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La Commune
- Par guy sembic
- Le 20/07/2026
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… Dans « Les grandes énigmes du temps jadis » Tome II collection « Omnibus », figure, de Claude Couband (1922-2019) le récit « Les barricades de la Commune »…
Claude Couband a surtout été durant sa vie, un journaliste rédacteur, autrement dit un « témoin de son temps » ; il n’est ni un historien de métier ni un historien de formation universitaire.
Dans les recherches que j’ai effectuées concernant cet auteur, les seules traces trouvées sont des fiches de ses livres sur Booknote et sur Goodreads ; et il n’apparaît pas, Claude Couband, dans des publications académiques ni dans des revues d’Histoire…
Pèse donc sur cet auteur – contemporain et pour ainsi dire actuel puisqu’il a connu le début du 21 ème siècle – un « silence biographique »…
Comment « interpréter » ce « silence » ? … Dans un monde, dans un « système », dans un « Ordre » qui visiblement « fait peu cas » -en général- de ces « témoins de leur temps » qui écrivent, publient ce qu’ils produisent se fondant sur leur vision (leur regard porté), sur, leur réflexion – et sans doute aussi sur leur sensibilté, sur leurs « tendances » politiques ou autres ?
Ce qui apparaît en premier lieu, à la lecture de « Les barricades de la Commune », c’est l’isolement de Paris et des Parisiens « intra muros », dans la France de 1871 ; puisque l’ensemble de toutes les régions françaises, des départements, des villes de province, des campagnes… Et des populations autres que celle de Paris… Ne soutenait pas l’insurrection des Parisiens, l’instauration de la Commune… Et que les « communards » passaient aux yeux de la très grande majorité de la population française, pour des « ivrognes, des fainéants, des bandits, des voyous, des irresponsables, des discoureurs, des égalitaristes déraisonnables » (et autres qualificatifs du même genre)…
D’ailleurs à ce sujet, 150 ans plus tard en ces années vingt du 21 ème siècle, c’est cette même vision de la Commune et des communards , qui reste dominante très largement dans l’opinion publique…
Quand bien même célèbrerait-on « comme il se doit » le souvenir de la « semaine sanglante » au Mur des Fédérés, et que l’on reconnaît Louise Michel personnage « emblématique » de la Commune de Paris…
Il faut savoir qu’à l’époque, en 1871, Victor Hugo et George Sand même, ne soutenaient pas l’insurrection parisienne…
Ce qui apparaît en premier lieu à la lecture du récit de Claude Couband, déjà « en dit long » sur cette vision que l’Histoire officielle actuelle donne de la Commune, avec en quelque sorte, cette « remise au goût du jour » qui s’efforce d’être « objective », qui « condamne sans condamner » et « rend tout de même hommage au Mur des Fédérés » et fait de Louise Michel un « personnage emblématique »…
Autrement dit l’opinion publique – et officielle- demeure la même 150 ans plus tard, sauf que… « on a mis un petit chouia de jus de groseille dans le pinard » !
Il faur savoir enfin qu’à l’époque, en 1871, avant la signature du traité de paix avec les Prussiens le 28 janvier 1871, que dès le 2 septembre 1870, entre 120 et 150 mille parisiens avaient été mobilisés er armés afin de rejoindre les armées françaises encore prêtes à s’efforcer de repousser l’ennemi encerclant Paris ; et qu’en janvier 1871, les contre-offensives et tentatives de libérer Paris ayant échoué, ces 120/150 mille parisiens « sauf les morts au combat » sont revenus en armes à Paris (du moins ceux qui n’avaient pas été faits prisonniers par les Prusssiens)… Et qu’il y avait parmi ces parisiens mobilisés, des Gardes Nationaux – qui devaient par la suite en mars 1871 se rallier à l’insurrection…
Or, pour qu’une insurrection – ou une révolution- réussisse, il faut que les « gens du commun » soient armés et que de surcroît une partie de la force publique – de l’armée ou des gendarmes – se porte aux côtés des insurgés (ce qui était le cas en 1871)…
Quand bien même l’insurrection aurait tenu et que la Commune aurait perduré au-delà du 28 mai 1871 et « pour un temps »… Faute du « soutien » des Prussiens qui ont dégagé au bénéfice des « Versaillais » de Thiers, cent trente mille hommes… La Commune n’aurait tout de même jamais pu s’exporter dans toute la France, vu qu’elle n’était pas soutenue par plus des trois-qaurts des Français des provinces, des villes et des campagnes…
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À moins d'un an de l'élection présidentielle
- Par guy sembic
- Le 28/06/2026
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… Lorsque tu vis dans un endroit, en France, où plus de la moitié des habitants envisagent de voter pour Jordan Bardella aux prochaines élections présidentielles en 2027 ( il faut dire que ces endroits, en France, sont de toutes les régions actuellement – peut-être dans une moindre proportion dans les grandes villes - ) et que « au fond de toi » tu aimes les gens… C’est à dire qu’en général, tu partages leurs joies, leurs peines et que tu cherches à ne pas être isolé, à participer aux manifestations locales…
Tu ne peux t’empêcher de te dire que, de toutes ces connaissances, en cet endroit, qui sont des gens que tu rencontres souvent, « il ne doit pas y en avoir beaucoup auprès desquelles tu peux vraiment te livrer, en toute confiance, en toute sincérité, simplicité, authenticité, exprimer ta pensée »…
D’où – forcément- « un certain repli » - inévitable – qui est le tien, dans un environnement de relation en partie « assujetti » à un courant de pensée et d’opinon qui n’est pas le tien…
Pour un « dur », pour un agressif, pour un ou une qui loin s’en faut ne se livre pas à une réflexion approfondie, qui réagit dans l’émotion et en fonction des apparences ; « ça ne pose pas problème », on reste dans son ressenti, dans son idée, on « ne fait pas dans la dentelle » !
