Pensée, réflexions, notes, tags

Mots de la vie, interrogations diverses et parfois essentielles...

Le silence

"Le silence est la meilleure réponse à la bêtise"...

 

... Il est aussi et surtout, le silence, une réponse qui en dit plus long et plus profond, que tout réquisitoire contre l'indifférence, contre la non reconnaissance, contre la critique acerbe, contre le mépris, contre l'oubli, contre l'ignorance, contre le déni... Et contre toutes les suffisances et les certitudes ostensiblement affichées...

Il vaut mieux vieillir et pour finir mourir dans ce silence là, plutôt que de vivre dans la mendicité ou dans l'espérance ou dans l'illusion d'une reconnaissance qui fera toujours défaut ou sera intéressée...

Je ne connais pas de meilleure violence, de meilleure révolte, que ce silence là !

 

Béquilles

     L'image, telle qu'elle est aujourd'hui produite, telle qu'elle s'impose par sa présence, par sa répétition, par son éclat, par ses aspects sous différents angles de vue, se fait la béquille de l'imaginaire tout comme Google, Wikipédia aujourd'hui et le livre et l'écrit et le publié après Gutemberg se font les béquilles de la mémoire (et de la Connaissance)...

Quand il n'y avait pas de télé ni de cinéma ni de photographie, quand il n'y avait que des livres ou des illustrations sur des pages écrites, c'était l'imaginaire qui faisait les images, qui animait les images, et, de ces images qui se faisaient et s'animaient, venaient d'autres images...

Quand il n'y avait pas Google ni Wikipédia, quand il n'y avait que l'écrit par la main, l'on était forcé de se souvenir de ce que l'on avait appris, et de le transmettre autour de soi par la parole.

Notre civilisation est devenue une civilisation qui marche et avance sur des béquilles...

Que les béquilles viennent à manquer, et le boiteux d'aujourd'hui alors, sera plus infirme, plus handicapé que ne l'était le boiteux d'autrefois...

 

Le pirate

Squelettes

... Ils ont tous, le White, le Black, le Gay, le Straight, le Religious et l'Athéist, chacun d'entre eux, la "culture" qui est la leur, avec tout ce que de par leur culture, de par leurs convictions et de par leurs certitudes, ils revendiquent haut et fort... Ils marchent tous, bien droits bien campés sur leurs deux guiboles... Mais... Aucun cependant, ni le White ni le Black ni le Gay ni le Straight ni le Religious ni l'Athéist n'a, comme le Pirate, perdu une jambe dans le combat...

 

La vie est un combat

La vie c'est un combat
Les riches se battent pour être plus riches
Les pauvres se battent pour être moins pauvres...
Et riches s'ils y arrivent...
Les nus dans la rue qui n'ont rien que leur peau sur leurs os
Se battent pour survivre
Les malades se battent pour guérir ou pour être moins malades
Le moindre animalcule à peine visible sous la loupe du microscope
Se bat pour conserver sa vie même très courte
Et pour assurer la continuité de son espèce
Ainsi pour les croyants est l'immense sagesse de Dieu
Et pour tous croyants ou pas croyants en Dieu
La vérité intemporelle et tous environnements possibles et confondus
De la nature de l'univers du cosmos
La vie est un combat

Hollywood Minou

Aristochats

D'un côté du monde on te dit que c'est là qu'il faut être mais c'est aussi là que tu reçois les coups de bâton dans le dos, qui te font mourir avant l'heure sauf ceux qui les donnent les coups de bâton...

Et de l'autre côté du monde on te dit que c'est là qu'il faut être mais c'est aussi là qu'est le sabre ensanglanté au dessus de ta tête, prêt à te la couper, la tête...

Bâton et sabre à terre, deux bras d'honneur, l'un du côté du monde et l'autre de l'autre côté du monde... Et un billet de transport pour Hollywood Minou !

 

Les êtres de silence et de non-dit

      Les êtres de silence et de non-dit, dans l'environnement de leurs proches et d'ailleurs aussi dans l'environnement de la plupart de leurs connaissances autour d'eux ; sont peut-être parfois, ceux qui ont le plus de choses à dire...

 

Ce que l'on a fait de la liberté...

      Ce que l'on a fait de la liberté, de cette liberté que les peuples réclament, de cette liberté inscrite dans les constitutions, de cette liberté pensée par les philosophes, de cette liberté prônée par les intellectuels progressistes, de cette liberté à laquelle chacun de nous aspire, de cette liberté mise en étendard en tête des cortèges, de toutes sortes de cortèges y compris les plus invraisemblables ou les plus revendicatifs dans leurs exigences... Ce que l'on a fait de la liberté... Et c'est malheureux, tragique à dire... Est peut-être encore plus liberticide que l'Islam, que le Judaïsme et que le Christianisme "purs et durs" ; que le Totalitarisme politique, gouvernemental et sociétal qui règne dans certains pays...

