Chroniques et Marmelades diverses

Textes généraux, atypiques ou particuliers, cri du coeur...

Georges Brassens, oh combien aujourd'hui tu nous manques !

... "Mourons pour des idées, mais de mort lente"... Chantait Georges Brassens...

Un texte à rapprocher de celui de Michel Sardou "En chantant..."

... Ces deux textes dans le monde où l'on vit aujourd'hui, de fanatismes exacerbés, d'engagements menés dans la violence, de sectarismes et de crispations, sont ceux d'artistes, de poètes et de chanteurs dont on ressent aujourd'hui, douloureusement l'absence...

Georges Brassens, un anarchiste, un libertaire, anticlérical de surcroît ; né à Sète le 22 octobre 1921 et décédé à Saint Gély-du-Fesc dans l'Hérault le 29 octobre 1981, dans sa chanson où il dit "mourons pour des idées, mais de mort lente", n'a jamais à mon sens, mieux exprimé ce que "être anarchiste, être libertaire -et même anticlérical"... Veut vraiment dire... A savoir : s'engager, défendre, dénoncer, exprimer (autant par le dire que par le faire) oui -si toutefois l'on s'engage, l'on défend, l'on exprime, l'on dit et l'on fait... En toute liberté c'est à dire sans se laisser influencer, entraîner, mener par un mode de pensée dominant, par la morale, par la religion, par tout ce que l'on entende dire de ceci ou de cela avec les préjugés, les jugements à l'emporte pièce, assortis... Tout cela dans une absence de réflexion, dans un "épidermisme" laminant et réducteur... Et en kilomètres de tweets, de messages, de vociférations, de criailleries, de propos, sur les réseaux sociaux, au bistrot du coin, entre voisins, entre connaissances...

Libertaire oui, anarchiste ou engagé même... Oui, mais sinon en tant que poète ou artiste tel Georges Brassens avec sa manière d'exprimer, du moins en tant qu'homme ou femme responsable et libre, lucide et réaliste dont l'écriture et dont la parole transmettent et parfois émeuvent et rayonnent sans jamais être des bâtons pout taper ou des fusils pour tuer...

"Mourons pour des idées, mais de mort lente" : il se trouve (et c'est étrange, surréaliste, stupéfiant)... Que l'on meurt aujourd'hui plus encore qu'hier dans le passé, davantage de mort lente pour des idées, en ce sens que les gens que nous sommes au quotidien, par nos comportements exacerbés, nos violences gestuelles et verbales, nos dénonciations, nos propos à l'emporte-pièce, nos crispations... Ne meurent quasiment jamais de mort violente dans un combat effectif où l'on paye de sa vie, mais meurent d'une maladie qui s'appelle le "mal vivre" (on arrive même à vivre très vieux de cette maladie qui est le "mal vivre")...

Georges Brassens, aujourd'hui mai 2019... Oh combien tu nous manques !

 

 

Le riz, un aliment consommé partout dans le monde

... Dans les pays où sont produits par an plus de 200 millions de tonnes de riz (dont la Chine), est utilisé pour produire du riz (en partie), de la fécule de pomme de terre mélangée à de la résine synthétique : les grains obtenus, aromatisés pour qu'ils aient le goût du riz, sont cuits à la vapeur.

Pour savoir si le riz que vous achetez est oui ou non du vrai riz, mettez une cuillère à soupe emplie de riz dans un verre d'eau et mélangez, agitez : si le riz retombe au fond du verre, c'est du riz, s'il flotte en surface c'est du riz avec de la fécule de pomme de terre et de la résine synthétique.

Cela dit, l'on produit aussi de la viande artificiellement, notamment avec du sérum foetal bovin traité en laboratoire (usine, unité de fabrication) afin de mettre sur le marché de la viande (surtout dans les Grandes Surfaces) des "viandes" bovines de synthèse proches en texture et en goût de la vraie viande.

L'on produit également de la viande, autre que bovine donc de toutes sortes d'animaux d'élevage en utilisant les restes, les déchets, les os, ou même des morceaux de vraie viande, tout cela mélangé, broyé, malaxé, converti en une substance ayant l'apparence de porc, d'agneau, de boeuf, de veau... "Mélange" en lequel est intégré une sorte de "farine" à base de tissus musculaires et de cellules souches, ainsi que des produits gustatifs, conservateurs, anti-oxydants etc. ...

Bonjour votre côtelette de porc, votre entrecôte, votre bifteck haché, votre rôti de boeuf ou de veau, vos pâtés, vos terrines, vos saucissons... En promo dans votre supermarché habituel ou même chez votre boucher et... Peut-être même en Grande Surface du Bio ! (Avec le Bio, vous aurez tout de même les pesticides et certains conservateurs en moins – mais pas, cependant la plupart des additifs que l'on retrouve eux aussi dans les produits bio vendus en Grande Surface du fait d'une demande en forte croissance qu'il faut bien d'une manière ou d'une autre satisfaire et qui est une "manne financière"" pour les lobbies de l'agro-alimentaire "versant dans le Bio") !

 

... Bon, cela dit... "Il faut bien qu'on bouffe" ! Et nous sommes partout dans le monde, plus nombreux surtout dans les grandes mégapoles urbaines et péri-urbaines...

