liberté

  • Image de couverture

     

    Galaxie

     

    C'est l'image que j'ai choisie pour écran d'accueil de mon ordinateur, à l'appui sur le bouton de mise en marche...

    Et le nom que j'ai donné à mon ordinateur est Cassiopée...

    Si je devais définir et mettre en ligne ma « story » sur Facebook, comme tant le font de 7 à 77 ans et même des « papy-mamy » de plus de 80 balais... Ma « story » aurait pour « scoop du jour » de jour en jour -pour ne pas dire d'heure en heure- des images du cosmos, de paysages de la Terre, de mes copains coléoptères, de mon ami le crapaud, et de bien d'autres créatures vivantes...

     

     

    Cet engouement généralisé et omniprésent pour les stories (et tout ce qui y ressemble ou s'en apparente) sur les réseaux sociaux Facebook , Instagram principalement ; participe à une conformisation de l'information standardisée, accélérée par la consommation de masse de produits et outils technologiques de traitement et diffusion de l'image (surtout de l'image animée)...

    Ainsi nous sommes donc, nous devenons donc implicitement d'accord avec cette conformisation ; nous nous laissons abuser car nous croyons être plus libres... Mais que « vaut » cette liberté, si notre réflexion, si notre pensée personnelle, si notre capacité intérieure à résister à ce qui nous conditionne, nous font défaut parce quelles sont uniformisées, laminées par cette uniformisation standardisée ?

    Le propre (ce qu'il y a de plus évident et de plus caractéristique) de la mise en place -mine de rien- d'une dictature (dictature de l'argent, de l'apparence, du marché... Et bien sûr dictature politique, de pouvoir, de type d'économie étendue au monde entier)... C'est cette « illusion de liberté » qui est donnée par le Pouvoir en place -en fait, organisé et planifié- mais qui incite à un tel abus, à un tel délitement de la liberté, que, dès le jour où s'instaure la dictature, la liberté se trouve mise sous verrou... Parce que, ce qui a tant choqué les uns et les autres, ce qui a tellement dérangé bien des gens... Finit par pousser l'autorité dominante parvenue au Pouvoir, à imposer une sorte de « moralisation » de l'expression publique (« moralisation » qui de fait, sert surtout de prétexte pour restreindre considérablement les libertés, toutes les libertés...

    Ainsi les dictatures qui s'avancent masquées sont plus pernicieuses que les dictatures qui s'avancent avec leur vrai visage quoique ces dernières soient en réalité impitoyables mais au moins on peut les combattre, les empêcher d'avancer... C'est bien plus difficile de s'opposer à l'obscurantisme qui se donne l'apparence de la lumière surtout si la lumière bien « flashante et bien pulsante, séduit et attire...

    L'obscurantisme dont les composantes sont la haine, la stigmatisation, le rejet, la violence des propos lapidaires, le racisme, le sexisme, tout cela diffusé sur les réseaux sociaux, et qui fait la Une quotidienne des radios, des télés, des médias grand public... C'est ce qui « fout en l'air » la démocratie, c'est ce qui prépare ces lendemains où l'on n'aura plus le droit de rien dire !

    Combattre la haine, la stigmatisation, le rejet, la violence des propos lapidaires, le racisme, le sexisme, c'est combattre pour le maintien de la démocratie ! … Et au contraire, s'y jeter dedans -ou même y être indifférent, c'est ouvrir la porte aux dictatures et aux dominants !

    Les armes, le « matériel de guerre » pour ce combat ? C'est dans la beauté du monde qu'il faut aller chercher ! Dans tout ce que nous offre encore la beauté du monde, dans tout ce dont on peut témoigner, de la beauté du monde ! …

    Et la beauté du monde apparaît en mille et mille petites touches de couleurs, de points de lumière, que le « tableau raté » dans son gigantisme de concrétions, de croûtes déchiquetées et de déchirures, de violences et d'obscénités, de pourpre, de bleu nuit, de vert, d'ocre et de jaune furieusement barbouillé, tout cela dans une fantasmagorie dantesque... Ne peut empêcher de surgir, d'étreindre le regard, d'émerveiller, de sauver du désespoir...

