démocratie

  • Je hais la haine

    Dans un journal Sinézone que, soit dit en passant je préfère à Charlie Hebdo, et que de temps à autre j'achète ; je lis ce titre « Tout le monde déteste Macron »...

    À dire « plus vrai » cette détestation de « tout le monde » (enfin d' au moins environ 80% des Français)... N'est pas très loin de la haine, selon ce qui se lit dans les réseaux sociaux, selon ce que l'on entend dire autour de soi, de ce président qui décidément, est encore plus honni que Nicolas Sarkozy et que François Hollande en leur temps...

    Opposition, contestation, violence dans le propos et dans la caricature, résistance, manifestations, révolte... Tout cela oui, mais haine NON !

    La haine est un « cancer vache » de la société ! … Et de la démocratie... Lorsqu'elle se cristallise sur une personne (en l'occurrence le président de la république), sur un groupe de personnes (en l'occurrence des élus de la république), sur une communauté de personnes, sur une catégorie de personnes (en l'occurrence, des Juifs ou des Musulmans, ou encore des homosexuels)... La haine ne mène qu'à un régime de terreur ou de goulag si elle va jusqu'au bout extrême de son évolution... Ou à une dictature dans le « moins pire des cas » (qui est quand même une calamité)...

    Je hais la haine ! Vous ne me verrez jamais dans une manif brandissant un long bâton symbolisant une pique de 1793 avec au bout une pancarte dessiné dessus la tête de quelque personnage que ce soit ! … En revanche... quelques « écrits pirate et iconoclastes »... … …

     

     

  • La démocratie, en tant que "matrice" ou "passage obligé"

    Une démocratie malade, affaiblie, corrompue, attaquée, en perdition, sur le point de se déliter au risque de disparaître et d'être remplacée par un régime autocratique, une dictature, un pouvoir autoritaire auquel on se soumet et où l'on s'abandonne corps et biens et âme ; c'est comme un animal malade : au lieu d'euthanasier l'animal, on le soigne, et tant qu'il lui reste un souffle de vie, on le sauve, on l'empêche de mourir quitte à ce que sauvé, il demeure infirme...

    Parce que la démocratie est le seul « passage obligé possible » qui ouvre la voie à un régime ou à un système « politico-social » qui se fonderait sur le pouvoir réel du peuple se concertant et s'organisant en assemblées, en coopératives, en syndicats, en associations d'intérêts communs ou généraux, reliés et coordonnés dans leurs actions et assurant la sécurité, la liberté, le bien de tous...

    Une démocratie au sens de ce qu'est une démocratie en tant que système politique actuel, fonctionne avec un président élu, des députés, des institutions ; elle peut être « de droite ou de gauche ou du centre »... Mais elle demeure la seule « matrice » ou le seul « bouillon de culture » d'où peut sortir ce qui la remplacerait par le pouvoir réel du peuple et où il n'y aurait plus de gouvernement centralisé, plus d'élus mais des citoyens responsables et libres qui se concertent, s'organisent et gèrent...

     

    Lorsque la violence notamment par ce que l'on appelle des « opérations coup de poing » qui, au delà des manifestations de milliers de gens dans la rue, se multiplient et s'amplifient ; lorsque la violence s'exerce contre des permanences de députés (les élus de la Nation), contre un appareil politique, un pouvoir, un gouvernement et ses représentants (la force publique), un président de la République, contre un personnel politique que l'on voudrait voir disparaître (mais soit en passant pour le remplacer par quoi, par qui et comment, là s'en en finit plus de polémiquer dans une foire d'empoigne)...

    Cette violence d'opérations coup de poing, cependant, ne se canalise pas tout à fait dans la voie qu'il conviendrait, à mon sens... J'aimerais mieux que cette violence s'exerce contre ceux qui détiennent le vrai pouvoir, c'est à dire le pouvoir de l'argent, de la finance, du lobbying, des décideurs économiques, des multi milliardaires et des actionnaires, de cet ultra néo libéralisme prédateur assassin de notre planète...

    Certes, à un certain niveau de surdité et de mépris de la part d'un gouvernement, pour des millions de citoyens de la nation -on va dire dans la proportion de 2 sur 3- cette violence d'opérations coup de poing peut être vue comme un « passage obligé » qu'il faut bien se décider à franchir... Puisque les gouvernements et la force publique et leur appareil politique après tout, sont bien les « gardiens -ou les chiens de garde- du Temple »...

     

    La violence qui détruit et expulse sans la vision d'un monde différent de tout ce que l'on a pu connaître jusqu' alors en droite ou en gauche, sans la concrétisation de cette vision, est un terreau pour les dictatures, et donc une menace pour la démocratie, une renonciation à ce « passage obligé » qui est celui de la démocratie...