 

Geôliers et miradors virtuels et ou réels...

... Fichage, systèmes de vidéosurveillance, flicage, récupération de données personnelles afin d'établir un profil, un portrait, pouvant être utilisé à diverses fins et selon des objectifs avouables ou non... Enfin tous ces "neunoeils" qui voient tout jusqu'au tréfonds de nos émotions, de nos sensibilités?...

Cela me gêne autant que cela ne me gêne pas... Du moment que je ne fais de mal à personne en particulier, n'émettant jamais de propos haineux contre qui ou quoi que ce soit, n'exprimant que ma pensée sur toutes sortes de sujets y compris les plus sensibles ou les plus controversés tant de société, de politique ou religieux...

Comment je suis "catalogué", étiqueté, normatisé et à quelle fin ? ... Je m'en "préoccupe sans m'en préoccuper"...

Au temps du roi soleil par exemple, l'on était bien écouté, épié dans les tavernes, dans la rue, pour les opinions et pour les propos que l'on tenait en public... Est-ce que pour autant l'on risquait la potence ou la prison à coup sûr? Cela n'était le plus souvent qu'une fiche de police établie, de renseignement, de simple indication bien sûr exploitable mais pas forcément utilisée par le pouvoir, par l'autorité en place qui "avait fort à faire" de ces milliers de données récupérées et transmises, d'autant de sujets de Sa Majesté ou de citoyens des temps d'après la révolution, de Napoléon, de l'Empire, de la République... Ou même de la France de Vichy... Ou de la France d'aujourd'hui...

Bon bien sûr, cela me paraît évident : dès lors que l'on publie un peu partout, sur les réseaux sociaux, Twitter, Facebook, Instagram, ou dans des forums du Net, des photos de famille, de ses enfants, de ses amis, de ses voisins, enfin des choses vraiment intimes et personnelles telles des anecdotes relatives à notre vie quotidienne... Censées n'être vues et partagées que par des proches, amis, parents, connaissances constituant un groupe, une communauté de gens choisis et inscrits en tant qu'amis, que membres... L'on donne alors de l'eau au moulin (qu'on ne donnerait pas si l'on se protégeait en évitant la diffusion de photos et d'écrits trop personnels d'ordre de la "sphère privée")...

Mais où en vérité se situe vraiment la limite de ce qu'il convient ou ne convient pas de publier, d'exprimer, de montrer ? N'est-ce point à chacun de définir lui-même en quel endroit se situe la "frontière" sachant que cette "frontière" peut être mouvante selon la géographie ou selon l'environnement qu'elle rencontre ?

Et est-ce que se résoudre à n'être rien, à ne rien faire, à ne rien oser... Autrement dit -et je le dis pardonnez moi l'expression- "pas bouffer pour pas chier"... C'est "vivable" ?

... L'une des raisons de vivre n'est-elle pas -si je puis ainsi m'exprimer- de "s'exister en sachant bien que s'exister ne nous fera pas pour autant exister ; et en espérant qu'on sera existé, existé de la même manière que le gosse à l'école dont la maîtresse a accroché le dessin sur le mur de la classe" ?

... A partir du moment où l'on "s'existe" (ou l'on "est existé") l'on n'est plus totalement protégé (et si l'on pouvait l'être alors, la protection intégrale serait un mur très haut et circulaire délimitant un espace étroit où nous serions enfermés, soit la pire de toutes les prisons, pire que les prisons du roi soleil, pire que les geôliers et les miradors virtuels qui attentent à nos libertés)...


 


 

... Le proverbe (ou sentence) qui dit "pour être heureux vivons caché", n'entre trop guère dans ma "philosophie" (de la communication, de la relation)...

Car dans mon idée, "vivre caché" n'est pas vraiment "vivre heureux" ! C'est un peu comme si je devais par la force des choses ou par un choix que je me serais imposé alors qu'il me coûte, n'avoir qu'un mur devant moi comme interlocuteur, ou un arbre ou une vache ou un perroquet (quoique l'arbre, la vache ou le perroquet soient quand même des êtres vivants -donc "un peu mieux que le mur"-rire) ...

Causer à un mur, ou se sourire/s'intensément longuement regarder son visage  dans une glace, ça n'a jamais été pour moi, intéressant et "porteur"... Le mur, j'aurai plutôt envie de prendre une masse et de le défoncer !

... De toute manière, "Neunoeil", qu'il ait été celui de la police du Roi Soleil, ou qu'il soit celui de la base de données Big Data... Même si tu vis en ne parlant qu'au mur, il viendra toujours te chercher, aussi caché, aussi retranché que tu sois au fond de ton terrier dans lequel tu "cookouningue" seul ou en compagnie de tes proches...


 

"Faux-vrais" amis et interlocuteurs

... Je n'arrive pas à comprendre, pas plus à me faire à l'idée, que sur le Net, l'on puisse se résoudre (du moins certains internautes) à acheter de l'audimat (des visiteurs, des "followers") et qu'il puisse exister un "marché" en matière de visibilité, de lectorat, de gens qui suivent tout ce que l'on peut présenter, publier...