     

  • La liberté

    ... La liberté de choix, de comportements et d'expression, vidée de toute responsabilité et de réflexion autant de chacun que de tous, c'est malheureux à dire mais il ne reste plus alors en dernier recours, que de l'interdire, de la légiférer, de l'encadrer, de la modérer, de lui fixer des règles, de la censurer au besoin...

    Avec de la responsabilité et de la réflexion, plus besoin de règles, d'interdictions, de flicage, de censure, de cadrage... Choses dont on ne cesse de se plaindre à hauts cris, vociférant sur les réseaux sociaux ! Autant dire qu'on a cherché le bâton pour se faire cogner sur le dos ! On n'a que la liberté (qu'on nous octroie encore) qu'on mérite !

    La liberté est trop belle pour qu'on fasse n'importe quoi avec !

     

    ... Cela dit, dans les pays où "il ne fait pas bon" de critiquer et ou de s'opposer à la politique du gouvernement, de s'exprimer contre une ligne, une orientation officielle (du parti en place et majoritaire et dominant)... Je pense à la Chine, à la Russie, à la Turquie entre autres... Là, il n'est plus question de choix, de possibilité de s'exprimer librement, et donc, le "bâton" cogne sur tous les dos récalcitrants y compris les dos qui, dans des pays démocratiques, seraient "pas lavés de 15 jours" et couverts de tatouages indécents ou agressifs (Il n'y a alors plus de "liberté qu'on mérite" puisqu'il n'y a plus de liberté du tout !)

    Aussi, la conséquence de cette absence de liberté dans les pays totalitaires, est que les gens sont obligés par la force des choses, d'agir, de s'exprimer avec le plus d'intelligence possible, par le biais de réflexions imagées, avec un certain humour et des formulations adéquates, sans nommer ni désigner clairement, de manière à ce qu'il soit difficile pour l'autorité en place de réagir et de punir... (La liberté qu'on "mériterait" alors, elle se gagne, elle se conquiert dans la difficulté, et elle a un sens)... Mais bon... De là à dire qu'il faudrait qu'en France ou dans d'autres pays d'Europe, ça soit comme en Chine, en Russie, en Turquie... Pour en arriver à devoir "mériter" notre liberté...

    On peut pas se démerder un peu mieux pour la mériter, la liberté, sans dictature, en démocratie même "un peu pourrie sur les bords" ?

     

     

  • Tout ce qui se dit et s'écrit

    Dans un état démocratique... ou “pseudo démocratique”, mais où cependant les autorités en place ont tendance à suivre – de près ou de loin – tout ce qui se dit et s'écrit... C'est la “normalité du monde” qui fait ou permet la liberté d'expression... Ou la pervertit, ou la dénature...

    Et dans un tel monde si “normal” et donc, inféodé à une “pensée commune”, les autorités en place ne s'intéréssent que très peu voire pas du tout, à tout ce qui d'une manière ou d'une autre contrevient à un ordre de pensée dominant (et qui demeure dominant)... A moins que ce qui contrevient à l'ordre devienne dangereux pour la sécurité des personnes ou mette en cause les institutions...

    Ainsi laisse-t-on s'exprimer des artistes ou des écrivains “contestataires” parfois même considérés “amuseurs publics” et dont les représentations en salle ou dans la rue sont perçues telles des “pauses -récréations” entre ces interminables et difficiles “cours de la vie réelle” (que par ailleurs un très large public soumis de gré ou de force se plaît à fustiger constamment)...

    Si les plateaux de télévision, les scènes et les tribunes de l'espace médiatique, les pages des grands quotidiens d'information et des magazines sont plutôt le “domaine réservé” des plus lus, des plus écoutés et des plus vus... Si ces mêmes plateaux de télévision ou tribunes d'espace médiatique donnent parfois la parole à des personnages moins remarqués (mais choisis à dessein)... Le Web par contre, est le domaine “non réservé” et donc totalement libre, à toute forme d'expression (populaire, artistique ou littéraire)...

