livre
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Et si l'IA avait eu cent ans d'avance ?
- Par guy sembic
- Le 01/10/2026
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… Lorsqu’apparurent la vidéo, les cassettes VHS puis les DVD, ce ne fut point la fin du film de cinéma en salle…
Lorsque les plats cuidinés tout-prêts en barquettes, ou surgelés, sont apparus dans les grandes surfaces alimentaires, ce ne fut point la fin de la cuisine traditionnelle…
L’apparition de livres écrits avec l’Intelligence Artificielle – ce qui est déjà une réalité depuis plusieurs années conjointement avec l’écriture de livres par des « nègres littéraires » ; ne sonne point le glas du livre papier ou du livre numérique humainement imaginé et rédigé…
Sauf que pour …
« À la recherche du temps perdu » de Marcel Proust ; « Mort à Crédit » de Louis Ferdinand Céline…
En postulant que ces deux ouvrages auraient été contemporains d’une « IA 1922 de cent ans en avance »…
Il eût fallu assurément que cette « IA 1922 » ait été capable de « faire du Proust ou du Céline »…
Et pour « C’est ça ou mourir » de Théysson Orélien ; avec l’« IA 2026 » ; il eût fallu que Théysson Orélien ait été capable de « faire un enfant dans le dos à l’IA 2026 »…
D’où cette question qui me vient à l’esprit :
Qu’est ce qui est le plus important, qui a le plus d’impact, si l’IA peut faire à la fois : de la langue de Voltaire ET de la langue d’un écrivain atypique à nulle autre pareille :
L’auteur de l’ouvrage, sa personnalité, son rayonnement, qu’il soit encensé sur les réseaux sociaux, suivi sur Youtube, présent dans les grands salons du Livre… ?
Ou …
Le contenu même du livre, avec ce qu’il veut dire, le message qu’il porte ; et qui, tout en étant « de cet auteur là » écrit comme l’auteur l’a écrit avec l’aide oui ou non de l’IA, n’est pas pour autant « propriétaire » de ce qui le dépasse, de ce qui le transcende – mais est « du patrimoine de l’humanité toute entière » ?
Je « penche » pour :
« Faire un enfant dans le dos à l’IA avec une œuvre qui entre dans le patrimoine d’une humanité-propriétaire » … Laquelle humanité-propriétaire est faite d’auteurs qui font un enfant dans le dos à l’IA, mais aussi d’auteurs qui sont des gens du commun faisant quelque chose dans leur vie d’utile et si possible d’heureux pour les autres…
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Le livre c'est la liberté non surveillée
- Par guy sembic
- Le 10/11/2022
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… Quand vous ouvrez un livre, vous n’avez pas besoin d’identifiant ni de mot de passe sécurisé pour accéder à la première page de ce livre.
Vous ne cochez pas de conditions générales d’utilisation très longues à lire, aucun algorythme ne suit votre lecture afin d’exploiter, de profiler ce que vous lisez , aucune application, aucun message publicitaire ne vient interrompre votre lecture…
Ce livre après l’avoir lu, vous pouvez le prêter, le donner, le déposer dans une boîte à livres, le céder pour un prix nettement inférieur au prix que vous l’avez acheté, dans un vide grenier par exemple…
Il n’en est pas du tout de même lorsque vous lisez quelque chose sur internet et en particulier sur Facebook, instagram, sur un site, sur un blog, sur un forum… Car sur la Toile où que vous alliez, vous êtes épié, identifié, profilé, et tout ce que y faites sur la Toile, lire, vous exprimer, poster une photo, une vidéo, consulter une page web, est exploité – soit disant selon vos préférences ou vos choix cochés dans les conditions générales d’utilisation (CGU) – mais en réalité les Géants du Net que sont Microsoft, Google et Amazon entre autres, agissent et interagissent avec leurs partenaires, dans leur intérêt ou par pression exercée par un partenaire ou un concurrent dominant sur le marché… Ou même encore par influence dominante et croissante d’ une grande puissance économique et tentaculaire mondiale (en l’occurrence la Chine) …
Les réseaux sociaux, avec leur système de modération, leurs règles de fonctionnement, n’échappent plus désormais, à ces pressions exercées par les puissances dominantes ; la liberté d’expression étant « toute relative » et donc seulement apparente, sous contrôle et canalisée…
… Le livre c’est la liberté non surveillée… Sauf que…
Pour que le livre soit réellement la liberté non surveillée, il faudrait qu’il soit acheté par paiement en espèces…
En effet, par carte bancaire et d’autant plus – pour moins de 50 euro - « par contact » et si, de surcroît vous avez une carte de fidélité du magasin ; ou si vous achetez le livre sur internet, Amazon ou autre centrale d’achat en ligne, alors vous êtes « profilé »…
Tout ce qui s’achète sur internet (dont Amazon), implique automatiquement que l’on soit « profilé » et identifié, répertorié…
… Une idée pour un film de « science fiction sociétal » :
Dans un futur « moyennement lointain » mettons dans les années 2150, dans les transports publics, trains, métros, bus, l’on voit des gens de tous âges, beaucoup de jeunes en particulier, assis sur leur siège ou debout dans le bus, le métro, le train… Tenant un livre entre leurs mains… Alors qu’un siècle et demi plus tôt, les gens de tous âges dont beaucoup de jeunes, avaient en main un smartphone…
C’est là une première scène du film…