expression
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Les dimensions - d'export, d'espace de diffusion- de la liberté d'expression
- Par guy sembic
- Le 16/05/2026
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… Déjà, « pour commencer » et « bien préciser les choses » : la liberté d’expression oui mais… Sauf le pire vraiment le pire à savoir par exemple la diffusion de propos de caractère raciste, homophobe, antisémite, pédophile, ou appelant, incitant à tuer ou à mener des actions d’une extrême violence, et en faire l’apologie – de ce pire vraiment pire- ou encore se livrer à des productions de dessin, d’écriture délibéremment caricaturales dans l’insulte, dans un humour aussi noir que crasseux, totalement immoral, abject et révoltant…
La liberté d’expression donc « oui mais sauf... » , ce n’est plus la liberté d’expression… En effet la liberté d’expression ne peut qu’être totale, sans aucune restriction, sans règles fixées…
La liberté d’expression c’est pour chacun, quel qu’il soit, la possibilité de s’exprimer, de dire, d’écrire, de dessiner ce qu’il veut ; même si cela choque, si cela révolte ( et l’on a le droit en retour, d’être choqué, d’être révolté, de réagir et de répondre à ce qui nous offense, nous scandalise, par le dit, par l’écrit, par le dessin, et cela même en usant de propos tout aussi violents)…
J’ai développé cette idée selon laquelle « exprimer le pire » - ce qu’il a de plus violent, de plus révoltant, de plus insolent, de plus scandaleux, de plus inacceptable – dans un texte écrit, dans un dessin… Pouvait en quelque sorte « expurger le pire » car montré sciemment et intentionnellement agité comme un chiffon sale, cela pourrait faire qu’au fond ça ne puisse se faire (quand on connaît de sens de « expurger »)…
Bien sûr – c’est évident- « expurger » en exprimant, en montrant ; c’est aussi « prendre le risque « que ça se fasse » par incitation ( Pourquoi pas après tout faire comme il, elle dit, le montre)…
J’en viens à la dimension « originelle » (et naturelle) de la liberté d’expression, dimension qui avait été celle d’avant internet, d’avant les réseaux sociaux, à savoir celle du temps des seuls livres, journaux, revues, documents écrits, gravures, tableaux de peinture, dessins, photographies… Et propos lors de déjeûners de famille ou d’amis, lors de conversations de bistrot, de réunions publiques d’un certain nombre de personnes…
Dans cette dimension là qui avait eu cours jadis, avant l’internet et avant les réseaux sociaux, la liberté d’expression « totale », l’espace de diffusion quelle que soit son importance, se trouvait forcément limité – à la ville, au village, au terroir, à la région, à une étendue géographique et de population qui n’était pas à l’échelle du monde tout entier ou de millions et de millions de personnes… Il fallait acheter ou se procurer le livre, le journal, la gravure, le tableau de peinture, le dessin, la photographie afin d’avoir connaissance du contenu, de l’image…
Il est certain, absolument certain, qu’avec l’internet, qu’avec les réseaux sociaux, les sites, les forums, les blogs, les espaces de communication d’aujourd’hui, quasiment illimités (la seule limite étant celle liée à la dimension de la surface de notre planète) ; nous entrons bien là dans une toute autre dimension spatiale d’export, de diffusion, de tout ce que l’on raconte, écrit, montre… Que celle d’avant, des seuls livres, journaux, gravures, dessins, photographies, d’autrefois quand il n’y avait pas de smartphone, d’ordinateur, de réseaux sociaux du Net…
C’est que… Un clic, un simple clic… C’est toute autre chose que de sortir son porte monnaie pour acheter un journal, un livre ; c’est tout autre chose que d’effectuer une recherche dans des documents, dans des pages écrites et imprimées, dans des séries de photographies, de gravures… Un clic, un simple clic, c’est un espace qui s’ouvre, immédiatement accessible…
Et ce qui est exprimé ou montré par un tel, une telle, même si cela n’est vu ou lu que par moins de 10 personnes (dont on ne sait d’ailleurs qui sont précisément ces personnes, à moins que l’une ou que quelques unes d’entre elles ne réponde, ne fût-ce que d’un « like ») il n’en demeure pas moins que ce qui est exprimé ou montré peut être vu ou lu par n’importe qui dans le monde, parlant et écrivant dans une langue différente et pouvant être traduit automatiquement et instantanément…
