La lumière des êtres

  • Par
  • Le 28/04/2026 à 08:16
  • 0 commentaire

… « C’est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu’un jour ou l’autre nous prend l’envie de les larguer.

La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l’intelligence.

Ç’en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude ».

 

[ Léo Férré ]

 

… Pour ma part, je dis de la « vraie lumière » des êtres lorsqu’elle paraît et rayonne, qu’elle éblouit jusqu’à aveugler, plus qu’elle n’éclaire… Et que c’est seulement lorsqu’il faut l’aller chercher – parce qu’elle ne paraît pas- et que l’on parvient à la trouver, qu’alors elle éclaire…

La lucidité est bien, oui, un « exil construit » parce que, innée à l’origine de notre vie – dans les toutes premières années de notre enfance – très vite, avec le vécu, avec tout l’apport de ce qui nous entoure et dont nous devenons dépendants ; la lucidité disparaît, remplacée par la réactivité mais surtout par ce qui s’est fait en nous dont nous dépendons autant que de ce qui nous est apporté… Et qu’il faut alors, cette lucidité, effectivement construire – ou plus exactement retrouver…

Et que retrouvée, elle se révèle un exil, elle nous isole… Du fait de tous ces autres qui eux, suivent les mêmes chemins balisés et font étape aux mêmes endroits en général les plus recherchés…

Peut-elle être une « porte de secours » ?

Pour les âmes fortes, vraiment fortes, oui…

Est-elle le « vestiaire de l’intelligence » ?

Si dans le vestiaire nous nous dépouillons du manteau de nos ignorances et de nos illusions pour prendre le manteau de la connaissance et du sens de la relation, oui…

 

 

 

lumière

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire