Articles de yugcib
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Le tableau
- Par guy sembic
- Le 25/05/2014
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Dans les années 1950, 1960, 1970... Le monde était comme un tableau, un paysage avec des personnages. Et le tableau semblait immobile, comme figé dans le temps, un temps relié au temps qui précédait... Mais le tableau cependant était bien vivant, et les personnages animés, et c'était comme si l'on se trouvait, acteur ou spectateur ou témoin, à l'intérieur du tableau, un tableau dans lequel on respirait, on vivait...
Les scènes, les personnages, tout ce qui constituait le tableau dans le détail et dans son ensemble, tout cela était de couleurs aussi criardes et violentes que dans le tableau d'aujourd'hui, celui des années présentes de ce début de 21ème siècle... Autant dire que le "monde d'avant" était aussi inique, aussi empli d'hypocrisies, et les gens aussi préoccupés de gagner toujours plus d'argent, d'accroître ou de conforter leurs possessions matérielles...
Mais il y avait, dans le tableau, le tableau "d'avant", comme un fond, un arrière plan dans lequel on discernait des tons, des couleurs qui ne changeaient pas et qui, si lointaines nous eussent-elles parues ces couleurs, si invisibles même parfois ; n'en étaient pas moins présentes et immuables... Des couleurs et des tons somme toute, dans le fond du tableau, qui étaient pour nos yeux comme le ciel du jour ou de la nuit au dessus de nos têtes...
Dans le tableau d'aujourd'hui, le tableau des années de ce début de 21ème siècle, les couleurs de l'arrière plan du tableau sont craquelées, si craquelées qu'elles partent en éclats, des éclats de plus en plus dispersés, de plus en plus petits ; autant dire que le fond ou l'arrière plan disparaît peu à peu, et qu'il ne demeure dans le tableau devenu mouvant, de plus en plus mouvant à tel point que l'on court à perdre haleine pour le regarder ; que les couleurs criardes et violentes du nouveau paysage avec des personnages dont la vie court comme un train sur des rails de gare en gare, et les gares sont des lieux de marchés et de consommation...
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Notes de voyage, mardi 20 mai 2014
- Par guy sembic
- Le 23/05/2014
- Dans Anecdotes et divers
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De l' abbaye de Cluny, que j'ai visitée le 20 mai 2014 lors d'un trajet pour me rendre des Vosges vers les Landes ; il ne demeure en fait, de l'origine, que des vestiges de ce qui fut le siège du plus grand ordre monastique médiéval en Europe de l'ouest, ordre fondé en 910 par le duc d'Aquitaine et comte d'Auvergne Guillume I ; et qui a rayonné sur l'Europe durant tout le moyen âge avec sa grande église abbatiale de proportions hors normes pour l'époque, puisque nous sommes encore dans l'art roman et que l'on y découvre là, dans cette église, une voûte de 30 mètres de hauteur... Mais j'ai été un peu désorienté par toutes ces installations modernes en matériaux composites, situées derrière l'entrée principale et formant comme un vaste hall, avant l'accès sous la voûte de l'église...
Je trouve qu'en bien de lieux de patrimoine architecturel, culturel et autre , de nos jours, la société de loisir et de consommation de masse devient par trop envahissante et dénature ces lieux de patrimoine architectural... Non pas que je souhaite loin s'en faut que ces lieux ne soient plus -ou soient moins- accessibles au "commun des mortels", mais l'on devrait s'attacher dans la mesure du possible, à ne pas les dénaturer et à trouver le moyen de faire entrer la modernité et les technologies du 21 ème siècle, d'une manière plus discrète, moins voyante... (Nous sommes carrément parfois, dans l'ostentatoire, dans le "bling bling", notamment avec ces boutiques de gadgets et de souvenirs et de choses soit-disant "locales" en réalité le tout ou presque fabriqué en Chine)... L'on trouve en effet partout, en ces lieux de culture et de patrimoine, musées, sites archéologiques, châteaux, cathédrales, abbayes, monuments historiques, etc..., que ce soit à l'entrée ou dans les alentours immédiats ; de ces boutiques et espaces de vente de toutes sortes de produits de consommation touristique...

... Pensant dormir le soir à Vichy, dans un "Ibis Budget étape-hôtel" ou dans un "Première Classe" (ces hôtels du groupe Accor que l'on trouve implantés dans des ZAC, des ZI ou des parcs d'activité économique autour des grandes et moyennes villes en France), j'arrive donc à Vichy vers 20h 30, l'hôtel Ibis Budget ce soir du 20 mai est "plein comme un oeuf", avec tous ces gens en déplacement de travail pour la semaine, qui viennent de partout et surtout de divers pays européens (c'est ça la nouveauté depuis deux ans en France, les entreprises artisanales, les grosses PME tous métiers, et surtout les "géants" de la construction et du bâtiment que sont Eiffage, Bouygues et compagnie), embauchent des gens "venus d'ailleurs" que de la région ou même de France, et ces gens logent dans ces hôtels là, du groupe Accor)...
