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Les colons de Cisjordanie
- Par guy sembic
- Le 24/10/2026
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… Je suis « à peu près certain » que tout l’antisémitisme qui pèse sur le monde actuel – des années présentes depuis 2023- pèse pour au moins 60 % sur le comportement violent et agressif (et spoliateur on va dire) des colons israéliens établis en Cisjordanie ; et pour 40 % c’est l’antisémitisme « traditionnel » (celui de « toujours »)…
Le gouvernement de Benyamin Netanyaou soutient ces colons et d’ailleurs lors des attentats du 7 octobre 2023, il est clair que le plus gros de l’armée israélienne sur l’ordre de Netanyaou, se trouvait mobilisé pour défendre et soutenir les colons de Cisjordanie, au détriment de la protection des gens de la partie sud du pays qui eux, ne sont pas des colons mais en grande majorité des gens « du commun » ouvriers, employés, salariés (donc pas des riches et des possédants de domaines, à la limite des petits propriétaires paysans)… De telle sorte que, ce 7 octobre 2023, il n’y avait pas beaucoup de soldats avec les armes qu’il fallait, ni les « murs ou clôtures » de protection suffisamment efficaces pour empêcher toute intrusion de bandes de terroristes du Hamas, dans les alentours de là où se déroulaient des festivités et avaient lieu des rassemblements de personnes notamment des jeunes…
En revanche du côté où il y a les colons en Cisjordanie, c’était « bétonné » avec des troupes lourdement armées – et du matériel…
Parfois quand je regarde dans les Leclerc Multimédia, FNAC, grandes librairies, espaces culturels, là où il y a des livres à profusion, les ouvrages exposés, d’auteurs du monde entier, jamais au grand jamais – j’en témoigne- je ne vois par exemple un auteur « colon de Cisjordanie » qui a écrit un bouquin !
Ces gens là, ces colons, sont des « pragmatiques », pour eux leur objectif dans la vie c’est avoir du pouvoir et de l’argent et être des patrons au sens de ce que c’est que d’être un patron : ils n’ont dans leurs rangs aucun intellectuel, aucun écrivain, aucun poète, aucun « grand penseur » !
Autant je le redis et le rerèpète : je suis « à fond pour Israël, contre l’antisémitisme, pour le peuple Israélien… Mais autant je ne défends pas les colons israéliens de Cisjordanie ; et la complaisance et le soutien de Netanyaou pour ces colons me dérange…
Si je me trompe dans mon analyse à propos des colons israéliens de Cisjordanie, si mon « à priori » est vraiment « trop un à priori » ; qu’on me le dise, qu’on m’explique : je suis prêt à écouter et à reconnaître si je me trompe…
… Eh bien j’ai essayé de faire « quelques recherches » infléchissant et rendant invalide cet « à priori » selon lequel « il n’y aurait en Cisjordanie parmi les colons israéliens, pas d’écrivains, pas d’artistes ; la réponse est « il y en a » …
Mais « encore faut-il » redéfinir ce que l’on entend par « colon » : au sens de « propriétaire terrien d’un domaine d’exploitation agricole, d’élevage, industriel » (et à ce titre « patron d’entreprise »)… OU citoyen – Israélien en l’occurrence- installé en Cisjordanie et exerçant un métier, ayant un emploi salarié (comme c’est le cas notamment pour de jeunes israéliens de « milieu modeste » ne trouvant pas de débouché à l’intérieur – dans les frontières- d’Israël surpeuplé- et ayant décidé d’émigrer en Cisjordanie où « il y aurait plus de place et de possibilités »)…
Il y a donc : Tekoa au sud de Bethléem avec des « profils » bohème, intellectuel, artistique ; Kfar Etzion – écoles de théâtre et maisons édition- puis des écrivains : Emuna Elon romancière et journaliste, Eliaz Cohen, poète…
Mais il faut dire que ces artistes et intellectuels installés en Cisjordanie, ne sont guère trop dans le « paysage culturel complexe et difficile » de la société israélienne, « bénéficiares d’un statut leur étant favorable » et que leur initiative de dialogue culturel avec des intellectuels artistes et poètes palestiniens, soulève des débats houleux…