Et dans la dimension d’aujourd’hui, qui est bien plus vaste que la dimension « originelle et naturelle », alors pour le « oui mais... » l’on peut être contre (je suis contre je le dis, je l’affirme)… Mais le « oui mais... » devient concevable – à défaut d’être acceptable – et avec ses limitations à l’expression du pire, avec ses règles, ses chartes, selon des lois en vigueur…
Toute la question, donc, se posant au sujet de la liberté d’expression, entre de nos jours dans une dimension différente (bien plus vaste) que celle d’avant l’internet, les ordinateurs, les smartphones et les réseaux sociaux sur lesquels se connectent en permanence partout dans le monde plusieurs milliards d’humains…
La liberté d’expression devient dans cette nouvelle et actuelle dimension d’export et de diffusion – sinon « devrait être » - « une affaire de réflexion personnelle » impliquant – autant que possible- que l’on puisse se libérer de son émotion immédiate, de ce que l’on porte en soi et de sa culture et sensibilité en soi d’une part ; de ce qui nous vient d’en dehors de nous d’autre part, et nous influence, nous domine, nous conditionne…
Sans doute est-ce « regrettable », mais – comme on dit - « péter les plombs », « lâcher la bonde », sur le coup d’une grande colère ou indignation, dans l’émotion, dans le ressenti du moment, lors d’une situation particulièrement sensible qui nous touche… Cela nous arrive-t-il parfois, bien que cela ne « nous ressemble pas », aussi attaché à réfléchir que l’on soit…
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Les autres formes d'expression que la parole et que l'écriture
- Par guy sembic
- Le 08/12/2023
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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… Lorsque l’expression orale ou écrite fait défaut parce que les mots ne peuvent être trouvés pour dire ou pour écrire ce à quoi l’on pense – mais qui en notre esprit n’est pas sans image – il ne reste alors que le silence pour autant que le silence soit « entendu », ou que le regard parfois plus expressif que la parole ou que l’écriture, ou encore la musique jouée avec un instrument, ou le dessin…
Je me pose cette question parfois :
Quel écrivain n’a pas rêvé d’être, plutôt qu’un talentueux de la plume ou qu’un magicien des mots , un grand musicien ou un grand artiste de la peinture ou du dessin ou de quelque art plastique ?
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Le grand exercice ...
- Par guy sembic
- Le 17/11/2020
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… Décider, faire le choix, de ne pas publier ou poster un texte… “Ce texte là” qui est de son cru avec sa formulation, ses mots, sa verve…
Sur sa page qui est publique… C’est être, se sentir ou “penser se sentir” aussi responsable que de le publier à la vue de tous…
Accepter les conséquences et peut – être… Les “foudres”…
Mais… Les conséquences, les sait-on vraiment ? Les “foudres” viendraient-elles ?
Il y a ce “comment on te connaît” -du moins celles et ceux qui, “de longue date” “jettent un œil” de temps à autre sur ce que tu produis…
Il y a aussi ce “comment tu crois qu’on te connaît”… C’est… “peut-être là le hic”…
Ce texte là, cette élucubration, cette saillie… Pas aseptisé du tout…
Bon, oui, c’est vrai : il y a cet ami ou cette amie (s’il, elle en est vraiment un, une, d’ami, amie) qui va dire “c’est vulgaire, cela n’a pas beaucoup d’intérêt” ; cet autre ami ou amie qui est croyant et pratiquant et qu’un tel écrit peut atteindre…
Quoique cet ami, cette amie, en vérité l’on en est quasi certain, demeurera un ami, une amie…
Je dis bien quasi certain car justement la question de la certitude est une question grave, une question à laquelle la réponse n’est pas forcément écrite à l’avance…
La reconnaissance et l’amitié ne font pas systématiquement “bon ménage”, car la vie nous montre que l’une et l’autre ont chacune leurs limites…
À quoi bon conserver la reconnaissance si l’on perd l’amitié?