A Riom, à Clermont Ferrand, même topo : hôtels complets, et quant aux autres "hôtels à la Papa" dans lesquels on se rendait autrefois... Ou bien ils ont été repris (quelques uns surtout en ville) par des "Groupes" et sont tenus par un gérant ; ou bien ils sont fermés, n'ont pas été repris...
Ne restent que les "grands hôtels" à 4 étoiles, les séjours "haut de gamme", ou à la limite des hôtels pour des budgets "larges" (autour de 90, 100, 120 euro la nuit)...
... C'est fou ce que depuis deux ans surtout (avant c'était moins visible, moins preignant) en France (et ailleurs en Europe cela doit être la même chose), je constate une évolution accélérée dans l'implantation des zones de marché, autour des villes, dans les structures et voies de circulation, dans la complexité des technologies nouvelles et déjà existantes, dans les rapports de communication, dans les modes, les tendances, les différents types de consommation, etc...
L'évolution me semble plus accélérée, plus complexe, et je n'arrive plus à suivre, à m'adapter comme avant, dans les années précédant 2008, j'ai l'impression par moments, de "décrocher"...
Par exemple, dans les trains (les TGV), dans les avions, dans les aérogares, les gares, les lieux publics les plus fréquentés, je vois des tas de gens de tous âge (et donc pas forcément que des jeunes de moins de 30 ans) munis d'ordinateurs portables, de smartphones, tablettes et autres "engins"; qui surfent sur le Net, appellent, reçoivent, travaillent sur des dossiers et des fichiers, consultent des informations, des mails, etc... Et tout cela dans des conditions souvent les plus inconfortables qui soient... Et ils semblent tous, ces gens, très à l'aise, hyper réactifs, accro, pianotant surfant avec une vitesse, une dextérité impressionnante! Pas étonnant qu'il faille sans arrêt, avec la masse de ce qu'il faut stocker, avec la vidéo, la musique, les nombreuses applications de Windows 8 et autres systèmes d'exploitation, disposer de haut débit "encore et toujours plus haut", de capacité de stockage quasi infini (on parle maintenant de Tera-octets, pour les disques durs)...
Affolant ! Déconcertant !
En ce qui concerne le travail, l'économie de marché, la mondialisation, c'est surtout depuis 2012 que l'on voit de plus en plus de grosses PME artisanales et tous métiers confondus, et bien sûr les Eiffage, Vinci, Bouygues, BTP et autres, recourir à de la main d'oeuvre hors de France, du fait du "coût du travail" (salaires du pays qui emploie mais charges du pays d'origine). Il en résulte un afflux de travailleurs saisonniers, venus de partout, pour quelques semaines, quelques mois, et tous ces gens là il faut bien qu'ils trouvent à se loger! C'est la raison pour laquelle, en semaine, en France, tous les hôtels du groupe Accor genre Formule 1, Etap Hôtel, première classe, sont tous "plein comme un oeuf" de janvier à décembre sauf le week end...
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Nebraska, film d' Alexander Payne
- Par guy sembic
- Le 21/05/2014
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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J'ai beaucoup aimé le film "NEBRASKA", d'Alexander Payne, que j'ai vu tout dernièrement, un film réalisé en 2013, en Noir et Blanc.
En "toile de fond" de ce film, ce sont ces paysages infinis, plats, sous un ciel immense, des terres agricoles des grandes plaines centrales des USA, de "l'Amérique profonde", avec les mêmes bourgades aux maisons de bois, et les gens, pour la plupart touchés par la crise économique d'après 2008, vivant petit, sans perspective d'avenir, sans autres distractions si l'on peut dire que de se réunir dans des cafés saloons où l'on boit des bières et du wisky à longueur de journée, où, le soir on se retrouve entre voisins, amis, connaissances, autour d'une séance de Karaoké... Et dans les maisons, dans les familles, l'on y vit replié, sans activité sans travail le plus souvent, assis des heures sur un canapé devant la télé, et ce sont tous les potins du coin qui animent les conversations, avec des propos truculents, un langage "à l'emporte pîèce", et l'on ressasse les "pieux souvenirs", ceux du temps de ce qui, autrefois il n'y a pas encore si longtemps, fut... et n'est plus...
Les gens sont obèses, difformes, avec des visages ravagés, bouffis, apathiques, et ils ont des parcours de vie chaotiques, c'est ce que l'on voit dans le film ; mais tout cela est montré avec beaucoup de sensibilité, du réalisme, un réalisme lucide et tragique, sans "parti pris", et les dialogues valent par moments leur "pesant d'or", tant ils sont émaillés de propos truculents, émouvants et drôles...
Un vieil homme, Woody Grant, incarné par Bruce Dern, croit "dur comme fer" avoir gagné un million de dollars à une loterie (il a reçu une lettre en ce sens, qu'il garde sur lui tout le temps) et toute l'histoire en fait, tourne autour de ce million de dollars supposé et qui fait rêver autour de ce viel homme partout où il passe...
