Chroniques et Marmelades diverses

Textes généraux, atypiques ou particuliers, cri du coeur...
  • NON à la résignation et à l'indifférence

    Dans son dernier livre publié en octobre 2019, « Sauver la beauté du monde », page 253, Jean Claude Guillebaud, essayiste, journaliste, reporter et correspondant de guerre, et « témoin de son temps », auteur de nombreux ouvrages, et dont on peut lire dans Sud Ouest Dimanche la chronique hebdomadaire « Paris Province » écrit :

     

    « Nos décideurs voudraient que l'homme révolté d'Albert Camus devienne l'homme résigné du XXI ème siècle »

     

    Résigné à subir ? Résigné à l'idée que « c'est foutu » ?

     

    Et, qu'en conséquence, « alors autant profiter, autant vivre sa vie quotidienne, dans un conformisme consumériste fondé sur le progrès technologique, la croissance économique, le toujours mieux et plus vite, et cela dans le temps où c'est encore possible »... Avant le « naufrage » comme celui du Titanic le 14 avril 1912... Car sur le pont principal du « Titanic-Monde » de plus en plus incliné, la poupe déjà dans les flots, « l'on y danse l'on y danse comme sur le pont d'Avignon »... L'on y danse, l'on y bâfre, entre passagers qui ont pu accéder au grand pont promenade galerie marchande, alors qu'en bas dans les cabines de seconde classe et le long des couloirs encore éclairés, bien d'autres passagers ont de l'eau jusqu'aux genoux...

     

    C'est bien de cela qu'il s'agit : puisque c'est foutu, autant en profiter au mieux possible tant qu'il est encore temps !

     

    Hier soir, mercredi 22 janvier 2020 sur FR 3, Les vies d'Albert Camus, documentaire de Georges-Marc Benamou...

    Soixante années après la disparition d'Albert Camus le 4 janvier 1960, l'œuvre de l'écrivain et du philosophe Albert Camus est toujours d'actualité, et les femmes et les hommes révoltés du XXI ème siècle nous appellent à ne point nous résigner, à sauver la beauté du monde...

     

  • La RE-traite ...

    «Retraites à points Retraités à poil » scandait Papu dans la manouf...

    Et si la retraite c'était par 30 à l'ombre avec des noix de coco à gogo ?... Peut-être que Papu ça lui conviendrait !

    Cela dit -pour rire- il me vient à l'idée que les générations de jeunes salariés parmi les plus concernées, sont celles des salariés du croisiérisme touropérator : en effet si les retraités sont à poil et qu'il fait que 15 en été sous la pluie et 2 en hiver le matin, autant dire s'ils ont des retraites de misère, ils pourront plus partir en croisières et ça n'incitera donc pas les touropérators à engager des « personnaux » et à ouvrir ou à maintenir des agences de voyage en galeries marchandes... Sans compter le marché du voyagisme sur Internet...

    Autres « personnaux » concernés : ceux des maisons de retraite publiques (encore publiques) et privées... Dont les prix de pension devenus supérieurs à 2500 euro par mois seront trop élevés...

    En règle générale, et donc par extension, bien au delà du croisiérisme et de l' « hébergériatisme », c'est toute une économie marchande de consommation de masse tous produits tous services, qui sera affectée et revue à la baisse, du fait de la « mise à poil » de Papu/mamu !

    Reste à savoir, pour un pays tel que la France avec 75 millions d'habitants en 2060, quelle sera la proportion des retraités aisés par rapport à celle des retraités pauvres ? Parce que si les retraités aisés en 2060 sont, à 20%, quand même 3 millions, la plupart d'entre eux de ces 3 millions percevant des revenus de fonds de pension... Alors le temps des « choux gras » pour les croisiéristes et les lobbies de l'économie marchande, perdurera...

     

    En somme dans cette réforme des retraites, en fonction des oppositions et des opinions, tout sera calculé afin que les lobbies de l'économie marchande qui sont aujourd'hui -et depuis déjà pas mal d'années- les grands gagnants, puissent conserver la clientèle dont ils auront besoin pour continuer à gagner, à se maintenir... Dont peu importe 15 millions de retraités à poil s'il y a encore 3 millions de retraités en belles fringues !... À moins de mettre toujours plus de flotte dans le pinard et d'engraisser les crevettes avec des farines synthétiques pour faire de la clientèle en nombre...

     

  • Réflexion sur le pardon

    Le pardon est la réponse la plus difficile à apporter en face de l'inacceptable, de la violence, de la cruauté, de la haine, du mépris, de l'indifférence, de l'hypocrisie, de l'injustice, de tout ce qui nous blesse, nous humilie, nous heurte, venant des personnes qui nous font du mal...

    Parce que le pardon est une gageure et qu'en aucune façon il ne rend l'autre meilleur ou différent dans sa vision du monde et de la relation humaine...

    Cependant le pardon a un pouvoir que la violence n'a pas, celui d'ouvrir une voie aussi étroite et incertaine soit-elle, ne serait-ce que par l'interrogation, par l'étonnement qu'il suscite... Et peut-être par la réflexion venant en corollaire de l'interrogation et de l'étonnement...

