Anecdotes et divers

Amis, rencontres, souvenirs, visages, petites anecdotes...
  • Pour la lecture cela devient difficile

    Déjà, les librairies, qui ne sont pas considérées commerces essentiels de produits de première nécessité, sont toutes fermées...

    Il ne reste que les maisons de la presse et les rayons livres des supermarchés Carrefour, Leclerc, Intermarché... Où l'on ne trouve en majorité que des thrillers, des romans policiers, ou des derniers romans d'Agnès Marre-toi du Gant, de Marc Lève-toi, de Guillaume Museau, de Frédéric Baille Bec dans l'Air, d'Âme de mon Lit et de ma Tombe, et de ces « Grands Auteurs » hyper médiatisés que « tout le monde » achète... (Notez les guillemets à grands auteurs)...

    Ensuite, commander, acheter, faire venir des livres par colis de livraison, de diverses centrales d'achat sur internet dont Amazon, Livrenpoche, Booknote et autres... Gros problème : les livraisons ne sont plus assurées (alors que tu as payé par CB ou Paypal à la commande)...

    Les vide greniers, les étals de livres d'occasion dans les marchés, hors de question tout est fermé de ce côté là...

    Les boîtes à livre, encore peut-être, mais se laver les mains avant d'y accéder et après choix, et à condition de ne toucher que le livre choisi...

    Reste les livres numériques (e-books) sur internet, à télécharger... Mais pour les livres récents, d'auteurs connus, 15 euro pour obtenir un texte numérique à lire sur un smartphone, une tablette, une liseuse ou un ordinateur, cela fait tout de même un peu cher (du vol, le prix des e-books récents sur internet -ou de l'abus)...

    Et dans les e-books, ce qui est du domaine public, donc gratuit, bonjour les temps de recherche pour arriver à trouver un livre intéressant... (Il y a bien sûr les grands classiques)...

    Du coup, je revois tout ce que j'ai sur mes étagères... Je vais peut-être relire une vie d'Albert Camus, d'Olivier Todd, le Journal de Kafka, traduit par Marthe Robert, À la recherche du temps perdu, de Marcel Proust...

    Dernièrement j'ai lu À L'Est d'Éden, de John Steinbeck, et ces jours ci je lis, de Georges Minois Histoire du Moyen Âge...

    Si pour 15 euro je devais acheter un livre numérique, il faudrait assurément que ce livre soit pour moi d'un « haut intérêt » pour ne pas dire « un chef d'œuvre de la Littérature » (Française ou autre)... Rire...

     

     

  • Pourquoi le confinement est nécessaire ...

    Si le confinement qui, actuellement concerne 3 milliards d'humains dans de nombreux pays, affecte si durement l'économie mondiale en interrompant beaucoup d'activités ; il est aussi certain que, sans aucun confinement, en laissant se développer d'elle même naturellement la pandémie, par le fait qu'autant d'humains sinon plus sans doute 4 milliards auraient été infectés, les uns asymptomatiques et les autres tombant malades... Compte tenu du taux de mortalité évalué à 1,5% pour les personnes âgées de moins de 60 ans, il y aurait eu en l'espace de 1 ou 2 ans à partir de mars 2020, quelque 60 millions de morts dans le monde ( de moins de 60 ans, donc des actifs)... Soit pratiquement autant de morts que durant la seconde guerre mondiale de 1939/1945... (sauf qu'en 1945, la population mondiale était d'environ 2 milliards et demi d'humains)...

    Autrement dit sans confinement des populations, c'est à la fin de la pandémie, tout un monde à reconstruire.

    Car 60 millions de morts cela veut dire des médecins, des chercheurs, des ingénieurs, des professionnels de l'agro-alimentaire, des spécialistes formés et compétents de tous les métiers, des travailleurs, des gestionnaires, des employés dans différentes fonctions, des infirmiers, de soignants dans les hôpitaux... En moins grand nombre pour faire fonctionner l'économie nécessaire à la vie humaine au quotidien...

    Aussi le choix entre confinement et non confinement revient-il à peu près au même : d'un côté avec moins de morts mais beaucoup de morts quand même, une économie à terre et à reconstituer ; et d'un autre côté une économie fortement affectée par la disparition en nombre important de gens dont l'activité professionnelle et de production est nécessaire...

    Sauf que, à choisir, le confinement est tout de même préférable, puisqu' avec moins de morts même si l'économie s'est effondrée, elle aura moins de mal à repartir qu'avec 60 millions de disparus qui eux, auraient définitivement disparus... Et 20 ans (une génération) pour faire de nouveaux actifs nécessaires à la marche du monde...

