasi totalité de la Gauche pensait devoir se rallier, des barons et des "éléphants" jusqu'aux chiens qui grognent et mordent ?
Merde! Si je déplore ces images diffusées "en boucle" d'un homme abattu (un homme parmi les plus riches et les plus puissants du monde) et menotté puis conduit dans la plus terrible prison de New-York, tout comme un criminel de "bas étage"... Je ne verse point la moindre larme à son malheur, je ne lève pas mon plus petit doigt de poète, d'écrivain et de penseur pour soutenir ou défendre un personnage qui, si j'étais moi, dans la merde, ne lèverait pas non plus le petit doigt pour me défendre...
Les amis "éminents" de Dominique Strauss Kahn, et toute cette "clique" d'intellectuels plus ou moins "friqués", d'une condescendance et d'un consensualisme conformiste et béat à vomir ; et même de sympathisants "lambda" idolâtres mais qui se débattent dans une "économie de marché" où il faut sans cesse mieux réussir que son voisin... Tout cela, tout ce monde là, m'exaspère et je n'en attends ni n'en espère rien, rien de rien, de ce monde là !
... Surréaliste et indécent, toutes ces cohortes d'une soldatesque avec maréchaux à étoiles, lieutenants et sous lieutenants ; et d'une population hétéroclite branlée de gadgets et de produits culturo-consommo-jetables... Se ralliant à la propriété par millions d'euros, aux palaces de vacances, aux pouvoirs des banques et de la finance mondiale !
Comme si les chiens hurlants et mordants, eux aussi, envers et contre tout ; et comme si les "bons chiens de traîneaux" vertueux et soucieux de leur attelage, eux aussi encore, allaient être écoutés par un "dieu de la gauche censé sauver le monde" !
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La femme, autant être humain que l'homme...
- Par guy sembic
- Le 20/05/2011
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... Et l'homme, autant être humain que la femme.
En tant qu'homme, je reconnais ma "préférence" pour la femme, et sans doute davantage pour la féminité que pour pour la femme par elle même...
Je veux dire, pour ce qui est de la féminité, une "culture " de la féminité, sinon un "idéal" de la féminité...
Et à ce titre je ne puis qu'adhérer, souscrire à tous les combats menés par les femmes...
Mais en tant qu'être humain, je suis résolument et ouvertement convaincu, du caractère essentiellement, naturellement et uniquement humain, qu'il y a, autant en l'homme qu'en la femme...
Si je devais être juré dans un procès, c'est l'humanité qu'il y a dans un homme ou dans une femme qui m'importerait, et non cette féminité qu'il y a dans la femme et qu'en tant que poète je vénère... Et non, aussi, cette "masculinité" qu'il y a dans l'homme et qu'en tant que poète je ne "poétise" pas (ou si peu)...
Ce que je n'aime pas dans le "Féminisme" c'est ce qu'il y a de "partisan" dans le féminisme, comme dans une religion, comme dans une culture que l'on voudrait voir universelle et incontestée...
J'aimerais bien voir une "culture de l'humanité"... Tout en voyant tomber les poings levés, les étendards, les symboles, les mots d'ordre, les modes, les courants d'idées dominants, les images qui surfent sur les émotions et sur les sensibilités, les mensonges, les calomnies, les adorations, les indifférences, les silences aux yeux baissés et si partisans...
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Un combat inégal entre deux parties
- Par guy sembic
- Le 19/05/2011
- Dans Anecdotes et divers
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Les analyses scientifiques étant sans équivoque et se révélant donc positives sinon déterminantes, les avocats de Dominique Strauss-Kahn semblent envisager pour stratégie de défense, un rapport "consenti" par la jeune femme...
Rien que de penser, déjà, en "accéléré", au "film" qui va se dérouler avec force rebondissements, enquêtes de détectives privés, et images et faits produits... Je suis effrayé, pour cette jeune femme, sa réputation, son avenir... Car son témoignage sera démoli et sa vie dans les semaines qui viennent va être un enfer sous/le/feu/des/médias...