Cela est en effet possible par un clic sur un bouton "boostez vos publications" , ouvrant sur plusieurs options selon l'importance de l'audimat souhaité, d'une centaine d' abonnés à plusieurs milliers voire cent mille et plus... Avec bien sûr la tarification qui s'impose pour un tel espace d'audimat...

Je me demande d'ailleurs si, dans les "amis", dans les abonnés ou les followers, il n'y aurait pas de "faux-vrais" profils d'amis, totalement fictifs, conçus tout exprès selon la sensibilité, les goûts, la culture de chacun, par l'intelligence artificielle des plateformes de réseaux sociaux, de Google et autres moteurs de recherche, et si ces "faux-vrais amis" ne seraient donc pas de "faux-vrais interlocuteurs" qui réagiraient, commenteraient...

... Pourquoi pas, tant qu'on y est, "acheter de la postérité" ! Dix euro pour 3 jours après sa mort, 150 euro pour 10 ans après sa mort, 1000 euro pour 100 ans... Le prix d'un Jet privé pour un milliardaire qui veut qu'on se souvienne de lui, de l'oeuvre de son vivant, dans mille ans ?

... Et à propos des espaces de stockage sur le Net (photos, vidéos, fichiers et dossiers formats PDF ou Word), tous les gratuits offrent en général un espace limité ( compris entre 2 et 15 Go), au delà, il faut prendre la version payante pour laquelle il faut s'abonner et renouveler chaque année...

J'ai dans l'idée que, en s'abonnant et en devant en conséquence, payer tous les ans, le jour où tu meurs et où tu peux plus payer... Coucou c'est cuit, ton espace existe plus ! (Il vaut mieux alors opter pour plusieurs espaces limités (l'un pour les photos, l'autre pour les fichiers par exemple) qui eux au moins, du fait qu'il n'y a pas de renouvellement à effectuer chaque année, continuent d'exister quoiqu'il arrive...

... Quand tu meurs, est-ce qu'il y a un "neunoeil" qui voit tout qui sait tout ; qui dira que t'es mort sur la Toile, quand on voudra te chercher, te connaître, savoir ce que tu deviens, communiquer avec toi? (Je veux dire un "neunoeil" pour des gens qui sont pas destinés à être dans wikipédia, à faire l'objet d'une médiatisation, d'une annonce de ta disparition)...

... "Tiens, il publie plus rien, on le voit plus nulle part..." qu'on se dit, ne voyant plus un tel une telle... (il est peut-être mort, on le sait pas ou on le saura par hasard un beau jour)...

... A moins qu'il (qu'elle) ne se soit "suicidé littérairement ou écrivaillement"... (rire)...

 

 

 

Sentience

... Dans l'Oeuvre au noir, de Marguerite Yourcenar, à la page 50 je lis cette phrase :

 

" ... Le peuple aveugle et sentient des racines..."

 

J'avoue -dois-je dire "humblement"?- avoir été tout à fait dérouté par ce terme de "sentient"...

Je découvre donc pour la première fois de ma vie, ce mot "sentient"... Qu'il me sera tout de même par la suite, dans mes écrits, difficile d'utiliser car je ne pense pas me familiariser avec ce mot...

Bon... "on en apprend tous les jours" !

 

"Sentient"... De "sentience"...

 

Définition (bien sûr j'ai cherché) :

 

Capacité d'éprouver des choses subjectivement, d'avoir des expériences vécues.

Les philosophes du XVIII ème siècle utilisaient ce concept pour distinguer la capacité de penser, de la capacité de ressentir...

 

... D'ailleurs, "sentience" (et "sentient"), dans l'espace de rédaction -forum, facebook, etc...(quand on clique sur "coller" -coller le texte à partir d'un fichier open office ou word- ) ou quand on rédige directement dans l'espace... Le mot "sentience" non reconnu par les logiciels censés corriger, se trouve souligné d'un trait rouge ondulé, au même titre qu'une faute que l'on ferait... (avant de cliquer sur "publier")...

Et "sentience" ne figure pas non plus dans certaines éditions du Larousse...

 

... C'est dire de "l'intelligence artificielle" de ces logiciels – robots censés donner l'orthographe correcte d'un mot...

Et par extension, peut-on dire, de "l'intelligence artificielle" tous secteurs et domaines et applications confondus, de tous ces robots qui tous autant qu'ils sont, ont une "mécanique" fondée sur du conforme, de la norme, du reconnu, du canevas, tout cela intégrant des nuances, des particularités, et soit-disant, de la "personnalisation"...

Rien ne vaudra jamais un "bon cerveau humain" bien naturel, qu'aucun ordinateur, qu'aucune machine si sophistiquée et si "intelligente" soit-elle, ne pourra égaler...

Par contre -et c'est cela le plus effrayant- "dépasser" oui... (dépasser sans avoir égalé)...

Un exemple, à lui seul déjà édifiant : "Big Data" ( plateforme de diffusion de données en quantités si volumineuses, qu'elle dépasse l'intuition et les capacités humaines d'analyse )...

 

... Mais Big Data n'égale pas l'intelligence naturelle et intemporelle (en un mot donc la "sentience") du peuple des racines, du peuple des orchidées, du peuple de tout ce qui est tige, feuille, épi, fleur ; du peuple de tout être vivant sur le sol, dans l'eau et dans l'air ...

