Anecdotes et divers

Amis, rencontres, souvenirs, visages, petites anecdotes...

Textes voix : Le Rêve, et Poussière

Le Rêve

 

Poussière

 

 

La nouvelle vie de Paul Sneijder

      Film de Thomas Vincent sorti le 8 juin 2016, avec Thierry Lhermitte dans le rôle de Paul et Géraldine Pailhas dans le rôle de la femme de Paul...

Dans un accident d'ascenseur, Paul Sneijder, cadre supérieur à Montréal, perd sa fille Marie, la fille qu'il a eue d'un premier mariage.

Il s'interroge sur la réalité de sa vie de cadre, son travail ne l'intéresse plus, il est encore en congé de maladie et en pourparler avec son avocat (Pierre Curzi dans le rôle de Maître Wagner Leblond) au sujet de l'indemnité qui doit normalement être versée suite au décès de sa fille...

Sa femme l'agace et le trompe, ses deux fils (les deux fils qu'il a eus avec sa deuxième femme), le méprisent.

Il décide de changer de métier, de devenir promeneur de chiens chez "Dog Walk" dont le patron est un personnage atypique (dans ses loisirs, il effectue et note dans un carnet des opérations très compliquées dont il trouve le résultat en 2 secondes)... Ce personnage est Guillaume Cyr dans le rôle de Benoît Charistéas, le patron de Dog Walk...

Un film -à mon avis- fort, intelligent, sur un sujet difficile. Et surtout "anti système" (un véritable "pavé dans la mare")... Que j'ai beaucoup aimé (ceux d'entre vous qui me connaissent en comprendront la raison)...

En face de ces deux personnages que sont sa femme et l'amant -du moment- de sa femme, rencontrés par hasard en promenant les chiens de Dog Walk, Paul, en rupture totale avec ce monde représenté par ces deux personnages qui le méprisent, ce monde qu'il a quitté et dans lequel il ne veut plus revenir ; ramasse dans la neige au sol, la crotte d'un chien et déclare à sa femme qu'il ne veut à aucun prix que la prime d'assurance pour le décès accidentel de sa fille, ne serve à faire de ses deux fils étudiants dans une grande école, des traders et des avocats d'affaire... Aussi abandonne-t-il toute procédure pour percevoir cette prime d'assurance. A la suite de quoi, sa femme et ses fils font interner Paul en hôpital psychiatrique, conseillés en ce sens par le médecin psychiâtre de la famille.

Mais Paul avec l'aide de son ami et patron de Dog Walk, s'évade de l'hôpital en se servant de la tenue de gardiennage de Dog Walk, et va trouver le représentant de la société d'ascenseur avec lequel il était en relation pour son affaire, afin de négocier avec lui le moyen de quitter Montréal clandestinement avec une somme d'argent suffisante pour lui seul.

Paul prend place sur un porte container à destination de Dubaï, et à son arrivée, il contemple depuis le sommet de la plus haute tour du monde, au milieu des touristes, l'immense paysage tout autour...

Dubaï, quand on y réfléchit, c'est le seul endroit au monde où quand tu arrives et si tu veux y vivre, personne, aucune autorité, ne te demande d'où tu viens, ce que tu as fait dans la vie, à partir du moment où tu arrives avec beaucoup d'argent, une rente suffisamment importante pour te permettre de finir tes jours en toute tranquillité...

 

Roue Libre

     C'est un "petit canard pirate" à vrai dire un fanzine, plein de poésie, d'écrits, d'images et d'infos, d'infos qui n'ont rien à voir avec ce que l'on peut lire par exemple dans Yahoo actualités, ou dans les "revues people" ni non plus dans la presse régionale, dans les magazines hebdomadaires d'actualités...

Ici, dans ROUE LIBRE on fait "dans le fond d'ses tripes"...

En 1999, ce "petit canard pirate" "sévissait" en Pays de Born (en gros entre Contis Plage et Mimizan) dans les Landes océanes, et jusque "dans l'intérieur des terres" à Mézos, Morcenx, Pontenx les Forges... Il était "subrepticement déposé" sur les tables et les fauteuils du cinéma de Contis, dans le hall d'accueil, lieu de rencontre de quelques manifestations culturelles, musicales où se rencontraient des gens sympathiques d'une sorte de confrérie d'artistes, de poètes, de créateurs, de "fêlés" on va dire (mais des "fêlés" au grand cœur et à l'âme aussi vaste que le cosmos tout entier avec ses banlieues lointaines)...