Mais quand on est, au contraire, dans la réflexion, que l’on voit « au-delà des apparences », que l’on s’efforce – naturellement et non pas par calcul – de comprendre les gens, de ne pas les condamner, les mépriser (que l’on les aime en somme) … Eh bien là cela fait très mal en soi, de devoir par une sorte de nécéssité de défense (histoire de se protéger)… Opérer « un certain repli »… Et donc, se méfier, éviter tout ce qui peut inciter l’autre à modifier son comportement à ton égard, et même jusqu’à cesser de te fréquenter…
Les « durs » en général on sait qui ils sont. Mais les autres, ceux et celles dont « on n’est sûr de rien », ça « c’est une autre histoire » ! Et ces « autres là » ce sont les plus nombreux…
Il est évident que, dans le « climat » ou dans l’environnement politique, social, qui règne en France à moins d’un an de la prochaine présidentielle ; « se livrer, d’exprimer franchement, dire que l’on n’est pas d’accord avec ce que pense une majorité de gens » c’est s’exposer à « quelques déboires » en matière de relation de voisinage, de connaissances diverses autour de soi… Ou encore à quelques critiques de la part des autres à ton sujet, dont d’ailleurs « tu ne sais pas d’où et de par qui elles viennent ces critiques, puisque jamais elles ne te sont faites « de face »…
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L'audace de penser par soi-même
- Par guy sembic
- Le 22/07/2023
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… « Ceux que le troupeau déteste le plus, c’est ceux qui pensent différemment, ce n’est pas l’opinion en soi mais l’audace de penser par soi-même, chose qu’ils ne savent pas faire »…
[ Arthur Schopenhauer ]
… Dans la même idée qu’Arthur Schopenhauer à propos de celles et de ceux qui pensent différemment, je n’aurais cependant pas formulé tout à fait de la même manière :
« Celles et ceux que le plus grand nombre d’entre nous n’aime vraiment pas, voire déteste, rejette ou « botte en touche » ; c’est ce qui est pensé et exprimé en général par peu de personnes, parfois par une seule personne, qui diffère de l’opinion faisant consensus…
Ce n’est pas l’idée émise, ce n’est pas l’opinion si différente soit-elle, ce n’est pas la réflexion faite au sujet de ce qui est pensé, exprimé, qui « pose vraiment problème » puisque le problème qui se pose est évacué par le plus grand nombre…
Mais c’est le fait d’oser penser et s’exprimer différemment, qui dérange… Parce que le plus grand nombre d’entre nous, du moins celles et ceux qui évacuent et ne souhaitent guère faire l’effort de réflexion, « ne savent ou ne veulent pas, par eux-mêmes penser »…
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La liberté d'opinion
- Par guy sembic
- Le 22/10/2021
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… Déjà en 1968 – il y a 53 ans donc – puisque nous sommes en 2021, Hannah Arendt, dans “La Crise de la Culture” écrivait :
“La liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l’objet du débat”…
Que la culture soit en crise, cela ne date pas d’hier… À vrai dire il faudrait pour la définir comme si elle était intemporelle, la culture – et je pense qu’elle le fut vraiment intemporelle par le passé, et qu’elle l’est encore en partie – lui faire prendre un C majuscule afin de la différencier de la culture avec un c minuscule…
La culture d’aujourd’hui est devenue une “culture de consommation” dont la principale caractéristique réside dans l’acquisition de savoirs qui, parce que la capacité mémorielle est atrophiée, se fait par la technologie et par la modernité de l’information, mais cette acquisition là, des savoirs, de cette manière – avec ces “béquilles” que sont par exemple Google et Wikipédia – n’incite guère à l’analyse, à la comparaison, à la nuance, à la réflexion…
D’ailleurs, les savoirs ainsi acquis, par les supports informatiques et numériques et leurs contenus, en somme tout ce que l’on apprend par aussi, les autres supports que sont les magazines, les journaux, la télévision, l’internet ; sont-ils fugaces, et donc ne se fixent pas dans la mémoire, il faut sans cesse les retrouver, les re – rechercher…
