Articles de yugcib

  • L'oeil vif et clair, l'oeil jaune et cireux

         L'oeil qui pète vif et clair et dont le regard fait une morale à 2 balles à un autre oeil celui-là jaune et cireux et à moitié éteint, est un oeil qui mérite que l'on lui jette, sur l'insolence de son regard, une poignée de sable ou de terre...

    Bien droit sur tes 2 guiboles, bardé de ces certitudes dont tu te fais un credo et par lesquelles tu acidifies, tu invectives, tu moralises celui ou celle qui ne se tient point droit sur ses 2 guiboles, celui ou celle qui a des incertitudes et des questions plutôt que des certitudes... Je te fais un bras d'honneur et quand je le peux... "un enfant dans le dos" !

    ... Je me fous de la couleur de la moquette, de l'apparence de la façade de ma maison... Mais ce qui m'importe ce sont les personnes qui entrent dans ma maison sans regarder la façade avant d'entrer, sans regarder si la couleur de la moquette s'harmonise avec la couleur de la pièce...

     

  • Ces manifestations qui se terminent mal ...

         Ces "casseurs" comme il est courant -et comme "coulant de source"- de les nommer, et cela depuis en gros, une cinquantaine d'années lors de toutes les grandes manifestations, depuis en particulier mai 68... Ces "casseurs" habituellement définis comme des voyous, des marginaux violents, de la "racaille" (pour employer le terme de Nicolas Sarkozy lors des émeutes de 2005), ces "casseurs" qui ne sont autres (pour beaucoup) que des voleurs, des jeunes (et d'autres moins jeunes aussi) qui profitent de débordements dans les manifestations pour commettre des vols avec effraction de vitrines de commerces et autres dégradations...

    Ces "casseurs" qui sont et ont toujours été, soit des perturbateurs "manipulés" d'une part, soit vraiment, réellement, incontestablement, des pirates, des pillards d'autre part, et qui sont le plus grand nombre, ceux qui sèment la terreur, discréditent tout mouvement social de protestation, agissent en bandes organisées, anonymes parce que masqués et non reconnaissables... N'incitent pas à accréditer le fait que parmi eux, l'on y trouve aussi des gens qui eux, sont des "casseurs d'un système" on va dire...

    Ces "casseurs d'un système" mêlés aux "casseurs" que l'on connait depuis toujours, cette fois ci lors des manifestations contre la loi du travail (et d'ailleurs aussi depuis les autres manifestations précédentes de ces toutes dernières années), sont, du moins pour un certain nombre d'entre eux, motivés dans le sens d'une violence contestataire (anarchistes, marginaux, extrême gauche dure voire aussi extrême droite dure) en ce sens que, sporadiques, marginaux, sans mots d'ordre qu'ils sont mais néanmoins organisés ; ils "cassent" cette fois ci non plus pour voler, non plus pour seulement profiter des débordements de la manifestation, mais surtout, avant tout, pour exercer leur violence contre une société et un système politique économique qui les "laisse sur le carreau" dans une hypocrisie manifeste, pour exprimer le rejet qu'ils ont de ce système, de cette société, de ce pouvoir des puissants et des décideurs, un pouvoir qui ne sert que les intérêts d'une minorité possédante et accrochée à ses privilèges, un pouvoir en déliquescence, voire en absence, quand il s'agit de défendre l'intérêt public...

    Faut-il s'inquiéter de cette violence, de ces groupes de "casseurs du système" qui, tout aussi méthodiques et déterminés qu'ils sont ; fondent tels des commandos sur les forces de l'ordre, pour s'en prendre aux vitrines de grandes enseignes, en fait, aux "symboles" de cette société de consommation et du Pouvoir, à tout ce qui représente cette société qu'ils rejettent pour ce qu'elle a d'injuste, d'insolence et d'ostentatoire dans ce qu'elle montre et produit, cette société?

    Faut-il s'inquiéter?

    Oui et non, dis je...

    Oui parce que, bien sûr, de la violence dans la contestation et de la négation d'un système politique et économique, de la dégradation et de la destruction, n'a toujours surgi de tout temps à jamais qu'un autre, que d'autres pouvoirs tout aussi abusifs, tout aussi injustes, tout aussi ségrégatifs, partisans et fanatiques... Oui parce que lorsqu' aucun pouvoir, aucun système, lorsque rien ne surgit du chaos ; ne se perpétue, ne se généralise, que la déliquescence de la société, la disparition de tout ce qui fonde les valeurs de la relation humaine, et donc le risque de la disparition d'une civilisation, de l'ensemble des sociétés et de la civilisation humaine...