Donc pour conclure en ce qui concerne les colons au sens oui, de « grands propriétaires exploitants » je maintiens mon « jugement » ; en revanche pour les « installés » (les autres) que l’on ne peut assimilier à des colons et qui constituent une société diversifiée de sensiblités particulières ; l’on peut – et je dis d’eux - « que la vie ne doit pas leur être très facile et qu’ils ont bien du mérite à être des intellectuels, des artistes, des poètes, des écrivains, certains d’entre eux…Dans le contexte de guerre et de violence actuel…
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Trois zones en Cisjordanie
- Par guy sembic
- Le 29/10/2023
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… Selon les accords d’Oslo de 1993 entre Israël et l’OLP, accords signés par les deux parties ( voir https://www.lhistoire.fr/portfolio/israel-évolution-des-frontières-du-partage-de-lonu-aux-accords-doslo-1947-1993?fbclid=IwAR2gjsNwcE1uqLEZBGCoIQecqxWRO-PBanpr0SVICvUy_CBbymxetXFTaQY )
Trois zones ont été définies et délimitées en Cisjordanie :
-La zone C administrée civilement ET militairement par Israël
-La zone B administrée civilement par l’OLP, MAIS militairement par Israël
-La zone A administrée civilement ET militairement par l’OLP
… Dans la zone C vivent :
-Plus de cent mille Arabes (Palestiniens)
-Des Israéliens qui sont, les uns des exploitants et propriétaires de domaines de culture et des descendants des grands propriétaires du temps de l’Empire Ottoman, puis du temps du mandat britannique jusqu’en 1947 (donc ces Israéliens là étaient déjà implantés dans cette zone pour nombre d’entre eux, avant 1993 accords d’Oslo) ;
Les autres étant, depuis 1948 puis de 1967 à 1993, des Israéliens qui eux, sont venus s’installer en Cisjordanie. (À noter que depuis 1993, création de la zone C, de ënouveaux Israéliens s’y installent)…
Le terme de « colon » ne peut donc s’appliquer QUE pour les Israéliens s’étant installés en Cisjordanie avant 1993 (et depuis 1993 du fait qu’ils résident dans une zone administrée civilement et militairement par Israël, ils ne sont plus des colons bien que l’ayant été avant 1993).
… Dans les zones A et B un Israélien ne peut y habiter du fait que ces deux zones là sont administrées par l’OLP, à moins que cet Israélien vienne habiter dans la zone B au sein de laquelle il peut être protégé militairement par Israël…
En raison des attentats commis sur le territoire israélien le 7 octobre 2023 par le Hamas, et de la réaction en conséquence d’ Israël à cette attaque… Il est certain que :
-d’une part les cent mille arabes ou palestiniens de la zone C ne sont plus en sécurité comme ils pouvaient l’être avant le 7 octobre 2023…
-d’autre part les israéliens vivant dans la zone B ne sont plus en sécurité (même protégés par l’armée israélienne)… Et que les israéliens (rares) qui vivraient quand même dans la zone A, sont eux, encore moins en sécurité.
Quant aux Israéliens – d’implantation ancienne ou nouvelle – de la zone C, eux, sont « très protégés » par l’armée israélienne (ce sont ceux là, d’ailleurs, des Israéliens, les plus farouchement opposés à la création d’un état palestinien « d’un seul tenant »)…
PRECISION :
Avant 1993 la Cisjordanie était occupée par les Israéliens à 60 % de son territoire…
En 1993 les zones A et B, l’une sous administration civile ET militaire (la zone A) de l’OLP, et l’autre sous administration civile de l’OLP MAIS militairement d’Israël (la zone B) ne pouvaient correspondre qu’à des territoires où il n’y avait pas de colons… Parce que dans ces territoires, s’il y en avait eu des colons, ces colons n’auraient pas accepté de partir, de libérer les terres occupées ; ou d’être sous l’administration civile et ou militaire OLP…
En conséquence les zones A et B ne pouvaient être que séparées les unes des autres, et être des enclaves non reliées entre elles territorialement parlant…
D’où la zone C, 60 % de la Cisjordanie, une zone également ne constituant pas un ensemble homogène (comme une pièce de tissu avec des trous )…