Articles de yugcib

  • Un drôle de rêve en fin de nuit vers 4h le mardi 2 mars 2021

    … C’est ce genre de rêve, que je fais en général en fin de nuit, dont je me souviens et que je puis écrire, mais dans lequel se superposent ou se mélangent des époques différentes, où apparaissent des personnages pouvant être des parents, des amis, des connaissances de plusieurs de ces époques différentes, en des âges différents, ou même disparus, morts depuis longtemps…

    Les situations vécues sont dramatiques, très sensibles, manquant de cohérence du fait du décalage ou de l’imbrication des époques entre elles, du rapport entre les causes, les déroulements… Et les lieux de vie et de situation sont imprécis, indéfinis… Ou parfois ce sont des lieux en lesquels j’ai réellement vécu…

    Curieusement dans tous ces rêves, je suis un jeune homme, un jeune adulte, ou parfois un enfant…

    Voici :

    J’étais âgé d’environ 25 ans, je me trouvais isolé dans une chambre meublée avec coin toilette coin cuisine, dans un immeuble qui était une résidence ou un bâtiment dédié à des hébergements de personnes seules.

    Juste à côté de ma chambre, se trouvait celle d’un ancien copain, de mon âge, lui aussi isolé. Mais je ne puis préciser la raison de l’isolement, qui n’apparaît pas dans le rêve…

    Avec cet ancien copain, on était ensemble à l’école, et bien que nous étions chacun, d’idées et de vision du monde différentes, nous n’étions pas pour autant adversaires, et même nous avions des points communs…

    Dans le début du rêve, l’époque vécue est actuelle, mais le lieu où l’histoire commence n’est pas précisé : il semble que ce soit dans un pays pouvant être la France ou un pays de civilisation et société occidentale…

    Dans ma chambre – nous sommes en hiver et il fait froid dehors – je dispose d’un radiateur électrique à branchement sur une prise.

    Mon copain, lui, ne dispose pas d’appareil de chauffage. Il vient me voir et il me demande si je ne pourrais pas lui prêter une heure par ci une heure par là, au moins deux fois dans la journée, mon radiateur.

    Dans sa chambre il n’a qu’une seule prise “à deux trous” et il pense brancher le radiateur à l’aide d’une rallonge aux extrémités l’une d’une fiche à deux bouts rentrants, l’autre à deux trous dans lesquels il enfoncerait le bout du fil de mon radiateur, à prise de terre…

    Dans mon “jargon” de “franc parler” – dont mon copain se moque – où j’invente des mots et des formulations à ma façon, n’étant “pas très fort en électricité” je dis : “des prises bitrouïques” et “des prises tritrouïques” pour faire la différence entre les prises simples à deux trous et les prises avec terre…

    Je dis à mon copain, ou plus exactement je lui fais comprendre que, si je lui prête mon radiateur et s’il le branche sur du “bitrouïque” ça risque de provoquer un court circuit et de griller mon radiateur…

    Mon copain me fait alors tout un discours par lequel il me fait comprendre que je n’y connais rien en électricité, et que lui, il s’y connaît… Et il insiste, il insiste… Mais je me braque, je refuse de lui prêter le radiateur et je lui dis :

    “Si ça peut te consoler, par solidarité avec toi, qui crève de froid, je vais me passer du radiateur dans ma chambre et partager le froid avec toi” !

    Furieux, le copain claque sa porte…

    Là s’arrête l’époque actuelle… Et une autre époque apparaît, datant de plus d’un siècle, au temps des empires coloniaux où je me trouve, même âge environ 25 ans, vivant avec mes parents dans un domaine de cultures où les employés sont tous des “gens de couleurs” dans un pays qui pourrait aussi bien être en Afrique que dans les îles, Antilles, La Réunion ou ailleurs…

    La relation que j’ai avec mes parents est fusionnelle, heureuse, et bien que sois d’esprit rebelle, contestataire, épris de justice, un peu “anarchiste sur les bords”, mes parents me soutiennent dans les différends qu’il m’arrive d’avoir avec des gens qui “me cherchent des poux”…

    Dans le rêve, cependant, mes parents ne sont pas les mêmes personnes, que mon père et ma mère, ç’en sont d’autres… Et ce sont des gens qui, compte tenu de la mentalité “colonialiste et esclavagiste et raciste” qui règne dans les empires coloniaux, sont très respectueux, très bons, à l’égard des personnes qu’ils emploient, et que d’ailleurs ils payent plus que correctement et considèrent comme faisant partie de la famille… Ce qui indispose, déplaît souverainement aux autres exploitants et chefs de culture… D’où des tensions et des affrontements…

    Toujours, dans le rêve, à cette époque des empires coloniaux, quand j’étais petit, j’allais à l’école avec ce copain (celui dont je parle dans le début du rêve) et bien que nous étions souvent en désaccord mais sans pour autant nous “foutre des peignées”, nous nous partagions lui et moi la place de premier en composition française, ainsi que les encouragements ou les félicitations du conseil de classe, mais souvent il faut dire, dans les rédactions, c’était au dire des profs, mon vocabulaire qui faisait la différence…

    Voilà-t-il pas que le copain, il déboule, furieux de mon refus de lui prêter le radiateur, dans la grande allée centrale du domaine, à cheval, avec un long fouet en main et qu’il se met à cingler au sang plusieurs employés qui circulaient dans l’allée… Fou de rage, je cours chercher dans une grange à proximité, un fusil de chasse, je l’ajuste et pour ainsi dire à bout portant je lui mets une balle dans la tête…

    De nouveau, changement d’époque, on revient en 2021… Je suis toujours un jeune homme de 25 ans, mes parents sont les mêmes personnes…

    Je passe aux Assises pour meurtre délibéré. Devant le jury j’explique le pourquoi et les circonstances de mon geste… On me “comprend un peu” mais je suis condamné à dix ans de réclusion criminelle…

    Le procureur me dit “ estimez vous heureux de ne pas avoir été condamné à mort” ( la peine de mort venait d’être rétablie depuis peu par référendum populaire ) “de toute manière avec les remises de peine, vous serez dehors dans 5 ans”…