    Non en ce qui concerne les habituels "casseurs" pillards et profiteurs de troubles qui eux, soit dit en passant s'en prennent bien davantage aux vitrines des magazins, aux voitures, aux équipements urbains, qu'aux forces de l'ordre, et depuis toujours font "partie du décor" exactement comme les mauvaises herbes font partie de la nature, et qui ne sont que des prédateurs saisissant l'occasion de piller, de voler, de détruire, et qui jamais ne domineront le monde, médiocres et sans envergure qu'ils sont...

    Non dans la mesure où la violence contestataire (celle des groupes anarchistes et ou d'extrême gauche et droite et autres révoltés) -et qui tend à se reproduire à chaque manifestation- n'est que la résultante, la conséquence de tout ce que nous avons laissé s'accomplir depuis quarante ans environ : soumission, passivité, addiction au mirage d'un système économique fondé sur le pouvoir de l'argent et des apparences, addiction à une consommation de masse, addiction à tout ce qui, moyennant "cent balles dans le dada", nous satisfait, nous conforte, agit sur nous comme une drogue... Ainsi ces "colosses" que nous avons laissé grandir, se développer et nous soumettre, ces "colosses" que sont les grands lobbies, les grands groupes bancaires, les grands marchés, nous en sommes devenus entièrement dépendants, au point de penser utopique de les remettre en question, de réellement vouloir les abattre... (C'est d'ailleurs -les "bienfaits de la mondialisation"- ce que tous les grands économistes, les gouvernements de droite ou de gauche, les "tenants du Système" n'arrêtent pas de nous marteler par médias et discours et pensée sans cesse relayés)...

    Dans la mesure où l'on peut considérer cette violence contestataire et destructrice de ces "casseurs du système" agissant tels des commandos, comme étant un "signe" (l'un des "signes") qu'un monde est en train de changer, de changer dans la douleur certes... Il ne faut s'inquiéter que pour ce "dada qui ne nous trémoussera plus quand on mettra la pièce d'un euro dans la fente" ! (On pourra bien sûr à juste titre s'inquiéter d'autre chose, mais cette inquiétude poussera peut-être à de la réflexion, à des choix, à davantage de sens des responsabilités, à des actions plus organisées et plus efficaces qui contribueront à l'assèchement de ce système économique et politique en train de casser, lui, la planète toute entière!)...

     

  • La littérature me sauve du désespoir

         La littérature, autant par ce que je choisis de lire (mais je ne lis pas tout) que par ce que j'écris, me sauve du désespoir.

    Je dois dire que par ce que j'écris, je parviens à traduire ce silence que je porte dans mon regard contre les violences qui me sont faites et contre les comportements et les critiques acerbes qui me hérissent, des uns et des autres...

    Ce que je choisis de lire en général me conforte dans ce que je pense et dans ce que je ressens, du monde, de la vie, des gens, de tout ce qui se pratique dans le monde ; et ce que je traduis et exprime par l'écriture me permet de viser, d'atteindre, de dénoncer, de témoigner ; mais aussi d'extraire de l'immaculé, de la beauté parfois, de ce tableau raté qui est celui de la grande scène du monde...

     

     

  • Droiture, absence d'hypocrisie, fond de bonté

         La plupart des êtres humains en ce monde -et cela a toujours été- et peut-être encore davantage les hommes que les femmes -quoique la différence ne soit pas très importante- engagent leur personne, toute leur personne, leur coeur et leur esprit, dans la relation qu'ils nouent avec une autre personne, la personne avec laquelle ils vont un temps vivre sinon la vie entière si cela s'envisage... Engagent donc leur personne, leur coeur et leur esprit, dis-je, davantage en fonction de ce qu'ils attendent personnellement de l'autre, davantage pour ce qui les attire de l'autre, que pour ce que l'autre est dans le meilleur de lui-même, que pour ce qu'implique l'engagement...

    Je sais des êtres, des femmes à ma connaissance, qui engagent leur personne, leur coeur et leur esprit, tout cela avec ce que cela implique de fidélité, de dévouement, d'attention, plus, un tout petit peu plus, dis-je, que ce qui peut les attirer, les séduire, en un homme...