    Mais réfléchir sur le pardon, envisager la possibilité du pardon, n'implique pas que l'on doive étouffer en la mouchant, la flamme vive de la parole, notamment de cette parole de soi avec ses mots et son langage nous portant à exprimer de que l'on pense « à cru et à cœur »...

     

    L'une des grandes figures humaines contemporaines les plus représentatives de la philosophie du pardon, c'est Nelson Mandela... Qui, par le pardon a en effet ouvert une voie... Une voie réelle dont il a été possible de mesurer les effets, et ce que cela a impliqué dans la société de la République d'Afrique du Sud...

    C'était là, une voie incertaine, aléatoire, imparfaite dans son tracé et dans son bornage, certes... Et après la disparition de Nelson Mandela, ce qui demeure de son œuvre s'est en parti délité... Mais il en subsiste la « pierre angulaire »...

    Pardonner à ceux qui nous ont fait tant de mal, pardonner aux oppresseurs, aux criminels, aux voleurs, aux accapareurs... C'est prendre le risque de laisser les oppresseurs, les criminels, les voleurs (qui ne seront pas forcément les mêmes) reprendre leurs activités …

    Mais le risque n'est-il pas encore plus grand, à laisser en son état fonctionner la société, le monde tel qu'il est avec ses injustices, sa violence, l'accaparement des uns au détriment des autres, les lois soit-disant édictées pour tous mais en réalité au profit des privilégiés et des dominants qui se servent des lois pour restreindre les droits et les libertés du plus grand nombre ?

    Le risque n'est-il pas encore plus grand, à renverser par la violence, par la vengeance, par le contraire du pardon et donc par la condamnation, un système de société par un autre censé être « plus juste » ?

    Un « choix de société » c'est aussi le choix d'un risque à prendre : dans quel monde y-a-t-il finalement plus de violence et d'injustice ? Et, en corollaire à cette question, cette autre question : « dans quel monde une voie peut-elle au mieux s'ouvrir, si aléatoire, si incertaine que soit cette voie ? »

     

    La violence notamment révolutionnaire, par la force mettant à bas un pouvoir en place, par le combat et par les armes ; n'est à mon sens « justifiable » que si elle est perçue comme étant une étape nécessaire par laquelle il faut passer... Car en tant que seule fin ou seul moyen, en tant que seul et même marteau frappant sur la même enclume, sans autre vision que celle du remplacement d'un ordre par un autre ordre, non seulement elle n'est plus « justifiable » mais elle n'ouvre aucun passage, aussi loin que le regard se porte le long de la ligne d'horizon ceignant un paysage changeant de couleurs, d'ombre et de lumière au gré de l'alternance des saisons...

     

  • C'est de plus en plus dur pour les femmes et hommes de bonne volonté...

    Dans un monde dominé par cette racaille hyper friquée constituée des 26 personnes qui possèdent à elles seules 50% de toutes les richesses de la planète, des plus influents personnages des groupes d'actionnaires (des « noyaux durs ») de toutes les sociétés et entreprises du Dow Jones, du CAC 40, Nasdaq 100, Eurostokk 50, DAX..., qui dans leurs assemblées générales décident du montant des dividendes à verser ainsi que de la politique économique à mener afin que ces dividendes soient en progression constante et accrue année après année...

    Dans un monde dominé par les dirigeants, grands capitaines, PDG, patrons et décideurs avec leurs associés, des grands lobbies internationaux de l'industrie, des pourvoyeurs de matières premières -sol et sous sol, eau et énergie- , de l'agro-alimentaire, de la pharmacie, de l'immobilier, des groupes bancaires et d'assurance, des mutuelles, des fonds de pension, des opérateurs de téléphonie et fournisseurs internet...

    Tant que cette racaille hyper friquée, possédante et dominante ne sera pas abattue, que son pouvoir totalitaire ne lui sera pas retiré de force et donc d'une lutte concertée du plus grand nombre des citoyens du monde ; jamais les femmes et hommes de bonne volonté rassemblés en organisations et en associations, qui se battent et mènent des actions pour un monde plus humain et plus respectueux des environnements naturels, ne parviendront à prendre un pouvoir partagé avec chaque habitant de cette planète, à sauver cette planète... Si l'on ne fout pas en l'air la racaille ! …

    Car  faire avec la racaille (faire quand même ou bon gré mal gré avec la racaille), dans l'état où se trouve la planète aujourd'hui, c'est « suicidaire » pour l'ensemble de l'humanité !

    Sauf que le « suicide » pour quelques privilégiés qui bâfrent, s'empiffrent et se régalent sur le dos de 7,6 milliards d'humains -et qui, comme les autres vont aussi crever dans le naufrage- est un « suicide très confortable » (en somme une sorte de petite éternité paradisiaque d'une durée comparable à la première seconde de l'histoire de l'univers -ou au temps de l'explosion d'une étoile en fin de vie)...

    Qu'il est difficile de convaincre les modérés, les fatalistes, les obéissants par la force des choses, ceux qui disent que le monde a toujours marché comme ça , c'est à dire avec les riches qui possèdent et donnent du travail aux pauvres, les vaillants, les paresseux, les bons , les méchants, les profiteurs, les forts, les faibles, l'ordre, le désordre, le bien, le mal et j'en passe de toutes les pensées uniques de bon aloi, de bienséance, de politiquement correct, de consensuel, de « normal » !

