perturbateurs endocriniens

  • Les 30 dernières années ont vu disparaître plus de la moitié des animaux, oiseaux, insectes...

    ... Jeudi 3 mai, "Envoyé Spécial" avait pour thèmes l'un la disparition des animaux, et l'autre les perturbateurs endocriniens et les pesticides...

    Nous assistons à notre époque et cela depuis trente ans, à l'extinction la plus rapide des espèces animales, que la planète a connu, à 5 reprises par le passé... Jamais en effet, en un temps si court, 30 ans, autant d'animaux (mammifères, poissons, oiseaux, insectes) n'avaient disparu en si grand nombre et en autant d'espèces...

    Les 5 plus grandes extinctions massives d'êtres vivants se sont chacune produites en un espace de temps de plusieurs milliers d'années, même si durant ces périodes de plusieurs milliers d'années, des événements brutaux tels que des chutes d'astéroïdes ou accidents cosmiques, mouvements de l'écorce terrestre, il arrivait que beaucoup d'êtres vivants disparaissaient en même temps lors de ces événements brutaux.

    Ainsi, associer la disparition des dinosaures au seul impact d'une énorme météorite il y a 65 millions d'années, c'est "un peu réducteur" en tant qu'explication... Parce qu'en vérité, globalement, toutes les espèces de dinosaures présentes sur la planète, de -225 millions à -65 millions d'années, c'est à dire durant 160 millions d'années... Ont mis plusieurs millénaires pour disparaître.

    Cette chute rapide et brutale, actuelle, en seulement 30 ans, d'autant de mammifères, d'oiseaux, de poissons, d'insectes, réduisant ainsi la biodiversité comme jamais cela ne s'était jadis produit sur la planète ; a pour conséquence principale et directe, l'activité humaine (l'industrie, l'agriculture, les infrastructures de voies de circulation, le gigantisme des villes et des extensions de périphéries urbaine, le nombre d'humains sur la Terre (plus de 7 milliards) et, lié au nombre d'humains, la nécessité d'une production de plus en plus intensive et massive, de tout ce que les humains consomment, utilisent...

    Le monde humain actuel, par son occupation étendue de territoires, par son activité industrielle et agricole, par sa pression démographique, est de moins en moins un monde où les animaux peuvent vivre (ils ne se reproduisent plus, ils meurent de faim, de maladies, d'empoisonnements par les pesticides, ils n'ont plus l'espace vital naturel dont ils ont besoin )...

    L'on évalue aujourd'hui à environ 60% en 30 ans, l'ensemble des animaux disparus ou en voie de totale disparition... Compte tenu du fait de l'accélération des disparitions, l'on estime que d'ici une quinzaine d'années, hormis l'être humain, il ne restera plus que 5 à 10% d'espèces vivantes tous animaux, insectes confondus...

    Une telle réduction de la biodiversité ne peut qu'avoir que des conséquences désastreuses pour l'être humain qui lui aussi, se mettra à disparaître...

     

    ... En ce qui concerne les perturbateurs endocriniens (voir l'image ci jointe) il faut savoir qu'il y en a partout ( produits cosmétiques, habillement, matières plastiques -nos bouteilles d'eau minérale, la tuyauterie, les legos des gosses, la vaisselle en plastique, les emballages, les meubles de jardin, enfin tous les objets utilitaires ou d'agrément en matière plastique, les menuiseries modernes... la liste est interminable)... Et surtout dans tout ce qu'on mange et boit, dans les fruits, les légumes, la viande, les fromages, le lait, le beurre, les plats préparés, le poisson, les farines... (même dans le "bio" -en un peu moins tout de même)...

    Les perturbateurs endocriniens en gros, viennent de la biochimie, des pesticides, produits de synthèse, en gros de "l'alchimie de l'alimentaire" dont l'Homme est l'acteur...

     

    Perturbateurs endicriniens

    A cela s'ajoute les "particules fines" présentes dans l'air qu'on respire...

    Outre les maladies, dérèglements, malformations de foetus, cancers, etc. ... Les perturbateurs endocriniens contribuent à une diminution de la fécondité (qui a déjà baissé de 30% sur la planète à l'exception encore -mais pas pour longtemps- de l'Afrique)...

    Pour conclure, la seule réalité "heureuse" (ou positive)-si l'on peut dire- qu'il y a eu dans les 5 grandes extinctions massives d'êtres vivants (jusqu'à la dernière des 5 il y a 65 millions d'années)... C'est qu'aucune des 5 n'a été "totale et définitive" (dans le pire des cas, il restait 1 à 5% d'espèces survivantes)...

    Je pense qu'il en sera de même en ce qui concerne la disparition massive d'êtres vivants (et donc y compris de l'Homme) à laquelle nous assistons depuis 30 ans...