Chroniques et Marmelades diverses

Textes généraux, atypiques ou particuliers, cri du coeur...

L'économie marchande par internet et aux mains des dominants

... Amazon, l'un des géants de l'économie numérique, de la vente par internet et de l'emprise de la société de consommation tous produits sur nos habitudes et modes de vie, est l'exemple le plus flagrant d'un système de marché qui fonctionne comme une machine dont les rouages sont imbriqués les uns dans les autres et reliés de telle manière que chacun des rouages et éléments et pièces faisant partie du rouage, ne peuvent fonctionner les uns sans les autres ou même sans un seul d'entre eux...

Le "nerf de guerre" dans la vie des gens étant l'argent, il est clair que Amazon a tout prévu afin que les gens puissent acheter et faire venir à leur domicile, "le moins cher possible" et donc à leur avantage...

Trois cents millions de clients dans le monde, et si le marché Indien (trois cents millions de clients potentiels) est gagné bientôt, alors Amazon prendra l'avantage sur Alibaba, son concurrent chinois...

Quel géant de l'économie numérique et de la livraison de colis à domicile, peut-il se permettre aujourd'hui dans le contexte du marché mondialisé avec ses contraintes budgétaires liées à la rentabilité et aux exigences de revenus des actionnaires, d'accepter de vendre à perte, de ne pas engranger des bénéfices de plusieurs centaines de millions de dollars ou d'euros dans l'immédiat, et cela durant cinq ans au moins ? A part Amazon, du fait de sa réserve colossale de capitaux, de moyens financiers, de dépôts partout disséminés, de flottes de camions, de fourgonnettes qui -soit dit en passant- sont les véhicules non pas de leurs garages et de leur flotte en propre, mais des véhicules achetés par des gens "à leur compte" qui travaillent pour des sociétés de livraison, lesquelles sociétés de livraison emploient ces gens douze, quatorze heures par jour payés en honoraires plutôt qu'en salaires selon un système "donnant donnant" où des contraintes lient les livreurs propriétaires de leur véhicule, aux employeurs de ces sociétés qui proposent leurs services de livraison aux géants de la vente par internet, à Amazon, UPS, Chronopost, DHL, etc. ...

C'est la raison pour laquelle, volontairement, délibérément, avec une détermination "radicale" et cela contre mon intérêt même (celui d'obtenir un produit moins cher) je fais un rejet absolu d'Amazon, et que jamais au grand jamais je ne serai client d'Amazon ni n'aurai un compte chez eux !

Et je lance un appel pour que dans un choix responsable et citoyen, même pour ce que cela coûte et implique dans une vie quotidienne de galère et de difficultés, je lance un appel à ne plus recourir à ces achats sur Amazon et leurs concurrents, à leurs propositions de service de livraison, à répondre à ces sollicitations de pubs, de promos, de soldes à répétition, de "black fridays" et autres "jours de ceci de cela" anniversaires des vingt/trente ans de Carrefour/Leclerc/Intermarché/Bricorama et j'en passe...

Bon, oui c'est vrai je le reconnais, si on fait tous ça, alors bonjour l'emploi, le chômage, la paralysie, les privations, les difficultés en conséquence... Mais si on veut que ça s'arrête de crever la vie des gens et la planète , toute cette merde qui galope comme des mille-pattes sur un immense tas de fumier et de pourriture dont on se nourrit et où on se vautre dedans, il faudra bien en passer par là ! Par crever le fumier et la pourriture, et avec plus que dalle dans le bide pour un certain temps, avant qu'il y ait autre chose d'un peu mieux qui remplace après s'être creusé la cervelle et mis la main à une pâte plus consistante qui fera un pain plus digeste !

 

Cela dit, bannir Amazon en n'ayant pas de compte chez eux et n'achetant rien chez eux... C'est un acte "ciblé" ou "isolé" que l'on peut faire personnellement, symboliquement on va dire, puisqu'il nous est pour ainsi dire quasiment impossible de bannir avec autant de détermination, tout ce qu'il faudrait également bannir avec autant de force... Par exemple ne plus rien acheter dans les grandes surfaces, les galeries marchandes, lors des "black fridays", lors des soldes, lors des campagnes de promotions, dans les grands centres aux enseignes toutes les mêmes de chaînes de magasins... Ne plus acheter du voyage chez les touropérators en agence ou sur internet, et bien d'autres choses encore dont on se sert, dont a besoin dans notre vie quotidienne, en recherchant toujours le meilleur prix (le plus bas autant que possible) du fait de nos budgets souvent limités... Dans l'alimentation, les vêtements, l'électroménager, les différents services marchands, les loisirs, les livres, les chaussures, les cosmétiques, les médicaments, les jouets, le jardinage, l'outillage, les voitures... Partout où, tout au sommet de la marchandisation et de la consommation de masse, l'on trouve les mêmes grands lobbies et groupes internationaux, grandes marques, milliardaires, décideurs ; partout où l'artisan du coin, la petite ou moyenne PME locale, le commerce et l'entreprise familiale dans une activité ou une autre, ne peuvent plus continuer à travailler, sont obligés un beau jour de mettre la clé sous la porte, asphyxiés qu'ils sont par les financiers, les lobbies, les géants de la marchandisation... Qui eux tous ces géants, font fortune et s'implantent sur tous les continents de la planète en exploitant le besoin qu'ont les gens d'acheter moins cher...

Le "cercle vicieux" n'a jamais été, autant que de nos jours au 21 ème siècle, aussi vicieux, aussi immoral, aussi assassin, aussi prédateur, aussi briseur de vies... Le "cercle vicieux" se résumant au même principe : je suis dans la misère, j'ai besoin de travailler, et avec le peu que je gagne j'arriverai à manger et je serai moins dans le dénuement... Et le corollaire de ce principe : avec le budget qui est le mien, limité, et avec les crédits, le loyer, les traites, les impôts, les taxes, les dépenses inévitables, qui réduisent mon pouvoir d'achat de produits de consommation, il faut que je puisse trouver tout moins cher possible, donc les soldes, les promos, les réductions, les "bonnes occases" ça me rend service et j'y cours...

Et c'est ce "cercle vicieux" qui fait la puissance, la domination, la fortune, la dictature implacable des lobbies, des banquiers, le revenu des actionnaires !