    Merde, on est en train d'en crever de tout ça ! A cause d'une poignée de privilégiés qui s'en foutent plein la lampe encore plus que jadis par le passé avec les nouvelles technologies qu'il y avait pas avant !

     

  • Si les ordinateurs venaient à nous manquer

    « Je n'ai pas peur des ordinateurs. J'ai peur qu'ils viennent à nous manquer. »

     

    [ Isaac Azimov ]

     

     

    Isaac Azimov, auteur du Cycle des robots et de la série des Fondations.

    Né le 2 janvier 1920 à Petrovitchi en Russie, décédé le 6 avril 1992 à New York...

     

    Si les ordinateurs... Et le World Wide Web, les réseaux sociaux, les blogs, le numérique... Venaient à nous manquer, nous sommes devenus, 4,4 milliards d'humains sur cette planète, tellement dépendants de ces prothèses qui, technologiquement et par leurs pouvoirs sont des prolongements de nous-mêmes ; que nous ne pourrions plus vivre sans eux car c'est bien toute une économie et toute une culture de la communication qui s'effondrerait... Et que rien de ce qui fut par le passé depuis le début des civilisations, et en particulier ces savoir-faire et ces connaissances qui ont été perdus en partie ou en totalité ; ne pourrait être rétabli à l'identique ou réactualisé en fonction des besoins qui sont les nôtres aujourd'hui (c'est à dire plus les mêmes que ceux d'il y a mille ans ou un siècle)...

    Nos savoirs, nos technologies, notre intelligence, nos écoles, nos apprentissages, notre manière de travailler, notre économie et notre culture de la communication, du 21 ème siècle ; ne nous serviraient à rien dans un monde redevenu ce qu'il était il y a mille ans ou un siècle...

    Cela dit, l'accessibilité de tout à tous en quelque endroit que ce soit de la planète, par n'importe qui d'entre nous des 4,4 milliards d'internautes possédant un ordinateur, un smartphone, une tablette : l'accessibilité de tout à tous par ce qui résulte de cette accessibilité, pose le problème -qui, avant, n'existait pas- de la destination de ce qui est visible et qui donc, avant, n'était visible que par des personnes directement intéressées dans tel savoir, telle connaissance, telle information, tel art de faire, tel domaine particulier...

    Par exemple (un parmi tant d'autres) :

    Un journal que l'on achetait en kiosque ou à la maison de la Presse du coin, comportant des articles rédigés, des images, des photos, que l'on avait choisi de se procurer pour telle raison personnelle, en fonction de tel besoin d'information, de telle préférence...

    Avec l'accessibilité de tout à tous sur le Net, désormais, un article, un texte, une image, une photo, peut être utilisé, en étant reproduit, copié, ou arrangé par celui ou celle qui a intérêt à le faire, dans un but précis -pas forcément louable- et ainsi, devenu visible par n'importe qui à tel ou tel moment, n'a plus la destination qu'il avait avant... Et la « vocation » qui était celle de cet article rédigé, de cette image, de cette photo publiée dans telle page, se trouve dénaturée dans son impact, vidée de sa substance ou pervertie...

    C'est bien là le problème posé par l'accessibilité de tout à tous... Puisque la destination est devenue diffuse, s'élargissant sans considération d'environnement social ou culturel, de personnes, de groupe de personnes...

    L'accessibilité de tout à tous, rend également pour ainsi dire « autant visible qu'invisible » tout ce qui est produit et mis en ligne...

    L'accessibilité de tout à tous, en quelque sorte, nivelle la culture, nivelle les savoirs, nivelle les domaines de la connaissances, et réduit l'impact de ce qui est produit avec du talent, de la facture, du savoir faire, dans une sorte de brouillard ou de grisaille criblé de points lumineux presque tous minuscules...

    Défenseur que je suis de l'égalité des chances pour chacun d'accéder à la culture, aux savoirs, à la connaissance... Je me pose cette question :

    L'accessibilité de tout à tous, cependant, peut-elle avoir un autre destin, que celui dont le monde présent tel qu'il est, l'a dotée ? … Un destin qui ne soit plus celui du nivellement ?

     

     

  • L'Australie en feu, et demain quels autres pays et continents ?

    Les gigantesques incendies qui affectent l'Australie depuis plusieurs semaines, n'ont pas de précédent d'une telle ampleur dans tout le passé historique de ce continent l'Australie... Certes il y eut par le passé de grands incendies, notamment lorsque l'Australie était très peu peuplée (avant le 19 ème siècle) et qu'il suffisait d'un impact de foudre lors d'un orage, pour qu'une forêt s'embrase et que les quelques humains installés de ci de là ne disposaient alors d'aucun moyen de lutte efficace pour circonscrire l'incendie, qui finissait par s'éteindre de lui-même...

    L'ampleur et l'étendue de ces incendies est même sans comparaison possible avec les incendies qui de temps à autre depuis déjà plusieurs années, dévastent la Californie autour de Los Angelès. En effet, ce sont des territoires aussi vastes que la Belgique qui sont ravagés, avec des villes entières dont il faut faire partir les habitants, des milliers d'habitations détruites...

    J'ai pu voir une carte mentionnant les différents foyers d'incendie disséminés partout sur le continent australien, c'est absolument effarant, un véritable cataclysme !...