     

  • Le changement d'heure dans le contexte de la crise sanitaire

    Dans divers appareils les programmes sont ainsi conçus que des manipulations ou des ajustements à la main ne sont pas nécessaires, par exemple pour les ordinateurs, à 2h de la nuit, l'heure change à 3h sans aucune intervention, puisque la programmation inclut l'automatisation 2 fois dans l'année du changement d'heure...

    Il n'en est pas de même, par exemple, pour les montres à affichage digital (chiffres) qui ont 4 boutons poussoirs (2 de chaque côté) afin d'effectuer à la main l'ajustement, ni pour l'horloge à régler dans le tableau de bord des voitures, ni encore pour les cuisinières électriques et autres appareils ménagers...

    Dans le contexte de la crise sanitaire du coronavirus, avec tous ces appareils médicaux, qui ont des programmations incluant des gestions de durée de fonctionnement selon telle ou telle nécessité, si les soignants, les infirmiers, les médecins doivent en plus de s'occuper des malades et de gérer des situations dramatiques ou très problématiques, se « prendre la tête » pour effectuer des ajustements d'heure et avec la complexité des appareils... ça va pas être drôle du tout, de quoi s'arracher les cheveux !

    Il me semble que dans le contexte dramatique et extrêmement compliqué des soins à pratiquer notamment avec ces appareils médicaux dont dépendent la vie des gens, il aurait été sans doute plus logique et plus pratique, de surseoir cette année 2020 au changement d'heure !

     

     

  • Livraison des colis

    Depuis le milieu de la semaine dernière, à partir du 19/20 mars, les facteurs de la Poste déjà, n'assurent de tournées de distribution que 2 fois par semaine, essentiellement pour mettre du courrier papier dans les boîtes aux lettres, et plus du tout de colis (ces derniers demeurant « en souffrance » dans des centres de dépôt ou en bureau courrier)...

     

    Si vous voulez par exemple commander des cartouches d'imprimante par internet, les articles partent bien, les commandes sont traitées, oui, mais vos cartouches n'arriveront vraisemblablement, qu'une fois finie la période de confinement... Il vaut mieux essayer d'acheter des cartouches en supermarché (mais avec le risque de ne pas trouver le modèle souhaité pour votre imprimante)...

     

    Afin d'économiser ma cartouche noire, qui ne dure que 100/120 pages, je n'utilise mon imprimante désormais, que pour sortir des autorisations de sortie dérogatoire...

     

    En ce qui concerne tout plein d'autres commandes achats sur internet, dès que l'on sort de produits réellement essentiels, les colis n'arrivent qu'au compte goutte !

    Inutile donc, je vous le conseille, de vous ruer sur internet pour acheter quoi que ce soit, le colis n'arrivera pas avant plusieurs semaines ou bien il mettra 15 jours pour arriver !

     

    Et y 'a pas que les facteurs de la poste, beaucoup de livreurs aussi, de toutes entreprises de distribution de colis, qui, selon le caractère utilitaire de nécessité du produit, trient ce qu'il convient de livrer, stockent ce qui ne semble pas urgent...

     

     

  • Une petite anecdote

    Je me rends à pied, à 1 kilomètre de chez moi, au Carrefour Market de Tartas.

    Déjà, mardi matin avant midi, donc avant le début du confinement et des mesures prises n'autorisant de sortie que sur attestation dérogatoire, dans une affluence record de gens habitant dans les environs ; les rayons de différents produits (pâtes, riz, boîtes de conserve, surgelés, lait, beurre, fromage, etc.), ont été pris d'assaut, et en début d'après midi, il n'y avait plus rien dans ces rayons...

    Le lendemain mercredi, le Carrefour Market est réapprovisionné, sans doute avant l'ouverture de 9h, mais très vite, dans la première heure, nouveau « rush » de personnes venant effectuer leurs achats, et de nouveau les rayons des mêmes produits sont pris d'assaut...

    Jeudi, je me rends à Carrefour Market : il était dans les 10h 30, la plupart des rayons étaient garnis mais pas pour le beurre, les fromages, les yaourts, les produits laitiers...

    La caissière me dit que les livraisons à Carrefour Market ont lieu 2 fois dans la semaine et que la prochaine se fera samedi...

    Que dois-je faire :

    -Me rendre à Carrefour Market le jour de la livraison, au moment de l'ouverture du magasin où se tiennent en attente devant l'entrée, une cinquantaine de personnes rapprochées les unes des autres...

    -Ou attendre qu'il soit 10 ou 11 h ou l'après midi, et me faire à l'idée que je ne vais pas trouver certaines denrées ?

     

    Deux ou trois personnes de ma connaissance, à Tartas, par téléphone, m'ont confirmé qu'elles avaient vu des gens acheter à Intermarché et à Carrefour, d'énormes quantités de produits alimentaires non périssables, non seulement afin de se constituer des réserves, mais surtout dans le but de les revendre en cas de pénurie (et qui, ces personnes là, ne s'en sont point cachées de dire cela!)...