    … 5 ans oui peut-être, que je me disais, abattu… Mais avec un casier judiciaire, un dossier “lourd à tirer tel un boulet aux pieds” ! Pas facile pour trouver un boulot dans 5 ans ou 10 si je fais les 10 ans ! Je serai toujours, aux yeux de cette société, un paria, un assassin! …

     

    … Réveil… Je regarde ma montre : 4h 23…

     

    Rien à voir avec le rêve, hasard du calendrier… 2 mars… C’est le jour où est mort Serge Gainsbourg, le 2 mars 1991…

    Et je me suis souvenu d’un samedi de début mars en soirée à la Télé, dix ans après sa mort, une émission souvenir… En 2001… J’ai chialé comme une vache qui pisse par les yeux ! Et autant vendredi dernier, le 26 février 2021, l’émission hommage souvenir trente ans après…

     

     

  • La solitude, le froid, le silence, la mort : une affaire de vivant !

    … "L'humour ne sauve pas ; l'humour ne sert en définitive à peu près à rien. On peut envisager les événements de la vie avec humour pendant des années, parfois de très longues années, dans certains cas on peut adopter une attitude humoristique pratiquement jusqu’à la fin ; mais en définitive la vie vous brise le cœur. Quelles que soient les qualités de courage, de sang-froid et d'humour qu'on a pu développer tout au long de sa vie, on finit toujours par avoir le cœur brisé. Alors , on arrête de rire. Au bout du compte il n'y a plus que la solitude, le froid et le silence. Au bout du compte, il n'y a plus que la mort"

    Les particules élémentaires (1998) Michel Houellebecq

     

    … Tragique… Mais lucide…

    En définitive, et en y réfléchissant bien, c’est peut-être la lucidité, qui, d’une certaine manière, à notre insu – et parfois avec une “conscience aiguë – nous “sauve”… Bien que cela ne soit jamais un “sauvetage heureux”… Plutôt un “sauvetage, par la lucidité, qui nous “explique” comment le monde fonctionne… Enfin, le monde des humains… Parce que le monde “non humain” minéral, végétal, animal ; le monde des particules élémentaires, simples, ou complexes, quant à lui, ne suscite, ne cause jamais aucun désespoir – bien au contraire puisque c’est souvent de l’émerveillement en dépit de quelque effroi de temps à autre et selon certaines situations vécues, très inconfortables en face du danger, des forces qui fondent sur nous…

    La vie nous brise le cœur oui, c’est vrai… La vie humaine à vrai dire… Mais l’humour, aussi impuissant ou inopérant qu’il soit, ainsi que l’amour, que le courage, ne sont jamais inutiles, ils entrent seulement dans la “composition” bien que, assez souvent, ils soient absents, notamment le courage… Et l’amour se délitant en “ennemour”… Et l’humour s’emplissant d’amertume…

    Et c’est bien la “composition” dans son ensemble et dans toutes ses particularités, par le regard porté, un regard lucide, profond, explorateur ; c’est bien ce “tableau raté” qu’est la “composition”, dont l’”artiste” c’est à dire même l’homme ou la femme, l’humain, le plus “ordinaire” en apparence entre tous, parvient à extraire de la beauté, du “tableau raté”…

    L’humour ne sauve pas, il divertit c’est déjà ça! Le courage est souvent absent…

    Cependant, la bonté sauve, lorsqu’elle ne se laisse pas piétiner, ainsi que l’humilité, lorsque les yeux regardent droit devant et pas les chaussures que l’on a aux pieds…

    Mais la bonté est rare et quand elle apparaît elle est moquée…

    Mais les humains qui ne sont pas forcément fiers – sauf quelques uns d’entre eux, arrogants de surcroît – ne sont jamais humbles, sauf les plus démunis d’entre eux, les tout petits enfants et les vieillards…

    La solitude, le froid, le silence, la mort… C’est “une affaire de vivant”… Ce n’est point l’affaire de qui n’est pas venu, ni de qui s’en est allé…

     

     

  • Voyages extraordinaires

    Voyages extr

    … En 1999 dans le cadre du printemps des poètes j’avais participé à un concours de nouvelles sur le thème des voyages aventureux, concours d’écriture au cours duquel il était demandé aux participants, de se “mesurer” à ce maître que fut Jules Verne, né le 8 février 1828 et mort le 24 mars 1905, qui imagina, dans ses livres qu’il a écrit, de savantes constructions mécaniques, toutes sortes de moyens de locomotion, et cela dans une dimension narrative poétique…

    Ce fut le seul concours d’écriture parmi ceux auxquels je me suis par la suite inscrit durant les années suivantes, jusqu’en 2007, où mon texte fut retenu et primé ; ayant donc fait “chou blanc” à chacun de ces printemps des poètes du mois de mars, entre 2000 et 2008, année où j’ai finalement “déclaré forfait”…

    C’était une association littéraire “Paroles”, de Créon en Gironde, qui organisait en 1999 ce concours de nouvelles, ouvert à tous, à des jeunes, à des adultes, “écrivains en herbe” ou écrivains confirmés ayant ou non publié leurs œuvres soit dans des revues, soit chez un éditeur, soit à leur compte, dans la région Aquitaine…

    Le premier prix était un voyage d’une semaine sur un grand voilier en haute mer, et l’attribution aux douze gagnants sélectionnés, d’un livre édité aux frais de l’association (en fait avec l’aide de la Caisse d’Epargne d’Aquitaine-Nord ), tiré à 2000 exemplaires.

    Ce livre contenant le texte intégral de chacune des douze nouvelles sélectionnées, a été édité dans le cadre des deuxièmes prestivales créonnaises consacrées en 1999, à Jules Verne, du 10 au 14 juillet.

