Articles de yugcib

  • Les "courriers de lecteurs" dans les journaux régionaux

    … Une observation, de ma part, au sujet de publications dans la page dédiée aux propos de lecteurs dans des journaux régionaux :

    En règle générale – pour ne pas dire quasiment à chaque fois – ces “courriers de lecteurs” ne font jamais “coup de hache sur lac gelé”, en ce sens qu’ils font état de faits d’actualité (locale, politique et autres “assez bateau” si je puis dire), ou portent sur des thèmes, également d’actualité, toujours plus ou moins les mêmes, faisant ainsi écho à tout ce que l’on entend dans des émissions télé de débats et de polémiques, ou au coin de la rue, dans les “bistrots” hors pandémie covid faut-il préciser…

    Il faut cependant reconnaître que ces textes de lecteurs, sont correctement rédigés, sans faute d’orthographe, et que dans une certaine mesure “ils font sens”… Ce qui, soit dit en passant, n’est pas toujours forcément le cas, de la part de journalistes et de chroniqueurs “confirmés”, professionnels…

    Il n’en demeure pas moins que jamais, au grand jamais, les équipes de rédaction, notamment les personnes chargées de choisir chaque semaine (pour l’édition du dimanche) trois, quatre textes de lecteurs parmi plus de dizaines sans doute reçus ; n’optent pour un texte qui, dans sa formulation, dans son contenu, pourrait “dénoter”, interpeler, porter à réflexion sur un sujet qui fait rarement débat mais qui n’en est pas moins prégnant et sensible dans la vie quotidienne des gens…

    De tels textes en effet, et cela d’autant plus qu’ils sont empreints de poésie, et qu’ils soient quelque peu novateurs dans leur langage… “Passent à la trappe”…

    C’est fou ce que, finalement, inexorablement, sempiternellement… Nos “grands quotidiens régionaux” sont consensuels ( “consensuaux” écris-je et dis-je – rire )…

    Soit dit en passant, tous ces débats polémiques télé ( télé “tu-es-laid )… Qui durent à chaque fois des 3h… Le covid, les violences, les émeutes, l’islam, le dérèglement climatique, etc. … Pouah! …

    Vive “la vie des bêtes” et les documentaires sur la nature, les océans, le cosmos ! Y’en a marre des sourires constipés de certains journalistes de télévision intoxication et de tous des débats à n’en plus finir qui ne mènent nulle part autrement que de se friter s’abominer se contredire dans une incohérence manifeste !…

     

  • Un "drôle de rêve", fin de nuit, samedi 20 mars 2021

    … C’était une “Fête du Chat” à laquelle j’avais été convié, et devait se tenir dans un immense et très haut bâtiment de quelque cinquante étages, haut comme un gratte-ciel New-Yorkais, long de trois Titanics et large d’une longueur de piscine olympique, à je ne sais quel étage de ce bâtiment, dans une salle occupant la totalité de l’espace de l’étage…

    Le nom qui avait été donné à cette salle était “Les Terrasses”, et il y avait un ascenseur express pour les utilisateurs souhaitant de rendre rapidement aux principaux étages dédiés aux espaces marchands de grande consommation…

    Mais pour s’arrêter à “Les Terrasses”, il fallait prendre l’ ascenseur “omnibus” qui lui, pouvait desservir chaque étage.

    En fait de “Fête du Chat”, il s’agissait en réalité d’une exposition féline internationale où l’on pouvait admirer de “magnifiques minous” de races diverses, dont des “Minecoon” et des “Persan”…

    Le bâtiment immense haut comme un gratte-ciel New-Yorkais, se trouvait situé dans un quartier central de la ville, un quartier dont le plan des rues était d’une grande complexité, dans de grands enchevêtrements…

    Sur le plan où ne figuraient pas les points cardinaux, une grande feuille plastifiée déchirée et usée par endroits, j’avais fini par localiser l’adresse indiquée sur la brochure relative à la “Fête du Chat”, que l’on m’avait donnée avec le carton d’invitation… C’était marqué “Passage de la Ferronnerie”…

    Je regarde sur Internet, “Google Map” pour avoir les détails, afin de voir où se trouvait la porte principale d’accès au bâtiment (le bâtiment étant collé à d’autres bâtiments de dimensions différentes dont certains plus hauts, de telle sorte qu’il fallait arriver à déterminer quel était le bon bâtiment), et j’observai que ce “passage de la Ferronnerie” en fait, était un prolongement de la “rue de la Ferronnerie”, mais un prolongement en coude remarquai-je…

    J’arrive au lieu dit, je reconnais après avoir beaucoup hésité et m’être fourvoyé, l’entrée principale du bâtiment…

    Je prends l’ascenseur “omnibus”, je vois écrit au dessus de chaque bouton d’étage, l’appellation commune aux salles de l’étage concerné, je cherche “Les Terrasses”, je vois bien au dessus du 31 ème bouton “hall expo terrasses animations”, mais plus haut, en fait au dessus du dernier bouton : “Terrasse”… Et je me dis, “logiquement si je comprends bien, c’est sûrement là”…

    Très curieusement il y avait un liftier, en uniforme avec une casquette, dont je me demandais à quoi il pouvait bien servir, à part appuyer sur les boutons d’étage sur la demande des gens…

    Alors qu’il ne restait plus que 2 ou 3 étages au dessus, encore, et que les personnes se trouvant avec moi dans l’ascenseur n’étaient plus présentes, s’étant arrêtées avant ; le liftier me demande à quel étage je me rends, je lui dis “à Terrasse” et il me répond” Vous êtes sûr que c’est là que vous voulez aller ?” …