    Je ne dis pas que les femmes sont meilleures que les hommes... Mais tout de même, ce qu'il y a de meilleur dans la Féminité et qui fait la Féminité, fait "un peu pencher légèrement la balance" du côté de la femme...

    Ces femmes à ma connaissance, qui engagent leur personne, toute leur personne, leur coeur, leur esprit, leur affection, leur dévouement, leur fidélité, dans une relation avec un homme, je ne puis souffrir qu'elles soient un jour déçues, déçues par le fait que l'homme qui à l'origine de la relation avait lui aussi engagé sa personne son coeur et son esprit, se révèle finalement tel qu'il est, c'est à dire plus engagé selon des motivations personnelles (le physique entre autre) que dans ce qu'implique l'engagement...

    Ce que je dis là n'est pas "une vue de l'esprit" (de mon esprit), n'est pas un fantasme, n'est pas une "idée reçue"... C'est la réalité, la réalité brute... La réalité à "oser dire" ! Et cette réalité là, dans la manière dont je l'exprime, je la "balance en pleine poire" à tous ces êtres dont je doute de la qualité, de la profondeur et de la réalité de l'engagement...

    Je sais des êtres, quelques femmes et quelques hommes à ma connaissance -mais au fond, très peu nombreux en ce monde- qui ont à la fois ces trois qualités essentielles qui surpassent de très loin toutes les autres qualités :

    -Cette droiture quasi absolue qui est la leur

    -Cette absence d'hypocrisie qu'ils ont

    -Ce fond de bonté en eux

    Toute révolution, en ce monde, ne peut passer, ne peut se faire que par la droiture, par l'absence d'hypocrisie, par un fond de bonté en soi porté... Et par la dureté, l'intransigeance, la radicalité qu'il y a à l'exprimer, à le porter en avant et en soi...

    C'est ainsi et pas autrement, que l'on parviendra à abattre les gouvernements, les systèmes, à rendre caduques les lois, à abattre les idéologies de façade, à pulvériser les modes, les tendances, tout ce qu'il a d'artificiel, d'ostentatoire et de "trou-de-balique" dans cette société, dans cette civilisation en déliquescence qui commence à ne plus ressembler à rien, à rien d'autre qu'un gros tronc d'arbre creux sans racines dans le sol et sans branches vers le ciel avec un trou béant d'un côté pour avaler, un trou béant de l'autre côté pour déféquer !

     

     

  • Jamais la France n'a été aussi riche...

         "Jamais la France n'a été aussi riche. C'est un mensonge de dire que nous n'avons pas d'argent. Il y a 590 milliards d'avoirs Français dans les paradis fiscaux. Deux fois le budget de l'état. Les 500 familles les plus riches possèdent 270 milliards. Les entreprises du CAC 40 ont versé 37 milliards de dividendes. C'est à dire de l'argent qui ne sert à rien, qui n'a pas d'utilité sociale, c'est de l'argent qui pirate nos entreprises et qui fait du chômage. Franchement, la crise n'est pas pour tout le monde!"

     

    Gérard Filoche

     

    ...Alors, manifestants et grévistes du 28 avril 2016, partout dans vos défilés dans toutes les villes de France ; et qui, le 1er mai vont aussi se rassembler... Ne soyez plus CGT ni FO ni CFDT ni quoique ce soit, ne faites plus entendre votre voix en tant qu'enseignants, postiers, cheminots, retraités, fonctionnaires ou salariés ; ne reprenez plus en choeur tous ces refrains que l'on entend depuis tant d'années... Mais faites vous entendre tous, d'une même voix, d'une même exigence, d'une même revendication unanime contre ces 590 milliards d'avoirs dans les paradis fiscaux, contre ces 37 milliards de dividendes versés par les grandes entreprises du CAC 40, contre les lobbies, contre les grands groupes bancaires, contre les actionnaires ! Car c'est bien par là, et nulle part autrement, que la lutte doit commencer, et se faire!

    Une fois enfin les lobbies, les financiers, les actionnaires à terre, alors seulement on pourra parler de "réforme", envisager une économie et un marché dont nous serons, nous, les producteurs, les principaux acteurs, les maîtres, les décideurs...

     

     

  • Effraction

    Effraction

    ... Encore faut-il que l'effraction puisse être plus pirate encore que celle qui se fait par les bouches à feu et par les sabres et par les grappins d'abordage de tous les bateaux pirates qui écument toutes les mers du monde... Je pense à une effraction qui se ferait par une culture de la relation...