L'un des fils du vieil homme, David, incarné par Will Forte, accompagne son père dans son voyage, depuis Billing dans le sud du Montana, jusqu'à Lincoln dans le Nebraska, une expédition dans la voiture du fils, de quelque 1200 kilomètres, car c'est à Lincoln que Woody Grant doit “toucher son million de dollars”, au bureau de la loterie... Au départ, le vieil homme envisageait de se rendre à pied, jusqu'à Lincoln. Au cours de ce voyage, il y a les arrêts dans des motels, et le passage dans la ville où Woody a passé son enfance et où il y retrouve son frère et ses neveux ; et sa femme Kate, qui était restée à Billing et ne souhaitant pas l'accompagner le rejoint finalement par le car... Nous assistons alors à une truculente scène de famille, avec évocation de souvenirs... La femme de Woody Grant, Kate, est incarnée par June Squibb ; et l'autre fils, Ross, le frère de David, par Bob Odenk.... Tous ces personnages sont émouvants et drôles, et bien représentatifs quoiqu'un peu caricaturaux, de “l'américain lambda”, très moyen, pauvre et sans avenir dans ces bourgades du Middle West... Bien sûr, on s'en doute, il n'y a pas de miracle : le million de dollars c'est du vent, du rêve... Et justement le rêve il est bien là, aussi immense, aussi générateur d'espérances noyées dans des beuveries et des karaokés de bar saloon, que dans ces immenses paysages plats et monotones des Grandes Plaines centrales de l'Amérique du Nord...
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Une rencontre, film de Liza Azuelos
- Par guy sembic
- Le 21/05/2014
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Une rencontre, film de Lisa Azuelos, avec François Cluzet dans le rôle de Pierre, un avocat ; et Sophie Marceau dans le rôle d'Elsa, écrivain : l'histoire, à lire le résumé du film, semble assez banale et l'on se dit à priori que cela ne vaut pas le coup d'aller voir ce film... Ce n'est qu'après réflexion que l'on se met à penser que, peut-être, le sujet -un sujet"bateau"- est traité avec originalité, et que l'histoire donc, pourrait ne pas être ordinaire... (c'est ce que je me suis dit)...
François Cluzet, qui a pu parfois s'enfermer dans des rôles "moralisateurs", n'est pas, loin s'en faut, ici dans ce film "Une rencontre", particulièrement dans un rôle "moralisateur"... Il incarne trop, à mon sens, dans ce film, ce type de personnage masculin, la cinquantaine confortable, dans un milieu aisé (il est avocat, dans l'histoire) "pas spécialement séducteur mais séducteur quand même", qui est marié, a une vie de famille, et qui un beau jour rencontre une femme qui lui plaît au delà de toute mesure, une femme qui, elle aussi, est attirée.... Et le début du film (cela se passe dans un salon du livre à Rennes, une manifestation présentée comme "mondaine" où l'on y côtoie des gens "branchés"-et pour certains un peu "atypiques-) est finalement "assez représentatif" de ces milieux aisés, intellectuels, où la morale soit dit en passant, sert de couverture ou de vernis, et "se fout la malle vite fait" dès qu'une situation sensible entre deux personnes se plaisant, se présente, en l'occurrence la rencontre d'un homme ou d'une femme qui va "tout remettre en question"... Et c'est fou, fou, ce que ce thème est "porteur", ce que le "commun des mortels" adhère, et voudrait bien lui aussi, connaître et vivre ce genre d'histoire dans sa vie...
C'est donc cela, ce que je viens de dire, qui me gêne, auquel je n'adhère pas du tout...
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Touite, Touite, Touite ! ...
- Par guy sembic
- Le 16/05/2014
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Au nom de la Touite qui pue
Au nom de la Touite qui pète
Au nom de la Touite qui cocoricohète
Je vous salue Marions et Mariones
Qui faites la Une sur les scènes publiques
Donnez nous nos mille Touites quotidiennes
Et délivrez-nous du Mal de vivre
Et de l'ennui souverain
Et des soucis quotidiens
Et de nos rêves qui s'escagassent
Par vos petites phrases assassines
Par vos petits mots perfides et acides
Que la Postérité ne retiendra guère
Ni la littérature d'ailleurs
Tant ça touite et ça touite sur la Toile
Cent quarante caractères de touites par centaines à tout va
Ou mille fesses de bouc jeté sur la toile
D'un bout à l'autre de la planète
Participent à la grand-mêlée instantanée
Qui réduit l'espace de la relation entre les Humains
En un univers bruissant de sons et de clignotements
Se rétractant ou s'écartant comme un accordéon
Invitant à se tortiller le derrière
Plutôt qu'à danser
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Le Traité Transatlantique
- Par guy sembic
- Le 11/05/2014
- Dans Articles
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Election députés européens
... Le 25 mai.
Il y a au moins une raison pour voter, et c'est sans doute à mon sens la plus importante : il faut qu'il y ait cette fois dans la prochaine assemblée de députés européens (pour la France je crois que c'est 85 ?), une majorité d'élus qui voteront contre le Traité Transatlantique de 2015.