    Ci dessous, l’image du livre dont voici le résumé en 4 ème de couverture :

     

    “ Destination la lune ou le fond d’une éprouvette, la ligne d’horizon ou le cœur de maman ? …

    Le choix est vaste et l’embarquement immédiat. L’an 2000 est là, et l’imagination a pris le pouvoir… Tout au moins dans ce recueil où douze auteurs amateurs ont osé se mesurer à leur maître Jules Verne. Entrez dans leur rêve… Vous ne serez pas déçus.”

     

    … Voici la liste des douze textes sélectionnés :

     

    La ligne bleue, de Max Bajolle, 48ans

    Broutille, de Laurence Bordenave, 26 ans

    Le voyageur de Babel, Christine Doucet, 31 ans

    Le site secret, de Monique Favier, 40 ans

    Voyage au cœur de maman, Jean Louis Fornielles, 34 ans

    Balade islandaise, de Christophe Lartigue, 38 ans

    Le dernier voyage de Nemo, de Véronique Laroche, 32 ans

    Nina, de Gilberte Pernaud, 74 ans

    Le cartographe des souvenirs, d’Olivier Pichard, 17 ans

    Mission Cérès, de Laurent Schouler, 38 ans

    La séparation, de Guy Sembic, 51 ans

    De si beaux voyages, de Chloé Vicreux, 21 ans

     

    … L’ouvrage comporte 190 pages, mon texte occupe 10 pages…

     

    À noter – nous sommes en 2021 – les âges des personnes citées ci dessus, sont les âges qu’elles avaient en 1999…

    Vingt deux années depuis, pour ces personnes, se sont écoulées… La “doyenne”, Gilberte Pernaud, a aujourd’hui 96 ans… Si elle vit encore (ce serait heureux pour elle si sa vieillesse se déroule dans les “meilleures conditions possibles”)…

     

    … Le gagnant du voyage d’une semaine sur le grand voilier en haute mer, fut Olivier Pichard, 17 ans en 1999, avec son texte “Le cartographe des souvenirs”…

    Les douze, nous étions conviés à assister aux festivités et aux activités, à tout ce qui était organisé lors de ce festival, lors des journées du 10 et du 11 juillet 1999, à Créon en Gironde ; et à nous voir remis lors d’une “cérémonie” officielle, à chacun, 10 exemplaires du livre édité…

     

    La nuit du 10 au 11 juillet, je la passai dans un camping, proche de Créon… Une belle nuit douce et étoilée, je dormis sur une couverture étendue sur l’herbe… Deux journées d’un temps superbe, chaud et ensoleillé, sans nuages dans le ciel… Et… “de jolis visages” – de femmes notamment – à “en veux tu en voilà” (rire)…

     

    … Aujourd’hui, le livre est “introuvable” (non répertorié, non numérisé, plus accessible)… J’ai cherché en vain sur internet… Sur la Bibliothèque Nationale, avec les outils de recherche, Gallica ; le titre de l’ouvrage “Les voyages extraordinaires”, le numéro ISBN : 2-9514315-0-3, l’année de parution 1999… Figurent en bas page 4 ème couverture, les logos suivants : Créon, Caisse d’Epargne Aquitaine Nord, Belem, Centre Régional des Lettres Région Aquitaine.

    Si quelqu’un arrive à trouver en effectuant d’autres recherches, qu’il me le dise, merci…

     

    Pour accéder au texte intégral de ma nouvelle “La séparation”, voir sur mon site

    http://yugcib.e-monsite.com/ à “Mes œuvres écrites” et faire défiler la page jusqu’aux liens des pages numérisées, en bas.

  • Le printemps des poètes

    Printemps des poetes

    … C’était en mars 2018 au “Printemps des poètes” que l’on voit revenir tous les ans à la même époque…

    Cette année en 2021, c’est du 13 au 29 mars, sur le thème du Désir…

    Le désir ? Peu inspiré que je suis – où si je l’étais je serais iconoclaste – et, dans un contexte de covid, le “printemps des poètes” 2021 me “passe au dessus de la tête”…

    Le désir ? Quel désir si ce n’est celui de “retrouver une vie normale” sans masque, revoir le sourire des gens (oui, parfois ça arrive voyez vous!…) retourner voir des films (des “bons”), aller s’asseoir à la terrasse d’un café…

    Le désir ? Sûrement pas un désir de croisière touropérator ni de soirée disco tortillage de popotin musique battement cœur de pieuvre…

    Le désir est individualiste, le plus souvent, dans la vie des gens… Et le consumérisme “booste” le désir…

    C’est pourquoi “si j’serais inspiré” (rire) j’s’rai iconoclaste !… En ce printemps des poètes

    2021…

    D’ailleurs, il “fut un temps” – bien avant mars 2018 où l’on me voit avec des amis de “Born Interactif” (d’autres poètes dans mon genre) à Mézos dans les Landes lors d’une sorte de manif festive artistique de rue – Un temps dis-je, où bon an mal an, je concourrais au Printemps des Poètes envoyant les six textes à présenter à un Jury, textes qu’il fallait envoyer par la Poste à une association littéraire de Gironde…

    À chaque fois je faisais “chou blanc”, c’étaient, les textes primés, certes, de “belles rédactions de premier de la classe” – mais pas du genre “coup de hache sur le lac gelé” …

    Du coup, à partir de 2008, j’ai plus jamais participé au concours du Printemps des poètes…

    Il faut dire, que tous ces concours “littéraires” ont en général des jurys “triés sur des volets qui grincent pas et qui claquent jamais bien fort”…

     

     

  • Désastre social

    …. Une pensée ce matin me vient et s’impose avec acuité, à l’esprit :

    Depuis un an en cette fin du mois de février, je mesure à quel point cette pandémie de covid a laminé la vie sociale…

    Dans une réalité cependant variable en fonction des situations personnelles de gens pouvant être “moins impactés” que les autres par les conséquences de cette pandémie de covid sur la vie sociale, se situent – c’est ce que l’on peut observer autour de soi :

    -Les familles avec enfants et adolescents vivant en un même foyer, souvent une maison individuelle entourée d’un espace, d’un terrain ; pour autant, tout de même que règne une certaine harmonie ou entente au sein du foyer…