Il y avait bien sûr, outre cette "confrérie" de mêmes gens sympathiques aux visages typés en particulier certaines femmes "chic", toutes les personnes qui venaient au cinéma de Contis pour voir le film de la soirée, en famille avec les enfants... Et ce fameux ROUE LIBRE, qui n'était à l'époque qu'un modeste fascicule format de poche, était feuilleté, lu, emporté... Car il était gratuit (et il l'est toujours)...

ROUE LIBRE durant quelques années, après 2005/2006, eut sa "traversée du désert" (il cessa de paraître en effet, un temps)... Mais il "refit surface", cette fois en version numérique (mais imprimable sur feuilles A4) sous la forme d'un PDF...

 

... Bien entendu -vous vous en doutez peut-être- (rire)... Dans ROUE LIBRE on y lit parfois un ou deux textes d'un certain "yugcib" ... Lequel Yugcib en 1999, écrivait dans le "livre d'or" du cinéma de Contis, de Betty et de Rainer les "inventeurs de ce cinéma pas comme les autres"... Jusqu'au jour où, feuilletant ce ROUE LIBRE subrepticement déposé dans le hall du cinéma, il décida, ce Yugcib, d'écrire dans ROUE LIBRE...

 

 

... Le premier numéro était si l'on peut dire "artisanal" en ce sens qu'il fut réalisé page par page... Mais après "on s'est étoffé" (rire) !

Longue vie à ce "petit canard pirate" et donc, à toutes celles et ceux, du Pays de Born, des Landes ou d'ailleurs, qui y écrivent, illustrent, et... En parlent autour d'eux !

Et je suggère qu'au cinéma de Contis, l'on continue à le déposer mine de rien, "subrepticement", sur les tables et sur les fauteuils... Notamment lors de manifestations culturelles ou musicales, et bien sûr, les jours du Festival du Court Métrage qui a lieu en général au mois de juin (parfois en septembre, c'est arrivé)...

 

... Sans oser souhaiter à ce "petit canard pirate" un destin comparable à celui de Charlie Hebdo, il me siérait fort (rire) que ce "petit canard" tout de même, "fasse une petite Une Une" dans quelque journal, un jour... Mais bon... Je rêve...

Les "braves gens" sont "plus nombreux qu'on ne le croit"... Certes certains visages peuvent paraître rudes, certains comportements, gestes, propos, nous hérissent, ce que l'on lit sur le Net (et même dans le journal) est parfois bourré de fautes d'orthographe... Mais tout ça, je vous le dis haut et fort et avec toute la conviction, pour ne pas dire la foi qui m'anime... C'est le dessus, la surface, ce qui se voit, juste ce qui te claque au museau, qui te pourrit le regard, qui te fait l'œil noir... Quand tu "creuses un peu", eh bien, tu t'aperçois que les gens ils ont une âme, une sorte de "culture intérieure" qui ne vient d'aucune école... Alors comme je dis "entre quatre z'yeux on arrive toujours à se comprendre et faire passer une idée, un message"...


http://yugcib.forumactif.org/t146-qu-est-ce-que-roue-libre

 

Serge Gainsbourg

      C'est aujourd'hui (ça revient d'ailleurs tous les ans à la même date) l'anniversaire de la mort de Serge Gainsbourg le 2 mars 1991...

Il était né le 2 avril 1928...

Il allait atteindre sa 63 ème année lorsqu'il est mort ce 2 mars 1991.

... Bon c'est vrai... on a dit, on dit encore "il fumait comme un pompier" (jusqu'à 3 paquets de Gitane par jour), il buvait du scotch, du whisky, il se shootait... Il a "brûlé sa vie" par les deux bouts de la chandelle...

"Je suis venu vous dire que je m'en vais"... L'une des chansons qu'il a composée, avec la musique... pour "l'éternité provisoire de la civilisation société humaine sur la planète Terre"...

Tous les ans, à chaque 2 mars, j'y pense, à ce type "hors normes" si "provocateur dans son genre"... Avec son visage, sa dégaine (surtout du temps de sa jeunesse et avant sa gloire) il avait pas trop la cote avec les filles... Avec Brigitte Bardot (le mythe de l'époque dans les années 60 auprès des mecs, et en particulier des militaires du contingent) ça a pas été de la tarte elle et Serge! (C'est vrai dans "ces affaires là, y'en a toujours un souvent le mec, qui aime plus que l'autre)... Puis y' a eu Jane Birkin, née en 1948, la "petite anglaise nature/nature sans maquillage qu'avait pas de gros nichons", mais tellement "chic/chic" dans son genre ! Et ils ont eu Charlotte ensemble... Bon, à la fin, y' a eu Vanessa Paradis... mais bon...

