Chroniques et Marmelades diverses

Textes généraux, atypiques ou particuliers, cri du coeur...

"A bras raccourcis, haro sur la CGT ! "

... Je veux bien essayer de comprendre selon l'idée de certains (de pas mal de monde en fait)... Que la CGT "en ferait un peu trop" dans ses manifs, ses revendications, son "radicalisme" dit-on... En particulier lorsqu'on l'accuse de "mettre le pays à plat" question le marché du travail, des emplois qui foutent le camp etc. ...

MAIS... Il faut aussi avoir en vue la "réalité des choses" :

Par exemple ces boutiques, commerces, galeries marchandes, à l'intérieur des grandes gares et autour des gares... Dont les tenanciers, gérants, exploitants, entrepreneurs se plaignent que leur chiffre d'affaires diminue de 30 à 40 % depuis le début des grèves... Il faut tout de même savoir -c'est une réalité- que tous ces commerces, boutiques, magasins en général quasiment tous sous des enseignes et propriété de grands lobbys marchands, ne travaillent qu'avec des salariés "jetables" à temps partiel, salariés qu'ils doivent certes réduire en nombre du fait des grèves à répétition, mais que de toute manière grève ou pas, ils se défont du jour au lendemain, qu'ils emploient sur la base de contrats établis sur smartphone à l'heure, à la journée... Donc la grève "ne change pas grand chose" à la précarité, à tout ce qu'il y a d'aléatoire dans ce "marché de l'emploi"...

De surcroît, toutes ces activités marchandes et de services, dans ces espaces de boutiques, en gare ou autour des gares ainsi que dans les zones commerciales en périphérie des villes, ne sont pour l'essentiel, QUE des activités liées à la consommation de masse, et n'offrent QUE des emplois pour la consommation... La consommation, toujours et encore et encore la consommation ! Y'en a marre de cette gabegie d'activités pour du superflu, d'autre chose que de l'utilitaire, de cette gabegie de produits toujours nouveaux en général vite dépassés et jetables au bout de même pas un an... Avec des garanties qui, à échéance courte de 3, 6 mois, un an au mieux, laissent supposer que le produit sera inutilisable passé le temps de la garantie (du fait de la qualité médiocre des composants et éléments et matériaux d'assemblage pour tel ou tel appareil)...

Et on te dit, on te répète, on te martèle, que tout ça, ça crée de l'emploi, ça fait travailler du monde, ça contribue à faire "avancer le schmilblic" ! Foutaises, foutaises que tout ça !

A vrai dire, ça crève la planète, ça crève les gens, ça fait entre deux et trois milliards d'humains sur Terre dans une nouvelle forme d'esclavage qui vaut pas mieux que l'esclavage d'avant du temps des Romains...

 

Billets de train et d'avion sur Internet

... Je suis persuadé que "par les temps qui courent", et cela dans un "à priori" (ou dans ce que l'on pourrait appeler un préjugé) en lequel entre une part d'argumentaire fondé lié à une réalité pour le moins assez prégnante...

Que beaucoup de gens ces temps-ci en France -et dans les semaines qui suivent- se détournent :

-Des offres habituelles de réservations, séjours de date à date, de conditions tarifaires étudiées, pour des départs (avec retour) en train et en avion...

-Des recherches par eux-mêmes sur internet, d'offres tarifaires pour des billets de train et d'avion, et donc de l'achat par internet de billets de train et d'avion.

Je pense (toujours dans un "à priori" qui me semble "correspondre à une réalité") -reste à confirmer par des recherches de statistiques récentes suite à des enquêtes, des observations- à une baisse d'environ 30 à 40% (de consultations d'offres, de recherche et achat de billets train avion)...

Je prends un exemple parmi tant d'autres :

Soit un billet d'avion aller retour XL Airway aéroport Charles De Gaulle pour Dzaoudzi et Saint Denis de la Réunion avec escale à Marseille Provence. Cet avion effectue ce trajet à l'aller tous les lundis soirs au départ de CDG à 22h, puis au départ de Marseille Provence vers 1h du matin...

Mais comme la liaison, depuis une ville de province (on va dire Dax dans les Landes) ne peut se faire avec CDG que par train TGV (un train TGV arrivant au moins 3h avant le départ de l'avion)... Encore faut-il que ce train TGV ce lundi là, roule ! Sinon, il y a encore la possibilité de faire Dax Marseille par train intercité pour arriver à Marseille gare St Charles si possible avant 20h, ce lundi là... Ce qui est bien plus aléatoire (et plus compliqué) que de se rendre à CDG par train TGV depuis Dax...

Reste cependant la possibilité de prendre un avion même destination La Réunion, avec une autre compagnie que XL Airway soit avec Corsair ou avec Air France qui, ces 2 compagnies là, partent d'Orly... Sachant qu'entre Bordeaux et Orly il y a une liason interne aérienne qui permet d'éviter de prendre un TGV... Dans ce cas là, il ne reste plus à effectuer qu'un trajet en train Dax Bordeaux.

Encore faut-il que ce train Dax Bordeaux, ce jour là (le jour choisi pour partir) roule !

Quant à envisager un trajet en voiture pour se rendre à l'aéroport (Bordeaux Mérignac ou CDG) je vous laisse calculer, à 12 euro par jour, le prix que va coûter le stationnement de la voiture durant un mois ou plus, au parking de l'aéroport...

J'ai parlé de train qui risque ne pas rouler ce jour là, mais il aussi le problème des avions qui ne partent pas ce jour là ("chanceled")...

Pour résumer : prévoir un voyage, un déplacement (aller et retour) "sufisamment à l'avance" en réservant, achetant son billet train avion... C'est -"par les temps qui courent"- une véritable galère, une "prise de tête" à ne pas en dormir la nuit, à l'idée de devoir se retrouver bloqué dans des conditions très inconfortables et très stressantes dans un aéroport, assis sur quelque siège de salle d'attente au beau milieu de centaines de gens (bonjour les toilettes) et cela peut-être pendant 24 h si ce n'est 48! ... Ou à l'idée de devoir renoncer (et donc reprogrammer un autre départ) sans être remboursé du prix du billet acheté sur internet !

