servitude

  • Les trois piliers de la servitude sont :

    … La religion, la propagande et la consommation.

    « Il est incroyable de voir comme le peuple, dès qu’il est assujetti, tombe soudain dans un si profond oubli de sa liberté qu’il lui est impossible de se réveiller pour la reconquérir : il sert si bien, et si volontiers, qu’on dirait à le voir qu’il n’a pas seulement perdu sa liberté mais qu’il a gagné sa servitude ».

    [ La Boétie, Discours de la servitude, 1576 ]


     

    … Et qui, de la religion, de la propagande et de la consommation, « tire les ficelles » ?

    Tout le monde le sait, qui ils sont…


     

    Il y a ceux, les plus nombreux, qui, depuis toujours, quasi instinctivement et aussi par transmission de leurs ascendants et par le roulement en continu de l’opinion commune entrant dans les esprits, ont intégré, indéraciblement en eux, depuis l’école où ils sont « formatéduqués » jusqu’à la maison de retraite où ils finissent leurs jours médicamentisés… L’idée autant phare que modèle selon laquelle « c’est ainsi que le monde tourne, on y changera jamais rien et il faut s’y faire il n’y a pas d’autre solution » …


     

    Il a ceux, moins nombreux, qui eux aussi depuis toujours, n’ayant pas été éduqués dans les mêmes écoles – du moins certains – et qui ont été « un peu plus débrouillards que les autres » et « un peu plus finauds », qui ont « joué un plus du coude que leurs semblables »… Aspirent à rejoindre ceux qui « tirent les ficelles » - en fait ils ne les rejoignent jamais vraiment et se satisfont d’être des « relais », ou des « dérivations des ficelles principales »…


     

    La consommation avec la dépendance qu’elle entraîne, agit comme le ciment qui soude entre eux les moëllons, les pierres, les cailloux…


     

    La propagande avec tout ce qu’elle véhicule d’images fixes ou animées, de hochets, de jouets, de tout ce qui brille et attire, de tout ce qu’elle facilite dans la vie au quotidien, de tout ce qu’elle conditionne de comportements tous les mêmes, de tout ce qu’elle influence et guide les choix de chacun … Renforce le ciment qui soude entre eux les moëllons, les pierres et les cailloux…


     

    La religion fait des moëllons, des pierres et des cailloux, des joyaux qui sont censés durer pour toujours… Mais aucun de ces joyaux en vérité n’est d’une autre composition que celle des atomes, des molécules, des particules, des grains, des cristaux, des sels, des éléments chimiques, qui constituent les minéraux… Les minéraux et aussi les végétaux et les êtres vivants…


     

    Et c’est vrai que l’idée du joyau qui dure pour toujours, « ça conditionne les esprits », parce que l’on peut être dans l’environnement auquel il convient de croire, de se conformer, de suivre, d’obéir ; soi-même ce joyau…


     

    Ils le savent bien « EUX » … Ceux que tout le monde sait qui ils sont !