     

  • A droite comme à gauche

    ... A droite comme à gauche gouvernants et politiques et grands économistes n'arrêtent pas de dire que dans ce pays, la France, on n'arrive pas à réformer quoique ce soit, on fustige les syndicats, l'enracinement de tout un chacun à ses "privilèges", à ses "acquits" etc... etc...

    ... Mais que l'on commence donc en premier lieu à réformer ce qui doit être réformé, autant dire bousculer les Grands Lobbies, bousculer les actionnaires car c'est par là qu'il faut commencer !

    Après, on pourra alors parler de réforme, dans le sens effectivement de la nécessité d'une réforme !

     

    ... De la gauche la plus à gauche jusqu'à la droite la plus à droite, personne, aucun parti politique, ne met en avant, en priorité, la nécessité qu'il y a, (et l'urgence) à bousculer les grands lobbies, les actionnaires et les banquiers !

    Quand on pense (c'est la vérité) que 80% de l'argent des banques va à la spéculation boursière et seulement 20% pour soutenir l'économie (les PME, les entreprises, tout ce qui crée de l'emploi et de l'activité en France et ailleurs)... Et que politiques, économistes, gouvernants, tous autant qu'ils sont, ne lèvent pas le petit doigt contre les lobbies, contre les banquiers, contre les actionnaires ; et parlent de "réforme" en fustigeant les syndicats, en culpabilisant les salariés, les fonctionnaires, les chômeurs, les "assistés", en criant tant qu'ils peuvent contre les acquits sociaux, contre les privilèges des uns et des autres (privilèges qui soit dit en passant n'ont rien à voir de comparable avec les privilèges des grands décideurs, grands patrons du CAC 40, PDG et actionnaires principaux)... Quand on pense à tout ça, on se dit que c'est pire, de nos jours, avec l'arrogance, la puissance, le gigantisme des lobbies et des banquiers, que du temps des guildes de marchands, grandes compagnies et seigneurs de jadis au moyen âge !

    C'est à ça, à ce que je dis là, que les millions de manifestants et de grévistes devraient penser avant toute chose, jeudi prochain le 28 avril! C'est ça qu'il faut dire aux centrales syndicales ! ... Au lieu de brandir les pancartes habituelles, et de scander les mêmes refrains qu'on entend dans les manifs depuis des lustres!

    Ce sont les assemblées d'actionnaires, les sièges des grands lobbies et des grandes banques, qu'il faut investir et prendre d'assaut ! Foutre tout ça par terre!

    Plus de 50% des emplois créés sont des "sous-emplois" c'est à dire des emplois à temps partiel imposé d'une vingtaine d'heures par semaine voire parfois sous des contrats d'un jour, comme par exemple par toutes ces enseignes de galeries marchandes de grandes surfaces commerciales, ces grands producteurs de services de téléphonie, de loisirs et d'équipements de jardin bricolage etc... derrière lesquels sont les lobbies et les actionnaires, les banques... Ici et là, on met un gérant, un employé, et si au bout de 6 mois ça marche pas, on ferme et on installe une autre enseigne... et ainsi de suite... Voilà l' "économie" de marché, telle qu'elle fonctionne! C'est tout ça qu'il faut foutre par terre ! Après on pourra alors parler de réforme !

     

  • Le silence, suite...

    ... Le silence, ce grand silence blême hurlant de tout ce que je ne dis ni n'expose, et par lequel j'exprime ma révolte ; ne fait pas de moi pour autant, un naufragé désespéré n'entretenant pas de journal de bord, n'entretenant pas l'esprit, la pensée, la parole, l'écriture, dans son journal de bord, tout cela contre le naufrage... Et, avant le naufrage, contre tout ce qui est si aride, si inhospitalier à traverser... (Des "prénaufrages" à vrai dire)...

    ... Je sais le naufrage, chacun le sait d'ailleurs... Le naufrage est inéluctable et nous le faisons tous... Mais ce qui m'en sauve de la perspective de sa réalité, de la peur qu'il me met au ventre, ce naufrage ; ce qui m'en sauve aussi de tout ce qui le précède en coups de gros temps, c'est la tenue que je fais du journal de bord que jour après jour j'entretiens... et qui est comme une prière à Dieu, Dieu n'étant autre que tous ces visages autour de moi dont les yeux voient ce que je mets dans le journal de bord...