    -Et peut-être des gens qui, en famille ou non, ont une occupation qui les motive, les passionne, du fait qu’ils peignent, dessinent, écrivent, jouent d’un instrument de musique, créent, imaginent… Car lorsque c’est le cas, avec internet, les réseaux sociaux, la communication par Messenger, Whats/Ap, etc. … Ces gens peuvent s’exprimer, échanger, et virtuellement se rencontrer…

    - Et il y a encore les personnes qui ont un animal de compagnie ou même plusieurs animaux, qui s’occupent d’animaux…

    - Et les couples, souvent des retraités, qui ont la chance d’être en bonne santé, de bien s’entendre entre l’un et l’autre, et dont bon nombre d’entre eux ont des contacts familiaux avec leurs proches, enfants, petits enfants, frères et sœurs, qu’ils rencontrent de temps à autre – mais bien sûr il faut dire, dans des “conditions covidiennes” c’est à dire restrictives en gestes, rapprochements, lieux possible de réunion…

     

    … Mais au delà de toutes ces personnes dont je viens d’évoquer les situations qui sont les leurs dans un cercle de connaissances et de relation familiale et autre ; il y a ces millions de gens vivant seuls, des jeunes, des étudiants, des célibataires, des séparés, des divorcés, des veufs et veuves, femmes et hommes, personnes âgées ; dont beaucoup demeurent en ville dans des logements, en location ou dont ils sont propriétaires et qui, en périodes de couvre feu ou de confinement, ne peuvent sortir de chez eux sinon pour des courses, des achats de produits de nécessité… (Avec un couvre feu à 18h pour les habitants des villes en appartement rien qu’un balcon donnant sur la rue, c’est assez dramatique, très inconfortable, difficilement supportable sur des semaines ou des mois, il faut dire)…

    Sans les cafés de quartier, dans les villes et les villages, sans les associations qui ont toutes et partout cessé leurs activités, leurs assemblées, leurs réunions, leurs festivités et repas conviviaux, sans les cinémas, les théâtres, les spectacles, les salles de sport, les terrains de jeux… C’est, socialement, un désastre…

    Déjà cette réalité : une très grande partie de l’activité sociale hors travail, est réalisé dans le cadre de plus d’un million d’associations en France, toutes villes et régions confondues…

    Imaginez! Un million d’associations à l’arrêt! C’est un véritable effondrement de vie sociale !

     

     

  • Vaccination covid : un scandale !

    … En France au jour d’aujourd’hui, bien que cela ait débuté avant mi janvier pour les plus de 75 ans en commençant par les résidents en EHPAD, seulement 25% des plus de 75 ans ont été vaccinés dont beaucoup, une première injection et quelques uns la deuxième… Et en ce qui concerne les résidents en EHPAD, je ne connais pas le pourcentage mais sans doute ne sont-ils pas tous vaccinés…

    Et des annonces sont faites par le Gouvernement, pour la vaccination des plus de 65 ans, donc la “tranche d’âge” en dessous des plus de 75 ans, à partir de début avril…

    Si les plus de 75 ans ne sont vaccinés que pour 25% d’entre eux, comment peut-on concevoir que, à partir de début avril, l’on arrivera à vacciner les plus de 65 ans et combien d’entre eux, sinon un pourcentage probablement proche plutôt de 10 ou 15% au bout de 2 mois ?…

    Un véritable scandale cette opération de vaccination ! Quand on voit qu’aux USA, l’on vaccine un million de personnes par jour, qu’en Israel la population est vaccinée massivement, et que dans d’autres pays, l’Angleterre entre autres, il en est de même en proportion par rapport au nombre d’habitants, l’on se dit que la France sera peut-être dans six mois ou dans un an, l’un des derniers pays au monde où l’on mourra encore du covid… (Plus de 80 000 morts depuis le début de la pandémie, en France)… Certes aux USA ils en sont à 500 000 morts, mais la “machine à tuer” va être “stoppée net” avec trente millions par mois de personnes vaccinées…

    En France l’on s’achemine vers les 100 000 morts… Oui on aura ce résultat avant l’arrivée de l’été le 21 juin…

    Cent mille morts du covid ? Et combien – peut-être davantage – de suicides, de maladies non soignées, de toutes sortes de pathologies consécutives à la crise économique, au désespoir de tant de jeunes et de gens en âge de travailler, d’avoir une activité… Oui, combien de “victimes collatérales” ? …

    La santé publique aux mains des lobbies pharmaceutiques et des grosses firmes aux budgets et aux dividendes d’actions pharaoniques ?

    Réquisition, réquisition ! De toute la production, intensifiée comme il se doit! Une organisation d’état de guerre, partout dans tous les pays! Bolchevisation de tout ce qui concerne la santé publique!

     

  • Petite errance littératoque du jour, 27 février 2021

    Sigmathèques

    Ploutocrathèques

    Allénouillettes

    Branlé dans les vécés

    Pétarfumailloné dans les salons de thé

    Archibouzouqué à dada sur le totomate pas mis cent balles

    Mais quand même sauti sauta deux minutes un quart

    Au Crapinoza mollardé dans le chou farci

    Pété en plein cœur du chou

    y’en est sorti Enlive et Oranette

    Et pas Youcef comme on l’aurait cru

    Rastaquouère

    Patahouète

    Enculatory lavatory vécécireur

    C’est foutu sauf si

    Et des fourmis géantes concertonibulant

    Dans la purée de pois cassés

    Ça bout ça fait chaud dans les narines

    Les beaux masques des Dadames couturières brodés de p’tits queucœurs

    Covido covida plus de corridas

    Et Bébé qui vaque au sein

    Dont il sort d’la vape au jasmin

    Et les cons finement longuement suent de joie

     

     

  • Fichiers textes à écouter sur Youtube

    Sur ma chaîne Youtube je viens d’ajouter 2 textes audio. Il y en avait 91 déjà enregistrés. Je n’avais rien ajouté depuis plus d’un an…

    Les conditions de publication ont évolué depuis quelque temps sur Youtube, ainsi d’ailleurs que les conditions d’enregistrement de musique. Ainsi désormais on peut librement tout écouter mais pour télécharger et mettre par exemple sur une clé USB ou autre support, périphérique, il faut utiliser un logiciel à installer, qui offre 30 jours gratuits et ensuite s’abonner tant par mois, payable une année d’avance…

    Pour profiter des 30 jours d’essai gratuit, il faut nécessairement effectuer un paiement de 0 euro par carte bleue et au bout des 30 jours le paiement pour l’année se fait automatiquement et impérativement, du fait que pour payer 0 euro au départ, t’es obligé de donner ton numéro de carte, la date d’échéance et le cryptogramme.