    Il est évident qu'un tel domaine, celui du Web, aussi vaste, aussi divers, aussi infini... Ne peut en aucun cas faire l'objet d'une surveillance dans le détail, constante et approfondie... Quoiqu'avec Big Data Google tout soit enregistré répertorié fiché en une somme infinie de données...

    À moins de “couper le robinet à la source” ( comme l'on ferait par exemple en fermant quelques vannes d'alimentation à la sortie d'un bassin principal pour que l'eau ne vienne plus dans certains réseaux de distribution)... Mais là, c'est ce que l'on fait dans les pays non démocratiques, totalitaires ou de dictature... Où la “normalité du monde” n'y a là plus aucun sens, plus aucune réalité puisque dans ces pays totalitaires, c'est le peuple tout entier qui est “muselé”, la liberté d'expression inexistante, l'internet seulement accessible pour le pragmatique et l'utilitaire de base (ou la diffusion de la pensée dominante)...

    Certes la tendance à suivre de près ou de loin tout ce qui se dit et s'écrit – dans les pays démocratiques ou pseudo démocratiques – s'alourdit, se renforce, s'organise, se structure... Mais il n' en demeure pas moins réel aussi (et incontournable), que tout ce qui se dit et s'écrit, du fait de son immensité et de sa diversité, ne peut être suivi dans le détail et dans sa totalité... À moins de faire l'objet sur quelque requête d'une autorité, d'une recherche particulière ou d'un ciblage...

    Quelle résistance, quel combat mener, contre un ordre établi, contre une pensée dominante, afin de faire "perdre du terrain" à cet ordre des choses dominant... Autre que d'exercer sa liberté -certes sous l'oeil aux milliards de facettes de Google Big Data- et au vu et au su de tout le monde- mais, en "citoyen de son pays et du monde" responsable (et "modérateur" si l'on veut) de tout ce qu'il produit au jour le jour, d'écrits, d'images ? ...

    Plus la liberté – la liberté que l'on se donne- s'exerce dans la responsabilité et dans le choix et la manière dont on l'exprime, et plus elle devient "incorruptible" -autant dire "de moins en moins attaquable"... Mais c'est peut-être bien là, le véritable danger, pour le pouvoir établi et dominant, qui, à l'extrême limite alors, peut "sortir l'artillerie lourde" (dans ce cas, c'est l'Histoire qui témoignera par le regard que porteront sur ce qui a été, les chroniqueurs, les observateurs, les auteurs d'ouvrages)...

     

     

  • La liberté

    ... La liberté est trop belle pour que l'on fasse n'importe quoi avec...

    Passe encore notamment sur la Toile tous ces déversements d'états d'âme, d'amours ratés, de toutes sortes d'événements de sa vie mis en images et en séquences vidéo, d'intimités divulguées, avec des participes passés en "er" et des formulations SMS...

    Mais de grâce, assez de violences, d'injures, de vociférations brutales, de haine, de propos réducteurs...

    Assez de cette violence exercée sur une personne en particulier, ou sur telle sorte de gens pour telle ou telle raison...

    La liberté est trop belle pour que l'on fasse n'importe quoi avec...

    Elle doit être avant tout, la liberté, un soutien, un mode de pensée et d'expression qui, dans sa manière d'être et de dire, fait de l'homme ou de la femme révolté, aussi déchiré qu'il -elle-soit, un être responsable.

    Mais ce sont les êtres responsables, témoins de leur temps, graves, réfléchis, agissants, qui, bien souvent, sont traqués jusque dans leurs derniers retranchements, à cause de cette révolte en eux qui ne s'exprime pas de la même façon que celle de leurs semblables autour d'eux, et ne prend pas non plus, les mêmes chemins...