Cette majorité contre, ne pourra être constituée que :
-De députés Front de Gauche
-De députés Front National
-De députés EELV
-Et de 2 ou 3 UMP, plus 2 ou 3 PS de ci de là dans le lot, qui ne soient pas "dans la ligne"... Qui, tous (ceux que je viens de dire) voteront contre le Traité Transatlantique de 2015...
Comme quoi des sensibilités totalement opposées peuvent s'accorder sur un point particulier, en l'occurrence au sujet du Traité Transatlantique...
En effet, il ne faut pas qu'il se dégage une majorité en faveur de ce traité transatlantique, qui est la pire des choses qui puisse nous arriver, autant en France que dans les autres pays européens !
A bas ce traité ignoble !
... Juste une question :
Souhaitez vous qu'une "grosse boîte" américaine -entre autres- vienne investir dans votre région, près de chez vous, et "faire la loi" (la loi du fric, du marché, du profit, des actionnaires) et imposer son diktat, ses conditions, aux autorités locales, régionales, au gouvernement, et cela dans le plus grand mépris de l'environnement, de la santé publique, des gens qui travaillent (devront travailler sous les conditions imposées) ? Souhaitez vous cela?
Vous me direz "c'est déjà plus ou moins comme ça sans le traité"... Oui, c'est vrai... Mais ce sera encore pire, bien pire, et surtout sans limite, pratiquement sans résistance possible, avec le traité !
C'est comme si, étant déjà en équilibre précaire sur le rebord d'une fenêtre de quinzième étage, on vous poussait par les fesses dans le vide!
Ne vous abstenez pas!
Il ne faut pas que ce traité passe, l'an prochain!
... En gros, que disent, que proclament, que promettent, que chantent les "sirènes" du PS "bon teint" et de l'UMP "autant bon teint" ?
Ils disent que ce traité, c'est la panacée, le développement économique assuré, du boulot pour ceux qui ont pas de boulot, davantage de consommation de masse pas cher, plus de bien être donc, et que c'est "dans le bon sens" !
Ne les écoutez pas, ceux qui disent ça!
Sans le traité, c'est déjà "presque perdu d'avance", oui... Y'à qu'à voir déjà "comme ça tourne le bazar"... Mais avec le traité, c'est "complètement foutu à coup sûr, pour des lustres" ! C'est un véritable rouleau compresseur ce traité, comme si au Moyen âge on avait pu donner aux seigneurs en plus des chevaux et des épées, des tanks et des avions !
C'était déjà dur de se battre avec des gourdins contre des mecs à cheval et avec des épées... alors contre des tanks et des avions...
Union nationale, union de tous les peuples d'Europe, contre le traité transatlantique !
Merde, les gens sont pas des veaux, sont pas des imbéciles, et il faut pas croire qu'ils sont tous atones, qu'ils réfléchissent pas, qu'ils regardent que des séries télévisées et des matches de foot, et qu'ils sont sans arrêt à surfer sur une tablette, un ordi, un smartphone ! Il faut pas systématiquement croire ce qu'on voit en surface! Et encore moins ce qu'on nous force à croire !
... Ce qu'il faut savoir c'est que le Traité Transatlantique si les députés européens le votent et si donc les gouvernements des pays européens le signent, aura des conséquences non seulement dans le domaine économique mais aussi dans tous les autres domaines entre autres la culture. Et ce sont toutes nos traditions, nos valeurs (du moins pour ce qu'il en reste encore), notre mode de vie, nos libertés fondamentales, qui voleront en éclats, nous précipitant dans un monde où le Français, l'Allemand, le Polonais, l'Italien, le Belge, le Grec, l'Espagnol... enfin chaque habitant ou citoyen d'un pays européen ne sera plus comme au temps des Rois un sujet, comme au temps des Républiques un citoyen... mais une "variable d'ajustement"...
Nous sommes déjà entrés dans ce monde là, celui de la "variable d'ajustement", celui d'une "post-humanité" qui n'a plus rien à voir avec le monde d'avant le début des années 2000... Et bon nombre d'entre nous, sans aucun doute les moins favorisés, les "acteurs en arrière garde" de la société de consommation de masse", sont déjà exclus du "système", à vrai dire "ghettoïsés"...
Et c'est "ce monde là" qui existe déja, qui avec le Traité Transatlantique, sera "comme à jamais verrouillé, plus verrouillé que ne le fut par exemple le régime Stalinien du temps de l'URSS, ou que le régime de l'ultra-libéralisme tel que nous le subissons actuellement. Car la vie, notre vie de tous les jours, notre mode de vie, nos libertés (du moins ce qui en reste), tout cela ne sera plus comme avant, tel que cela l'est encore tant bien que mal plutôt mal que bien... La résistance, déjà difficile, sporadique, inorganisée, constituée de "bastions" mais néanmoins existante et agissante ; sera alors encore plus difficile, encore plus aléatoire, et les "bastions" (s'il en demeure encore) seront laminés ou devront se reconvertir en "théâtres de rue scannés et autorisés"...