    “Oui, monsieur”…

    Je n’avais pas remarqué qu’au fur et à mesure que montait l’ascenseur, les étages devenaient moins longs, qu’en fait ce bâtiment immense haut comme un gratte-ciel New-Yorkais, au plus haut, était réduit à un espace étroit… Et lorsque je m’en suis rendu compte, je me suis dit qu’il devait y avoir erreur, pour la “Fête du Chat”…

    Enfin l’ascenseur s’arrête à “Terrasse”, la porte s’ouvre et me voici prisonnier dans un espace qui était bien une terrasse, mais une terrasse fermée constituée d’un entourage de murs bas surmonté de grilles en fer…

    Tout en bas, à plusieurs centaines de mètres, s’étendait la ville, le paysage autour… C’était vertigineux… Mais j’étais bel et bien enfermé, il n’y avait pas de bouton pour rappeler l’ascenseur qui sans doute n’allait pas revenir jusque là…

    Mon téléphone portable ne répondait pas… Pas de réseau, impossible de prévenir qui que ce soit pour me sortir de là !

    Plusieurs heures passent, la nuit vient, puis le matin…

    … … …

     

     

  • L'observation du jour

    … À 6h 54 ce matin, dimanche 21 mars 2021, après avoir ouvert la porte donnant sur le jardin, j’aperçois le cerisier en fleurs depuis déjà une semaine (un cerisier dont les fruits sont mûrs et donc bons à cueillir début mai)… Le thermomètre indique -0,9 degrés Celsius, l’herbe est blanche de gelée ; les fleurs sur les branches les plus basses (et donc les mieux atteignables pour la cueillette des cerises) sont quasiment toutes tombées alors que celles des hautes branches sont, elles, intactes…

    Ce qui signifie que début mai, je doive prendre un haut escabeau et faire de la “voltige escalade” pour cueillir les cerises…

    Très peu pour moi, n’étant nullement – et ne l’ayant jamais été même dans ma jeunesse milliers de kilomètres en vélo- un “pro” de la “haute voltige escalade sur haut escabeau ou échelle” !

    Du coup je me suis fait cette réflexion :

    Les gens qui sont disposés à ce “genre de sport” consistant à faire de la haute voltige escalade sur échelle ou haut escabeau, notamment pour cueillir des cerises ; sont-ils, ces gens, enclins à quelque particularité de caractère, à quelque tendance à être ceci ou cela dans leur vie (par exemple des opiniâtres du “ne laisser rien perdre” n’aimant pas les merles ni les pies ni les étourneaux ni quoi que ce soit qui vole et qui pille – ni les gamins ou les voisins chapardeurs)

    Eh bien je vous le dis, les belles cerises de début mai, des hautes branches de mon cerisier cinquantenaire, cette année 2021, elles seront pour les merles, les pies, les étourneaux, les gamins chapardeurs ou quelque “Jean du Voyage” passant, munis, les uns ou l’ autre, d’un long bâton fourchu au bout… Ne vous en déplaise, les enclins du “ne laisser rien perdre” en même temps houspilleurs bastonneurs d’indésirables à deux pattes sans ailes ! …

     

     

  • Un autre tweet du jour

    Dans ton cabinet entouré d’un jardin mal biné où tes pommes nouvelles sont étouffées par le chient-dent et le liseron, tu nous sors une crotte en carotte dans un grand effort de sphincters.

     

  • Quel avenir pour le cinéma, après Césars 2021 ?

    Anti culture

    … Déjà, les salles de cinéma sont fermées depuis le 30 octobre 2020, le monde de la Culture étant dramatiquement impacté par la pandémie de covid, les artistes, les acteurs, les comédiens, les métiers du spectacle, en situation de grande précarité… Une souffrance indicible, prolongée, tragique… Surtout en ce qui concerne celles et ceux des comédiens, des professionnels du spectacle, réalisant jour après jour, un véritable travail de création, d’innovation, de tout le talent dont ils sont capables…

     

    Cette honteuse – et triste – cérémonie attribution des Césars 2021, est un véritable enterrement de la Culture, de la culture cinématographique en particulier… À plus vrai dire, un “sabordage”ou une autodestruction (délibérée, inconsciente ?) de la part des organisateurs, intervenants, acteurs, lors de cette cérémonie des Césars 2021…

     

    Cependant, les spectateurs retourneront tout de même dans les salles lorsque seront levées les contraintes liées à la pandémie de covid… Enfin, “certains” spectateurs, ceux et celles qui sont davantage des “consommateurs” de films “bateau”, aux thèmes archi usés et sans cesse renouvelés afin de “faire de l’émotion et de l’effet” (tous ces thrillers où ça pète et où les séquences s’enchaînent à toute vitesse et dont on ne comprend rien des dialogues, des propos des comédiens ; ou encore ces “comédies humoristiques désopilantes” d’une bêtise crasse et qui n’ont “ni queue ni tête”)…

     

    Après avoir vu cette image, un corps nu vu de dos avec tatoué dessus “rend nous l’art jean”… Est-ce que l’on va avoir envie de retourner dans les salles de cinéma ? Du moins des gens vraiment amoureux, curieux, amateurs de films nouveaux ?

