Chroniques et Marmelades diverses

Textes généraux, atypiques ou particuliers, cri du coeur...

Oui au rêve et à l'évasion mais non aux emmerdes !...

... Lorsque l'on dit d'une personne qu'elle est "casanière" je crois que l'on se méprend sur le sens que l'on prête à ce terme de "casanier (e)"...

En effet, dans la définition exacte, au sens propre, une personne "casanière" est une personne qui apprécie de rester chez elle dans sa maison, dans son logement, dans son environnement quotidien, et qui privilégie un mode de vie sédentaire... Et cela peut être le cas...

En fait, bon nombre de ces personnes que l'on dit casanières ne le sont pas réellement... Ce qui les gêne en réalité, c'est lorsqu'elles se trouvent confrontées à des situations difficiles dans des environnements hostiles où elles ne se sentent pas à l'aise, notamment quand il faut , par exemple, parlementer au téléphone pour avoir une réservation sur un lieu de destination, pour accomplir certaines démarches compliquées, se déplacer dans une grande ville, en somme avoir à se débrouiller pour obtenir ce que l'on cherche et cela dans un endroit étranger, inconnu ; le fait de devoir rencontrer des gens désagréables, parfois agressifs... C'est vrai que le monde dans lequel on vit, dès que l'on quitte un environnement qui nous est familier, est de plus en plus difficile, incite peu à la rêverie, à l'enthousiasme... Sans compter tous les aléas survenant genre le train qui ce jour là ne roule pas, l'avion pour telle destination "chancelled", une grève que l'on soutient mais qui ne nous arrange pas il a fallu que ça tombe ce jour là, et tant et tant de ces "petites choses" qui nous "pourrissent la vie" (et qui tombent mal)...

Alors bien sûr, quand on est chez soi, rien de prévu, aucun rendez-vous, qu'on n'a point à se rendre à un travail, aucun train, aucun avion à prendre, il peut tout se passer, on voit ça en tant qu'observateur, c'est on va dire "confortable"...

Il me paraît évident que, dans un environnement qui ne nous est pas du tout familier, inconnu, pouvant nous paraître hostile et complexe, si un ami, un parent, nous "prend par la main" (façon de parler), et s'occupe de résoudre les "petits problèmes" se présentant, de telle sorte que grâce à cet ami, ce parent, on va déjà savoir où on dormira ce soir, en somme si le terrain est bien aplani, pratiquement aucune démarche ennuyeuse, épuisante à faire ; pas à se prendre la tête pour ceci cela que ça serait un problème de devoir se démerder soi-même... Alors/alors on n'est plus du tout "si casanier que ça" ! On est même "partant" dans ce cas!

 

... Autrement dit oui au rêve, oui à l'évasion, oui au dépaysement... Mais sans les emmerdes , sans devoir se prendre la tête, et avec quelqu'un de gentil qui t'accompagne, fait pour toi ce que t'as pas envie de faire parce que ça te crève et te gonfle...

 

Gilets jaunes et "ordre du monde", suite ...

... Une petite histoire que j'ai imaginée, avant de poursuivre sur le thème de cette journée du 17 novembre :

 

... Victor est âgé d'une quarantaine d'années. Il demeure lotissement les alouettes à Sainte Tarte de la Midoue où il bâtit bâtit... sa vie. Il roule en Duster Dacia... Ou en Audi quelque chose...

Il se prend plutôt la tête à propos du nouveau modèle de smartphone 4G en promo à Carrefour, qu'à propos de la marche du monde dans sa complexité...

Il mettrait bien sa tête à couper, Victor, à l'entendre, en discussion avec l'un ou l'autre de ses voisins qui aurait pu le reconnaître, que ce n'était point lui, samedi dernier, au rond point du quartier Barbazan, qui klaxomerdait un papy hésitant...

Alain n'avait aucune idée derrière la tête à son sujet lorsqu'il le vit, hier, promenant son chien dans le lotissement.

Son pied venait de se prendre dans un papier d'emballage et le chien, tirant sur sa laisse, Victor était tombé lourdement.

Visiblement, Victor avait du mal à se relever. Alain passait tout près de lui à ce moment là, et lui a tendu la main, l'aidant à se relever.

Alain ne s'est pas longtemps creusé la tête en se demandant si Victor était du genre à klaxomerder dans un rond point...

Il ne voyait en face de lui, qu'un homme tombé en promenant son chien, ne savait plus s'il roulait en Duster Dacia ou en Audi quelque chose ; il n'imaginait plus comment il bâtissait sa vie, Victor...

Alain est reparti sans dire à Victor qui il était ni où il demeurait, de l'autre côté de la route en face du lotissement les alouettes...

Le chien était du genre "je monte la garde" assez gros, et n'incitant point à s'approcher... Mais il avait bien vu que l'on tendait la main à son maître...

 

... Cela dit, cette histoire imaginée et écrite... Parmi les gilets jaunes du samedi 17 novembre, de ci de là, il devait bien y avoir des gens qui, bien sûr manifestaient contre le prix trop élevé de l'essence en utilisant leur voiture pour aller travailler... (Je les comprends) mais qui aussi, lors de leurs divers déplacements travail sorties courses en grande surface, klaxomerdaient le papy hésitant ou le -à leurs yeux- "beuh-beuh qu'avance pas"... les samedis d'avant et les autres jours...

Et oui, les klaxomerdeurs, vous y étiez aussi ! Et je vous dis "vous, les klaxomerdeurs pour un oui pour un non et à répétition chaque jour partout dans toute la France, je compatis pas trop au mal qui est fait à votre porte-monnaie, d'ailleurs, c'est aussi vous qu'on voit faire du shopping dans les galeries marchandes, c'est aussi vous les black fridays dans les Décathlon, les Jardiland et les Bricorama, et devant le rideau le premier jour des soldes avant l'ouverture du magasin, c'est vous dans les boutiques d'Orange et de Bouygues pour les derniers appareils et équipements high tech, c'est vous les pots de Nutella, de sauces de toutes les couleurs, les fruits exotiques qui viennent de l'autre bout de la planète, les fringues à la mode et plein de gadgets Gifi foirfouille, c'est vous la clientèle des FNAC et des drugstores, les cartes de crédit Carrefour Leclerc...

J'ai encore jamais vu le SDF du coin faire un bras d'honneur quand on passe devant lui indifférent sans rien lui donner...

"L'ordre du monde" il est pas très beau à regarder... Si on était pas si nombreux à foutre cent balles dans le dada pour que ça branle cinq minutes, d'une part... Et tout aussi nombreux à faire comme si ceux qu'on veut pas voir n'existaient pas, d'autre part... Il n'y aurait peut-être pas autant de si puissants lobbies ni autant d'actionnaires et de gouvernements droite/gauche et autres se disant d'opposition, à la botte des banquiers et des lobbies qui mettent la planète en coupe réglée...