... Faites passer le message autour de vous...
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La carpe et le péritoine
- Par guy sembic
- Le 07/05/2014
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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C'est une grosse carpe tirée de la rivière à grand peine et maintenue en vie au fond d'une lessiveuse.
La carpe ne cesse de tourner en rond au fond de la lessiveuse, elle semble se mordre la queue.
Le lendemain cette carpe est servie en plat de résistance d'un grand déjeuner familial...
Pépé arrive pour le déjeuner familial, en pompes noires et costard, et, traversant la rue devant la maison, perd la semelle de sa chaussure droite. Et pépé marche sur le péritoine de la chaussure, puisque la peau du ventre de la chaussure est restée sur le pavé...
C'est la deuxième fois que cela lui arrive, à Pépé, de marcher sur le péritoine de l'une de ses chaussures. La première fois c'était tout juste à la sortie d'un repas d'enterrement. Et en entrée de ce repas, il y avait de la carpe frite...
... NOTE :
Ce "petit roman d'une demi page" n'a rien à voir avec le livre de Michel Houellebecq "La carte et le territoire"...
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Extension du domaine de la lutte, de Houellebecq
- Par guy sembic
- Le 02/05/2014
- Dans Livres et littérature
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“La difficulté, c'est qu'il ne suffit pas exactement de vivre selon la règle. En effet vous parvenez (parfois de justesse, d'extrême justesse, mais dans l'ensemble vous y parvenez) à vivre selon la règle. Vos feuilles d'imposition sont à jour. Vos factures, payées à la bonne date. Vous ne vous déplacez jamais sans carte d'identité (et la petite pochette spéciale pour la carte bleue !...).
Pourtant, vous n'avez pas d'amis. “ [page 12, édition J'AI LU]
... “Pas d'amis”, dirais-je, autres que ceux qui sont inscrits sur votre page de Facebook... Quoiqu'à mon avis il n'y a guère beaucoup de différence entre les “amis” de Facebook et les “amis” dans la “vraie vie” (rire)...
En fait, je crois que dans la règle, il y a beaucoup d'amis... Mais je crois aussi que la règle c'est une sorte de paysage large comme un grand tapis de salon salle à manger, sur lequel un train électrique a été installé. Et plus le train a de wagons, plus il peut changer de locomotive, plus il y a de rails, d'aiguillages, de petits arbres en plastique, et même de petits personnages, avec des vaches, un petit toutou, des barrières, des signaux... Et plus il y a de monde, autour du tapis, dans le salon, pour voir le train, le joli train...
Je n'aime pas ce monde, décidément je ne l'aime pas. La société dans laquelle je vis me dégoûte ; la publicité m'écoeure ; l'informatique me fait vomir. Tout mon travail d'informaticien consiste à multiplier les références, les recoupements, les critères de décision rationnelle. Ça n'a aucun sens. Pour parler franchement, c'est même plutôt négatif ; un encombrement inutile pour les neurones. Ce monde a besoin de tout, sauf d'informations supplémentaires.
La plupart des “boulots” dans les pays tels que la France où l'on ne “produit” plus, où l'on ne “fabrique” plus, où il n'y a plus d'industries ; sont des boulots d'économie de consommation et de services dans lesquels on “galère” pour “fourguer” à une clientèle sans cesse ciblée et harponnée, des produits la plupart du temps superflus, voire inutiles... Le pire étant certainement dans le domaine des technologies dites “nouvelles” (téléphonie mobile, informatique et applications liées)...
Dans la soirée (c'est le 31 décembre) je téléphone à SOS Amitié mais c'est occupé comme toujours en période de fêtes. Vers une heure du matin, je prends une boîte de petits pois et je la balance dans la glace de la salle de bains. Ça fait de jolis éclats. Je me coupe en les ramassant, et je commence à saigner. Ça me fait bien plaisir. C'est exactement ce que je voulais.[page 128]
Bravo ! ... Dis-je, à la lecture de ce passage... Pour ma part, au lieu d'une boîte de petits pois (ou de cassoulet William Saurin) lancée sur la glace de la salle de bains (ou depuis le balcon d'un appartement situé au quatorzième étage d'un immeuble HLM à Cergy Pontoise)... J'aurais donné un grand coup de hache sur l'écran d'une télé...
Extension du domaine de la lutte, roman
Voici l'odyssée désenchantée d'un informaticien entre deux âges, jouant son rôle en observant les mouvements humains et les banalités qui s'échangent autour des machines à café. L'installation d'un progiciel en province lui permettra d'étendre le champ de ses observations, d'anéantir les dernières illusions d'un collègue -obsédé malchanceux- et d'élaborer une théorie complète du libéralisme, qu'il soit économique ou sexuel. [quatrième de couverture]
Ce roman, dont le premier dépôt légal est en août 1997, a donc été écrit lors de cette époque “transitoire” des années 90 du siècle dernier... Et, curieusement l'histoire me semble “tout à fait actuelle”...