     

    … Un an privé d’accès aux salles de cinéma présentant sur 10 films, 5 thrillers pétants à intrigue compliquée bourrés d’effets spéciaux et 4 comédies humoristiques désopilantes sans queue ni tête d’une bêtise crasse… Pour des millions de gens qui “prisent” ces genres de films, je ne pense pas que ce soit “une grosse catastrophe”…

    De toute façon il est certain que ces millions de gens, des consommateurs de ces genres de film, ne pouvant plus se rendre au cinéma du fait de la pandémie de covid, se sont rabattus sur des abonnements à 10 euro par mois (ou plus), de téléchargements de tous ces films là, pour les voir sur leur ordinateur, leur tablette ou leur smartphone (ou “home cinéma”)…

    Soit dit en passant, “ils s’emmerdent plus”, ces millions de gens, surtout les moins de trente ans, et même les 40/50, à acheter ou louer des DVD… “Ils” vont sur internet…

    Aussi les cinés que je plains (leurs organisateurs, producteurs, leurs travailleurs, scénaristes, comédiens, acteurs) ; sont ceux “d’Art et Essai”, qui font “du cinéma de qualité”… Ceux là en effet, je compatis à leur affliction, à leur désespérance, à l’ empêchement qui leur est fait d’exercer un travail de création, d’innovation, un “vrai travail”…

    Mais les autres, les marchands de poudre aux yeux, qui sont dans les lobbies du “bling bling” de la pète du feu du flingue des nanas à poil des grosses bagnoles de la baise hard des intrigues compliquées où l’on comprend rien de rien tellement les dialogues archi nuls d’ailleurs sont inaudibles tellement ça cause rapide et haché… Je les plains pas ! Je me fous de quand leur retour!

     

  • Tout est pâle tout pète

    Pour Ucéphale

    Tout est pâle

    Pour tartempète

    Tout pète

    Pour les ennemus

    De la langue de Molière

    Et des couleurs de la France

    De tout poil de toutes obédiences et de toutes crisperies

    Tout est là dans le charroi

    Qui roule hors la raie publique

    Où s’enraye la piétaille

    Se fourvoie le citoyen

    Se prenant pour un héros Troyen

    Au feuledire de tous les ennemus

    Les ennemus de tout tout tout

    Ennemus entre eux

    Et feulent au Krétinoparnasse

    Les nouvohéraults

    Carnassiers et griffus

    Dans leurs truculences

    Leurs insolences

    Leurs compatissances pour les pueries infiltrées

    Les fragrances corniflardes sous la halle bruyante

    Leurs mets pris et figés dans d’infectes sauces

    Rotant à table

    Choquant leurs verres à la santé de Pinocul

    Les monstres sacrés disparus

    Remplacés par de bien pâles démiurges investis

    En ribambelles de combien on n’en sait rien

    Plumes au cul sur les platotélés

    Le Verbe cru et dru

     

  • Mon tweet du jour

    “Je croirai aux mesures sanitaires contre la propagation du covid lorsque l’on refusera à un Qatari doté de sa carte Visa Premier, l’entrée sur le territoire Français, et qu’on lui cherchera des poux au sujet de son certificat de vaccination ou de son test négatif au corona"

     

  • L'ascenseur social ne fonctionne plus

    … Dans la ou les sociétés d’avant la Révolution Française, notamment en ce 18 ème siècle, celui des Lumières, plus “avancé” si l’on peut dire, dans une évolution de la société du fait de connaissances et de savoirs plus étendus qu’ils ne l’avaient été jusqu’alors (quoi que…) il y avait “en haut de l’échelle sociale” les aristocrates, les “bien nés”, la noblesse -dite “de cape ou d’épée”, les grands dignitaires du Clergé, et – accessoirement du fait de la reconnaissance dont ils bénéficiaient – quelques “grands personnages” de la bourgeoisie, proches du Pouvoir Royal, plus ou moins bien affiliés aux aristocrates (de noms à particule)…

    Tous ces personnages là constituaient une élite, un monde quasiment fermé, inaccessible au “commun des mortels” quand bien même ce “commun des mortels” pouvait savoir lire, exercer une activité lui permettant d’avoir une vie meilleure que l’homme de la Terre, de la paysannerie ou du journalier n’ayant pour “richesse” que la force de ses bras, ou le manouvrier en manufacture…

    De la part des élites, possesseurs de fortunes et de domaines, tous plus ou moins titrés, accédant à la Cour, dotés de privilèges et de charges honorifiques assurant une source de revenus ; il y avait ce mépris souverain, cette déconsidération manifeste et ostentatoire, arrogante, provocante, laminante, du “commun des mortels” dont on “claquait la porte au nez” dès lors qu’il essayait de se faire ouvrir une porte quelque part, dans l’un ou l’autre de ces cercles fermés, de la société des possédants et des décideurs “bien vus en Cour”… À la limite – si l’on peut dire – sous le “Roi Soleil”, Louis XIV, peut-être que le “commun des mortels” s’il avait quelque talent et pourvu qu’il eût été repéré, pouvait avoir quelque chance d’avoir un destin différent, meilleur… Sinon “rentrer dans l’Histoire”…

    Mais dans cette société du 18 ème siècle, on peut dire que nous étions “au top” du mépris pour les humbles, de l’arrogance et de l’hypocrisie des possédants et des titrés… Sans doute l’une des causes déterminantes de la Révolution Française en 1789…

    Peut-être qu’ au travers des siècles et des millénaires, ailleurs qu’en France en en Europe, dans les pays d’Asie et d’Afrique, y avait-il ces mêmes distinctions, séparations, différences, dans les sociétés, entre les élites et le “commun des mortels”… Mais avec une “interpénétration” plus marquée entre les “milieux” sociaux…

    Après la Révolution Française, en fait surtout à partir du début de la 3ème République, et ce jusqu’à durant une bonne partie de la 5 ème République, il y eut ce que l’on appelle “l’ascenseur social” permettant au “commun des mortels” dans une évolution de la société, de pouvoir “s’élever”, accéder à des fonctions, des activités, des professions, jusque là “réservées” aux privilégiés…

    Quoique le “mépris ou le dédain des humbles” soit resté en fait la règle générale dans la société…

