poète mort

  • Ce qu'il reste d'un poète mort...

    … “Un poète mort n’écrit plus. D’où l’importance de rester vivant” ( Michel Houellebecq)


     

    A la lecture de cette pensée de Michel Houellebecq, je pense en particulier à des artistes, à des poètes, à des humoristes, à des écrivains  qui furent de leur vivant, des “témoins de leur temps”... Par exemple Coluche dans l’environnement économique, politique, social, qui était le sien avant sa disparition le 19 juin 1986…

    Que n’eût-il pu demeurer vivant, Coluche, s’exprimant en 2018 sur tant et tant de sujets d’actualités, lui qui aujourd’hui serait âgé de 74 ans !

    Il reste déjà -au moins- d’un poète, d’un artiste, d’un écrivain, d’un humoriste mort… Tout ce dont il a témoigné du temps qu’il vivait et s’exprimait…

    Mais il s’ébauche et comme s’écrit, se dessine (et s’actualise) dans l’esprit des vivants de 2018, tout ce dont le poète, l’artiste, l’écrivain, l’humoriste mort, aurait témoigné à sa manière s’il vivait encore…

    Rester vivant” au fond (l’on peut penser cela afin de se “rassurer”), c’est peut-être “un peu moins important” dans la mesure où ce dont on témoigne aujourd’hui dans son temps, se projette dans un avenir où l’on ne sera plus et où tout ce que l’on a exprimé sera actualisé…

    Ainsi y-a-t-il dans tout ce que Coluche a exprimé avant le 19 juin 1986, “quelquechose de tout à fait actuel” ( c’est comme si l’on l’entendait dire avec sa voix et avec les mots dont il se servirait, témoignant de ce qu’il verrait aujourd’hui)...