migrations

  • Une migration de populations, très ancienne

    … Dans son livre « Sapiens en France » 35 000 ans d’Histoire, à la page 115 « Des changements culturels ? », Boris Valentin l’auteur de ce livre, professeur à l’université Paris-I Sorbonne, lors d’une période marquant la transition entre les Solutréens (-26 à – 23 000) et les Magdaléniens (-19 500 à -11 500)… Soit l’« intermède » dit « Badegoulien » de -23 000 à -19 500) ; écrit (je cite) – à propos de cette période des « Badegouliens » :

    « Aujourd’hui la paléogénétique met à notre disposition des outils bien plus sûrs pour traquer les mouvements de populations, même si l’on ne peut encore en apprécier l’exacte ampleur. Or la dernière grande étude sur le sujet signale, à la fin du Paléolithique récent, des flux de populations en provenance du Proche Orient, via les Balkans et l’Italie, à destination de la France et de l’Espagne.../… Cette étude suggère que ces flux pourraient remonter à la période du Badegoulien... »


     

    Or à cette période comprise entre -23 et -19 500, nous étions encore – depuis – 26 000 – au maximum de la glaciation dite « de Würm » et à cette époque là, le climat de l’Espagne et de la France dans ses 2/3 sud partie ouest avec des paysages de toundra, peu boisés ; pouvait être comparable au climat régnant sur la péninsule arabique, les actuels Israël Syrie Jordanie Irak et Iran, avec des paysages semblables à ceux de France et d’Espagne…

    Qu’est-ce qui aurait pu être la cause d’une telle migration… Qui d’ailleurs n’a pu que se faire dans un temps « relativement long » - d’environ plusieurs siècles voire un millénaire ?

    Reste à savoir, au Proche Orient de la Mer Rouge au Golfe Persique, à cette époque là, ce qu’il en était de cet « encore maximum glaciaire » : quels paysages dans cette aire géographique, quelles ressources pour les chasseurs-cueilleurs nomades en gibiers, en végétaux, fruits pour se nourrir (sans compter aussi les gisements pour la taille de la pierre afin de fabriquer des outils) ?

    L’on imagine mal en effet que, dans les conditions climatiques, de paysages et de ressources, de cette époque… Une telle migration vers l’Ouest Européen ait pu se faire (il faut nécéssairement une cause déterminante)…

    D’autre part, le niveau des mers et océans à cette époque, était de 120 mètres en dessous de son niveau actuel ; de telle sorte que dans la migration évoquée par Boris Valentin à la page 115 de son livre, le détroit ou passage du Bosphore entre l’extrémité de la Turquie et l’Europe, devait être traversable à pied…

    Peut-on parler vraiment de « flux migratoire » - dans le sens qui est celui d’usage de nos jours » ?

    À la fin du maximum glaciaire, certains groupes de population vivant au Proche Orient, avaient des caractéristiques génétiques semblables à ceux de l’Ouest Européen et, par vagues successives durant 2 ou 3 millénaires, ont progressé – par les Balkans- (donc pas forcément par le Bosphore) en contournant par le Nord la Mer Noire… Et les descendants de ces groupes, génétiquement proches, ont ainsi atteint l’Ouest Européen… Lors de mouvements, donc, lents et diffus…

    Dans les sociétés anciennes de chasseurs -cueilleurs, les mouvements de populations – en général de quelques dizaines de personnes- suivent les troupeaux d’animaux – bisons, rennes, chevaux, etc. …

    Et peuvent apparaître des tensions d’ordre soit démographique, soit de coexistence entre « communautés » …

    D’autre part, les rapports et liens de relation – notamment matrimoniaux- incitent les groupes à se disperser, se déplacer – parfois sur de longues distances (n’oublions pas qu’à l’époque des Gravettiens puis des Solutréens de -35 à -20 000, l’Europe de l’Atlantique à l’Oural avait ou a eu au maximum cent mille habitants)…

    Il est certain qu’à cette époque autour de -20 000, il y avait en Europe Occidentale, de vastes espaces de steppes peuplés de troupeaux de rennes et de chevaux, ce qui constituait un attrait pour des « migrants » venus par vagues et enclins à s’installer ( à ne pas « refaire le chemin inverse)…

    Pour conclure :

    Ce sont en réalité non pas « une » cause déterminante mais « plusieurs » qui ont fait migrer les populations dans le sens du Proche Orient vers l’Ouest Européen… Et cela sur un temps « relativement long » (d’au moins 1 ou 2 millénaires)…


     


     

  • Une politique migratoire peut-elle être possible dans l'Union Européenne ? ...

    ... Et laquelle ? 

