Petites marmelades littéraires hasardeuses

 

 

Petite marmelade littéraire hasardeuse, premier tableau…

 

            Petits anchois sucrés dans le panier des poux dragueurs de mantes religieuses. Gros bérets jaunes piqués de plumes de geai dans la baignoire bleue de la reine des pissenlits homologués.

Ciseaux, couteaux, bobos, caca pot, yaourts à la noix de cajou, fanfreluches féminines soldées et coccyx cassés.

Pété dans le seau à champagne, roté dans le bidet et bu toute la bouteille de white spirit. A bas les anchois sucrés sacralisés et les barbarismes préfacés.

La vieille rombière aux mille sortilèges, un canard gigotant entre ses cuisses, sirote lentement son jus de trique, secoue silencieusement ses fesses molles. Il pleut des frites sans moutarde ni ketchup, et couac ! Le veau à l’eau, cent kilos de fraises pourries dans le plumard, une caille dans un chausson de singe savant, quarante mégots sous une couche de suppositoires…

Trois enfoirés muets dans un champ de queues, mille pastèques écrasées sur le tapis bleu des culs-de-jatte en caleçon long…

Le beau p’tit orgue électrique arrosé de sirop d’orgeat, les quatre fers en l’air.

 T’as pas vu passer un buffle devant le tas de tuiles émiettées du grand basané ?

Hardie coccinelle, les ploucs aux chapeaux pointus ont ramé les petits pois, flytoxé les doryphores !

Il n’y avait rien d’essentiel à ajouter après les discours véreux des fossiles pensants et les discus philorasoir…

Et la Conne rit, et la Nonne hennit, et le baudet s’accroupit. Pipi de mal en pis, le robinet miro visant le pis, tant pis mouillant l’épi…

 

Petite marmelade littéraire hasardeuse, deuxième tableau…

 

            Saugrenu, il s’offre nu aux incongrues…

Sot mont de piété culturelle, intelligent trou, frais minet/sec toutou, bébé grenouille dans le bocal de cervelles d’agnelles Chiliennes, pépé grenaille et sa pétoire en trompette…

Bikini sur la plage oui, bique dans le salon nenni.

Veni vidi vici, pénis vidéo whisky rateau vélo business man rat de feu vêle veau buse inepte manpower horrible cul vérolé hors cible cuvée rollerball papier pape hier papy-y est (sur le pot) hôtel terminus terminal en panne bip be bop kaho kapout… Tout est faussé, court circuité, TILT, merde, adieu la valise !

ETAT D'AME

 

            Pour une fois, et je vous prie de bien vouloir m’en excuser, je verserai dans la forme « Etat d’âme » la plus personnellement exprimée (et « étalée comme de la confiture » sur ma tartine bien en évidence en plein milieu de la table…)

Et ce genre d’état d’âme que d’aucuns d’ailleurs, « étalent comme de la confiture », n’a rien en général de littéraire ou de poétique… (Mais n’en foisonne pas moins dans les forums, les sites et les blogs, « à tout va » !

Alors voilà/voïli/voïlo …

Voici venir le temps des vœux pieux, des « bonané/bonané/bonané »… Et de tout ce que l’on se croit plus ou moins obligé de faire, d’exprimer… Pour « sauver la face ».

Je n’ai jamais eu de toute ma vie durant, une affection particulière pour cette période de l’année et j’ai bien envie, chaque fois, de « tout envoyer promener ».

Je ne vais pas ici me livrer à toutes sortes de considérations et de réflexions (que par ailleurs j’ai faites et en d’autres saisons) mais avec cette vie qui court, ces évènements particuliers qui nous ont marqué dans l’année écoulée… Et tout ce qui fut ressenti sans pour autant « en parler »… Je vois bien que les « meilleures volontés du monde », et que même la littérature et la poésie, n’ont qu’un pouvoir assez limité… Et qu’il ne faut donc pas « croire au Père Noël » !

Ce que je dis là, s’inscrit dans une dimension « universelle » et n’est pas en particulier, la seule réalité d’un « monde » ou d’un autre…

Alors en ces jours devenus si courts, que « pèsent » ces 3 ou 4 mots écrits sur des « mignonnettes » ? (à chaque fois d’ailleurs je fais la même erreur, j’écris « moeilleurs » puis « vœux », comme si j’étais pressé d’écrire « meilleurs vœux » d’un seul coup en un seul mot « moeilleur » incluant vœux dans meilleur)… Et quelle « persistance » dans ce « moeilleurs » !