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Ceci est deux visages
- Par guy sembic
- Le 28/04/2014
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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Je suis double pomme verte
Avec dedans en ma chair ferme un ver brun
Je ne veux point paraître pomme à vos yeux
Et encore moins pomme avec un ver dedans
Vous me voyez visage
Double visage
Visage chic
Visage à vous lécher l'âme
Vous me mordez dedans
Vous bouffez le ver
Le ver brun dans ma chair ferme de pomme verte
Et le ver s'incruste entre deux plis
De votre cervelle grise
Sur votre nez vous mettez
Lunettes à la Bernard Pivot
Et ça vous fait
Comme un masque devant une pomme
Un visage
Ou vous entrez dans le bal
Du samedi soir
La pomme bien en avant
Bien masquée
Mais avec son vert et son luisant apparents cependant
Soit disant pour ne point tromper son monde
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L'écrivain et ses lecteurs
- Par guy sembic
- Le 27/04/2014
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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"Tout écrivain, pour écrire nettement, doit se mettre à la place de ses lecteurs"...
[ Jean De La Bruyère ]
... C'est justement ce que bon nombre d'écrivains de nos jours, font, et cela des plus et des mieux connus, des plus lus ; autant d'ailleurs, que des aspirants à être connus et lus... Car ils savent bien tous autant qu'ils sont, les écrivains, ce qu'attendent les lecteurs en général : du sensationnel, de l'émotion, de l'intrigue, du suspense... Aussi en est-il si peu, d'écrivains, produisant des livres "coup de hache sur la mer gelée"... Vous savez, ces livres que personne n'achète, ces livres qui dérangent, ces livres "non aseptisés" que l'on ne trouve pas chez le Tabac Journaux du coin, ou sur les étals des Leclerc Culturel ou de France Loisirs...
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L'innocence
- Par guy sembic
- Le 25/04/2014
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L'innocence avec ses yeux tout ronds devant les acteurs obscènes et violents jouant une tragédie imbécile et cruelle sur la scène du monde, en face de la réalité crue et nue qui déchire les rêves les plus beaux... C'est bien, encore de nos jours, encore en ces jours qui ne sont plus les jours d'avant, le privilège de l'enfance et de ce qui demeure de l'enfance tout au long de la vie...
Et il y a dans cette innocence là une connaissance qui n'est pas la connaissance à laquelle on accède à partir du moment où l'on va à l'école maternelle puis à l'école des grands, où l'on voit ce qui est montré à la télévision et sur internet...
Il est toujours trop tôt, bien trop tôt, pour apprendre à devenir ce que les maîtres du monde, ce que tout le monde même, nous force à devenir...
L'innocence blessée a dans les yeux qu'elle lève lorsqu'elle reçoit les coups de bâton de la réalité crue et nue, la même interrogation tant et tant de fois répétée : pourquoi?
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Dans un grand champ d'iris
- Par guy sembic
- Le 20/04/2014
- Dans Pensée, réflexions, notes, tags
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Dans un grand champ d'iris s'ouvrant à ma vue un bref instant de ma vie, se rejoignent comme en un point-univers, toutes les pensées de toute ma vie...
Et c'est bien cela, une vie d'humain : un point-univers...
… Et si tout ce que l'on avait à dire et à être, pouvait tenir exprimé dans l'instantanéité, dans la profondeur, dans l'immensité, dans le dire et l'être, d'un regard? Un regard contenant alors plus que toute une oeuvre autobiographique de mille pages, plus que des kilomètres de blog, plus que toute une oeuvre d'écriture de plusieurs livres?
… Et si un visage pouvait se lire comme on lit un livre, le livre d'une vie tout entière où l'on y lit aussi d'autres vies?
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Une oeuvre d'homme ...
- Par guy sembic
- Le 17/04/2014
- Dans Articles
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… D'homme au sens d'humain, d'être humain, me parait-il nécessaire -et essentiel- de préciser cependant...
En 1958, Albert Camus préface une réédition de L'Envers et l'Endroit. Il conclut “Je sais cela de science certaine, qu'une oeuvre d'homme n'est rien d'autre que ce long cheminement pour retrouver par les détours de l'art les deux ou trois images simples et grandes sur lesquelles le coeur, une première fois, s'est ouvert”...
Albert Camus confesse savoir où se trouve l'essentiel : une mère silencieuse, la pauvreté, la lumière sur les oliviers d'Italie.
La mère silencieuse, représente tous ces êtres effacés, humbles, dont on ne demande jamais l'avis, auxquels on ne donne jamais la parole, et qui d'ailleurs ne prennent jamais la parole eux-mêmes, et qui traversent la vie sans laisser de traces autres que celles, pour un très petit nombre d'humains, qui ont pu entrevoir la trace de ces traces...
La pauvreté, c'est la pauvreté des êtres humbles mais dignes, d'une dignité qui force le respect, et qui n'a rien à voir avec la pauvreté de ceux et celles d'entre nous, partout sur la Terre, qui “attendent que ça tombe du ciel” ou qui vivent en “tombant sur le paletot de l'Autre”...