    La cause ? Bien évidemment le changement climatique, plus rapide, plus brutal, que prévu par les « experts » et les « prévisionnistes » ! Avec des températures estivales supérieures à 40 degrés, et des vents sans doute renforcés par une « mécanique » circulatoire des masses d'air, perturbée dans l'emballement du changement climatique et par les activités humaines exercées sur les forêts, sur les sols, sur les différents environnements naturels, créant ainsi des déséquilibres irréversibles...

    Bon sang, à quoi servent tous ces « sommets » sur l'environnement, sur la « transition écologique » entre « grands de ce monde » si, dans des traités tels que le CETA ( Compréhensive Economic and Trade Agreement ) les textes comportent 96 fois le mot « concurrence » mais zéro fois le mot « réchauffement », zéro fois le mot « biodiversité » et où le grand absent est le climat -le changement climatique ?

    Et si la municipalité de Sydney en Australie, a maintenu pour la soirée du réveillon de la Saint Sylvestre, la « féérie » d'un gigantesque et très coûteux feu d'artifice, sous prétexte que cette « prestation » pyrotechnique avait été préparée depuis plusieurs mois et qu'il n'était donc plus envisageable de l'annuler ?

    Le monde, la planète dans son ensemble y compris les régions comprises dans les latitudes moyennes entre les 30ème et 60 ème degrés de latitude, et même les régions voisines des cercles polaires... Et à plus forte raison les régions situées autour des deux tropiques ; le monde dans lequel vivront -ou survivront- nos enfants (je pense à ceux qui sont nés entre 2000 et 2020, déjà, et donc à ces bébés de 2018/2019 dont on envoie les risettes qu'ils font en vidéos « mitraillées » à partir de smartphones à toute la « confrérie » de Facebook et d'Instagram)...

    Ce monde de très bientôt -bien plus tôt qu'on ne le pense- qui sera aux trois quarts brûlé, devenu impropre à toute culture, ce monde dévasté – mais avec « quelques oasis » pour les très riches et les privilégiés...

    Ce monde sera celui que l'on laisse à nos enfants, à ces bébés notamment dont on « face-de-bouc-que » ou « instagrammise » les expressions, les risettes, les pitreries et qui n'auront plus que les yeux pour pleurer quand ils seront devenus des adultes en regardant des jolis pandas en photo, animaux disparus parmi tant d'autres et en devant circuler à pied en vélo à cheval en tram en bus avec des masques de gaze sur la bouche et le nez et même chez eux avec un trou dans le masque pour la bouche afin d'ingurgiter des aliments insipides et chimiques et boire de l'eau minérale qui coûtera au litre, le prix d'une bouteille de pinard !

     

     

  • Parmi ces personnes qui ne m'ont plus donné signe de vie ...

    Et que j'ai essayé en vain de recontacter, qui n'ont pas répondu aux messages que je leur ai envoyés, et qui font partie désormais de ces gens dont je ne saurai plus jamais rien...

    Je n'inclue pas les personnes qui me connaissent, me lisent -et pour certaines m'apprécient- et qui d'ailleurs parfois émettent soit des réserves, soit des critiques en général justifiées et dont je m'efforce de tenir compte ; ceux et celles qui durant des périodes plus ou moins longues, ne me donnent plus signe de vie... Pour une raison ou une autre que je ne cherche pas à analyser et qui tient à vrai dire de ce qui se passe dans leur vie de tous les jours, je ne m'offusque donc pas de leur silence même prolongé de plusieurs semaines voire de mois... Ceux là, celles là, restent pour moi des amis et bien sûr lorsqu'ils se manifestent j'accueille toujours leur commentaire, leur réponse, avec plaisir (ils peuvent, eux, "tout me dire" -et d'ailleurs ils me sont par leurs propos, parfois, source d'inspiration, matière à développer quelque idée... Ils "m'entretiennent" en quelque sorte et je les en remercie... ).

    En revanche, là où je réagis avec une certaine violence exprimée à ma manière, avec ce langage qui est le mien, c'est lorsque des personnes qui m'ont "fleuri" -ou comme je dis "sacralisé" durant un certain nombre d'années et donc ont beaucoup compté question lien d'amitié, partage de joies et de peines, confidences, soutien... Ont du jour au lendemain cessé de donner signe de vie, que j'ai essayé en vain de contacter à plusieurs reprises et qui ne m'ont pas répondu : ces disparus là je les gratifie d'un énorme bras d'honneur ... Et s'il leur arrive de me lire quelque part sur la Toile... "Ils sauront de quel bois je me chauffe" (rire, gros rire, rire insolent) !


     

  • Vos lectures et vos rêves vous appartiennent

    Personne ne peut s'approprier ce que vous lisez, personne ne peut s'approprier ce dont vous rêvez, ce qui peuple et emplit votre imaginaire, ce que vous exprimez et qui vient de vous et de personne d'autre...

    Bien sûr avec les CGU (conditions générales d'utilisation), puisque depuis le début de ce siècle avec Internet, les blogs, les réseaux sociaux, les plateformes gestionnaires, Google, Microsoft, vous devez afin de diffuser, de produire ce que vous faites, ce que vous dites, ce que vous écrivez... Accepter les CGU ; vous partagez votre droit de propriété avec Microsoft, Google, Facebook, la plateforme qui gère votre blog, le „machin-truc.org“ par lequel vous passez, ainsi qu'avec les partenaires précités dans les CGU, associés à Microsoft, Google etc. … Qui eux aussi, sont en partage de propriété, tous ces partenaires, avec vous-mêmes et Facebook, les plateformes de blogs, les „machin-truc.org“, Google et Microsoft...

