verbe
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Ascension
- Par guy sembic
- Le 14/05/2026
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… En ce jeudi 14 mai de l’Ascension, en ouvrant les volets à 7h 20 ce matin, m’est venue d’emblée à l’esprit… La « déscension » du monde…
Ne cherchez pas dans le dictionnaire ce terme « déscension »…
Et, avec la « déscension » du monde me vient en même temps à l’esprit cette réalité associée à la « déscension », réalité selon laquelle toute opposition, toute critique, tout combat contre l’ordre et contre le mouvement du monde, qu’il soit mené par une organisation du genre ONG, humanitaire ou autre, par un gouvernement pour autant qu’il s’en trouve un de gouvernement, déterminé à « changer les choses » ; par un collectif de gens agissants et disposant de moyens de se faire entendre et réunis en asssociations ; et par, plus généralement par tout un chacun sur cette Terre combattant à sa manière par son comportement, par ce qu’il exprime, par ce qu’il fait savoir autour de lui, par ses choix de mode de vie, d’usages et de consommation – de produits alimentaires, d’équipements, d’habillement etc. …
Est désormais dans la « marche du monde » telle qu’elle se fait, s’accélère et se pérennise…
Un combat sans issue…
Un combat dont il ne demeure que le Verbe et sans doute « un peu mieux que le seul Verbe » : l’expression artistique sous toutes ses formes – peinture, danse, poésie, littérature, musique…
Le Verbe et l’expression artistique, donc… À défaut de l’agissement (de l’agissement notamment armé pour autant que les acteurs du combat se soient procuré des armes)…
L’ordre et le mouvement du monde – de ces années vingt du 21 ème siècle – sont les porteurs en eux, de cette « déscension » du monde que seule, une grande catastrophe, ou un cataclysme affectant la Terre toute entière, peut interrompre… (L’on peut penser à une guerre atomique, à une pandémie due à quelque virus sorti du permafrost ou du trafic d’animaux sauvages, ou encore à une succession en cascade d’événéments climatiques d’une violence extrême)…
« Aléa jacta est »… L’on ne « reviendra pas » - sauf contraints et forcés par un cataclysme affectant toute la planète- à un ordre et à un mouvement du monde qui jadis furent du temps où il n’y avait pas d’électricité, d’internet, de smartphone, de machine à laver, d’automobiles et d’avions, de numérique, de nano-technologies, d’intelligence artificielle…
Que tu te rendes à « Grand Frais », à Leclerc, à Intermarché, pour tes courses au quotidien, quelque voiture avec la quelle tu roules… Quelques matériaux avec lesquels sont construits ta maison, quelques équipements ménagers, ordinateurs, smartphones, portail à digicode, appareils automatisés, robots, etc. … Dont tu te sers … Jusqu’aux vêtements que tu portes… Et nos industries, nos commerces, nos artisanats, nos marchés même locaux et de terroir… Tout ça c’est du « made in China, Bangladesh, India, Corée, USA, Brésil »… (Mais surtout et pour l’essentiel – pour quasi la moitié- « made in China »)… Jusqu’au fin fond des campagnes les plus reculées… Et ça circule par millions de containers empilés sur des milliers d’énormes navires parcourant de très grandes distances sur les océans – et empruntant les mêmes passages que la géographie de notre planète impose…
Et quand ça ne circule pas sur les océans, ça circule dans les airs – dans la haute atmosphère – avec le fret aérien…
Aucune littérature, aucune expression artistique, aucun propos posté sur Facebook, Instagram, Tik-Tok, X, ou autre « résalsocial »… Aucun rappeur, aucun musicien compositeur, aucun écrivain connu ou méconnu… Aucun habitué du bistrot du coin en discutant avec son pote devant un verre de ricard au comptoir… Ne peut « arrêter ça » - cet ordre et mouvement du monde actuels…
Et la « déscension » elle est vue par tout un chacun – ou plutôt non pas vue mais perçue – comme le serait dans une salle de cinéma, sur NETFLIX sur sa télé, un « film catastrophe épouvante » dont on est le spectateur « loisiré fasciné »… Avec, assis dans le canapé, devant soi sur une petite table, le seau de pop’corn, les cacahuètes, le coca ou la canette de bière…