     

     

  • Image de couverture

     

    Galaxie

     

    C'est l'image que j'ai choisie pour écran d'accueil de mon ordinateur, à l'appui sur le bouton de mise en marche...

    Et le nom que j'ai donné à mon ordinateur est Cassiopée...

    Si je devais définir et mettre en ligne ma « story » sur Facebook, comme tant le font de 7 à 77 ans et même des « papy-mamy » de plus de 80 balais... Ma « story » aurait pour « scoop du jour » de jour en jour -pour ne pas dire d'heure en heure- des images du cosmos, de paysages de la Terre, de mes copains coléoptères, de mon ami le crapaud, et de bien d'autres créatures vivantes...

     

     

    Cet engouement généralisé et omniprésent pour les stories (et tout ce qui y ressemble ou s'en apparente) sur les réseaux sociaux Facebook , Instagram principalement ; participe à une conformisation de l'information standardisée, accélérée par la consommation de masse de produits et outils technologiques de traitement et diffusion de l'image (surtout de l'image animée)...

    Ainsi nous sommes donc, nous devenons donc implicitement d'accord avec cette conformisation ; nous nous laissons abuser car nous croyons être plus libres... Mais que « vaut » cette liberté, si notre réflexion, si notre pensée personnelle, si notre capacité intérieure à résister à ce qui nous conditionne, nous font défaut parce quelles sont uniformisées, laminées par cette uniformisation standardisée ?

    Le propre (ce qu'il y a de plus évident et de plus caractéristique) de la mise en place -mine de rien- d'une dictature (dictature de l'argent, de l'apparence, du marché... Et bien sûr dictature politique, de pouvoir, de type d'économie étendue au monde entier)... C'est cette « illusion de liberté » qui est donnée par le Pouvoir en place -en fait, organisé et planifié- mais qui incite à un tel abus, à un tel délitement de la liberté, que, dès le jour où s'instaure la dictature, la liberté se trouve mise sous verrou... Parce que, ce qui a tant choqué les uns et les autres, ce qui a tellement dérangé bien des gens... Finit par pousser l'autorité dominante parvenue au Pouvoir, à imposer une sorte de « moralisation » de l'expression publique (« moralisation » qui de fait, sert surtout de prétexte pour restreindre considérablement les libertés, toutes les libertés...

    Ainsi les dictatures qui s'avancent masquées sont plus pernicieuses que les dictatures qui s'avancent avec leur vrai visage quoique ces dernières soient en réalité impitoyables mais au moins on peut les combattre, les empêcher d'avancer... C'est bien plus difficile de s'opposer à l'obscurantisme qui se donne l'apparence de la lumière surtout si la lumière bien « flashante et bien pulsante, séduit et attire...

    L'obscurantisme dont les composantes sont la haine, la stigmatisation, le rejet, la violence des propos lapidaires, le racisme, le sexisme, tout cela diffusé sur les réseaux sociaux, et qui fait la Une quotidienne des radios, des télés, des médias grand public... C'est ce qui « fout en l'air » la démocratie, c'est ce qui prépare ces lendemains où l'on n'aura plus le droit de rien dire !

    Combattre la haine, la stigmatisation, le rejet, la violence des propos lapidaires, le racisme, le sexisme, c'est combattre pour le maintien de la démocratie ! … Et au contraire, s'y jeter dedans -ou même y être indifférent, c'est ouvrir la porte aux dictatures et aux dominants !

    Les armes, le « matériel de guerre » pour ce combat ? C'est dans la beauté du monde qu'il faut aller chercher ! Dans tout ce que nous offre encore la beauté du monde, dans tout ce dont on peut témoigner, de la beauté du monde ! …

    Et la beauté du monde apparaît en mille et mille petites touches de couleurs, de points de lumière, que le « tableau raté » dans son gigantisme de concrétions, de croûtes déchiquetées et de déchirures, de violences et d'obscénités, de pourpre, de bleu nuit, de vert, d'ocre et de jaune furieusement barbouillé, tout cela dans une fantasmagorie dantesque... Ne peut empêcher de surgir, d'étreindre le regard, d'émerveiller, de sauver du désespoir...

     

  • L'anti parlementarisme et le dégagisme lapidaire, désolantes réponses à un ordre contesté

    ... L'anarchie, au sens où je l'entends ( et que j'ai essayé de définir : en gros, un "ordre" fondé sur une "mécanique" universelle, un ordre naturel en somme, avec en tant que "principe fondamental" le principe de relation s'établissant entre les êtres et les choses -relation de symbiose ou d'opposition ou de complémentarité ou d'association entre les êtres vivants- comme ce que, par exemple on peut observer dans le monde végétal entre les plantes de toutes nature et qui est d'ailleurs d'une complexité dont on n'a pas idée ; comme ce que l'on peut observer pour une meute de loups ou d'animaux sauvages vivant en troupes, ou encore pour des chats ou des chiens vivant ensemble dans l'espace délimité mais assez vaste d'un refuge SPA, ou des fourmis en fourmilière... Un ordre naturel qui devait être ou plutôt ressembler aux sociétés humaines préhistoriques de la fin de la dernière époque glaciaire ; un ordre naturel dans lequel certes il y a entre les êtres vivants de chaque espèce, un rapport dominant/dominé mais "logique" ou nécessaire question cohésion et survie du groupe question reproduction et transmission de "savoir faire/savoir s'adapter")...