C'est la pire chose qui puisse être envisagée qu'une telle stratégie de défense : celle qui consiste pour sauver un accusé, à démolir un être humain, une femme en l'occurrence, qui en plus d'avoir été agressée, sera accusée d'avoir menti, d'avoir "affabulé/"à/l'origine...
Car n'en doutons pas, cette jeune femme, forte de son droit et de sa sincérité, et de sa dignité, et de son ressenti dans une vérité des faits ; ne peut, ne pourra jamais accepter que l'on tente de lui faire dire que "c'était finalement consenti" de sa/part...
Autant la détermination, la conviction et la sincérité de cette jeune femme demeureront sans failles et inébranlables ; et autant de la part de la "forteresse super armée" de la défense, l'attaque sera "nucléaire" et donc d'une violence terrifiante et écrasante... Et il n'est malheureusement pas sûr que dans ce combat absolument inégal et même disproportionné entre cette jeune femme sans ressources financières importantes et ces avocats d'une si grande renommée pouvant être payés à coups de millions de dollars, la "vraie" justice finisse par s'imposer...
Si seulement un avocat "célèbre" (il doit y en avoir en Amérique!) pouvait accepter de défendre avec conviction cette jeune femme, sans être rétribué (du moins, pas rétribué par la jeune femme ou par sa famille) !
Quel que soit le "sentiment" ou l'idée que l'on a de Dominique Strauss-Kahn, quel que soit le regard tout à fait personnel que l'on lui porte, quelque grand personnage qu'il soit aux yeux de ses amis, par son intelligence, par son charisme et par ses capacités décisionnelles) ... Il n'en demeure pas moins que dans cette affaire, il y a bien deux personnes (un homme et une femme) ! Et non pas "une seule personne qui serait en même temps l'accusé et la victime" !Je pense que déjà, cette jeune femme est assistée comme il se doit, par quelque très bon avocat...
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L'haleine du four
- Par guy sembic
- Le 19/05/2011
- Dans Anecdotes et divers
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Je ne suis pas systématiquement "anti médias"... Dans la mesure où l'information diffusée, lorsqu'elle concerne un évènement important qui intéresse un grand nombre de gens sur la planète, peut et doit effectivement être portée à connaissance, conforme en tous points précis aux faits réels et aux déroulements de ces faits...
Mais je déplore la manière le plus souvent orientée et fondée sur des images diffusées "en boucle", des images présentant les acteurs de l'évènement, dans leur apparence la plus défavorable aux yeux de l'opinion publique, notamment dans une affaire telle que "l'affaire" Dominique Strauss Kahn...
Ces images ainsi que les propos et les commentaires qui les accompagnent "à longueur de journée", avec force "rebondissements" et nouvelles contradictoires, fausses ou réelles, sans compter les spéculations de toute nature, les affabulations et jusque même au caractère "ordurier" de certains de ces propos... Tout cela oui, je le déplore parce que tout cela est d'une culture de très bas niveau, d'une forme "d'inculture" à dire vrai, répandue sur toute la Terre et respirée par un grand nombre de gens telle une haleine de four mal nettoyé, une haleine chargée de fragrances de poisson, de rôti ou de poulet annonçant le déjeûner ou le dîner des cons...
Et dans cette culture de très bas niveau, orchestrée ou organisée à des fins de propagande et de "royalties" par ceux qui en profitent ; se complaisent et s'y vautrent des millions de gens auquels on offre rarement des perspectives plus grandes et plus ouvertes.
L'information devrait plutôt se fonder sur la seule réalité des faits et de leur déroulement, ou du moins si la réalité ne peut être appréhendée dans son exactitude, elle devrait être portée à connaissance, et diffusée ; sans jouer ou "surfer" comme elle le fait habituellement, sur les émotions et sur les sensibilités des gens...
