Chroniques et Marmelades diverses

Textes généraux, atypiques ou particuliers, cri du coeur...
  • Fiabilité des informations diffusées ...

    Que penser des informations qui nous parviennent des USA, de Chine, de pays africains, de pays d'Europe centrale (Tchéquie, Slovénie, Pologne, Hongrie, Roumanie) ou encore d'autres pays dans le monde (Brésil, Russie) au sujet de la pandémie du coronavirus ; du fait que les déplacements rapides « sur le terrain » pour les journalistes, les reporters, correspondants de guerre et d'événements, doivent être forcément difficiles, ou très limités voire quasi impossible, les aéroports n'ayant plus d'activité, les avions ne partant plus vers telle ou telle destination, et de surcroît les entrées dans tous les pays du monde, avec visa notamment, interdites ou sous autorisation spéciale (par exemple pour des médecins, des scientifiques, des soignants, des agents chargés de sécurité et de contrôle, ou des personnages de gouvernement, d'état, de diplomates, de certains fonctionnaires ou ministres chargés de mission) ? …

    La communication, on le voit bien, s'articule par visioconférence, par les nouvelles technologies de la communication et de l'information... Mais encore faut-il pour cela, que des gens sur place, dans tel ou tel pays, par exemple des correspondants de presse, d'audiovisuel, puissent témoigner de ce qu'ils observent là où ils se trouvent (je m'interroge sur la présence -depuis quand et dans quelles conditions- de correspondants sur place, en Chine, en Russie, au Brésil, aux USA par exemple)...

    Ces correspondants sur place ne peuvent à mon sens, n'être que des journalistes ou des reporters du pays émetteur dont leur direction éditoriale est en relation avec le pays récepteur... Et reste à savoir, alors, quelles sont les conditions de relation entre tel et tel pays ?

    L'on a vu mercredi 1er avril sur France 5 « C à vous », ce reportage, par exemple, sur un porte avion américain de 1300 marins dont 140 infectés par le coronavirus, au large des côtes de Californie, une affaire considérée comme très grave du fait de la présence sur ce navire, d'armement nucléaire...

    J'ai l'impression que, lorsqu'on annonce tant de personnes contaminées, tant de morts dans tel ou tel pays -la France compris, d'ailleurs- « on est loin du compte, loin de la réalité », et que les « discours » produits quotidiennement par les autorités gouvernementales et autres (scientifiques et épidémiologistes compris -du moins ceux qui travaillent pour de grands laboratoires et(ou) qui sont affiliés aux autorités gouvernementales)... Que les « discours » donc, sont en décalage par rapport à la réalité, une réalité qui n'apparaît qu'éparse, que fragmentaire, que dépendante d'une observation en tel lieu, tel hôpital, telle maison de retraite, tel quartier urbain, tout cela dans un environnement particulier...

    Il est en conséquence très difficile de se faire une idée objective, précise, analytique, scientifique, et encore moins statistique, chiffrée, en différentes études, graphiques, comparaisons, etc. … Non seulement de l'évolution de cette pandémie et de ses effets dans le monde, la société, l'économie ; mais aussi et surtout de ce qui concerne l'après événement, et qui va être le monde des années à venir...

    Déjà, une interrogation au sujet de la manière dont va se dérouler progressivement et selon quelles règles, la sortie du confinement d'un pays à l'autre... Notamment avec quelle reprise de circulation des personnes et des biens, d'un pays à l'autre, d'un continent à l'autre ; l'éventualité probable hélas, de nouvelles pandémies (covid-19 ou autre virus), la situation de précarité forcément aggravée de beaucoup de populations (avec un impact sur la santé de centaines de millions de gens)... Dont en particulier les populations migrantes pour cause de guerre et de conflits, et pour cause de misère ou encore cause climatique...

    Le « tableau » n'est pas « très optimiste » loin s'en faut...

     

     

  • Ce n'est pas un poisson d'avril

    Touite

    C'est la touite qui pue, qui conspue, qui bien en vue caracole, en 140 caractères pour défaire et les gens et le monde, philosopher dans le raccourci... La touite de Twitter le p'tit oiseau bleu qui pèt'/rot' gazouille...

    Inscrit que je suis sur Twitter (seulement pour la trace sur la Toile) je ne m'y produis jamais, je boude et zappe ces courriels répétitifs qui m'invitent à consulter les dernières notifications...

    Twitter c'est bien pour Donald Trump et toute la clique de ces gens célèbres dont des milliers de followers suivent les jactances en 140 caractères... Comme si en 140 caractères on pouvait faire la story du monde en plus, d'ailleurs, de sa propre story...

    Une liste de « pseudo amis » (avec tout de même quelques « vrais amis » dans le lot), longue comme une limousine ou comme Lisbonne Vladivostok, sur des réseaux sociaux, messenger et autres espaces de communication... ça sera toujours mieux à mon sens, que des milliers de followers qui, non seulement ne connaissent pas la couleur de ton pull over, mais n'ont aucune idée de ce que tu as dans le ventre...

    Les followers bourdonnent et sont surtout attirés par ce qui pue (ou qui « chicpue »)....

     

     

  • La queue d'un âne enduite de peinture

    Formes

    Même dans le mouvement de la queue d'un âne enduite de peinture et produisant une forme, un dessin, certes et à priori incohérent en apparence... Il n'y a pas de pur hasard, de pur désordre, autrement dit d'absence totale de logique, ou de cohérence...