    Encore „heureux“ -si l'on peut dire- si ce qui est en partage de propriété avec vous, donc, avec les partenaires précités, n'est pas revendu à des sociétés ou des entités commerciales ou des services marchands qui eux, ne sont plus des partenaires mais des clients... (à vérifier en lisant les CGU car la loi oblige à faire figurer dans le texte, si oui ou non les données peuvent être revendues)...

    Car tant que ce que vous produisez et diffusez demeure votre propriété partagée entre vous, Google-Microsoft etc. … Et les partenaires définis, vous conservez une partie de votre liberté et de vos droits, ce qui n'est plus du tout le cas lorsque les données sont revendues à des clients acheteurs...

     

    À noter qu'en ce qui concerne le partage de propriété, avant Internet, et donc, avant les blogs, avant Microsoft, avant Google et Facebook... Lorsqu'en tant qu'auteur, écrivain, vous produisiez un livre -et encore aujourd'hui avec Internet- vous passiez par une maison d'édition (compte d'auteur ou d'éditeur) et étiez soumis à un contrat... Vous partagiez votre droit de propriété en tant qu'auteur, avec la maison d'édition, elle même associée à des partenaires... À moins d'être vous-même le fabricant de votre ouvrage et en étant l'éditeur et le diffuseur...

    La règle est toujours la même : avec ou sans internet, quand il faut „passer par quelque chose qui offre un service“ , cela fait l'objet d'un contrat (ou de CGU)...

     

    Amazon, ce géant du Net qui produit outre des livres (du livre objet ou marchandise de consommation), des séries TV, de la musique en streaming, des pièces détachées de voiture, toutes sortes de produits et de services, et pourrait même devenir un opérateur de téléphonie mobile ; bouscule les règles établies par la puissance et par la domination de sa jurisprudence et des avocats à sa solde, rendant ainsi les règles ajustables et modifiables à merci...

    En tant que clients d'Amazon (trois cents millions de gens dans le monde et bientôt plus d'un milliard si son directeur et patron Jeff Bezos remporte le marché Indien, supplantant Ali Baba le géant Chinois du Net) nous cautionnons l'expropriation de tout ce dont nous sommes encore propriétaires -ou co-propriétaires...

    Déjà dépendants que nous sommes, de cette „prothèse“ qu'est le téléphone portable associé à l'ordinateur, à la tablette, à internet ; nous sommes devenus des cyborgs encore humains mais en passe de devenir des robots...

    Comment pouvons nous accepter, en tant qu'êtres humains que nous sommes encore, ce Nouvel Empire, cette puissance, cette domination, cet espionnage de nos vies et de nos habitudes qui bousculent, dénaturent, changent radicalement et à notre détriment, toutes les règles établies aussi bien les règles d'un pays, que les règles Européennes, que les règles internationales ?

     

    Cette brochure de 32 pages est vendue 3 euros dans les librairies... À rapprocher de Indignez vous, de Stéphane Hessel...

    Contre amazon

  • À Intermarché on tue le cochon, chez Paul on fait du gâteau pour Tous

    En observateur que je suis, de la vie quotidienne (du mode de vie) de mes concitoyens dans ce pays, la France, je me dis que la France d'aujourd'hui n'a jamais été aussi riche, aussi heureuse...

    C'est fou le nombre de gens de ces „classes moyennes“ toutes plus ou moins aisées les unes ou les autres, qui prennent des avions, des trains, vont passer une semaine de vacances aux sports d'hiver dans les stations alpines ou pyrénéennes, se pressent dans les grands centres commerciaux et leur galeries marchandes à perte de vue...

    Je me dis que cette France là, d'autant de millions de gens qui dépensent de l'argent par centaines voire de milliers d'euros, ressemble à un immense bateau de croisière...

    Et qui n'a plus rien à voir avec la France des révoltes paysannes du 17 ème siècle, la France de Philippe Le Bel ou des Rois fainéants...

    Plus rien à voir non plus avec ce que sont encore des pays comme la Birmanie, Haiti ou Madagascar...

    Cependant, l'observateur que je suis de tout ce que je vois, d'embouteillages automobiles autour des centres commerciaux ; et à la Télé, de toute cette foule dans les aéroports, dans les gares, dans les stades, sur les pistes de ski en hiver et sur les plages en été... Ne peut que prendre conscience d'une autre réalité qui, elle, ne fait jamais la Une des grands médias d'information... Une réalité bien moins visible pour ne pas dire invisible, celle de millions de gens qu'on ne voit jamais sur les pistes de ski, jamais dans les galeries marchandes, jamais dans les avions et dans les trains, ni non plus d'ailleurs là où l'on achète de tout à gogo... Car tous ces millions de gens qu'on ne voit pas, ils sont, là où ils demeurent, derrière des portes et des fenêtres fermées, dans de grandes barres d'immeubles à la périphérie des villes, dans des maisons qui se ressemblent toutes, de lotissements en zones rurales urbanisées...