    ... C'est, en somme, l'homme révolté, d'Albert Camus... L'homme dont la révolte n'a pas de sens politique, mais est un refus de la condition humaine dégradée. Et contrairement à la révolution par l'expression et par la manifestation de la violence, la révolte (celle dont parle Albert Camus) n'a pas de plan, pas de doctrine, pas de meneurs, pas d'étendard, pas de rangs de suiveurs, pas de partisans fanatisés, pas de "cible" particulière désignée ou stigmatisée... Elle agit, tout simplement, à sa manière et dans la liberté qu'elle se donne... Et si elle a pour ainsi dire un ennemi à abattre, cette révolte là, c'est bien celui de la condition humaine dégradée...

     

  • Vive la liberté, vive l'anarchie... C'est pas "n'importe quoi"!

    ... Au nom de la "modernité", de la liberté des uns et des autres, que n'accepte-t-on pas ! Que ne fait-on pas ! Ce qui aboutit à une nouvelle forme de "pensée unique" ( définie comme étant progressiste) qui élargit les marges, les règles ; impose des modèles, des modes, des concepts, porte au devant des scènes d'un "théâtre en plein air pour tous", des minorités marchant vociférant "résalsocialant", brandissant pancartes et slogans, et revendiquant des droits... Une nouvelle "pensée unique" bien plus génératrice de crispations, de communautarismes religieux, idéologiques, tous aussi ostentatoires que violents ; que de bien être social et de mieux vivre ensemble... ("faut pas rêver")... Et le pire c'est que des pseudo anarchistes, des poètes, des écrivains, des intellectuels, des artistes ; en plus des politiques et des philosophes et des "grands penseurs" de ce monde... tous s'en mêlent, pour promouvoir cet "état nouveau des choses" ! .. Qui pourrit la planète autant que les pesticides !

    Vive la liberté, vive l'anarchie... Mais avec de la responsabilité, du bon sens dans la relation humaine, de la réflexion !

     

     

  • Qu'avons nous fait de cette liberté que l'on porte à bout de bras tel un étendard?

    ... J'ai apprécié, applaudi très fort, hurlé de joie, à l'initiative de ce maire d'une localité des Pyrénées (ariégeoises ou orientales je sais plus)... d'infliger une amende carabinée de 640 euro à un automobiliste repéré identifié, qui avait déposé sur le bord d'une route en plein paysage, un tas de bazar et de déchets qui normalement auraient dû être déposés en déchetterie... Cet automobiliste est peut-être aussi, l'un de ces "klaxomerdeurs" impatients outranciers, il mérite donc cette grosse amende, je ne le plains pas...

    Bon sang de bon sang, quand je pense à tous ces gens qui se plaignent (même à juste titre entre guillemets) d'être, automobilistes, des "vaches à lait"... Eh bien, rien qu'à cause de tous ces gens qui se croient tout permis lorsqu'il n'y a rien pour les repérer, qui se comportent avec tant de brutalité, d'outrecuidance, d'arrogance, de cynisme, de violence verbale et gestuelle... Je me dis que ces radars, ces repérages, ces "flicages", ces caméras de vidéo surveillance qui ne "font pas de quartier", "dans le lot", prennent en flagrant délit et bastonnent les contrevenants qui en même temps sont aussi des "klaxomerdeurs" ou des jeteurs de déchets au bord des routes, ou autres personnes se livrant à des actes incivils (qui sont légion dans notre beau pays de France) et qui, s'ils n'étaient pas aussi nombreux, il n'y aurait peut-être plus besoin de ces flicages et restrictions de liberté!)...

    Nous sommes dans une société en dérive et en décomposition, qui cherche le bâton pour se faire battre ! Eh bien oui, que le bâton tape, tant pis s'il tape indifféremment, du moment qu'il tape "dans le lot", quelques salauds!...