Que « pèsent » également, ces petites « bises et smiles » dans les forums du Net, qu’ils soient littéraires ou purement relationnels ?

 Vous m’en voyez navré, sincèrement navré et sans la moindre insolence, sans même amertume quoique l’on pourrait le croire vu ce que je dis… Et avec tout le respect que je vous dois contre vents et marées…

Je n’aurai sans doute point de « mot magique » ni de « mot tout court » en ces jours si courts qui dans quelques jours seront un peu moins courts…

POURQUOI?

Bleu de ton âme, où est ton ciel?
Gros toutou, quand tu fais « waouh waouh » très fort et très méchant, ne veux-tu pas en fait me dire bonjour?
Grosse vache, si, au lieu d’être brune, rousse ou blanche, tu étais bleue ou verte, est-ce que les limaces auraient des pattes? ¨
Pourquoi le petit oiseau ne vient-il pas picorer dans ma main alors qu’il y a plein de bonnes choses entre mes doigts?
Peux-tu être sale dans ton cœur avec un aussi joli visage?
Pourquoi le crapaud a-t-il si mauvaise presse?
Pourquoi c’est que les Huiles qui sont dans le journal et à la télé?
Pourquoi être né, puisqu’on doit crever?
S’il y a tant d’amour sur Terre, est-ce que c’est pas parce qu’il y a aussi tant de haine et de violence?
Est-ce qu’un curé ou une bonne sœur va forcément au Ciel?
Pourquoi une femme ou un homme peut dire « je t’aime » en te regardant tout droit dans les yeux et, le jour même ou un autre jour, être dans les bras d’un autre?
Est-ce que les ordinateurs qui ne bouffent ni du poulet Belge, ne boivent pas de Coca Cola, ne mangent ni de cochon ni de vache folle, peuvent te chier une pendule au milieu de l’écran?
Pourquoi le gros intestin d’une jolie fille bien habillée peut-il émettre d’aussi mauvais gaz que le trou de bale d’un vieux fonctionnaire à crâne d’œuf?
Pourquoi demain et pas aujourd’hui alors que demain je serai peut-être mort?
Pourquoi c’est si important, quatre sous de plus, pour un Riche?
Si les pauvres pouvaient devenir aussi riches que les riches, est-ce qu’ils feraient encore plus suer le burnous que les riches qui nous exploitent aujourd’hui?
Arriverait-on à dresser des singes comme on dresse encore, même après l’abolition de l’esclavage, des hommes?
Quand on met deux euros dans le Dada, pourquoi ça trémousse si peu de temps?
Et pourquoi d’ailleurs, être obligé de mettre tout le temps, deux euros dans le Dada?
Est-ce uniquement une question de rentabilité, de mettre deux euros dans le Dada?
Si ta tête ne m’a pas plu, pourquoi je te dis pas bonjour avec le même sourire qu’au joli visage qui m’a émerveillé?
Si l’Homme descend du Singe, pourquoi la Vache ne descendrait-elle pas de Pythagore?
Et si toutes ces vérités, ces repères, ces croyances, ces définitions, ces postulats, ces concepts, ces Humanusculeries… Ce n’était pas, en fait, pour nous voiler à tout prix cette incommensurable « Non Connaissance »?
La Religion, la Philosophie, la Science, la Politique… Ne seraient-elles que « croquettes pour toutous de meute »?

 