Voilà un type, Serge Gainsbourg, au moins lui, il se foutait des "leçons de morale" ! Je me souviens quand il a cramé un bifton de 500 francs en direct à la Télé, le scandale que ça a fait ! Mais je suis sûr, sûr/sûr archi sûr, que s'il avait été pauvre comme Job sur un tas de fumier, il aurait brûlé le bifton pareil ! Pour faire chier le monde, les bien pensants...

Pour la Nième fois depuis 1991, adieu Serge et à bientôt au "paradis de -pour moi c'est les Minous- pour toi c'est ce qui te ressemble le plus là bas de l'autre côté que personne en vérité sait comment c'est !"

Serge

... J'ai choisi cette photo parce que d'ordinaire on le voit le plus souvent, Serge Gainsbourg, avec un visage ravagé, pas rasé de plusieurs jours, et avec son éternelle "sèche" entre les lèvres, un "kilomètre" de cendre au bout de la sèche...

Ah, la "légende"... Les Médias ! ...

Ce visage qui est le sien, en noir et blanc, un peu de profil, c'est "ce qui lui ressemble le mieux" ... je trouve...

 

Trois silhouettes

Parasols

     Deux intellectuels progressistes, genre bobo pull sur les épaules et lunettes de soleil dans les cheveux, un soir un peu frais de juillet, assis à la terrasse d'un café de plage à Ars-en-Ré, tous deux "très à cheval" sur le principe de la reconnaissance des "cultures différentes", apercevant à moins de dix pas de leur table ces trois silhouettes immobiles vues de dos et semblant admirer un magnifique coucher de soleil ; se décident à entreprendre une conversation amicale "à bâtons rompus" avec ces trois silhouettes...

Ils ne se sont pas demandé, les deux intellectuels, pourquoi chacune de ces trois silhouettes avait... non pas deux pieds... mais trois... En effet l'on voit bien qu'il y a trois pieds !... A condition bien sûr, de bien regarder...

La serveuse, une jolie blonde, s'approche pour prendre la commande...

-Vous voyez, mademoiselle, ces femmes ne nous répondent pas, elles contemplent le coucher du soleil, ce qui prouve qu'elles sont beaucoup plus sensibles à la beauté de la nature plutôt qu'à notre discours...

-Mais, messieurs... Ce sont des parasols !

 

Le jardin des âmes

Jardin des ames

... S'il en était ainsi de nos cimetières de France, comme dans ce jardin des âmes d'un village Norvégien, alors opterais-je pour une pierre fichée en terre venue du ciel telle une météorite...

Je vois dans tous les cimetières de France et de la plupart des pays d'Europe de tradition catholique (sans doute moins dans les pays de tradition protestante)... Ces fiers monuments, ces sortes de "grands lits de marbre" ou de "grandes demeures ouvragées", qu'une fois l'an l'on fleurit de chrysanthèmes... mais aussi ces familles déchirées à cause de ce qu'il reste du patrimoine du défunt, ces familles dispersées aux quatre coins de la Terre, ces familles interrompues devenues des troncs d'arbre dépourvus de branches... Et ces monuments d'un siècle précédent tels de gros livres de pierre à la couverture brisée, à demi enfoncés dans la terre...

Je vois cependant aussi et surtout dans tous les cimetières de France et d'ailleurs, non plus les fiers monuments, non plus les familles déchirées, non plus les familles dispersées, non plus les familles interrompues... Mais ces êtres dont j'imagine la vie qui fut la leur, pour la plupart d'entre eux que je n'ai jamais rencontrés, ces êtres qui furent "tout seuls dans leur peau jusqu'à la fin de leurs jours", dont on a dit "ah il était ceci/il était cela..."

 

 

Téterre

Teterre

... Téterre, je te vois petit oiseau dans le grand ciel de l'univers

Le festival international de géographie, Saint Dié Vosges 2015

http://www.fig.saint-die-des-vosges.fr/le-festival/fig-2015

     26 ème édition du Festival International de Géographie (FIG en abrégé) de Saint Dié des Vosges, cette année 2015 du vendredi 2 octobre au dimancheLes Territoires de l'Imaginaire, utopie, représentation, prospective

 

Pays invité : l' Australie

 

Grand Témoin : Florence Aubenas...

 

Je m'y trouvais présent, à ce festival, comme les années précédentes, depuis 2005.

En effet je suis -et j'ai toujours été- depuis mon enfance, un passionné de géographie, d'Histoire aussi, et de sciences de la vie et de la Terre... et d'astronomie.

... Des films, des documentataires, des expositions, des spectacles, outre les nombreuses conférences, étaient également prévus tout au long de ces trois journées, sans compter le salon du Livre et... l' "Espace gourmand" produits régionaux... pour lequel je n'ai pas -je l'avoue- "une grande prédilection" (cela ne fut point ma priorité, pas plus d'ailleurs que les "boutiques de gadgets" de l'Espace Georges Sadoul, le lieu "mythique" (et d'accueil) du Festival...