... Si beaucoup de gens prennent le train et l'avion soit les uns à cause de leur activité professionnelle, soit les autres pour voyager (vacances, tourisme) ... Il y a aussi des gens qui prennent le train et l'avion pour des raisons impératives personnelles tel ou tel jour sans pour autant savoir quel jour ils vont revenir)...

... Enfin pour "résumer" (faire le résumé du résumé)...

Que soit pour prendre un train, un avion, aller à l'hôpital, envisager des examens et des traitements médicaux... Pour mille et une choses plus ou moins incontournables dans la vie de tous les jours pour des millions de gens, mille et une choses dont on a besoin ou qu'on doit subir, ou à quoi on doit se conformer d'une façon ou d'une autre, et cela chaque jour qui passe... C'est devenu très compliqué, très stressant, une véritable galère, une prise de tête, un cauchemar !

Tiens, juste pour "mettre quelque chose à titre d'exemple dans le résumé du résumé" :

Ces numéros de téléphone qui commencent par 08 et qui remplacent tous les secrétariats, tous les accueils avec du personnel, tous les services après vente qui existaient avant... Q'aucun forfait d'aucun opérateur internet téléphone ne prend en compte, qui coûtent "la peau des fesses" et quand ça répond, c'est un logiciel d'intelligence artificielle qui t'invite à appuyer chaque fois sur une nouvelle touche 1, 2 ou 3 de ton appareil selon la question posée...

Aujourd'hui, pour vivre et faire face à je ne sais combien de situations toutes aussi particulières et personnelles et souvent difficiles, incontournables, il faut assurément avoir une faculté d'adaptation, une "débrouillardise", une réactivité, une habileté, tout cela impliquant d'avoir une formation quasiment de grande école et surtout un esprit formaté, conditionné... Etre en somme, presque au même niveau d'intelligence que celui d'un puissant ordinateur... Et si t'es pas ça, ou très peu, alors tu peux pas t'en sortir !

 

 

Les armes chimiques, bactériologiques et nucléaires

... Toutes ces armes, chimiques, bactériologiques et nucléaires, notamment et surtout les armes chimiques (chlore et autres) puisqu'il est question en l'occurrence de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie dernièrement... Toutes ces armes dis-je, il faut bien qu'elles soient fabriquées quelque part, dans des centres de production ou usines d'armement, et que, comme pour toute fabrication d'armes dites "conventionnelles" y compris les plus destructrices, celles qui font le plus de dégâts et de victimes non seulement militaires et civiles... Il y ait, en collusion et dans une économie de marché mondialisé, des lobbys de l'armement et des pays producteurs (producteurs et vendeurs) de toutes ces armes...

Or la France, les USA et le Royaume Uni de Grande Bretagne, dont les gouvernements et autorités militaires ont décidé dans la nuit du 13 au 14 avril 2018, ces frappes sur des sites de production d'armes chimiques en Syrie ; sont parmi les pays les "mieux placés" dans la fabrication -et dans la vente- d'armes... De "toutes sortes d'armes"...

Si des conventions, dans le cadre de l'Organisation des Nations Unies, interdisent l'utilisation notamment des armes chimiques (et bactériologiques)... Il n'en demeure pas moins que ces armes (chimiques et bactériologiques) font l'objet de recherches, d'études, d'expérimentations, et donc de fabrication effective, dans plusieurs centres militaires de recherche tous situés déjà aux USA et en Russie et en Chine, en Iran, Arabie Saoudite, Israël, Irak, Turquie, Syrie... Mais aussi – il faut le dire- en France, en Angleterre...

Quel citoyen "lambda" de quelque pays que soit, en France en particulier, peut croire que "ces armes là" ne font nulle part en quelque centre militaire, l'objet d'études et de recherches et donc, de fabrication ?

Car la vérité, c'est que "ces armes" sont bel et bien présentes dans les arsenaux de quasiment tous les pays du monde disposant de forces armées plus ou moins conséquentes... Tous les pays dont bien sûr les pays membres de l'organisation des nations unies...

Si elles sont "si scélérates que ça", ces armes là, chimiques, bactériologiques... Alors pourquoi continue-t-on à les fabriquer, à les expérimenter, à en faire l'objet de recherches ?

D'un côté les "leçons de morale"... Et de l'autre, la barbarie, la tragique réalité de la violence tout cela dans une économie de marché de la mort, tenue par les dominants et les lobbys...

 

 

Un décalage abyssal entre le discours et la réalité vécue...

... Aller à l'hôpital, de nos jours en 2018 -et cela d'ailleurs "ne date pas d'hier" et ne fait qu'empirer- c'est de plus en plus stressant et cauchemardesque...

Déjà même, prendre un rendez-vous médical, se rendre à une consultation externe pour un examen... Dès lors que tu entres dans un lieu d' environnement médical et que tu dois subir ou faire vérifier, analyser ceci cela auquel s'ajoute peut-être la perspective d'un traitement, d'une intervention... C'est stressant, angoissant...

 

... Prendre le train ou l'avion, avec tous ces "aléas" de plus en plus fréquents (retards, annulations, grèves, incidents et empêchements de toutes sortes) c'est devenu de plus en plus problématique et surtout de plus en plus "casse-tête" parce que tu ne sais jamais si ce jour là où tu dois rejoindre un aéroport, ton train il va rouler ; si ton avion il va décoller... Donc envisager plusieurs semaines à l'avance un voyage, un déplacement lointain, c'est très compliqué, surtout si tu as acheté ton billet et fait ta réservation sur internet...

