science fiction

  • Les films de science fiction ou d'anticipation

    … Dans les films de science fiction produits durant les années 1970 – comme par exemple « Soleil Vert » de 1973 – et, à plus forte raison produits durant les années 1950 ; des films en lesquels l’action (le scénario, l’histoire) se passe entre 2015 et 2030…

    Comment les réalisateurs faisaient-ils communiquer entre eux, à distance, les « gens du commun » d’une part ; et d’autre part, les agents des forces de l’ordre, de la police, de la gendarmerie ainsi que les chercheurs, les ingénieurs, les scientifiques, les dirigeants d’entreprise, les opérateurs financiers, les gens de gouvernement, les chefs d’état ?

    Ces derniers devaient – selon les réalisateurs- disposer d’appareils du genre « talkie-walkie » ou permettant de transmettre des informations à distance mais de quelle manière ?

    Quant aux « gens du commun », puisque les smartphones, téléphones portables, ordinateurs personnels tels que ceux que l’on utilise aujourd’hui, n’existaient pas dans les années 1950 et 1970, comment imaginait-on la communication qu’ils établissaient entre eux à distance, autrement que par le téléphone à cadran et 10 chiffres depuis leur domicile, un lieu public (cabine téléphonique), un bureau (poste de travail) ?

     

    Il me vient peu de souvenirs de films de science fiction, produits soit dans les années 1950, soit dans les années 1970, dans lesquels il est question d’une histoire se déroulant en 2020, 2030… La plupart de ces films en général, évoquent des époques plus avancées dans le futur, vers par exemple au-delà de 2100, 2200…

    Les évocations (l’imaginaire) dans ces années 1950-1970, par les réalisateurs de films d’anticipation, sont celles d’appareils dotés de « boutons de commande ou de fonction déterminée permettant de réaliser telle ou telle action, déclenchant ceci ou cela (selon ce dont je me souviens)…

     

    Cela dit, de quand datent les premiers téléphones portables, les premiers smartphones, les premiers ordinateurs personnels « sous Windows » ou autre ?

     

    En 1950 – et depuis d’ailleurs la fin du 19 ème siècle et durant une grande partie du 20 ème,

    il y avait le télégraphe, le téléphone pour l’international grande distance, le « câble » - d’autres techniques équivalentes de communication à distance…

    Mais les réalisateurs de films d’anticipation dans ces années 1950-1970, comment présentaient-ils, comment décrivaient-ils les appareils de communication qu’ils imaginaient dans les années 2020-2030 ?

     

    Dans « Soleil Vert » - produit en 1973 – que j’ai pourtant vu 3 fois- je ne me souviens pas comment les « gens du commun » à New York en 2022 lorsqu’ils manifestaient leur colère contre les autorités gouvernementales, autour de carcasses de voitures et au milieu de toutes sortes de détritus, communiquaient par exemple entre plusieurs groupes distants de plusieurs rues ou quartiers entre eux…

     

    … Dans les années 1950 – 1970, les réalisateurs de films de science fiction imaginaient un futur (celui des années 2020-2030) dans lequel seules les élites (scientifiques, militaires, forces de l’ordre) disposaient de communications avancées (des talkies-walkies miniaturisés, des visiophones, des consoles).

    Les citoyens ordinaires dans ces films de ces époques 1950-1970, demeuraient limités au téléphone fixe. ; il n’était pas envisagé alors, de communications mobiles personalisées ni de foules ou de groupes d’individus se transmettant à distance des informations ou des appels à l’action.

    Les réalisateurs privilégiaient, dans les années 1950 – 1970, plutôt des films dont l’action se déroule dans un futur beaucoup plus éloigné que 2020-2030. ( le tutur proche à l’époque, en 1970, paraissait « trop banal » pour justifier des décors futuristes)…

    Et surtout en 1950, en 1970, avait-on une vision hiérarchique de la technologie futuriste  (réservée aux élites)…

    Cependant, un film tel que « Soleil Vert » de 1973, reflète une vision pessimiste de l’époque 2020-2030, au cours de laquelle la technologie est contrôlée par l’état, par les autorités dominantes, par les puissants et par les possédants…

     

    … Le 1er appel sur un téléphone portable date de 1973 : par Motorola, Dyna TAC ; dont la commercialisation a débuté en 1983, avec un appareil pesant 800 grs et d’une autonomie de 30 minutes.