 

143 conférences réparties en une vingtaine de lieux dont les principaux sont l'espace Georges Sadoul, la salle de conférences du musée Pierre Noël, la Tour de la Liberté, la cathédrale...

11 "tables rondes" notamment pour les trois les plus importantes et ayant eu le plus grand nombre d'assistants, dans la salle Yvan Goll de l'espace Georges Sadoul, à la Tour de la liberté et à la Cathédrale...

17 documentaires projections de films vidéos, 6 films long métrage...

39 séances ou conférences géomatiques (outils et méthodes permettant d'acquérir de représenter, d'analyser et d'intégrer des données géographiques, ateliers numériques)...

9 cafés géographiques...

27 manifestations littéraires...

6 grands entretiens...

21 expositions...

... Tout cela durant trois jours !

 

... Il faut dire que les intervenants, géographes, chercheurs, scientifiques, auteurs d'ouvrages, ainsi que leurs accompagnants pour l'organisation, la logistique, la présentation ; tout cela déjà représente pas mal de monde, venu de la France entière, d'Europe, d'un peu partout dans le monde...

Et comme chaque année, l'espace de la Gastronomie (on dit à présent "espace gourmand") situé dans le grand bâtiment de l'espace François Mitterrand ; et le Salon du Livre (tous ouvrages de géographie et autres) ont "fait le plein" car c'est là en ces deux lieux que viennent plus de la moitié des visiteurs durant les trois jours (avant 2013 le festival durait quatre jours et commençait le jeudi)...

Personnellement en ce qui concerne les "cafés géographiques" (le concept de "café géographique) je suis disons "un peu réticent" car en ces lieux je trouve que les gens sont "un peu trop serrés" les uns les autres autour des tables de café et que les images, les documents vidéo, projetés à partir d'un ordinateur sur un écran de petite dimension, sont peu lisibles, sans compter l'inconfort de la position assise ou debout avec son verre à la main, au milieu des participants agglutinés...

L' "Espace Gourmand" à mon sens, "n'a pas grand'chose à voir" avec la géographie, d'autant plus que l'on y retrouve là, chaque année, quel que soit le pays invité (je pense aux "spécialités culinaires et gastronomiques" de ces pays invités) presque essentiellement des produits "locaux" (bien Vosgiens ou Lorrains) sinon des produits somme toute "de consommation de masse" tels que l'on en trouve sur bien des marchés dans toute la France...

Il y avait cette l'année avec l'Australie pays invité, dans deux ou trois restaurants de Saint Dié, au menu... du kangourou ! Mais je n'ai guère senti la nécessité -ni l'envie- d'opter, question restauration ou "casse-croûte" à midi, pour un "steak de kangourou"... Cela dit, en France, en Europe, en Amérique ou ailleurs... "on mange bien du veau, de l'agneau, du boeuf, du porc, et même du cheval" ! Alors, du kangourou en Australie... ... ...

 

... La présence de Florence Aubenas lors de cette 26 ème édition du FIG, en tant que "Grand Témoin" ainsi que quelques "moments forts" de ce FIG 2015, tels celui de la présentation du thème "Les territoires de l'imaginaire" par David Valence maire de Saint Dié lors de la cérémonie d'ouverture à l'Espace Georges Sadoul ; celui du Grand Entretien entre Florence Aubenas et Antoine Spire à la cathédrale, et celui de la table ronde "rêves de migrants" à la Tour de la Liberté... Furent à mon sens, les événements les plus marquants de ce FIG 2015, de par le message transmis, de par la densité, de par la gravité de la réflexion suscitée...

 

... Selon Florence Aubenas, "le rôle des médias est terrible, ils donnent une représentation à tout le monde, un instantané permanent et ravageur"...

Cependant Florence Aubenas se déclare optimiste quant à ce qui est perçu par un nombre de plus en plus important de gens, dans la mesure où les gens s'interrogent et ne suivent plus les courants qui sont sensés "porter" et contribuer ainsi à une sorte de "marché de l'information" (un marché uniforme et consensuel)...

Exprimé d'une manière différente mais cela revient au même, ce que dit David Valence le maire de Saint Dié, procède d'un optimisme tout autant partagé. David Valence en effet se réjouit du fait que cette grande manifestation culturelle qu'est le FIG, puisse continuer chaque année à réunir autant de géographes, de chercheurs, de scientifiques, d'intellectuels d'une part... Et tous ces visiteurs, ces gens venus non seulement des Vosges et de la Lorraine mais aussi de la France entière et d'ailleurs, tous ces gens manifestant ainsi par leur présence l'intérêt qu'ils portent à ces questions de géographie, d'état du monde, de relation humaine...