 

 

Gilets jaunes et "ordre du monde"

... En ce samedi 17 novembre, jour de mobilisation "Gilets Jaunes", j'ai pensé à tous ces lotos, vide greniers, expositions, marchés, spectacles... dont on voit la liste en page "sorties loisirs" des grands journaux régionaux, et qui, le samedi et le dimanche font se déplacer pas mal de gens souvent en famille... J'ai pensé aussi à tous ces grands centres commerciaux Carrefour, But, Conforama, Bricorama, Jardiland, Leclerc, Darty, situés en ZI ou ZAC, où se rendent notamment le samedi, quantité de gens en voiture depuis là où ils habitent à 20, 30 km...

Et je me suis dit que dans tous ces lieux, de sorties, de centres commerciaux, ce 17 novembre, "il n'y aura pas foule"... Car les uns seront en gilet jaune avec leur voiture en quelque endroit stratégique, rond point, accès au réseau routier (ça fera paraît-il beaucoup de monde), et les autres, qui ne manifesteront pas, resteront quasiment tous chez eux et ne vont donc pas s'aventurer dans des embouteillages au point de ne plus pouvoir avancer d'un mètre...

Je me suis dit -et en pensant à cela je rigolais- que le "lobbying marchand va au moins durant cette journée en prendre vide la gamelle", que le pognon pendant une journée ne rentrera pas... J'imagine les galeries marchandes désertiques, les boutiques sans personne dedans, le "shopping" à l'arrêt... Oui, ça me fait rigoler ! ...

Mais après réflexion je me suis dit que finalement, pour le "lobbying marchand" ça va pas être un si important "manque à gagner" puisque lundi, mardi, samedi prochain, les affaires se referont de plus belle et que le manque à gagner d'une journée sera vite compensé et très largement même... D'autant plus que l'on s'approche du mois de décembre où traditionnellement, on achète, on achète, on profite des promos, des "black fridays" et que c'est la période des cadeaux de noël, de la bouffe, de la confiserie, des vins de Champagne et de mousseux, de la chocolaterie, du fois gras, de la volaille dans ce qu'elle a de plus plantureux, des huîtres, et même pour certains, du caviar... Sans compter les nouveaux équipements de téléphonie, d'internet, et tout ce qu'on trouve dans les FNAC, les drugstores, les espaces multimédia...

Je pensais aussi, ce samedi 17 novembre de gilets jaunes dans toute la France, à ces millions de gens qui, trop pauvres, en dessous du seuil de pauvreté, moins de 900 euro par mois, n'ont pour certains d'entre eux, pas de voiture, qui ne "sortent" jamais, ne consomment que juste le nécessaire pour s'alimenter ; je pensais aussi aux sans abri, au SDF qu'on voit devant l'entrée de l'intermarché du coin et dont on dit de lui qu'au lieu d'acheter un paquet de clopes ou une bouteille de pinard, il ferait mieux de se payer un casse-croûte... (les leçons de morale ça coûte pas bien cher et ça court les rues, merde!)...

... Bon, c'est vrai il va y avoir début décembre le Téléthon, tout le monde va se fendre d'un ou deux euro...

Jamais comme en ce 17 novembre 2018 et comme en cette prochaine période de fin d'année, je ne me suis senti "si peu en phase" avec cet "ordre du monde lobby-inguisé qui pue l'hypocrisie, la faconde, la révolution-crispations, l'outrance du propos et du comportement, l'égoïsme ; où la réflexion, la bonté, l'accueil font défaut, où l'on se barde de certitudes rassurantes et confortables...

Mais il y a cet autre multiplié par des millions, qu'on ne voit pas, qu'on croit qu'il n'existe pas, devant lequel on s'arrête jamais et surtout pas du moindre regard... Et qui, à sa manière d'être et de se comporter différemment de ce que l'on voit, est plus représentatif d'une société dont la jeunesse en particulier, est en train d'évoluer dans un sens qui me donne de l'espoir...

 

... Laid, Gilles, ton maillot "fly émirates", et tu ris jaune derrière le comptoir de ta boutique de galerie marchande du Grand Mail où, pour cause de gilet jaune, ne vient aujourd'hui personne !...

 

Les caisses sont vides mais il y a des coffre-forts pleins à craquer

... A partir du 15 novembre 2018 et ce jusqu'au 31 décembre 2018, "la caisse France est vide" (il n'y a plus un seul euro vaillant dans le tiroir), la totalité des 300 milliards de diverses recettes fiscales toutes confondues, a été entièrement dépensée à ce jour, 15 novembre...

Donc pour "aller au bout", du 15 novembre au 31 décembre, l'Etat Français pour pouvoir continuer à vivre comme un ménage ou comme une entreprise, c'est à dire à acheter tout ce dont il a besoin au quotidien, payer tout ce qu'il doit payer... Doit emprunter sur le Marché bancaire ou auprès des mêmes prêteurs ... 80 milliards.

Or il se trouve -c'est pas un hasard- que 600 milliards d'avoir français sont bel et bien des espèces sonnantes et trébuchantes dans les coffre-forts des paradis fiscaux (offshoreleaks et Panama Papers)...

Alors qu'il suffirait tout bonnement de prélever ou de reprendre 80 milliards sur ces 600 milliards...

Mais comment, techniquement et selon quelle procédure ou par quelles dispositions serait-il possible, concrètement, de reprendre cet argent là où il se trouve... Parce que si cet argent existe bel et bien, il n'en demeure pas moins insaisissable, comme "dématérialisé" qu'il est (Nous ne sommes plus en effet comme à l'époque du Directoire de 1795 ou comme à l'époque de Jacques Coeur du temps de Charles VII, où l'argent circulait en caisses cadenassées dans des carrosses accompagnés de gens d'armes, ou bien en lettres de change pouvant être converties en monnaie réelle dans un établissement de banque)...

... Si, parvenir à voler les voleurs était réalisable, je ne pense pas que dans la société où l'on vit telle qu'elle est avec ses injustices et sa complexité, l'on ne volerait que les voleurs, mais tout autant sinon plus, à vrai, à hélas dire, les honnêtes gens...

Jusqu'à preuve du contraire on n'a jamais vu encore dans l'Histoire, des révolutionnaires et des justiciers "pétris de vertu", pas plus que des gangsters "moraux" ni un "ordre établi" irréprochable...

Mais comment ne pas souhaiter de révolution quand on n'adhère pas à l'ordre établi ? Et comment dans la révolution se faisant et balayant l'ordre établi, ne pas souhaiter la révolution dans la révolution?

Quant à "vive l'anarchie/vive la liberté" ce n'est rien d'autre que l'anarchie des anarchistes de ce monde, une triste parodie de l'anarchie... La société humaine n'est "pas mûre" pour l'anarchie, et si elle veut le devenir, elle a encore beaucoup de chemin à faire... Un chemin déjà en soi à "débroussailler"...