 

Assistance médicale, oui, si tu as de l'argent...

... Dix millions d'enfants meurent chaque année dans le monde, pour n'avoir pas reçu une aide médicale élémentaire que les nations industrialisées et développées économiquement, sont pourtant en mesure de leur fournir...

Et qui plus est, c'est aussi, très précisément, très concrètement, dans certains de ces pays industrialisés et développés (je pense en particulier aux USA) que meurent des enfants faute d'avoir reçu une assistance médicale élémentaire...

Outre des millions d'enfants, ce sont aussi des vieillards, des handicapés, des gens en mauvaise santé, ou atteints de maladies invalidantes, de toutes sortes d'affections et de pathologies, qui meurent faute de soins médicaux... Partout dans le monde -et même en France, pays de "la meilleure couverture médicale du monde" (Mais à quoi sert une telle couverture médicale si derrière manquent les moyens, le personnel, l'argent, pour que cette couverture soit une vraie réalité)...

 

J'imagine cette petite histoire :

 

Dans une rue de New York, un homme se fait renverser sur un passage pour piétons par une voiture. Il est allongé sur le sol, sans connaissance. On appelle une ambulance. L'ambulancier ne pouvant demander à cet homme comment il s'appelle et s'il a des papiers sur lui, prend son portefeuille dans une de ses poches, l'ouvre et en sort sa carte bancaire sur laquelle il voit le nom et l'identification de la banque. L'ambulancier par smartphone ou i-phone prend contact avec la banque pour savoir si cet homme a la provision nécessaire pour payer son transport à l'hôpital. La banque lui répond que cet homme est en situation de découvert non autorisé sur son compte. L'ambulancier repart et l'homme reste au sol, il meurt au bout d'un quart d'heure.

C'est "ça" la médecine aux Etats Unis d'Amérique... Et à Madagascar et en Australie et dans la plupart des pays du monde... Il faut que tu puisses payer pour ton transport à l'hôpital, pour les soins que que tu vas recevoir, pour le séjour, la chambre, l'opération, les médicaments... Si tu peux pas payer, on te prend pas, tu crèves...

C'est pour ça que les touristes français en voyage organisé ou en voyage par eux-mêmes, lorsqu'ils se rendent aux USA ou en Australie ou ailleurs, souscrivent auprès de leur mutuelle ou assurance, un contrat valable le temps de leur séjour, garantissant une somme de plusieurs dizaines de milliers d'euros, en cas de besoin de soins médicaux et d'hospitalisation lors de leur séjour...

Donc, si tu te fais renverser sur un passage piétons à New York, par une voiture, en tant que touriste français, si tu es au sol sans connaissance ; au moins l'ambulancier trouvera-t-il dans ton portefeuille, le papier de ta mutuelle avec tout ce qu'il faut écrit dessus pour contacter cette mutuelle...

 

La barbarie des temps "nouveaux"...

... Tant que diviseront en polémiques-pugilats et débats sans issue, les gens, sur tous ces sujets sensibles de l'actualité, développés dans les réseaux sociaux, relayés sans cesse de page en page, d' "ami" en "ami"... Les dominants et les gouvernements qui soutiennent les dominants, auront non seulement encore de beaux jours devant eux, mais donneront encore davantage d'envergure à leur domination...

Le pire dans tout cela, dans tout ce vent incessant qui porte partout des voix furieuses et coupantes comme des lames de rasoir, qui pousse dans son souffle des bouts incandescents de cigarettes dans les broussailles en bordure des chemins et des forêts ; c'est lorsque l'intelligence, la culture, la pensée, se fait par ses élus, par ses élites, par les personnages les plus en vue que l'on voit sur les plateaux de télévision et sur internet dans des blogs... Complice de la barbarie qui domine... Une barbarie qui, certes, ne peut être comparable à la barbarie qui régnait durant le haut moyen âge avec les hordes guerrières des rois fainéants, mais une barbarie dont le visage caramélisé, séduit, donne envie de s'approcher au plus près...

C'est la barbarie de ces temps de la dominance des puissants, par tout ce qui est jeté en pâture, en miettes plutôt qu'en morceaux, au beau milieu des foules et dans la bousculade générale...

La barbarie de ces temps "nouveaux" bardée de robotique, de technologie, d'informatique, de "bio-tout-ce qu'on voudra"...

 

Chapeau, foulard, lunettes de soleil... SUITE ...

... Certes l'on ne peut comparer le chapeau à large bord (avec les grosses lunettes noires) qui est du domaine des apparences : l'on peut aimer ou ne pas aimer, question visibilité du regard et du visage ; et le voile (ou le foulard qui enveloppe la tête et les épaules) et qui est le signe d'appartenance à la religion islamique pouvant faire penser à la soumission de la femme à un "code de conduite" prescrit par la religion où à la soumission de la femme à son mari ainsi qu'aux hommes de la famille de cette femme...

 

Lorsque je vois une femme en voile ou portant un grand foulard lui recouvrant la tête et les épaules, je ne pense pas systématiquement que cette femme est une femme soumise (à son mari, aux hommes de sa famille, ou soumise à un code de conduite édicté par la religion)... Je pense aussi que cette femme est ainsi vêtue par tradition, par habitude (tradition liée à la religion bien sûr)...

Il faut dire qu'en 1950, 1960 encore, les femmes de religion catholique et protestante, qui ne se rendaient pas forcément à la messe chaque dimanche, portaient en majorité d'entre elles, pour sortir faire leurs courses, dans la rue, pour aller au cinéma, en sortie... un foulard, un fichu, enfin, quelque chose sur la tête, on ne voyait pas les cheveux... C'était une tradition liée à la religion, liée aussi à un code d'apparence vestimentaire pour les femmes que l'on disait "être des femmes respectables"... (par rapport à d'autres qui, elles, n'étaient pas considérées "respectables" parce qu'on les trouvait "trop libertaires", voire des "femmes faciles" et donc "dévergondées")...

Mais bon, "les temps ont changé"... (et, soit dit en passant, c'est heureux, les changements, pour les amoureux de la féminité – de la féminité sans "principe de féminité et de manière de se vêtir, de se coiffer, de s'arranger")...