Le caractère d'accessibilité, de gratuité, d'ouverture à tous, de ce festival, ainsi que le rapport, la relation entre les conférenciers, les personnes invitées, et les visiteurs... les dialogues qui s'instaurent, les débats suscités dans un esprit dépouillé de toute passion exacerbée... Entretiennent c'est vrai, un optimisme, une espérance...

Cependant pour ma part je m'interroge sur la portée d'un optimisme que je ne partage qu'en partie :

Je me dis "qu'en est-il au vrai de cette capacité que l'on peut avoir en soi, de créer, d'"allumer" du contact ? Comment par exemple, une personne qui lit des livres, qui a poursuivi des études universitaires ou autres, qui a une formation intellectuelle, comment une personne qui a disons un certain niveau de culture, qui réfléchit, pense, s'interroge (par habitude et parce qu'elle a été formée ou s'est elle même formée) , comment une personne, encore, qui a un niveau de vie (confort, revenus, maison) suffisant ou relativement élevé...

Comment cette personne là oui, peut-elle, va-t-elle pouvoir, souhaiter, envisager, accepter, s'y prendre (pour autant qu'elle le souhaite, l'envisage, l'accepte) ... créer, "allumer" du contact avec cette autre personne qui elle, vit dans un environnement culturel et social -et de revenus et de confort- si différent, si opposé même bien souvent ?

L'on dit "se mettre à la portée"... Mais n'est ce point là, n'y-a-t-il point là comme une forme plus ou moins directe de condescendance, à "se mettre à la portée " ? Comment l'autre en effet, peut-il percevoir cette manière dont on s'y prend pour créer le contact ?

Sans doute le regard que l'on porte a-t-il de l'importance, de l'impact... Déjà... Ce regard qu'à vrai dire, qu'à hélas dire, personne ne porte sur personne... Ou que l'on porte "noir"et sans le moindre accueil...

Cette question de la capacité que l'on peut avoir en soi (que l'on a ou que l'on n'a pas parce que l'on ne conçoit pas de l'avoir), de créer, "d'allumer" du contact (et donc de la relation)...

Est en quelque sorte la "clef de voûte" de ce qu'il s'avèrera nécessaire d'édifier pour qu'enfin commence comme on dit "un monde différent"... Car sans cette capacité, l'on "n'arrivera jamais à rien" et chacun demeurera sur ses "positions" c'est à dire sa culture, son genre de vie, son ressenti, ses émotions et tout cela dans le courant qui le porte...

La part d'optimisme que je partage avec Florence Aubenas, ou avec David Valence, en fait, vient de cette réalité :

Ce que je dis au sujet de la capacité qu'on a en soi d'allumer de la relation même là où cela paraît difficile voire inconcevable, dangereux ou impossible... L'on parvient bien à le faire avec un chien, un chat, un oiseau, presque n'importe quel animal, alors qu'on est pourtant un humain avec tout ce qu'il y a d'humain en nous ! (Certes ce n'est pas facile... Mais des humains y arrivent)...

La question tient en fait pour l'essentiel dans la différence très grande qu'il y a entre d'une part, une ou des situations de confort pour un certain nombre de gens ; et d'autre part une ou des situations d'inconfort pour d'autres gens, en sachant bien que les situations d'inconfort sont hélas les plus nombreuses.

Le confort qu'il y a à être d'un certain niveau culturel par exemple, ou dans un bon environnement familial, ou encore dans une condition d'aisance (revenu, maison, cadre de vie), implique le plus souvent que l'on ait du mal, beaucoup de mal à comprendre des gens autour de soi et partout dans le monde, qui eux, vivent dans l'inconfort de la pauvreté, de la misère, de l'ignorance ; dans l'inconfort d'un nivellement culturel par le bas "entré dans les moeurs"...

Il y a vraiment de ce côté là, pour chacun d'entre nous dans la mesure de sa condition personnelle, un effort considérable à accomplir, une question à se poser sur la capacité qu'on a en soi à pouvoir communiquer, concevoir de la relation avec des gens d'une condition bien différente de la nôtre... Des gens qui "ne voient pas du tout pareil", qui, par exemple n'ont pas envie de lire des livres, et dont la "culture" n'est autre que celle dont ils ont été gavés, et dont les soucis, les préoccupations, les besoins, font les gens qu'ils sont, qu'ils paraissent aux yeux des autres...

Le drame, l'un des drames de notre époque actuelle, ce sont ces intellectuels, ces politiques, ces gens que l'on voit sur les plateaux de télévision, ces "grosses têtes" ... et d'une manière générale tout ce qui de près ou de loin s'apparente à ces intellectuels, politiques et gens de télévision et de spectacle... Qui sont à des années lumière, dans leurs "sphères célestes", du monde du citoyen lambda, des gens que nous sommes pour la plupart d'entre nous...