    Ce "grand silence blême hurlant de tout ce que je ne dis ni n'expose" et que je porte dans mon regard, je ne le porte en vérité que devant ou en face de tous ces visages qui, proches de moi, ou autour de moi, sont des visages indifférents ou des visages qu'il me semble convenir de ne pas importuner, ou encore des visages dont le regard ne se porte que sur ce qui s'agite, ce qui se joue sur la scène sous les feux croisés et colorés...

     

  • La vieillesse

         Si la vieillesse, je veux dire en fait l'extrême vieillesse, celle qui "en principe" commence lorsqu'on atteint les 90 ans... S'apparente à un naufrage, un tel naufrage cependant, en tant que femme ou homme de culture, de culture de la relation, de culture de la pensée et de la réflexion, de culture en général autant de son corps que de son esprit ; est un naufrage comme celui d'un ver luisant dont les dernières goutelettes vertes de lumière ne parviennent pas à s'éteindre alors même que le ver luisant s'enfonce dans la flaque d'eau dans laquelle il a glissé au bout du chemin qu'il a parcouru...

     

  • Ces "bons citoyens" que nous sommes censés être

         Je suis anti beaucoup de choses, en particulier anti tout ce qui en vertu d'une soit-disante évolution de la société, d'un courant de mode, d'une philosophie intellectuelle progressiste, implique une pensée consensuelle de bon ton de bon aloi à laquelle il faut se conformer, qui implique aussi que l'on ne doit pas rire ou faire rire de n'importe quoi, de choses dont il ne faudrait pas rire...

    Cette forme de pensée consensuelle de bon ton de bon aloi, est, se révèle en vérité qu'on le veuille ou non, une forme d'intolérance en ce sens qu'il y a dans cette forme d'intolérance, de l'hypocrisie, une civilité qui "chicpue", du rejet ou de l'exclusion qui ne dit pas son nom...

    Dans cette société qui s'auto proclame par ses "chefs de file et followers" évoluée ; où chacun, où chaque communauté de tout ce qu'on veut, revendique sa liberté, exige de la reconnaissance et de pouvoir "tenir boutique"... Je revendique ma liberté d'exprimer à ma façon mon "anti-beaucoup-de-chosisme" et d' "humoriser" sur tout ce sur quoi au nom d'une "vertu sacrée" il ne faudrait pas rire parce que "ça gênerait" un tel une telle ou des tels...

    Je combats et je dénonce cette forme d'intolérance (car ç'en est bien une, de forme d'intolérance) tout habillée, toute "chic-habillée", toute "à la mode habillée" de cette tolérance dont on se targue et dont on se "leçon-de-moralise" et qui est censée faire de chacun de nous des "bons citoyens"...

    Des "bons citoyens" qui mine de rien, prendraient le bâton pour taper tous en chœur ou jeter des pierres au "vélo à sale tête qui s'égare dans le lotissement Les Alouettes un dimanche matin"...

     

     

  • Le silence

    "Le silence est la meilleure réponse à la bêtise"...

     

    ... Il est aussi et surtout, le silence, une réponse qui en dit plus long et plus profond, que tout réquisitoire contre l'indifférence, contre la non reconnaissance, contre la critique acerbe, contre le mépris, contre l'oubli, contre l'ignorance, contre le déni... Et contre toutes les suffisances et les certitudes ostensiblement affichées...

    Il vaut mieux vieillir et pour finir mourir dans ce silence là, plutôt que de vivre dans la mendicité ou dans l'espérance ou dans l'illusion d'une reconnaissance qui fera toujours défaut ou sera intéressée...

    Je ne connais pas de meilleure violence, de meilleure révolte, que ce silence là !

     

  • Béquilles

         L'image, telle qu'elle est aujourd'hui produite, telle qu'elle s'impose par sa présence, par sa répétition, par son éclat, par ses aspects sous différents angles de vue, se fait la béquille de l'imaginaire tout comme Google, Wikipédia aujourd'hui et le livre et l'écrit et le publié après Gutemberg se font les béquilles de la mémoire (et de la Connaissance)...

    Quand il n'y avait pas de télé ni de cinéma ni de photographie, quand il n'y avait que des livres ou des illustrations sur des pages écrites, c'était l'imaginaire qui faisait les images, qui animait les images, et, de ces images qui se faisaient et s'animaient, venaient d'autres images...