 

L'arbre sans racines et sans branches, et l'oursin à un seul trou

... Simplifier une langue vivante, une langue parlée et écrite – en l'occurrence la langue française- réduire sa grammaire, sa syntaxe et son orthographe afin que cette langue puisse être entendue et comprise par "tout un chacun", écrite phonétiquement, sans les subtilités, sans les nuances, précisément, de sa grammaire, de sa syntaxe et de son orthographe... Ce serait comme planter un arbre qui n'aurait qu'un tronc et pas de branches, ou vivre dans une forêt dont les arbres seraient des poteaux tout droits ou tout tordus sous un ciel uniformément bleu ou gris ou blanc...

… Faillite de l'école, entendons nous dire...

Je dirais plutôt : faillite de la civilisation... D'une civilisation qui, de l'arbre aux branches étendues et au feuillage bruissant au vent, est passée au tronc sans racines, dont le haut de ce tronc est une tête éclatée d'obus face au ciel, dont le bas évoque le pied desséché d'un champignon, et béant de ses deux trous, l'un devant pour avaler, et l'autre derrière pour évacuer...

Nos civilisations (l'occidentale et les autres), du tronc sans racines et sans branches avec deux trous l'un devant et l'autre derrière, passent désormais à l'oursin qui lui, n'a qu'un seul trou par lequel se fait l'absorption et l'évacuation...

Faillite de la civilisation? : ce n'est pas nouveau ! ... Juste une question de cycles ou d'alternances... Au temps présent de la forêt aux poteaux tout droits ou tout tordus et aux deux orifices béants de chaque côté du tronc, au temps même déjà venu et à venir de l'oursin... il y a -et il y aura toujours- de « vrais arbres », et au temps de l'oursin, il y a -et il y aura toujours- des coraux et des fleurs de mer...

 

Des mots "historiques"

... "J'ai toujours assumé la dimension de verticalité, de transcendance, mais en même temps elle doit s'ancrer dans de l'immanence complète, de la matérialité" ...

 

... Ce sont là, les "mots historiques" prononcés par Emmanuel Macron, lors de son allocution en conférence de presse devant les Français, le jeudi 25 avril 2019...

 

Ces "mots historiques" touchent-ils le coeur de la caissière de Leclerc, âgée de 59 ans, qui scanne 7h par jour des code-barre de produits , et entend dire qu'il faut travailler plus longtemps chaque jour et jusqu'à 65 ans ?

Ces "mots historiques" touchent-ils le coeur de ce jeune homme en situation de chômage de longue durée, qui se voit proposer un emploi à temps partiel nécessitant de devoir se lever à 5h du matin et de mettre un costume, et de surcroît, de devoir effectuer un déplacement en voiture de 30 km pour se rendre sur le lieu de cet emploi? Ces "mots historiques" suggérant à ce jeune homme "qu'il y gagnera en dignité retrouvée et en ré-insertion dans la vie active"...

Ces "mots historiques" suggérant à la dame de 59 ans scannant des code -barre de produits, qu'à 65 ans elle percevra une pension de retraite aussi "minimum-substancielle" que lui assurant une dignité d'insertion dans la société du 3 ème âge...

Verticalité, transcendance, immanence... Des mots qui entrent dans ce que j'appelle -à ma façon- "l'inhistoricité" du langage...

 

 

La force mais aussi et hélas, l'impuissance du monde

... L'intervention d'Emmanuel Macron, par son introduction, par les annonces qui ont été faites, par tout ce que contenait cette intervention du début jusqu'à la fin, et la conférence de presse avec les questions et sujets évoqués, des journalistes ; m'inspire la réflexion suivante :

 

Il y a bien, incontestablement, dans le discours, dans le propos, dans la manière de formuler, dans l'émotion, dans la "vérité" même -si l'on veut- pour ne pas dire "dans une sincérité manifeste"... Et aussi dans un "cadre de réflexion"... Il y a bien, oui, dans le discours d'Emmanuel Macron -comme d'ailleurs de la part de ses prédécesseurs, de François Hollande jusqu'à Charles De Gaulle... "Quelque chose qui sonne bien et fort" -peut-on dire... Et qui suscite autant d'émotion (par les mots utilisés, le langage, le ton, le regard, les gestes) que de réflexion, de prise de conscience, de volonté de "faire pour le mieux", de s'adresser à tous les citoyens tous milieux sociaux confondus...

... Par extension, l'on peut dire aussi que les élus de la République, sortis des urnes et constituant une majorité gouvernementale ; que les "figures emblématiques" (les plus en vue, les plus actifs, des différentes formations politiques d'opposition), pour la plupart d'entre eux, ont chacun dans leurs discours, dans leur vision, dans leur manière de formuler, "quelque chose qui sonne bien et fort" et où entre une part de sincérité... (le côté humain dans ce qu'il a de meilleur et de plus vrai en somme)...

... Si les idées sont bonnes, si un "certain esprit de vérité", si une incitation à la réflexion et à l'agissement, sont manifestes – ou peuvent l'être, des uns et ou des autres... La réalité du monde est en opposition, en adéquation, en contradiction, avec le monde des idées, des discours, de la bonne volonté des uns ou des autres...