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Paysages culturels
- Par guy sembic
- Le 18/05/2011
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Un auteur peut-il produire, s'il n'est pas romancier, de "bons" romans ?
Je ne pense pas que l'on puisse donner une réponse "catégorique" dans un sens ou un autre, à cette question.
Il me semble que, pour écrire un roman, il faut avoir déjà le sens de la trame, de l'intrigue ; de la composition, de la structure, d'une certaine "logique narrative"... Avoir la capacité de concevoir un récit, une histoire, avec des personnages, des situations, des dialogues, et sans doute comme dans un film, un scénario.
Même pour un roman "médiocre", tant sur le plan de la forme que du fond, il me semble qu'il faut en effet, tout cela, tout ce qui porte à dire "c'est un roman"...
Ce sont là toutes les raisons pour lesquelles je me pose cette question " un auteur qui n'est pas romancier, peut-il produire un ou des romans ?"
Et cette question subsidiaire : "si un auteur n'est pas un romancier, alors qu'est-il, et comment peut-on le définir ?"
Et que dire alors, de l'un ou l'autre de ces écrivains qui, peu porté naturellement à produire un roman, s'essaye à en produire un, tout de même ?
Ne qualifie-t-on pas parfois, de roman, une oeuvre qui n'est pas un roman ?
Il semble toujours aussi commun, aussi habituel, tant pour les éditeurs que dans les milieux littéraires, d'opérer cette classification que je qualifierais de "clinique" : roman, essai, récit, fiction, fantazy( notez le terme Anglo-saxon), recueil, nouvelle...
Classification à partir de laquelle les éditeurs définissent des "politiques éditoriales", des catalogues d'ouvrages, des collections... Ce qui contribue l'on s'en doute, à des choix de publication, et donc à une élimination pure et simple de tout ouvrage n'entrant pas dans une politique éditoriale, dans un "genre", dans une collection, dans une classification "clinique"...
Le livre numérique ou l'édition dite "en ligne", le développement inéluctable de la littérature sur le Net, ne vont-ils pas "bouleverser la donne" et ouvrir un paysage culturel différent de celui qui prévalait (et prévaut encore d'ailleurs) ?
Et la différence ne tiendra-t-elle pas du fait (que l'on constate déjà)... Que les genres, roman, essai, ou autres... s'interpénètrent, se fragmentent, et tendent à devenir des oeuvres que l'on ne pourra que difficilement appréhender dans leur ensemble, parce qu'elles s'ouvriront au visiteur, au lecteur ou au "consultant", en petites fenêtres (telles par exemple que ces "mots clés" ou titres ou intitulés, apparaissant sur les moteurs de recherche) ?
Dans le paysage culturel qui prévaut encore (et ne disparaitra en fait jamais), celui des librairies, des bibliothèques, des éditeurs classiques, des salons du livre et des manifestations ou rencontres littéraires, tout cela relayé par la presse, la radio et la télévision et, il faut le dire aussi, par le Net... Le lecteur, le visiteur, est alors une personne qui choisit (tout en "glanant" et recherchant cependant)...
Dans le paysage culturel tel qu'il s'ouvre sur la Toile, le lecteur ou le visiteur alors, est une personne qui aussi, choisit... Mais qui "subit" en même temps ces "petites fenêtres" qui s'ouvrent, ou qui, par une recherche spécifique et précise sur le sujet ou le thème qui l'intéresse, "tombe sur la petite fenêtre qui s'ouvre" (que la personne n'avait pas prévu que cette petite fenêtre là puisse s'ouvrir)... Et le choix initial se trouvant donc orienté, il découlera de ce choix – peut-être- un désir d'aperçu, sinon de connaissance...
Et c'est bien là que réside la différence entre les deux paysages culturels, le "classique" et le "nouveau" (le "nouveau", dans le quel règnent l'immédiateté et l'accessibilité sans déplacement physique)...