    Rien de tout ce que l'on observe -à l'œil nu ou avec un puissant télescope- dans le ciel, dans l'univers visible, rien de ce qui se fait et se défait dans le cosmos, rien de ce qui existe, s'assemble en éléments, en particules, en molécules, pour faire du minéral, de l'atmosphère autour d'une planète, de la vie végétale, animale voire humanoïde comme sur la Terre, rien de ce qui naît et meurt, et cela dans une diversité quasi infinie, dans une complexité de structure, de rapport, de relation, qui évolue durant un temps plus ou moins long... Rien n'est pur hasard, hasard sans « mécanique », sans logique, sans cohérence... Une cohérence qui n'est souvent pas évidente du tout et qui échappe à notre intelligence d'être humain au stade d'homo sapiens...

    La réalité elle même, observable, visible, les faits tels qu'ils se produisent et tels qu'ils s'associent entre eux dans un environnement de relation et impliquant ce qui les suit, résultats et conséquences ; la réalité elle même et par elle même, est plus surréaliste que les œuvres des artistes surréalistes en dessin, peinture, sculpture, écriture... La réalité inaccomplie ne peut être imaginée en dépit de tout l'imaginaire dont on peut l'habiller, lui donnant une apparence, une ou des formes, tout cela par tout ce qui nous passe dans la tête, par tout ce que l'on crée et produit de visible...

    Surréaliste qu'elle est, la réalité ; et surréalistes qu'elles sont, les œuvres des surréalistes... Il y a cette « mécanique », cette intelligence, cette logique, cette cohérence, dans la composition ; jamais le moindre hasard sinon de l'aléatoire... Mais l'aléatoire c'est en quelque sorte un « creuset d'alchimiste horloger », ou un « laboratoire de création », ou encore un « atelier de forgeron »... D'où ce qui va sortir, accompli ou inachevé, est la résultante d'une facture, d'un travail effectué avec des matériaux, des composants, et de la manière d'utilisation d'outils...

     

    À priori je ne vois pas quel texte peut accompagner ce dessin que vous voyez ( cette « dessinatoquerie  à priori sans littératoquerie possible )...

    Certains à priori il faut dire, sont si proches du probable, qu'ils s'apparentent à des vérités... C'est ce qui rend, d'ailleurs, ces à priori là, si crédibles... Et donc, d'autant plus et mieux en « trompe-l'œil »...

     

     

  • Aux Souris Bleues on y meurt comme des mouches

    Depuis de nombreuses années, et surtout depuis la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 et l'accélération de la mondialisation économique à partir des années 1990, avec la loi du marché, le pouvoir de l'argent et la déshumanisation de la société par la robotisation, la marchandisation du bien le plus nécessaire à l'humanité qui est la santé, la généralisation et les dérives de la société de consommation, le changement climatique...

    En tant que témoin de mon temps, de ce temps qui dans l'Histoire de l'Humanité se situe « à cheval » entre deux siècles, le 20 ème et le 21 ème, et donc « à cheval » aussi, entre deux mondes, le monde d'avant 1989 et le monde d'après 1990...

    Il m'est arrivé souvent de penser qu'un jour viendrait où un événement dramatique affecterait la planète des hommes dans son ensemble, sous la forme soit d'une guerre généralisée encore plus terrible que celle de 1939/1945, soit sous la forme d'une catastrophe naturelle -ou cosmique- soit sous la forme d'une épidémie comme ce fut le cas lors de la peste de 1348, soit encore par une conjonction de plusieurs causes liées à une activité humaine que notre planète ne pourrait plus supporter...

    Je me disais même que de mon vivant, avant que je n'atteigne cent ans en 2048, je pourrais être témoin d'un tel événement dramatique survenant et affectant la Terre toute entière, notre civilisation, nos sociétés, nos populations...

    Cet événement se sera donc produit durant l'hiver et le printemps de l'année 2020... Il n'est sans doute pas, cet événement, aussi « radical » et aussi « massivement destructeur » que le Fléau de Stephen King... Mais il est tout de même un désastre... Déjà par le nombre d'êtres humains qu'il affecte et dont il perturbe sérieusement la vie quotidienne, et ensuite, comme cela est à prévoir, par toutes les conséquences qu'il aura, sur l'économie, sur la société, sur l'activité des Hommes...

    L'heure n'est pas – n'est plus- aux invocations dans le genre : « une punition de Dieu », « la faute des Hommes, de leur égoïsme et de leur orgueil », « ces assassins et ces salauds qui ont pourri la planète et la vie des gens »...

    L'heure présente est celle de la réalisation d'une œuvre commune se déclinant selon deux forces combinées et liées entre elles : la compassion et l'action...

     

    Aux Souris Bleues on y meurt comme des mouches mais l'on y meurt aussi tout seul dans sa peau et y a même pas une mouche dans un pli de rideau...

