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  • Le droit du plus fort

    … Avec le « droit du plus fort » tel qu’en vient de faire la démonstration Donald Trump avec l’intervention armée US au Vénézuela dans les conditions que l’on connaît, conditions par lesquelles un pouvoir (en l’occurence celui de la CIA) doté de moyens encore plus puissants que des troupes d’infanterie et d’engins militaires en invasion d’un pays ciblé et attaqué…

    C’est tout un monde, celui de la 2ème moitié du 20 ème siècle et du premier quart du 21 ème siècle, que nous avons connu, nous les générations des nés entre 1950 et 1990 en France, en Europe, en Amérique… Qui s’effondre…

     

    « Exit » désormais :

    Le conseil de sécurité des Nations Unies

    Le droit international

    Les congrés – dont celui des États Unis d’Amérique

    Les plus hautes instances gouvernementales telles que le Sénat

    Le principe du mandat donné par de hautes instances internationales avec l’accord commun de plusieurs pays dans le cadre d’une opération ou intervention militaire estimée « nécessaire »

    L’Organisation des Nations Unies

    Les organisations non gouvernementales d’intérêt public

    Tout cela étant – on le voit bien avec Donald Trump- « balayé d’un revers de main », bafoué, méprisé, piétiné… Sous le regard de l’humanité, de la Terre tout entière…

    Avec cette « intervention » - dans les conditions où se sont réalisées cette intervention- au Vénézuela, Donald Trump le 2 janvier 2026 a « fait plus fort encore » que ne l’avait fait Vladimir Poutine le 24 février 2022 en envahissant l’Ukraine !

    Ainsi la démonstration de force faite par Donald Trump ouvre – t -elle en grand une porte déjà bien ouverte depuis une quizaine d’années : la porte du droit du plus fort, du plus prédateur, du plus brutal : porte par laquelle vont s’engouffrer « tous les grands fauves de la planète que sont entre autres Vladimir Poutine et Xi Jinping…

     

    « Exit » également la lutte contre le changement climatique, la disparition des espèces animales, la recherche scientifique pour d’autres buts que celui de la domination économique de marché, la Culture autre que celle « donnée en pâture et en auges remplies aux masses humaines »

     

    Ce qui me sidère dans « cette affaire là » de basculement de l’ordre du monde du côté de la loi du plus fort c’est que plus de la moitié de l’humanité s’y résigne, s’y soumet, et même pour beaucoup l’acceptent !

    Et c’est ce niveau de résignation, de soumission, d’acceptation de tant et de tant de personnes dans le monde – surtout du côté des 3 milliards de consommateurs contribuant au remplissage débordage des tiroirs caisses des gangsters autorisés et auto-autorisés – qui en définitive « fait le monde, l’ordre du monde tel qu’il devient » Et… Dont il finira par crever !

     

     

  • Que dire de l'intervention armée des USA de Donald Trump au Vénézuela ?

    … Il est aussi difficile, très difficile de…

     

    1/ Approuver cette intervention armée décidée par Donald Trump contre un pays, contre un état souverain…

     

    2/ Que de défendre un pays, un état, d’un gouvernement « de gauche » (socialiste en l’occurrence celui de Nicolas Maduro) complètement gangrené par la corruption, par le trafic de drogue – dont Nicolas Maduro le président vénézuelien actuel successeur de Chavez est le « Mafioso en chef »…

     

    3/ Et de faire « acte de vénération » à l’égard de Maria Corina Machado ayant reçu le Prix Nobel de la Paix, mais qui est d’extrême droite et a appelé à cette intervention américaine avant que cette dernière ne soit effective…

    Question combat pour la Paix, Maria Corina Machado n’a œuvré que dans son pays et non pas contre LES guerres qui se mènent de par le monde…

     

    la Gauche Française notamment celle de LFI et de Jean Luc Mélenchon, ainsi d’ailleurs que toute une « Intelligentsia » progressiste, se scandalise de cette intervention américaine au Vénézuela… Moi aussi mais de ma part il faut dire que je désapprouve avant de trouver scandaleux – quoique « scandaleux » oui quand même…

    Je trouve beaucoup plus scandaleux qu’un Prix Nobel de la Paix puisse être décerné à une personne d’extrême droite qui a appelé contre le gouvernement de son pays à une intervention par un autre pays – avec l’idée que cette intervention pouvait être armée…

     

    … Quand à soutenir, à défendre un pays dirigé par un chef corrompu, impliqué dans le trafic de drogue, et dont une partie de la société de ce pays est gangrénée par la corruption… Cela non, je ne puis…

     

     

  • Vénézuela, Yémen

    ... Le Vénézuela en crise depuis 2013 et la mort d'Hugo Chavez, est aujourd'hui la "vedette" d'une actualité politique divisée en 2 blocs :

    -Celui des USA et d'une vingtaine de pays européens alignés sur la politique des USA, et qui soutient Juan Guaido, le "président par interim" autoproclamé et appuyé par l'opposition parlementaire majoritaire au parlement.