Si Dieu ou si "quelque chose qui ressemble à Dieu" (la nature, l'univers, le cosmos) voit ce que les humains ont fait de la liberté... Il doit se résoudre à envisager de "faire le Dragorek" (l'anéantissement)... Mais ça, soit dit en passant, c'est ce que dit le Croyant ou le Penseur, l'Homme en somme...

Mais il n'y aura pas de "Dragorek par la main de Dieu, pas de Dragorek par la mécanique du Cosmos autrement que de ci de là et purement accidentel (par exemple un astéroïde qui tombe sur la Terre tout comme sur une autre planète)... Il y aura seulement le "Dragorek de la Terre par la main de l'Homme ou le Dragorek d'une autre planète par l'oeuvre d'une espèce évoluée dominant cette planète"...

 

Ce regard que l'on porte, de soi et de l'autre

     Lorsque l'on porte son regard sur sa propre obscurité, on ne devient pas lumineux pour autant...

La conscience de cette obscurité en soi, exprimée tout autour de soi, n'est , le plus souvent, qu' un éclairage de scène...

Quant au regard que l'on porte sur l'obscurité des autres, de tel ou tel autre autour de nous, c'est un regard qui, à force d'être projeté autour de soi et d'occuper l'espace public, nous rend toute lumière en l'autre, invisible...

 

Regard en burqa

Grosses lunettes

     Les lunettes de soleil, surtout quand elles sont grosses comme des soucoupes volantes, sont des burqas qui couvrent le regard...

Quand on a la foi en son regard, on ne craint pas la cataracte...

 

Un monde figé

"T'es un ancien si...

Ainsi fut mon enfance : je n'avais pas de Blackberry, ni de Wii, ni de Playstation, ni Xbox, ni MP3 et encore moins de PC portable... Je jouais à cache cache, aux billes, aux pogs, des cabanes dans les arbres, au ballon, à l'avion. L'heure de rentrer c'était quand ma mère criait "rentre maintenant !" Quand je me comportais mal, on m'envoyait pas chez le psy, on me bottait le cul!!! On faisait du roller ou du vélo au lieu de "tchatcher" sur internet. Et quand on voulait se voir, on allait sonner les uns chez les autres, on ne s'envoyait pas de SMS. Les gels antibactériens n'existaient pas et on jouait avec la terre! Quelle enfance super"

 

                      [Facebook.com/tesunanciensi]

 

     Ce que j'en dis : "Blackberry, Wii, Playstation, Xbox, MP3, PC portable... Smartphone, 4G, Internet, facebook, les blogs, les SMS, tchatcher sur internet... Tout cela dans un monde qui serait demeuré tel celui des Anciens mais dans lequel on se verrait en allant sonner les uns chez les autres, en se regardant dans les yeux et en inventant des histoires en voyant passer des visages, dans une philosophie de la Relation... ça serait ce monde qui n' a pas encore existé, qui ne serait pas forcément meilleur, mais qui serait différent dans le sens où ce monde là, ne serait plus figé comme il l'était et comme on en a la nostalgie, ou figé comme il l'est aujourd'hui en un bouillonnement qui fait de chaque éclat qu'il projette, une goutte de gel suspendue tel un cocon déchiré sur un fil de clôture... Toutes ces technologies que sont Blackberry, Wii, Playstation, Xbox, ¨MP3, Internet, SMS... ont figé le monde en une mer gelée qui s'est fracturée de partout, qui a évelé des cathédrales de glace, ou des igloos pour nains de jardin, qui a ouvert des failles au fond desquelles on ne voit rien, rien d'autre qu'un trou noir... Alors qu'elles auraient dû, toutes ces technologies, nous laisser entrevoir et ce ciel et ces abysses dont nous ne savons toujours rien...

Dans ce ciel et dans ces abysses dont nous ne savons toujours rien ou si peu, je sais, je "vois", au moins une chose : nous y sommes tous reliés, les êtres humains, les êtres de et des ailleurs, les fins et les commencements, les avant et les après, les années lumière et les nano secondes...

 

Les gens "ordinaires"

... Il me vient, "des gens ordinaires", cette conscience aiguë de ce que ces "gens ordinaires" ont en eux d'unique, d'exceptionnel, d'intime, d'intemporel en eux...

Car je vois toujours dans ces visages de "gens ordinaires", des paysages, des "univers", des "mondes" qui ont une histoire...

N'ayant point la connaissance de cette histoire dont je n'ai pas la moindre idée de l'immense livre que peut faire cette histoire... Il me vient cependant l'histoire que ce visage inconnu ou méconnu, m'inspire...

Et c'est toujours une histoire comme un vêtement imaginaire dont je revêts une femme, mais parfois aussi je l'avoue... Comme un déguisement de carnaval ou d'halloween auquel très vite je ne crois plus tout à fait, bien que l'ayant dessiné sur un mur devant lequel passent des gens... Alors je voudrais modifier, arranger le dessin... Et, quelquefois, l'effacer...