    Du coup j’ai renoncé à cette “offre”, je me contente d’écouter en ligne de la musique, des chansons, sur Youtube, sans essayer de “récupérer”…

    Sur Youtube, comme avec Google, les conditions (droits, possibilités, choix, procédures, règlements, etc. ) ne sont plus tout à fait les mêmes qu’il y a un ou deux ans… D’un côté plus de sécurité, mais aussi plus de restrictions et d’acceptations de conditions et de règles dans les procédures en fonction de ce que l’on veut faire.

    Afin de continuer à pouvoir poster mes textes à écouter, après plusieurs essais sans résultat (la même chose que ce que je faisais jusqu’à il y a un ou deux ans), j’ai finalement trouvé : “Voice2 com fr “ qui transforme des fichiers audio MP3 ou MP4 en fichiers vidéo, en incluant une image, une photo de fond… Ça marche mais c’est un peu long ! Par exemple pour un fichier vidéo de 3 minutes il faut bien compter 10 minutes, mais dès que ça dépasse 5 minutes c’est beaucoup plus long (dans les 30, 40 minutes)… Mais une fois la vidéo mise en ligne, elle est aussitôt accessible – publique, privée, seulement pour des amis ou proches, comme on veut…

    Les deux textes ajoutés : Basile le coléoptère ( 2, 11 minutes) et Des ânes au Mali ( un peu plus de 5 minutes)…

     

  • Les Gugnoles gruses

    Tout en haut

    Au plus Pue-haut

    De la Grand Tour des Opérators

    C’est là que cela puhoit plus que cela sentoit

     

    Carapaçonnées harnachées ferraillées

    De coiffure architecturées en pièces montées

    Outrageantes ostentatoires et en futals moulants

    Et petits bustiers

    Accompagées de leurs lieutenantes rutilantes

    Elles siègeaient

    Les Grandes Gugnoles gruses

    Dans les bureaux décisionnels

    Aux étages supérieurs

     

    Lors des pause café

    Les lieutenantes sur la terrasse au dessus des étages décisionnels

    Dans les matins de lumière et de vent léger

    Venaient aérer faire pissossoter

    Leurs petits toutous exotiques

    Et pour deux ou trois d’entre elles

    Faire gambader

    Leurs gamins gâtés

    Bruyants et s’arrachant des mains des consoles de jeux

     

    Tout le beau monde des étages d’en dessous

    Arrivé par l’ascenseur express au Pue-haut

    Au plus Pue-haut sur la terrasse surrélevée

    Se la pétoit de savoirs construits

    Arrogants devisant pérorant

    Visages caramélisés

     

    Et la porte de l’ascenseur s’ouvrait

    Sur des hordes de folohouères béats

    En maraude tournant en rond

    Et se la pétant de leurs pétards dansolotants

    Et c’était à qui pèteroit le plus tonitruant

    À qui sentiroit le plus moutarde vinaigrée

    Le plus corniflard

    Le plus crevette cramouille sale

     

    Un grand Totem sculpté des douze signes du Zodiaque

    En bois de tek

    Se dressait sur la terrasse surrélevée

    Tel un phallus en érection

    Et les folohouères autour du grand Totem

    Se récitaient leurs horoscopes

     

    Les grandes Gugnoles gruses distribuèrent des cornets de biboules

    Et de triboules

    De crèmes glacées de toutes les couleurs

    De petits drapeaux noir blanc bleu

    Et de médaillons en forme de mini cœurs rourouges

     

    Ah que cela puhoit en cet En Haut de la Grand Tour

    Que cela brayoit vociféroit

    Et mitrailloit de petits éclairs arc-en-cieloyés

    Qu’ils étaient féroces ces petits toutous empanachés

    Et ces moutards aux laides colères

     

    Un grand perroquet juché sur l’épaule gauche de la Grande Gugnole gruse en Chef

    Cacahouèt’ajacoïsoit

    À bas la société des cons qu’sont en Sion

    Et la grande Gugnole gruse en Chef d’expliquoire

    Sion c’est la nouvelle jérusalem de la société de consommation

     

    Un pépère à casquette tyrolienne

    S’enquerrut de savoir où se tenait le dancing des seniors

    Dans quelle salle de l’étage de juste en bas de la terrasse

    Il avait envie le pépère

    Peut-être pas forcément avec sa vieille

    De se tortiller le derrière

    En compagnie rapprochée d’une affriolante jeune mamie en robe chic

     

    Un moutard de dix piges pianotait sur son smartphone

    Un pétard explosa devant la porte de l’ascenseur

    Télécommandé depuis une appli téléchargeable

     

    Au Luit-Bas tout en bas

    S’articuloit tout un échaffaudage de clowns acrobates

    Juchés montés entrelacés les uns les autres

    Et les clowns acrobates

    Montaient assaillir le Pue-Haut des Gugnoles gruses

    Et leurs lieutenantes arrogantes

    Et saper les fondements du plus Pue-Haut

    Et des Sous-Pue-Haut

     

     

  • Les animaux dépourvus et déconsidérés qui marchent dans les traces de la panthère

    … Les animaux souvent faméliques et de petite taille de la forêt de Brocéliande, méprisés par les habitants plus trapus et mieux nourris de la forêt, et même par quelques espèces ailées ou poilues mieux pourvues de nourriture sous l’égide de beaux volatiles gonflant leur plumage et affûtant leur langage… Portent pour beaucoup d’entre eux leur regard sur la panthère dont l’allure guide leurs pas sur les traces dont elle marque, la panthère, les chemins dans la forêt…