    Depuis le début du 21 ème siècle, il est évident que l’ascenseur social” ne fonctionne plus… Et que le “commun des mortels” ne peut plus, comme encore dans la première moitié des années de la 5 ème république, compter sur quelque “découvreur de talents”, quasiment tous disparus, remplacés par ce que l’on appelle les “puissances médiatiques” qui se fondent sur l’impact ou le succès immédiat ou l’effet produit, qui “fabriquent de toutes pièces” des vedettes, des amuseurs, des crétins à vrai dire au verbe cru et profanateur de la Culture, de la langue française et des valeurs naturelles et intemporelles…

    Et ce sont de tels crétins patentés folohouérisés surpayés qui font la Une de l’actualité, dont le mépris, la faconde, l’insolence, à l’égard des humbles, des silencieux, des oubliés, des relégués, des exclus, des “laissés pour compte sur le tapis piétiné”, et parfois hélas de ceux et celles de ces “communs des mortels qui accomplissent un vrai travail tout au long de leur vie… Ce sont de tels crétins survoltés médiatisés, qui sont encore, des cercles fermés et inaccessibles où ils exercent, officient, bousculent, laminent, gesticulent ;plus méprisants que les aristocrates bien en Cour du 18 ème siècle des Lumières…

     

     

  • Qu'apporte un compte Twitter ?

    … Je m’interroge sur l’utilité et sur la pertinence d’avoir un compte Twitter.

    Il y a quelques années, peut-être 10, j’en avais ouvert un, de compte Twitter, mais finalement je ne m’en sers pas…

    En effet, exprimer quelque chose en 140 caractères maximum, pour moi c’est un peu frustrant et je ne vois pas comment, avec seulement deux ou trois phrases formant un texte de quatre ou cinq lignes, on peut impacter, sensibiliser, mobiliser, intéresser, toucher un maximum de gens…

    À moins d’être un personnage très connu, médiatisé, que l’on voit à la Télé, un grand écrivain, un grand journaliste, etc. … Ou un homme ou une femme politique, un grand économiste, un artiste célèbre… Ou même tout “simplement” on va dire, une sorte de “cador” sur des réseaux sociaux, ou quelque “chantre de communauté sociale faisant parler d’elle”, enfin un personnage qui a plus ou moins réussi à se “tailler un espace sur la Toile” – plus par “effets spéciaux d’image et de langage” que par vrai talent – et ayant pour le suivre une ribambelle de “followers” ou d’abonnés à sa page Twitter, et qui, à la minute même, aux chiottes, en promenant le chien, en sortant la poubelle, devant sa télé à l’heure de “Un si grand soleil”… Et j’en passe de chacune de toutes les “bintzeries” quotidiennes… Est au courant de ce que vient de “twitter” un tel, une telle de ces personnages suivis…

    Franchement, ça sert à rien, c’est du vent, du “pipi de bourricot”, un compte Twitter si t’a pas déjà au moins deux ou trois centaines de ces “followers”, ou même si tu les as, qu’est-ce que ça prouve ? …

    Réaliser un “monument de littérature et de belle écriture” – avec un sens profond, qui incite à une réflexion qui va contribuer à un peu d’une certaine manière à changer ta vie, dont tu vas te souvenir jusqu’à la fin de tes jours… Un texte de quatre lignes d’une beauté et d’une originalité souveraines, d’un vocabulaire le plus riche qui soit, d’une formulation qui fait autre chose “que de seulement en jeter” mais qui révolutionne l’expression écrite… EN CENT QUARANTE CARACTERES !… Bon, peut-être que c’est POSSIBLE… Peut-être… Mais c’est “très/très loin de ce que l’on voit”, en particulier et surtout, de la part de personnages dont “l’image de marque” ne correspond pas forcément à une “dimension humaine de pensée, d’actes, de comportements, de crédibilité, de sincérité”…

    … Soit dit en passant, “l’image de marque” avant d’être ce qu’elle est si elle peut l’être, elle devrait plutôt être un sujet de réflexion et d’interrogation sur son sens, son sens qui n’est pas tout à fait le même que celui de “représentation/apparence à son avantage” …

    Autrement dit : “il y a image de marque et image de marque” comme il y a vin et vin - quand l’un des vins n’est pas pinard” … (rire)…

     

     

  • Au "top du top" de l'hypocrisie !

    … Ce vaccin Astrazeneca, et en général, avec ces vaccins mis sur le marché, ainsi que les campagnes de vaccination “orchestro-programmées” par ce qu’il faut appeler des “conglomérats” constitués de gouvernements, d’autorités médicales et de “politiques” des grands groupes pharmaceutiques (“politiques” en fait, davantage axées sur la loi du marché que sur la santé publique proprement dite)…

    Quel “cinéma” ! Quelle “usine à gaz” !

    Tant de “précautions” prises, d’atermoiements, de revirements de décision, de “valse hésitation”, de “souci” de fiabilité, d’efficacité et de surêté… Tout cela avec statististiques en pourcentages, courbes, analyses, comparaisons ( le nombre de “cas suspects” voire d’événements médicaux “graves” suite à des “effets secondaires” )… “L’on n’en sort plus”, cela devient surréaliste mais surtout dramatique quand on pense à la vie quotidienne que nous sommes tous forcés de vivre depuis 1 an ou plus…

    Ce qui me semble complètement aberrant, illogique, et d’une “monumentale hypocrisie” dans cette “affaire vaccinale”, c’est de voir, d’un côté, tout ce qui est avancé, bien au devant de la scène, soit disant pour “protéger”, “garantir”, “sécuriser”, “informer au mieux”, “éviter que des gens – certes en très petit nombre, de l’ordre de 0,001%, soient victimes d’effets indésirables ayant de graves conséquences sur leur santé”… Mais d’un autre côté, celui moins visible, moins médiatisé, à vrai dire “omertaïsé”, et qui “arrange bien” les puissances de l’argent et des lobbies marchands dans les domaines de l’agro alimentaire et de tout ce que l’on utilise et consomme au quotidien partout sur cette planète ; et qui empoisonne l’air qu’on respire, l’eau dont on se sert pour nos besoins, notamment avec toutes les “saloperies” chimiques, industrielles, pesticides et compagnie, colorants, conservateurs, produits de synthèse dans les denrées alimentaires, légumes, viandes, fromages, yaourts, sauces, céréales, poissons, volaille etc…

    Sachant que toutes ces “vacheries” que l’on respire et “bouffe” font en réalité mourir bien plus de gens, que des effets secondaires à 0,001 de pourcentage, de vaccins contre le coronavirus !