    Tartas, un bourg de 3200 habitants, dans les Landes... Alors, qu'est-ce que cela doit être dans les grandes villes !

    Le comportement de certaines personnes me sidère et me révolte ! … Du coup, tout en faisant tout mon possible pour me protéger en suivant bien les consignes et les recommandations, notamment éviter tout contact rapproché (en l'occurrence devant l'entrée d'un supermarché avant l'ouverture parmi 50 personnes) je me dis que « dans le lot des contaminés qui vont tomber malades, il y aura tout de même quelques irresponsables, quelques personnes de comportement égoïste, qui vont morfler » ( C'est triste de dire ça mais j'assume!)...

     

    Cela dit, les situations difficiles (guerres, épidémies, catastrophes naturelles) sont, de tout temps, révélatrices -dans le sens du bien comme dans celui du mal- de comportements humains imprévisibles en situation « normale »...

     

     

  • Cauchemar imaginé

    Un cauchemar imaginé en l'état de veille, ne serait-il pas aussi effrayant qu'un cauchemar fait en l'état de sommeil ?

    Ainsi ai-je imaginé ce cauchemar :

    Je me trouvais dans un lit avec une forte fièvre et très mal en point depuis quelques jours, et une nuit, je vis le lit se transformer en baignoire.

    La baignoire s'emplissait, l'eau arrivait jusqu'au bord et j'étais si lourd, que mon corps tout entier par le dos, collait au fond de la baignoire.

    J'essayais de soulever ma tête sans parvenir à faire émerger mon nez et ma bouche au dessus de la surface de l'eau...

     

  • Ce joli minou roux

    Minou

    Cet adorable minou roux court après les êtres humains ! Très souvent dans la journée quand il fait beau ou qu'il ne pleut pas, je le vois déambuler dans l'espace vert situé entre la route devant chez moi (route de Monfort) et le lotissement d'une vingtaine de maisons (Lotissement La Bretagne à Tartas)... Il chasse le mulot, le campagnol, la musaraigne, et se tient en arrêt, une patte avant levée, ou bien tout simplement assis dans l'herbe... Il ne doit pas trop « faire bon ménage » avec les autres minous du lotissement car en sa présence aucun autre minou ne vient...

    Mais dès qu'un humain traverse cet espace herbeux, empruntant un sentier aménagé, ce joli minou roux se précipite dans les jambes du promeneur et vient quérir des mamours, grimpe au pantalon, se laisse prendre dans les bras...

    Parfois il traverse la route et vient dans mon jardin, s'installe au soleil le long de la façade sud de ma maison ; en ouvrant la porte donnant sur le jardin, je le vois arriver, et c'est alors cinq minutes de mamours et d'escalade du pantalon et de tournicotements...

    Cela fait au moins deux ans que ça dure, au début ce minou avait autour du cou un « joli petit collier civilisé » de couleur rouge, mais depuis quelque temps, il n'a plus ce collier...

    Je ne cesse de me demander « mais quels sont les gens de ce minou, dans l'une ou l'autre des maisons du lotissement ? »...

    La route qui va vers Monfort est une départementale assez fréquentée, et il n'y a pas, comme en d'autres endroits sur des voies de circulation proches de maisons, de ces bourrelets ralentisseurs et j'ai peur qu'un jour ou l'autre cet adorable minou se fasse heurter par un véhicule en traversant... J'ai tout de même observé qu'il se montrait prudent et qu'il tournait bien sa tête à droite et à gauche avant de traverser...

    Mais je mettrais bien une pancarte avec écrit dessus «attention passage minou ralentir » sur le bord de la route en face du lotissement...

     

     

  • Salon de l'Agriculture

    Anne hidalgo

    Anne Hidalgo au Salon de l'Agriculture, « tapototote » la tête de la vache... Elle dit : « je regrette, lors de ma candidature à la mairie de Paris en 2014, de ne pas avoir proposé et fait réaliser pour 2020, une jonction RER entre Cité Universitaire ligne B et Porte de Versailles. Ainsi pour le Salon de l'Agriculture il aurait été possible de transporter par rames aménagées du RER, jusqu'à la porte de Versailles, tous les animaux et tous les équipements nécessaires à l'installation des stands. Cela aurait évité ces embouteillages monstres, de longues files de camions, fourgonnettes, etc. afin d'acheminer les animaux et le matériel, les équipements... J'aurai prévu en outre de faire aménager des rames de type convoi exceptionnel grand gabarit pour le transport des tracteurs, élévateurs, chambres frigorifiques et tous gros engins agricoles ».