Cet effort, oui, déjà... il peut commencer par un regard, ce regard que l'on a sans doute eu dans ses yeux lorsqu'on était enfant, qui parfois peut nous venir, mais que nous n'avons plus, ou qui est devenu ce regard noir et inaccueillant avec lequel on pourfend celui ou celle qu'on ne comprend pas, qu'on refuse de comprendre, qu'on veut pas qu'il nous dérange...

 

 

L'austérité

Corniaud

L'austérité

 

... Bruxelles, l'Europe, l'Allemagne, les décideurs, les politiques... Tout ce monde n'arrête pas de nous bassiner avec l'austérité, cette vertu nécessaire imposée aux pays dont le déficit et la dette sont jugés trop importants...

Et si Alexis Xsipras, que Bruxelles, que l'Allemagne, que l'Europe veut "faire marcher au pas"... S'en allait voir du côté de Poutine? Après tout si Le Pirée devait être Russe, est-ce que ça serait pire que Chinois qu'il est actuellement ?

Ce "pauvre corniaud" qui symbolise les peuples, les travailleurs précaires, les salariés d'en dessous le seuil de pauvreté, les retraités qui ne sont pas "de fonds de pension" mais des retraités à moins de mille euro par mois, les mères et pères de famille qui remplissent en début de mois leur caddies chez Lidel et chez Aldi, et qui, les derniers jours du mois ne mangent plus que des pâtes à la sauce tomate... Ce "pauvre corniaud" si méprisé, que l'on accuse de tous les maux parce qu'il fume, parce qu'il va boire des canettes de bière au bistrot du coin, parce qu'il est bouffé par des crédits revolving de télé et d'équipements de loisirs dont on dit qu'il n' a nul besoin et qu'il ferait mieux de dépenser le peu qu'il a avec plus de "bon sens"...

Ce "pauvre corniaud"... L'os qu'on lui concède et qu'on lui jette, l'os dont on voudrait qu'il vive avec en fermant sa gueule... Et qui est la "grande peur" des "bobos" de Goche ou de Drouatte bien "moralisants bien dans leurs baskets bien dans leurs certitudes bien dans leur pensée leur vision du monde bien dans leurs 2500/3000 euro par mois leurs placements financiers leurs appart' déco art moderne leurs résidences secondaires leurs vacances en croisière costa, qui "font dans leur culotte" quand ils voient un jeune de banlieue avec une capuche sur la tête ; jamais racistes parce qu'il faut pas être raciste mais qui peuvent pas piffrer les noirs et les cafés au lait...

Ce "pauvre corniaud" oui, il a les côtes bien saillantes, et l'os qu'il tient entre ses dents a de moins en moins de petits bouts de bidoche accrochés... Alors il faut pas s'étonner s'il aboie et s'il mord !


 

La foire exposition de Nancy

     Cette année cette foire, l'une des plus importantes en France, a lieu du 29 mai au 8 juin inclus... Je m'y suis rendu hier, le jeudi 4 juin et dès mon arrivée ce qui m'a frappé c'est l'immense espace de parking vers 14h (donc déjà en milieu de journée) dont les deux tiers de cet immense parking était une surface de bitume à perte de vue... sans voitures garées ! Seule en effet, la partie du parking proche de l'entrée était occupée par les voitures garées... sur à peine une dizaine de rangées...

Les différents bâtiments (immenses structures métalliques) au nombre je crois, de sept, sont disposés de la même manière qu'à la Porte de Versailles à Paris où se tient la foire de l'agriculture, le salon du livre... Ainsi que les structures et bâtiments de restauration, avec leurs galeries extérieures sous auvents, cafés, débits de boisson, stands de restauration rapide...

Le premier espace que j'ai visité était celui de l'ameublement, des aménagements et de la décoration intérieurs... très style 21 ème siècle dans l'ensemble... Ensuite j'ai visité l'espace des créateurs, celui des artisans, celui des "objets connectés", entre autres... Bien que nous étions ce jeudi en milieu de semaine, et hors toute période de congés, et non pas dans les trois derniers jours de la foire en week end, je m'attendais tout de même à constater disons, "une certaine animation", avec pas mal de visiteurs... En fait l'on circulait à l'intérieur des bâtiments (chacun d'une immense surface) sans risquer de heurter son voisin, l'on aurait même pu circuler en vélo ou en trottinette sans problème, tant "on ne se bousculait point" !

En 2011, année où je m'étais rendu la dernière fois à cette foire, en milieu de semaine aussi, j'avais constaté beaucoup plus d'animation, il y avait bien plus de monde alors, et le parking à 10 h du matin était pratiquement plein...