    Le 1er smartphone date de 1994 avec IBM Simon ( un écran tactile, email et agenda) ; et en 2007 seulement apparaît l’i-phone suivi du smartphone versions après 2011-2012…

    Le 1er micro-ordinateur grand public est apparu en 1975 avec Altair 8800, suivi en 1981 de IBM PC, puis en 1985 de Windows 1.0…

     

    … Pour ma part, j’ai acheté mon premier ordinateur en 1996, à « solutions informatiques » à Remirement Vosges, pour un prix à l’époque de 10 000 francs ; c’était un « Windows 95 » doté d’un disque dur de 1,7Go (un ordinateur fixe avec monitor, clavier, unité centrale dans laquelle on introduisait dans une fente, une disquette de 3,5 Mo)… Et pour internet à cette époque, il fallait un modem (vitesse et capacité 56 Mbits) … Autant dire « préhistorique » et donc « d’une performance équivalente au déplacement d’un escargot »…

     

    Et c’est vrai que l’on peine à imaginer des réalisateurs de films d’anticipation, mettant en scène et en scénario, en 1970, une histoire se déroulant en 2020 avec des ordinateurs dont personne n’avait idée à l’époque des machines à écrire…

     

    … De cette analyse certes limitée à la technologie de la communication (et donc incomplète vu les domaines multiples en matière de production de film SF)… J’en déduis que lors d’une époque donnée, que ce soit celle des années 1950 ou 1970 ou même encore d’aujourd’hui ; et, pour autant que soit grande, pertinente et visionnaire, notre vision du futur – de « dans 20 ou 30 ans » ou de plus éloigné de quelques siècles… Nous restons dépendants du « déjà existant », lequel « déjà existant » fait l’objet d’innovations, de perfectionnements, et nous projette dans un avenir « relativement prévisible »… Autant dire que « ce qui sera vraiment » - dans notre vie quotidienne du futur, surtout d’un futur éloigné- nous est pour ainsi dire quasiment inaccessible, inimaginable… Et qu’en définitive « il en sera tout autrement »…

     

     

     

  • Littérature de Science-Fiction

    … En matière de Science – Fiction en littérature, roman ( l’on dit plutôt « anticipation » ou encore « fantasy »… Lorsque je lis cette phrase – dans les deux ou trois premiers chapitres du livre – à propos du personnage principal qui accomplit sur une planète lointaine – de type « terrestre » et habitée d’êtres « humanoides »- un long déplacement ou voyage à travers toutes sortes de « paysages »… Cette phrase donc « Au milieu du jour le « soleil » (l’équivalent de notre soleil) se trouve situé à la verticale (au zénith)... »

    Alors, je m’arrête là, je ne vais pas plus loin dans ma lecture, j’abandonne…

     

    Il me paraît évident que, pour un lecteur de romans de Science – Fiction qui « aurait en matière d’astronomie (et de géographie physique) » au moins « des connaissances élémentaires de base », aurait en conséquence présent à l’esprit que, sur n’importe quelle planète dans n’importe quel système stellaire, galaxie, de type « terrestre », la sphéricité de la planète impliquerait que « le soleil » à la verticale, suggérerait forcément que le voyageur personnage principal, se déplacerait « dans la région équatoriale de la planète »…

    Or, à la lecture de cette phrase « le soleil se trouve à la verticale au milieu du jour » (comme si, partout sur la planète le « soleil » se trouverait « au dessus de la tête » au milieu du jour)… C’est, pour qui a au moins quelques notions de base en matière d’astronomie et de géographie physique, « un peu dur à avaler » - autrement dit « simpliste, réducteur et idiot, « complètement débile » !

     

    Il est vrai que bon nombre de lecteurs de romans de science – fiction (ou anticipation ou fantasy) se foutent de réalité astronomique, n’ont aucunement à l’esprit les lois qui régissent l’univers, et ne s’intéressent qu’au caractère purement fantastique, imaginaire, de l’histoire racontée où apparaissent des personnages mystérieux, dotés de pouvoirs extraordinaires, où magie, sorcellerie, guerres spatiales, démons, animaux monstrueux, végétation étrange, etc. … Constituent la trame, l’essentiel du roman… Sans compter ces « grands vaisseaux spatiaux » de formes et de structures bizarres qui, dans un « hyper espace » se déplacent sur d’incommensurables distances vers des « confédérations de planètes » dans un « empire galactique »…

     

    « De la science – fiction de cet acabit, je trouve ça complètement débile ! »… Aussi, les seuls romans de science -fiction qui me semblent « acceptables », à la limite, sont ceux par exemple, d’un auteur tel qu’Isaac Azimov…

     