    Et « tant qu'à faire » pourquoi n'aurait-elle pas aussi proposé de retarder de 2 semaines le Salon du Livre à la Porte de Versailles, afin qu'après un grand nettoyage récurage désinfectage, toutes les odeurs de paille souillée, de divers relents aient pu être totalement éliminés ? … « Pas très chic » en effet, même peu perceptibles, 2 ou 3 fragrances par ci par là, au moment des séances de dédicace des Grands Auteurs, de quelques fromages odorants de terroir sinon même de crotte de bique !

     

  • Suggestion pour un atelier d'écriture

    Imaginez et rédigez une histoire dans laquelle ce sont les méchants qui gagnent et les gentils qui perdent, mais rigolote... De telle sorte que dans cette histoire, ce soit le côté rigolo qui ressorte davantage que la victoire des méchants.

     

    Voici l'histoire :

     

    Entre la route d'Audon à Tartas dans les Landes, et le lotissement de la Bretagne, d'une vingtaine de maisons, s'étend sur environ 200 mètres un espace herbeux en lequel, le 11 décembre 2012 avaient été plantés par une équipe de jardiniers municipaux, des arbres qui, soit dit en passant, ne se sont guère trop développés. Bon, sans doute quand je serai très vieux, seront-ils alors de belle taille, ces arbres...

    Cet espace herbeux de 200 mètres de long, d'une trentaine de mètres de large, est le terrain de chasse des minous du lotissement. Il y en a habituellement, tous les jours, 3 ou 4, de ces minous, bien plantureux, évoluant, gambadant, ou en arrêt une patte levée devant un trou... Un beau noir, un magnifique blanc et gris, un joli roux, ce dernier quêtant des mamours, très familier et venant parfois, traversant la route, jusque dans l'entrée des maisons situées de l'autre côté de la route.

    Les campagnols, les mulots, les musaraignes et autres petits rongeurs, ont généralement dans cet espace herbeux, une durée de vie très courte...

    C'est -dis-je- « que le Bon Dieu il a pas fait la souris pour faire joli dans la nature, mais pour être bouffée par le minou »...

    Dans « Titi et Sylvestre » un illustré pour enfants, c'est toujours l'oiseau (Titi) qui gagne et ridiculise Sylvestre, le gros minou... Comme dans les contes de fée où ce sont les gentils qui gagnent et où les méchants perdent...

    Comme chez les Témoins de Jéhovah où, dans leurs écritures sur le « monde à venir » l'on lit ceci « le loup se couchera auprès de l'agneau et le lion mangera de la paille »... Ce qui, extrapolé à la relation entre la souris et le minou, devient « le minou mangera de l'herbe » et « le souriceau tètera la minette »...

    Un « non sens », une négation totale de la « mécanique de l'univers », de la relation naturelle qui s'établit entre les êtres vivants... (qui soit dit en passant n'est pas faite que des uns qui se nourrissent des autres, mais aussi de symbiose, d'association et de complémentarité)...

    Mais c'est vrai que la « mécanique de l'univers » ne « fait pas dans la dentelle » et que la vie, que la réalité, « n'est pas un conte de fées »...

    Le principe de cette « mécanique de l'univers » extrêmement complexe tout en étant ordonné, moteur et créateur de tout ce qui existe, naît, se développe, disparaît, avec ses lois physiques et chimiques... Est -pour ainsi dire- « la seule vraie justice », une « justice » qui survivra à la justice des humains... Et aux « contes de fée » des humains, et aux « contes-histoires vraies-horreur/épouvante » des humains...

     

    Cela dit, Mayotte, le 101 ème département français, n'est pas loin s'en faut le « paradis des minous »...

    Je me souviens qu'en 2014, entre Koungou, Kaweni et Mamoudzou, l'on voyait sur des pare-brise de voitures, des chats broyés écrasés qui avaient été écartelés par des jeunes de 15 ans désœuvrés livrés à eux-mêmes dans la rue (ils se mettaient à quatre et chacun tirait le chat par une patte)...

    Cependant, les chats errants étaient aussi attrapés par des migrants clandestins, qui, très pauvres et dans une misère endémique et demeurant sous des abris sommaires de planches, tôles, caisses empilées et bâches et tissus divers, les bouffaient...

     

     

  • Un rêve bizarre (nuit du 31 janvier au 1er février)

    Sous anesthésie locale, lors d'une consultation intervention en hôpital de jour, l'on m'avait extrait, juste en dessous de l'os pariétal de la boîte crânienne, entre des replis du cerveau, trois sortes de petites larves mortes qui ressemblaient à des anneaux de ténia, dont les extrémités étaient racornies et durcies...

    Le praticien m'avait foré la boîte crânienne avec une « perceuse chirurgicale », puis introduit dans la petite ouverture ménagée, une longue pince effilée munie en son extrémité de minuscules crochets, et une fois atteinte la zone à traiter, avait écarté les plis cérébraux afin de pincer chacune des trois petites larves mortes en l'un de leurs bouts racornis, et de les extraire...