    Merde, on n’en fait pas autant de “cinéma” ni “d’usine à gaz” de “sécurité sanitaire des populations”, pour tout ce qu’on “bouffe” et respire, que pour le vaccin Astrazeneca ou d’autres vaccins contre le covid…

    Nous sommes bien là, avec cette affaire de vaccination soit disant “pour la sécurité sanitaire de milliards d’humains”, au “top du top” de l’hypocrisie !

     

  • Lumière, obscurité

    … Lorsque l’on porte son regard sur l’obscurité en soi, pour autant que nous vienne la conscience de l’existence de cette obscurité… Qu’en est-il réellement, de la lumière que l’on prétend alors porter au devant de soi en reconnaissant l’obscurité en soi ?

    Cette lumière n’est-elle pas, le plus souvent, un éclairage de scène ?

    Et que dire du regard que l’on porte sur ce qu’il y a d’obscur en l’autre, qui, à force d’être projeté autour de soi et d’occuper l’espace public, nous rend toute lumière en l’autre, invisible ?

     

     

     

     

  • La porte étroite

    La porte du bonheur est une porte étroite [ Jean Ferrat ]

     

    Cette porte si étroite est comme une pellicule ou un film encore plus fin et plus tranparent que la pellicule de plastique qui recouvre un pot de confiture.

    Le film est un “passage entre deux mondes”.

    Mais nous ne le voyons pas, ce film.

    Alors nous croyons être dans le même et unique monde.

    L’artiste, le poète, ou l’écrivain, nous fait passer par les mots, par les images, ou encore par des figurines ou des objets confectionnés, dans l’existence du monde que l’on ne voit pas.

    Mais cela ne veut pas dire que seul, l’artiste, le poète ou l’écrivain, a ce pouvoir de nous faire passer de l’autre côté du film transparent.

    Car l’artiste, le poète ou l’écrivain n’est pas le seul “passeur”.

    En effet tout être vivant, et donc la femme ou l’homme “ordinaire” que l’on est…

    Avant même d’être artiste, poète ou écrivain… Pour autant que l’on peut l’être…

    A une lumière en lui…

    Parfois – c’est vrai – une lumière à peine visible, ou méconnue…

    Ou que l’on aperçoit mais que l’on ne regarde pas.

    À vrai dire ce sont des “éclats de lumière” plutôt qu’une “rivière” de lumière…

    Et, ces “éclats de lumière” sont tels les morceaux d’un “puzzle” reconstituant le film transparent et traversable.

    Et la reconstitution n’est jamais complète, elle demeure inachevée…

     

  • À Victor Duruy, dans un univers de garçons, je "luminais" pas

    … Durant toutes ces années, de 1962 à 1967 au lycée de Mont de Marsan, ce qui m’a le plus manqué, c’est les filles…

    Elles se trouvaient alors au Lycée des filles, à l’autre bout de Mont de Marsan, sur la route du Houga… Il n’y avait jamais d’occasion de rencontres.

    Dans cet “univers de mecs” j’avais bien parfois de “grandes envolées d’amitié”, mais j’étais un “pur” et j’idéalisais…

    Je me souviens, lorsque je prenais le car place Pancaut le samedi vers 16h 30, afin de retourner à Tartas chez mes grands parents jusqu’au dimanche soir, quand le car s’arrêtait à Tartas ville haute il y avait toujours une “brochette de jeunes filles” du collège Jeanne d’ Arc, une “école privée”, les filles attendaient le car qui devait les ramener en week end chez elles vers Pontonx et Dax…

    Habillées d’uniformes et de jupes qui leur donnaient une “allure chic”, dotées de jolis visages, ces jeunes filles me “faisaient rêver” et selon cette expression de moi m’étant venue à l’esprit “je luminais”…

    Il me semblait alors que “longtemps luminant”, durant le temps que cela durait, rien de fâcheux ne pouvait survenir dans ma vie à ce moment là, qu’il était impossible de mourir en luminant”…

    Aussi, à chaque fois, j’avais peine à descendre du car ; si je m’étais écouté je serais resté dans le car afin de me tenir aussi près que possible de ces jeunes filles…

    À Victor Duruy dans un univers de mecs en permanence, je “luminais” jamais…

    J’adorais en classe, avoir des profs femme, surtout en Français – ce qui n’est arrivé que l’année où j’ai redoublé ma 1ère, avec Madame Robert, à l’époque âgée d’environ 30 ans… Elle était toujours en robe, très chic, très classe et de visage agréable… Avec elle, j’ai réussi ce “tour de force” de me “peler” un 18 en composition française, sur un sujet ayant trait à la Culture… Un “véritable réquisitoire” de la “société de consommation”, le tout dans un humour assez leste, et avec quelques “idées” tout à fait personnelles…

    Le seul “problème” que j’ai eu avec cette prof, ce fut au courant du 3 ème trimestre, un devoir que je n’avais pas rendu, qui m’a valu 2 h de colle… En effet, ce 3 ème trimestre je le finissais “pour la forme”, ayant été reçu à un concours des PTT, et j’avais comme on dit “lâché la bonde”…

     

  • Au lycée de Mont de Marsan, de 1962 à 1967

    … Quelques personnages qui ont fait partie de notre vie quotidienne de l’époque, et dont je me souviens bien… Et quelques “anecdotes”…

     

    - L’ours, le proviseur monsieur Guinez, qui en effet “faisait ours dans son genre” mais que personnellement je voyais comme un “ours plutôt sympathique”, attentif qu’il était à mon égard.