 

... Se déplacer en voiture autour d'une grande ville, avec toutes ces structures de voies, bretelles, ronds points et rocades et panneaux, avec la densité et la complexité de la circulation quasiment à toute heure du jour, se rendre en un lieu déterminé en ville avec les problèmes de stationnement, d'accès à des parkings... Ou même effectuer un long trajet de plusieurs centaines de kilomètres... C'est devenu et c'est de plus en plus une galère...

 

... Je pense à cette interview d'Emmanuel Macron avec Plenel et Bourdin dimanche soir 15 avril 2018 durant deux heures et demie... Je ne sais que dire, que penser, dans un sens ou dans un autre, critique ou commentaire pouvant me venir à l'esprit, au sujet de cette "prestation" de notre président de la république...

Tout ce que je peux dire c'est ce que j'ai ressenti (et que d'ailleurs je ressens tous les jours) :

Ce "décalage" d'une "immensité abyssale" entre d'une part le "discours" (tous les discours) et la réalité (le vécu au quotidien) des dizaines de millions de gens que nous sommes, d'autre part...

Un vécu au quotidien de plus en plus difficile, compliqué... Et stressant... Dans un monde déshumanisé...

 

... Durant toute la journée, ce lundi, au lendemain de l'interview d'Emmanuel Macron par Plenel et Bourdin, toutes les télés et les radios n'ont pas arrêté avec leurs émissions reportages tribunes de commentaires, chacun y allant de sa musique, de sa vision, de ses analyses... Tout cela c'est du discours... Je m'en suis "tamponné le haricot" !

Mon regard, dans ma tête, se portait sur le quotidien de vie si difficile, si compliqué, si stressant, si dramatique souvent, de millions de gens dans ce pays ; je voyais défiler en pensée ces visages de pauvres gens abîmés de souffrance dépassant de dessous une couverture de brancard dans un couloir d'hôpital, je voyais des gens ayant un travail mais sans domicile dormant dans des voitures...

Je voyais ces toilettes sales et bouchées de trains intercités, je voyais cette femme de 55 ans toute courbée prenant un bus à 5h du matin pour aller faire du ménage dans quelque bureau ou local d'administration ou de banque... Je voyais tous ces pauvres visages de gens, oui, dont un quotidien de vie de misère, de solitude et de souffrance a éteint un regard qu'aucun discours si ceci/cela soit-il peut rallumer...

 

 

Je mourrai sans avoir vu le temple d'Angkor ...

... Je pense à tous ces gens -sans doute à mon avis davantage les femmes que les hommes- qui rêvent souvent de rompre avec la banalité et la monotonie d'un quotidien incessant de choses répétitives et astreignantes où chaque jour qui passe ressemble à un autre, et qui, quand cela leur prend, ont envie de partir n'importe où sans avoir projeté ou organisé ou planifié quoi que ce soit, pour "voir du pays, voir des gens, découvrir tel ou tel lieu inconnu"...

J'imagine alors une arrivée, une descente d'avion, dans un aéroport de New Delhi ou de Bombay, avec une valise, des tonnes de rêve en tête... Une animation dix fois plus importante et bruyante et d'enseignes lumineuses que dans un aéroport de Roissy Charles De Gaulle ou de Bordeaux Mérignac ; avec dix fois plus de monde tout autour, une truculente cacophonie de langages de toutes régions du sous continent Indien empapahouétés d'Anglais auquels notre "touriste lambda la tête dans des rêves d'aventure" ne comprend pas un traître mot... Et qui ne sait où ce soir il va dormir ni ce que demain il ira visiter (il a juste pris le Routard dans sa musette, son sac à dos ou à main)... Il se fait accoster par une dizaine de va-nu-pieds "eh sahib, j'vais t'porter ta valise, j't'emmène où tu veux"...

... Sans aller jusqu'à rêver de pays exotiques et lointains -qui soit dit en passant sont quasiment tous "fortement empapahouetés de nos jours en 2018, de mondialisation d'internet de standardisation de tout-à-l'occidentale de consommation de masse en galeries espaces marchands y a juste que le parler des gens qu'est pas le même"...

Sans aller jusqu'à rêver de ces destinations insolites et lointaines, on peut toujours rêver de tel coin en France où on n'est encore jamais allé, d'une escapade de trois jours à San Sebastian ou à Besançon ou à la foire gastronomique de Dijon... En voiture, sans avoir réservé quoi que ce soit en hôtellerie camping chambre d'hôte... Comme ça, sur une envie subite, en suivant telle ou telle route (un itinéraire "hors sentiers battus" donc pas par les grands axes autant que possible)...

J'imagine alors une arrivée le soir vers 8h à la périphérie d'une ville par exemple Montluçon, Moulins ou Digoin... Il est temps de chercher où dormir... Y 'a un "Ibis Budget" de l'autre côté de la 4 voies... Notre "La Bougeotte-anti quotidien banal répétitif" muni d' un GPS un peu chaotique parce que pas tout à fait à jour qui, tant bien que mal, l'amène devant l'Ibis Budget... Manque de pot, l'hôtel est "plein comme un oeuf" because y'a toute une équipe de cinquante roumains travailleurs détachés qui bossent sur un chantier d'Eiffage, et qui ont investi l'hôtel...

... J'irai jamais à New Delhi ni à Bombay -l'Inde un milliard et demi d'humains sur 3 fois moins de kilomètres carrés que la Chine ça me fout le tournis je stresse rien que d'y penser pour pisser ça doit pas être évident- ...

J'irai jamais au Cameroun

J'irai jamais à Tokyo 35 millions d'habitants

J'irai jamais à Bornéo ni à Bangkok ni à Singapour

Je me fous complètement du temple d'Angkor au Cambodge ce haut lieu du Tourisme de masse que tout le monde veut voir je mourrai sans avoir vu le temple d'Angkor...

 

... Je pense à la chanson de Jacques Brel " T'as voulu voir Vesoul on a vu Vesoul" ...