    Alors que je me trouvais encore sous l'effet de l'anesthésie locale, le praticien m'avait montré les petites larves qui, effectivement avaient une ressemblance frappante avec des anneaux de ténia, d'une couleur de blanc sale, durcies et recourbées en leurs bouts... Et, comble de l'horreur... L'une d'entre elles était « encore vivante » et « gigotait » comme un ver cannibale furieux d'avoir été sorti d'un bout de viande juteux...

     

    En me réveillant, je pensais à des cervelles d'agneau congelées, transportées par cargo frigo d'Amérique du Sud ou du Nord, ou de Chine ou d'Australie ou de Nouvelle Zélande, à destination des grands ports d'Europe, puis acheminées par camions frigorifiques de 38 tonnes vers les grands centres commerciaux...

    J'imaginai en plein océan Atlantique ou Pacifique, particulièrement en zone intertropicale, une panne d'électricité suite à un court circuit sur un cargo usine géant -ou un incident technique assez sérieux- cause d'une « rupture de la chaîne du froid » de plusieurs heures voire même de 2 jours...

    « Silence radio » -on sait bien pourquoi- sur ce temps de « rupture de la chaîne du froid » en plein milieu de l'océan... Loin de toute base terrestre et donc hors contrôle... Vu l'enjeu économique et financier, la perte de ces tonnes de cervelles -et autres produits de viande d'ailleurs- qu'il aurait fallu jeter dans l'océan (régal pour les requins)... Donc « on fait l'impasse sur cet épisode de rupture, c'est réparé -on a mis 48 h mais tant pis- l'électricité revient... Et basta, on continue comme si rien ne s'était passé »...

    Par 45 au soleil sous les tropiques sur le pont du navire, avec de surcroît 95 % de taux d'humidité dans l'air ambiant, durant le temps de la rupture de la chaîne du froid, quelques « miasmes » microscopiques, virus, bactéries... Se sont introduits dans les cervelles et dans les quartiers de bidoche...

     

    Mon « histoire » s'arrête là...

    Je ne suis guère un fanatique de produits alimentaires (notamment carnés) qui viennent de l'autre bout de la planète, et qu'on achète dans des « Grand Frais » ou des « Leclerc géant » !

     

    NOTE : Au 19 ème siècle à travers les océans, l'on transportait vivants les animaux d'élevage que l'on nourrissait et soignait, dans des conditions de confinement et d'entassement déplorables- et c'est ainsi que s'opérait la « mondialisation » de l'époque pour la consommation vulgarisée de viande... Avec déjà tous les risques sanitaires que cela comportait, surtout du fait de la manière dont étaient traités les animaux d'élevage...

     

    Au 51 ème siècle dans la « Confédération des Planètes Développées de plusieurs systèmes stellaires dans le groupe local galactique », c'est par vaisseaux spatiaux que seront transportés, cryogénisés, des animaux d'élevage tels que des sortes de moutons-kangourous ou de vache-hippopotame …

     

     

  • Souvenir d'un 28 janvier

    Le lundi 27 janvier 2014 je me trouvais dans un TGV Bordeaux – Aéroport Roissy Charles De Gaulle, avant de prendre un avion XL Airways à destination de Mayotte et La Réunion, départ 22h 30 de Roissy, avec un arrêt à Marseille Provence vers minuit (une heure trente d'arrêt), et arrivée à Dzaoudzi (Mayotte) le mardi 28 janvier vers 11h heure locale...

    Je me souviens, à l'arrêt de Marseille, de ce Cadi musulman en grande tenue gandourah blanche et chéchia rouge, qui semblait être (en fait se montrait) le « caïd du coin », très sûr de lui, très entouré de ses amis et famille proche, et qui, très certainement à son arrivée à Mayotte, allait être accueilli dans sa communauté et donc, n'avait aucun souci à se faire pour son hébergement...

    Quand on sait qu'à Mayotte le problème, la « prise de tête », la « galère » que c'est pour trouver un hébergement (hôtel, chambre d'hôte) tout au long de l'année ; ce Cadi faisait certainement partie des bienheureux !

    Durant toute la durée du voyage depuis Roissy jusqu'à Dzaoudzi, j'ai eu la chance de me trouver proche d'un hublot, de telle sorte que j'ai pu assister après le départ de Marseille, au survol en diagonale de la Méditerranée, au passage au dessus du golfe de Benghazi (Lybie), puis la traversée du désert Lybien, du Soudan, d'une partie de l'Ethiopie ; et au moment où le jour se levait, vers 5h 30 sur ma gauche dans un lointain qui me paraissait proche, le massif du Kilimandjaro 5000 mètres de hauteur, se dressant à la limite du Kenya et de la Tanzanie...