La lumière sur les oliviers d'Italie, c'est cet espace en soi et autour de soi, où la grisaille, la pluie, le froid, la solitude, l'indifférence ne parviennent pas à prendre le pouvoir autrement qu'en des moments particuliers d'une durée indéterminée mais limitée lorsque tout semble en effet s'écrouler ou sombrer... Car cet espace en soi et autour de soi s'emplit naturellement d'un ciel qui est comme un ciel de pays méditerranéen ou d'Afrique... Et les paysages y ont, dans cet espace, toujours des oliviers et des cyprès...
… Une oeuvre d'homme (d'être humain) ne se construit pas par des reconnaissances littéraires ou autres, par de la vie mondaine de salons et de représentations devant des publics de festivals, par des premières de théâtre ou de cinéma, par des succès de librairie et de scène, par les pouvoirs de la critique des journalistes...
Une oeuvre d'homme n'est rien d'autre que ce “long cheminement” de soi vers les autres, ou par les autres qui te font devenir ce que tu parviens à être et qui en toi existait sans être existé... Et, dans ce long, très long cheminement, l'oeuvre d'homme passe par les détours de l'art, comme le forgeron dans sa forge qui passe par ce qu'il façonne pour que cela serve, pour que cela soit utile, pour que cela change la vie de l'Autre, des autres autour de lui... Le plus souvent d'ailleurs, dans un avenir qu'il ne verra point mais dont il pressent la venue puisque c'est le ciel qu'il a en lui qui le lui dit...
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Le porte-monnaie à deux pattes qui descend de l'avion
- Par guy sembic
- Le 15/04/2014
- Dans Chroniques et Marmelades diverses
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... Le touriste occidental ou... "occidental apparenté" on va dire, puisque de nos jours, le mode de vie et de consommation produits équipements loisirs, a "colonisé" la planète toute entière y compris dans des pays ou des régions jadis "vivant comme au temps du Néolithique"... Le touriste occidental donc, n'est plus qu'un porte-monnaie à deux pattes...
Toi, touriste Lambda de Touropérator, qui descend de l'avion à Dakar, à Bangkok, à Dzaoudzi, à Capetown, à Johannesbourg, à Mexico, à Rio... Tu es "zieuté" par l'habitant local (l'indigène comme on dit), pauvre bougre dans la misère, dans la crasse parfois, dans le dénuement le plus absolu et de surcroît malade, handicapé, vivant "en sursis"... Par l'une ou l'autre de ces hordes de gosses aux yeux assaillis par les mouches, par toutes sortes de gens déambulant et mendiant... Tu es "zieuté" comme un porte-monnaie à deux pattes, autrement dit un "richard", un "plein aux as", une opportunité à saisir pour obtenir une pièce, un billet, un stylo, enfin n'importe quoi qui ait "quelque valeur marchande" si insignifiante qu'elle soit... Sans compter que si tu es un homme, un "vieux monsieur" par exemple, alors là, ce sont des fillettes, des très jeunes femmes, qui te regardent en se disant que pour une baise, une gâterie sexuelle, c'est huit jours peut-être même un mois de survie assurés, et, pourquoi pas, l'opulence à perpète tant rêvée, pour toute la famille...
Ne nous leurrons pas, les "gauchisants", les romantiques, les sensibles, les gens d'âme et de culture et de pensée et de réflexion et d'humanisme... La réalité du monde, de ce monde totalement inégalitaire d'une inégalité que l'Homme a ajouté à l'inégalité naturelle, la réalité est brutale, laminante, crue et nue, sans emberlificotements et sans aucune "philosophie" de quoi que ce soit!
Ne nous leurrons pas, en pensant (oui il y en a encore qui pensent ça) qu'il va être possible (et comme "miraculeux" et soit-disant pas si rare que ça) d'inviter l'un de ces êtres de "là bas", dans le plus grand dénuement, à la terrasse d'un bistrot, de lui payer un verre et de "discufilofer" sur "le sens du monde" pendant trois heures et de faire de lui un ami, un "ami pour toujours" (rire)!
Il s'en tape, le mec, de ta culture, de ton âme, de ton discours, de ton humanisme, de ta vision du monde, de ta pensée, de ta réflexion sur le pourquoi et le comment ! Ce qu'il veut, le mec, c'est ton pognon, ton appareil photo, tout ce que tu as sur toi qu'il pourrait revendre vite fait même pour presque rien... Et pour ça, il est prêt à te larder, à te cogner, ou au mieux, ou au "moins pire", il va t'arnaquer de première que t'y verras que du feu!
Honnêtement, mon pote ma potesse... Tu ferais comment toi, si au lieu d'être touriste de touropérator, occidental même à 1500 euro par mois... Tu serais comme lui aussi pauvre, aussi crevant de faim, aussi dénudé, aussi préoccupé de savoir comment tu vas réussir à survivre au moins une saison de plus?