Que les limites de la reconnaissance puissent être reculées, de mieux en mieux obtenues?
Et que les limites de l’amitié puissent-elles être repoussées au delà des brisures de la ligne d’horizon? …
Ah, le grand exercice qui est celui de la traversée de la vie… Tout autre chose qu’un problème de robinet qui coule dans une baignoire percée, ou que de deux trains roulant à des vitesses différentes qui se rencontrent à telle heure…
… Les réseaux sociaux, ce n’est pas tout à fait la même chose qu’un blog, qu’un site, qu’un forum que l’on administre soi-même et dans lequel on produit ses œuvres…
Les réseaux sociaux c’est comme la rue dans laquelle tout le monde passe, alors que les blogs et les sites sont comme des boutiques donnant sur la rue, des boutiques en lesquelles on entre parce que l’on y est client, consommateur, fidèle et qu’on a choisi d’y entrer…
Avec une page Facebook on reste dans un réseau social…
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Le territoire de la liberté d'expression
- Par guy sembic
- Le 23/10/2020
- Dans Articles
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… Les réseaux sociaux, dont le plus utilisé d’entre tous, Facebook pour ses proses – et son “homologue” Twitter pour ses 140 caractères par message - doivent devenir le territoire d’expression exclusif de celles et de ceux qui, dans notre pays la France et partout dans le monde, pensent, réfléchissent, combattent la haine et la violence, évoquent et mettent en avant tout ce qui fait du bien à entendre et à voir, ne “font pas dans la dentelle avec ce qui plombe le monde et la société et fige dans les crispations et les raccourcis de pensée”, et, pour “couronner le tout”, le font tout cela, en y mettant de l’humour et de la caricature, et si possible, de l’art et de la littérature !
En revanche ces mêmes réseaux sociaux doivent faire l’objet d’une traque permanente et organisée à grande échelle et dans le détail, partout dans le monde, d’une élimination pure et simple, d’une éradication et d’une “mise au pilori”, de tout ce qui encore aujourd’hui et depuis que le Web existe, occupe le territoire de la liberté d’expression au détriment des gens “de bonne volonté”, qui eux hélas, ne sont guère écoutés, vus et lus comme il conviendrait! …
La tolérance telle que l’a enseignée, expliquée et présentée dans ses écrits, Voltaire ; ne doit plus être pervertie, confondue avec un torchon servant à essuyer des saletés et que l’on néglige de laver et qu’ensuite on agite comme un étendard derrière le lequel il faut se mettre bien en rang !
… La liberté d’expression n’est une valeur, n’est louable et respectable, que si elle se fonde sur la responsabilité de chacun en particulier et de tous en général, que si elle se fonde également, sur une culture de la relation humaine…
Sinon, elle n’est, la liberté d’expression, qu’un “trou noir” du quel ne s’échappe aucune matière, aucune lumière…
La responsabilité, dans la liberté d’expression, consiste en la conscience en soi de l’impact de ce que l’on dit et écrit, en particulier lorsque ce qui est écrit et dit dans une formulation pouvant surprendre ou déranger, implicitement ou indirectement, “expurge” l’inacceptable…
“Tellement impensable qu’on ne le ferait pas!”… Mais “ça interpelle, porte à rire et à dérision” , s’assimile à une dénonciation de l’inacceptable (comme par exemple une tête coupée en carton et chiffons au bout d’une perche faisant office de pique )…
Sans perdre de vue cependant, l’effet contraire qui consiste, au lieu d’expurger l’inacceptable, de l’inciter, de le provoquer, de sorte qu’il ait lieu réellement…
C’est pourquoi la liberté d’expression se fonde aussi sur le risque pris, de dire, d’écrire, de dessiner, de caricaturer…
Mais le risque (ou l’aléatoire) est inhérent à la “mécanique” (à la “grande horlogerie”) du monde, de la vie, de l’univers…
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Après le masque, le verrouillage de l'expression
- Par guy sembic
- Le 20/05/2020
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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… Cette année la France vote une loi pour le port obligatoire du masque en lieu public, 135 euro d'amende... L'an dernier la France a voté une loi interdisant la dissimulation du visage en lieu public, 150 euro...