J'ai vu et connu chez des musulmans -je tiens à en témoigner- des hommes pleins d'attentions pour leur femme, des couples musulmans où la femme et le mari assument ensemble tout ce qui concerne la maison, les décisions importantes à prendre, l'éducation des enfants, sans que l'un ou l'autre, et en particulier la femme, soit dominé, soumis à l'autre... Il n'existe aucune statistique au sujet de ces hommes soucieux et prévenants pour leur femme, et de ces couples où l'un et l'autre partagent les décisions à prendre, assument ensemble tout ce qui concerne la maison, les enfants... J'ai seulement vu qu'ils existent et qu'ils ne sont pas des exceptions loin de là...

Voir en une femme voilée ou couverte, de religion musulmane, une femme dans la soumission et dans l'infériorité décrétée/imposée, c'est ne voir "qu'un côté des choses" qui exclut par méconnaissance que cette femme peut être une femme vraiment aimée, protégée, considérée, écoutée par son homme...

Est-ce qu'une femme catholique ou protestante en 1950, qui portait un foulard ou un fichu sur sa tête, était forcément une femme soumise à son mari et à la morale ?

Je me dis encore que, dans des pays, comme en Iran par exemple, où beaucoup de femmes sont dans la soumission et ont un statut social inférieur à celui des hommes, cela tient sans doute au régime politique, un régime autoritaire et dans lequel la religion est liée à ce régime politique non démocratique, où les libertés d'expression, où la parole et l'écrit sont censurés, où l'on met les gens en prison pour leurs idées, où il est difficile de revendiquer quoi que ce soit qui n'est pas conforme à ce qu'impose le pouvoir, l'autorité, la pensée étatique... Surtout pour les femmes, qui ne peuvent et qu'à grand peine s'exprimer plus ou moins indirectement par des relais, sur des réseaux sociaux par internet pour autant que ce qu'elles parviennent à communiquer puisse être entendu, vu, lu, écouté, en France et ailleurs dans les pays démocratiques (démocratiques "en principe", faut-il préciser)...

Cela dit, pour en revenir à ces femmes couvertes ou voilées, de religion musulmane, comme je dis : pour accompagner des touristes en autocar et excursions, tout comme sur les marchés, dans la rue... Je ne me pose aucune question... En revanche, pour accompagner des enfants d'école et de collège lors d'une sortie éducative ou de sport, là, je pense que la tête et les épaules enveloppées d'un grand foulard, ou d'un voile... Ce n'est pas ce qu'il y a de mieux, dans un pays tel que la France... Et "quelque chose me dit" que certaines de ces femmes musulmanes en l'occurrence, doivent bien le comprendre...

Là où il faut vraiment se battre, ne pas se taire, c'est contre la violence, contre la haine, contre les discriminations, contre les revendications agressives et ostensiblement partisanes, contre les crispations, contre les hypocrisies, contre la volonté d'en découdre dans un épidermisme forcené et dans le raccourci de pensée et dans le préjugé, contre le politique dans la religion! Là, il faut réagir et mettre, contribuer à mettre toute cette merde de violence et de haine à terre !

 

 

Bon anniversaire les gilets jaunes !

... Le samedi 17 novembre 2018, suite à un appel qui avait été lancé environ un mois plus tôt (le 23 octobre je crois ?) sur les réseaux sociaux, sur Facebook notamment... Appel qui avait été vu et relayé par plusieurs millions de Français, ces mêmes millions de Français se sont rassemblés autour (et au milieu) des ronds-points dans toutes les villes de France, ainsi que là où des axes importants de circulation se rejoignent, aux péages d'autoroutes -tel celui de Virsac sur l'A 10 et qui avait été "célèbre" pour les dégâts subis...

S'il a été possible qu'un tel appel ait pu mobiliser autant de millions de gens -et cela par le canal des réseaux sociaux...

Alors pourquoi pas un appel identique et aussi fort, aussi relayé, contre la dominance des lobbies de l'agro-alimentaire, de l'industrie, de l'équipement, du commerce, de la pharmacie, du transport, de l'énergie ; contre la dominance des banquiers, de la finance, des actionnaires ? ... Se traduisant concrètement déjà, par un "black out" total partout en France, de ces "black fridays" de la période de l'Avent précédant Noël. Et par une occupation massive de milliers de citoyens que nous sommes, devant les grands sièges des banques, devant les immeubles où siègent les dominants ; investissant tous ces lieux où se décident le quotidien des gens c'est à dire leur santé, leur pouvoir d'achat, leur retraite future, leur entrée dans la vie active au travail, pour les jeunes ; où se décide aussi ce que doit être l'enseignement à l'école, au collège, au lycée, à l'université...

Juste une question pour clore cette interrogation qui aujourd'hui me vient :

En décembre 2018, combien de quelques uns de ces millions de "Gilets Jaunes" (pour les appeler par le nom qu'on leur a donné) se sont-ils rendu dans le complexe de grandes surfaces commerciales le plus proche de chez eux, afin de "profiter" au mieux (et pas forcément pour ce qu'il y a de plus nécessaire) de ces "black fridays" de l'Avent ?

La photo que je joins à mon commentaire, je crois, est "assez parlante" :

Black fridays

Quels propos dans les conversations et par les médias, contre les dominants ?

... Et tant, oui tant, autant dans les conversations en famille et avec ses connaissances autour de soi, que sur les réseaux sociaux et les blogs sur internet, que sur ce que diffusent à longueur de journée les médias sur les radios, les télés et dans les journaux ; l'on ne parle que d'islamisme, de voile, des musulmans en général, d'insécurité et tout ce qui touche à des thèmes d'actualité qui divisent les gens et fait l'ojet de polémiques à n'en plus finir... Tant que l'on parle de ces grèves à répétition et de ces mouvements sociaux qui "plombent l'économie" et "gênent les gens dans leur déplacements, leurs activités, leur travail"... Jamais l'on ne parle du "vrai problème" qu'est la dominance des puissants, des lobbies, des banquiers, des actionnaires et de leurs revenus indécents, du capitalisme prédateur et dévastateur, de cette économie de la croissance qui ruine et pollue la terre, l'air, l'eau, les océans, la santé des gens ; de cette puissance démesurée des géants du numérique que sont Google, Amazon, les data center de milliards de données... Comme si une sorte d'"omerta" du silence et de la résignation, de l'indifférence, de l'abdication, jetait un voile sur ce qui pourrit la vie de centaines de millions de gens de par le monde... Comme si cette injustice des inégalités sociales, cette domination des puissants, parce qu'elles ont de tout temps existé depuis l'antiquité, le Moyen Age, cela était "de l'ordre naturel et incontournable des choses" !