 

... L'anarchie est une idée trop belle pour être dénaturée...

 

 

Un déferlement de crispations et une détérioration de la relation humaine...

... Je vois d'un oeil -on va dire- "circonspect" (questions qui me viennent à l'esprit, "air du temps", ampleur -apparente il faut dire- de la manifestation du 17 novembre, "ce qu'il y a finalement derrière cette affaire là" -si des partis politiques cherchent à "récupérer" ce mouvement de colère ; je vois donc d'un oeil autant interrogatif que sceptique, cette manifestation du 17 novembre inédite encore en France, de blocage des axes routiers un peu partout dans toutes les régions...

Ce qui, sans toutefois m'étonner vraiment, m'interpelle, c'est l'ampleur de tout ce qui se dit, s'écrit, s'image, s'exprime, se diffuse sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook... Une ampleur (quoique ce ne soit en rien comparable) qui me rappelle ce mouvement de masse humaine né en février 2011 au Caire lors de ce qu'on a appelé "le printemps Arabe", et dont l'importance et le développement se sont articulés par le biais des réseaux sociaux, Facebook, Internet, Twitter....

Je sens, à travers ce mouvement de colère de millions de gens dans notre pays, comme un vent se lever, mais un vent en fait, qui ne contient que "l'air du temps", un "air" dont les effluves, dont les fragrances ne sont pas forcément "bonnes à respirer"...

Qui est concerné dans "cette affaire là", et comment ? Est-ce bien le "citoyen lambda" qui prend tous les jours sa voiture pour aller travailler... Ou l'utilisateur de sa voiture, libre de se transporter où il veut, autrement que seulement pour le travail ? Est-ce le porte monnaie, le "pouvoir d'achat" (mais dans ce cas pourquoi la consommation ne baisse pas et que les Grandes Surfaces continuent de s'agrandir, et qu'on voit autant de gros camions sur les routes?)...

Et s'il y avait, au delà de tout ce qui s'exprime dans les réseaux sociaux, au delà des soutiens, des actions qui sont menées, au delà des argumentations des uns et des autres, au delà de toute "philosophie" que l'on se fait de cette affaire là... "Comme une marée de crispations, de sensibilités exacerbées, toutes aussi individuelles que de groupes ou de clans ou de communautés ou d'associations de ceci de cela ; crispations et sensibilités exacerbées toutes aussi détériorantes de la relation humaine ?"... Une "marée de crispations" que des partis politiques de tous bords exploiteraient ou récupèreraient ? Les uns contribuant à exacerber les sensibilités meurtries par la difficulté de la vie au quotidien, les autres entretenant des peurs et invitant à se rallier "du bon côté" ?

Et la "gr'...crasse du lobbying" et les "vers'qu'tuent" de la Croissance, du Développement Durable, de la Consommation, la "boulimie" des actionnaires, le capital qui rapporte plus que le travail, les gens qui dorment dans la rue ou dans leur voiture alors qu'ils ont un emploi... Est-ce que d'une part les partis politiques en place et les partis d'opposition en parlent? Est-ce que d'autre part le citoyen lambda qui manifeste dans la rue, "Gilet-jaun'tonisme-t-il en des lieux de rassemblement ? ...

Et les réseaux sociaux, est-ce qu'on les voit et les entends...Davantage dans le sens de la relation humaine, contre la gr'...crasse du lobbying... Que dans le sens d'un déferlement de crispations ? ...

 

Une réflexion plus approfondie sur la marche du monde ?

... Est-ce qu'une réflexion plus approfondie sur la marche du monde, autre que celle qui nous vient de ce que l'on ressent et exprime dans une vision du monde que l'on se fait selon nos idéaux et selon notre sensibilité personnelle ; une réflexion plus approfondie que celle par laquelle notre jugement se fait sur ce qui à notre sens, serait "juste et bon" (ou "moral")... Peut faire que l'on se sente, sinon d'accord avec la marche du monde telle qu'elle va et a toujours été... Du moins en "esprit avisé et éclairé" (et objectif) sachant de quoi il retourne et pourquoi il en est ainsi... Et par là même, vivre sa vie, se projeter dans le présent et dans l'avenir, penser et agir... Dans cette marche du monde telle qu'elle est (et pas "autrement") ?

Cette réflexion plus approfondie sur la marche du monde, je m'essaye à l'acquérir, mais elle finit toujours par se heurter à ce que je ressens et exprime de cette marche du monde à laquelle je ne puis adhérer, voyant ce qu'elle est...

Notre définition (celle que l'on se fait soi-même ou celle que se fait une société, une nation, un peuple, une civilisation)... Notre définition du Bien et du Mal, de ce qui est moral ou ne l'est pas, des droits de l'homme, de la Justice... N'est pas la même selon que l'on est un habitant de Paris, de Pékin, de Riad, de New-York, de Johanesbourg, de Mexico, de Tananarive, d'Oulan Bator, de Moscou, de Sao Paulo... Ou du nord du Groenland ou du désert du Kalahari ou d'une favella de Rio de Janeiro...

La seule chose peut-être sur laquelle n'importe quel humain quelque soit sa culture, sa religion, son mode de vie, sa pensée, sa condition sociale (s'il est riche ou pauvre), son idée du bien ou du mal... Peut s'accorder ou se retrouver d'un bout à l'autre de la planète... C'est finalement sur la nature même dont il est fait cet humain n'importe lequel, sa nature à l'état brut, un corps, des bras, des jambes, une tête, un visage, des mains, des yeux, un regard...

En somme, l'homme ou la femme, de n'importe où dans ce monde, dépouillé de ce qu'il est "socialement/culturellement" (Monsieur le... Madame la... quelquechose, président de la république, roi d'Arabie, habitant du lotissement les Alouettes à Sainte Tarte de la Midoue, Yéménite, Patahouète, ostrogoth, moujik, guerillero colombien, enfin tout ce que l'on veut)...

... L'intervention de la France en Lybie contre Kadafi en 2011? ... Et au contraire, la non intervention de la France en Syrie la même année 2011 au moment de l'opposition au régime de Bachar? ... La politique de Donald Trump, celle de Vladimir Poutine... Les traités transatlantiques avec les USA et le Canada ?... Les sommets sur le changement climatique, les ventes d'armes aux belligérants dans les conflits actuels ? ... Les paradis fiscaux, l'écart entre les 1% les plus riches de la planète et les 99% de la population mondiale ? ... Les politiques de Droite, de Gauche et autres?, les dictatures, l'affaire Benalla, le foot -fric-roi, les trafics de drogue, d'organes, et la prostitution enfantine? Le travail clandestin? La consommation, pas d'électricité ni d'eau dans certains endroits du monde, les famines, l'éducation, la croissance économique, le maréchal Pétain "grand soldat"? Les inondations et les cyclones avec des centaines ou des milliers de disparus, de sans abri, de ci de là, les flux migratoires ?...