 

 

Le marché du livre

... Sur un total de 435 millions de livres achetés par an en France (neuf et occasion, nouveaux livres de moins d'un an, livres de toutes années passées, collections de poche ou avec couverture cartonnée qui ne sont pas "de poche") ; 398 millions de livres sont des livres papier, et 37 millions de livres sont en édition numérique (texte à lire sur des liseuses, des smartphones, des ordinateurs, en format PDF et E.PUB)...

Etant donné le nombre très élevé de livres que l'on peut se procurer, d'occasion, que ce soit dans des librairies, sur des marchés, dans des vide greniers, des kiosques à livres, ou par commande sur internet (sites de livres d'occasion tels par exemple que Livrenpoche)... Et en tenant compte, aussi, du fait que toutes les médiathèques importantes en France, mettent à la disposition des abonnés de ces médiathèques, non seulement des dizaines de milliers de livres tous genres et de toutes années passées mais encore des livres "récents" (d'auteurs actuels et connus)...

L'on peut se demander -c'est ce que je me demande d'ailleurs- pourquoi payer 8 ou 10 euros un livre de poche neuf en grande surface, maison de la presse, grande librairie... Ou sur Amazon, Fnac... Alors que l'on peut trouver exactement le même livre, d'occasion en très bon état, pour 1,50 euro à Livrenpoche sur internet (ou un autre site de livres d'occasion)? ... Ou parfois dans un vide grenier, à easy cash, sur un marché pour 0,50 euro ? En effet, le nombre de livres d'occasion tous points ou lieux de vente ou de distribution confondus, est si énorme, qu'en pratique on peut tout trouver, n'importe quel livre de n'importe quel auteur de n'importe quelle année récente ou moins récente... En général pour un prix d'un euro en moyenne!

Et pourquoi -à plus forte raison- payer 22 ou 23 euro (ou plus encore) un livre neuf récent, broché, qui n'est pas de poche, considéré comme un "best seller" ou venant de sortir dans le trimestre ou dans l'année chez tel ou tel éditeur... Alors que ce même livre on va le trouver en prêt (s'il est disponible bien sûr) en médiathèque de ville de 20 000 habitants ?

Et pourquoi -là on est dans l'aberration pure et simple- en ce qui concerne un livre numérique, donc un texte PDF ou E.PUB à lire sur liseuse, smartphone ou ordinateur ; payer 7, 8, 10, 15 et jusqu'à même plus de 20 euro en téchargement sur son appareil... Pour n'avoir finalement rien d'autre qu'un texte ?

Je serais curieux de savoir quel "champ de clientèle" (et donc quels lecteurs) il peut y avoir en France, toutes catégories sociales confondues, pour concevoir d'acheter à ces prix là, de 8 à 20 euro, des livres numériques !

 

... D'un côté donc : un marché du livre "de grande consommation" dans une fourchette de prix comprise entre 8 et 25 euro... Et d'un autre côté : un autre marché du livre en dehors des grands circuits voire parfois informel, mais dans une fourchette de prix comprise entre 0,50 et 2 euro...

J'ai du mal à comprendre pourquoi le marché du livre "de grande consommation" entre 8 et 25 euro (livre papier et livre numérique) peut encore avoir autant de clientèle !

 

... Je n'achète jamais de livre nouvellement sorti à 22/23 euro, tout juste parfois un livre de poche en Grande Surface, grande librairie ou maison de la presse à 8/10 euro (mais de moins en moins)...

Et pour ma liseuse je ne télécharge que des livres gratuits ou pour un prix de 1 ou 2 euro...

Les nouveaux (les derniers sortis) je les trouve en prêt dans les grandes médiathèques près de chez moi, les autres collection poche en les commandant sur internet à Livrenpoche pour 1,50 euro, ou sur des marchés du livre d'occasion pour 0,50 à 2 euro, ou même je me procure des livres encore neufs (brochés ou de poche), dans ces "boîtes à livres" que l'on voit maintenant dans les bourgades : tu apportes dans la boîte un livre que tu as lu, et tu en prends un autre en échange...

... Si beaucoup faisaient comme moi, le marché du livre ne pourrait plus être ce qu'il est, et surtout -ce que je souhaite- c'est que le marché du livre numérique "en prenne un bon pet dans la gamelle" ! Je trouve aberrant et scandaleux -et "surréaliste"- qu'un texte, un simple texte à télécharger sur une liseuse, un smartphone ou un ordinateur, puisse coûter jusqu'à 80% du prix d'un "vrai livre" !

 

 

Pendaison de crémaillère

( De mon répertoire de petites histoires et de courtes nouvelles, la dernière récemment écrite)... 

... En face d'un grand champ d'iris que n' a pas encore avalé le lotissement Les Alouettes, en ce soir de juin dans le salon salle à manger de Pierre et d'Isabelle dont la porte fenêtre grand'ouverte donne sur le champ... Sont réunis les potes et les potesses de Pierre et d'Isabelle qui fêtent leur pendaison de crémaillère...

Pierre et Isabelle, un couple de trentenaires "bien dans leurs baskets" tous deux cadres dans une société de design et propriétaires lui, d'un Duster Dacia 4X4 et elle d'une Suzuki Ignis, viennent de s'installer dans leur nouvelle maison en bordure du lotissement Les Alouettes.

Ils ont un labrador Isidore, un chat Snoupy et un petit garçon Hectorion âgé de 7 ans...

 

...Cadre technico-commercial et chargé du développement de sa société de design... Et maire de son village de surcroît, Pierre sa trentaine confortable et bardée de certitudes, est un homme de sang chaud, d'esprit frondeur... et parfois un peu leste dans ses élans d'empathie, en particulier avec ses collègues féminines...

 

Il se demandait bien, Pierre, son verre à la main, lors de la pose pour la photo souvenir, quelle cour lui faire à cette amie de sa femme, Sophie, qui n'arrêtait pas entre autres afféteries, de délicatement repousser une mèche de cheveux sur un côté de son visage ou de se passer un doigt sur ses lèvres...