    Quand il n'y avait pas Google ni Wikipédia, quand il n'y avait que l'écrit par la main, l'on était forcé de se souvenir de ce que l'on avait appris, et de le transmettre autour de soi par la parole.

    Notre civilisation est devenue une civilisation qui marche et avance sur des béquilles...

    Que les béquilles viennent à manquer, et le boiteux d'aujourd'hui alors, sera plus infirme, plus handicapé que ne l'était le boiteux d'autrefois...

     

  • Le pirate

    Squelettes

    ... Ils ont tous, le White, le Black, le Gay, le Straight, le Religious et l'Athéist, chacun d'entre eux, la "culture" qui est la leur, avec tout ce que de par leur culture, de par leurs convictions et de par leurs certitudes, ils revendiquent haut et fort... Ils marchent tous, bien droits bien campés sur leurs deux guiboles... Mais... Aucun cependant, ni le White ni le Black ni le Gay ni le Straight ni le Religious ni l'Athéist n'a, comme le Pirate, perdu une jambe dans le combat...

     

  • Le dragorek

         Un langage et une culture dont les caractéristiques et les signes sont la dissidence, la fragmentation, l'éclatement en agglomérats plus ou moins reliés entre eux, le tout formant un ensemble disparate, inorganisé, incohérent ; s'articulant sur un sens dévié des mots, sur une "grammaire" tout aussi déviée que le sens des mots, sur un vocabulaire n'appartenant plus de près ou de loin à une langue, que ce soit la langue française ou une autre langue parlée et écrite en Europe notamment... Sont en train depuis ces toutes dernières années de se mettre peu à peu en place dans notre pays, en France, mais également partout en Europe. Cette culture et ce langage gagnent la jeunesse des villes, des banlieues, et des campagnes même ; elle "prend racine" et s'étend à partir des cours d'école, de collège et de lycée, à partir de la rue, de tous les lieux où les jeunes se retrouvent entre eux formant des "clans", des sortes de "tribus"...

    Cette culture et ce langage sont comme un tissu cellulaire d'une stucture différente (si l'on peut appeler "structure" ce qui caractérise et compose ce tissu) , un tissu cellulaire qui remplace peu à peu le tissu qui avait jusqu'alors existé et qui constituait la base du corps social (du corps culturel et social dans sa diversité naturelle)...

    Cette culture et ce langage sont en rupture et en opposition (et surtout en séparation) de plus en plus marqués avec la culture et le langage de la pensée, de la réflexion, du principe du débat contradictoire mais constructif, de l'approche de la connaissance et de la conscience en soi des valeurs intemporelles, des valeurs fondant la relation, le partage, la coexistence...

    Ainsi la culture de la pensée et de la réflexion cesse d'être lisible, cesse d'être recevable, et devient elle inaudible, suscitant même jusqu'à un rejet total, de la même manière que le rejet que pourrait susciter l'arrivée d'une intelligence extraterrestre...

    Je lui donne pour nom, pour vocable, à cette culture et à ce langage dont les signes sont la dissidence, le sens dévié des mots, la grammaire tout aussi déviée et un vocabulaire n'appartenant plus ni au Français ni à une autre langue connue parlée et écrite... Le dragorek...

     

    ... Ce dragorek -c'est la question que je me pose avec gravité, avec toute l'émotion qui est la mienne lorsqu'au delà de l'horizon de ma réflexion, de toute réflexion d'ailleurs, je ne vois plus justement un horizon mais un espace tel un ciel à ras de terre tout empli d'une brume qui tremble et lumine...

    Ce dragorek donc... Faut-il le combattre et le traiter comme combattaient et traitaient ce que la civilisation de la Rome antique et les légions romaines appellaient les barbares ?

    D'un côté, le côté encore du plus grand nombre (je dis bien "encore") qui est le côté de celui des gens tels que vous ou moi, qui ont connu au moins en partie (dans leur enfance) le monde d'avant le début du 21 ème siècle ; le côté aussi, des gens qui ont la chance -si l'on peut dire- d'avoir un toit, un travail, qui jouissent d'un confort et d'une sécurité relatifs... Et qui, assez souvent on peut le constater, demeurent plus ou moins "crispés" sur les valeurs auxquelles ils sont habitués et qui fondent leur culture, demeurent des "nostalgiques" d'un temps dont ils se souviennent...