     

     

  • S'interroger et agir plutôt que s'exclamer

    Dans une situation de crise sanitaire telle que celle que nous vivons avec cette pandémie de coronavirus (covid-19), que ce soit dans n'importe quel pays et sous n'importe quel gouvernement mais aussi dans la diversité de tout ce qui compose la société humaine de toutes sortes de modes de vie, d'habitudes, d'activités, de comportements... Tous les acteurs que nous sommes d'une manière ou d'une autre, individuellement, collectivement, depuis les gouvernants conduits à prendre des décisions au fil de l'évolution de l'épidémie, depuis les médecins, les scientifiques, les personnels des hôpitaux, les forces de l'ordre et de l'armée... Jusqu'aux gens du commun, femmes, hommes, enfants, de partout dans le monde ; nous sommes dans la nécessité de faire des choix, à chaque instant de notre vie quotidienne, dans nos actes, dans la manière de nous protéger, de protéger les autres autour de nous... Et si ces choix en règle générale pour beaucoup d'entre eux que nous faisons, convergent dans une même direction commune (les principes de base pour se protéger et protéger les autres), il n'en demeure pas moins qu'une part d'inconnu, d'aléatoire, d'incertain, de non prévisible, intervient et rend problématique, difficile, souvent, le choix, la décision de faire ainsi ou autrement à propos de ceci de cela...

    Il me paraît évident que, dans un tel contexte d'incertitude, d'inconnu et d'aléatoire, chercher des coupables, des gens qui seraient responsables d'une situation difficile parce qu'ils auraient été imprévoyants et voir les choses dans une dimension moralisatrice ou de désignation/dénonciation/stigmatisation, ne peut que contribuer à rendre l'épreuve que nous vivons, encore plus difficile...

    Bien sûr on peut en tant que témoin, décrire, parler de ce que l'on a vu, qui nous a mis en colère... Sans pour autant verser dans une moralisation du genre « haro sur le baudet »...

     

    Faire appel à la capacité que l'on a en soi, d'inventer, d'imaginer, de réfléchir à ce que l'on va faire pour résoudre telle ou telle difficulté, et cela en dépit de ce qu'il y a d'incertain et d'inconnu à agir selon ce que l'on a trouvé, pense-t-on « au mieux »... Sera toujours plus « productif » que des polémiques au kilomètre sur internet, du genre « ce qu'il aurait fallu faire ou ne pas faire » en désignant des coupables, des incapables, des responsables, des « salauds »...

    En somme, s'interroger et agir est plus productif que de s'exclamer...

     

  • Une constatation

    Au 17 mars il y avait : 7730 cas confirmés et 175 décès

    Au 21 mars soit 4 jours plus tard : 14439 cas confirmés et 562 décès

    Le nombre de cas a donc doublé en 4 jours, et le nombre de décès a triplé durant ces 4 derniers jours...

    Le pourcentage des décès au 17 mars était de 2,26%, et au 21 mars de 3,9%

    Si, par le doublement des cas tous les 4 jours et par le triplement des décès tous les 4 jours l'on projette jusqu'au 2 avril, voici ce que cela donne :

    Au 25 mars : 28900 cas et 1680 décès (pourcentage décès 5,8%)

    Au 29 mars : 57800 cas et 5040 décès (pourcentage décès 8,7%)

    Au 2 avril : 115600 cas et 15120 décès (pourcentage décès 13%)

     

    Cependant une remarque importante s'impose :

    En ce qui concerne le doublement des cas tous les 4 jours, il est possible qu'au 25 mars, dans 4 jours donc, il ait effectivement doublé comme cela a été le cas jusqu'à présent...

    Mais au 29 mars et au 2 avril, le nombre de cas peut alors progresser davantage que par doublement tous les 4 jours... (par conséquent être supérieur à 57800 le 25 mars et à 115600 le 2 avril).

    Pour le nombre de décès, là, le triplement tous les 4 jours jusqu'au 2 avril, ne me semble guère possible car je vois mal en effet un pourcentage de décès de 13% au 2 avril ! Tout naturellement parce que, de toute évidence, d'après l'ensemble moyen des données mondiales le taux des décès tous pays, toutes générations, tranches d'âge confondus, s'établit entre 2,5 et 3%...

    Dans le pire des cas pour les décès, l'on arriverait -je pense « à priori certes je le concède » à 9 ou 10% dans des pays tels que l'Italie, la France, l'Espagne, qui sont parmi les pays du monde où le pourcentage des personnes âgées de plus de 70 ans est le plus important après le Japon...

    Ce qui explique aussi un pourcentage plus élevé que la moyenne mondiale, des décès, c'est le lien qui existe en ce qui concerne l'obésité (ou le surpoids ou la charge pondérale) et la gravité d'atteinte du coronavirus : les organes respiratoires poumons, trachée, chez les personnes en surpoids ont, comme pour tous les tissus des autres organes, une charge en adiposité qui les rend plus vulnérables en cas de maladies infectieuses...

    Or en France, Italie, Espagne notamment, et à plus forte raison encore aux États Unis d'Amérique, il y a beaucoup de personnes obèses ou en surpoids (de tous âges d'ailleurs)... Ce qui explique aussi, le nombre de décès de personnes de moins de 60 ans et même des personnes jeunes...

     

    Si l'on projette au delà du 2 avril, par exemple au 18 avril, l'on arriverait, sur la base d'un doublement des cas tous les 4 jours, à 1 800 000 cas au 18 avril.

    Et donc, à cette date du 18 avril, à environ 160 000 décès sur la base d'un taux équivalent à celui de l'Italie soit 9%...