Quel regard porter sur tout cela? Quel en est le sens, quel en est le devenir, où est le bien, le mal, où est la morale, où est le bien fondé... Dans cette marche du monde ?

... Au delà de tout cela, au delà du droit de ceci ou de cela, au delà des défis, des stratégies, des intérêts des uns et des autres, au delà de la morale et du bien et du mal... au delà du sang et des larmes et des souffrances et au delà de la richesse des uns et de la misère des autres qui heurte notre sensibilité et nous révolte... au delà des incertitudes comme des certitudes et des visions du monde de chacun, au delà de la raison, au delà des cultures et des religions, au delà de ce que l'on est exerçant tel métier, telle fonction, tel emploi, au delà de comment on s'appelle et d'où on vient, au delà de nos agissements et de nos comportements, de si on fait ou ne fait pas ceci ou cela...

... Il ne reste que cet homme ou femme en tant qu'être vivant tout seul dans sa peau et d'une seule fois dans le temps non mesurable et dans un espace qui lui n'est mesurable qu'à la dimension de notre planète la Terre...

 

... Dès lors que l'on essaye de se livrer à une réflexion approfondie sur la marche du monde, sur tel ou tel sujet d'actualité... Rien n'est simple, rien n'est ou tout blanc ou tout noir, rien n'est ce que l'on croit, rien n'est selon qu'on juge bon ou mauvais, juste ou injuste, moral ou immoral... Mais d'une complexité où le juste et l'injuste, le bien et le mal, le blanc ou le noir, s'imbriquent, s'associent, s'opposent, coexistent...

 

 

La manifestation du samedi 17 novembre contre le prix trop élevé de l'essence

... Autant je comprends la colère de beaucoup de mes concitoyens, au sujet du prix trop élevé des carburants ; autant je souscris à cette décision de manifester en venant bloquer l'accès au réseau routier, partout dans toute la France le samedi 17 novembre... Parce que je pense bien sûr à tous ceux et celles d'entre nous qui utilisent leur véhicule afin de se rendre à leur travail, à 30 km de chez eux alors que là où ils vivent et travaillent les transports en commun train autobus font défaut...

... Mais autant cependant, je ne serai pas présent, moi-même, ce jour du 17 novembre, et ne me joindrai pas à ceux et celles qui manifesteront, aux endroits "stratégiques" de blocage d'accès au réseau routier...

Et cela pour la raison suivante : lorsqu'il s'est agi en d'autres temps, d'autres manifestations (loi travail, réforme des retraites, salaires, conditions de travail) qui devaient mobiliser des millions de gens dans tout le pays et être suivies, ces manifestations, par des actions "plus dures", et par une grève générale de grande ampleur (je pense à avril 2003, puis ces deux dernières années)... Eh bien ce ne furent pas, loin s'en faut, ces manifestations, de si grands mouvements que cela... Tout juste au maximum et une seule fois, trois millions de gens dans la rue (bon, ce n'était pas si mal)... Car à chaque fois, depuis 2003, ce n'étaient que des cortèges de manifestants de l'ordre de 40 000 à Paris, de l'ordre de 10 000 dans les autres grandes villes, et des 800 à Epinal ou à Mont de Marsan... Pas de quoi "fouetter un chat"!... (Bon c'est vrai, dans ces deux dernières années on a parfois eu jusqu'à des centaines de mille répartis dans toute la France)...

En somme, avec cette augmentation du prix de l'essence il faut oser dire la vérité, qu'en "frappant au porte monnaie" on "écorche" quelque peu cette frénésie de shopping et de consommation de certains d'entre nous qui pourtant ne sont "pas si riches que ça" (je pense en disant cela à tous ceux et celles qui prennent leur voiture pour se rendre dans les centres commerciaux situés à des 20/30 km de chez eux)... Bon vous m'direz "pour ramener 4 packs d'eau minérale ou de pinard de la foire aux vins, tout un tas de bazar bien lourdingue, la bagnole c'est quand même pratique"...

C'est vrai qu'avec le prix de l'essence on y regardera à 2 fois avant d'aller aussi souvent qu'avant au grand Carrefour Géant à Dax, à Mont de Marsan, à Epinal... Est-ce que ça fera baisser pour autant la consommation et la "frénésie de shopping" ? ... (Mais bon, la "frénésie de shopping" est-ce une "mauvaise chose" au fond? Est-ce qu'avoir chez soi un gros congélateur archi plein en permanence ; est-ce que s'entourer chez soi de tout un tas de choses inutiles parce que c'est joli/ça en jette, c'est "mal" ?)... Non c'est pas "mal"... On vit comme on veut après tout... Mais... C'est juste la question de, finalement, dans quel genre de société on veut vraiment vivre, quand et pourquoi se mobiliser et agir mais pour quel enjeu? Et qu'est-ce qu'on est prêt à faire, à choisir ?

Personnellement -je peux me tromper ou "voir les choses trop en noir"- je pense que la "frénésie de shopping", l'hyper consommation et le toujours plus de croissance économique sensé donner plus d'emplois et de bien être au plus grand nombre possible... ça fait crever la planète à terme... et déjà les bêtes en premier...

Alors, bloquer les routes partout en France pour protester contre la hausse du prix des carburants, oui je suis d'accord, j'approuve, je soutiens... Mais plutôt "en pensée que sur le terrain"... Et je dis "que n'a-t-on fait de même (blocage de routes) en d'autres temps et pour des causes qui engagent l'avenir des gens et devant faire se lever tout un pays, pour des causes par exemple, telles que l'égalité des salaires hommes femmes, la rémunération du travail plus que pour la rémunération du capital, les gens sans logement et ayant pourtant un boulot mais qui dorment dans la rue ou dans leur voiture, enfin pour des causes où l'intérêt de toute une population prime sur l'intérêt individuel."

 

 

Pouvoir d'achat, consommation et vociférations

... Si le pouvoir d'achat en dépit de "quelques mesures" prises afin de l'augmenter tant soit peu ; en fait (et de fait) diminue plus qu'il n'augmente, puisque le gaz, l'électricité, l'essence, l'eau, la plupart des services marchands, les produits alimentaires, les loyers en grande ou moyenne ville, et bien des choses dont a besoin au quotidien, coûtent de plus en plus cher en règle générale, et cela d'une manière progressive centime d'euro par centime d'euro pour tout ce qui est de "consommation courante", ou euro par euro pour certains services marchands et équipements, locations, restauration, hôtellerie, assurances, mutuelles...