Et, dans la réalité du monde, la réalité telle qu'elle est dans sa brutalité, dans ce qu' elle a de concret, dans ce que vivent au quotidien les gens en France et partout dans le monde -en dépit de bien de progrès et d'améliorations pour des centaines de millions de gens, puisque dans l'ensemble on vit tout de même mieux (confort, aisance, santé, accès à des biens et des services, en 2019 qu'en 1492)... La réalité du monde donc, ne ressemble pas du tout à ce que portent en eux et en avant les discours et les idées, et ce qu'il peut y avoir de vraiment sincère en chacun de nous...

Je n'évoquerai que deux choses parmi tant d'autres... L'une très précise concernant l'emploi salarié, les conditions d'exercice d'un emploi et l'âge du départ à la retraite... Et l'autre plus générale concernant la différence qu'il y a entre le revenu du travail et le revenu du capital :

-Est-ce qu'une caissière de Leclerc qui passe huit heures par jour (ou quatre si elle est en CDD) à scanner des code-barre de produits, qui a 59 ans, a envie -vraiment envie- de travailler jusqu'à 62, 63 ou 65 ans ?

-Pourquoi ce "silence radio", quasi général et seulement rompu par quelque coup porté sur la marmite de ci de là mais à peine audible parce que noyé dans l'orchestration du monde (ou même intentionnellement étouffé dans le mépris et la condescendance)... Ce "silence radio" sur les revenus du capital, sur les dividendes versés aux actionnaires... Ce même et assourdissant silence sur la domination des lobbies de l'industrie, de l'agro-alimentaire, de la pharmacie, des marchés de la communication, de la santé, de la biologie, de la technologie, du Web (avec Google, Apple, Amazon and Cie) ?

- Et il y a aussi cette déliquescence du monde et de la société, cette "perte de repères", cette violence dans les propos et dans les comportements, et tout ce qui fait davantage un "individu" qu'une personne humaine...

 

... Il y a dans le Verbe, autant de force que d'impuissance... Mais puisqu'il y a la force, alors "que le Verbe soit", tout de même !

 

Petit déjeuner à l'école pour tous

... Je vois 3 cas de figure :

- Premier cas : le gosse de parents très pauvres, le buffet vide à la maison dès le 15 du mois, tout juste un bol contenant de l'eau chaude (si le gaz a pas été coupé) avec une cuillère à café d'un fond de boîte de Nesquik et d'un peu de Régilait, la moitié d'un chocorem (l'autre moitié pour demain matin)... Le gosse part à l'école où il arrive la faim dans le ventre...

-Deuxième cas : le gosse de parents "qui ont les moyens" mais sont très négligents parce que ni le papa ni la maman ne se sont levés le matin un quart d'heure plus tôt pour faire déjeuner leur petiot, résultat le gosse part à l'école sans rien avaler, lui aussi il arrive à l'école la faim dans le ventre...

-Troisième cas : le gosse de parents pauvres ou riches mais qui a correctement déjeuné parce que ses parents se sont bien occupés de lui... Il arrive à l'école, il n'a plus faim du tout...

... Ma question est la suivante : comment on gère cela ?

-Est-ce que la maîtresse d'école va demander à l'enfant qui n'a pas faim, qui a déjà bien déjeuné donc, de donner son petit déjeuner à l'un ou l'autre des enfants affamés ?

-Est-ce qu'on va verser dans la "leçon de morale" à l'encontre des parents négligents ?

-Et si tout ce qui est donné aux gosses à l'école, pour ce petit déjeuner, n'est pas totalement curé, bouffé, lampé, léché/pourléché... donc s'il y a des restes, est-ce qu'on fout à la poubelle?


 

Les casseurs de journalistes

... Nombreux sont celles et ceux d'entre nous qui s'indignent contre les manifestants dont ils qualifient certains de "mauvais gilets jaunes" ( une formulation tout de même "un peu simpliste), qui réprouvent les violences, les casseurs etc...

Mais peu de ces mêmes personnes s'indignent contre les casseurs de journalistes ! Alors que des violences policières et de forces de l'ordre, délibéremment, ciblent la presse, le travail et les outils des journalistes, notamment les indépendants, et à travers eux, la possibilité d'informer, de documenter sur un mouvement social subissant de plein fouet une répression sans précédent en France (à moins de remonter si l'on peut dire, à mai 1968... Encore que, en mai 1968, les journalistes n'étaient pas empêchés ni cassés dans leur travail)...

En revanche les journalistes de l'ordre paradent sur les plateaux, et traitent de "vermine" les manifestants !

L'on ne compte plus les journalistes tabassés, blessés, et leur matériel saisi ou détruit, lors des dernières manifestations des samedis !

Nous sommes bel et bien en face d'un ordre établi de bien pensants de dominants et de leurs représentants, plus soucieux de l'intérêt des lobbies, des possédants et du chiffre de la croissance, que de l'intérêt du peuple, de ceux qui travaillent et produisent les biens et les services !

Notre pays, la France est en train de devenir ce qui ressemble à un état totalitaire, où la liberté d'informer et de témoigner est bafouée, piétinée, écrasée, et fait l'objet de censure, de violences et de répression... Tout comme dans des pays de dictature...