    Peut-être il faut l'espérer, avec les mesures prises de confinement (d'autant plus si elles sont renforcées), qu'à la mi avril, il n'y ait « que » 900 000 cas et 80 000 décès... Ce qui serait encore considérable...

     

    Dernière remarque : dans plus de 2/3 des pays du monde (en particulier en Afrique), 50% de la population a moins de 30 ans, et les gens dans 2/3 des pays du monde, sont en grande majorité, des personnes qui ne sont pas obèses loin s'en faut...

     

     

  • Une question au sujet des cas confirmés et du nombre de porteurs du virus

    C'est une question à mon avis, importante, que je me pose :

     

    Si le nombre de porteurs du virus pouvant ou non devenir malades et cela, pour ceux et celles qui ne tombent pas malades, sont porteurs durant 4 semaines, puis cessent au bout de 4 semaines d'être porteurs... Est de l'ordre de 250 à 500 000 (probablement à l'heure actuelle) sinon davantage encore... Alors à mon avis, il devrait y avoir déjà, beaucoup plus que 11 000 cas réels... Ce qui voudrait dire que bon nombre de porteurs ne tombent pas malades... Cela bien sûr n'enlève rien à la dangerosité du virus que le porteur diffuse autour de lui, ni au potentiel de risque que le porteur devienne lui même malade ; d'autant plus que c'est durant les 2 premières semaines en cas d'incubation ou sans incubation, que le virus se diffuse le plus ; après 2 semaines et jusqu'à environ 1 mois pour un porteur ne devenant pas malade, le virus « faiblit » et pour finir meurt, vaincu par les défenses naturelles de l'organisme (réseau de circulation lymphatique avec les ganglions et les chaînes ganglionnaires : à l'intérieur du ganglion, il y a comme un cordon ou barrière de protection qui élimine les corps étrangers indésirables ; tout dépend de la capacité du cordon à résister aux agressions notamment entre autres, les cellules cancéreuses et bien d'autres « vacheries »)... Lorsque la barrière cède, le corps étranger envahit le ganglion puis passe dans les vaisseaux lymphatiques et de là, aux organes et aux tissus du corps...

     

  • Être centenaire en mars ou avril 2020...

    Il ne fait pas bon d'être centenaire en mars et en avril 2020 en France et en Europe...

    Hors de question en effet, que ce soit dans les maisons de retraite ou chez soi ou en un lieu public tel qu'un café, un restaurant, une salle de réunion d'association... De fêter en présence de toute la famille, des amis et connaissances, cet événement unique, qui d'ailleurs il faut dire, pour beaucoup de gens très âgés, ne se produit jamais, la mort survenant plutôt, de vieillesse, vers 90-95 ans...

    Je pense par exemple, à une personne née en mars ou en avril 1920, qui, âgée dans les premières années du 21 ème siècle (de 2001 à 2005), de 81 à 85 ans, aurait été avec le développement d'internet et des blogs et des réseaux sociaux, « une femme ou un homme d'écriture sur le Net » produisant et diffusant chaque jour, textes, articles, notes, anecdotes, pensées, réflexions, etc. … Cette personne, d'ailleurs, avant internet et les blogs, écrivait et conservait ses productions, depuis son enfance...

    Un jour, cette personne âgée de 90 ans en 2010, aurait dit : « le jour de mes cent ans le 20 mars 2020, je souhaiterais me trouver en compagnie de mes amis de longue date, ceux avec lesquels j'ai les contacts les plus fréquents, assis(e) à la terrasse d'un grand café, à Paris ou dans la grande ville la plus proche de Sainte Tarte de la Midoue où je demeure...

    Mon vélo « pas électrique du tout », un VTT dernier modèle, serait garé contre un lampadaire, à proximité de la terrasse du café.

    Lancé(e) que je serais, dans une grande discussion « à bâtons rompus » avec mes très chers amis, j'aurais levé mon verre de Ricard à leur santé...

    Et, « ayant eu vent de l'affaire », voilà-t-il pas que surviendrait une nuée de journalistes avec caméras et micros, pour m'interviewer »...

     

    Dix ans plus tard, le 20 mars 2020, avec l'épidémie de coronavirus et l'interdiction de tout rassemblement de personnes, adieu l'anniversaire des cent ans et, à la place de la grande discussion avec les amis et de la nuée de journalistes, une séance de pédalage sur un vélo d'appartement, au grand soleil d'équinoxe de printemps, dans le jardin derrière la maison, à Sainte Tarte de la Midoue...

     

     

  • Une observation que je fais dans la situation actuelle

    Sur les 9130 cas confirmés par test diagnostic PCR au soir du 18 mars, dont 264 personnes décédées et 931 autres en situation difficile (assistance respiratoire), 3620 personnes dans un état grave sont tout de même hospitalisées en plus des 931 dans un état grave...

    Ce qui porte le nombre de personnes en cas confirmés, non hospitalisées, à environ 4600...

    Or, pour être hospitalisé, il faut quand même que ce soit plus sérieux que d'être maintenu chez soi...

    Cela signifie que pour une personne sur 3, c'est « autre chose qu'une simple grippe » !

    Ainsi peut-on prendre conscience de la gravité de la situation, surtout quand on sait que le nombre de porteurs du virus est quinze à vingt fois plus important que le nombre de cas confirmés... Du fait que chaque personne contaminée en infecte autour d'elle un nombre dépendant de ses déplacements et contacts rapprochés inférieurs à un mètre...