    -Celui de la Russie, de la Chine, de la Grèce, de l'Italie et de la Turquie, ne reconnaissant pas Juan Guaido et soutenant ouvertement -mais pour des motifs géopolitiques essentiellement- Nicolas Maduro, le président chaviste... Quoique pour l'Italie, la situation est plus complexe puisque la ligue de Matéo Salvini n'a aucune accointance avec Nicolas Maduro...

    Le gouvernement de la France apporte son soutien déclaré à Juan Guaido, par la voix d'Emmanuel Macron et de Jean Yves Le Drian ministre des Affaires Etrangères.

    La Chine et la Russie sont les 2 créanciers de la dette vénézuelienne censée être remboursée en pétrole, et craignent qu'un changement de gouvernance au Vénézuela ne remettre en cause les accords passés précédemment...

    L'on voit bien que dès lors que des intérêts "majeurs" sont en jeu (géopolitiques, économiques, stratégiques), les grandes puissances "alliées" ou "alignées" entre elles en 2 blocs ou 2 visions différentes du monde, interviennent ou tout au moins font entendre leur voix et se mobilisent dans le cas d'une guerre ou d'une crise dans un pays doté de ressources énergétiques ou du sous-sol (métaux précieux et autres)...

    ... Le Yémen, en guerre civile depuis 2014 entre les rebelles Chiites Houthis et les forces fidèles à l'ex-président Ali Abdalah Saleh assassiné en 2017 et ayant pour successeur Tarek ; une guerre qui s'est internationalisée avec l'appui contre les rebelles, de l'Arabie Saoudite et de nombreux pays musulmans... Le Yémen est un pays en train de disparaître, complètement détruit, en ruines, laminé par les engins de guerre, dont les habitants sont massacrés ou meurent de faim...

    La situation de grande souffrance du peuple Yéménite, de détresse, de misère absolue, de violences... Situation humanitaire et économique bien plus désastreuse encore que celle du Vénézuela, ne "mobilise" guère (pour ainsi dire pas du tout) le monde des "2 blocs" ! Silence radio-télé-médias-réseaux sociaux-politiques-gouvernants-grandes puissances, sur ce qui se passe au Yémen depuis 2014, depuis l'offensive laminante et démesurée de l'armée Saoudienne ; sur une crise humanitaire de grande ampleur et des plus dramatiques (avec la guerre de Syrie) qu'ait connu le monde après la seconde guerre mondiale...

     

    ... Bien que des manifestants vénézueliens de l'opposition aient été tués à balles réelles par l'armée au service de Nicolas Maduro, on ne peut pas parler de guerre civile comme au Yémen puisque le camp des armes n'est autre que celui du pouvoir en place. En effet l'opposition est celle d'un peuple désarmé... Ce qu'il faut craindre, c'est une intervention étrangère (des Etats Unis)...

    Le nombre de morts ces derniers mois au Yémen (civils et combattants) s'élève probablement à plus de cent mille auquel il faut ajouter un nombre encore plus important dans les semaines et les mois qui viennent, du fait de la famine et des maladies, du manque de tout... Et des combats qui se poursuivent, et des incessants bombardements de l'armée Saoudienne dotée de matériel militaire et avions vendus par la France (pour un certain nombre)...

    Au Vénézuela présentement, si l'on peut comparer avec le Yémen, ce sont 300 000 personnes environ qui peuvent dans les jours qui viennent, mourir de misère totale, de manque de médicaments, tant la pénurie est importante en produits alimentaires.

    L'argent ne vaut plus rien au Vénézuela puisque trois ou quatre brouettes pleines de billets de banque ne suffisent pas à acheter 1 kg de riz...

    Si l'aide humanitaire est présente et s'organise pour le Vénézuela, bien qu'elle soit bloquée par Nicolas Maduro, qu'en est-il de cette aide humanitaire pour le Yémen, autrement que par des ONG, médecins du monde, action contre la faim, qui sont loin de suffire et donc, n'est pas celle de grands pays et de leurs gouvernants mobilisés ?

    Il faut dire que les ressources naturelles au Yémen, pétrole, gaz, entre autres, ne sont pas très abondantes loin s'en faut !