D'ailleurs -soit dit en passant- c'est fou, fou archi fou... Tout ce que l'on observe en matière de comportements, de gestuelles, de façons d'être dans le vent de la mode, de beaucoup de gens (jeunes ou vieux, femmes ou hommes ou adolescents) dans le monde où nous vivons... De façons de s'habiller, de parler une sorte de javanais anglicisé... dans des relents tout cela, de mayonnaise éventée lors de ces apéritifs dînatoires et festifs de diverses réunions de convivialité entre amis... Où les visages caramélisés se mangent avec des yeux n'ayant que des effets de regard sans vrai regard...

 

Sophie s'était faite à l'occasion reine du chant, et entonnait un air de danse des canards, son verre levé et se tortillant le derrière... Et Pierre se disait " bah, un tout petit coup de canif dans le contrat, ça s'ra pas le premier ni le dernier"...

C'est qu'il ancrerait bien, Pierre, son âme de gai luron dans le coeur de cette Sophie toute saôule en plus de Martinis et de punch créole, de propos grivois...

 

... Hectorion, du haut de ses 7 ans surplombait la fête, écartant les rideaux du cagibi débarras où ses parents lui avaient dressé un lit pliant... Toutes les pièces dont sa chambre, ayant été réquisitionnées...

Et il ne dormait pas, Hectorion, il assistait, comme en coulisse de décor de théâtre, à la grande fête donnée par ses parents... Et il se disait : "quand je serai grand, que j'aurai un boulot, que je serai marié et que j'aurai une maison, je ferai jamais de pendaison de crémaillère, c'est de la frime tout ça" !

 

... J'imagine... telle jeune femme (ou jeune mamie) lisant ce texte, et qui, dernièrement avait été invitée à la pendaison de crémaillère d'un copain... les lunettes dans les cheveux, en train de froncer le nez et les sourcils... Au Duster Dacia 4X4 de Pierre et à la réflexion que se faisait le petit Hectorion...

... Les lunettes dans les cheveux (et avec de surcroît le pull sur les épaules un soir frisquet de juillet)...

... Je pense au roman d' Alice Ferney "LES AUTRES", où évoluent les personnages dans un jeu de miroirs et d'afféteries, d'ombres et de reflets... C'est ce qu'exprime aussi à sa manière dans ses romans, Michel Houellebecq (auquel on reproche d'être caricatural et d'user de clichés)...

 

 

 

 

"Ils" sont partout, jusque dans nos campagnes...

... Sur ce tableau qui a été établi en juin 2017, comme on peut le constater, "ils" sont partout, ces fichés S, constituant ainsi une menace et un danger potentiels, à tout moment, en tout lieu public ou privé...

http://imposture-bibliotheque-de-combat.over-blog.com/2017/06/le-nombre-de-fiches-s-par-departement.html

(Ou plus exactement le nombre communiqué par le CNAPR -Centre National d'Assistance et de Prévention de la Radicalisation, qui diffère des 20000 annoncés)...

 

... Ainsi, même dans les zones rurales les plus "excentrées" (par exemple en Meuse, Cantal, Lozère...) l'on en trouve au moins 2, 4, 6...

Il n'y a que dans le département de la Creuse (Guéret ville principale) que l'on lit "zéro"...

Toutes proportions gardées, on peut dire que Paris, les départements d'Ile de France, les plus grandes villes Lille, Marseille, Toulouse, Strasbourg, Bordeaux, Lyon... Avec 120 à 160, ne sont pas réellement davantage menacées que Mont de Marsan ou Dax dans les Landes, ou Saint Dié ou Epinal dans les Vosges...

 

... "Ils" seraient quelque 20 000 en tout, répartis sur tout le territoire Français...

 

Les prisons sont archi pleines, il n'y a pas assez de bracelets électroniques... forcément, "ils" sont dans la nature, quelque part... Les moyens en surveillance, filature, prévention, dispositions de sécurité, quand bien même tout ce que l'on fait déjà depuis plusieurs années serait renforcé, dix fois plus renforcé... Nous les aurons toujours quelque part à l'affût et difficilement identifiables parce qu'ils n'ont pas tous loin s'en faut une barbe et un teint basané ni un nom commençant par Ben ou Ali...

Je dirais même que peut-être, les plus dangereux sont ceux qui ne sont pas "à priori" identifiables... (Bon c'est vrai, dans les attentats précédents, ils s'appelaient bel et bien par Ben ou Ali...)

 

... Enfin il y a aussi une autre réalité, c'est celle de tous les fanatiques potentiellement dangereux et isolés, qui eux, ont un casier judiciaire vierge, sont aussi bien âgés de 20 ans que de 60 ou 70...

 

... Vivre (pouvoir vivre plus exactement) dans une société civilisée, la mieux sécurisée possible, avec des droits et des devoirs, des règles, une éthique, une morale, des grands principes humanitaires, une justice se définissant démocratique, et avec une certaine liberté notamment d'expression et de circulation... Cela a un prix à payer forcément, ce prix étant celui du risque...

Cependant, revenir sur les droits, notamment sur les droits à la liberté d'expression et de circulation, revenir sur les grands principes humanitaires, et donc à une société et à une justice qui "ne ferait pas dans la dentelle"... N'empêcherait pas plus les terrorismes de toute nature de resurgir, qu'un puissant défoliant n'empêcherait les mauvaises herbes du jardin de repousser, tant il est vrai que les mauvaises herbes immédiatement détruites ne peuvent plus nuire...

 

Une histoire de l'Art

... L'Art sous toutes ses formes depuis des milliers d'années avait été jusqu'à une époque comprise entre la fin du 19ème siècle et les années 30 du 20 ème siècle, comme un feu dans lequel on jetait différentes matières inflammables dont en particulier le bois. Ainsi s'élevaient des flammes dont les couleurs et les formes variaient selon la manière dont on alimentait le feu, mais les flammes demeuraient toujours des flammes...