Et cela, mine de rien, sous couvert de discours lénifiants et d'apparence de justice !... Quelle hypocrisie à vomir de dégoût !

Les casseurs de boutiques des Champs Elysées, les incendiaires du Fouquet's, ont fait la Une de l'actualité... Mais les casseurs de journalistes, non ! Et la "vermine " est davantage du côté du fric et de l'arrogance-dominance-prédation, que du côté des manifestants et des jeunes ou moins jeunes des "quartiers difficiles" !


 

https://www.acrimed.org/Halte-aux-casseurs-du-journalisme


 


 

L'ordre temporel du monde des humains et l'ordre naturel et intemporel de l'univers

... L'on ne devrait pas confier la réfection de la cathédrale Notre Dame à des groupes (des lobbies de grands travaux) tels que Vinci, Bouygues, Eiffage, BTP... Mais à des entreprises françaises et en particulier, pour la charpente, à l'un ou l'autre des meilleurs maîtres d'oeuvre et compagnons de France...

Il me semble que, pour déjà un croyant, et, par extension, pour une majorité de Français, un tel travail qui est celui de la restauration de Notre Dame de Paris, confié à l'un ou l'autre de ces grands lobbies du Bâtiment que sont Vinci, Bouygues, BTP... Ne serait pas -pour les croyants, conforme à l'idéal d' un ordre du monde et de la société, plus juste et meilleur qu'il ne l'est dans l'ordre actuel du monde ... Et pour une majorité de Français qu'ils soient non croyants ou de diverses confessions, que ce serait là, une soumission à cet "ordre des choses" qui est celui de la dominance de l'économie de marché par ces groupes puissants, tous côtés en bourse et avec à leur tête des patrons et des décideurs milliardaires et des assemblées d'actionnaires...

Quant à ce qui est de "l'empreinte de grands de ce monde" (des anciens présidents de la république qui, comme les rois de France) ont tenu à laisser une trace dans l'Histoire par une marque, un ajout, sur ce monument du Patrimoine de notre nation qu'est la cathédrale Notre Dame de Paris... C'est bien là une manifestation d'orgueil, l'orgueil des Hommes et non pas la volonté de servir Dieu et les Hommes, volonté qui suppose, qui implique d'oeuvrer dans le sens d'une continuité ou d'une Histoire en et par laquelle chacun en quelque sorte, se "prolonge"...

Le souci d'un chef d'état (en l'occurrence aujourd'hui un président de la république française), ou le souci d'un "grand de ce monde" qu'il soit un bâtisseur ou l'auteur d'une oeuvre qui lui survivra durant des dizaines ou des centaines d'années... Ce souci, s'il n'est autre que celui la notoriété ou de quelque rôle ou jeu des plus en vue sur la scène... N'est pas un souci louable ou respectable, mais seulement un souci qui s'inscrit dans un ordre du monde qui n'a rien à voir avec l'ordre intemporel et naturel de l'univers (l'ordre de Dieu pour les croyants)...

... Notre Dame de Paris en flammes ? Cela n'aurait JAMAIS dû arriver... JAMAIS pu être imaginable...

La preuve ? Ce n'était jamais arrivé durant 800 ans...

Alors... Pourquoi, ce lundi 15 avril 2019 ? ...

... Et il a fallu que le monde des humains, partout sur la planète, du fin fond des deux amériques à l'océanie et aux îles du Pacifique, en passant par toute l'Afrique et l'Asie... Assiste à cela, le lundi 15 avril 2019... Surréaliste !

... Soit dit en passant, la réalité est elle même, par ce qui d'elle nous échappe, ou par ce que l'on parvient en partie à découvrir d'elle, à explorer d'elle en ses profondeurs... Est plus surréaliste que le surréalisme des artistes surréalistes qui n'est surréaliste que d'appellation, de mode ou de tendance ou de culture d'une époque...


 

Après l'émotion, la polémique

... Cette "union sacrée" que j'évoquai (Notre Dame de Paris et Le prix à payer) n'a été en fait qu'un temps d'émotion partagée par les gens qui ont vécu l'événement de l'incendie de la cathédrale Notre Dame en tant que témoins et observateurs, ainsi que par l'ensemble des Français qui ont suivi à la télévision, le drame...

Certes l'émotion demeure, la tristesse, la désolation, le traumatisme, les questions que chacun se pose...

Et chacun s'accorde à dire qu'il faut reconstruire, restaurer, réparer, en un mot refaire, et cela même si le prix en est très élevé (que l'on ne peut encore évaluer)...

Mais deux jours à peine ne se sont pas écoulés, que vient la polémique autour de la question de savoir s'il faut "refaire à l'identique" ou avec les matériaux et avec la technologie d'aujourd'hui... Alors même que l'on ne sait pas si la structure en pierre de l'édifice avec ses deux tours, forcément affectée par la chaleur dégagée (de 800 à 1000 degrés C), résistera dès lors que les travaux auront commencé...

Mais la polémique vient surtout autour de la question des dons, de l'argent qui va être déboursé pour ce travail de réfection, de ces sommes gigantesques de l'ordre de plusieurs centaines de millions d'euro, qu'avancent Messieurs Arnaud et Pinault et d'autres milliardaires... Alors que, selon ce qui est dit à ce sujet, "l'on ne trouve jamais autant d'argent pour les démunis, les très pauvres, les nécessiteux, les gens qui souffrent de maladies, de handicaps... Ni pour les services publics dont tout le monde a besoin...