Et si encore y'avait que ça : la pauvreté, la misère, la maladie, le dénuement, l'injustice, le pouvoir des caïds et des gangsters... On pourrait cependant espérer, "y croire un peu quand même en un autre monde une autre vie possible"... On ferait alors la révolution, la révolution tout seul, la révolution à plusieurs, la révolution de tout un peuple, de tous les peuples, la révolution chacun à sa manière...
Mais non... La réalité, la vraie réalité c'est pas ça, c'est pas QUE la misère, la maladie, la pauvreté, la précarité, le pouvoir des caïds et des gangsters... La réalité c'est quand tu vois des millions, des centaines de millions de gens, sur cette planète "mondialisée formatée socialement culturellement économiquement", riches ou pauvres, ayant un boulot ou n'ayant pas de boulot... qui considèrent l'Autre comme, rien que comme... un porte-monnaie à deux pattes... ou un adversaire, parfois un type ou une typesse à flinguer... Et jamais un humain, un visage sur lequel tu vas t'interroger, que tu vas regarder, qui va te faire rêver (je rêve-rire-)...
Le rêve est devenu un "non sens", une "erreur", une ineptie, un truc de fou, d'illuminé, "d'anarchiste de mes couilles", le rêve est suspect, il prête à sourire, à condescendre, il est la nourriture des tarés, des jobards, il est foulé aux pieds...
Nous sommes entrés dans l'ère de post-humanité, dans l'ère de l'Humanuscule... Dans un monde mondialisé de porte-monnaies à deux pattes (porte-monnaies pleins évidemment)... et de calebasses à deux pattes (calebasses vides évidemment)...
Bienvenue dans les années 2020/2030/2040 du 21ème siècle ! ... Entre ceux et celles qui courent après un boulot... Et ceux et celles qui "attendent que ça tombe du ciel" ou vivent en "tombant sur le paletot de l'Autre" ; entre des Humains qui ne sont plus des humains et des Humains qui se croient et se voient et s'outrecuisent plus Humains que les autres humains... Qu'être et que faire et pour qui et pourquoi ?
... Si t'es "Gauche non caviar", ou chrétien idéaliste, ou "Droite avec des valeurs fondamentales", ou romantique penseur poète humaniste et tout ce que tu voudras de pur, d'authentique de sincère... Alors, les voyages de touropérator en hôtel 5 étoiles piscine jaccuzi circuits en car climatisé bouffe exotique et soirées disco, c'est pas fait pour toi mon pote! Si t'as 30 ans, ou si t'es "vieux mais en bonne santé", alors, fais toi toubib sans frontières ou participe à un projet humanitaire avec des gens sur place déterminés, courageux, qui veulent réussir ; creuse par exemple un puits dans un pays d'Afrique, construis des baraques, des écoles, défriche un bout de terrain broussailleux pour y planter quelque chose qui se bouffe, se vend, se troque s'échange... Pour autant faut-il préciser, que tu aies la capacité et les moyens d'agir concrètement, et tant de choses qu'on peut faire là où l'on ne fait rien, là où l'on ne tire que du fric en pillant les richesses naturelles et en laissant du désert à la place, là où l'on ne vend que des scooters, des télés et des téléphones portables, là où l'on baise des fillettes, là où l'on crève de ne rien jamais faire autre que de voler ou d'arnaquer, d'attendre des subventions, des milliards qui vont dans les poches des mafieux, des gangsters et des caïds!
Merde, ça vaut encore le coup c'est pas vain... de crever, oui de crever, pour des valeurs fondamentales, de se battre pour ces valeurs, pour pas laisser un bourbier bourré de déchets atomiques et autres, aux générations futures, ni toutes sortes de champs de bataille et de guerres dispersés aux quatre coins de la planète, et des cartels de mafieux et de gangsters qui font la loi et s'accaparent 99% des richesses, de toutes les richesses de la planète et du produit du travail le plus souvent forcé de centaines de millions de gens...
Non à la nazi-société de consommation de luxure d'ignominie faussement aseptisée formatée réglementée véritable usine à gaz avec des brûlots à retardement où les êtres humains se déshumanisent et deviennent des porte-monnaies pleins ou des calebasses vides à deux pattes !
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La Réunion, autour du piton de la fournaise
- Par guy sembic
- Le 08/04/2014
- Dans Anecdotes et divers
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... Des paysages d'une grande beauté, et tout à fait particuliers sur cette île volcanique de La Réunion.
Voici un diaporama :
https://s.joomeo.com/5344370d49828
... Dans ces paysages, il en est un, dans la zone du cratère, qui ressemble à un paysage tel qu'on en peut voir sur la planète Mars, mais avec cependant un ciel bien de la Terre notre planète...
Ici, nous sommes à environ 2400 mètres d'altitude, par 21° de latitude Sud, sur le site du piton de la fournaise qui domine la partie sud de l'île... Au delà, l'océan Indien, immense, et tout droit devant plein sud, à quelque 5000 km, le cercle polaire et le continent Antarctique...