    Du même côté on peut dire aussi, de ce côté là donc, les "donneurs de leçons de morale", les "fustigeurs", les "anti tout ce qui les dérange" ; et bien sûr les élites (les politiques, les économistes, les intellectuels "ayant pignon sur rue", les gens de la Télé et des médias) qui ont tous, plus ou moins en face du dragorek, la même crainte et le même rejet que la civilisation et les légions de Rome avaient des barbares...

    D'un autre côté -mais à vrai dire on ne sait vraiment lequel- l'on trouve des intellectuels, des journalistes, des gens de télévision et des artistes ainsi que quelques personnages "truculents" faisant entendre leur voix dans l'ostentatoire, quelques "trublions" plus ou moins "récupérés par le Système", qui, d'une certaine manière, versent dans le dragorek, mais à leur manière et par "effet de mode" notamment lorsqu'ils diffusent à tout va, nombre de tweets et de commentaires sur les réseaux sociaux, qui "en foutent plein la vue" à leurs "followers"...

    Enfin, du côté du dragorek l'on trouve toutes ces populations de gens que la civilisation de progrès, de consommation de masse de loisirs et de jeux, a délibérément "laissé sur le carreau" dans une hypocrisie aux relents de mayonnaise éventée et de saumure de cornichon.

     

    Dans la réalité que nous vivons présentement, dans la réalité des années qui viennent, il va bien falloir bon gré mal gré, que nous nous préparions à survivre avec ce dragorek partout autour de nous... Survivre... avant de pouvoir un jour... vivre de nouveau...

     

    ... Le dragorek en dépit de tout autant que ce que l'on croit d'une part, et de tout ce qui est réel d'autre part ; ne mène pas de combat ni de "guerre sainte", n'a pas de morale ni de pensée ni d'idéologie, n'a pas de stratégie ; il est un langage et une culture dans toute sa diversité, sa multiplicité clanique ; un langage et une culture en rupture plus encore qu'en opposition, avec le langage et la culture de la pensée, de la connaissance et de la réflexion, qui eux, ont une grammaire, des dictonnaires, plusieurs siècles de tradition et de règles, de principes... Mais aussi hélas surtout depuis que notre civilisation occidentalisée mondialisée en déliquescence (en gros depuis le début du 21ème siècle) mène un combat qui ressemble à une guerre de religion...

     

     

  • Les rois maudits, de Maurice Druon

    Rois maudits

    ... Sept livres ou tomes pour cette série historique écrite par Maurice Druon, de l'Académie Française ; de 1955 pour le premier "Le Roi de Fer" à 1977 pour le dernier "Quand un roi perd la France"...

    Par ordre chronologique :

    -Le roi de fer

    -La reine étranglée

    -Les poisons de la couronne

    -La loi des mâles

    -La louve de France

    -Le lis et le lion

    -Quand un roi perd la France

     

    J'avais déjà lu avant 1977 tous les livres de cette série à l'exception du dernier "Quand un roi perd la France" (écrit en 1977) et c'est avec plaisir que je me suis replongé dans cette histoire mais cette fois, sur liseuse pour les 3 premiers tomes, et sur smartphone pour les 4 autres suivants.

    Il faut reconnaître que la lecture sur écran (de liseuse ou de smartphone) offre un avantage certain qui est celui, sans doute le seul à mon sens mais important, de pouvoir lire dans l'obscurité, sans lumière de lampe de chevet, en un endroit sombre, la nuit, grâce à la luminosité de l'écran ; ainsi que de pouvoir lire dans le train, dans un bus, un tramway ; surtout s'il s'agit d'une série comportant plusieurs ouvrages, ce qui prend très peu de place, dans la main ou en poche ou dans un sac de voyage... au lieu de se trimballer plusieurs livres papier de 300 ou 400 et quelque pages...

    En revanche, internet sur smartphone, même avec un écran de 6 pouces, pour moi "c'est pas évident du tout, sauf peut-être pour consulter sa messagerie"...

     

    ... L'affaire du procès et de la condamnation au bûcher, des Templiers (en particulier du Grand Maître Jacques de Molay et de Geoffroy de Charnay), de 1307 à 1314), m'inspire la réflexion suivante :

    A cette époque du moyen âge en Europe, une époque d'une violence et d'une cruauté extrêmes, l'on peut constater, en l'occurrence dans cette affaire des Templiers, que des personnages haut placés et influents, proches du Pouvoir et donc particulièrement privilégiés et riches, immensément riches autant en terres et domaines que d'argent... pouvaient du jour au lendemain se retrouver privés de tous leurs pouvoirs, de leurs privilèges, leurs biens saisis et jugés plus sévèrement encore que les derniers des malfaiteurs...