    Bon, vous m'direz, que si ces gens là on les voyait, acheter, consommer ; devenus accédants s'ajoutant aux déjà à tous ceux qui ont, utilisent, renouvellent et jettent, alors les routes seraient plus encombrées encore, et l'offre n'arriverait plus à satisfaire la demande, autrement dit il faudrait „booster“ le gâteau quitte à mettre dans le gâteau, de quoi bien lui faire de l'abonde avec le moins de beurre possible... (Demandez à Jeff Bezos, le nabab d'Amazon, ce qu'il en pense)...

     

  • Mes "bons" vœux

    Je souhaite une année 2020 pourrie

    À tous les gros nababs qui dominent le monde et qui possèdent, un pour cent qu'ils sont de tous les humains de la Terre, la moitié de toutes les richesses en pognon et en biens immobiliers sur cette planète qu'ils mettent à sac et sont en train de détruire en faisant croire à plus de six milliards d'humains qu'ils sont responsables à cause de leur mode de vie et qu'ainsi ils culpabilisent pour un millième de ce qu'ils font eux, à grande échelle, les nababs...

    Je souhaite une année 2020 pourrie

    À tous les pédophiles

    À tous les pères, les oncles, les papys incestueux

    À tous les hommes qui battent et maltraitent leur femme

    Et d'une manière générale je souhaite une année 2020 pourrie

    À tous les vrais salauds dans le genre de ceux qui ont été guillotinés durant la Terreur en 1793 et 1794 -car „dans le lot“ de quelques milliers de victimes de cette „épuration“ il faut dire qu'il y en a eu quelques uns de raccourcis qui méritaient de l'être...

    Depuis que je suis sur Terre j'ai observé en voyant mourir les gens, que les pauvres bougres qui n'ont jamais fait de mal à personne, sont plus souvent que les salauds -les vrais salauds- victimes de cancers vaches et de maladies invalidantes...

    Mais bon, c'est vrai, y'en a quand même quelques uns, de ces vrais salauds, pas forcément des „riche-à-crever“ mais parfois aussi des pauvres que s'ils s'enrichissaient tant soit peu, ils seraient encore plus vaches que les riches qui te font suer le burnous... Qui chopent un cancer vache...

    Je souhaite une année 2020 pourrie

    Accessoirement“ on va dire – mais tout de même ostensiblement exprimé en faisant un grand bras d'honneur à m'en bleuir le creux du coude...

    À tous les klaxomerdeurs-appel-de-phareleurs... Qui sont il faut le dire, bien plus souvent des hommes que des femmes...

    Je souhaite une année 2020 pourrie

    Bien plus encore oh combien plus qu'à ceux et celles qui toute ma vie durant jusqu'à aujourd'hui et sans doute demain encore, m'ont laminé pied-au-cuté rageusement zappé précipité dans leurs enfers ; à tous ceux et celles qui durant dix ans et plus, m'ont mamourisé sacralisé et puis un beau jour basta plus rien je sais pas en vertu de quoi... (Ceux et celles là, le jour où je fêterai mon centenaire le 9 janvier 2048, avant de lever mon verre de ricard à la terrasse d'un café à la santé des amis qui m'accompagneront en ce jour, je leur ferais en pensant à eux, un grand bras d'honneur à risquer de me péter le coude)...

    Et dans les maisons de retraite, je ne souhaite pas la bonne année aux vieux qui quand ils étaient encore dans leurs jours les plus santeux, faisaient avaler des ronds de chapeau à leur entourage, à leurs proches, imbuvables qu'ils furent en pourrissant la vie de leurs enfants, de leurs proches, de leurs voisins...

     

     

  • Au Premier de l'An

    Au Premier de l'An

    Tout le monde il est mignon tout le monde il est gentil

    Ou plutôt tout le monde il fait des mamours

    Sauf les trublions les belzâmes-qué-pètent-volontaire-de traviole

    Sauf les Zacid'sulfuriques et les Zimbuvables

     

    Au Deux de l'An

    Ça recommence la klaxomerdance les zappel-de-phares

    Dans les ronds-points dans les voies d'présélection

    Pour un p'tit zig-zag de traviole pour une p'tite zésitation

    Mais soit-dit-en-passant ç'avait déjà recommencé la klaxomerdance

    Avec les Zimbuvables

    Dès tôt matin au Premier de l'An

     

    Au Quat' de l'An on tue le cochon à Intermarché

    Au 31 de l'An il est encore temps d'mamouriser bonané

    Et pour le dernier qu'a eu la fève dimanche 24

    De payer sa galette

     

  • Leur Henfer, leur Paradu ...

    Leur Henfer, c'est tout ce qu'ils rejetaient et en lequel ils me précipitaient...

    Mon Paradu, c'est tout ce là où je ne veux point aller et d'où, de l'Henfer où ils m'ont précipité, je continue et persiste à les agacer, ces Suzan, ces Séraphine, ces Colline, et j'en passe des tristes, des perfides, des hypocrites, des zolive-dans-le trou de bale, qui m'ont pestiféré, écrabouillé, et dont les plus modérés d'entre eux (ou les moins virulents), ne m'ont fait que les gros yeux ou m'ont gratifié de temps à autre de quelque sourire condescendant, de quelque poncif de correct-pensance...