 

Et se succédèrent dans le temps de seulement 2 ou 3 générations d'artistes, de poètes et d'écrivains entre 1860 et 1930, l'impressionisme, le symbolisme, le fauvisme, le cubisme, le mouvement dada et le surréalisme... Et aux côtés de tous les feux dont les flammes demeuraient toujours des flammes, s'élevèrent et éclatèrent dans le ciel, jaillis de divers coins de paysages du monde, des gerbes de feux d'artifice, des fontaines de lumière, des geysers de boues, de poussière et de sables en fusion et en incandescence...

 

Puis le temps s'est écoulé... la seconde guerre mondiale, les années 50 et 60, mai 68, les années disco, la mondialisation de tout, les années 2000, l'internet, le numérique... Le foisonnement de tout... La banalisation de tout...

 

Les flammes de tous les feux, les fontaines de lumière, les geysers de boues en fusion, foisonnant à l'infini de partout à la fréquence et à la rapidité des éclairs d'orage, se sont banalisés...

 

... C'est devenu difficile aujourd'hui, et ce le sera encore davantage dans les années qui viennent, pour les briseurs de vases sacrés et pour les anarchistes inclassables, dans cet immense "no-mans'land" qu'est devenu le monde de tout se qui se fait et se défait d'un jour à l'autre en matière d'art, de poésie, de littérature, de musique, de sculpture, de toutes sortes de créations, avec des regards et des rêves qui se battent contre les ailes tournant aux vents, de tous les moulins du monde bâtis sur des tertres et enveloppés d'un brouillard aussi épais que luminant...

 

"Tu fais du dada, tu fais du surréalisme, tu fais du nouveau, tu fais du qui ressemble à rien, de l'inclassable, du "qui en jette", du "caca nerveux", du "trouduc-génie", tu cherches, tu épures, tu scandes, tu tambourines, tu te dandines, tu rappes, tu albomes, tu galerises, tu vidéosmartphones"... T'es sur facebook, sur le Web, dans la rue, à "on n'est pas couché", partout où tu peux t'exister... Tout le monde fait quelque chose aujourd'hui (enfin façon de parler à vrai dire car en réalité y'a tous ceux qui font rien et s'en portent pas plus mal en trouvant autrement leur bonheur que dans le dada)...

 

 

L'impact de l'activité humaine

https://www.goodnesstv.org/fr/videos/voir/57027/

 

... Ce sont 10 "bonnes nouvelles" pour notre planète en 2017...

 

Cependant je suis et demeure sceptique... Car le poids (ou la pression) de l'activité humaine, de plus de sept milliards d'habitants, en dépit de ce tout ce que l'on peut réaliser, changer, modifier dans le sens d'une "vision écologique" à travers des initiatives, des expériences tentées ou mises en place... Ne me semble pas être en capacité de rééquilibrer l'ordre naturel des choses...

L'impact de l'activité humaine s'est accru de 9% en 16 ans (depuis 2002)...

Le travail d'une douzaine de scientifiques de huit universités canadiennes, américaines, australiennes et européennes, démontre que l'indice de l'empreinte humaine leur servant de référence, est passé de 5,67 en 1993 à 6,16 en 2019. Cet indice se base sur les mesures de huit variables : artificialisation des sols, terres agricoles, pâturages, démographie, éclairage nocturne, chemins de fer, routes principales et voies navigables.

Ce qui fait la force et le maintien de la vie sur Terre c'est avant tout la diversité liée au nombre, à l'évolution, au renouvellement, des espèces vivantes tant sur les terres que dans les eaux et dans l'air. Or, la disparition accélérée de nombreuses espèces vivantes (animales et végétales), conséquence directe de l'activité humaine, est bien là un signe visible d'épuisement, de telle sorte qu'à terme, l'espèce humaine est elle même menacée d'autant plus qu'augmentent disproportionnellement aux ressources, les besoins alimentaires totalement dépendants de l'existence des espèces végétales et animales, en dépit d'une technologie rendant plus performante l'exploitation des terres de culture et de l'élevage des animaux "de bouche"... Les productions s'intensifient et augmentent en fonction des besoins de consommation liés au nombre croissant d'habitants sur la Terre, mais la technologie utilisée épuise les sols...

Ce qui est pour moi le plus visible, au quotidien, de l'activité humaine, tient à l'aspect, à la configuration et l'organisation (tout cela "standardisé") des centres ville, des espaces urbanisés, et de ces immenses zones d'activités industrielles et commerciales autour des villes, avec les structures de voies de circulation...

Par exemple, l'une des places principales d'une ville, n'importe où en France ou ailleurs, entourée de boutiques aux mêmes enseignes, de terrasses de café et de restaurants, où à toute heure du jour et d'une partie de la nuit, l'on voit des centaines de personnes circuler ou assises aux terrasses des cafés... Je me dis alors que nous sommes bien là dans un monde, dans un environnement conçu et organisé avant tout pour la consommation, pour le profit, pour le loisir... Soit dit en passant il y a aussi ce qu'on ne voit pas en ces lieux d'activité et de consommation, ce sont les milliers d'autres personnes qui elles, ne "sortent" guère de chez elles, trop pauvres pour acheter, pour "profiter"...

 

 

Une indécente manipulation médiatique

... En France, une femme meurt tous les 2 jours, tuée par son compagnon ou ex compagnon ou mari...

225 000 femmes en un an sont victimes de violences au sein de leur couple ou de leur famille...

Si l'on se rappelle dans quelles conditions effroyables est morte Marie Trintignant, assassinée par son compagnon Bertrand Cantat (rouée de coups avant d'être tuée)... Et si l'on se remémore le temps du procès du dit Bertrand Cantat, et du verdict qui lui fut signifié (8 ans de prison) et le fait qu'il soit sorti de prison au bout de 4 ans... Ce qui, soit dit en passant, pour un meurtre de cette nature (avec violences, coups) est "peu cher payé" -vous en conviendrez tous, citoyens de ce pays la France... Il y a bien là une indécente manipulation médiatique, une tout aussi indécente publicité, faite autour de cette "affaire"...