Il n'en demeure pas moins qu'en tant que consommateurs que nous sommes (en ce qui concerne les personnes, les ménages, les collectivités associatives dont les budgets se situent au dessus du "revenu de base" -de l'ordre du Smig- ) peuvent eux-mêmes agir sur leur pouvoir d'achat... C'est d'ailleurs ce que font, plus ou moins contraints ou forcés, bon nombre d'entre nous...

Mais que dire -puisque l'on peut l'observer tous les jours dans les déplacements que l'on entreprend pour "faire ses courses", que dire de tous ces étalages de produits dans une diversité et dans une quantité qui donne le vertige ? Surtout au moment des fêtes, des vacances ? Car si tant de produits sont en exposition et en vente, tout au long de plusieurs mètres de rayonnage, c'est parce qu'il y a bien la clientèle pour acheter ! Une clientèle qui n'est pas forcément ni uniquement la clientèle des gens les plus aisés et qui fait pour ainsi dire "comme une boulimie de consommation", achetant des produits dont on pourrait se passer ou par "peur de manquer", dans une "frénésie de shopping" (ce qui fait la fortune des GIFI, des CASA, des "centr'affaires" et autres enseignes genre bazar ou de prêt à porter, de toutes ces boutiques, les mêmes partout que l'on retrouve aussi bien en centre ville qu'en galeries marchandes Leclerc, Carrefour... qui appartiennent toutes à des grands groupes marchands internationaux ou à les lobbys, et qui n'emploient que du personnel en CDD à temps partiel ou à "temps plein à 60%")...

... Autrement dit le pouvoir d'achat diminue, mais pas la consommation ! "On n'arrête pas de dire ou plutôt de crier, de se plaindre que tout est de plus en plus cher, que tout augmente"... Mais la colère qui s'invite au bistrot du coin, dans la rue, sur les réseaux sociaux, partout où des gens se rencontrent et discutent entre eux... Ne fait pas diminuer la consommation ! (Il y a bien là un paradoxe)...

... Et, à côté de toute cette gabegie de consommation -et de vociférations- il y a tout ce qu'on ne voit pas, à savoir ces millions de "vrais pauvres" qui eux, ne consomment pas, n'achètent pas, ne circulent pas en bagnole, qu'on ne voit jamais dans les galeries marchandes "shoppinguer" et qui restent chez eux confinés dans leur logement -s'ils ne sont pas carrément dans la rue... La "masse invisible" des gens exclus de la consommation parce qu'ils sont trop pauvres et qu'ils crèvent de faim pour certains ! A tel point, invisibles qu'ils sont, qu'on croit qu'ils n'existent pas autrement que par des statistiques (statistiques d'ailleurs presque toujours trompeuses ou ne correspondant pas à la réalité)...

... Si tous ces pauvres étaient moins pauvres, on les verrait dans la consommation, ils "shoppingueraient", et alors il y aurait partout deux fois plus de monde qu'on voit ! ... Mais les lobbys à vrai dire, n'ont peut-être apparemment pas besoin de ces "invisibles" vu le pognon qu'ils gagnent avec les seuls millions de gens qui peuvent consommer... Sauf que... les lobbys et les gouvernements, de temps à autre, "lâchent un peu de lest" (c'est à dire qu'ils larguent le steak -un steak évidemment de deuxième voire de troisième choix- afin qu'un peu plus de pauvres puissent accéder à la consommation et contribuer ainsi au maintien de la distribution de dividendes aux actionnaires... C'est "ça" le "système" !)...

La planète est bel et bien en train d'en crever, du "Système" !

 

 

Voitures électriques ou hybrides, mais alors, les camions de 40 tonnes et les porte-containers?

... Un camion de 40 tonnes (38 pour être plus précis) charge comprise, consomme autour de 35 litres de gasoil par 100 km parcourus...

Ce qui représente un coût de transport (rien qu'en carburant), de 53, 20 euro par 100 km, au prix actuel de 1,52 euro le litre...

Je vous laisse imaginer ce que représente en coût de carburant, une "flotte" de 50 camions d'une entreprise de transport "de taille moyenne" dont chacun de ces camions parcourt par jour des distances jusqu'à 1000 km... Et donc, je vous laisse "dans la foulée" imaginer les millions de litres de gasoil, chaque jour, sur les axes routiers de France et d'Europe, brûlés par des milliers de camions de 19, de 38 tonnes... Quand on sait pour l'avoir observé en continu, que d'interminables files de "poids lourds" se succèdent tout du long de très grands axes (par exemple entre Paris et Strasbourg, Bordeaux et Bayonne, autour de Lyon, Grenoble, Genève ; entre Lyon et Marseille Nice et l'Italie, dans le Nord Lille et vers Bruxelles et l'Europe du Nord)... Impressionnant, vertigineux, démentiel !

C'est que pour servir les points de livraison (Grandes surfaces commerciales, Gifi, But, Conforama, Bricomarché, Jardiland etc.) par centaines et à perte de vue autour des grandes villes en "ZAC", ZI" et autres... Déjà, oui, pour rien qu'alimenter les Grandes Surfaces commerciales (donc sans compter les autres très nombreux points de livraisons répartis dans les villes, dans les zones "rurales urbanisées") ... Il en faut, des milliers et des milliers de camions !

... Tiens, déjà (ça me vient immédiatement à l'esprit) chaque fois que vous commandez quelque chose par internet, automatiquement ça vient par transport routier (vos colis livrés en point relais en chrono 24h ou dans vos boîtes aux lettres où c'est même plus le facteur de la poste qui vous livre)...

Et tout ce que vous achetez dans les Décathlon, les Carrefour, les Gifi... Je pense à ces prochains "blacks fridays" de décembre qui génèrent partout en France un trafic routier important avec nombreux embouteillages et parkings pleins dans les centres commerciaux...

Shopping, shopping, oui... Mais derrière le shopping et la consommation il y a les files de camions, les millions de litres de gasoil brûlés...

... Les porte-containers qui sillonnent chaque jour tous les océans de la planète sur des distances de plusieurs milliers de kilomètres et se croisent en grand nombre dans les détroits consomment par jour 350 litres de fuel chacun. Et il en circule des milliers chaque jour, sur les océans ! Tout ça rien que pour pouvoir bouffer en France des cervelles d'agneau de Nouvelle Zélande... Ou du raisin d'Afrique du Sud entre autres produits alimentaires, notamment la viande bovine, les céréales d'Amérique, le riz d'Asie... Et bien sûr, pour faire rouler les camions et les bagnoles, les super tankers de pétrole brut qui livrent les raffineries...

... On parle bien de voitures, de vélos, de scooters électriques... Mais imaginons des batteries géantes (avec les métaux rares nécessaires pour la fabrication des batteries) pour faire rouler les camions de 40 tonnes... Ou des panneaux solaires (mais de quelle dimension) pour faire naviguer les porte-containers... Hallucinant ! Surréaliste !