    ... C'est ce que nous avons fait de la liberté, un espace où tous les coups sont permis, où toutes les violences peuvent êre exprimées, où dominent la vulgarité, l'exhibitionnisme et la brutalité dans les paroles et dans les gestes... Qui a tué la liberté en mettant entre les mains de ceux qui détiennent le pouvoir et l'autorité, ces "outils" que sont la censure, les prisons, les amendes, soit en gros, tous ces "flicages" que l'on déplore ! ...

    ... Mais il y a bien là une évidence qui "saute aux yeux" -par "voie de conséquence" : le pouvoir et l'autorité, sous couvert d'un discours bienpensant, moralisateur, prétendument juste et équitable... Traitent en vérité selon "deux poids/deux mesures", autant dire que les décideurs, les dominants et les possédants, font les lois à leur profit et se permettent tous ces coups que le "commun des mortels" ne peut plus porter sans qu'il lui en coûte !


     

  • L'égalité dans la liberté...

    ... "Les peuples veulent l'égalité dans la liberté, et s'ils ne peuvent l'obtenir, ils la veulent encore dans l'esclavage".

     

    [ Alexis De Tocqueville, théoricien de la démocratie, 1805 – 1859 ]

     

    ... Ce que les peuples, tous les peuples du monde, chacun de nous, vous et moi, entendent par "égalité" n'est jamais qu'une égalité fondée sur l'idée que les êtres humains, en réalité inégaux naturellement (les forts, les faibles, les handicapés, les "plus intelligents et plus débrouillards que les autres", les riches nés riches et les pauvres nés pauvres, les valeureux, les "passifs", etc.)... Doivent compter sur quelque "système" organisé, étatique, économique, policé, comportant des lois, des règlements, une justice, des principes, enfin tout un "appareil" censé "corriger" les inégalités de toutes sortes "pour le bien du plus grand nombre possible"...

    Et la liberté quant à elle, n' a de sens réel que si elle est liée, étroitement et indissociablement liée, à la responsabilité de chacun dans ses choix, dans ses comportements, dans la relation avec les autres humains, dans la relation avec tout ce qui fait partie du monde du vivant et de l'environnement naturel.

    L'égalité dans la liberté, dans le monde tel que nous le connaissons depuis le début des civilisations humaines, avec cette liberté des uns qui pour ainsi dire empêche et ou infirme la liberté des autres... N'est qu'un canevas, une grille, où ne passe que ce qui est calibré...

    Il est cependant un domaine où règne l'égalité (et une liberté relative), que l'on soit riche ou pauvre, c'est celui où nous nous complaisons, esclaves que nous sommes devenus, de la société de consommation mondialisée marchandisée, en fonction de nos moyens si modestes soient-ils... (L'on ne peut plus se passer de ceci de cela)...

     

  • Le sens de ce que l'on prend la liberté d'exprimer ...

    ... Et la formulation qui soutient ou ne soutient pas le sens...

     

    ... La manière la plus efficace -et peut-être finalement, la plus pertinente- de combattre les excès, les outrances, les violences et les abjections d'une liberté d'expression dont on a fait ce qu'elle est devenue... C'est -peut-être- de traiter ce qui choque, ce qui révolte, par l'humour le plus décapant et le plus surprenant qui soit, ou par la dérision...

    Répondre à la violence par la violence, à l'outrance par ce que l'on appelle "une levée de boucliers", demander "des lois" pour interdire ou pour condamner ; c'est réduire la liberté d'expression à ce que nous en connaissons et observons aujourd'hui : un vecteur de déliquescence de la société et de la relation humaine... Et, sans doute pire encore, en faire une sorte de "bâton pour se faire battre" et pour qu'on nous l'enlève un jour (d'ailleurs cela a déjà commencé)...

    La liberté d'expression dans son sens profond, authentique, "philosophique" on va dire, et qui implique celui qui s'en sert d'une part (son auteur), et celui qu'elle concerne (le destinataire) d'autre part ; n'est pas, comme certains voudraient qu'elle soit "un fondement de la morale" mais "un fondement de la responsabilité"...