    Un « pur émerveillement » pour moi... L'œil collé au hublot... Je pensais à tous ces gens devant et derrière moi, qui avaient tiré le rideau du hublot, et qui regardaient des films vidéos de thrillers débiles...

    Puis ce fut le survol de l'océan Indien, sorti d'Afrique au dessus de Zanzibar et Dar es Salaam, puis la descente sur Mayotte...

     

    NOTE : Avec Air France ou Corsair, à destination de La Réunion, le trajet est différent : depuis Orly, survol des Alpes, de l'Italie, entrée en Afrique au large d'Alexandrie, survol de la Mer rouge, de l'Ethiopie, de la Somalie et de l'océan indien...

     

  • À la Tu-es-laid ...

    Souvent, enfin presque chaque semaine, le vendredi soir, les Télés versent dans la « consommation loisiresque et divertissante de masse »...

    Pour ce vendredi 17 janvier 2020, aux programmes, ces « clous quasi habituaux » :

    NCIS série policière sur M6, Castle autre série policière sur TMC, Fort Boyard sur France 4.

    Et, « tout nouveau » (depuis quand j'en sais rien), Vendredi tout est permis avec Cékédubonheur sur TF1 ; La grosse rigolade sur C8 (inédit)...

    Bon, c'est vrai, il y eut durant 3 semaines dernièrement, le vendredi soir « La guerre des trônes » une série historique, sur ARTE... Qui m'a fort intéressé et par laquelle, pourtant fort en Histoire que je suis, j'ai appris des choses que je ne savais pas...

    Toutes ces séries et films de télévision et émissions de rire et divertissement variétés, ont en général un grand défaut : les personnages, gens de télévision, comédiens des nouvelles générations, notamment les comiques (ou « pseudo-comiques »)... Ont un débit de parole trop rapide, l'on ne comprend pas la moitié de ce qu'ils racontent... Et aussi, toutes ces émissions de shows variétés sont bourrées d'effets spéciaux de technologie son lumière ultra percutants...

    Sans doute les maîtres de la Télé (dans mon jargon je dis « la Tu-es-laid »... Soucieux de l'audimat qui « booste » leur pouvoir, leur dominance et leur chiffre d'affaire en terme de profit ; s'évertuent-ils à proposer des programmes -en fin de semaine- pour des gens qui, en majorité, ont eu « une dure semaine de travail » avec en plus des aller retour embouteillage bagnole ou train métro bus ; des programmes de divertissement, de séries policières ou hospitalières... (Soit dit en passant, l'hôpital à la Télé, en plus de l'hôpital au vrai ou de l'hôpital qui nous pend au nez un de ces jours... bordel, c'est pas le pied!)

    « Cékédubonheur » ! Déjà rien que le titre de l'émission, ainsi libellé, « ça en dit long » sur le « niveau culturel essemmessique-jargon-smartphonique d'une « télé pour les nuls » dans la série de ceci cela pour les nuls y'en a même pour les éplucheurs de noyaux de lichee !... (Peler les noyaux de lichee pour les nuls)...

    Quand à la « grosse rigolade », si c'est pour surtout entendre les vagues de rire des gens présents sur le plateau, se succédant en houles au même rythme qu'un orchestre Jack Star de fête foraine de village... Autant passer sa soirée du vendredi à faire des mots croisés ou à lire un bon livre...

     

  • C'était bien chez Lorette ...

