détritus

  • Détritus en bord de route

    Detritus bord de route

    … La liberté de faire n’importe quoi, n’importe où, n’importe comment, où l’on veut, comme on veut et dans un agissement immédiat, spontané « comme ça te vient » ; sans se préoccuper de l’effet produit ni de conséquences, sans se demander si cela gêne, indispose, horrifie, nuit à quelqu’un en particulier ou la communauté, ou à l’environnement paysager…

    Comme ce que que l’on voit au bord de cette route fréquentée notamment en période de vacances estivales : des détritus, emballages de produits de consommation alimentaire…

     

    La liberté, aussi, dans les moqueries, dans l’injure et dans l’insulte – en général hors présence de la personne visée…

    La liberté de menacer, d’agresser, de dégrader par négligence ou de volonté délibérée…

     

    C’est cela, la liberté ?

     

    Pas de prix à payer, protégé que l’on est par l’anonymat ou par l’opinion générale, ordinaire, commune, de tous (du moins de la part de ceux qui font et se comportent de la même manière incivile) ou encore par la rumeur dominante, faite de complaisance, de « laisser faire » …

     

    C’est bien là de nos jours et dans une tendance qui s’alourdit et se généralise, ce que l’on fait de la liberté et qui incite à l’anti libéralisme des autoritaires, à la venue de régimes de dictatures restritives des libertés de chacun… Et en un mot, fait de la société humaine actuelle ce qu’elle est, et des gens ce qu’ils sont… Une société en conséquence de ce que l’on fait de la liberté, de plus en plus policée, règlementée, formatée, cadrée…

     

    La liberté a un prix…

     

    Et le prix de la liberté est très élevé – mais pas en argent, pas en monnaie, pas en montant à payer, pas en facture à régler ni au comptant ni à crédit… Sauf sans doute pour ceux et celles qui monnayent le droit de faire comme ils veulent sans se préoccuper de savoir si ça gêne, si ça dégrade…

    Le prix à payer ?

    C’est celui de la responsabilité, de la réflexion, de l’effort qu’il faut consentir, du travail de tout instant à effectuer en matière de relation humaine, de relation avec les choses et avec les êtres autour de soi…

     

    La liberté a un prix…

    Ce prix là : celui de la responsabilité, de la réflexion, du travail de relation, de chacun et de tous, de l’un et de l’ensemble…

     

    La liberté a un prix…

    Et, « par extension » dirais-je… L’anarchie a un prix qui ressemble au prix de la liberté… Peut-être – si l’on veut – encore plus élévé que celui de la liberté…