La langue de Molière

Moliere

… “ De jeunes auteurs et autrices”…

Déjà, la “formulation” me heurte… “autrices”, je n’adhère pas ! Pourquoi pas “auteures” – ou je ne sais quoi encore… “d’écriture inclusive”…

Et puis “réécrire”… “Réécrit-on” Rimbaud, Céline… ?

“Une manière nouvelle” ? Laquelle ?

Certes, du temps de Molière, peu de français – de toutes conditions sociales d’ailleurs – savaient lire et écrire…

De nos jours, avec un Baccalauréat – même avec mention – que neuf jeunes français sur dix obtiennent, dont environ cinq d’entre eux avec 10 sur 20 de moyenne, peut-on parler de “savoirs acquis” et surtout, de “savoir faire” ?

“Trop ardue”, la langue de Molière ? Faut-il qu’elle soit, la langue de Molière, “réécrite” dans ce qui est devenu, avec l’aval des “décideurs” du parler et de l’écrire, du “Français pour tous” comme “le mariage pour tous” ou “autre chose de tout pour tous” ? Pour un “accès à tous” dans une liberté construite “de tic et de toc” et dans une “normalité arasante” ?

La “marche du cosmos – ou de l’univers”, le mouvement et l’évolution des galaxies, la vie telle et comment elle nait, se développe, disparaît ici où là puis revient en un autre ici ou là… N’évolue-t-elle pas, la “marche”, de la simplicité initiale dans une combinaison d’éléments premiers, vers la complexité ? Vers davantage, toujours plus de complexité et d’interactions, et donc, de relation ?

 

… La liberté dans la complaisance et dans la normalité arasante, généralisée, organisée et planifiée à l’échelle d’une société, d’une civilisation toute entière ; c’est ce qui renforce et entretient le plus les inégalités, bien plus encore que les inégalités qui ont toujours existé et que les pouvoirs et les systèmes en place, sur fond de moralité et d’éthique sociale, de “bien être pour le plus grand nombre” ont prétendu faire disparaître…

En “très haut lieu” c’est d’ailleurs le “projet” qui est celui d’une société “normalisée”, à plus vrai dire “arasée”… Et donc, d’une docilité permettant à quelques uns, une minorité de gens sur cette planète, de confisquer les savoirs et les savoir faire à leur seul profit, et de laisser accessibles au plus grand nombre, les savoirs et les savoir faire qu’il convient d’acquérir selon les normes établies…

 

 

 

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