Plus que les "leçons de morale" des uns et des autres, toutes aussi indécentes les unes que les autres... Ce qui "compte" c'est ce que ressentent déjà d'une part, les personnes de la famille (et leurs ami(e)s), de Marie Trintignant ... Et ce que ressentent d'autre part, toutes les femmes qui chaque jour, subissent des violences (et mourront peut-être demain de ces violences)...

"La justice doit être respectée, au nom de la démocratie"... "Il a payé, il doit pouvoir continuer à exercer son métier d'artiste"... C'est ce qu'on entend et que l'on lit...

Ou bien "Non à Bertrand Cantat au festival Papillons de nuit" (ainsi que dans d'autres manifestations de musique, concerts)...

Je suis, personnellement, pour "non à Bertrand Cantat"...

Mais j'observe que toutes ces crispations des uns et des autres, au rythme et à la connaissance de ce qui se passe dans l'actualité du monde, contribuent à faire "monter une mayonnaise" de plus en plus indigeste...

Du coup, les "leçons de morale" dans un sens ou dans un autre, deviennent indigestes puisqu'elles relèvent pour l'essentiel, de toutes ces crispations...

A ainsi se crisper, à prendre parti pour ceci pour cela, l'on oublie ce que ressentent les gens dans les situations dramatiques subies...

Je ne sais pas comment "trancher" sur cette question (quoique je sois tenté de "trancher" selon mon sentiment), entre :

-225 000 femmes en un an subissant des violences au sein de leur couple ou dans leur famille...

-Et la reconnaissance d'un artiste (et de sa production), qui a assassiné une femme dans d'effroyables conditions.

Tout ce que je peux dire c'est que je suis tenté de trancher de la manière suivante : la cause des 225 000 femmes qui subissent et souffrent, me semble plus importante à défendre, que celle d'un artiste et de sa production.

De toute manière... à bien réfléchir... que n'a-t-on perdu, déjà, depuis des milliers d'années, en ce monde, en matière de productions artistiques, soit qu'elles n'aient pas été reconnues, soit qu'elles n'aient pas été découvertes, soit qu'elles aient été effacées ou détruites ?

... Alors, si l'avenir de Bertrand Cantat en tant qu'artiste, chanteur, musicien, devait être compromis... C'est comme si dans le ciel immense, une étoile de plus parmi tant d'autres ne diffuserait pas sa lumière...

L'on pourrait me dire qu'il n'y a jamais assez d'étoiles dans le ciel, mais dans le ciel de la nuit tel qu'on le voit, qu'est-ce que ça change une étoile de plus ou de moins ?

 

 

Sur le pont promenade du Grand Titanic

Les damnés les pestiférés de la Terre entière

N'ont jamais eu le vent en poupe

Mais ils sont toujours debout sur le pont promenade du grand Titanic

Avec ou sans kalachnikov

Poètes ou écrivains ou écrivaillons

Curés ou guerilleros

Peigne-culs ou même grands trublions de l'art de la poésie de la littérature

Y'en a en effet de ces pestiférés de tous les coins de terre

De tous les sud de tous les nord

De toutes les écoles ou d'aucune école

De tous les déserts de toutes les plaines de toutes les montagnes

Qui ont pas droit de cité

Ou qui parfois ont le droit de battre les planches de leurs semelles

Un temps autorisés par quelques Grands Muphtis de la Culture et du Loisir

Pour cause de retombées économiques locales

Autant dire de monnaie dans le tiroir caisse

Debout les damnés les pestiférés les inclassables les purs les inachetables

Avec ou sans kalachnikov

Sur le pont promenade du grand Titanic

Du Grand Titanic qui a déjà de l'eau dans ses soutes

Et pas assez de canots de sauvetage

Pour l'heure où l'eau sera sur le pont

Ne vous en déplaise braves gentes devisant gentiment ou vociférant ou caftant

Et vous préparant pour la sauterie de ce soir

La même que celle d'hier et d'avant hier

Des Grands Muphtis de la Culture et du Loisir

Avec dans la tribune d'honneur

Monsieur le Résident de la Paix Publique

Et tout en haut du Pue-haut-des-Gugnols Grus

L'ascenseur en panne porte ouverte

 

C'est le grand océan cosmique

Avec tout au loin à des millions d'années lumière

Des planètes titaniques

Le destin de quelques uns des sauvés sur les canots

 

 

Droits des femmes (et autres droits en général)

... Dans mon esprit (dans ma tête) j'en étais encore à "la journée de la femme" (c'était l'ancien vocable en effet, que l'on utilisait : "la journée de la femme" )... Je n'avais pas "topé" que l'on dit désormais "la journée internationale des DROITS de la femme" ...

J'aimais mieux "la journée de la femme" ...

En matière de "droits" je me méfie de ce qu'on entend et qu'on définit en tant que "droits" (droits de l'Homme et donc "droits de l'humain" )...

Le droit de faire n'importe quoi au nom de... ? Le droit de revendiquer n'importe quoi au nom de... ? Si c'est cela, le droit, eh bien je n'y souscrit point, à ce "droit" !

Nous sommes dans une civilisation dévoyée qui se crispe sur des droits, sur des principes,

lesquels droits d'ailleurs, sont bafoués par cette civilisation dévoyée : le fait le plus patent étant l'inégalité des salaires entre les femmes et les hommes dans bon nombre d'emplois en entreprise...

Je déplore aussi cette tolérance érigée en "grand principe moral" se fondant sur un soit-disant "respect de l'autre" et sur des "arrangements de convenance et de compatibilité " dont on constate le résultat désastreux : des fanatiques de toutes espèces de "minorités arrogantes et agressives" auxquels on laisse la liberté de manifester, la liberté de se constituer en associations, la liberté de "coloniser" des quartiers ou des zones urbaines... Le pire étant cette culture de la mixité sociale qui, en pratique ne donne que le résultat contraire à celui attendu ou espéré !