Nous en sommes arrivés à un point où quoique l'on fasse, quelque mesure que l'on prenne dans des COP 22/23/24 ou dans des sommets de l'environnement, ou des mesures que des gouvernements mettent en place pour inciter à "moins polluer"... Il est quasi impossible de "revenir en arrière" parce qu'il y a trop de mal de déjà fait, et que la biodiversité s'est dramatiquement effondrée du fait que l'environnement qu'on a créé partout est impropre, totalement impropre à la vie, à l'existence de nombreux animaux sauvages, à des quantités d'insectes et d'organismes, d'oiseaux, de poissons...

Comment croyez vous qu'un animal sauvage puisse traverser, par exemple, les deux hautes clôtures de part et d'autre d'une autoroute ?

... Il y a bien un futur... Mais pour une humanité survivante qui devra "repartir" de proche de zéro... Et aura -peut-être- un destin, une évolution, une histoire, une technologie, des modes de vie, tout à fait différents de tout ce que l'on a connu depuis le paléolithique supérieur jusqu'au 21 ème siècle...

 

... Bon, je dis tout cela mais je pense qu'il existe des projets en cours de réalisation, ou des études qui sont faites dans le but de trouver et d'utiliser des ressources énergétiques autres que fossiles ou nucléaires (l'hydrogène ?... Le rayonnement solaire -mais autrement qu'avec des panneaux solaires ?)... Sans doute y-a-t-il des technologies dans ce sens... Mais les lobbys de l'énergie pour le moment préfèrent sans doute continuer à verser des dividendes confortables à leurs actionnaires, à profiter de la "manne" sur le dos des peuples... Plutôt que d'investir dans des études et dans des technologies autres que fossiles, nucléaires...

Mais, même si cela était (si on sortait du fossile et du nucléaire) et que les lobbys alors, reconvertis qu'ils seraient, y trouveraient leur compte ainsi que leurs actionnaires... Cela n'infléchirait pas pour autant la pression de l'activité de plus de sept milliards d'humains, sur la planète et ne pourrait pas stopper la chute de la biodiversité dont la cause principale est justement la pression d'une activité humaine trop forte et donc incompatible avec l'existence et le maintien des espèces animales...

Dans le déclin de la biodiversité (animale et végétale) l'espèce humaine elle même est une espèce menacée... qui risque de ne plus trouver à se nourrir, à terme...

 

 

Maurice Genevoix ...

... Est assurément un grand écrivain, et nul sans doute mieux que lui n'a raconté la vie quotidienne, les souffrances et l'horreur de la guerre de 1914-1918, notamment dans les tranchées et sur les champs de bataille, dans son livre "Ceux de 14"... Et cela avec son écriture, son style... Un texte bouleversant, d'une beauté tragique... Un "monument" de la littérature française...

J'ai lu ce livre "Ceux de 14" et je possède d'ailleurs ce livre dans une édition ancienne, avec couverture cartonnée comme celles de ces livres anciens que l'on trouvait alors, et avec des pages certes un peu jaunies par le temps mais d'un beau papier lisse et glacé, impeccablement imprimé sans le moindre défaut, des caractères fins et bien visibles...

Lorsque j'ai lu ce livre me sont venues à l'esprit, aussi, ces guerres actuelles, de Syrie, du Yémen où tant de gens ont péri, des femmes et des enfants, dans des bombardements incessants, j'ai pensé à toutes ces atrocités commises par les protagonistes de ces guerres, notamment l'armée de Bachar El Hassad, l'armée d'Arabie Saoudite... (Mais ils ne sont pas les seuls en cause, les Saoudiens et les Syriens de Bachar, du fait de l'intervention d'armées étrangères en Syrie (Russie, USA, France, Angleterre) et des ventes d'armes aux belligérants principaux que sont Bachar et les Saoudiens)...

... Qu'un grand hommage soit fait en souvenir et en l'honneur de Maurice Génevoix pour son oeuvre à l'occasion de l'anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918, je n'en puis qu'applaudir à cette décision prise par Emmanuel Macron et son gouvernement (peut-être d'ailleurs un autre président élu, eût-il fait de même)...

... MAIS... N'y-a-t-il pas là, avec cette commémoration et cet hommage, une contradiction, une aberration, et comme un déni de la pensée de Maurice Génevoix sur l'absurdité de la guerre, de toutes les guerres?

Que penserait Maurice Génevoix aujourd'hui s'il était vivant et écrivain, cent ans tout juste après 1918, de la guerre du Yémen où intervient l'Arabie Saoudite avec les armes, le matériel militaire, chars, avions, vendus par la France aux Saoudiens ?

Notre président Emmanuel Macron selon la constitution de la 5ème république est en même temps que chef d'état, chef et commandant des armées... Ce qui fait de lui le principal décideur dans le commerce des armes et donc le vendeur de chars, d'avions, de matériel militaire à l'Arabie Saoudite...

Les atrocités commises par les Saoudiens au Yémen ne sont un secret pour personne... Cela pue tellement la mort, l'amputation, la pourriture, l'odeur de la misère et de la souffrance par tout le Yémen en ruines, que les narines macroniennes n'en peuvent plus de serrage de doigts pour un bouchage permettant de continuer d'avancer dans la puanteur jusqu' au coffre ouvert du trésor où l'on peut puiser à pleines mains !

... Le meilleur hommage que l'on puisse rendre à Maurice Génevoix, serait d'arrêter complètement toute vente d'armes et d'avions de combat et de matériel militaire à l'Arabie Saoudite... et aux pays assaillants...

 

 

Victor Hugo ennemi d'état, sur France 2 en 4 parties sur 2 jours

... Si Victor Hugo était vivant et donc un écrivain de notre époque, né par exemple en 1985, et aujourd'hui âgé de 33 ans avec la gloire qui était déjà la sienne en 1835... Il aurait cinq millions de followers sur Twitter.

... Sauf que... j'imagine assez mal que Victor Hugo puisse chaque jour ou à tout moment, exprimer sa pensée sur tel ou tel événement, de l'actualité politique, de l'actualité littéraire, de tout ce dont il serait le témoin de son temps... En textes de 140 caractères ! Pour autant que l'on puisse d'ailleurs appeler "texte" une phrase ou deux, de trois ou quatre lignes...

J'imagine plutôt Victor Hugo avec une page Facebook et cinq millions ou bien plus, d' "amis", une "page de dix mille pages", sur laquelle les "amis" et les visiteurs (puisque sa page Facebook serait publique) liraient chaque jour ou à tout moment, les textes, les notes, les articles qu'il produirait en -selon les jours et sa verve du moment- 30, 40 lignes... Avec des liens menant à ses oeuvres, à ses livres... en e-books ou PDF...