    Lorsque je suis revenu d’Algérie, en mai 1962, âgé de 14 ans, ma mère et moi avons été accuellis dans son bureau situé au rez de chaussée en façade à côté de la porte d’entrée du bâtiment principal ; il avait été impressionné par déjà le “tempérament” de ma mère assez cocasse et en même temps très ouvert, très communicatif (ma mère alors était comme je dis dans mes souvenirs “une femme très chic très belle et très enjouée qui avait un très bon contact avec les gens, qui était marrante à sa façon et qui de surcroît était divinement bien habillée, dans une élégance et une simplicité associée hors du commun)…

    Et encore, monsieur Guinez – bon c’est vrai il avait un aspect “un peu ours” – avait-il aussi été interpellé par le jeune garçon de 14 ans qu’il avait en face de lui, et qui regardait bien droit devant lui, avec de grands yeux “un peu rêveurs”…

    Je n’avais pas de dossier, rien, absolument rien comme document, tout ayant brûlé lors du saccage du lycée Duveyrier à Blida, le 11 avril 1962, date à laquelle j’avais quitté l’école, avant le rapatriement vers la “métropole”… Je sortais d’une classe de 5 ème A1…

    Il a alors dit, monsieur Guinez après avoir écouté notre histoire, s’adressant à ma mère : “ quand je suis parti au Brésil où j’ai vécu quelques années, c’était pour échapper aux griffes de ma première femme”… Ont suivi quelques confidences et pour finir il m’ a dit ceci après m’avoir posé quelques questions, histoire de me jauger : “Normalement vous devriez à la rentrée prochaine redoubler la classe de 5 ème, c’est ce qui arrive à tous les jeunes dont les familles sont rapatriées d’Algérie, quand les dossiers scolaires font défaut. Mais je vous fais une proposition : si vous acceptez, habitant Tartas, de finir dans une de nos 5ème ici, l’année scolaire jusque fin juin, en tant que pensionnaire, eh bien à la rentrée prochaine je vous inscris en 4 ème, sous réserve bien sûr que vous fassiez vos preuves durant ces 15 jours qu’il reste du 3 ème trimestre”…

    J’ai accepté sans hésiter… “L’expérience” a été heureuse et concluante, d’autant plus qu’aussitôt j’ai acquis auprès des nouveaux copains et des profs, “une cote de tous les diables” ! (rire)…

    Ce qui me convenait tout à fait d’être ainsi une “vedette” du fait que je racontais un tas d’histoires aussi drôles que moins drôles à ma façon, les profs ont vite vu que j’étais bon en composition française, pas mauvais en maths, super bon en histoire et géographie ; du coup mon passage en 4 ème – sans dossier- n’a posé aucun problème…

    Voilà donc pour l’ “ours”…

     

    -Le Flic, monsieur Mula, le censeur, ainsi surnommé parce qu’il laissait rien passer… Un personnage froid, glacial même, qui ne riait et ne souriait jamais, fana de la consigne (avec lui, les “2h” le jeudi voire les 4h et même des fois 8, et le dimanche aussi pour les pensionnaires, ça pleuvait dur, sans jamais la moindre grâce)… Affublé d’une gabardine vert caca d’oie en toutes saisons qu’il pleuve vente fasse soleil, un visage de cadavre, des lunettes noires on n’a jamais vu son regard…

     

    -Le Pinguoin, l’intendant, qui, en personne, faisait le tour des tables de huit au réfec, pour me porter les restes des plats… On m’appelait Gargantua parce que je me farcissais des 1 plat et demi de petits pois, 88 pruneaux, enfin des quantités énormes de bouffe…

     

    -Le Zou, monsieur Cazenave, le surveillant général, avec sa grosse tête bien ronde, et surtout son ventre énorme, âgé d’environ 55 ans à l’époque en 1963, qui répétait “eh vous là bas, on pisse pas contre les platanes” !

     

    -Le Spountz, le veilleur de nuit au dortoir, ainsi surnommé parce qu’il arpentait le plancher des dortoirs avec ses grosses godaces, des brodequins jusqu’en haut des chevilles et que son pas résonnait fort…

    Un souvenir qui me vient : le dimanche matin quand on était à peine dix dans le dortoir, les “ceu’s “qui revenaient chez eux dans leur famille seulement tous les quinze jours -ainsi que les “collés dimanche” - (dont je faisais partie) on se levait qu’à 8h au lieu de 7 en semaine ; avant l’arrivée du jour quand passait le Spountz, y’avait déjà longtemps que j’étais réveillé, il me venait des “pensées” en écoutant, ému, les respirations de mes camarades endormis, il me semblait alors que ces souffles légers se faisaient paroles, comme si ces “paroles” étaient “de confidence”, me révélant des choses qui n’avaient jamais été confiées à personne mais à moi, si…

     

    -Et maintenant, les profs :