Devant les structures de restauration, les garçons hélaient sans succès les clients, dispersés et en petits groupes ou par couples, et une immensité de tables avec nappes et couverts et verres, s'étendait, sans dîneurs... Et cela aux heures où d'ordinaire on pense à se restaurer...

Ce qui m'a le plus surpris -et fort peu convaincu- c'est l'espace des "objets connectés" : je me suis trouvé à l'entrée du bâtiment occupé au centre par un espace vide et circulaire, au sol plus ou moins décoré, devant une cocote minute ultra sophistiquée dont on pouvait déclencher la mise en route depuis un smartphone grâce à une application téléchargeable, et cela même à partir de son bureau pendant son travail à 30 km de la maison ou encore depuis plus loin... Et je me disais que toute cette connectique, robotique, domotique, à distance... C'était bien là un univers, un mode de vie, dans lequel je me sentais "complètement largué"... et surtout je me disais "à quoi peut bien servir tout ça, si, fragilisés que nous sommes, Occidentaux modernes du 21 ème siècle, si "doués" que le sont certains d'entre nous pour faire marcher ces appareils ; nous sommes en vérité, tout à fait incapables de survivre dans la nature, dans des conditions très difficiles, dans un environnement hostile, ne sachant absolument rien faire (allumer un feu, trouver quelque chose à manger, s'abriter, se débrouiller dans la nature etc.)"... Je mesurais la fragilité de l'être que nous sommes devenu, en dépit de toutes nos connaissances techniques, scientifiques, de formation scolaire, universitaire et autre... (il suffit pour cela d'une grosse et longue et générale panne d'électricité, par exemple, pour que tout s'écroule lamentablement, tragiquement...) On ne sait plus rien faire, ni comment se débrouiller, alors que nos ancêtres, en des temps reculés d'avant l'Histoire, arrivaient à survivre, à communiquer entre eux, à concevoir une société, tout cela sans électricité, sans internet, sans téléphone, sans tout ce fourbi technologique du 21 ème siècle !

Ce que j'ai observé, aussi, c'est qu'au fond, tous ces produits marchands, de l'artisanat, de l'ameublement décoration, objets utilitaires ou de confort, divers appareils, machines, etc. ... (et dieu sait s'il y avait pas mal de nouveautés et de modernité dans tout ça)... C'est que c'était proposé tout de même à des prix relativement élevés, comme si tout cela ne s'adressait qu'à des gens pouvant dépenser, à revenus confortables...

Par exemple, j'étais "sidéré" de voir ces immenses "sortes de baignoires géantes" de type jacuzzi ou sauna, plus grandes que des salles de bains de maisons pavillonnaires, si immenses et prenant donc tant de place qu'il faut imaginer la maison, la salle de bains qu'il faut avoir, pour y placer ces "baignoires géantes" ultra sophistiquées pour milliardaires !

 

Quel "lieu de mémoire" pour demain ?

Maison et puitsFourLit

Cafete casinoInt gal marchStructure gal march

      Voici 3 images (éco musée de Marquèze en Haute Lande) , puis 3 autres images (galerie marchande et cafétéria de surface commerciale)...

Imaginez en 2254 un lieu réaménagé, un écomusée tel par exemple celui de Marquèse en Haute Lande, mais constitué d'une reproduction de galerie marchande de grande surface commerciale, de l'une de ces structures présentes actuellement dans les zones d'activité commerciale en périphérie de grandes villes... Un lieu "de mémoire" visité le dimanche en famille par des gens en 2254 ?

Je vous laisse déjà imaginer le "devenir relativement proche" de ces structures de grandes surfaces commerciales, de cette "architecture du 21ème siècle" qui "ne ressemble à rien" et de laquelle ne se dégage aucune émotion, aucune esthétique, aucun sens... et qui ne sont que des constructions laconiquement utilitaires, édifiées en quelques jours, éphémères, et qui vont se détériorer en quelques années...

... Le "vide" culturel, architectural... Le "non sens", l'absurdité, l'absence de "message" pour les générations futures... de notre époque en laquelle tout le monde a le nez dans sa tablette, son portable à l'oreille, se produit sur Facebook et pousse des caddies pleins à la sortie des hypermarchés...

...L'on vit aujourd'hui dans des maisons construites en 3 jours, sur un bout de terrain de 600 mètres carrés qui coûte presque aussi cher que la maison, dans un lotissement... sans savoir comment s'appelle son voisin ni avoir depuis six mois qu'on est là, parlé avec lui... et que finalement on finit par rencontrer dans une association locale de marche, de vélo ou de danse ou d'atelier de cuisine (mais qu'en dehors de l'association on continue de ne jamais voir)... Et l'on a Toutou, Minou, Kakahouètt-a-jako, ou Lapinou ou Cui-Cui en cage... et la petite maisonnette joujou en plastok jaune et rouge et vert et bleu pour le moutchatcho !