Et le drame c’est que, tout comme les Historiens qui “font l’Histoire” à leur manière et selon l’esprit et les tendances du temps, en déformant les faits ou en falsifiant les faits ; les acteurs de l’information, les déforment, les occultent, les falsifient également, les faits, dans une dimension qui dépasse celle de l’Histoire et qui celle de la vie de tous les jours, de l’actualité de la vie de tous les jours partout dans le monde…
Dans de telles conditions de déformation, d’occultation et de falsification ; la liberté que l’on prend – quand elle nous est concédée ou autorisée ou encore quand elle est laissée à tous sans aucune modération – est non seulement une farce mais une tragédie…
Et quand bien même les faits sont vrais, il y a ce que les faits étant vrais nous suggèrent, nous incitent à penser et qui entre dans le débat, un débat qui n’est que polémique sans issue, ou au pire, qui sépare, qui divise…
Mais les faits étant souvent arrangés ou déformés – avec en plus l’image qui en est donnée – la farce n’en devient qu’encore plus tragédie…
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La petite fille et la cigarette, de Benoît Duteurtre
- Par guy sembic
- Le 30/10/2018
- Dans Livres et littérature
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... L'auteur, Benoît Duteurtre, porte, avec ce livre, un regard sarcastique sur un monde, celui du 21 ème siècle, où de nouvelles inquisitions apparaissent et rendent la vie, la relation humaine difficiles et dont les protagonistes de ces nouvelles formes d'inquisition sont le plus souvent l'homme de la rue, tout un chacun, nos voisins, nos connaissances ; sous une pression médiatique s'exerçant par le biais d'associations et de mouvements engagés dans un "combat", au nom d'une "morale", d'un soit-disant "bien public", tout cela avec statistiques enquêtes et études établies afin d'appuyer le "bien fondé" de leurs actions percutantes souvent relayées par une partie plus ou moins importante de l'opinion publique...
Ces inquisitions nouvelles sont une menace ou constituent un frein à un certain nombre de libertés individuelles, et celui ou celle d'entre nous qui contrevient à tel ou tel "ordre moral", à telle interdiction de ceci ou de cela, est stigmatisé, devient un "paria"...
Ainsi l'être humain, pris dans un environnement sociétal (famille, travail) qui ressemble à ce décrivaient dans leurs oeuvres, Swift et Kafka, est une créature menacée, de plus en plus isolée lorsqu'elle est traquée à tout instant de sa vie par les nouveaux inquisiteurs... Et elle a, de fait, peu de chances d'échapper au "coup de filet" qui la happe...
L'auteur, dans ce livre, prend la défense de cette créature menacée qu'est l'homme d'aujourd'hui...
Page 69 :
"Vous me faites penser aux anciens communistes. On dirait que le nombre de cigarettes que vous avez fumées jadis vous rend spécialement intolérants!"
Page 88 :
"Cent fois, dans la presse, j'avais observé la facilité qu'ont les enfants d'accuser les adultes des pires forfaits, sans aucune possibilité de démenti."
... Dans la rue, dans l'espace public qu'est par exemple la galerie marchande d'un hyper marché, il devient de plus en plus "problématique" et à vrai dire de plus en plus malvenu ou inconvenant, de sourire à un enfant, ou même de seulement porter un regard sur lui, comme on le ferait (mais en vérité on ne le fait pour ainsi dire jamais) en souriant à une personne ou en la regardant...
... Et pour "fumer une clope" c'est tout juste si, même dans la rue, on n'attend pas de se trouver dans un coin reculé, isolé...
Page 132 :
"Pour une personne dans ma situation, s'appuyer sur une personnalité forte, incontestée dans la communauté, constitue une garantie d'intégrité physique et mentale. On retrouve la même loi dans la plupart des carrières politiques ou administratives qui exigent de rencontrer le bon protecteur au bon moment... "