Amour, désamour

… Peut – on se « désamourer » d’un pays, de ses gens, de ses paysages, comme l’on se « désamoure » d’un ami, d’un amant, d’une femme, d’une ou de plusieurs de ses connaissances que l’on a un temps apprécié ?

A – t – on cependant été réellement amoureux de ce pays, de ses gens, de ses paysages, comme l’on a été amoureux d’un ami, d’un amant, d’une femme ?

Parce que si l’on n’a jamais été – croyant l’être – amoureux de ce pays, de cet ami, de cet amant, de cette femme, l’on ne peut alors, se « désamourer »…

Est – ce que « se désamourer » c’est – ou serait – voir ses émerveillements se décolorer ?

Et, lorsque s’installe le désamour, que reste – t – il de notre capacité d’aimer encore et de nous émerveiller ? Pour un autre pays, d’autres gens, d’autres paysages ; pour un autre ami, pour une autre femme ?

Dans le monde d’aujourd’hui tel que l’on y vit, mais surtout tel que l’on nous y fait vivre, ce sont les envies, ce sont les engouements, ce sont les attirances, ce sont les apparences, c’est ce que l’on à gagner sans devoir payer un prix élevé (pas forcément un prix en argent) qui fait que l’on aime…

Et ce n’est plus, alors, du « désamour » qui s’installe – quand on n’aime plus …

Et ce ne sont plus des émerveillements qui se décolorent (quand ils nous sont venus, ces émerveillements)…

Puisque « aimer » c’est devenu « ennemourer » c’est à dire « aimer parce que... »

Vous m’direz « on a toujours aimé parce que... » (Dans le monde d’avant, dans le monde présent)…

Mais la différence entre « aimer parce que... » dans le monde d’avant et « aimer parce que... » dans le monde présent ; c’est que, dans le monde présent, le « parce que... », dans notre intériorité (ou notre moi ou « bulle ») s’est « métastasé »…

 

 

 

aimer parce que

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