DIOCENE INVITE SON NOUVEL AMI SUR PISISTRATE

    Bonjour! Je m’appelle Pètedanlecaviar et je suis autorisé par mon ami Diocène à m’exprimer sur Pisistrate.
Voilà… J’habite en dessous de la face cachée de la Lune, à plus de mille mètres de profondeur dans une immense poche rocheuse.
Dans cet espace aussi vaste que votre Australie, les gens de mon espèce vivent là depuis des millions d’années et ont développé une civilisation et une technologie comparables à ce qui existe chez vous.
Nous y avons de l’air, de l’eau, de la chaleur, de la terre, des plantes et nous sommes éclairés par un feu aussi vif et aussi lumineux que le soleil. Ce « feu » est situé sur l’un des côtés de la « poche » à l’intérieur de laquelle nous vivons.
A intervalles réguliers, ce « feu » s’éteint et nous sommes alors dans l’obscurité absolue mais tout comme vous, nous éclairons nos villes et nos maisons… Le « feu » ayant l’apparence d’une boule incandescente, semble situé au bout d’un tunnel par lequel vient lumière et chaleur. Nous pensons que ce tunnel aboutit au centre de la Lune où règne en permanence un feu encore bien plus puissant. Pour des raisons que nous n’avons pas encore découvertes, une obturation se produit quelque part à l’intérieur du tunnel, à intervalles réguliers, ce qui expliquerait l’obscurité dans laquelle nous sommes plongés et qui dure autant que la période d’éclairement.
Nous sommes arrivés sur la Lune il y a des millions d’années au temps où la Lune avait une atmosphère, des océans et des continents… Puis survint un cataclysme : l’atmosphère et les océans furent aspirés dans l’espace et la Lune devint une planète morte. Nous pérîmes tous à l’exception de quelques uns d’entre nous, réfugiés dans une cavité interne de la Lune, emplie d’atmosphère…
    Chez nous, nous avons Internet depuis des milliers d’années et c’est heureux que vous aussi, vous ayez inventé Internet…
Quand j’ai su que Pisistrate existait et quand j’ai lu tout ce que vous écrivez dans les forums, et comme j’étais devenu très copain avec Diocène, j’ai demandé à ce Diocène s’il ne me serait pas possible à moi, de m’exprimer.
Alors me voilà…
Je m’appelle, je vous l’ai dit, Pètedanlecaviar… Un nom bizarre parce que là où je vis, il n’y a pas de caviar…
Diocène lui, il dit qu’il y a du caviar partout, même sur Pisistrate et même encore, dans sa pensée, dans ce qu’il écrit… Et que le caviar pourrit tout à cause de son prix très élevé : tout le monde veut en bouffer (pardon je m’exprime comme ce Diocène), tout le monde se bat pour en avoir sa part. Et dès le moment où tu sais que t’as du caviar, tu crois que t’en as des tonnes et tu te mets à « caviar-diser » pour qu’on oublie ce qui n’est pas du caviar.
Seulement voilà : je ne parle pas la même langue que vous bien que j’ai appris les rudiments de votre langue. Aussi je souhaite m’exprimer dans ma langue.
J’émets des sons qui ressemblent à des pets de derrière… Mais des sons très variés et très nuancés. J’ai même une sorte d’alphabet. Avec un peu d’habitude vous allez tous me comprendre quand je « pètparle »…
Mais je ne vous « pètparlerai » pas de caviar…
Salut à tous, à plus, et bises à vos dames et demoiselles… (Chez nous on a aussi « ce qu’il faut », de ce côté là, des dames et demoiselles...

UN AUTRE AMI DE DIOCENE SUR PISISTRATE

    « Puis- je… Pour ne pas dire, après avoir dit : pouvais-je »?
Voilà : je suis un autre ami de Diocène sur Pisistrate. Je m’appelle Bèquedanhèle. Avant, j’étais surtout présent sur Zoroaste, sur Le Centaure et sur Pégase… Mais sur les forums de Zoroaste, du Centaure et de Pégase, il y avait toujours un groupe d’Humanuscules décideurs et plus ou moins censeurs qui filtraient les personnes de mon espèce venues d’univers proscrits ou réputés pollueurs…
Et c’est vrai que je viens de l’un de ces univers là, mais en vérité je vous le dis, je n’y étais pas très heureux dans l’univers d’où je viens et où j’ai vécu une grande partie de ma vie…
Néanmoins les Censeurs et Prescripteurs de Zoroaste, du Centaure et de Pégase m’avaient accepté parce que dans les histoires que je racontais, les personnages dont je parlais n’étaient que des marionnettes créées de toutes pièces pour l’histoire, et le fond de l’histoire en fait, était comme l’arrière d’un décor de théâtre…
L’on voyait bien cependant, que les marionnettes et le décor de théâtre représentaient d’une certaine manière des personnages et des situations de la vie réelle, mais il n’y avait pas là matière à s’offusquer outre mesure du fait de l’ambiguïté même, entre la fiction et la réalité… Les gens ne se sentant pour ainsi dire jamais concernés lorsqu’on écarte les rideaux d’un théâtre de guignol et qu’on agite devant eux des marionnettes avec de drôles de petites têtes pouvant bien leur ressembler parfois… Par contre ils se marrent en pensant à une personne en particulier (qu’ils détestent ou désapprouvent ou décrètent qu’elle est différente d’eux)…
    A force de dire des histoires sur Zoroaste, sur Le Centaure et sur Pégase mais aussi sur d’autres « constellations - forums » ; et comme toutes ces histoires si nombreuses « crépitaient telles des rafales de mitraillette » sur un champ de bataille où la bataille d’ailleurs semble perdue d’avance… Il vint un temps où les histoires ne furent plus des « projectiles » mais de minuscules papillons blancs que l’on voyait voler sans les regarder…
Et mon ami Diocène me dit « viens sur Pisistrate! »
Alors me voilà… Je m’appelle je vous l’ai dit, Bèquedanhèle. Je suis comme un « gros p’tit oiseau » qui frétille de régal dans les mains des femmes qui me plaisent et je bèque donc en elles… (c’est ce qui me caractérise).
Bon, c’est pas tout ça… mais que vais-je raconter sur Pisistrate? Ma mitraillette est enrayée et les petits papillons blancs ne veulent pas crever!