Victor Hugo aurait en outre un blog, un site, un compte Youtube...

 

... Le mode d'expression le plus répandu et le plus universel aujourd'hui, c'est celui où sur la Toile (le World Wide Web), non seulement des centaines de millions d'humains à tout moment "tweetent" leur "scoop du jour" ou leurs indignations ou leurs colères ou fêtent leurs anniversaires ou clament leur soutien pour une cause ou de temps à autre ont quelque "bon mot"... Mais c'est le "lieu" de la Toile, Twitter, où se produisent aussi, les hommes et femmes politiques, les artistes, les écrivains, les gens célèbres, les chefs de partis et de gouvernements, les présidents de la république, les chefs d'état, les princes, les rois, les savants, les chercheurs, les économistes, les chefs et directeurs d'entreprises...

... En 140 caractères, en un mot -pour résumer- "l'on dit autant Tout que Rien"... Mais il faut dire aussi qu'en 30, 40 lignes d'un texte d'actualité, de témoignage, de réflexion sur tel ou tel sujet, ce texte n'a qu'une portée ou qu'un rayonnement limité... A tel point que même un Victor Hugo aujourd'hui, avec cinq millions de followers sur Twitter ou cinq millions d' "amis" sur Facebook... Serait en fait, plus "zappé" que lu ligne par ligne... Le "zap" est en effet ce qu'il y a de plus répandu -autant sur la Toile que dans la rue ou au bistrot du coin- de telle sorte que la réactivité à une pensée exprimée n'est qu'étincelle produite par un allume-feu ou par un briquet et que la flamme ne vient pas... (C'est peut-être là toute la différence qu'il y a entre l'époque de Victor Hugo et notre époque... Du fait d'une visibilité de chacun qui aujourd' hui, n'en est plus une réellement, occultée qu'elle est cette visibilité, comme dans le centre d'une galaxie où brillent non plus mille étoiles mais un voile de lumière blanche)...

 

Un temps d'idéologies invalidantes et d'une espérance qui s'essouffle

Selon Myriam Revault d’Allonnes, philosophe, auteur du Pouvoir des Commencements, essai sur l’autorité….

« Nous ne disposons plus aujourd’hui d’un avenir où pourraient se fonder nos espoirs et nos engagements. La fin des idéologies serait le nom de cette crise de la temporalité d’un temps sans horizon d’espérance que nous avons du mal à regarder en face. Qui a dit que les intellectuels n’avaient plus rien à dire sur l’actualité la plus brûlante ? Et si le vrai problème était plutôt qu’on parvienne à les entendre ? »

 

Quels espoirs et quels engagements aujourd’hui ?

 

Dans un siècle qui tourne à un conflit d'intérets et de stratégies entre grandes puissances économiques sur fond de guerre de religions et de civilisations, à une course à la consommation, à la rentabilité, à la performance, au profit ou au résultat immédiat au détriment de l'avenir de la Terre et des Hommes ?

Dans un siècle qui sombre dans la barbarie, dans l’intolérance, dans le succès des médiocrités et du voyeurisme agressif ; dans le culte de l'apparence et de la réussite à n'importe quel prix?

Est-ce cependant la fin des idéologies sur lesquelles se fondaient les espérances et les engagements que l'on a connus au 20 ème siècle ; alors qu'en ce premier quart du 21 ème siècle se développe dans un monde quasi "occidentalisé" à l'ensemble des pays de la planète, l'idéologie invalidante du développement durable et de la croissance économique sensée satisfaire un plus grand nombre de consommateurs dépendants et soumis ?

Est-ce la fin des espérances et des engagements, parce que les dominants organisent le nivellement brutal et totalitaire de la société par les peurs entretenues, par les jeux, dans l'illusion d'une liberté et d'une visibilité de chacun ?

Ce temps sans horizon d’espérance, nous avons du mal à le regarder en face, il ne nous fait même plus peur dans la mesure où il a réduit notre capacité de réflexion à des "épidermismes" exacerbés et ostentatoires, et à des "points de vue confortables qui nous rassurent avec tout ce qu'il faut dans le paysage, de repères et de signaux devant capter notre regard...

Mais n'y-a-t-il pas pour dénoncer l'idéologie invalidante orchestrée par les dominants, des hommes et des femmes courageux qui se lèvent de ci de là, et qui, sans le soutien des peuples, n'ont pas de pouvoir réel ?

Tous les intellectuels ne sont pas des complices de l'ordre établi, pas plus que le "commun des mortels" -vous et moi en l'occurrence en tant qu'être tout seul dans sa peau et dans un moment privilégié de relation humaine dans une rencontre qu'il fait ici où là, avec un voisin, une connaissance, enfin quelqu'un qui lui "parle entre quatre yeux autrement qu'épidermique" - n'est qu'un consommateur, qu'un assujetti au point de vue confortable, c'est à dire tel qu'il paraît au premier abord...

 

 

De l'autre côté du monde

Les événements brutaux les plus actuaux

Et qui font crier haut et fort haro sur le baudet

Ce baudet sur lequel on nous fait monter

Et cheminer tout au long de prés aux fleurs de cire

Et aux herbes de synthèse

Ne font le monde que d'un seul côté

Et de ce côté là c'est vrai le baudet est si commun

Que dans les écuries

Les écuries royales et de cour

Les écuries de cirque à trois ou six mâts

Les écuries de manèges boueux ou sablonneux

L'on n'y voit pas d'autres montures

Que ce baudet

Dans toutes ces écuries d'incurie

 

Les événements qui pètent sont actuaux

Il leur faut des tambours dont on nous fait entendre le tam tam

Dans les brousses et dans les cités

Pour pas qu'on écoute les cymbales et les guitares des musiciens poètes

Venus de l'autre côté du monde

Mais surtout et en foules les pétarades battant coeur de pieuvre

Des enchanteurs patentés autorisés appelés sur les plateaux-télé

 

Actuaux chaque jour les derrières à plume haut hissés

Les derrières à plumes des sorciers que sont les marchands opulents

Suivis des légions de chalands suçeurs de quignons de pain sucre-rosi

 

C'est de l'autre côté qu'il faut tous aller chalander

Là où l'on retrouve le goût du pain

Là où les regards se touchent et où on se sent

Un peu moins seul dans sa peau

 

NOTE : « actuaux » pour « actuels » est, de ma part, une « incorrection grammaticale volontaire »… (Je dis cela pour ne pas « troubler » des personnes -en France ou ailleurs- qui, dans la mesure du possible s'efforcent du mieux qu'elles peuvent, de respecter l'orthographe et la grammaire du Français)…

Il m'arrive parfois volontairement, de commettre (dans un contexte particulier et/ou imagé), ce genre d'incorrection… On peut être d'accord ou pas, c'est à voir…

 

 

Viva Brazil! Et un coup de trique de plus sur le dos pelé de la planète !