    Tout d’abord y’avait ceux et celles qui n’avaient pas de surnom, sans doute parce qu’ils étaient très charismatiques, ou très sévères et en imposant de toute leur autorité, des sortes de “monstres sacrés”, des “légendes”… Entre autres, Monsieur Chêne, un prof de français, sa femme prof d’espagnol, Monsieur Blanc le prof de français latin grec qui faisait les Seconde M, A, B et A’ ainsi que les 1 ère et Terminale Philo, monsieur Grangé, un prof d’allemand qui “notait sec” (4 grosses fautes à moins 4 points chacune t’avais zéro) et qui te faisait répéter des subordonnées et des phrases de plus en plus longues, que t’en perdais le souffle ; et d’autres “indéfinissables” (qu’on chahutait jamais on savait pas pourquoi) tel monsieur Giordan, un prof d’histoire très négligé de sa personne, un vieux costard élimé, cigarette au bec sans arrêt, la cendre qui tombait par terre, un peu fumiste sur les bords ; en compo, il nous donnait des titres de leçons, résultat on avait une bonne note si on était cap’ de reproduire tout le cours mot à mot… Et monsieur Hébert, un lunatique, pas toujours très drôle mais quand il était drôle quels fous rires! Il faisait les 4 ème et 3ème (je l’ai eu 2 ans), un prof de lettres classiques Français, Latin…

    Et puis ceux avec des surnoms :

    -Baba, monsieur Barusseau, toujours en blouse grise, très gentil, pas sévère du tout, tellement “cool” que personne n’avait l’idée de le chahuter.

    -Doudou, monsieur Doucinet, un prof d’anglais, lui très chahuté ; c’était pas vraiment un marrant dans son genre… Une fois il m’interroge, j’avais prévu le coup, mis des haricots en grain dans ma bouche, je sors la phrase, et les haricots qui se barrent et mitraillent les copains assis devant moi… Je m’écris “M’sieur, avec des faillots dans la bouche, ça fait qu’on parle mieux anglais avec l’accent”… Fou rire de la classe toute entière…

    -Marius, monsieur Fourteau, un autre prof d’anglais, un marrant celui là, très chahuté aussi, un fumiste !

    -Pepone, un prof d’histoire géo, le plus fumiste de tous les fumistes, mais qui néanmoins trônait derrière son bureau, tel un empereur Romain visage taillé à coup de serpe, mais rien à voir avec le centurion Octupus de la bande dessinée Astérix…

    … Enfin, celui là j’en parle en dernier, c’est monsieur Laffite un prof de gym, le roi des fumistes, aexéco avec Pepone, qui nous foutait pendant l’heure de gym un ballon dans les pattes, “allez démerdez vous”, ainsi que durant les 2 h de “plein air”. Avec lui, on faisait juste des exercices pour la compo : grimper de corde, lancer de poids, saut en hauteur (où j’étais nul) mais course à pied 1500 mètres où j’excellais (je faisais 2,49), oh, putain, le Laffitte là, il a jamais topé que j’étais bon à la course de fond… Et j’avais un copain, Lasserre, un déjanté toujours collé le dimanche, qui lui, avait été champion d’Aquitaine au 1500 mètres avec 2,48) mais encouragé par un prof plus sérieux…

     

  • À quoi tient un destin ?

    … Durant l’année scolaire 1963/1964, j’étais en classe de 3 ème M2 au lycée Victor Duruy de Mont de Marsan, pensionnaire…

    Cette année là fut de loin la meilleure de toute ma scolarité, j’étais premier dans toutes les matières, même en mathématiques où d’ordinaire je ne brillais jamais… J’avais obtenu le Prix d’Excellence à la distribution des prix en fin d’année…

    Sur le conseil de mes grands parents maternels ainsi que d’autres personnes de ma famille (du côté de ma mère) il m’avait été proposé de me présenter au concours de l’Ecole Normale, du fait que j’avais brillament passé le BEPC…

    J’avais en effet le “profil” pour espérer être reçu à ce concours et mes grands parents me voyaient très bien, ainsi que d’ailleurs moi-même, devenir instituteur et peut-être même poursuivre au delà des 3 années de l’Ecole Normale, avec “Normale Supérieure” pour être professeur (je m’imaginais professeur de Français – à l’époque on disait déjà “Lettres Modernes”- ou même mieux encore professeur de philosophie, une sorte de Jean Grenier, qui fut à Alger en 1930 le prof de philo d’Albert Camus…

    Cependant, ma mère préférait qu’au lieu de passer le concours de l’Ecole Normale, je continue au Lycée, que je suive la filière classique 2 ème, 1 ère, Terminale puis Fac… Ma mère – mais ce n’était point là, la seule raison – craignait que si au concours de l’Ecole Normale je n’étais pas reçu dans les premiers, je doive accepter d’aller dans un établissement situé loin des Landes où j’habitais à Tartas… C’est ce qui était arrivé, d’ailleurs, à un copain nommé Bouillerce, le fils du Chef de gare d’Arengosse dans les Landes, qui lui, reçu, avait été envoyé à Epinal dans les Vosges.

    J’avais appris quelque temps plus tard, que mon copain, un jour, était mort noyé en se baignant dans un lac, dans les Vosges alors qu’il atteignait sa 18 ème année…

    En définitive j’ai renoncé à me présenter au concours de l’Ecole Normale, j’ai écouté ma mère qui selon ses dires, trouvait que le lycée et la fac c’était mieux, plus prometteur pour moi, que cela pouvait me donner accès à une formation universitaire (études littéraires)… À cette époque je rêvais en effet d’être prof – de Français ou même de philo – dans une classe terminale de lycée (j’avais, je m’en étais aperçu, adolescent au lycée de Mont de Marsan, un très bon contact (discussions et relations) avec les autres (de mon âge, plus âgés ou plus jeunes que moi)… Au réfectoire, à midi, j’étais souvent invité par des grands de Terminale ) à leur table où manquait l’un de leurs camarades ; ils me passaient des “tuyaux” pour les maths, et je leur livrais mes brouillons de composition française, l’on avait ensemble des discussions passionnées…

