désordres
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Combats
- Par guy sembic
- Le 13/12/2025
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… Certains combats que l’on mène toute sa vie durant – contre l’Ordre du Monde (ou plus en vérité contre DES ordres de l’Ordre du Monde mais aussi contre les désordres du monde (ou plus en vérité contre les désordres du monde faits ordres)… Combats en lesquels on est seul engagé aussi personnellemnt que l’on l’est contre ordres et désordres, ne rencontrent ces combats que l’on mène, que silence, indifférence de tout le monde, oui, indifférence et silence des personnes qui nous entourent avec lesquelles nous devons coexister… Ces combats là sont souvent, le plus souvent, des combats désespérés, perdus d’avance… Mais que l’on refuse d’abandonner et que seule notre mort interrompt…
La meilleure défense (ce qui nous soutient, nous anime, nous fait agir, nous fait nous exprimer) dans ces combats que l’on mène contre l’indifférence, contre le silence, contre la violence, contre les Ordres et les désordres… C’est encore la littérature, l’art, la musique, la création, la pensée… Et surtout ce « quelque chose en soi à nul autre pareil » qui, même sans la littérature, sans l’art, sans la musique – dont on peut ne pas être imprégné, et même aussi sans le don, sans le talent dans l’accomplissement ; est une force en soi, donne un sens à notre existence…
Ce « quelque chose en soi » tous les humains l’ont même le plus démuni d’entre les humains…
Et en ce sens, il n’y a plus de combat désespéré, perdu d’avance…
Ce « quelque chose en soi » - de son vivant – rejoint toujours « quelque chose du quelque chose en soi » des autres et, à partir de là s’ouvre le possible…
Tout le monde n’a pas la capacité de réaliser, de dire, d’exprimer, de rallier, d’entraîner, d’impacter, de « faire trace » durable sur le mur ou par des livres ou par des compositions artistiques…
Mais tout le monde, chacun d’entre nous même le plus démuni, le plus fragile, le moins bien connu, qui « ne fera rien dans sa vie au sens de ce que l’on entend dans l’Ordre du Monde par faire » a en lui ce qui le différencie des autres et dont l’image est son visage, et dont le regard est son langage… Et dont l’œuvre est son rapport, sa relation à l’autre…
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Contestataire
- Par guy sembic
- Le 12/11/2024
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Contestataire
De toutes les vacheries
De toutes les roueries
De toutes les simagrées
De toutes les hypocrisies
De toutes les pueries
À ta façon certes
Et ce n’est peu dire
Tant ta façon peut déconcerter ou surprendre
Ne serait-ce que par ton langage
Par tes propos
Nous ne sommes point
Toi et moi pour autant
Du même bord
En ce sens
Que nous ne mettons pas dans l’Urne
Le même bulletin
Nous ne sommes pas du même bord
Mais nous sommes du même « autre bord »
Celui de ces personnes
« Franches de collier »
Et sur lesquelles on peut compter
En toute confiance
Les « bonnes personnes »
Qui à leur manière sont des résistants
À l’ordre scélérat
À l’ordre auquel tant adhèrent
Ou aux désordres faits ordres
Qui font des communautés
Partout
Sur les réseaux sociaux
Dans les villes et dans les campagnes
Dans les esprits
Dans les opinions
Les « bonnes personnes »
Des « vieux » comme des « rassis » comme des jeunes
Et même des gosses et des ados
Qui dans la rue te disent bonjour
Sans te connaître
Et que toi tu ne connais pas non plus
Les « bonnes personnes »
Sont légions dont ne sait le nombre
Sûrement plus grand que l’on ne le croit
Ce sont ces « amis les danseurs »
Ces « amis de la promenade »
Ces «amis de la musique »
Ces « amis de la nage »
Ces « amis de la bricole »
Ces « amis du vélo »
Ces « amis des minous »
Ces « amis de tout ce à quoi on fait partie »
Que l’on retrouve de temps à autre
Un temps où l’on est tous de cet « autre bord »
Celui de la résistance
À l’ordre qui domine aujourd’hui
Qui dominera encore demain
Qui ne cesse d’être donné gagnant
Et dans lequel cependant
De « l’autre bord » que nous sommes
Nous faisons partie
Et que nous reconnaissons tel qu’il est
Tout en le combattant
À un ami, disparu à la fin de l’été 2024
« prolixe en paroles mais discret et « franc de collier »
Un « petit bout d’absolue confiance »
Qui « s’est fait la malle » hélas