La planète n'en peut déjà plus avec les lobbys de l'agro-business dont les activités épuisent les sols, les ressources, déplacent et maltraitent les populations vivant sur les terres convoitées pour un pillage en coupe réglée au bénéfice des puissants et des dominants, pour le Marché de la consommation, pour le plus grand profit des actionnaires… Et voilà que le Brésil porte au pouvoir ce Jair Bolsonaro, un « nostalgique » de la dictature militaire, raciste, misogyne, homophobe, qui compte s'appuyer sur les lobbys conservateurs de l'agro-business (élevage bovin, exploitation de la forêt amazonienne et tropicale), favorable à l'utilisation des pesticides, et avec l'aval des Chrétiens (notamment le bloc des évangélistes au parlement), avec la police aux pouvoirs renforcés et à l'armée…

C'est bien là, avec cette élection de Jair Bolsonaro à la tête du plus grand pays d'Amérique du Sud par sa population, sa superficie et ses ressources naturelles déjà fort exploitées (immenses champs de soja transgénique à perte de vue ou d'autres plantations au détriment de la forêt et des « petits cultivateurs » ; c'est bien là, oui, un grand coup de trique de plus sur le dos déjà bien pelé de la planète !

Viva Brasil ! Un Brésil Blanc, Chrétien et aisé, qui domine sur les Noirs, les amérindiens… Les pauvres ? « Ils n'ont qu'à se tenir à carreaux, travailler, gagner ce que l'on veut bien leur donner… et se taire ! » … Tristes et pesants et dramatiques lendemains pour la liberté de parole et d'écrit ! … Je vois déjà les prisons, les camps d'internement, les assassinats de militants opposants, Facebook Twitter les réseaux sociaux muselés, les artistes « triés sur le volet » sur la scène publique, sur les télés…

Une bonne affaire, que cette élection, pour les lobbys et les grands propriétaires d'immenses domaines, pour les industriels du bois et de l'agro-chimie ! Et des milliers de « boulots de merde » sous-payés pour les chômeurs qui ne chômeront plus, pour les pauvres, pour les Noirs et les Rouges et les Cuivrés, c'est cela la « promesse de croissance économique » !

Avec le soutien des Chréti-ns, et leurs curés, de leurs évêques et de toute une bourgeoisie aisée et « bien blanche »…

Ce qui me fait peut-être « le plus mal aux tripes » dans cette affaire là ; c'est le soutien inconditionnel des Chrétiens pour une telle vision de la société, qui justement nie les vraies valeurs chrétiennes, dont déjà celle ci « tu aimeras ton prochain comme toi-même » … Le « problème » pour les Chrétiens (et les croyants des autres religions) -mais aussi pour les « donneurs de leçons de morale » et les idéologues de tout bord, de tout parti ; c'est que « le prochain » il est pas comme soi même, il est différent, sa différence nous emmerde, il faudrait qu'il foute le camp, ou on est jaloux de lui s'il réussit… Bon c'est vrai, des fois c'est un voleur, un assassin, un parasite, il lobby-ise… Et y'a jamais le dialogue ni la relation qu'il faudrait pour que ça change…

Encore une fois, tiens, ça me fait penser à ce que disait ma grand-mère à propos des mauvaises herbes du jardin : « bon sang, j'ai beau verser du pipi atomique, ça repousse toujours ! Mais d'un autre côté, si les mauvaises herbes ne poussaient plus du tout, les bonnes ne viendraient pas non plus et on crèverait tous parce qu'il y aurait plus rien à bouffer ni pour les bêtes ni pour les humains ! »…

 

 

Crispations et tous ces "pour" et "contre" ...

Quand je dis -et écris- que l'on vit dans un environnement de relation, au quotidien, où l'on se crispe sur telle ou telle chose à laquelle on adhère avec détermination et ostentation, ou au contraire que l'on ne supporte pas et que l'on rejette avec agressivité et autant de détermination et d'ostentation, où l'on se barricade derrière des « valeurs » auxquelles on croit « dur comme fer » au point que tout ce qui contrevient à ces valeurs nous hérisse et nous rend agressif, d'une intolérance manifeste et affichée… Je pense par exemple à tous ces gens qui font partie d'une association « contre ceci/contre cela » ou qui défendent ceci/cela avec manifestations et pancartes dans la rue… Le monde dans lequel on vit en est plein, de ces mouvements « pour ou contre », et les réseaux sociaux les relayent tous ces mouvements et toutes ces associations, et en font des kilomètres d'écrits, de photos, de vidéos, sur le Web …

Bon j'vais vous dire, « à cru et à coeur » …

 

Je suis prêt à recevoir chez moi un couple d'amis homosexuels qui pratiquent la sodomie, alors même que la sodomie me fait horreur… Et ça ne m'empêchera pas si ça se trouve, dans la conversation en prenant un café avec eux, de larguer une plaisanterie salace à ma façon sur la « chose » ! Parce que si l'on a le droit et si l'on prend la liberté de rigoler de tout, ça n'empêche nullement qu'on ait de l'amitié, voire de l'affection pour des gens dont les pratiques sont différentes, ou à l'opposé de ce que l'on aime faire soi-même…

Je suis prêt à recevoir chez moi un ami très accro de matches de foot ou de thrillers américains « ultra pétants » avec des flingues plus gros que des scooters, et de lui laisser regarder ce match ou ce film qui me « barbe » à mort , assis sur le canapé à côté de lui, je ferais des mots croisés force 4…

C'est pas parce que cet ami ne lit jamais le moindre livre et que sa grande sortie hebdomadaire consiste à passer trois heures au grand centre commercial hypermarché géant du coin, c'est pas parce que chez lui y'a une télé dans chaque pièce y compris les chambres des gosses, qu'il ne peut pas être mon ami…

Autant je peux rigoler de voir des gens en été, en vacances, affublés de tenues vestimentaires ahurissantes ; autant je n'aime pas les casquettes et les maillots imprimés de marques, certains « styles » et « comportements » auxquels je n'adhère pas et qui ne seront jamais les miens… Oui c'est vrai, mais je dis aussi « qu'on foute la paix aux gens, ils font de mal à personne, qu'ils vivent et qu'ils se montrent comme ils ont envie d'être, arrêtons les leçons de morale dans un sens ou dans l'autre ; cette vie qu'on vit on n'en a qu'une, un jour tout ira dans un grand trou d'oubli, on est tout seul dans sa peau même avec à côté de soi ceux qu'on aime et qui nous aiment (alors vous pensez, ceux qui nous connaissent à peine ! Ou qui ont seulement entendu parler de vous quelque part !…) RIRE…

 

Cela dit, les lobbys et les gros actionnaires, j'ai pas envie de leur foutre la paix !

 

 

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