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Crier les maux par les mots
- Par guy sembic
- Le 07/11/2025
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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… Crier les maux par les mots, par le dessin, la scuplture, la musique, la danse, et, à défaut de tout cela, dans les manifs qui ne sont pas des manoufs… Ou peut-être mieux encore en prenant un verre à la terrasse d’un café en compagnie de personnes différentes de soi avec lesquelles on ne se fâche pas… C’est le pouvoir de ceux et de celles qui n’ont pas le Pouvoir et ne détiennent pas les outils ou les armes du Pouvoir…
Il y a bien sûr la vanité du Verbe, mais il y a aussi la mobilité du Verbe dans son espace de diffusion avec ce qu’il porte en lui…
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Le Verbe
- Par guy sembic
- Le 07/05/2021
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… Le Verbe est comme la sève qui irrigue le bois de l’arbre ainsi que le corps ou le tissu de tout ce qui pousse ; il donne vie à l’arbre et à la plante, il fait tout l’espace de communication entre les êtres vivants…
Il a donc un pouvoir, une puissance…
Je lui souhaite, lui espère, le rêve, d’acquérir le même genre de pouvoir, que celui que j’ai une fois évoqué dans une histoire qui parle du “dragorek” : un très jeune enfant qui, serrant un caillou entre ses doigts, déclenche une force capable d’anéantir le monde à l’instant…
Mais… Au lieu d’anéantir le monde, le “dragorek du Verbe” guérit le monde de ses maux, enlève la souffrance des gens, éclaire sans aveugler…
… Entre les êtres vivants qui ne sont pas des êtres humains – je pense par exemple à des oiseaux, à des chiens, des chats, des vaches, des chauves souris ou des fourmis… Le Verbe est Verbe dans un tout autre sens : son “équivalent” se décline en son, en cri, en odeur, en vibration, en onde, en phéromone…
C’est, pour l’être humain, la position du larynx (en haut à l’âge adulte et progressivement entre bas et haut, de la très petite enfance jusqu’à l’adolescence) qui est à l’origine du langage articulé.
Pour tous les autres êtres vivants, notamment tous les mammifères, et en particulier les singes, ainsi qu’avant – 2 millions d’années pour les premiers humains (hominidés), le larynx n’était et ne restait qu’en position basse…
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Le Verbe
- Par guy sembic
- Le 24/04/2021
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Le Verbe
… Le Verbe peut être violent, iconoclaste, décapant… Ou poétique, très beau à entendre mais surtout à écouter…
Le Verbe peut être comme celui de Louis Ferdinand Céline, celui de Léo Ferré, de Coluche, de Jacques Brel mais aussi comme celui de Georges Brassens, de Jean Ferrat…
Le Verbe on en fait ce qu’on en veut… Mais à vrai dire plutôt ce que d’ordinaire ou communément il nous suscite…
Le Verbe est magicien ou charlatan…
Le Verbe ne fait pas forcément l’action, mais parfois il la provoque, il l’induit…
Ce n’est pas parce que le Verbe est violent, iconoclaste ou décapant, ce n’est pas parce qu’il se fait Kalachnikov pointée sur ce qu’il veut abattre, qu’il se fait pour autant assassin ou terroriste… En effet, par exemple pour l’humoriste “qui ne fait pas dans la dentelle” ou “qui appuie fort là où ça fait mal”; il expurge plus qu’il ne suscite ou pousse à agir… Quoiqu’il prenne le risque que ce qu’il évoque dans la caricature qu’il brosse, se réalise parce que suscité…
Le Verbe on en fait ce qu’on en veut mais c’est tout de même un moteur…
Reste à savoir si ce que l’on en fait ça change quelque chose dans la vie des gens… Et dans sa propre vie…
Il y a oui, le Verbe…
Mais il y a aussi…
Comme pour l’arbre, l’écorce et le bois dont on est fait…
L’écorce dans sa texture et qui se fait protectrice ou habit…
Le bois jusqu’en son cœur et par la sève qui l’irrigue…