    … L'un des plus grands défauts, en France, de la plupart des restaurants -est-ce la même chose dans les autres pays Européens ?- c'est la concentration des tables, trop à mon avis, rapprochées les unes des autres, dans des salles qui cependant pour certaines dans des établissements importants en renommée et fréquentation, sont de dimension assez convenables pour permettre l'aménagement d'un espace on va dire décent... 
    Et j'utilise ce mot „décent“ à dessein, car il s'agit bien de „décence“ lorsque des couples ou des amis décidant de passer ensemble un bon moment autour d'une table de restaurant, gênés qu'ils sont, par une trop grande proximité de leurs voisins de table, sont contraints de mesurer -en le moins de décibels possible- leurs propos d'une part, et la teneur de ce qu'ils se racontent entre eux, d'autre part... Autrement dit „bonjour la discrétion“... 
    Lorsque la salle est comble, que toutes les tables sont occupées, je ne vous dis pas le brouhaha général, de voix, d'intonations verbales, de rires et parfois de cris, tout cela accompagné de bruits de verres, de couverts, de chaises,  de bouteilles de vin débouchées, encore tout cela aussi,  parfois sur fond de musique d'ambiance du genre succès de discothèque et airs à la mode... 
    Et les odeurs (ou plutôt les fragrances), mêlées et emplissant la salle, des plats servis... Et surtout des reliefs de repas fleurant le refroidi, dans des assiettes qui n'ont pas encore été débarrassées... 
    Oui, c'est bien là à mon sens, le plus grand défaut, de beaucoup de restaurants en France dans les grandes villes, notamment Paris, dans les villes de moyenne importance en province ; cette trop grande proximité des tables... L'on peut s'en rendre compte lors des fêtes de fin d'année, le jour de l'an, à Pâques, les jours fériés, et durant les vacances d'été dans les régions touristiques les plus fréquentées, enfin là où il y a du monde partout finalement en toutes saisons... 
    L'on pourrait aussi parler de la qualité, de la réactivité, de la rapidité du service qui trop souvent font défaut, et des mets à la carte, qui, de toute une évidence que l'on éclipse -faisant comme si ce n'était pas évident- sont quasiment tous préparés à l'avance, congelés puis décongelés avant d'être traités en cuisine, arrangés et servis … En effet, comment voulez vous que tout ce qui figure sur la carte en autant de variétés et de choix, puisse être cuisiné au fur et à mesure à la demande, sans avoir au préalable été préparé d'avance et stocké dans des congélateurs voire des chambres frigorifiques ? 

     

  • Petite anecdote historique : le jour où s'arrête la révolution française

    ... C'est, exactement et précisément, le 13 Août 1799 que se termine la période de la révolution française qui avait débuté le 14 juillet 1789 avec la prise de la Bastille...

    Ce 13 août 1799 en effet, sur ordre de Siéyes (qui sera le président du Directoire du 26 août au 9 novembre 1799), Joseph Fouché alors ministre de la Police, fait fermer le club des Jacobins qui se tenait dans la salle du Manège...

    C'est d'ailleurs Joseph Fouché lui même qui avait, la veille de ce 13 août, suggéré de faire définitivement fermer la salle du Manège où se réunissait le club des Jacobins, lequel club où battait pour ainsi dire le cœur de la révolution française depuis dix ans, où survivait encore ce qui restait des jours tumultueux, de l'esprit et des fondements de la Révolution Française...

    Il faut dire que depuis 1795 avec le Directoire, le club des Jacobins ainsi que d'ailleurs tous les autres clubs, n'étaient plus que des assemblées où l'on discourait, usant de paroles patriotiques enflammées qui, comme les assignats, avaient beaucoup perdu de leur cote auprès de l'ensemble d'une population toutes classes sociales confondues, d'une société lassée des violences, des désordres et aspirant au repos, à l'ordre, à la paix...

    Aussi cette intervention de police avec l'arrivée de Joseph Fouché en pleine réunion des Jacobins ce 13 août, s'est-elle faite sans incident, sans réaction, les personnes présentes dans la salle du manège, tête basse, n'ont donc opposé aucune résistance autre que l'expression d'une indignation et d'un mécontentement en paroles, et sont sorties de la salle... Joseph Fouché, une fois la salle évacuée, a fermé la porte à clef et emporté la clef avec lui...

    L'on peut dire que c'est le tour de clé qui a mis fin à la Révolution Française...

     

    ... Cette "anecdote" me porte à penser que des régimes politiques -quels qu'ils soient- ou que des "systèmes" -de gouvernements, de constitutions et de fondements et de principes, ou encore d'économie de tel ou tel type... Et, par extension, des civilisations... Aussi durables qu'ils aient pu être, aussi régissant qu'ils furent de la société, de la pensée conventionnelle et officielle ; aussi soutenus, entretenus -et parfois discutés- par l'opinion publique majoritaire, par les principaux acteurs de la puissance médiatique... Et cela de tous temps (donc ce qui existe aujourd'hui dans le monde d'états, de royaumes, d'empires, de républiques, de régimes, de type d'économie, tout comme ce qui a existé dans le passé)... Peut du jour au lendemain pour ainsi dire, être anéanti par un évènement, un acte ou un fait précis, particulier, qui prend une dimension de symbole (par exemple la démolition du mur de Berlin le 9 novembre 1989) ... Mais cet événement ou fait ou acte précis, devenant le symbole d'un "tout", d'un "tout" qui a pris, comme les assignats et les discours enflammés et les grandes résolutions portées en étendard dans le vent, des dix ans de la Révolution Française... Une très forte décote dans l'opinion publique et d'un bout à l'autre de la société...

    Un "tout" qui est constitué, justement, de mille et mille événements et faits, reliés les uns aux autres, devenus pour de plus en plus de gens, générateurs de toutes sortes de maux, insupportables et dont les conséquences rendent plus difficiles la vie au quotidien pour beaucoup de monde...

     

     

  • Jour "sans", jour "avec"...