    Si les flux migratoires ont toujours été, de par le monde, depuis la Préhistoire (depuis le Paléolithique Supérieur de -35000 à -12000) un phénomène naturel et constant (cependant par périodes, renforcé par les guerres ayant entraîné des exodes de populations, par des famines, par des événements climatiques, par des persécutions de peuples – Juifs, protestants entre autres en Europe médiévale et contemporaine)…

    Ils ont au 21ème siècle pris une plus grande ampleur notamment vers les pays Européens depuis l’Afrique, depuis le Moyen Orient, depuis des pays d’Asie centrale, du fait des conflits résultant de ce que l’on a appelé en 2011 « le printemps arabe » ou « révolutions arabes » ainsi que de l’intervention armée des USA, de la France et de l’Angleterre en Afghanistan depuis 2001… Tout cela en grande partie lié à la montée de l’Islamisme radical fondamentaliste et du terrorisme djihadiste depuis 2014, en Afrique subsaharienne, Irak, Syrie, Pakistan, Afghanistan… Et à l’implantation de l’islamisme radical par de nombreux migrants musulmans vivant en communautés dans les pays de l’Union Européenne dont surtout la France, l’Allemagne, les Pays Bas, la Suède, l’Italie…

     

    Aux événements liés aux guerres et aux conflits ayant entraîné des départs de populations impactées par des mouvements de troupes armées, par des bombardements, des destructions de villes, à une insécurité devenue permanente, à une misère et à une précarité accrue dans les camps de réfugiés surpeuplés ; ce sont ajoutés les événements liés au changement climatique avec des périodes plus longues de sècheresse ou au contraire de pluies diluviennes avec inondations, notamment en bordure océanique de pays maritimes… Ainsi que des crises économiques affectant des pays déjà fragilisés en lesquels la majorité de la population vit « sous le seuil de pauvreté »…

     

    En conséquence les populations européennes « de culture ancestrale implantée depuis le Haut Moyen Age » ont assisté depuis les années dix du 21ème siècle, à une augmentation aussi accrue qu’importante des flux migratoires, pratiquement tous issus d’Afrique, du Moyen Orient pays arabes, d’Afghanistan…

     

    Et rien à l’heure actuelle, aujourd’hui en 2023 et dans les années qui viennent, ne peut arrêter ni même diminuer la pression de ces flux migratoires… C’est comme le vent que l’on ne peut arrêter – mais contre lequel on dresse des obstacles du genre grandes palissades ou amoncellement de branches, de végétaux formant de hautes dunes…

     

    Juste une question soit dit en passant : que ferions nous, européens que nous sommes, si nos pays devenaient « théâtre de guerre, de bombardements incessants, de lignes de front de bataille, de combats, de destructions, de paralysie de notre économie, de privations subies, d’envahissement de troupes armées » ? Est-ce que l’on traverserait l’Atlantique sur des embarcations précaires pour migrer en Amérique ? Ou traverserait-on dans des conditions de déplacement difficiles, tout le continent Eurasien pour migrer en Chine ? Je vous laisse « imaginer la chose » !

     

    « Il semblerait » pour ne pas dire qu’il « se profile », que, dans les opinions publiques des pays de l’Union Européenne, les partis d’extrême droite « seraient mieux à même de répondre au problème des flux migratoires » et que les partis anciennement ou récemment encore majoritaires (conservateurs, sociolibéraux ) « auraient mal géré les flux migratoires »…

    En somme les partis d’extrême droite :

    -Qui participent au gouvernement en Finlande, en République Tcèque, en Slovaquie, en Hongrie, en Roumanie et en Italie

    -Qui soutiennent le gouvernement en Suède et depuis le 23 novembre 2023 aux Pays Bas

    -Qui sont le premier ou le deuxième parti dans les sondages nationaux en France, en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne, en Pologne et en Autriche

    Appuyés et soutenus d’ailleurs par les états dictatoriaux de Russie, de Chine, de Turquie, d’Iran, d’Argentine et encore récemment du Brésil, et d’une manière indirecte, hypocrite et à dessein par les monarchies du Golfe et des pays Arabes…

    Sont des partis qui sont comme le vent que l’on ne peut arrêter même avec des palissades de dix mètres de hauteur !

    Un vent sous lequel nous serons contraints de vivre mais avec moins de confort et de facilité que sans vent ou sous un vent faible … Sauf pour une minorité d’ultra privilégiés qui eux, ne seront jamais inquiétés au contraire, par des partis d’extrême droite au pouvoir !

     

    L’insécurité, l’immigration non ou mal maîtrisée, « l’argent rendu au peuple », la restauration des valeurs, une police plus efficace… Tout ça thèmes forts des partis d’extrême droite… Mais « de l’autre côté de la médaille dont la face présentée brille tel un sou neuf et attire autant de gens dont beaucoup jadis étaient de Gauche » il y a les lobbies, les dominants, les ultra riches, les grands décideurs, les privilégiés, la « croissance économique de marché durable » (mais surtout profitable aux privilégiés)…

     

    En somme l’Ordre du Monde tel que des pays comme la Chine de Xi Jinping, la Russie de Poutine, la Turquie d’Erdogan, l’Iran des Ayatollahs, les monarchies du Golfe le conçoivent et l’organisent cet Ordre du Monde…