En somme -c'est ce qui est dit- "pour les pierres on trouve l'argent, mais pas pour les hommes"...

... J'ai dit ce que je pensais (plus de mal que de bien), des gens des lobbies, des dominants, des décideurs, des milliardaires, de l'écart ostentatoire et insolant entre la richesse des uns et la pauvreté des autres...

Mais je ne puis me résoudre à entrer dans cette polémique autour de la question de "l'argent pour des pierres qu'on ne met pas pour les hommes"...

Déjà parce que, à mon sens, les pierres et les hommes sont liés, que sans les pierres les hommes n'ont plus de passé ni de racines ni d'histoire ; que sans les hommes les pierres ne seraient que de gros cailloux, des blocs de roche brute...

Et si les hommes et les pierres sont liés, quand ils sont, les hommes blessés, et les pierres disjointes, fracturées, éclatées, noircies par le feu... Il faut secourir les hommes et redonner aux pierres le "visage" que les hommes leur avait donné...

... En ce qui concerne les riches et généreux donateurs (dont on peut à juste titre penser qu'ils "soignent leur image de marque" et "trouvent un intérêt question dégrèvement fiscal), il faut savoir -même si cela ne fait pas l'objet d'une médiatisation 5 colonnes à la Une ni de reportages télévisés... Que ces gens là, des lobbies, des puissants, milliardaires ; participent -du moins certains d'entre eux- à des actions humanitaires, font des dons pour des hommes, des femmes et des enfants en difficulté, des dons pour la recherche médicale etc...


 

Le prix à payer

... Si, le prix à payer -celui du drame qu'est l'incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris, du traumatisme qui s'ensuit pour tant de millions de nos concitoyens, et du travail et du coût énormes nécessaires à la restauration de la cathédrale (charpente, oeuvres d'art, vitraux etc.) ; si le prix à payer de ce drame, c'est aussi (ou plutôt serait) celui de l'avènement d'une société française différente (et donc meilleure) à laquelle aspirent des millions de gens au fond d'eux-mêmes...

Alors ce prix est vraiment très élevé...

J'ai du mal à me faire à l'idée d'une "union sacrée", laquelle "union sacrée" d'ailleurs, ne fut qu'un "souffle" (une immense émotion) très limitée dans le temps, lors des attentats du 13 novembre 2015 du Bataclan, et du 14 juillet 2016 à Nice... qui firent tant de morts (l'un 130 et l'autre 90)...

Certes les dons seront nombreux, à commencer par les 100 millions d'euro débloqués par François Pinault, homme d'affaires, milliardaire, fondateur de la holding Artémis et du groupe Kering, anciennement Pinault-Redoute-Printemps...

J'ai bien peur que ce prix à payer, autant par le traumatisme qu'il cause que par l'argent qu'il va falloir donner (et qui sera généreusement donné)... Ne puisse changer vraiment le cours des choses en matière d'évolution en mieux de notre société, de notre civilisation...

Dans l'allocution d'Emmanuel Macron du mardi 16 avril à 20h, il était pourtant question, dans ce qu'Emmanuel Macron a déclaré, d'une société meilleure, plus unie, etc. ...


 

... A ma connaissance, les Qataris et les Saoudiens (nos "grands amis" -notez les guillemets-) n'ont guère manifesté de compassion ni d'émotion, n'ont envoyé aucun message de réconfort et de soutien, à l'incendie de la cathédrale Notre Dame...

Avant d'écrire ce que je dis là, j'ai effectué plusieurs recherches dans Google, en inscrivant dans la barre de recherche, des phrases interrogatives diversement rédigées afin d'avoir un résultat me confirmant si oui ou non, ces deux états que sont le Qatar et l'Arabie Saoudite, avaient envoyé à la France un message de compassion et de soutien...

Résultat : négatif ! Zéro, que dalle !

Bon... Je veux bien encore essayer -en variant le très court texte de la question- ... Demain, après demain, jusqu'à la semaine prochaine...

Vu le nombre de pays du monde qui ont envoyé un message de compassion et annoncé qu'ils feraient des dons (beaucoup sur les 194), cela montre à quel point la France a un rayonnement dans le monde par l'architecture et par l'ancienneté de ses monuments, par ses oeuvres d'art... Merci à tous ces pays pour les messages de sympathie, de soutien, qu'ils nous ont envoyé...

 


 

Notre Dame de Paris

Notre dame

... J'avais dit une fois, que seules, les oeuvres de pierre construites par les Hommes (les humains), défiaient les siècles et les millénaires... (duraient plus longtemps que des siècles ou des millénaires)...

... Encore que, au bout de quelques siècles et à plus forte raison au bout de 2 ou 3 millénaires, les oeuvres de pierre subissent l'épreuve du temps et se dégradent quelque peu, leur visage s'effaçant par l'érosion, l'effritement... Des yeux qui ne sont plus que des trous aux contours imprécis, des nez brisés, cassés, disparus ; des bouches qui n'ont plus de lèvres et des inscriptions devenues illisibles, des dessins et des gravures lissées, effacées, rongées...