EN'MOUR MAL'REUX?

« Un en’mour peut-il être mal’reux? » écrivit Filoséra sur Pisistrate…
Et Marijolie, une amie de Diocène sur Pisistrate répondit : « Filoséra, dans ta vie, tu n’as pas un ennemour comme tu as un amour… Tu as de l’ ennemour. Un amour peut être malheureux. Un ennemour c’est ne pas aimer une personne ou des gens pouvant t’aimer, par exemple.
Un ennemour c’est aussi - enfin presque - une détestation de ce qui te déplaît. Et l’on n’est jamais heureux ou malheureux quand on a de l’ ennemour sans s’en rendre compte : c’est ce qui arrive à beaucoup de gens, de ne pas sentir l’ ennemour qu’ils ont en eux… Ils vivent avec de l’ ennemour en eux. Mais ils peuvent devenir malheureux si l’ ennemour avec lequel ils vivent, à un certain moment de leur vie, se met à être ressenti : alors leur ennemour est malheureux…
On peut « guérir » d’un amour malheureux par un amour heureux qui survient. Par contre, pour « guérir » de l’ ennemour qu’on ressent, c’est plus difficile : un amour heureux n’y suffit pas forcément. Mais ce n’est pas impossible de « guérir » de l’ ennemour, même sans amour heureux : il y a une sorte « d’aspirine » en soi qu’il faut aller chercher dans les profondeurs de ces « tiroirs » que l’on n’ouvre plus depuis l’enfance et dont la serrure est rouillée…
Une « aspirine » sans date limite qui « aspire » l’ ennemour… Et qui rend l’amour heureux lorsqu’il existe, encore plus heureux… Et l’amour malheureux un peu moins malheureux.

UNE CONFIDENCE D'UN AMI DE DIOCENE SUR PISISTRATE

    Voici ce que raconte Bèquedanhèle sur un forum de Pisistrate :
Voilà, c’est au sujet de la seule fois de ma vie où j’ai failli « mettre un pain » à une femme!
L’on dit que l’exception confirme la règle… L’exception en l’occurrence fulgura dans mon cas par un coup de petit cœur rouge autocollant plaqué brutalement et avec insolence sur la selle de mon vélo… Et la règle c’est ma gentillesse pour les femmes mais ça vous connaissez…
J’habite dans un quartier périphérique d’une grande ville où tout le monde est pauvre, au chômage ou en emploi précaire. Moi-même je survis avec une indemnité de 625 euros par mois…
Ce dimanche matin donc, je me rends à la boulangerie pour acheter une baguette de pain, j’attache mon vélo avec l’antivol autour d’un lampadaire. Je sors de la boulangerie, je fixe mon pain sur le porte - bagages et voilà-t-il pas qu’arrive une jeune femme vêtue comme une bohémienne et piercinguée de partout, sur le nez, la lèvre et la paupière, qui me tend un prospectus criblé de petits cœurs rouges…
« Allez monsieur, une petite pièce pour la journée des sans abris, vous donnez ce que vous voulez! »… Et disant cela elle me colle gaillardement un cœur rouge autocollant sur la selle, d’une grande claque comme si elle me tapait sur le cul!
 Je lui donne dix euros, un billet tout neuf que je sors de mon porte monnaie. Je n’avais pas encore défait l’antivol…
« C’est tout? Vous pouvez pas donner 20 euros? »… Et elle insiste, me prend le bras, me tire vers elle, puis sentant ma résistance elle me menace…
Et je crie très fort, afin de me faire bien entendre par des gens qui passaient à proximité « Merde! L’argent est dur à gagner, t’as qu’à t’en prendre aux rupins en costard qui ont des têtes de député et qui causent aux gens sur les marchés pour se faire élire! »…
Je levai mon bras ainsi que mon poing refermé et allai la repousser violemment… Elle s’en fut tout aussitôt me laissant là, avec mon petit cœur rouge collé sur la selle de mon vélo. A l’idée de ce petit cœur rouge collé sous mon derrière, je me dis que les pauvres en définitive seraient toujours les baisés du système!
Il me fallut dix minutes à coups d’ongle pour décoller cette « bise sur le cul »… Ah, elle m’avait vu venir, la garce, avec mon vieux vélo, ma tête de poète et mon allure de mec sympa!