Eh bien, NON, NON et NON! Ce pas "l'ordre naturel des choses" (qui est un ordre fait en vérité de relation et d'interdépendance ou de symbiose ou de complémentarité ou d'opposition de forces et de nécessités entre les êtres vivants, les végétaux, les minéraux, les éléments de toute matière, atomes, molécules, assemblages)... Mais un ordre instauré par les humains et leurs sociétés avec des codes, des lois, des principes, enfin tout un ensemble de systèmes, un ordre qui n'a rien à voir avec la manière dont fonctionne la nature, l'univers, que l'on qualifie d'injuste alors que l'injustice réelle résulte de ce que font les humains dans les seuls intérêts qui sont les leurs, et en particulier les intérêts des humains les plus dominants et les plus possédants...

 

Le problème, c'est... Ce sont :

 

-Les géants du numérique et du Web sous l'appellation (l'acronyme) GAFAM... Dont Google, Apple, Amazon, Microsoft...

-Les géants de l'économie agro-alimentaire, industrielle, équipements, communication, loisirs, transport, énergie, marchés de la consommation tous produits :

Monsanto, Bayer, Sanofi, BMS-Upsa, Total, AXA, Véolia, Vinci, Vivendi, L'Oréal, LVMH, Alcatel, Areva, Colas, Eiffage, Lagardère Média... Pour ne citer que ceux-là parmi tant d'autres...

Un problème que l'on ne peut résoudre que par un ensemble de révolutions, de révoltes, de tous les peuples du monde, d'un changement de choix et de comportements du plus grand nombre possible de gens dans la vie quotidienne, la manière de se nourrir, de s'habiller, de s'équiper, de se loger, de communiquer, de se déplacer...

Ce sont tous ces géants du Web et de l'économie de marché, de l'énergie et de la santé, qu'il faut mettre à terre, déposséder de leurs centaines de milliards, des revenus indécents de leurs actionnaires et de leurs dirigeants (qui est de l'argent qui ne finance jamais ce dont les populations ont besoin pour se nourrir, se loger, se soigner, s'instruire, se déplacer, dans un système public de gestion, mais qui ne profite qu'à une minorité de possédants, soit 1% des gens sur Terre...

 

Le problème, ce n'est pas tout ce dont les médias, les télés, l'internet, nous "chauffent les oreilles" à longueur de journée... Ou qui caressent l'opinion publique bien dans le sens d'un poil hérissé à la vue de quelque "bête à abattre" qui fait qu'on ne voit qu'elle et pas le monstre pourtant bien visible qui est le vrai ennemi...

 

 

Les violences dans leurs dimensions

... Si je fais une comparaison entre :

 

-La violence que l'on peut constater en milieu urbain, exercée par des manifestants ayant en leur rang des "individus qui veulent -comme on dit- en découdre" (contre des forces de l'ordre, contre l'ordre établi, contre ce qui représente le pouvoir, l'autorité et les puissances d'argent) et par les "casseurs" qui s'attaquent à des boutiques de luxe (comme par exemple sur les Champs Elysées lors des manifestations de gilets jaunes en décembre dernier), et d'une manière générale toute forme de violence de rue, de grève, d'occupations de lieux tels que postes de péage d'autoroute, dépôts d'essence, usines, sites de production, entreprises menacées de fermeture, violences exercées par des gens en colère, des gens qui vont perdre leur emploi ou voir leurs conditions de travail se dégrader...

-Et la violence des dominants (les puissances d'argent, les lobbies de l'agro-alimentaire, de l'industrie, du numérique, de l'énergie, du commerce mondialisé, avec leurs dirigeants tous multimilliardaires avec leurs cohortes d'actionnaires qui se gavent de dividendes et dont les revenus progressent plus vite et plus fort que les revenus du travail), et la violence des gouvernements qui soutiennent les intérêts des dominants, avec leurs politiques diamétralement opposées aux aspirations des populations...

Je dirais que la violence que j'ai décrite en premier lieu est de la même dimension que celle par exemple d'un gros caillou (ou d'un pavé de rue) de l'ordre d'une dizaine de centimètres d'envergure en longueur et épaisseur...

Mais que la violence que j'ai décrite en second lieu est d'une dimension de l'ordre de celle d'un astéroïde ou d'une météorite -ou d'un bloc rocheux- de deux ou trois dizaines de mètres d'envergure en longueur et épaisseur...

-Il est encore une autre dimension de violence, absolument incomparable avec la première et la deuxième que j'ai définies, qui pourrait aussi être comme celle du bloc rocheux ou de l'astéroïde, mais un bloc ou un astéroïde celui-là, hérissé d'aiguilles, déchiqueté, d'une forme ne pouvant être décrite, d'une envergure en longueur et épaisseur non mesurable du fait de ses prolongements... Cette dimension là, de violence, englobe le terrorisme de groupuscules extrémistes et de fanatiques religieux commettant des attentats blessant ou tuant des gens (soit dit en passant les victimes de ces actes de terrorisme ne sont jamais les dominants au sein de leurs sièges de gouvernance, jamais les assemblées d'actionnaires, jamais les multimilliardaires dans leurs demeures bunkérisées)... Englobe, outre le terrorisme, les guerres de marché et d'économie entre grandes puissances, les guerres locales, où des armées s'affrontent, où des bombardements détruisent des villes et où les gens par milliers fuient les zones dévastées...

Si cette violence du terrorisme et des guerres peut être aussi comme un bloc rocheux ou un astéroïde s'abattant sur les gens de ci de là, l'on peut se demander s'il n'y a pas une "force d'attraction ou une force gravitationnelle", entre la violence des dominants et la violence des armes par le terrorisme et par les guerres...