    C’est la raison pour laquelle je lis peu de romans de science – fiction, car à mon sens, il faut tout de même dans le livre, dans l’histoire, qu’il y ait « un minimum de crédibilité » et, tout au moins « une base scientifique de réalités étudiées, découvertes (et non pas des « idioties », de la « magie » des « pouvoirs extraordinaires », des choses trop irréelles et purement imaginaires totalement éloignées de la réalité scientifique)…

     

     

  • Voyage dans le temps

    … S’il y a bien un thème de science fiction auquel je n’adhère pas du tout, c’est celui du voyage dans le temps…

    Absolument aucun ouvrage de science fiction sur ce thème du voyage dans le temps, de tel ou tel auteur, si bien rédigé et si « plausible » qu’il soit, ne peut me satisfaire et donc ne peut m’inciter à en entreprendre la lecture.

    « Plausible » ? À mon sens, même pas !

     

    Le temps n’existe que perçu par un être vivant, ainsi pour l’humain il est mesurable, en secondes, en heures, en jours, en années, en siècles, en milliénaires, en millions d’années… Et peut être défini ou perçu comme étant passé ou présent (passé d’hier, d’avant-hier, d’il y a 10 ans, 50 ans, 3 siècles, 2 millénaires ; présent dans le jour vécu, dans l’instant ou dans l’heure qui précède le moment vécu).

    Le passé – d’autant plus lointain qu’il est, d’un an, de 10 ans, d’il y a 200 ans, 1000 ans – ne peut être « vu » que par le souvenir que l’on a du jour qui précède, de telle période en telle année de notre vie ; ou, pour ce qui est antérieur à notre vie, par la connaissance que l’on a du passé tel que des écrits, des documents, des images nous l’ont représenté.

     

    Pour un autre être vivant que l’humain, par exemple pour un chien, un chat, la perception du temps s’écoulant est différente, mais à vrai dire nous « retraduisons » le temps perçu par un chien ou par un chat, dans notre propre perception humaine du temps… Et pour le chien, le chat, tout être vivant, le temps est en quelque sorte « linéaire », il n’a pas de passé, seulement du présent… Un chien ne peut en effet faire la différence entre le hier et l’avant-hier, et tout ce qui lui vient en images dans sa tête (dans son cerveau) se situe sur un même plan (le coup de bâton qu’il a reçu il y a 1 an, la personne qui est venue en visite la semaine dernière à la maison)…

    L’humain est le seul être vivant à pouvoir faire la différence entre l’hier, l’avant hier, le demain, le il y a cent ans…

     

    Si l’on met devant un cheval un écran sur lequel on projette une bataille de Napoléon où l’on voit des chevaux éventrés par des boulets, le cheval n’ a pas dans sa tête (dans son cerveau) les images des événements historiques ; la mémoire du cheval comme pour tout être vivant autre qu’humain est une « mémoire linéaire » (sur un même plan d’ensemble) faite de tout ce qui est perçu par ses sens (la vue, l’ouie, l’odorat) et qui demeure comme « imprimé sur une feuille de papier »…

     

    Le temps, n’existant donc que tel qu’il est perçu par tel être vivant ou un autre, ou un humain ; ne peut qu’être vécu dans le présent (ou par l’humain, « vu » par la connaissance -écrite, imagée, documentée) mais jamais « revécu » (l’expression « remonter le temps » n’a pas de sens ou seulement le « sens » que l’humain lui prête – et qui n’en est pas un, de sens…

     

    Des scientifiques ont cependant postulé que « voyager dans le temps » pourrait être possible sous réserve d’une non intervention effective dans un événement du passé, par quelqu’un qui entrerait dans le temps où s’est déroulé l’événement.

    « Possible » mais comment ? Par la physique quantique, la physique de l’infiniment petit ou des particules, dont les lois sont différentes – et d’ailleurs en grande partie inconnues – de celles de la physique de la réalité observable, mesurable ?

     

    Enfin, à propos de science fiction en général (littérature, cinéma)… « À mon sens » n’est recevable que ce qui se fonde sur des faits, des principes, des vérités scientifiques établies -ou à la limite sur des hypothèses crédibles, sur des recherches en cours pouvant contribuer à la découverte de réalités, de principes, encore inconnus…

    Autrement dit, l’histoire narrée dans un roman, sa trame, son scénario, ses environnements, la technologie évoquée (imaginaire), tout cela « il faut que ce soit crédible » ! Sinon ça confine à la sorcellerie, à la magie, à l’invraisemblable, à la fable, et c’est « de l’imposture » !