LES DEROULEURS DE PAYSAGE

    … Et vinrent sur Pisistrate d’autres amis de Diocène.
Il y eut Deneb, interdit de séjour dans quatre systèmes déjà, qui sortait d’un camp de rétention où les Autorités Modératrices de Bling Generation l’avaient fait placer… Parce qu’il portait sur lui un faux passe au nom de Tecon… Mais en réalité Deneb s’était évadé du camp…
Et voici ce qu’il écrit dans un forum de Pisistrate :
    « Sur Pisistrate, Zoroaste, Pégase et sur bien d’autres forums, vous parlez des livres que vous écrivez, des sites et des blogs que vous produisez. Pour la plupart d’entre vous à ce que je vois, vous écrivez des livres et vous présentez des blogs comme des « dérouleurs de paysage » qui sans cesse, ouvrent de nouveaux espaces et parfois découvrent de nouveaux passages. Et au-delà d’une ligne d’horizon qui n’est jamais selon vous, hermétique ; déroulant votre paysage et ouvrant encore d’autres espaces, cela ressemble à ces immenses steppes Sibériennes de votre monde, la Terre.
L’on en prend « plein la vue », cela « assomme » vos visiteurs - et aussi vous écrase vous-mêmes d’ailleurs - et l’on s’y perd… Tant et si bien que l’on finit par ne plus rien regarder à force d’être « noyé » en ce même paysage uniforme, infini…
Je pense en particulier en écrivant cela, à toi mon ami Diocène, le poète et le penseur qui ne peut jamais écrire deux lignes sans faire un « monument littéraire » ou dérouler un nouveau paysage avec encore de la toundra à perte de vue…
Ce qu’il te faudrait mon ami, ce qu’il vous faudrait à beaucoup d’entre vous, c’est un bon « paysagiste » : une sorte d’ingénieur ou de maître d’œuvre qui « arrangerait » un peu vos paysages en y incluant par exemple de jolies maisons, de charmants villages, des lacs, des forêts, des rivières… Et il faudrait que tout cela soit animé comme dans un film documentaire ou d’action…
Déjà vous ne vous servez pas de ce qui se trouve dans votre « caisse à outils », et qui au moins pourrait vous permettre de « bricoler » un peu, d’arranger ainsi le décor et de dérouler un paysage un peu moins « steppique »…
Alors peut-être les visiteurs survolant Pisistrate, Zoroaste, Pégase et y apercevant vos paysages « paysagés » deviendraient-ils des « amoureux heureux » encore plus heureux… Si toutefois ils avaient été auparavant des amoureux heureux de vos paysages non paysagés…
    Un livre, une œuvre d’écrivain, un site, un blog ; c’est dans sa forme première, comme un visage tel qu’il est : le visage a sa beauté qu’il porte en lui et sur lui, il a sa singularité, son émotion, sa vérité brute…
Lorsque ce même visage est passé chez un coiffeur visagiste, il fait un bien fou à qui le regarde ; l’avait déjà vu mais poursuivi son chemin se souvenant à peine de lui…
Lorsque je vois une femme sortir d’un salon de coiffure « visagee » et donc « paysagée »… Et toute heureuse de l’être, j’en suis très ému… Surtout si c’est une « vieille dame un peu courbée et enveloppée »…
 
NOTE : Le système Works me refuse l’accent sur le e de « visagee » : les logiciels intégrés (orthographe et autres corrections automatiques ne connaissent ni les néologismes, ni les idiotismes ni les formes « bizarres »)… je suis obligé de « tricher », d’arranger comme je peux…