    Certains de ces animaux faméliques, jadis regroupés en une meute organisée en laquelle ils se retrouvaient tous entonnant de grands chants en des clairières de ci de là dans la forêt ; sont même aujourd’hui les animaux les plus enclins à porter leur pas dans les traces de la panthère…

    Mais tous ces animaux, des plus aux moins faméliques d’entre eux jusqu’aux mieux pourvus, se fiant moins au ramage et au langage des beaux volatiles bien emplumés du derrière ; n’ont point en images dans leur cervelle toutes ces antres et repères de grands fauves que la panthère et ses suivants à l’allure féline n’évinceront jamais du paysage…

    Qu’ils sont donc déconcertants, ces animaux faméliques, anciens de la meute entonnant les grands chants, traîtres devenus qu’ils sont à la belle cause qui les ralliait jadis, gâtés de sauces frelatées dans leurs gamelles… Des gamelles d’ailleurs distribuées très inégalement et avec des contenus tout aussi inégaux, par les beaux emplumés au langage éblouissant et trompeur…

     

     

  • Passeport vaccinal

    … En ce qui concerne ce que l’on appelle “le passeport vaccinal”, soit un document valide spécifiant que l’on a été vacciné contre le covid, à présenter en tout lieu public, gare, aéroport, salle de spectacle entre autres ; je suis favorable et donc “tout à fait partant”, mais à cette seule et nécessaire condition, à savoir que chaque personne ait eu la possibilité de se faire vacciner, ce qui pour longtemps encore, n’est le cas…

    En effet, interdire l’accès à un lieu public à des gens qui n’ont pas eu encore la possibilité de se faire vacciner, implique forcément que parmi ces personnes il y en ait qui “auraient bien voulu être vaccinées” – mais qui n’ont pu l’être encore, et l’interdiction alors, ou la discrimination n’est “pas juste” (liberticide on va dire)…

    À l’entrée d’un lieu public, rien ne prouve en l’état actuel des choses (vaccination très partielle voire ne concernant qu’un pour cent de la population, dix au mieux), aux personnes chargées du contrôle, que telle ou telle personne, non vaccinée, est “pour” ou “contre” le vaccin…

    En revanche lorsque tout le monde, chacun d’entre nous se verra offert automatiquement la possibilité de se faire vacciner, et lorsque la vaccination alors sera – non pas obligatoire- mais accessible à tous sans la moindre difficulté (délai, prise de rendez vous, etc. )… Là, chacun sera libre et responsable …C’est à dire en clair – et il faut le dire – que, ayant fait un choix conscient, réfléchi et délibéré, toute personne volontairement non vaccinée devra accepter de se voir refuser l’entrée dans un lieu public, prendre un train, un avion, aller au cinéma, au théâtre, dans un bar, un restaurant…

    Reste cependant les lieux d’achat de première nécessité (alimentation et objets et services indispensables à la vie quotidienne) dans lesquels les “gestes barrière, port du masque” seront d’autant plus alors, d’actualité, pour les personnes volontairement non vaccinées…

    Quant aux autres, vaccinées (en majorité très probablement), elles pourront retrouver une “vie normale” et abandonner progressivement les “gestes barrière, port du masque et autres mesures restrictives, sur présentation du document valide (passeport vaccinal)…

    Mais de toute manière, déjà lorsque plus de la moitié de la population, en France et ailleurs, aura été vaccinée, ce qui est le plus redouté et craint (les formes graves du covid) aura pour ainsi dire quasiment disparu. Et le covid ne sera devenu qu’une grippe classique parmi les formes de grippe existantes. Or, que je sache, toutes ces formes de grippe que l’on voit surgir d’année en année depuis toujours, n’ont jamais empêché de mener une “vie normale”, jamais “plombé” l’économie, la vie sociale…

     

     

  • La page d'accueil de Facebook personnalisée

    … Comme c’est curieux… Ou plutôt… “Symptomatique” on va dire… Lorsque j’ouvre la page d’accueil de Facebook, cette page où défilent les nombreuses publications et photos, images, vidéos, des uns et des autres qui sont en général les publications de mes amis (c’est à dire les personnes qui sont dans ma liste soit environ 230 mais plus précisément en l’occurrence une centaine d’entre eux surtout)… Je ne vois pour ainsi dire jamais de publication ou de nouvelle faisant état d’un voyage en croisière, d’un séjour d’agrément Touropérator dans un “pays de rêve” – Seychelles, Caraïbes, Costa Rica, Grèce, Baléares, Cuba…

    Je “subodore” que les personnes dont je lis chaque jour ce qu’elles racontent, en général sur des sujets et des thèmes d’actualité, de littérature, ou produisent de “belles images”, des textes poétiques, parfois des choses “personnelles”… Ne sont pas trop des habitués de croisières, de “beaux voyages” dans des “pays de rêve” en Touropérator…

    Si d’aventure cela devait ou pouvait être le cas, et si le petit récit enchanteur en une demi page accompagné d’une “belle photo” voire d’une série de ces “belles photos”, s’offrait à ma vue en faisant défiler la page d’accueil… Je suis désolé, vraiment désolé de le dire, mais cela ne susciterait point de ma part, un “grand émerveillement” sanctifié d’un petit commentaire du genre “oh que c’est beau oh que ça me fait rêver oh combien je partage et trouve que c’est super, quelle chance pour vous” !