... Imaginez le film documentaire à caractère culturel mémoire du temps jadis, dans un éco musée de 2254 sur la vie et sur l'activité des gens au quotidien ainsi que sur les gadgets technologiques dont ils se servent au début du 21ème siècle... (rire... mais rire tragique et lucide)...

Je reproche à notre époque, non seulement de n'avoir point de sens, mais encore et surtout de nier le sens qu'il y avait depuis toujours, depuis l'origine de l'humanité... Un sens qui certes, pouvait être contestable, mais qui en était cependant un...

Notre époque n'a aucun sens, aussi bien dans la manière dont nous nous nourrissons, dont nous nous habillons, dont nous pensons, dans nos modes de vie et de consommation, dans la relation que nous avons avec les autres, dans la relation que nous avons avec tout ce qui nous entoure, bêtes gens et choses...

Il y a dans ce "non sens" de notre époque, quelque chose de dramatique, de désespérant, dont on crève peu à peu, qui fera qu'on disparaîtra, dans l'illusion d'un "mieux être", d'un mieux devenir"...

Comme ce qu'il restera d'une chrysalide, une enveloppe floconeuse suspendue sur un fil de clôture, et que le vent finira par détacher, nos vies qui aujourd'hui papillonnent dans tous les sens avec des ailes aux couleurs vives dans des mouvements précipités, seront emportées et se fondront en poussières dans le paysage...

Jonquilles se balançant au vent

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     Ce sont des visages qui se dandinent au vent... Et c'est bien plus joli que des culs qui se dandinent en discothèque... Ou dans les QG des partis politiques fêtant leurs succès aux soirs heureux pour eux d'élections leur ayant été favorables...

Soit dit en passant, tous ces tortillages de culs en discothèque et soirées ou après-midi dansantes, au rythme d'une musique "boum/boum battement de coeur de pieuvre" et les mains levées en claquant des doigts, c'est d'un ridicule ! ...

Océan

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Côte Atlantique, Mimizan plage, samedi 14 février 2015

Crèches de Noël (suite billet précédent)

      Je disais dans mon précédent billet sur les crèches de Noël en exposition à Castelmoron d'Albret :

"C'est dire de l'universalité du thème de la Nativité, partout dans le monde"...

En effet, de l'Indonésie au Guatemala ; du pays des Inuits du Grand Nord Arctique à la Nouvelle Zélande, partout l'on voit dans les églises, dans bon nombre de maisons ou de lieux de vie chez les gens, au temps de Noël, des crèches diversement arrangées, dont les personnages en bois, en carton, en terre cuite, sont toujours les mêmes, mais dans un décor local...

Dans l'universalité du thème de la Nativité, le message qui ressort de ce thème, est à peu près le même sous un angle différent, que celui qui ressort du Petit Prince de Saint Exupéry...

C'est bien là le paradoxe : la violence du monde mais aussi la beauté du monde avec l'espérance, l'amour, la paix, le rêve, l'imaginaire...

Je résume cette petite histoire, lue derrière la fenêtre d'une maison dans une rue de Castelmoron d'Albret :

Un roi devait choisir entre deux tableaux, les meilleurs réalisés par des artistes peintres chargés par le roi de représenter le monde... Le premier tableau montrait un lac d'eau calme avec un ciel très lumineux et très bleu ; et le deuxième tableau montrait un paysage tourmenté, de montagnes déchiquetées, avec un ciel sombre et menaçant et des éclairs d'orage, et quelque part dans un trou de roche, un buisson verdoyant abritant un nid, et dans le nid une maman oiseau nourrissant ses oisillons...

Un personnage de l'entourage du roi demande au roi lequel de ces deux tableaux il choisit, et le roi dit qu'il choisissait le paysage tourmenté avec le trou de roche tout petit contenant le nid... pour représenter le monde, la réalité du monde...

C'est bien ce monde là dans lequel nous vivons, un monde violent et dur, mais très beau aussi si l'on regarde dans le détail, dans les "trous de roche"...

Crèches de Noël à Castelmoron d'Albret ...

... La plus petite commune de France, par sa superficie de 3,54 hectares soit l'équivalent de la place Charles De Gaulle (place de l'Etoile) à Paris...

Exposition de crèches de Noël, de partout dans le monde : c'est dire de l'universalité du thème de la Nativité dans le monde...

                                               http://www.ipernity.com/doc/1199372/album/742680

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