UN PEU DE POLITIQUE SI JE PUIS ME PERMETTRE

    En ces jours de campagne électorale pour les Municipales…
Voici venir sur Pisistrate forum littéraire, notre ami Pipedesinge, anarchiste et poète qui, lors de chaque élection vote à gauche « par défaut »…
« Pipedesinge, mon ami, je ne te comprends pas » lui dit Diocène « Toi, un anarchiste, comment peux tu voter pour des gens qui te font un enfant dans le dos après t’avoir enfoncé une olive bien huilée dans le trou de bale? »
« C’est uniquement une question de cabinets » déclare Pipedesinge. « Comme si j’avais le choix entre des cabinets situés sur ma droite et munis d’une cuvette… Et des cabinets situés sur ma gauche et à la turque. Je me rends systématiquement dans les cabinets à la turque parce que, accroupi tout juste au dessus du trou, j’expulse bien mieux, avec plus de force et d’aisance »…
« Mais toi l’anarchiste » demande Diocène, « peux-tu m’expliquer ce que tu n’aimes pas chez les gens de gauche? »
… Pipedesinge :
« Je déteste la gauche à revenus confortables qui habite et roule beau, riche et gras ; se rend dans les théâtres et les cinémas branchés pour voir les dernières nouveautés en vogue ; lit les bouquins des grands auteurs médiatisés, refait le monde et adhère à une forme de pensée unique présentée comme une religion prétendant s’opposer aux valeurs de l’argent, aux valeurs d’une morale jugée désuète et aux valeurs du conformisme… C’ est-ce que j’appelle la gauche bon chic/bon genre/super soft et branchée qui se prétend intellectuelle et souveraine… Mais n’en méprise pas moins les gens de mon espèce ; prend les pauvres en pitié sans rien faire pour eux sauf de voter en leur faveur des budgets d’assistanat…
Dans ce monde là je ne suis jamais à mon aise, je m’y sens étranger, seul et sans avenir.
J’ai davantage de sympathie voire une certaine reconnaissance pour des gens que je connais, de droite, mais d’une droite relativement morale, propre, traditionnelle et qui elle, ne me fait pas d’enfant dans le dos parce que je suis anarchiste… Et même me reconnaît en tant qu’anarchiste.
J’ai quelques amis, rares il est vrai, de droite, assez chics et sans fioritures dont certains même vont à la messe le dimanche et savent que je ne suis guère très copain avec les curés…
Dans ce monde là, de droite et assez conformiste, je ne me sens pas spécialement invité et tout aussi étranger, mais la solitude que je ressens dans ce monde là, me devient supportable par la présence de quelques visages dont les regards m’ont ému car j’y ai vu tout le contraire de la condescendance et de la pitié… »
… « Et ce que tu n’aimes pas chez les gens de droite? » poursuit Diocène…
« Je déteste la droite des prédateurs, des actionnaires privilégiés ; la droite des fortunes colossales, la droite de ces minorités possédantes, arrogantes et buvant le ciel de la Terre ; la droite des Dassault, des Lagardère, des Bouygues, des Bolloré, des LVMH, des Bush, des dynasties Saoudiennes, Russes, Chinoises, Américaines et autres… Toutes assorties d’une cohorte d’aides prédateurs en tout genre petits et gros qui sortent le couteau pour une part de gâteau… »

POISON DES MOTS

 

POISON DES MOTS

 

Les mots vils

les mots acides

les mots perfides

les mots sans vie 

les mots amers

les mots qui crient et qui pètent

les mots inutiles

les mots « pour arranger »

les mots trompeurs

les mots menteurs

les mots en supernova

les mots en jolie pochette à la veste de son costume

les mots du sexe cru et nu

les mots « crevettes qui puent »

Et tous ces mots à propos de tous les maux...

Et tous ces mots que l'on ne dit jamais... Que l'on n'entend jamais.

Ces mots qui claquent comme des coups de fouet sur le dos des ânes et des chevaux rétifs...

Ces mots de la guerre et des passions exacerbées...

Ces mots portés à bout de voix tels des étendards

ces mots en cortèges ou en processions

ces mots mille fois scandés, hurlés...

Ces mots d'ennemour

ces mots d'une si grande Une à la Une mais d'une si courte saison!

Ah qu'il s'en dit, qu'il s'en écrit, de ces mots!

Mais faut-il les bannir tous ces mots ; faut-il en user de certains, pourvu qu'ils ne soient inutiles, soient d'oeuvre d'écriture et ne blessent que les poisonneurs?

 

NOTE : Je ne vais désormais ni m'excuser ni introduire un astérisque renvoyant en bout de page sur une explication, à chaque fois que j'emploierai un mot ne figurant pas dans le dictionnaire ou une tournure grammaticale ou une formulation « un peu spéciale » ou encore une orthographe volontairement incorrecte d'un mot...

Il en sera donc ainsi de ces môts et de ces arrangements inhabituaux...

Cela dit, vive les grammairiens et les académistes inconditionaux! J'aspire plus au « paradis des minous » qu'au panthéon des oeuvres littéraires...

LA FEMME DU POETE INTEGRISTE

 

Tu me fais mal...

Tu me saccages...

Tu te rues sur moi

ivre de tout ce qui se passe dans la rue

et qui s'est jeté sur toi...

Et que tu as maudit...