    Pour être “clair et net”, ce serait “silence radio” et indifférence totale… Pardon mais que voulez vous, je l’ai déjà exprimé : les croisières Costa MSN et compagnie, voyages de Touropérator les Iles les Grands Hôtels Jacuzzi Piscine le shopping sous les palmiers les vahinés les chapeaux de paille l’apéro sur la terrasse du complexe hôtelier les plats exotiques le surf la drague et les soirées disco tout ça “c’est pas ma tasse de thé” loin s’en faut…

    … Bon… Peut-être… Ou “y’a des fortes chances” que… La relation – en un quart, une demi page ou même en un “gros pavé” d’une page et demi 50/60 lignes, d’un “voyage d’aventure ou d’une expédition “difficile” dans de toutes autres conditions que celles d’une croisière ou d’un séjour Touropérator, pour de la découverte, de l’exploration, du vécu avec des gens… Pourrait bien davantage, retenir mon attention, m’émerveiller, me faire rêver…

     

  • Dans le ciel de France en février 2021

    Avions

    … En ces temps interminables de pandémie de covid et de leurs différents variants depuis 2 mois, en ces temps de couvre feu, de restrictions de déplacements, confinements locaux, fermetures de bars, restaurants, cinémas, théâtres, salles de sport et de spectacles etc. … Depuis en France, le 30 octobre 2020… Et d’une vaccination à l’allure de tortue…

    Cette image est celle du ciel de France tel que l’on peut le voir en se promenant dans la nature autour de chez soi…

    Ainsi à tout moment peut-on apercevoir ces sillages, ces traces blanches de passages d’avions de ligne intercontinentaux… Et s’interroger au sujet de tous ces gens qui, à 12 000 mètres d’altitude et à 850 km/heure dans des Airbus ou des Boeing, se transportent en six, huit ou dix heures, d’une capitale à une autre, entre deux continents par dessus les océans et les paysages… Et vont se trouver en groupes se croisant dans les aéroports…

    S’il n’y avait d’autre raison que professionnelle ou familiale particulière, verrait-on autant de ces sillages blancs dans le ciel de France au dessus d’un paysage par exemple, de Chalosse dans les Landes, ou de plateau Lorrain aux environ de Nancy ? …

    Les enjeux des grandes puissances de l’argent, de l’économie consumériste et, d’une manière générale, les enjeux personnels de caractère individualiste d’un bon milliard et plus des habitants de cette planète, la Terre… Font une “toute autre morale” que celle des ordres décisionnels se fondant sur un soit disant bien être sanitaire pour tous -dont les plus “fragiles”…

    Vraie “moralité” dans “l’histoire” : “ce putain d’covid, il a encore de beaux jours devant lui” !

     

  • En 6 ème au lycée Duveyrier à Blida en Algérie, en 1960

    … J’avais un copain, enclin tout comme moi à “des coups pendables” et dont je ne me méfiais pas, n’ayant pas réalisé à quel point il pouvait être retors, faux jeton et vicieux… Qui s’appelait Oudjaoudi, “demi pancu” comme je l’étais… J’habitais avec mes parents au 9 ème et dernier étage d’un HLM à Montpensier, un quartier périphérique de Blida au delà duquel partait la route d’Alger. J’effectuais matin et après midi, 2 fois dans la journée, à pied, le trajet de 3 km pour me rendre au lycée et en revenir… Mais parfois, le matin, mon père me conduisait au lycée dans la 403 peugeot verte immatriculée 437 JK 9A qu’il avait fait revenir de Tunisie en 1959… Mon père, lui, se rendait à son travail, au central téléphonique de Blida…

    Oudjaoudi habitait avec ses parents dans la cité militaire située avant Montpensier, en bordure d’un vaste terrain vague jonché de gravats et de matériaux de construction abandonnés, une jungle de toutes sortes de plantes et d’herbes méditerranéennes et de buissons épineux… Il était, Oudjaoudi le fils d’un harki…

    Un matin entre deux cours, on était en “perm” (permanence) sous l’œil inquisiteur du pion au visage buriné et en lame de couteau, un type particulièrement antipathique, un fana de la colle…

    Oudjaoudi et moi on était assis côte à côte au dernier banc de la salle et voilà-t-il pas que l’Oudjaoudi, il me dit tout à trac, comme ça : “ je vais te mettre une olive” … En toute innocence que j’étais, je croyais à une vraie olive, bien verte ou noire… L’Oudjaoudi il commence à me mettre la main derrière la ceinture de ma culotte ( on n’avait pas encore à 12 ans, les jeunes garçons, de pantalons longs), et je sens son doigt sans doute l’index, me descendre entre les fesses…

    Bon sang, j’ai pas attendu qu’il me foute le doigt dans le trou du cul ! Aussitôt sec, je prends un compas posé à côté de ma trousse, et j’assène un coup brusque de la pointe du compas, visant sa main, manque de pot la pointe du compas se fiche dans le bois de la table entre deux doigts de l’Oudjaoudi ! Ça fait un bruit sec et sourd, le pion crie “ Sembic ça suffit ce bordel! Vous me ferez deux heures” !

    Les deux heures de colle, faites le jeudi suivant de 8h à 10h, je les ai pas digérées ! Je décidai de me venger…

    Trois semaines plus tard j’avise l’Oudjaoudi à la sortie du lycée à 4h de l’après midi, je lui dis “on va revenir ensemble puisqu’on habite pas loin l’un de l’autre, j’ai quelque chose à te montrer, dans le terrain vague, qui va autant t’intéresser que moi, tu vas voir”…

    On arrive dans le terrain vague, je lui montre deux briques posées l’une sur l’autre dans un tas de gravats, je lui dis “ creuse sous les deux briques, dessous y’a une caisse contenant des boulons, c’est au poil pour nos tahouels ( lance pierres ), avec ça on est les caids à la récré au lycée, moi je fais le guet parce que c’est interdit d’aller dans le terrain et si quelqu’un nous voit, on s’applatit entre les buissons”…

    Il commence à creuser avec ses mains… Je fais ni une ni deux, je lui tombe dessus et lui fous une raclée carabinée, le laissant étendu roué de coups de pied, et je lui dis “ça c’est pour l’olive et pour les deux heures de colle que le pion il m’a foutues à cause de toi”!

