Restrictions d'eau : mais pour le maïs ?
- Par guy sembic
- Le 10/07/2026 à 07:24
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… 27 départements Français viennent d’être déclarés en crise sècheresse et canicule, et en conséquence subissent des restrictions d’eau interdisant l’arrosage des jardins et le remplissage renouvellement en eau des piscines privées, quand ce ne sont pas des coupures d’alimentation en eau, ponctuelles, de telle heure à telle heure, décidées dans les cas extrêmes…
Mais en ce qui concerne l’arrosage du maïs cultivé sur de grandes surfaces, pas de restriction pour le pompage direct dans les rivières ou en profondeur pour puiser dans les nappes phréatiques ou pour constituer d’immenes réserves (des bassines)…
Si l’on compare la quantité d’eau utilisée en usage domestique au quotidien, et même en incluant dans cet usage l’arrosage des jardins (des plants de tomates, haricots, etc. … Et de parterres de fleurs) – en excluant tout de même les piscines – avec la quantité d’eau pour la culture du maïs, le rapport peut s’établir de l’ordre de 1 pour 5 soit 1 pour l’utilisation de l’eau en usage domestique et 5 pour le maïs… Ce qui fait bien là, une disproportion notable !
C’est que le maïs en culture intensive sur de grandes surfaces dans les régions françaises, dont le besoin en eau s’accroît durant les périodes de sècheresse et de canicule – et qui est déjà très important en période « normale » - c’est :
- La production d’amidon, de cet amidon que l’on retrouve partout dans notre alimentation notamment les produits à base de céréales, le lait, les fromages, les pommes de terre, les plats cuisinés préparés prêts à consommer, etc. …
-La production de méthane pour faire rouler les bus urbains au biogaz et en usage industriel (chaleur, énergie), et aussi en usage domestique (chauffage, climatisation dans les habitations, eau chaude des salles de bain, cuisson)
-La production d’Ethanol (GNL) pour les véhicules roulant au bio-carburant, pour les navires de croisière…
-Enfin aussi pour la production de maïs d’ensilage dans lequel sont inclus toutes sortes de composants agro chimiques afin que ce maïs d’ensilage nourrisse des vaches qui vont faire, par leurs bouses, du méthane ; des veaux d’élevage intensif et accéléré, d’énormes quantités de poulets, de poules pondeuses en élevage industriel ; des porcs…
L’on imagine alors, si l’on n’arrosait plus autant le maïs, ce qu’il adviendrait en matière de conséquences pour la production alimentaire, pour la production d’énergie… Mais aussi et surtout il faut dire, le « manque à gagner » pour les géants des marchés de produits de consommation, de véhicules, d’équipements ; pour l’économie de croissance de tout un pays !
Impensable ce « manque à gagner » ! Trop d’emplois en jeu ! Il faut donc « ces énormes quantités de maïs en culture intensive »… Et bien évidemment, l’eau nécessaire pour que ce maïs pousse !
Le maïs, oui…
Mais il n’y a pas QUE le maïs pour entretenir et « doper » la croissance économique définie comme incontournable ; le maïs n’étant que l’un des principaux « fer de lance » de la « marche du monde », une marche qui interdit tout retour en arrière et dans laquelle nous sommes entraînés inexorablement comme dans le courant d’une rivière…
Tout ce que l’on peut faire « au mieux » c’est de ralentir le courant (un peu comme des gosses qui joueraient à construire des barrages dans un petit ruisseau avec des bouts de bois ou en entassant des cailloux en travers)…
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