    Au début, au mois de janvier et encore courant février, lorsque je n'avais pas encore eu connaissance des données scientifiques, des études faites par les spécialistes en épidémiologie, je n'imaginais pas la situation que l'on est en train de vivre...

    Je pense à tous ces gens des grandes villes notamment à Paris, qui ont fui vers les provinces avant mardi 17 mars à midi, pris d'assaut les trains où ils se sont « serrés comme des sardines » dans les voitures, dont certains d'entre eux, par dizaines, centaines même, devaient être porteurs du virus et ainsi, risquant de faire augmenter le nombre de cas confirmés dans des régions (en l'occurrence Nouvelle Aquitaine) moins touchées -du moins à ce jour)...

    Et ces distances entre personnes, en ville, dans des marchés, devant l'entrée des supermarchés avant l'ouverture, forcément réduites...

    C'est la raison pour laquelle le nombre de cas confirmés ainsi que celui des autres cas fortement probables va sans doute doubler de jour en jour jusqu'à une date impossible à prévoir.

    Toutes les conditions de transmission (rapprochements fréquents entre personnes, contacts proches) ayant été celles d'avant mardi 17 mars midi, auront forcément leur effet dans les jours qui viennent.

     

     

  • Le film documentaire Jean Ferrat, de Philippe Kohly

    Ce ne sera un secret pour personne (pour celles et ceux d'entre vous qui me connaissez de plus ou moins longue date), hier soir à la Télé sur France 3, j'ai regardé le film documentaire de Philippe Kohly, Jean Ferrat...

    De son véritable nom Jean Tennenbaum, Jean Ferrat, né le 26 décembre 1930 à Vaucresson et décédé à Aubenas le 13 mars 2010, est pour moi dans son œuvre toute entière (texte et musique et voix) ainsi qu'en tant qu'homme, l'un des plus grands artistes de la chanson et de la poésie, du 20 ème siècle... Une référence...

    Il lui fut certes reproché d'être « trop gentil , timide, de ne pas « faire physiquement le poids sur scène, de ne pas « cultiver une image de marque », en somme de se moquer des apparences, de produire des chansons « un peu mièvres et d'une note de naïveté », devant un public de la « France populaire et profonde », de gens humbles, simples... Ce qui ne l'a point empêché de « remplir des salles » de plus de mille personnes, en tournées dans toutes les villes de France entre 1965 et 1973...

    La « grande figure » qu'est pour moi Jean Ferrat, rejoint, dans des domaines différents n'étant pas ceux de la chanson... Deux autres « grandes figures » :

    -Elysée Reclus, l'anarchiste et le géographe Français, né le 15 mars 1830 à Sainte Foy la Grande, et décédé le 4 juillet 1905 à Torhout en Belgique.

    -Louise Michel, institutrice et militante anarchiste, Française, née le 29 mai 1830 et décédée le 9 janvier 1905... Dont Xavière Gauthier, maître de conférences à l'université de Bordeaux III et chercheur au CNRS, a réalisé une biographie, et après 10 ans de recherches, a rassemblé en un livre de plus de 750 pages, la correspondance, les lettres écrites par Louise Michel de 1850 à 1904 « Je vous écris de ma nuit »...

    Les contemporains de Louise Michel, des écrivains, des intellectuels, lui ont reproché (et c'est encore le cas de nos jours) de « massacrer l'orthographe et la grammaire », d'écrire comme elle parlait, sans aucun travail d'écriture... Soit... Mais elle fut une femme dans l'action et dans l'engagement, d'une grande force d'âme, d'une immense générosité et en même temps une grande résistante en face des dominations, de la pensée, des puissances politiques et économiques de son époque...

    Pour en revenir au documentaire de Philippe Kohly sur la vie et l'œuvre de Jean Ferrat, le passage qui m'a le plus interpellé, le mieux « parlé » en somme, c'est lorsque Jean Ferrat décide de louer le Palais des Sports (5000 places de capacité) et de fixer un prix d'entrée de 5 francs -ou de 8 francs- afin que des gens à budget très modeste puissent venir : l'on voit en photo noir et blanc, des visages d'ouvriers, de mineurs, de travailleurs de la terre, des visages abîmés par les duretés de la vie, mais néanmoins rieurs, étonnés, et dont les regards sont emplis d'espérance en un monde meilleur...

    Un journaliste interpelle Jean Ferrat «  vous bradez vos chansons pour 5 francs ! ». (C'était à l'époque, pour les « grandes vedettes », impensable- pour ne pas dire « dévalorisant »)...

     

    Si je devais « expliquer » (définir à ma manière) – entreprise aussi difficile qu'incertaine voire vaine il faut dire- l'anarchie, l'anarchisme, la vision anarchiste... Je dirais ceci :

     

    « Une composante d'Elysée Reclus, de Louise Michel et de Jean Ferrat »...

     

     

    Le seul « bémol » que je placerais -d'un trait peu appuyé- dans la « portée »... En ce qui concerne l'homme Jean Ferrat, viendrait du fait qu'après son retrait de la scène en 1973 et son installation définitive à Antraigues en Ardèche, il n'ait peut être pas pris vraiment la mesure de ce que représentait pour sa femme Christine Sèvres, ce changement de vie, désormais loin de la scène et du public... Elle s'est « étiolée » pour ainsi dire, jusqu'en 1981 l'année de sa disparition...