Et qui a vitrifié ton esprit.

 

Tu me traces de toutes les laves explosées de ces entrailles de toi

tu me veux nue

en string

en jupe

en robe

sur la cuvette des WC dans le train...

 

Tu te vautres sur moi

longtemps

comme une flamme rebelle à la lance du pompier

une flamme mouillée

qui s'accroche à la souche

la souche que je suis

enterrée

enterrée et mouillée.

 

Les mots que tu dis sont des bombes...

Les mots que tu écris sont des génocides...

Tu ne respectes rien

tu le lamines ce monde...

Abject dis-tu qu'il est!

Ta poésie est intégriste

intégriste comme une religion de purs étrillant le monde.

 

Tu me fais mal...

Tu me saccages.

 

Je te pardonne de ne pas m'aimer

puisque... En vérité

n'ayant jamais cessé depuis tant d'années

de te jeter sur moi, de t'enfouir en moi

de me tracer, de me saccager...

Tu m'as aimée sans le savoir

toi le poète révolté, le poète intégriste

le poète des mots génocide

le poète fou étrilleur de tous les chemins...

 

Je te pardonne d'avoir fait de moi ton unique paillasse de régal

sur laquelle tu fus le seul à te jeter

jusqu'à l'épuisement, jusqu'au coma érotique...

Car nul homme ne peut être plus fidèle que toi dans une telle violence

dans une telle ardeur

et d'une telle constance...

Pour une femme, cette femme que je suis.

                    UNE TRUIE AU CINEMA

 

Il serait, je pense, moins aisé de faire d'une truie au cinéma, une composition musicale qu'un film de très court métrage...

Et quant à faire d'une truie au cinéma, une composition littéraire, là, je ne puis me prononcer : cela va de la description, par exemple, d'une plantureuse « cochonne » dont les flancs boudinés transpirent sur la salopette d'un retraité banquier, jardinier et cinéphile à ses heures... et ne mange pas de porc ; à un tout nouveau et tout aussi étodétonnant « Voyage au bout de la nuit » ou encore à une composition proustienne genre « A l'ombre des jeunes filles en fleurs »...

... Plus d'électricité, plus de téléphone, plus d'internet, plus d'automobiles ni de trains ni d'avions – et pas forcément des diligences – plus de journaux, plus de télé, plus de radio....

Sidi El Factor Crior descend de son âne et prend pied sur la place du village – ou sur le forum des Halles en face du Centre Culturel Georges Pompidou – et dans son porte voie annonce : « Avis aux amateurs : à vos plumes, à vos cartons à dessin, à vos flûtes, à vos violons, pour UNE TRUIE AU CINEMA... il y aura des prix pour tout le monde! »

VERS LA CONSTELLATION DE LA LYRE TERAIRE...

Sur mon aire d'envol pointent vers le ciel mes rampes de lancement : Cassiopée, Pitchoun, Tayguète...

Je n'ai pas d'entrepôt ni de hangar ni même de ces dépôts à ciel ouvert délimité par de sommaires barrières métalliques, sur mon aire d'envol. Je n'entrepose pas mes missiles...

Tout missile récemment produit dans mon laboratoire doit partir « incessamment sous peu »...

Mes rampes de lancement sont pointées sur « planète Alexandrie, planète Passion des Mots, planète Nota Bene, et autres planètes que je n'énumère pas, de la constellation de la Lyre Téraire.

Et parfois plus précisément vers un « lieu visage », un lieu rêvé, un lieu déjà visité ou un lieu qui va être visité...

Dans les creusets où se réalise « l'alchimie alcristallique », avant même que le missile ait pris forme et se soit séparé de la chrysalide qui l'entoure, il est déjà parti!

Je n'ai pas d'entrepôt et encore moins d'abri souterrain. Que ferais-je de missiles qui ne partiraient point, pétrifiés, inutiles, sur « planète moi »?

Je n'en ai, de tous ces missiles, que les clones en microfilms 3D, rangés dans les alvéoles de mon laboratoire... Des fois qu'ils se perdraient dans le ciel! Alors, du clone surgira le missile.

Et d'un « vieux clone » peut être produit un essaim de missiles.

Car un « vieux clone » pouvait bien être à l'origine une « poupée russe ».

Tous mes missiles partent sans tarder, je ne les garde pas même un jour ; tous mes clones de missiles en microfilms 3D, je les ai, eux, gardés.

CONTEMPLATIF, A DIT MON FILS, DE MOI...

