tableau raté

  • Le tableau peint avec la queue d'un âne

    … En Russie, des gens se battent entre eux afin d’obtenir 2 ou 3 litres d’essence, parvenus enfin près de la pompe, ayant attendu trois heures dans une file d’attente de plusieurs centaines de véhicules…

    Et voient passer au dessus d’eux un drone ukrainien qui vient s’abattre sur le dépôt de carburant situé à proximité de la station…

    Poutine n’a « rien trouvé de mieux » que d’autoriser la distribution d’un carburant délétère de très mauvaise qualité contenant 15 fois plus de souffre qu’un carburant normal, et qui endommage les moteurs…

    Les gens, en Russie – du moins ceux qui vivent « selon le même niveau (de « standing de vie ») - que partout dans le monde occidental où le PIB moyen par habitant dépasse 10 000 euro ou au mieux 20 000 ; sont les mêmes qu’en France, qu’en Allemagne ou Espagne… De telle sorte que l’on retrouve partout les mêmes comportements individuels, où chacun s’évertue à « obtenir plus et mieux que l’autre » et se montre, dans des situations sensibles, agressif…

    L’on imagine alors la France, cette France qui est la nôtre au quotidien, dans une situation de grande pénurie – de carburant ou d’autre chose ( alimentaire, produits d’équipements indispensables) …

    Les files d’attente, les « débordements », les échauffourées, les comportements agressifs… Des visages qui, quasiment tous, ressembleraient au visage de Didier Deschamps à l’issue de la demi finale de la coupe du monde de football…

    Cela « donne une idée » de l’état du monde, de la société…

    C’est comme « le tableau raté » qu’aurait produit un artiste peintre tenant en sa main, non pas un pinceau, mais la queue d’un âne « sauf que ça serait la queue de l’âne elle-même qui ferait le travail (la « composition »)…

    Cependant l’on parviendrait – mais cela dépendrait du regard porté – entre deux griffures, entre deux lèvres écarlates et déchirées… À extraire… De la beauté, de cette beauté que tout le raté n’arrive pas à effacer… Et dont les visages de ci de là, de cette beauté, nous « sauvent de l’immense rataison » …

     

     

  • Le tableau est non seulement raté, mais aussi très encroûté

    … Comment se fait-il que durant trente ou quarante années, à Marseille ainsi que dans d’autres grandes villes de notre pays, l’on ait laissé s’installer la corruption, permis à des élus, à des personnages influents, de “passer au travers des mailles du filet”, de la Loi, de la Justice ?

    Et qu’autant d’argent, en différentes aides, subventions – de l’État et de l’Union Européenne – ait pu être dépensé “en pure perte”, en grande partie dilapidé, ou s’étant dispersé en détournements, à fin d’intérêts personnels qui sont ceux des élus, des personnalités impliqués dans les “affaires” ?

    “Pots de vin”, arrangements, collusion avec des mafias, combines et compagnie… Silence, hypocrisie, trahison, tout cela sur “fond du tableau”, un tableau encroûté, aux couleurs selon l’angle de vue en lequel on le voit, ce tableau, criardes ou délavées…

    Et durant ces mêmes années – en fait depuis “des lustres” – le “citoyen lambda”, du peuple, des gens du commun, des lotissements pavillonnaires, des cités et des barres d’immeubles, lui, ce “citoyen lambda”, lorsqu’il oublie de déclarer ses impôts, stationne sa voiture au delà du temps prescrit, lorsqu’il désobéit, déroge, emfreint, … Tombe sous le coup de la Loi, se voit infligé une amende, une condamnation !