    Celui ou celle qui s'exprime pense peut-être que par l'outrance et par la violence de son propos, il "exorcise quelque démon" (mais en fait rien ne prouve qu'il veut réellement exorciser)... De toute manière il le fait en général dans une formulation ou dans un sens qui prête à réagir naturellement ou épidermiquement...

    C'est bien le sens qui "pose problème", et c'est la formulation qui soutient -ou ne soutient pas- le sens...

    Les humoristes, caricaturistes, trublions en tous genre (chanson, musique) ont "bien du pain sur la planche" encore ! (rire)...

     

     

  • Triste cirque

    La liberté que des peuples n'ont pas, parce qu'elle leur a été refusée par un pouvoir qui la combat, rend ces peuples plus motivés à l'acquérir, et en ce sens, ces peuples ont dans leurs rangs ou derrière des barreaux de prison, des poètes, des écrivains, des penseurs, des artistes qui ont davantage de portée que celle qu'ils auraient sur un plateau de télévision dans un pays « libre »…

    La liberté que des peuples ont, par ce qu'ils en font, leur sera peut-être enlevée...

    Les composantes fondamentales de la liberté sont la créativité, l'imagination, l'initiative... Et surtout la responsabilité.

    Par ce que nous en faisons, de la liberté, elle a un sens ou n'en a pas...

    Triste cirque , indécent, voyeuriste, outrancier, de clowns empanachés devant un parterre de spectateurs seau de pop corn et smartphone en main ; triste cirque celui de cette liberté dévoyée dont les projections sont des tessons de bouteilles… ou qui met des muselières à des chiens qu'on veut pas voir s'approcher…

     

     

  • Ce que l'on a fait de la liberté...

          Ce que l'on a fait de la liberté, de cette liberté que les peuples réclament, de cette liberté inscrite dans les constitutions, de cette liberté pensée par les philosophes, de cette liberté prônée par les intellectuels progressistes, de cette liberté à laquelle chacun de nous aspire, de cette liberté mise en étendard en tête des cortèges, de toutes sortes de cortèges y compris les plus invraisemblables ou les plus revendicatifs dans leurs exigences... Ce que l'on a fait de la liberté... Et c'est malheureux, tragique à dire... Est peut-être encore plus liberticide que l'Islam, que le Judaïsme et que le Christianisme "purs et durs" ; que le Totalitarisme politique, gouvernemental et sociétal qui règne dans certains pays...

    Si Dieu ou si "quelque chose qui ressemble à Dieu" (la nature, l'univers, le cosmos) voit ce que les humains ont fait de la liberté... Il doit se résoudre à envisager de "faire le Dragorek" (l'anéantissement)... Mais ça, soit dit en passant, c'est ce que dit le Croyant ou le Penseur, l'Homme en somme...

    Mais il n'y aura pas de "Dragorek par la main de Dieu, pas de Dragorek par la mécanique du Cosmos autrement que de ci de là et purement accidentel (par exemple un astéroïde qui tombe sur la Terre tout comme sur une autre planète)... Il y aura seulement le "Dragorek de la Terre par la main de l'Homme ou le Dragorek d'une autre planète par l'oeuvre d'une espèce évoluée dominant cette planète"...

     

  • Pensée du jour, ce jeudi 15 janvier

    Au mieux, la liberté d'expression c'est un regard encore à inventer, un regard à traduire par le verbe ou par le dessin. Il y a juste, au mieux -et c'est déjà heureux- ce regard que l'on a, que l'on traduit par le verbe ou par le dessin, et qui rend la relation possible quoique difficile...

    Au pire, la liberté d'expression c'est un fusil avec le doigt sur la gachette. Il y a alors peu, entre le doigt sur la gachette et l'appui sur la gachette. C'est ce qui rend la relation impossible... Et la liberté d'expression problématique.

                                                                                                                   ... La liberté d'expression :

                                                                                      Image du haut "la liberté d'expression en un peu plus compliqué, que l'image du bas"Dsc00006

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