A bas les sectaires, à bas les fous de dieu, à bas les défilés des fêlés et des fêlées toutes griffes sorties, à bas les donneurs de leçons de morale, à bas les crispés, à bas ce plus grand ennemour du monde qui n'est autre que l'apparence de l'amour pire encore que l'indifférence !

 

Santé publique

... Nous avons bien -en théorie- (je dis bien "en théorie") le meilleur "système" du monde, de couverture médicale en matière de santé publique ("système" étant en fait le mot qui convient le mieux)... A tel point que beaucoup de pays de par le monde envient ce "système" qui est le nôtre...

MAIS en pratique, en réalité, au quotidien de vie pour les millions de Français que nous sommes ; pour ce qui relève de la gestion, du financement, des moyens, du personnel médical, de l'organisation, des infrastructures territoriales (centres hospitaliers, services urgence et autres)... Nous sommes loin, très loin, d'être les meilleurs...

Il y a bien une "inadéquation" manifeste, entre la théorie et les principes d'une part, et la pratique et la réalité d'autre part...

Et ce qu'il y a de plus inquiétant pour les années qui viennent, donc chez nous en France, c'est la "casse" envisagée par les pouvoirs politiques et économiques du "système" tel qu'il est en théorie et en dispositions (encore) ; sans pour autant que s'améliorent la gestion, le financement, les moyens, bien au contraire...

Rendez-vous en 2040 pour les statistiques portant sur la longévité des citoyens, le nombre de centenaires, le nombre de personnes de plus de 70 ans en "bonne santé relative" ...

 

... Ce qui m'interpelle le plus dans les services d'urgence où j'ai du me rendre, c'est le regard des gens allongés sur des "lits chariots" en attente d'être transportés dans quelque service de chirurgie ou de soins...

 

A chaque fois je perçois dans le regard des gens, par exemple celui d'une dame de 85 ans, celui d'un homme de 45 ans, celui d'un enfant de 10 ans... Toute la fragilité sinon même aussi la détresse de l'être "tout seul dans sa peau dans ce qu'il ressent" dans cet univers médicalisé aseptisé entouré d'appareils complexes, un univers si différent de celui de son quotidien de vie habituel et familier, un univers dans lequel on se sent étranger, perdu, sans autres repères que des murs blancs ou de couleurs claires, des silhouettes de docteurs, d'infirmières et d'aides soignantes en tenues médicales...

 

Et cet être "tout seul dans sa peau/dans ce qu'il ressent" dont je ne sais ce qu'il est/ce qu'il fait dans la vie, s'il est tel ou tel personnage dans son environnement familial et social... Est ici, dans ce couloir d'hôpital, allongé sur un chariot, et n'est plus qu'un être anonyme, un visage, un regard , une forme sous un drap...

 

Et je n'ai alors que mon regard, ce regard qui est le mien, pour "parler" à ce regard de cette dame de 85 ans, de cet homme de 45 ans, de cet enfant de 10 ans...

 

Ce regard essayant de rejoindre ce qu'il y a de "tout seul dans sa peau", de cet inconnu, de cette forme humaine sous un drap, de ce visage...

 

C'est bien là une communication aussi poignante que grave (et toute chargée d'interrogation) qui se fait par le regard entre une personne allongée sur un chariot dans un couloir d'hôpital, et le regard d'une autre personne...

 

C'est le même regard -il faut le dire- ce regard d'un être humain, "tout seul dans sa peau/dans sa fragilité/dans sa détresse"... que le regard d'un animal de compagnie, chien ou chat, sur la table de soins d'un cabinet de vétérinaire...

 

 

Les prix abusifs des livres numériques à lire sur liseuse

... C'est un véritable scandale! De l'abus !

Jugez-en :

Voici les quelques prix que j'ai pu relever, par exemple sur KOBO, et sans doute sur FNAC ou autres :

 

En romans historiques :

 

Vengeance Tome 1 et tome 2, de Hervé Gagnon, 17,99 le tome

Les folles années, de Jean Pierre Charland, 32,99

Un laboureur à Versailles, d'Hélène Vergonjeanne, 21,38

Dites leur que je suis mort, de Jean Pierre Echterbille, 14,99

 

Des Simenon (dont des Maigret) à 7,99 (tous)

 

Des livres proposés "à la Une" (donc des romans nouveaux) dont je cite les prix : 12,99

15,99 - 6,99 – 11,99 – 16,99 ...

 

Je n'ai pas regardé sur AMAZON (ni sur KINDLE) où je ne suis pas client pour la bonne raison que AMAZON s'impose comme le géant de la société de consommation de masse loisirs culture livres et emploie ses salariés dans des conditions de quasi esclavage pour des salaires de misère ("ils" pensent même à utiliser des drones pour effectuer leurs livraisons à domicile!)...

 

A ces prix là, pour un livre numérique, juste la possibilité de pouvoir lire un texte sur son smartphone, son ordinateur ou sa liseuse... J'aime autant mieux acheter un "vrai livre" chez un libraire (soit 22 euro un roman, soit 8 euro pour un livre de poche)...

Qui, en effet, va accepter de payer des 20 ou des 30 euro, ou même des 12 ou des 15 euro, pour acheter un ouvrage qui n'est QU'UN TEXTE à lire sur une liseuse ?

 

Quant aux "gratuits", oui, certes on en trouve...

Mais, ce sont surtout (pour une bonne moitié d'entre eux) des "Grands Classiques" versés dans le domaine public, et d'autres ouvrages souvent sans grand intérêt, d'auteurs inconnus ou obscurs, et de temps révolus... Dont le texte d'une présentation assez sommaire ou de qualité défectueuse n'est pas aisé à lire...

 

 

a href="http://www.hebdo-landes.com" target="_top">Référencé sur Hebdo Landes !