     

     

  • Un mauvais film de science fiction qui déborde de l'écran et s'invite dans la salle

    … Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui partout sur notre planète en cette fin de premier quart de 21ème siècle, « fait figure » d’un mauvais, d’un inquiétant et d’un effrayant « film de science fiction » dont nous sommes tous à la fois les spectateurs et les acteurs…

    Mais des acteurs auxquels sont attribués – et s’attribuent d’ailleurs eux-mêmes – non plus les « oscars » des meilleurs réalisateurs sur le podium des grandes scènes commémoratives lors de festivals du Cinéma, mais en lieu et place des « oscars », des distinctions et des prix du meilleur ceci ou cela ; ni plus ni moins et rien d’autre que l’indication du nombre de vues sur la Toile (internet), sur les réseaux sociaux que sont Instagram, Facebook et Twitter principalement…

     

    Et il est absolument effrayant de constater cette exposition au quotidien, à chaque instant, 24h sur 24, en diffusion « tous azimuts » et donc « au vu et au su de tout un chacun » partout sur internet, de nos vies privées, de nos rapports intimes, amoureux, amicaux, de détails de notre vie de tous les jours avec nos proches, nos enfants, nos amis et connaissances (détails « épinglés » en événements – en « scoop »)…

    Ainsi le « spectateur voyeur Et acteur en même temps » n’ « existe » - t – il (notez les guillemets à existe) que par le nombre de vues de ce qu’il expose et diffuse… Ce qui ne me paraît être en aucune façon une « référence » ou une « valeur »… Mais une absurdité (ou si l’on veut une « non valeur »)…

     

    Et, là où je veux en venir, car c’est bien cela le plus inquiétant et le plus effrayant (le caractère même de l’épouvantable film de science fiction)… C’est que cette exposition en continu de nos vies privées, du moindre détail jugé « flippant » de ce qui se passe à l’instant même dans notre vie environnementale personnelle de « sphère privée »… Se trouve systématiquement « neunœillisé » par Google, les moteurs de recherche, les Data Center, Amazon, Alibaba… Toutes les polices, toutes les grandes centrales d’achat et enseignes de la société de consommation, tous les gouvernements, les armées, toutes les sociétés entreprises de commerce, d’industrie et de services… En fait – et de fait – par les dominants de l’économie de marché, par les totalitarismes et les régimes de dictature (entre autres de Russie, de Chine, d’Iran, de Turquie, de Syrie…)… Ou encore par les plus grandes puissances dominantes étatiques que sont les USA, l’Union Européenne, la Chine, la Russie – et leurs dirigeants et instances dirigeantes …

     

    La technologie en somme, toute la technologie (en particulier la nanotechnologie et le numérique et l’informatique) au service des totalitarismes ! … Que ces totalitarismes soient ceux de régimes de dictature, ou ceux du Marché, du Profit, du Rendement (la dictature de l’argent en somme ; sans oublier la dictature des apparences)…

     

    Ça oui, tout ça, c’est vraiment le plus épouvantable film de science fiction qui ait été jamais produit au « cinéma de la vie » !

     

    « Dans le genre » - mais « pas autant tout de même – je pense à « Soleil Vert » un film réalisé en 1973 par Richard Fleischer (titre américain « Soylent Green »)… Prix du Festival du film fantastique d’Avoriaz en 1974…

    « C’est vrai qu’à l’époque, dans ces années 70 post soixante huitardes libertines socialo progressistes et d’explosion de la société de consommation en dépit des chocs pétroliers… L’on aimait à se faire peur ! » … (et aujourd’hui encore, il faut dire)… Sauf que la peur « elle frappe vraiment à notre porte » et que la « science fiction » se fait réalité dramatique, hélas le plus souvent subie avec résignation par les peuples « dopés et anabolisés »…

     

    Le film « Selfie », une comédie des réalisateurs Tristan Aurouet, Thomas Bidegain, Marc Fitoussi, Cyril Gelblat et Vianney Lebasque ; diffusé sur France 2 à 21h 10 le dimanche 14 Août 2022, sorti en 2019 en salle ; qui met en scène une famille se produisant dans son quotidien de vie (intime et privé) sur les réseaux sociaux Instagram, Twitter et Facebook… Est « tout à fait emblématique » des travers d’une génération obnubilée par Internet, une génération – en fait toutes les générations de jeunes, de moins jeunes et de « rassis et de vieux » - qui, à tout instant même aux chiottes, ne peut « exister » sans son smartphone omni présent partout, consulté des dizaines de fois par jour et promu en « auxiliaire essentiel de vie » !

     

    Bienvenue dans le monde des totalitarismes et de la technologie au service des totalitarismes !