 

 

... En définitive faites les comptes entre la violence des mécontents et la violence des dominants :

D'un côté quelques vitrines brisées, des postes de péage d'autoroute saccagés, des pneus qui brûlent à l'entrée d'une usine, un dirigeant par ci par là, molesté, des rond-points occupés, des barrages sur des routes et des voies ferrées, des façades de préfecture noircies, des magasins pillés, des grèves qui n'en finissent pas avec des manifestations à répétition, des dépôts d'essence investis, quelques millions d'euro de perdus pour l'économie de croissance...

Et d'un autre côté, des dizaines de milliers de vies brisées par la perte d'un emploi, des suicides par centaines, des millions de gens qui souffrent, qui galèrent, dans un quotidien de vie de plus en plus difficile, des gens aux urgences dans les couloirs d'hôpitaux qui attendent des heures, des jours et des nuits allongés sur des brancards... Cela en fait, de la misère, de la souffrance, de la précarité, des morts même... Du côté qu'écrasent et que violentent les dominants, les financiers, avec l'aval des gouvernants...

Et ce n'est pas -cela ne sera d'ailleurs il faut le dire- jamais, au grand jamais les partis dits "populistes" qui "feront mieux" que les gouvernants en place... Ils feront pire et avec, au départ et surtout tant qu'ils sont en campagne, une "olive bien huilée bien mirobolante dans le fondement" (ou une main bien caressante dans le sens du poil) !

 

 

L'éternité à l'échelle des ères géologiques, l'éternité à l'échelle des civilisations

... Henry de Montherlant, romancier, essayiste, dramaturge et membre de l'Académie Française, né le 20 avril 1895 et décédé le 21 septembre 1972 ; a écrit sur l'une des pages de ses carnets :

 

"Je me foutais pas mal d'être éternel dans mon œuvre. Ce que je voulais, c'est d'être éternel dans ma vie"

 

... Cette phrase d'Henry de Montherlant, est l'une des plus magnifiques que j'ai lues, dans ma vie, me renvoyant à ce que je pense de cette idée "d'être éternel"...

Déjà, l'éternité au sens que l'on lui prête -sans forcément être croyant- et selon l'usage dont on fait de ce terme "éternité" en littérature et en art... N'est pas "éternelle" mais "provisoire"...

Tout dépend de la durée du "provisoire". Par exemple, les grands auteurs et philosophes Grecs tels que Platon et Aristote entre autres, et si l'on veut, encore, Victor Hugo du 19 siècle littéraire Français, ont et auront une "belle éternité provisoire" devant eux...

Dans la dimension de l'univers, des galaxies, et même dans la dimension des civilisations humaines depuis le Paléolithique Supérieur... C'est "une toute autre affaire" que celle de l'éternité -en ce sens que ce qu'il y a de provisoire dans l'éternité, se trouve "singulièrement raccourci"...

"Etre éternel dans sa vie" me renvoie à cette idée me venant de la certitude que j'ai, de tous ces autres -du temps de ma vie, du temps d'avant ma vie et du temps d'après ma vie- qui, à peu près, pensent et ressentent les mêmes choses que moi, bien que l'exprimant chacun à leur manière -autrement dit, ces autres sont des sortes de "copies" de ce que je suis (bien sûr une copie différente)... C'est là, dirais-je, une "pluralité" (de similitude) dans un temps plus long que le temps de ma vie... Et cela sera vrai dans cent ans, dans plusieurs siècles, tant qu'il y aura des humains sur la Terre, ou "l'équivalent des humains" quelque part dans le cosmos...

C'est cette idée là "être éternel dans sa vie" du fait de ce qui existe dans sa vie et dans ce qui précède sa vie et dans ce qui suit sa vie (et qui s'apparente et se renouvelle)... Qui, en quelque sorte, fait de la mort "un peu moins de néant"... (dans mon idée)...

 

 

Au nom de la terre, de Edouard Bergeon

... Avec, dans le rôle de Jacques le père de Pierre Jarjeau, Rufus ; dans le rôle de Claire l'épouse de Pierre Jarjeau, Veerle Baetens ; dans le rôle de Thomas, le fils de Pierre, Antony Bajon ; et dans le rôle de Pierre, Guillaume Canet.

Un film d'un réalisme poignant, qui témoigne de ce qu'est l'évolution du monde agricole en France depuis 40 ans...

Le film se termine (la dernière image) par cette phrase inscrite sur toute la longueur de l'écran :

"Aujourd'hui en France un agriculteur se suicide tous les jours"

En 2018 il y avait en France, 448500 chefs d'exploitation agricole. Avec un suicide par jour cela veut dire que durant ces 10 dernières années, plus de 3600 agriculteurs en France, ont mis fin à leurs jours...

Les gens que nous sommes, femmes et hommes du commun exerçant toutes les professions, activités, en tant que salariés d'entreprises privées et publiques, en tant que patrons de PME, de travailleurs indépendants, de tous métiers et emplois, donc, autre que l'activité de chef d'exploitation agricole... Ne sont pas dans la réalité au quotidien, de ce que vivent les agriculteurs. Ils ne savent que ce dont ils entendent parler autour d'eux, ils se font tous, chacun, une idée du monde agricole et de la terre, en fonction d'une sensibilité personnelle...

Edouard Bergeon dans son film montre au fil de séquences significatives, ce qu'est la vie de famille, ce qu'est le lien familial dans le monde agricole, ce qu'est la solidarité entre agriculteurs (liée à des intérêts et des soucis communs)... Ce sont des femmes et des hommes qui, quoiqu'on en dise, aiment leurs animaux, éprouvent des sentiments... Mais qui, dans le système de production (gigantisme de l'exploitation et des machines, financement, investissements nécessaires, diversité d'activités entre élevage de divers animaux de bouche, culture de céréales)... Sont pour ainsi dire obligés de "mettre leurs sentiments dans leur poche", prisonniers qu'ils sont d'un système implacable, un système où les banques, où les lobbies sont les véritables maîtres...

Quand nous voyons des vaches sous la pluie, dans le vent et le froid, qui broutent de l'herbe saupoudrée d'une première neige ; où quand nous voyons des poulets par milliers confinés dans des hangars géants et alimentés par des robots, de l'informatique et de l'électronique... L'on se dit que le monde agricole, que les "paysans" comme on les appelle encore, n'ont plus comme jadis, le souci de la qualité de l'environnement naturel, de leurs animaux qu'ils traitent telles des marchandises...