    Mais bon... Les meilleurs d'entre nous et à plus forte raison lorsqu'ils sont des personnes qui ont un rayonnement, en tant qu'artiste, écrivain... Ont-ils pour autant cette « conscience aiguë de l'existence de l'autre » ? Un homme ou une femme si épris, si amoureux qu'il soit de la personne avec laquelle il vit, ou si attentionné et aimant qu'il soit avec ses proches... Est-il, est-elle pour autant aussi soucieux des aspirations, des rêves, des espérances, des motivations, des passions... De l'autre, qu'il l'est lui-même de ce qui le tient dans sa vie ?

     

    « S'exister » (dans le sens de « se réaliser ») ET en « existant » l'autre... C'est difficile... Et ce n'est point ce que l'on voit couramment...

     

     

  • Conversation entre deux femmes

    Jeanne et Sophie, passionnées de littérature et dévorant bien chaque semaine au moins trois livres chacune, faisaient le point sur leurs dernières lectures...

     

    Il était question, entre autres auteurs qu'elles connaissaient bien et appréciaient, de Marguerite Yourcenar, de Marcel Proust ; ou au contraire dont elles évitaient de lire les ouvrages, ou n'en avaient lu que quelques pages, d' André Gide, de Charles Baudelaire, de Louis Ferdinand Céline, de Gabriel Matzneff...

     

    Jeanne évoquait ce propos de Charles Baudelaire à propos des femmes : « Quelle conversation peuvent elles avoir avec Dieu ? L'on ne devrait pas les laisser entrer dans les églises »...

    Et poursuivait ; « je ne suis pas, Sophie, loin s'en faut, une féministe pure et dure du genre de celles que l'on voit se mettre à poil dans des manifestations, brandissant des pancartes et de surcroît prêtes à en découdre avec les forces de l'ordre... Cependant en tant que femme passionnée de littérature française... »

     

    « Mais alors », coupa Sophie, « n'es tu point choquée, Jeanne, par ce que disait Baudelaire à propos des femmes qui n'étaient pas assez intelligentes pour tenir une conversation avec Dieu ? »...

     

    « C'est vrai, Sophie, que tout récemment encore, je me félicitais de ne pas avoir lu Les Fleurs du Mal, et de ne pas avoir eu la moindre sympathie pour ce poète maudit... Et si de tels propos de nos jours paraîtraient insultants ; il n'en demeure pas moins que les femmes ne sont pas considérées comme elles devraient l'être... Quant à Baudelaire, je crois aussi après réflexion -depuis peu je dois dire- qu'il me paraît nécessaire de dissocier l'œuvre de l'homme (à condition bien sûr, d'avoir eu connaissance de l'œuvre, du moins en partie)... Quand bien même il peut y avoir dans l'œuvre tout comme dans l'homme, des choses qui nous dérangent voire nous scandalisent »...

     

    En rapport avec l'actualité (au sujet de Roman Polanski), je tenais à ce que dans l'entretien ci dessus, ce soient deux femmes qui échangent, car selon ce que j'ai souvent constaté lors de différents débats sur des plateaux de télévision, ou de la part de journalistes ; c'est que cette réflexion au sujet de l'œuvre et de l'homme , est faite davantage par des hommes que par des femmes...

    Bien sûr, cette réflexion étant en vérité, autant de femme que d'homme.

     

     

  • Municipales 2020

    J'exhorte haut et fort tous mes concitoyens à venir voter aux élections municipales le dimanche 15 mars 2020...

    Bon sang, pour cause de contamination au coronavirus, y' en a qui -près de 30% d'après des sondages- ne se déplaceraient pas pour aller voter, alors qu'on les voit pour beaucoup d'entre eux, se rendre dans les supermarchés pour remplir des caddies à ras bord !

    Les autorités font tout leur possible pour que les gens venant voter ne s'exposent que le moins possible ( distance d'un mètre, désinfectage de stylos, de rebords de table, liquide antiseptique pour les mains, etc. ) … Alors qu'au supermarché, tu touches la barre du caddie, tu tâtes les fruits...

    Soit dit en passant, j'en ai marre que l'on rende responsable le gouvernement (quel qu'il soit) , Dieu, et je ne sais quoi encore, de tous les malheurs du monde !

    J'en ai marre de cette dimension moralisatrice avec laquelle on « juge » les artistes, les écrivains, les élus de la république, les gens qui s'impliquent dans des associations , davantage pour leurs comportements que pour ce qu'ils réalisent, leur œuvre...

    Autant je suis -à fond- pour que l'on combatte lorsque l'on n'est pas d'accord, autant je ne souscris point à toute forme de dénigrement dans une violence exacerbée, dans l'insulte, dans la haine, dans le rejet, dans le fanatisme, le parti pris ostentatoire ! Je ne souscris point non plus à « élection piège à cons » car je pense qu'un régime démocratique quel que soit sa « couleur politique » et même aussi lié qu'il soit avec les puissances d'argent et des dominants de l'économie de marché, aussi imparfait et critiquable qu'il soit... Est, j'en suis absolument convaincu, un « passage obligé », une étape incontournable (certes difficile) pour l'évolution d'une société, d'une civilisation... Dans l'éventualité de la venue d'un temps où il sera possible de pouvoir se passer de tout système, de tout gouvernement... En somme, je comparerais un régime démocratique à une sorte d'atelier de forge dans lequel la tâche et le rapport à l'autre sont rudes : ainsi l'œuvre humaine s'accomplit-elle dans l'atelier de forge...