    ... Une journée où il n'y a

     

    Aucun train, aucun avion à prendre ; sachant que ce train peut-être ne circulera pas ce jour, ou sera retardé et fera manquer la correspondance pour se rendre là où l'on doit aller... Ou qui partira à l'heure prévue mais dont, sur le tableau d'affichage, le numéro de quai n'est annoncé que -en principe- 20 minutes avant mais finalement ce numéro de quai n'est enfin visible que 13 minutes avant le départ, avec la course au pas de charge en tirant sa valise et, désagréable surprise, le quai numéro tant ne se trouve plus là où il doit être mais à l'autre bout par suite de travaux ou de problème de sécurité, il faut alors contourner des espaces délimités par des rubans rouge blanc pour parvenir au quai de départ du train, et arrivé là, attendre encore dans une file de passage, passer devant un agent de contrôle et enfin, enfin, dernière course au pas de charge, essayer de localiser la voiture numéro tant qui, comme par hasard est située vers la tête du train... Sachant que cet avion sera peut-être annoncé sur le tableau d'affichage "retardé" ou "chanceled", et si "retardé" sans savoir s'il partira ce jour et dans ce cas, une nuit à envisager de passer sur un siège de salle d'attente de la zone internationale "duty free" (détaxée), un environnement de boutiques de ces mêmes produits que l'on trouve partout dans ces zones, vêtements de dernière mode et de marque, vins, bijoux, parfums, sacs etc. ...

     

    ... Une journée où il n'y a

     

    Pas à devoir se rendre dans une grande ville où il est très difficile voire impossible de stationner autrement que dans des parkings souterrains Vinci-Eiffage aux accès compliqués et étroits, aux caisses automatiques situées là où il faut aller les chercher... Ou pas à devoir circuler dans cette ville avec un GPS qui n'est pas à jour parcequ'on n'a pas téléchargé la dernière version forcément payante (soit dit en passant, avec tout ce qu'il faudrait payer sur internet, applications en téléchargement, le moindre service marchand où de surcroît il faut s'inscrire s'abonner on n'en sort pas)... Pas à devoir stationner dans une zone à parcmètres où tu dois taper ton numéro d'immatriculation (que tu ne connais pas forcément par coeur) choisir ta durée, introduire ta carte bancaire, et si en revenant tu dépasses d'une minute le temps prévu, t'as un supplément de 17 euro à payer donc bonjour le stress de parvenir à l'heure depuis l'endroit où tu as voulu aller...

     

    ... Une journée où il n'y a pas

     

    A devoir être coincé, en bagnole, dans un embouteillage monstre durant deux heures sur une portion de rocade, d'autoroute ou d'abord de grande ville (et non pas, souvent comme pour beaucoup de gens, seulement cette journée mais aussi les autres jours de la semaine)...

     

    ... Une journée où il n' y a

     

    Pas à devoir se rendre dans un service d'urgence à l'hôpital, arriver en bagnole, la personne que tu accompagnes ne peut pas se déplacer facilement il faut te garer en catastrophe si toutefois tu le peux et pour un bref instant... Pas à attendre dans une salle, un couloir, à l'hôpital, en milieu médical, qu'on vienne te chercher, que tu sois assis sur un banc en moleskine ou sur une chaise ou étendu sur un brancard, une civière...

     

    ... Une journée où il n'y a

     

    Aucune démarche administrative ou autre, très compliquée à effectuer, nécessitant au préalable une recherche de papiers, de documents -parfois introuvables- ... Aucune communication téléphonique épuisante, à résultat incertain ou aléatoire, lequel appel doit se faire par un 08 boîte vocale puis taper 1,2,3... pour ceci cela et veuillez patienter un interlocuteur va vous répondre...

     

    ... Une journée où il n'y a -en bref- rien, absolument rien à galérer en quoi que ce soit, d'épuisant, de stressant, d'ennuyeux, de "kafkaien" en somme...

    Même si cette journée est la plus ordinaire, la plus banale qui soit, sans le moindre événement de rencontre, de visite... Sans la moindre chose qui rende cette journée un peu plus intéressante à vivre qu'une autre...

    ... Eh bien cette journée là est une journée heureuse, heureuse d'être vécue sans le moindre ennui, sans la moindre galère, béatement... Comme un chat ou un chien de la maison qui, étendu au soleil sur la terrasse ou dans l'allée du jardin, n'a pas même le souci de la gamelle qui contient sa nourriture et qui, de toute façon, sera pleine quand il se lèvera pour aller manger...

    D' une telle journée, avec du matin jusqu'au soir, à chaque heure, la conscience de sa quiétude, de son absence d'"emmerdements", l'on ne devrait jamais se dire que "ça passe trop vite ou trop lentement", le temps devrait alors être ressenti "intemporel"...