A dire vrai est-ce qu'ils le "vénèrent", ce système ? Est-ce qu'il y adhèrent de leur plein gré? NON, NON et NON... Ils le subissent "par la force des choses" (c'est à dire par la domination des banques et des lobbies)... Et, il faut le dire aussi, et c'est peut-être là le pire ; par la pression qu'exerce des millions de gens, de consommateurs, par le genre de vie qu'on mène dans notre société du profit, de la jouissance, de l'offre de produits et services, du paraître, de l'instantanéïté, de trois repas par jour avec viande et charcuterie, de congélateurs et de frigos archi pleins, de campagnes promo dans les grandes surfaces commerciales, de crédits et de cartes bancaires...

 

 

Des événements qui n'auraient jamais dû se produire

... Des événements en France en 2019 tels que celui de l'incendie de Notre Dame à Paris le 15 avril, et celui de l'attentat terroriste à la Préfecture de police de Paris le 3 octobre ; n'auraient jamais dû se produire...

La cathédrale Notre Dame de Paris, ainsi que la Préfecture de Police de Paris, entre autres lieux bien sûr dans notre pays, sont des lieux "symboliques" peut-on dire, des lieux "inviolables", des lieux "sécurisés" (sécurisés dans le sens de ce qu'il y a de plus sûr)...

L'une est un lieu de patrimoine historique et culturel, et l'autre un lieu d'ordre établi et référent en matière de sécurité publique.

C'est comme si une centrale nucléaire (celle de Blaye en Gironde ou celle de Gravelines dans le département du Nord) venait à exploser... Ou comme si l'avion du Président de la République avec toute la suite de personnages qui l'accompagne, venait à se crascher...

Inconcevable... Inimaginable...

Et pourtant...

C'est que dans les "Saints des Saints" -dans la demeure même des Dieux et de leurs anges protecteurs- en ces lieux "inviolables" et "ultra-sécurisés", il y a de ces "gardiens" en tenue de gardien et avec des armes de gardien, et des "ingénieurs" de compétences dont on ne saurait se passer, qui sont comme des virus, des agents pathogènes dans le tissu cellulaire et qui n'ont pas l'apparence de virus ou d'agents pathogènes, autrement dit indétectables...

C'est que dans les moyens mis en œuvre pour garantir la sécurité de ces lieux, pour prévoir et gérer les dysfonctionnements lorsqu'ils se manifestent par des signes avant-coureurs ; il n'y a peut-être pas eu assez de ce "nerf de la guerre" que l'on appelle l'argent, ni assez de ces précautions, études et analyses préalables, pour justement mettre ces moyens en œuvre... Encore que... les moyens mis en œuvre à eux seuls, ne soient pas la "garantie absolue"...

Nous sommes dans un temps, dans une époque, où même dans les hauts des Saints des Saints, il y a de l'incertitude... Des implants de "points noirs" dans la source lumineuse...

... Il demeure encore il faut dire, de ces événements "un peu moins improblables" (mais qui se sont tout de même produits) tel celui de l'incendie de l'usine -classée Seveso- de Rouen, dernièrement, et son précédent, l'explosion de l'usine AZF de Toulouse, le 14 septembre 2001...

 

... Une petite remarque pour conclure :

 

Si dans le récit biblique, l'exode et l'errement des Hébreux durant 40 ans dans le désert après leur départ d'Égypte, n'a pas laissé de preuves archéologiques ou scientifiques sous forme de traces, pierres, objets, inscriptions, monuments qui auraient pu témoigner de manière certaine de l'existence de cet exode... Le récit biblique dit tout de même en substance qu'en ce qui concerne "une grande bataille dans les cieux", Lucifer qui était l'égal de Dieu s'est présenté comme étant "l'ange de lumière" au même titre que Dieu et prenant la place de Dieu (en substance, je ne me rappelle plus les termes exacts mot pour mot)... Il y a donc une sorte de "vérité" dans ce qui est écrit dans la bible, en ce sens que, les forces du mal prennent l'apparence des forces du bien à s'y méprendre (c'est ce que l'on voit aujourd'hui, avec ces "points noirs dans les Saints des Saints", qui font l'effet d'une source de lumière à l'intérieur même de la source de lumière...

 

Forums et stories

... Je m'interroge sur l'opportunité qu'il y a, de s'inscrire sur des forums qui sont en quelque sorte des communautés de membres autour de passions et d'activités, où, en règle générale l'on s'inscrit sous un pseudonyme avec un avatar (une image, un logo que l'on choisit dans la liste préconçue)...

L'on s'y livre au départ, dans l'un ou l'autre de ces forums -de type "forumactif" ou autre- en une présentation de soi, de ce que l'on aime ou de ce dont on se passionne... En une présentation de soi tout à fait consensuelle à vrai dire, assez rarement dans une formulation "atypique" ou ne ressemblant trop guère à ce qui se pratique habituellement...

Il faut dire que tous ces forums, d'ailleurs, depuis déjà quelques années, n'ont plus tant que cela "le vent en poupe" et qu'en réalité, leurs membres inscrits postent de moins en moins de messages, pour ne pas dire plus du tout pour certains...

Sans doute les "stories" plus ou moins de tout un chacun/chacune, sur Facebook, ont-elles davantage le "vent en poupe" que des "coin d'untel/d'une telle" sur un forum... Encore que... Tout dépend en fait de ce fameux "nombre d'amis" que l'on peut avoir sur Facebook...

Je m'interroge finalement, autant sur l'opportunité qu'il y a, de s'inscrire... Et "d'avoir l'illusion d'exister" sur un forum, que sur l'opportunité de mettre à jour sa "story" sur Facebook...

J'imagine assez mal quelques hypothétiques "chercheurs de talents sur la Toile" ou même des spécialistes, sortes "d'archéologues" ou de "géographes" de la société humaine présente, se lancer dans une "étude" des différents comportements, formes d'expression, en somme de toute une sociologie des réseaux sociaux et du Web... Et donc, de consacrer des heures et des heures en d'aussi diverses que complexes recherches... Et dans quel intérêt d'ailleurs, sinon dans la dimension dominante de l'économie de marché, afin d'exploiter au mieux ce qui se diffuse et de déterminer des "profils de consommateurs de services et de produits en fonction de besoins et d'aspirations" ?