 

La dureté du monde

     Il y a dans la dureté du monde en dépit de sa cruauté et de tout le poids dont elle pèse sur nos existences, une certaine beauté. Cette beauté réside dans la faculté qu’ont les êtres vivants à survivre, s’adapter, évoluer, établir entre eux une relation durable dans un environnement hostile. Qu’elle soit une fatalité ou non, la dureté du monde dans toute sa réalité est une nécessité. Sans elle, il n’y aurait jamais cette espérance si belle et si enthousiasmante d’un avenir meilleur, ni cette capacité qu’ont les êtres vivants à évoluer et à se perpétuer.

 

Un passage tout aussi invisible qu'inconcevable

     Une conscience aiguë de l’existence de l’Autre ouvre un espace relationnel différent de celui dans lequel nous vivons habituellement.

Mais cette conscience de l’existence de l’autre n’est pas innée en nous : elle ne l’est pour ainsi dire jamais…

Il est plus difficile de l'acquérir, que de réussir ou de construire sa vie.

Je ne dis pas que la conscience de l’existence de l’Autre fait cette relation meilleure et plus profonde et plus durable à laquelle nous aspirons, mais je suis certain que cette conscience là, serait comme un point lumineux que notre regard parviendrait à percevoir quelque part sur une ligne d'horizon si connue de nous, parcourue de mille cimes et de brumes incandescentes...

Peut-être, oui peut-être ce point lumineux que notre regard parviendrait à percevoir, révèlerait-il l'existence d'un passage vers un espace que nous n'avons jamais exploré parce que la ligne d'horizon nous le rendait, ce passage, non seulement invisible mais inconcevable...

 

Ce regard d'enfant que nous n'avons plus, mais qui n'est pas perdu...

... Seulement enfoui et dont l'état de veille empli de questions, qui faisait voyant ce regard d'enfant, a évolué en un état de voyance où nous ne voyons plus, parce que des réponses nous sont venues qui ont effacé nos questions... Mais que ces réponses ne nous conviennent plus, alors reviennent les questions, et, avec les questions, ce regard d'enfant que nous avions...

 

"Tout adulte est, je le répète, un enfant raté". (Voyage au centre de soi, Stephen Jourdain).

 

Stephen Jourdain : http://stephenjourdain.com/

 

 

... Il y a dans cette pensée de Stephen Jourdain "tout adulte est, je le répète, un enfant raté"... à mon sens, une vérité intemporelle : en effet, l'être humain lorsqu'il vient au monde, tout comme tout être vivant d'ailleurs, est comme ce grain de blé qui contient en son cœur même, en sa chair, en son enveloppe, tout ce qui est nécessaire à son développement, à son "devenir"... et même tout ce qui est nécessaire en lui, afin de "remédier" à tout ce qui, durant son développement, pourra l'affecter (et l'affectera sûrement)... Il y a aussi ce rapport, cette relation avec ce qui l'entoure (environnement, êtres et choses), le "grain de blé" (l'enfant)... Un rapport dans lequel entre une "connaissance intuitive" qui disparaît avec la connaissance que l'on acquiert par les réponses qui nous sont données, et par ce que l'on nous fait apprendre (école, université, société)...

L'adulte, alors, investi qu'il devient, de tout ce que le monde, le sens du monde, l'école, l'université, la société, lui inculque, le "formate", le "conditionne"... est bien, comme le dit Stephen Jourdain... un "enfant raté"...

Mais dans "enfant raté" il y a "enfant" cependant... Cela veut dire que l'enfant est toujours là, en l'adulte... D'ailleurs, que vienne une grande souffrance, une terrible maladie, une grande détresse, et la personne humaine est "comme un tout petit enfant qui a mal, très mal"... Que les fameuses "réponses" qui nous ont été données, que le "prêt à penser" avec lequel on nous a conditionnés, que la science dans tous ses états et dans toutes ses disciplines et dans toutes ses nouveautés... que tout cela en plus ou moins grande partie, ne nous convienne plus (par quelque déception, "échaudement")... Alors reviennent les questions, et avec les questions, le regard d'enfant...

 

Créateur/créatrice d'atmosphère...

     "Créateur/créatrice d'atmosphère"... C'est ce que chacun est à sa manière, qu'il en soit conscient ou non, qu'il soit comme on dit "un personnage charismatique", influent, bien connu, un artiste, un écrivain, un homme ou une femme qui va de l'avant... Ou bien qu'il soit tout simplement un être "ordinaire" (ordinaire dans le sens de ce qu'il y a d'ordinaire en chacun de nous)...

Le monde dans lequel nous vivons a toujours eu besoin de ces "créateurs d'atmosphère" qui le font être, ce monde... par ce qui émane d'eux, par ce qui sue de tout leur être intérieur par leurs yeux, par ce qu'ils expriment et réalisent et communiquent, et transmettent... Un monde "en devenir", un monde en un "devenir encore rêvé mais dont les traces sont déjà réelles et empreintes de lumière"...

 

a href="http://www.hebdo-landes.com" target="_top">Référencé sur Hebdo Landes !