... Certes, dans l'incendie du soir du lundi 15 avril 2019, de la cathédrale Notre Dame de Paris, vers 3 h de la nuit, les flammes enfin n'enveloppant plus l'édifice ; la structure -de pierre- de la cathédrale, a été sauvée... de justesse... Mais quand même sauvée, mais dans quel état ?

... Bien au delà de la religion catholique et romaine, bien au delà de la France "fille aînée de l'Eglise" du temps du haut moyen âge, des Mérovingiens, de Clovis et de Charlemagne ; bien au delà d' être chrétien ou tout simplement croyant... Ou même athée, irreligieux, libre penseur, anarchiste même, ou très peu versé dans la connaissance historique que l'on peut être pour quelques uns d'entre nous ; conditionnés que nous sommes par notre mode de vie dans une société de consommation... Bien au delà de nos cultures, de nos visions personnelles du monde et de la vie... Bien au delà de l'économie de marché et du tourisme de masse...

Bien au delà de tout cela... Le sentiment (le ressenti) ou l'impression qui je crois, domine, pour plus de soixante millions de Français... C'est qu'au matin du mardi 16 avril 2019, "ça fait un grand trou dans le paysage qui jusqu'alors nous était familier, l'un des points de repères les plus emblématiques de notre Histoire (celle de la France) ayant été atteint, ayant en partie été détruit - en totalité à vrai dire, touché... Puisqu'il faudra des années, peut-être des dizaines d'années, pour que tout redevienne "comme avant" (mais ce que l'on ne pourra jamais, jamais remplacer, refaire, tient de l'ancienneté des matériaux utilisés (la charpente), de la facture même, originelle, des maîtres artisans qui ont en leur temps oeuvré... Tout cela, même si on parvient à le refaire à l'identique, sera quand même du 21ème siècle -et pas du 13ème... Et c'est bien là le drame...

Et ce drame qui est celui de l'incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris, s'inscrit -bizzarement pourrait-on dire- dans un contexte d'histoire et d'événements et d'actualité, difficile -et complexe, et incertain- pour la France notre pays, et pour le monde tout entier aussi...

Car tel est le contexte :

-La situation actuelle, sociale, de la France

-Les événements du monde

-Et, dans cette conjonction de la situation sociale de la France et des événements du monde, s'ajoute celle du calendrier : le premier jour de la semaine sainte pour les catholiques, les croyants, les chrétiens... Et en même temps, le jour, ce lundi 15 avril 2019, où Emmanuel Macron, notre président de la République Française, devait à 20h, parler en direct aux Français, au sujet de la situation sociale de la France et à propos de questions essentielles pour la vie quotidienne des Français...

... Et voilà que survient le drame, l'incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris, d'une intensité aussi soudaine que brutale... à tel point qu'au moment de l'annonce, dix minutes après le début de l'incendie, l'événement paraissait "surréaliste", impossible à intégrer en nos esprits de citoyens français vivant ce jour comme tous les autres...

...Et c'est bien la fragilité et tout ce qu'il y a de périssable dans les oeuvres humaines, qui me vient à l'esprit, qui m'interroge...


 

 

Une Saga monstre ! ...

... J'achète, dans les Landes le dimanche matin, le journal Sud Ouest Dimanche non point pour sa première page en couleurs, pour sa grande Une hebdomadaire... Autrement dit pour le grand thème d'actualité politique ou autre de la semaine (souvent politique soit dit en passant) ; pour, en été au moment des fêtes locales Dax, Mont de Marsan, Bayonne, la grande image du héros de la corrida avec écrit dessous "deux oreilles pour ... "("pourquoi pas les couilles" dis-je)... , pour au moment des grands tournois et événements sportifs, une photo des Bleus ou d'une mémorable mêlée entre le XV de France et les All-Blacks de Nouvelle Zélande...

J'achète Sud Ouest Dimanche pour la chronique "Paris Province" de Jean Claude Guillebaud dont je m'empresse de lire le texte dès que je reviens chez moi... Puis, accessoirement et souvent après coup, quelques autres pages...

Aujourd'hui dimanche 14 avril, il faut croire que la fenêtre du monde ne devait pas s'ouvrir sur de "grands événements" notoires et marquants, puisque Sud Ouest Dimanche n'avait rien d'autre à titrer sur sa première page que :

UNE SAGA MONSTRE ... Game of Thrones... Saison 8, épilogue d'une saga médiévale devenue un "phénomène culturel mondial" ...

Quand j'ai vu ça, ce titre, je me suis dit "mais qu'est-ce que ça peut être que cette saga?"

Je l'ignorais totalement...

Et je m'en fous et contrefous complètement !

Comme du bébé à naître de quelque princesse ou "personnagesse" médiatisée...

"Un phénomène culturel mondial"... Rien que ça !

Dans l'inculture où je suis, de tout ce qui claque, pète, flash-lumine, followerise, cent-balles-dan'l'dada-ise, olive-dan'l'trou-de-balise, et qui fait la Une du Vèbe et des magasines... Je persiste et signe, assorti d'un bras d'honneur à m'en bleuir le creux du coude !


 


 

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