Il faut dire encore, que, dans tous ces forums plus ou moins communautaires autour de passions et d'activités spécifiques, que ce soit de la littérature, de la poésie, du cinéma, de la musique, du sport, etc. , l'on y trouve, outre bien sûr les pages ou rubriques dédiées et à thème, au moins une rubrique consacrée aux "choses et préoccupations de la vie quotidienne" ( dans le genre "à bâtons rompus" ou "nouvelles des uns et des autres" ) où l'on se fait des bisous et des mamours, où l'on discute "patates salades"- le temps qu'il fait -la politicaille- le monde qui va mal- des recettes de cuisine- le minou qui fait un caca nerveux...

Et dès lors que tu te mets – parce qu'au départ tu as été assez bien accueilli- à "péter dans le potage" ou à poster quelque chose d'un peu atypique, eh bien fini les bisous, fini les mamours, tu passes pour un pestiféré... Ou bien si tu te lances dans des sujets "profonds", de culture scientifique, historique, littéraire ou autre, et en "une page longue comme une limousine"... tu n'as alors pour réponse qu'un immense silence et une souveraine indifférence... (Et pourtant, les rubriques à thème dans ces forums, ne manquent pas... Alors quel est leur finalité si, d'aventure lorsque tu y postes un texte, il n'y a pas de réaction... Et encore moins un contact qui s'établit autrement que virtuellement ?)...

Quant aux "stories" sur Facebook... Alors là... C'est sans doute aujourd'hui la "grande mode" mais les modes vont et viennent autant que passent et repassent les "amis" du moment...

 

 

Follower ça rime avec pull over

... Follower ça rime avec pull over...

En effet tu portes sur toi, bombant le torse et le regard branlé par les mains des fans qui t'applaudissent, tous ces jolis pull over soit disant tricotés main mais de mains de gosses du Bangladesch... Tout en travers en large recouverts de logos, de marques, de slogans... Ces pull over qui te font artiste, anarcopirate ou cador-philosophe de cité populaire, rappeur-poète-tam tam sur une poubelle renversée, invité d'on n'est pas couché, ou invité de manouf-cultu locale dans une soirée de Jiléjones-la trente-quarantaine en lotissement pavillonnaire- l'arrêt de bus servant de bistrot du coin... ( C'est que les "retombées économiques" c'est bon à prendre pour le Développement Local boosté par la municipalité de gauche-progressiste -ou de droite tout aussi progressiste – d'où l'artiste local ou même parfois l'anarcopirate amuseur, humoriste un peu marginal sur les bords, que les "autorités du coin" laissent se produire de temps à autre dans quelque soirée festi-culturelle en salle polyvalente ou de cinéma)...

Et les followers ils ont tous les mêmes pull over, ils sont jeunes ils sont vieux, ils ont tous des blogs et on les voit sur face-bouc -plus rarement voire plus du tout dans les forums genre "bleu gazette"- ils se pâment ils en redemandent bis-bis-bis, bis et re-bis à fond la caisse à s'en péter la peau de la paluche...

Si follower ça rime avec pull over, alors à quoi ça rime postérité si ça rime pas avec "du poste qu' t'héritais" de ton arrière grand mère née l'année de la plus grande sècheresse (1873) avant 2019? Le poste qu'elle avait acheté 1800 francs en 1937, que quand on tournait le bouton et faisait bouger l'aiguille des stations, ça faisait pas tam-tam coeur de pieuvre et qu'y avait que d'la voix mais d'la voix plus pleine d'images que tout ce qu'on voit aujourd'hui comme images sur l'écran d'un smartphone, lequel smartphone en 2040 sera holographique...

Tiens ça sera ça, peut-être la nouveauté : des followers holographiques que tu verras dansoloter dans l'air ambiant devant ton torse bombé!

 

L'épeire diadème

Epeire

... Cette araignée est très commune en Europe et en Amérique du Nord... On l'appelle aussi, plus simplement, araignée des jardins...

Elle ne demeure pas, comme toutes les autres araignées, d'ailleurs, tisseuses de toile, tapie au fond de quelque trou dans un mur ou d'un creux dans une branche : que boufferait-elle, en effet, si elle ne sortait jamais de son trou ?

Ne fabrique-t-elle point sa toile avec ce qu'elle a dans son abdomen, plutôt que de compter sur d'éventuels et improbables tisseurs de toile?

Je baisse la tête, autant qu'il m'est possible selon la position de l'Oeuvre, afin de ne pas détruire l'Oeuvre...

 

 

Si les moutons pouvaient se marrer ...

... Leur rire ressemblerait au rire d'une foule de spectateurs dont la moitié d'entre eux font semblant de comprendre ce qui se dit sur la scène et se marrent donc par convenance afin de ne pas passer pour des idiots ou des ringards...

... Dans la salle de spectacle un public enthousiasmé par la prestation du comédien humoriste, applaudit après chacune des petites histoires que raconte le comédien humoriste...

Mais le comédien humoriste parle très vite de telle sorte que l'on ne comprend pas toujours ce qu'il dit, et de surcroît l'accoustique de la salle n'est pas très bonne, et les gens des rangs situés à l'arrière de la salle, éloignés de la scène, entendent bien le comédien mais ne comprennent pas grand chose...

Néanmoins, fusent les rires en une grande vague rythmée sans cesse renouvelée, d'un bout à l'autre de la salle...

Il y a dans la salle

Les "branchés" qui eux, comprennent tout...

Les "un peu moins branchés" qui eux, ne comprennent pas tout dans le détail mais saisissent bien le sens général de l'histoire...

Les "pas branchés" qui eux, même dans les premiers rangs et à plus forte raison dans les derniers, ne comprennent pratiquement rien ni le sens de l'histoire...

"Etre branché" c'est être de son temps et bien au courant de l'actualité -"people" notamment- ainsi que de tout ce qui est nouveau, à la mode, et que tout le monde connaît ou est censé connaître...

Mais il faut dire qu'il y a des "pas branchés" qui font comme s'ils étaient "branchés"... Et que les vrais/vrais "pas branchés", ceux qui, ostensiblement et avec insolence et résistance, font état de leur inculture dans le domaine de l'actualité people et des modes et nouveautés, ne sont pas très nombreux...