    Mais les pires, ce sont ceux et celles qui m'ont mamourisé, jusqu'à sacraliser mes loufes, mes impertinences, mes littératoqueries et mes bouffonneries, des années durant et puis un beau jour, m'ont claqué la porte au nez je sais pas en vertu de quoi...

    Du fin fond de cet Henfer où dans les grands regs à perte de vue, mes fleurs de sable et de roche, hérissées en chrysalides qu'un grand vent de ni sud ni nord ni d'est ni d'ouest cisèlera encore jusqu'à ce que traînes de poussière s'ensuive et disparaisse... Je maudirai vos Paradus où tout le monde veut aller...

     

     

  • Vous fêtez 3,5,11 ans d'amitié sur Facebook

    Ou ailleurs, sur le Net... Et dans la vie, avec des gens que vous connaissez, fréquentez ou avez fréquenté depuis 3, 5, 11 ans...

    Facebook et tout ce qui sur le Net fonctionne avec des automatismes de rappel d'anniversaire ou d'événement particulier ; comme tout robot ou entité d'intelligence artificielle ; réduit l'amitié, réduit la relation humaine, à un „principe mécanique“ dont les pièces ou les composantes interagissent entre elles dans un mouvement induit par le rôle que doit jouer telle ou telle pièce ou composante du mécanisme...

    Sauf que l'“horloger“ - si l'on compare le mécanisme à une horloge- est, dis-je, „un bien piètre maître d'œuvre“ ! (qui ignore tout ce qui fait la complexité – et le caractère aléatoire- d'une relation humaine et qu'aucune intelligence artificielle -ou robotique“- ne pourra jamais gérer autrement qu'avec des „principes moteurs“ censés faire fonctionner la relation)...

     

    Dix ans d'amitié, de relation suivie, d'échanges, de confidences, de proximité d'idées, de sensibilité -culturelle ou émotionnelle, de communauté d'intérêts, de partage de joies et de peines, de communication de photos, d'images...

    Dix ans durant lesquels l'un et l'autre, les uns et les autres quand on a été 3, 4, enfin pas plus nombreux que les doigts de la main... Se sont tout dit ou presque...

    Dix ans comme un seul jour sans durée, dont on ne sait si ce jour a eu un matin ou s'il a un soir...

    Dix ans comme si cela devait durer toujours -jusqu'à ce que la mort nous sépare...

    Dix ans...

    Et puis un jour... PLUS RIEN !

    Plus rien d'un seul coup...

    Plus rien à n'y comprendre ni pourquoi ni comment...

     

    … „Assez surréaliste“ dis-je, ces 3, 5, 11 ans d'amitié qui s'envolent, sur Facebook, sur un forum, ou dans la vie/la vraie vie donc autrement que virtuelle...

     

    Restent -car l'interrogation demeurant on recherche on farfouille de ci de là... Les moteurs de recherche Google et autres, un nom, une trace, un lien (une URL en jargon webien), une page Facebook (qui soit dit en passant continue d'exister mais muette depuis plusieurs années), ou même -car il faut bien envisager cette éventualité qu'est la disparition de la personne (accident, maladie)- des recherches sur des avis de décès couvrant une période déterminée dans telle localité, telle région voire la France entière mais alors bonjour la liste interminable de gens t'en as pour trois heures et au bout du compte tu trouves rien...

     

    Restent encore, ces tentatives que l'on fait de reprendre contact, en envoyant un courriel, un SMS, un message par Messenger... Si l'adresse en question est encore la bonne... Soit dit en passant, avec un SMS sur un numéro de téléphone portable ou mieux encore avec Messenger, là, tout de même, tu ne changes pas de numéro de téléphone ou de compte Messenger tous les ans !

     

    L'interrogation est d'autant plus forte, d'autant plus prégnante, d'autant plus lancinante, que la relation a eu de la constance, de la profondeur, de la densité, de la durée...

     

     

    Plus importante encore, que la durée de la relation (plus ou moins étendue dans le temps) c'est que fut la relation dans son intensité, dans ce qu'elle pouvait avoir d'unique, d'authentique et de densité (culturelle, émotionnelle et de partage et communauté d'idées) quand bien même elle n'aurait duré qu'un mois, un an... Qui est je pense, le repère ou la référence de premier ordre...

    Et qui fait l'interrogation d'autant plus forte, d'autant plus prégnante, d'autant plus lancinante... Après ce jour au duquel il n'y a plus rien...

     

  • Des couilles en or pour les riches, des nouilles encore pour les pauvres

    ... Mais quels riches ?