    Dans un régime autoritaire (non démocratique) je peux dire qu'il y a là, aussi, un « passage » ou une étape, mais que ce passage ou que cette étape à franchir, est encore plus difficile...

     

     

  • Les bouses s'affaissent, mais les vaches ne resteront pas longtemps constipées

    L'hypothèse envisagée par des spécialistes en épidémiologie et par des scientifiques, selon laquelle d'ici 2 ans, de 40 à 70% de la population mondiale en tous pays, aura été atteinte par le covid-19, ne tient plus...

    Nous sommes en fait confrontés à une forme grippale de type coronavirus (du genre de celle qui avait déjà sévi en 2003 avec le SRAS, ou avec le virus HN1N1 en 2009/2010)... Le covid-19 étant « un peu plus sévère » en ce sens que sa contagiosité est 2 fois plus importante que celle d'une grippe classique, et que la mortalité est de 2% pour le covid-19 et de 0,1% pour une grippe classique...

    Il n'en demeure pas moins que, de même que pour toutes les autres formes de grippe, l'évolution sera sensiblement identique à ce que l'on a connu lors des épidémies précédentes, c'est à dire qu'il y a une progression qui s'accélère durant une phase de propagation, puis un moment de stagnation, et enfin, une régression...

    La seule différence avec les autres formes de grippe, pour le covid-19, c'est que le nombre de personnes atteintes sera le double, le nombre de morts plus important, mais il faut observer que les cas les plus sérieux et que les décès concernent pour l'essentiel des personnes de plus de 80 ans, ainsi que des personnes fragilisées par des affections respiratoires (rhumes et bronchites à répétition entre autres)...

    Sans doute le facteur climatique (hiver dans l'hémisphère Nord) intervient-il dans l'évolution et dans la propagation, en général, pour les affections grippales, et peut-être que pour le covid-19, l'arrivée des beaux jours ne l'arrêtera pas aussi rapidement...

    En gros, c'est une affaire, encore, de quelques semaines, 2 ou 3 mois au plus...

    Les bourses (les indices et les places boursières de la planète), aussi capotantes qu'elles soient jusqu'à s'effondrer comme des châteaux de cartes ; repartiront en flèche avant même la fin de l'épidémie...

    Déjà en Chine, dans certains certains secteurs de l'économie de production et de marché, l'on assiste à une petite reprise (encore lente et hésitante mais observable)...

    Bon c'est vrai, y'a le chômage, les entreprises dont les PME qui souffrent, l'activité ralentie... Avec ces bourses qui dégringolent, mais... Ceux que je plains le moins ce sont les gros actionnaires qui voient leurs revenus baisser -pour un moment...

    « Allez, une bonne propagation du virus dans les assemblées d'actionnaires, plutôt que dans les salles de spectacle, les églises, les stades, les écoles, sur les bancs des élus de la République ! » dis-je !

     

    En chine l'épidémie régresse et c'est dans la ville d'origine que l'on observe la diminution la plus importante de nouvelles contaminations. Et l'activité économique, sociale, reprend peu à peu...

    En Afrique, contrairement à ce que l'on pensait au départ, le coronavirus ne touche que très peu de gens, juste des cas isolés, pas de propagation...

    Aux USA, proportionnellement au nombre d'habitants par rapport aux pays Européens, 350 millions d'un côté, 450 millions de l'autre, on voit bien qu'aux USA c'est 10 fois moins qu'en Europe...

    C'est ce qui me conduit à penser que cette affaire de coronavirus sera limitée dans le temps : quelques mois au maximum, compte tenu du décalage qu'il y a dans la propagation du virus.

     

    Mais c'est vrai que subsiste une inconnue en ce qui concerne le rythme de progression de la maladie : il n'y a pas encore assez de recul dans le temps écoulé (possibilité, donc, d'une propagation par vagues, par à coups, avec des interruptions d'une durée variable)...

     

     

  • "Les Français ceci, les Français cela"...

    Cela m'horripile d'entendre dire par des politiques, des journalistes, des invités de -par exemple- de l'émission C dans l'air et autres débats télévisés ayant pour thème un sujet d'actualité : « Les Français …/... »

    Comme si chacun de tous ces personnages se revendiquait de ce que pense une majorité de gens dans ce pays, la France …

    « Les Français ceci, les Français cela »... Y'en a marre !

    J'en suis un de Français, et alors ? Est-ce que je pense selon ce que dit un tel, une telle, sur un plateau Télé ?

    « Les Français ceci, les Français cela », c'est nier ce qu'est chacun d'entre nous dans ce pays, la France, nier ce qu'il est « tout seul dans sa peau », dans ce qu'il ressent, dans ce qu'il a vécu en une situation donnée, particulière et dans le contexte de l'événement durant lequel la situation s'est produite...

    « Les Français ceci, les Français cela », c'est du faux témoignage, c'est faire montre, de la part de celui ou celle qui est « patenté », qui a donc autorité et compétence à dire, d'une certaine arrogance, ou suffisance, à déclarer ainsi que « les Français sont d'avis que, pensent que... » dans leur ensemble...