     

    À la rentrée scolaire 1964/1965, j’entrais donc en classe de Seconde M1…

    Le premier trimestre s’était déroulé normalement pour moi, assez bons résultats dans l’ensemble, mais j’avais – hélas- comme on dit “ des profs crème” dans les matières principales , en Français un type jeune assez imbu de lui-même, très féru de classique et d’analyse de texte, peu porté sur les “grands sujets de réflexion, de société, etc., qui se laissait chahuter et dont on subissait les devoirs à faire, peu intéressants, demandant des recherches pointues dont nous ne voyions guère trop l’intérêt…

    Et en maths, j’avais “Baba” un type tellement gentil que personne ne pensait à se moquer de lui, à le chahuter… Et qui n’était pas sévère du tout avec les notes qu’il nous donnait (pour avoir en dessous de la moyenne il fallait vraiment être mauvais en maths)…

    “Manque de pot” pour moi, cette année là, à deux reprises pour maladie grave, une première fois tout le mois de décembre, et une autre fois tout le mois de juin avec une péritonite, j’ai été absent une partie de l’année, de telle sorte qu’en dépit de mes absences à certaines compositions trimestrielles qui comptaient pour le passage en classe supérieure, j’ai été tout de même admis en Première…

     

    À la rentrée scolaire 1965/1966, j’entre donc en Première M1… Et c’est là que mes lacunes (dues à mes absences trop longues) m’ont finalement “joué un sale tour”…

    1/20 en maths, 1/20 en physique chimie (avec cette fois “des profs caillou”)… Mon 15 en Français ne suffisait pas, à chacun des 3 trimestres, à me donner la moyenne d’au moins 8/20 d’admissibilité en Terminale…

     

    À la rentrée scolaire 1966/1967, je redouble en Première C4 (c’est l’année du premier “grand changement” dans les réformes scolaires)…

    Au départ, ayant eu connaissance de mon inscription en 1 ère C4, je me rends chez le Proviseur monsieur Guinez (qui me connaissait bien et me “comprenait”) et je lui demande l’autorisation de me laisser redoubler ma Première en A, en littéraire… Il était d’accord…

    J’entre alors, pour le premier cours, celui de monsieur Blanc, prof de Français, dans cette 1ère A… (Un prof “caillou” il faut dire – mais ça me faisait pas peur)…

    Au bout de 10 minutes, voilà le censeur, monsieur Mula, qui se pointe dans la classe, et qui dit : “qu’est-ce qu’il fout là, Sembic, dans cette classe ; il était en M depuis la 3 ème, il doit revenir en C !”

    Ce monsieur Mula, le censeur, à vrai dire, il avait un “ascendant” sur le proviseur monsieur Guinez, et c’était, le censeur, un type vache, fana de la colle (il graciait jamais), c’était un lugubre, il riait ni ne souriait jamais, très glacial de contact, je le revois dans sa gabardine vert caca toute droite, ses lunettes noires, son visage cadavérique – on l’aurait dit atteint d’une perpétuelle maladie de foie …

    Du coup je quitte à mon grand regret la classe de monsieur Blanc et me voici en maths avec un jeune prof en tablier blanc croisé ceinturé, très imbu de sa personne, réputé pour “noter sec”, en 1ère C4…

    Toujours 15 en Français à chaque trimestre, mais encore 1/20 en maths et 1/20 en physique…

    Je réalise que je vais la “louper” cette deuxième Première, avec ces deux profs là, que j’avais en C4, en maths et en physique… Du coup, je me décide à passer des concours administratifs dont celui des PTT agent d’exploitation, le jeudi 17 novembre 1966 (sujet de la composition française “ On ne s’égare jamais si loin que lorsque l’on croit connaître la route” )…

    Il faut croire que le sujet m’inspira, puisque, le 30 mars 1967, j’appris que j’étais reçu à ce concours des PTT, 293ème sur 1500 admis (plus de 10 000 candidats dans toute la France) et 2 ème sur le département des Landes…

    Faisant partie des 300 premiers, ma nomination était décidée pour le 27 avril, mais j’ai demandé un sursis afin de pouvoir terminer mon année scolaire, un sursis qui me fut accordé et finalement je partis pour Paris Centre de Tri Postal PLM, où je devais me présenter le lundi 17 juillet 1967…

     

    Sur le bulletin trimestriel fin d’année de 1 ère C4, c’était marqué “ Est prié de changer d’orientation” (le “coup de pied au cul” consensuel ) rire…

     

    … J’ai bien essayé, jusqu’à mai 1968, de suivre des cours par correspondance avec “L’Ecole Universelle”, et même rédigé les devoirs durant un certain temps… Mais j’ai fini par “déclarer forfait”… Y’avait les copains, les sorties, les premiers crapuhuts en vélo, d’abord en région Ile de France puis ensuite à plusieurs reprises des “tours de France” de 3000 kilomètres par étapes qui m’ont fait vagabonder et traverser la plupart des départements de France… Mais à vrai dire je fus un clochard en vélo, “créchant”soit à la belle étoile, soit dans des auberges de jeunesse et parfois chez des gens, dans des granges, bien accueilli que j’étais assez souvent… Il faut dire que travaillant de nuit au PLM, ça me permettait avec les “combines” (remplacements de collègues dans l’autre brigade, plus les repos compensateurs) de profiter de longs congés, évidemment payés en retour par des périodes de travail de 10, 15 vacations de 10 h de nuit de suite)…

    … J’étais déjà bien loin, après mai 68, de mes rêves d’être prof de français ou de philo, ou journaliste littéraire… C’est aussi, ce temps là, après mai 68, de mes premiers carnets, de mes premières écritures…