    Par la suite, pour le restant de l’année, l’Oudjaoudi il “faisait profil bas” ainsi d’ailleurs que quelques autres qui m’avaient emmerdé et que j’ai rossés tout aussi carabiné, à ma façon…

    Dont, dans l’HLM où j’habitais avec mes parents, un certain Rallous du septième étage, que je pouvais pas blairer et qui me dénonçait quand avec des autres copains de la cité, on canardait au tahouel des fatmas revenant de l’épicerie avec leur cabas à la main… -ça nous changeait de la chasse aux gros rats qui infestaient l’oued séparant la “cité européenne” de la “cité musulmane”…

     

  • Le "petit lycée" à Cahors, entre 1954 et 1957

    … À cette époque à Cahors, il y avait au Lycée Gambetta située rue Wilson (l’entrée principale) deux parties distinctes : le Grand Lycée, de la 6 ème jusqu’à la classe terminale du second baccalauréat, et le Petit Lycée, de la 12 ème jusqu’à la 7 ème (l’école élémentaire et primaire)…

    Mes parents, l’année de mes 6 ans ( 6 ans le 9 janvier 1954) avaient décidé de me mettre au Petit Lycée parce que là, selon les “critères” de l’époque, enseignaient les meilleurs instituteurs; le “Petit Lycée” étant aussi l’école des “gosses de riches” (fils de commerçants, d’artisans, de fonctionnaires et de notables )…

    En fait, ces “gosses de riches” étaient plus vaches, plus vicieux, plus pervers, plus durs et fortes têtes et chenapans, en général, que les “gosses de pauvres” qui eux, se rendaient à l’autre école communale, celle proche de la place Thiers…

    Je n’y ai eu aucun “vrai ou bon” copain, du jour où je suis entré en 11 ème, le mardi 21 septembre 1954, jusqu’à mon départ fin juin 1957 classe de 9 ème…

    Une autre raison pour mes parents de me mettre au Petit Lycée, c’est qu’il y avait là, contrairement à l’autre école, un réfectoire pour les demi pensionnaires, ce qui arrangeait fort mon père inspecteur à l’automatique rural (branche téléphone et installation, aux PTT) qui souvent, ne revenait pas à midi, ainsi que ma mère, à cette époque, secrétaire à la Chambre d’Agriculture…

    Dans ce réfectoire, “on y bouffait très mal” cependant ! D’infects ratas avec des sauces innommables, de la purée dont les restes refroidis dans l’assiette verdissaient et durcissaient comme du ciment, d’horribles faillots nageant dans une espèce d’eau de vaisselle gélatineuse, ou des lentilles pleines de petits cailloux, des viandes bouillies et filandreuses avec des nerfs et du gras très dur… Nous étions 10 par longue table rectangulaire, j’étais le seul “petit” au milieu de grands galopins de 4 ème ou 3 ème ou même de grands de seconde première terminale, tous en blouse grise, des visages très durs et parlant haut et fort avec plein de “gros mots”…

    … En 11 ème et 10 ème, je n’ai pas “particulièrement brillé” question notes (de 0 à 10), j’étais très dissipé, désobéissant, bagarreur, et je n’ai pas eu, dans ces 2 années scolaires là, des maîtresses “intéressantes” – qui auraient pu me motiver et surtout “m’exister”…Elles trouvaient ridicules mes pitreries…

    Mais en 9 ème j’ai eu Monsieur Cammas, un homme rude, sévère, mais juste, qui lui, sans pour autant “m’avoir à la bonne” du fait que j’étais encore plus dissipé, plus “tête en l’air”, plus réfractaire aux règlements et encore plus bagarreur “pour un oui pour un non” notamment avec tous ceux qui m’”emmerdaient” tant soit peu… Lisait en classe mes rédacs (qui servaient de corrigé), accrochait mes dessins d’imagination sur le mur de la classe dédié aux “productions”…

    J’avais régulièrement, souvent quatre quinzaines de suite, zéro en conduite, zéro en calcul mental, zéro en leçons à réciter par cœur, mais 9 en rédac, 9 en “sciences’nat” et 9 en histoire géo… Et en gym j’étais mauvais en exercices bras et jambes à tendre à plier, sans cesse dans la lune et très déconcentré, mais hyper bon en course à pied… D’ailleurs au spiromètre, je faisais dépasser de 10 cm de plus que tout le monde, la colonne rouge indiquant le niveau de capacité thoracique…

    Le carnet de notes devait être tous les 15 jours, rapporté au Maître, signé des Parents et surtout du Père… Avec mes trois zéros 4 fois de suite, j’avais imité la signature de Papa et caché le carnet dans une corbeille emplie de jeux de construction et de cahiers à dessin, dans ma chambre, mais une fois en faisant le ménage Maman a trouvé le carnet… Elle a dit “ On va pas le montrer à Papa, sinon t’auras droit à la séance de coups de grande règle plate sur les cuisses!”… Il était “dur”, Papa… La première année, il m’emmenait à l’école à califourchon sur le cadre de son vélo et, on avait pas fait dix mètres qu’il m’interrogeait : “alors, 2 plus 2 ça fait combien ?” … Je le savais mais rien que de l’entendre, papa, me questionner, j’étais complètement bloqué, incapable d’articuler la moindre réponse… “Quel crétin tu fais” ! Qu’il me disait…

    Mon grand bonheur cette année là et l’année d’avant, ce fut de pouvoir aller le jeudi tout entier à “l’Ermitage”, une sorte de colonie de vacances du jeudi, où il y avait des petites filles avec lesquelles j’étais très copain, leur racontant des histoires drôles, faisant le pitre… Je n’aimais pas les jeux de ballon et de guerre, je n’aimais pas ces garçons de mon âge, tous fiers, arrogants, méprisants en compagnie forcée que j’étais avec eux à l’école, où je m’ennuyais à mourir… Dans les jeux de ballon ils faisaient 2 équipes, les deux caids de chaque bande “faisaient les pas” pour savoir qui prendrait qui en premier et ainsi de suite… Sembic on le prenait jamais parce qu’il était toujours dans la lune, qu’il ratait le ballon ou bien s’en emparait et le donnait à personne, le serrant entre ses pieds et distribuant des coups de poing à tout va…