Il semblait donc, vu la différence du montant de l'amende, que dissimuler son visage en lieu public était plus répréhensible que de ne pas porter le masque en lieu public...
… Si le masque "protège" (d'une "éventuelle" contamination au coronavirus -quoique...) , il oblige (et cela n'est point "éventuel") à dissimuler une bonne moitié de son expression -dont le sourire et le langage du sourire...
… Et si une nouvelle loi liberticide en préparation, allait imposer aussi, la dissimulation du regard...
C'était (le monde d'avant) le monde des possédants et des décideurs, cela va être désormais (le monde d'après), encore le monde des possédants et des décideurs mais avec en plus, le monde des vigiles et des censeurs, de la police de la pensée, de l'expression, de la culture... L'Islam politique et social dans son ordre du monde avec ses milices, ses interdits, ses fatwas, en faisait autant, dans le monde d'avant le coronavirus!...
En "parallèle" si je puis dire avec l'Islam politique intégriste, j'appellerais l' "IMLAM" la "religion" du "monde d'après"...
Cet "ordre de pensée" anti visage, anti regard, anti liberté, nuisible et assassin de la culture !
… Microsoft, Google et les espaces de stockage en ligne tels que Drive, One Drive, Dropbox etc. , Facebook, Twitter, les réseaux sociaux, les blogs, les espaces de communication du Web, en tant que prestataires et gestionnaires de services et avec leurs partenaires associés (tout cela étant avec chacun de vous copropriétaires de ce que vous produisez et diffusez) vont être dotés très bientôt de systèmes de surveillance et de censure, fonctionnant avec de l'intelligence artificielle, des algorithmes, des cerveaux électroniques de capacité réactive et analytique aussi illimitée qu'instantanée... Ce qui existe déjà, mais sans encore -pour le moment- le verrouillage complet du pouvoir politique dans les états encore démocratiques -ou se réclamant encore de principes démocratiques... Ce qui va permettre aux vigiles et aux censeurs, à la police de la pensée, de l'expression et de la culture, une fois que le pouvoir politique aura verrouillé, bousculé les principes démocratiques ; de sanctionner tout contrevenant, toute expression de quelque forme que ce soit n'entrant pas dans les normes prescrites, dans l'ordre de ce qui sera autorisé à exister...
Il est à peu près certain que dans un monde pareil aussi verrouillé, aussi surveillé, normalisé, formaté (il l'était déjà mais pas comme ce qui est prévu et sera mis en place), les obéissants, les fatalistes, les consentants, dont bon nombre d'entre eux sont des pragmatiques, des gens qui ne sont ni des imaginatifs, ni des créateurs, ni des rêveurs, ni des poètes, ni des artistes, ni des penseurs, ni des écrivains, en somme, tous des gens évoluant dans les limites des passages réglementés ... S'y adapteront et s'y conformeront « plus facilement » à ce monde là, qui sera celui où les talents des autorisés et des compatibles serviront les décideurs, les « chiens de garde »...