    Alors que de nos jours, dans une époque censée être celle d'une civilisation évoluée (mais dans laquelle règnent cependant autant d'hypocrisies que d'autres formes de violence et d'injustice) l'on imagine mal -en fait l'on n'imagine pas du tout- que par exemple les grands lobbies, les grands groupes et multinationales avec leurs sociétés d'actionnaires qui font la loi du marché mondialisé, et dont les pouvoirs, les richesses et les privilèges sont démesurément considérables, puissent du jour au lendemain se retouver démunis, jugés et condamnés et éliminés !

     

    ... Dans l'affaire de la Reine étranglée (Marguerite de Bourgogne) dans une geôle de la forteresse de Château Gaillard, je pense que la responsabilité de son mari Louis de Navarre Louis 10 Le Hutin, est indirecte... Dans la mesure où, bien sûr Louis 10 avait intérêt à ce que sa femme disparaisse et avait publiquement exprimé le souhait qu'elle mourût, mais aussi et surtout parce que d'autres personnages haut placés en particulier Robert d'Artois, avaient intérêt à ce que Marguerite disparaisse...

    Louis 10 Le Hutin, un personnage de peu d'envergure, irréfléchi, faible de caractère, violent, primaire, épidermique, peu intelligent... me paraîssait incapable, de par sa seule volonté, à commanditer, organiser comme cela fut fait (en l'occurence par Robert d'Artois) la mort de Marguerite qui, rappelons le, fut étranglée sans laisser de trace par Lormet, le fidèle serviteur de Robert d'Artois, une nuit d'hiver bien noire...

    Pour moi, c'est évident, "on" (Robert d'Artois et les personnages intéressés) a profité de ce qu'avait dit Louis 10 dans un moment de dépit et de colère, pour faire assassiner Marguerite dans la prison de Château Gaillard, et cela de manière à ce que la responsabilité en incombe au roi Louis 10 lui même comme si c'était par sa volonté et son ordre...

     

    ... L'un des "passe-temps" favori de Louis 10, ce roi sans envergure et faible de caractère, et de surcroît "pas très costaud" physiquement, était de tirer à l'arc à faible distance, des pigeons, des colombes, tourterelles et autres volatiles échappés de cages en osier qu'amenait un valet chargé de cette tâche : l'on imagine vu le temps que durait cet "exercice", le nombre de cages, et d'oiseaux, nécessaire...

     

    ... Clémence de Hongrie, la deuxième épouse de Louis 10, fut sans doute à mon avis, l'un des personnages féminins les plus sympathiques de cette histoire des rois maudits... Elle réussit en quelques semaines après son mariage, à faire de Louis 10 le Hutin, un personnage "acceptable", à "en faire un homme" en quelque sorte, à l'affermir dans son caractère mais sans cependant le rendre plus réfléchi et plus équilibré, dans la mesure où ce roi auparavant si cruel et si inconstant dans ses emportements, devint pour ainsi dire un "champion de la mansuétude et du pardon" au point de faire vider les prisons...

    Cette femme, d'une grande beauté émouvante, mais aussi d'une très grande bonté, docile, aimante, qui se souciait des pauvres, en effet, plaisait beaucoup à Louis du fait de tout ce qu'elle lui consentait... Cependant la bonté, l'immense bonté de cette femme (pour l'époque, une époque de violence et de cruauté extrêmes, c'était tout à fait exceptionnel une telle bonté) n'était pas pour autant de la faiblesse...

    Clémence ne se sentait pas du tout à l'aise au milieu de tous ces chevaliers dont le comportement vulgaire, grossier, à table notamment, la surprenait par rapport à ce qu'elle avait connu avant sa venue en France, à Naples dans la société où elle vivait...

    La bonté lorsqu'elle n'est point faiblesse, a plus d'autorité et de pouvoir -sans cependant "changer le cours des choses et les gens"- que la violence, et même la violence justifiée...

    ... Clémence de Hongrie... selon ma définition de ce qu'est "une femme chic", Clémence de Hongrie fut "une femme chic" !

    ... Voici une lithographie réalisée par Jacques Pecnard :

     

    Clemence