.. Mon fils Tanguy a un jour écrit au feutre bleu sur une ardoise blanche accrochée au mur dans sa cuisine :
"Mon père est un contemplatif"...
Oui, contemplatif, c'est vrai : je le suis. je confirme et signe...
Et j'ai des moments de "recul", de silence, d'introspection (mais jamais ou très rarement de "repentir")... "Méa culpa" : NIET!... Se repentir, n'est-ce pas se "re-pendre"? Comme si cela ne suffisait pas de s'une fois pendre!... Quant à se "pré-pendre"... N'en parlons pas!
Il parait que "se pendre" ça fait bander! (pour autant que l'on prenne du plaisir à se « pendre »)... Alors qu'est-ce qu'on doit doublement bander en se repentant!
... On pourrait dire aussi que réfléchir serait "fléchir une seconde fois"... Donc ça serait "se foutre par terre" que de réfléchir... Mais heureusement il y a l'accent aigu sur le premier "e" de réfléchir... Vive l'accent aigu! (Je peux donc réfléchir sans fléchir... Même si mes "détracteurs" ou autres "flytoxeurs" de Yugcib voient dans ma réflexion une "chute"...

... Une précision cependant :
Lorsque j'écris dans mon message (voir plus haut) "s'une fois pendre", j'emploie le verbe "se pendre" dans un sens assez différent de "se pendre" soit "se pendre en s'accrochant aux barreaux d'une échelle horizontale ou se pendre au cou d'une personne aimée qui ne nous aime pas autant qu'on l'aime...
"Se pendre", ici dans mon texte, c'est "se fustiger"(ou se "flageller") avec le sentiment exacerbé de se reprocher ou pire, de se punir soi-même de ce que l'on a fait, de ce que l'on a dit ou écrit... C'est une sorte d'exil que l'on s'impose à soi-même.
Et un tel "exil" à mon sens, peut être pire que l'exil lui-même : l'exil en un de ces coins ou recoins du monde où l'on se sent étranger et "inaccueilli"... Car "étranger" ou "inaccueilli", il te reste toujours, même si c'est aléatoire ou difficile, la possibilité de finalement être accueilli... Tout au moins. (Mais de là à être vénéré... Ne demandons pas la lune!)
... Il m'arrive d'employer des mots de la langue Française dans un autre sens que le sens précisé dans le dictionnaire. Cet autre sens est, disons, "Yugcibien". D'où la difficulté qu'il y a parfois à me comprendre... Et les "coups de bâton" des "flytoxeurs" de yugcib (qui tapent, que ce soit de roseau ou de canne plombée, avant d'actionner la bombe "fly-tox")

LE METISSE

 

Pèteducoxis, métissé de Pisistrate et de Zoroaste... Et de bien d'autres mondes ; se sentit de coeur et de pensée, tout occis à l'idée que des évadés de Pisistrate allaient se rencontrer sur ce joli caillou d'Orion qui naguère, au temps des premiers sauts spatiaux, avait accueilli sous son ciel vert des Pisistratiens...

Tout occis, Pèteducoxis, parcequ'il aurait tant aimé lui aussi, “Zoroaster” sur le joli caillou d'Orion!

Dame! C'est un “métissé”, que ce “Pèteducoxis”!

... Et nous sommes tous des “métissés”... C'est pourquoi “race” n'a aucun sens, ni aucune sorte de mot par lequel on identifie une appartenance, une caste... Ou que sais-je encore.

Mais on a fait encore plus compliqué, plus absurde, plus fou, plus scélérat, plus assassin : c'est la “vignette pour le droit d'exister”... Et des “vignettes”, il y en a encore plus que de métissés sur un seul monde connu.

La “vignette pour le droit d'exister” vous donne le droit d'exister auquel vous avez droit... Le tout dernier droit, l'ultime, vraiment le dernier des derniers c'est celui de ne pas exister du tout... Et le destin d'un “inexistant”, c'est un “charter de l'espace” après séjour sous la “coupole de rétention”...

Pèteducoxis, amoureux fou sur Pisistrate, amoureux fou sur Zoroaste, amoureux fou partout... Se fout de l'ennemour qu'il y a partout.

L'ennemour n'a ni sang, ni boyaux ni pensée lorsqu'il est une intelligence qui n'émeut pas et à laquelle on ne se sent pas relié.

Comment l'ennemour pourrait-il exister autrement qu'avec du sang, des boyaux et une pensée “de synthèse”? Ou encore le plus communément, avec du sang, des boyaux et une pensée réels mais avec aussi et surtout un visage qui ne vous regarde pas?

http://yugcib.e-monsite.com/rubrique,marmelades-suite-1,1024629.html

 

 

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