    Bon sang, qu'ils soient de droite ou de gauche, du centre ou de tout bord en deçà de la route et même d'aucun bord du tout (de peut-être dans les arbres ou dans les fourrés que sais-je)... Ils n'arrêtent pas de dire : « les Français ceci, les Français cela », merde !

    Eh bien, chaque Français dans le genre qu'il est -en l'occurrence celui que je suis- il vous dit « je vous emmerde ! »...

     

     

  • Deux visions du monde

    Il y a deux visions du monde, de la société, de la politique, de la relation à l'autre, qui sont différentes, s'opposent et ne sont pas compatibles, et qui, lorsqu'elles se confrontent, ne génèrent l'une ou l'autre que des débats ou des polémiques sans issue.

     

    La première c'est celle qui rassemble autour d'elle des personnes de tous milieux ou environnements sociaux, attachées, conditionnées aux privilèges (relatifs il faut dire pour beaucoup) et à tout ce dont ils jouissent dans leur vie quotidienne ( sécurité, confort, possession de quelques biens, équipements d'usage courant, un travail, des revenus )... Mais qui craignent qu'un jour ou l'autre en fonction de l'évolution du monde, de l'actualité du monde, des crises que traverse la société, de la violence ambiante ; leur vie quotidienne et leurs privilèges relatifs soient remis en cause, disparaissent... Et de ce fait, ont un rapport à l'autre qui se fonde sur la peur, le rejet de cet autre jugé indésirable, envahissant, inquiétant, trop différent de culture, de mode de vie, de religion... Cet autre, cet étranger, ce venu d'ailleurs qui est considéré responsable de ce qui contribue à nous priver de ce dont on jouit entre autre la sécurité, le confort...

    On le voit bien avec cette actualité dramatique de milliers, de dizaines de milliers de migrants aux frontières de la Grèce et de la Turquie, depuis les derniers événements de la guerre de Syrie.

    Du côté de la Grèce, et donc de l'Europe, des pays de l'Union Européenne ; là où s'exerce à son paroxysme et dans des conditions effroyables la pression de milliers de ces migrants, des habitants de ces endroits exposés où arrivent en masse autant de gens, seraient même prêts à prendre les armes pour repousser tous ces gens !

     

    La deuxième c'est celle, aussi, qui tout comme la première, rassemble autour d'elle des personnes de tous milieux sociaux ; et qui bien sûr elles aussi toutes ces personnes, sont attachées à ce dont elles jouissent, à leurs privilèges relatifs... Mais qui, tout en craignant l'évolution du monde dans la violence et l'insécurité, ont un rapport à l'autre qui se fonde sur l'accueil, la solidarité, la reconnaissance de ce qui est différent dans les modes de vie, dans la religion, dans la culture... Et qui acceptent, aussi difficile que cela soit, toutes les conséquences inhérentes à la nature humaine, au comportement humain (autrement dit quand on pense à tous ces gens venus des zones de guerre et de combats en Syrie, au Moyen Orient, en Afghanistan, on pense aussi à des gens dangereux pouvant commettre des attentats, entre autres des djihadistes, des islamistes fanatiques)...

     

    Ainsi le risque a-t-il lui aussi, comme les deux visions du monde qui s'opposent, deux réalités, deux aspects :

    -Le risque de devoir par la force des choses, de l'actualité et des événements, être privé de ce dont on jouit encore, de voir disparaître les privilèges relatifs qui sont encore les nôtres dans une société en déliquescence (risque jugé inacceptable et que l'on ne veut pas prendre -pour les tenants de la première vision),

    -Le risque de devoir subir la violence et le terrorisme des fanatiques disséminés dans les flux migratoires et que l'on ne peut empêcher de laisser passer à moins de refouler tout le monde. (risque que personne ne veut prendre, de la première ou de la deuxième vision)... Ainsi les deux réalités, les deux aspects du risque, se juxtaposent...

    Et les deux visions du monde en sont autant l'une que l'autre, troublées...

     

    De ces deux visions troublées, c'est la deuxième la mienne...

    Je me fais donc à l'idée qu'un jour où l'autre, tout va forcément devenir plus difficile, plus précaire, plus incertain, plus dangereux... Avec peut-être dans mon jardin, autour de ma maison, deux ou trois tentes dressées abritant des gens, de la nourriture à partager, une relation peu aisée à établir...

     

    Cependant je ne puis m'empêcher de penser que ce qui participe -même d'un tout petit éclat- à la beauté du monde ; est davantage susceptible d'être sauvegardé dans la deuxième vision que dans la première...

     

    Cela dit, quand on pense à ces 50% de richesses et d'argent détenus par seulement 10% de gens multimilliardaires sur cette planète, il y aurait déjà, avec une bonne partie de tout cet argent, améliorer le quotidien de vie, non seulement des 4 millions de réfugiés vivant dans des camps et migrants pour bon nombre d'entre eux, mais de centaines de millions d'autres gens vivant dans la misère, la pauvreté...

    A dire vrai, peu y pensent, et encore moins peu sont ceux et celles qui mènent des actions et des combats pour récupérer une bonne partie de ce qui est détenu par les 10% les plus agressivement, ostentatoirement et insolemment riches ! (et qui font les guerres où meurent et souffrent les gens) par intérêt économique et stratégiques combinés et en collusion avec les grandes mafias)...