    C'est ainsi que j'ai essayé de définir l'anarchie, faisant ressortir de cette définition, la non nécessité pour les sociétés humaines, de gouvernance, de système politique, de loi écrite, de police, d'armée, de règlements, de religion, de morale, d'administration et de justice pléthorique, de toutes sortes de conventions, de modes dominantes de pensée ou d'idéologies...

    Il est bien évident que le monde humain dans l'évolution qui est la sienne, de ses civilisations et de ses sociétés qui se sont succédées à travers les âges... N'est pas prêt, n'est pas mûr, pour l'anarchie, et qu'il en est encore très éloigné... D'autant plus que lorsqu'il se "mêle d'anarchie" il dénature, dégrade, pervertit l'anarchie en des formes d'anarchie qui ne sont pas l'anarchie mais en gros l'expression et la manifestion de la violence avec des solutions ou des réponses alternatives sans aucun avenir durable...

    L'anarchie, au sens où je l'entends, ne pourra être, ne pourra devenir réalité qu'en passant par le principe démocratique, la démocratie étant un principe ou une forme de gouvernement constituant une "étape", une "étape incontournable" avec, en conséquence, des gens élus, choisis par le peuple pour représenter le peuple dans chacune de ses composantes sociales...

    C'est le seul moyen, la démocratie, pour parvenir un jour -si l'on y parvient- à l'anarchie, à l'anarchie dans le sens que je viens d'essayer de définir plus haut...

    C'est pourquoi je dis que le slogan "élections piège à cons" est une réflexion lapidaire, sans aucune envergure, sans fondement.

    C'est pourquoi je dis aussi "que la pire ou la plus exécrable des démocraties, on qu'une mauvaise démocratie, injuste, pervertie, avec des gens qu'on voudrait voir partir, qu'on conteste, auxquels on résiste et qu'on va jusqu'à conspuer, injurier, attaquer... C'est encore mieux -ou moins pire- que pas de démocratie du tout... D'ailleurs il faut dire -ce que l'on occulte- que même dans une démocratie pervertie et avec des gens au pouvoir qu'on conteste, il y a toujours "des choses positives et utiles qui se font même si ces choses ne profitent pas à tout le monde"...

    Quand j'entends parler d' anti parlementarisme délibéré je suis inquiet et effrayé parce que cela me fait penser à un retour de l'absolutisme tel qu'il existait du temps de l'Ancien Régime -d'avant 1789- ou tel qu'il existe dans les pays non démocratiques où règne un régime de dictature... Ou encore cela me fait penser à des formes d'anarchie qui sont des formes complètement dénaturées et perverties, de l'anarchie (loi du plus fort, "ôte toi de là que j'm'y mette", prédation, haine, rejet, stigmatisation, vengeance aveugle, arbitraire, chacun qui veut imposer sa vérité, "chacun pour soi et Dieu pour tous", "oeil pour oeil dent pour dent" .... Tout ce que je combats et dénonce...

    Non à l'anti parlementarisme et au dégagisme délibérés et lapidairement proférés...

    Non à "élections piège à cons"...

    Et on passe d'abord par la démocratie dans l'état où elle se présente et se réalise...

    ... MAIS "vive cette anarchie qui n'a rien à voir avec les mouvements anarchistes actuels, qui est encore du domaine de l'utopie, une utopie que je "chéris" si je puis dire...

     

     

  • La démocratie, serait-elle un leurre ?

         Le monde actuel, avec ses pays et ses peuples, avec la diversité de ses cultures, de ses croyances et de ses modes de vie ; n'est pas encore, loin s'en faut, prêt pour la vraie démocratie...

    Nous ne savons pas, d'ailleurs, ce qu'est la vraie démocratie.

    Le mot vrai a-t-il même un sens ? N'est-il pas, ce mot vrai, un mot vide de sens, un mot creux, un mot qui ne veut rien dire et tout dire ?

    Qu'est-ce qui est vrai, et qu'est-ce qui ne l'est pas ?

    Le mot démocratie vient de deux mots du Grec ancien : dêmos le peuple, et kratos le pouvoir.

    D'où le pouvoir par le peuple.