… Déjà dans le système actuel d'espaces de communication sur internet, notamment avec les forums gérés par des administrateurs et des modérateurs, il y a ces chartes de « bonne conduite » avec ces règles de bienséance et ces normes restrictives invitant les membres s'inscrivant à ne pas, par exemple, être trop posteurs de leurs productions personnelles, à être réactif à ce que les autres postent dans des « fils de discussion », en somme à être, à rester des membres « bien dans la mouvance, dans l'esprit, dans le « cocon de convivialité communautaire » défini par le ou les créateurs administrateurs du forum... Autant dire que les forums en général, ne sont pas des univers de communication où des trublions, des gens hors norme, des anarchistes de la pensée et de l'écriture en leurs différents registres, peuvent se produire...
D'ailleurs, il faut dire, tous ces forums qui étaient légions et avaient « le vent en poupe » dans les années 2005 jusque vers 2010/2015 ; dont certains avaient plus de mille membres inscrits, depuis quelques années sont « en perte de vitesse », désertés, abandonnés, leurs membres n'y étant plus que des « chrysalides » vides encore suspendues sur des fils avant d'être emportées par le vent...
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Un espace entre la pensée juste et l'expression sincère...
- Par guy sembic
- Le 05/02/2019
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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... Si une pensée est juste et si l'expression écrite ou parlée qui accompagne cette pensée est sincère ; si la pensée et si l'expression s'accordent... Il y a tout de même entre la pensée juste et l'expression sincère, un espace dans lequel la réflexion doit prendre place et donner tout son sens à l'agissement qui suivra la pensée juste et l'expression sincère...
Il n' y a, à la limite, qu'une intelligence qui nous a été naturellement donnée – mais que nous avons en grande partie perdue – une intelligence faite de prescience, de clairvoyance, d'inspiration, de volonté d'agir et de travail ; une intelligence en grande partie perdue et qu'il nous est difficile de retrouver, que la technologie ne peut reconstituer... Et qui est communicable et partageable... Qui peut en quelque sorte abréger la réflexion en donnant à la réflexion, ce contenu essentiel dont le poids n'est pas une pesanteur...
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Le sens de ce que l'on prend la liberté d'exprimer ...
- Par guy sembic
- Le 28/09/2018
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Et la formulation qui soutient ou ne soutient pas le sens...
... La manière la plus efficace -et peut-être finalement, la plus pertinente- de combattre les excès, les outrances, les violences et les abjections d'une liberté d'expression dont on a fait ce qu'elle est devenue... C'est -peut-être- de traiter ce qui choque, ce qui révolte, par l'humour le plus décapant et le plus surprenant qui soit, ou par la dérision...
Répondre à la violence par la violence, à l'outrance par ce que l'on appelle "une levée de boucliers", demander "des lois" pour interdire ou pour condamner ; c'est réduire la liberté d'expression à ce que nous en connaissons et observons aujourd'hui : un vecteur de déliquescence de la société et de la relation humaine... Et, sans doute pire encore, en faire une sorte de "bâton pour se faire battre" et pour qu'on nous l'enlève un jour (d'ailleurs cela a déjà commencé)...
La liberté d'expression dans son sens profond, authentique, "philosophique" on va dire, et qui implique celui qui s'en sert d'une part (son auteur), et celui qu'elle concerne (le destinataire) d'autre part ; n'est pas, comme certains voudraient qu'elle soit "un fondement de la morale" mais "un fondement de la responsabilité"...
Celui ou celle qui s'exprime pense peut-être que par l'outrance et par la violence de son propos, il "exorcise quelque démon" (mais en fait rien ne prouve qu'il veut réellement exorciser)... De toute manière il le fait en général dans une formulation ou dans un sens qui prête à réagir naturellement ou épidermiquement...
C'est bien le sens qui "pose problème", et c'est la formulation qui soutient -ou ne soutient pas- le sens...
Les humoristes, caricaturistes, trublions en tous genre (chanson, musique) ont "bien du pain sur la planche" encore ! (rire)...