     

    ... Dans les manifestations auxquelles je participe, par soutien en tant que retraité à tous ceux et celles qui travaillent encore ou qui vont, tels les jeunes de moins de 25 ans, prochainement entrer dans la vie active (certains d'entre eux y sont déjà, dans la vie active), je pense en particulier à cette génération 30/40 ans, qui, depuis 10/15 ans déjà "payent plein pot" question cotisations et impositions et taxes, TVA, CSG et vont devoir se résoudre avec cette réforme des retraites, à travailler plus longtemps et à gagner moins en retraite. Ils sont, ceux et celles de cette génération là, les grands perdants de la réforme, ceux qui auront le plus payé et qui en auront le moins de bénéfice lorsque à leur tour, vers 2035/2040, ils cesseront leur activité, d'autant plus qu'en dépit de quelques augmentations de salaires et de primes versées, le coût de la vie évoluant à la hausse d'une part, et les cotisations qu'ils vont continuer à payer, et les impositions auxquelles ils seront soumis, d'autre part ; ce sont bien eux qui vont supporter le maximum de l'effort demandé à tous... On les dit "riches" ces gens là, parce qu'ils ont des salaires de 2500 euro (ou 3000 et plus)... Mais ce ne sont pas eux qui ont "des couilles en or", ce sont les actionnaires, les assurances, les banques et les mutuelles, les milliardaires, les dominants, les grands possédants...

    Quand aux pauvres, pour eux, c'est déjà "des nouilles" et demain, en 2030, 2040, 2050, encore des nouilles ( en fait les nouilles seront remplacées par des vermicelles )...

    ... Cependant, dans ces manifestations auxquelles je participe, il ne me vient strictement aucune compassion pour ces jeunes "de "jeunesse dorée" qui sont encore étudiants, ne recherchent jamais un "job d'été" pour aider leurs parents à financer leurs études, qui se pavanent dans les lieux branchés et font état de leur supériorité intellectuelle ou autre, méprisants qu'ils sont pour leurs semblables moins équipés en appareils technologiques, moins chanceux, moins branchés en ceci cela, et d'un milieu social moins favorisé... Ils seront médecins à dépassement d'honoraires, pharmaciens, cadres supérieurs dans une entreprise côtée au Cac 40, managers décideurs, futurs nouveaux actionnaires... Et je ne me fais aucun souci pour leur retraite en 2080/2090... Ils seront bénéficiaires privilégiés de fonds de pension, de retraites plus que complémentaires par capitalisation...

     

    ... "Des couilles en or pour les riches, des nouilles encore pour les pauvres"... C'est ce que l'on pouvait lire sur une pancarte brandie par des jeunes d'une vingtaine d'années, tout de blanc vêtus, des étudiants... Dans la manif à Mont de Marsan le 10 décembre 2019... Sûrement pas des futurs pharmaciens, des futurs managers de grosse entreprise !

    ... Tiens, ça me rappelle le "Giscard Lelong larguez le steak" dans les manifs de novembre 1974, et lors d'une grande gève de 43 jours des PTT (la "poste pététique" de l'époque), sur une pancarte, d'un certain "... " (rire)...

     

    ... Tout ce monde là, actionnaires, assureurs, banquiers, milliardaires, lobbyistes, dont les quelque 30 les plus riches, ont autant d'argent que la moitié de l'humanité... Une réalité qui jamais n'est évoquée par les gens d'opinions "modérées" et qui trouvent "normal" cet état de choses ; jamais évoquée non plus par les partis politiques -à l'exception des "plus à gauche" d'entre eux, jamais évoquée dans les grandes réunions concertations entre syndicats, dirigeants, gouvernants, jamais évoquée dans la plupart des discussions sur les réseaux sociaux ; n'apparaissant que, dans les manifestations, sur de petites pancartes de ci de là, ne faisant jamais l'objet de la part des grands médias d'information, presse radio télévision journaux, de ce qu'il y a d'obscène, de provoquant et de la plus grande violence, de cette richesse captée par une minorité de privilégiés, de bandits, de prédateurs... En revanche, on parle de casseurs, de destructions et de dommages, de prise d'otage d'une population, de grèves qui emmerdent tout le monde, de privilèges relatifs de quelques uns, de minorités revendicatrices qui veulent imposer leur loi, bloquer tout un pays ..Et cela n'arrête pas les critiques, les crispations, les stigmatisations...

    Alors que la plus grande violence c'est celle exercée sur les gens du commun par les dominants soutenus par les gouvernants... Et cette violence là fait plus de dégâts que quelques vitrines de banques fracassées !

     

     

  • Une boîte de thon sur la Télé

    ... Faité le Téléthon avec une boîte de thon sur la Télé...

    La boîte de thon -précis'je- est de marque Albacore... Encore que -en y mettant le ton qu'il faut pour le dire... Petit Navire eût été plus approprié, pour autant que, si là, tu es laid d'humeur maussade en face du p'tit gosse en fauteuil roulant qu'on voit recevoir un joli nounours par la présentatrice de l'émission, tu eus pu te dandiner du ventroun en tenant dans l'une de tes mains un petit bateau en papier...

    Téléthon, biathlon, triathlon, tétrathlon, consommation, sommation, soumission... Thon rouge, thon blanc Albacore Petit Navire...

    Trente plombes de téléthon à la Télé, trente plombes sur un brancard aux urgences, trente maladies orphelines qui font trente mômes déglingués en grand show télévisé paillettes nounours et trente milliards de larmes un grand soir de décembre dans les maisonnettes tout ullumunues de guirlandes noëlliques autour des gouttières...

    Trente euros de dépassement d'honoraires la visite chez Professeur Popompe ou Professeur Neunœil après trois mois d'attente...

    Trente mille euro par an la pension en maison de retraite médicalisée gérée en série par Bain Capital ou je ne sais quel fond de pension Américain ou Chinois ou Qatari...

    Faité le Téléthon avec une boîte de thon sur la Télé...