    Mais le peuple n'est pas un, le peuple est pluriel et divers... Ou, plus exactement, il est un en un grand nombre d'exemplaires et chacun de ces exemplaires est différent de l'autre.

    Alors comment le pouvoir peut-il être, peut-il se manifester, exercé par autant de un(s) si différents les uns des autres ?

    La démocratie serait-elle un leurre ?

    La démocratie, telle que nous la voyons et telle qu'elle semble instaurée dans un certain nombre de pays, est-ce que cela ne serait pas... « de l'anarchie organisée n'ayant rien à voir avec l'anarchie » ? L'anarchie qui serait la forme la plus élaborée, la plus évoluée, la plus avancée, de « gouvernement  et de pouvoir » ? … (Soit dit en passant, le monde, et chacun d'entre nous, on est très loin d'être prêt, d'avoir le niveau -d'esprit et de culture- pour « cette forme la plus avancée et la plus évoluée de gouvernement et de pouvoir)...

    Ce que l'on appelle démocratie aujourd'hui (et hier aussi) n'est autre que de l'anarchie organisée, autrement dit une triste parodie de l'anarchie...

    C'est un « ordre » dont la structure est identique à celle d'un ordre non démocratique.

    Toutes les révolutions ont été « récupérées » par des malins, par des profiteurs ou par des extrémistes ; et n'ont jamais engendré que des conflits, qu'une confrontation d'intérêts et de sensibilités, que de la violence...

    Les « petits » veulent « singer les gros » et sont les premiers à s'asseoir sur les valeurs fondamentales et sur la justice. Ce sont d'ailleurs les « petits » qui ont « fait » les gros, les gros qui, sans ce que font les petits dans leurs vies pour devenir plus gros sur le dos des autres petits, n'auraient jamais pu devenir gros...

  • Présidentielles 2012, bilan réel

    46 millions d'inscrits sur les listes électorales pour un pays de 65 millions d'habitants.

    9,2 millions d'abstentionnistes.

    2 millions de bulletins blancs ou nuls.

    Suffrages exprimés Hollande/Sarkozy : 34,8 millions.

    Suffrages exprimés Hollande/Sarkozy/blancs ou nuls : 36,8 millions.

    Hollande : 18 millions.

    Sarkozy : 16,8 millions.

    Le vote Hollande comprend : 10,5 millions de "pur Hollande" ; 1 million de voix Marine Le Pen ; 3,2 millions de voix Mélanchon ; 1,3 millions de voix Bayrou, et 2 millions autres (Eva Joly, Cheminade, Poutou, Arthaud, Dupont Aignan et indéterminés).

    Le vote Sarkozy comprend : 10 millions de "pur Sarkozy" ; 3,8 millions de voix de Marine Le Pen ; 1 million de voix de Bayrou ; 1,2 million autres et indéterminés.

    Hollande est donc élu par 18 millions de personnes en France, dont 10,5 millions de ce que j'appelle les "pur Hollande"...

    En face, juste en face de ces 10,5 millions de "pur Hollande", et l'on peut dire frontalement opposés, l'on y trouve "naturellement" les 10 millions de "pour Sarkozy" (il y a là à mon sens une véritable fracture, mais une fracture qui, selon les développements de l'actualité politique, évènementielle, sociétale et économique, est soit "à l'état latent" soit "en l'état de conflit")...

    En face, aussi, de ces 10,5 millions de "pur Hollande", l'on y trouve les 7,5 millions de personnes qui ont voté Hollande mais constituant en réalité deux forces d'opposition (l'une d'un million de personnes et l'autre d' 1,3 million) et une force de vigilance prête à se manifester, de 3,2 millions de personnes... Sans compter les 1,2 million "autres et indéterminés"...

    ... La démocratie est une expérience difficile et périlleuse, mais qui néanmoins, est essayée en tant que système de gouvernement et d'organisation de la société, depuis des temps immémoriaux, par quelques peuples sur notre planète, et cela en divers pays.

    Je pense que la démocratie ne peut évoluer vraiment "dans le bon sens", qu'au prix d'une expérience difficile et périlleuse... d'autant plus difficile, d'autant plus périlleuse...

    Nous sommes en 2012, après cette élection, en France... "dans une expérience difficile"...

    « Il y a dans la dureté du monde en dépit de sa violence et de tout le poids dont elle pèse sur nos existences, une certaine beauté.

    Cette beauté réside dans la faculté qu’ont les êtres vivants à survivre, s’adapter, évoluer, établir entre eux une relation intense et durable dans un environnement hostile.

    Qu’elle soit une fatalité ou non, la dureté du monde dans toute sa réalité est une nécessité. Sans elle, il n’y aurait jamais cette espérance si belle et si enthousiasmante d’un avenir meilleur, ni cette capacité qu’ont les êtres vivants à évoluer et à se perpétuer. »