Tous, quasiment tous, cependant, se marrent, s'esclaffent, dans ces salles de spectacles humoristiques ou de divertissement...

Il est malvenu, inconvenant, impensable, de ne point rire...

Il faut donc rire comme si l'on a compris, pour ceux et celles qui n'ont pas compris ou pas assez compris... Sinon, tu passes pour un "beuh-beuh" aux yeux de ton voisin d'à côté, si tu ne ris point, de concert avec les autres...

Si tu ne ris pas, c'est peut-être aussi parce que, ayant compris l'histoire racontée, ça te fait pas fait rire du tout...

Et ce qui qui heurte, c'est quand tu fais comprendre aux autres dans un silence éloquent, pourquoi tu ne ris pas alors que la mauvaise qualité de l'acoustique de la salle n'y est pour pas grand chose, et que le débit rapide de parole du comédien humoriste n'y est pas non plus pour grand chose...

Dans ce cas, t'es pour ton voisin d'à côté un "beuh-beuh dérangeant"...

 

... Au cinéma, dans les films de télévision, et plus encore au théâtre -sauf dans les très petites salles- c'est la même chose...

Ils bouffent les mots, ils escamotent des syllabes, ils ont un débit de parole trop rapide, les acteurs, les comédiens...

Tiens c'est curieux : dans les films des années 1950, 1960, et jusqu'en 1990, que la télé rediffuse parfois, on comprend mieux les acteurs... Qui, soit dit en passant, aujourd'hui, sont ou morts, ou très vieux...

C'est "l'air du temps" qui veut ça... Dans une mouvance survoltée instantanéïsée effet-spécialisée banalisée formatée dénaturée, et où l'image a plus d'importance que le texte...

Merde! Le texte, on dirait presque qu'il dérange !

 

 

 

"Je me voyais déjà" (Charles Aznavour)

... ça me gonfle ces gens qui disent, à propos de quelqu'un (un "citoyen lambda sans références particulières") qui écrit "comme un journaliste" sur un sujet d'actualité, en tant que "témoin de son temps", qui relate un fait, une anecdote, un récit de voyage, etc. ... MAIS qui n'est pas journaliste de métier... Ou encore, le même "citoyen lambda" qui produit et diffuse sur internet, comme oeuvrerait un écrivain, un romancier professionnel patenté référencé et tout ce qu'on voudra... ça me gonfle ces gens qui disent " pour qui il se prend, de quel droit, de quelle compétence il se prétend, pour écrire ce qu'il écrit sur ce sujet, pour rédiger comme pour un reportage, alors qu'il n'est pas du métier, et donc, que ce n'est pas son rôle et qu'il n'a aucune autorité pour le faire comme il le fait"...

Oui, ça me gonfle qu'on puisse penser ça et le faire remarquer sur un ton "coup de règle sur les doigts" !

Bon sang, est-ce qu'il faut nécessairement et obligatoirement comme si ça coulait de source évidente, être journaliste, écrivain, intellectuel de métier patenté reconnu, pour "raconter quelque chose" (un sujet, un thème d'actualité, un témoignage, une anecdote, un récit) sur internet?

Pourquoi le "citoyen lambda" n'ayant aucune référence de quoi que ce soit, et de surcroît qui n'a pas fait d'études supérieures, qui n'a pas de réseau, pas cinquante mille followers, rien de tout ça... N'aurait-il pas le droit, lui aussi, de s'exprimer, d'écrire, de raconter ?

D'autant plus, pour parler franc et net, y'en a des "pros" qui écrivent "comme des pieds", des articles de ceci de cela dans le journal, ne respectent pas la grammaire française, pondent des phrases insipides ou d'une banalité déconcertante, quand ils ne font pas des "fake news" ou des omissions, des raccourcis lapidaires, de la "littérature ordurière"! ...

Ces gens, qui critiquent le citoyen lambda se produisant sur internet, en règle générale, ils font autre chose dans la vie que d'écrire (ils n'en sentent pas le besoin, ils comprennent pas ce besoin qu'on peut avoir de s'exprimer et d'avoir un auditoire)... Ils peuvent être des gens "très bien", gentils, tout ce qu'on voudra... Mais le besoin qu'on peut avoir de s'exprimer et d'avoir un public, ça ils sont à cent lieues de le partager... Et qui plus est, c'est pas eux, qui t'encouragent, au contraire ! S'ils peuvent te freiner, te modérer, ils le font et avec arguments et leçons de morale sur la discrétion, le danger qu'il y a à trop dire, trop révéler...

 

... J'adore cette chanson de Charles Aznavour " Je me voyais déjà" ! Et j'adore aussi "J'aurais voulu être un artiste (paroles de Michel Berger)...

 

... Et je "fais pas très bon ménage" avec les "empêcheurs de tourner en rond" – quand il s'agit d'écriture et d'expression- (rond dans le sens de rond avec quelques ondulations dans la circonférence... Autrement dit rond pas vraiment rond)... RIRE !

 

... Cela dit... Cela dit...

Ces gens "empêcheurs de tourner en rond"... Et cela je le dis avec une certaine gravité... Quelque part... Si effectivement du côté qui est celui comme la tartine retombant la confiture en dessous, ça me gonfle... D'un autre côté, du côté sans la confiture, ça m'interpelle, ça me fait réfléchir...

Parce qu'au fond, c'est peut-être eux, ces gens, qui finalement ont raison... Sauf le coup de règle sur les doigts, sauf le coup de genou sous la table, sauf le petit coin de regard verrouilleur...

Une oeuvre -si on peut appeler oeuvre cette "oeuvre"... Ne se construit vraiment que dans la difficulté et avec tout ce qui s'oppose ou freine sa réalisation...

C'est vrai que c'est "bien plus confortable", d'être soutenu, aidé, encouragé... D' "être existé" en somme, par l'un ou l'autre ou les autres de ses connaissances, proches, amis...

Il y a peut-être une voie vers laquelle on peut prendre le risque d'y engager ses pas, de s'y sentir souvent bien seul, moins "royale" mais plus belle, plus vraie... Que toutes les voies royales... Que ces voies royales nous soient accessibles ou non...

 

 

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