Trous noirs

Textes dérangeants, écriture noire, insolence, violence, dérision, révolte...

Au Paradu ! Au Paradu !

Tout l'monde il a son paradu

So paradu qu'il a défini

Qu'il a défini à sa façon

Y'en a ils voudraient aller au paradu de tout l'monde

Enfin peut-être pas de tout l'monde

Mais de beaucoup

Du plus possible de tout l'monde

Et pour ça ils font tout pour

Au prix cassé au prix standard au prix promo

A vrai dire

Y z'iront y z'iront au paradu de beaucoup de tout l'monde

Ceux là celles là

Mais ils y émargeront au smig ceux là celles là

Au paradu de tous les paradus

Et peut-être pas à temps total

Ils z'y balayeront les chiottes les trottoirs les antichambres

A défaut d' carillonner tout en haut des cathédrales

Hectorion et Ernestine aux paradus que les Cimpierres

Auront introduit sans façons mais aussi sans trompette

Postérité à prix cassé à prix standard à prix promo

Tel sera le lot

Des entrés au paradu de tout l'monde

Un nom un nom un titre ?

Nononon

Gaspardino Bidouillot Clampinetta

Qu'on les appellera

Dans les rézosociots du paradu

Mais sûrement pas

Ytailledanlelar

Ah parlons z'en parlons z'en

De Ytailledanlelar

Lui il y ira pas au paradu de tout l'monde

Et il s'en fout il s'en fout

Ytailledanlelar

De tous ces paradus

Dans lesquels il ira jamais

Pasque déjà il a bradoneurisé tous les Cimpierres

Déchiré les cartons d'invitation qu'il a quand même reçus

Indisposé ce noble et beau monsieur au grand coeur mais qui tournait l'oeil

Vers l'intérieur du troquet

Au passage des venus de Lampedouza

C'est que Ytailledanlelar

Avec ses imprécations ses mots pets

Ses nounours qu'il voulait brûler en face d'un Gifi

Le jour du Black Friday

Ses pavés gros comme des menhirs d'Obélix

Qu'il lançait dans la paisible mare

Où soit dit en passant au fond y'a pas assez d'écrevisses

Pour touiller dans la putride vase

Et bouffer les crevures

Il a fâché fâché fâché le beau et noble monsieur

Et un peu tout le monde d'ailleurs

Mais tant pis tant pis il rigole il rigole

Ytailledanlelar

Il clavecine il clavecine

Il pédale il pédale

Assis dans les cotes les plus raides

A fond la caisse dans les descentes

Et c'est pas écrit sur sa musette

Le nom du bled où il est né – le paradu de tout l'monde

Comme pourrait être écrit Lisbonne-Vladivostok

 

Il t'emmerde il t'emmerde qu'il te hurle Gasparino Bidouillot Clampinetta

Et il en a ras le cul de tes mots pets de tes imprécations

Il t'emmerde ouais c'est vrai

Et autant le beaunoblemonsieur au grand coeur

Mais s'il t'voit dans la merde le nez cassé

Il te tendra peut-être la paluche

Pour te tirer du fossé

Que t'aies la rosette au veston

Ou un simple livret de circulation sinon que dalle comme papelard

 

Petit conte de noël avant l'Avent

... Bien que nous soyons encore en Novembre, depuis déjà quinze jours les galeries marchandes des Grandes Surfaces, GIFI, Foirfouille, jardineries, CASA et grandes enseignes déco ameublement... Font étalages à perte de vue, de "noëlleries" venues par containers depuis l'Asie du Sud Est principalement la Chine, et acheminées par camions de 38 tonnes dans toute l'Europe...

"Fleurpourpre", un terroriste du Verbe, qui sévit sur les réseaux sociaux et pourfend la "société de consommation de masse" à sa manière, serait presque devenu en son genre "aussi célèbre que Gainsbourg" dans la provocation...

Un soir de fin novembre, en ces heures où l'on sort des bureaux, et en particulier ce soir de "Black Friday" où dans les allées de parkings saturés, avancent lentement de longues files de véhicules ; "Fleurpourpre" pénètre dans un GIFI géant avec un grand sac en plastique roulé plié. Il déroule le sac et le remplit de nounours, de lapinous, de pernohaux, de toutes sortes de gadgets noëlliques... Puis il passe à la caisse et règle ses achats.

Il faut dire qu'à 35/40 euro le nounours, ou le gros lapinou ; ou à 15 euro le pernoël ou encore à des 5/8 euro le gadget... Cela fait tout de même une somme !

"Fleurpourpre" sort du GIFI, se dirige vers sa voiture garée sur le parking, ouvre le coffre et se saisit d'un bidon d'essence de cinq litres. Il revient devant l'entrée du GIFI, et vide le sac de noëlleries en tas, au sol. Il sort un briquet de sa poche...

Arrosés d'essence, les nounours les lapinous les dadas en peluche, les pernohaux dans leur houppelande en cotonade papier, et les gadgets noëlliques flambent à ciel ouvert devant une foule de gens médusés, choqués. Des enfants pleurent en voyant brûler nounours et pernohaux, et même une petite fille s'approche du brasier et tente d'arracher aux flammes, une poupée dont la robe n'est plus qu'un voile de cendres... Un homme d'une quarantaine d'années, son chien labrador en laisse et ses deux enfants auprès de lui, sur son téléphone portable, appelle police secours... "C'est scandaleux qu'on laisse faire ça" avait-il dit !

Et "Fleurpourpre" devant les gens médusés : " C'est pas pire que lorsque Gainsbourg a brûlé un billet de 500 frs lors d'une émission télé dans les années 80".

"Et sous savez," continue Fleurpourpre, "les pauvres lorsqu'ils singent les riches avec du sous-foie gras et des gadgets clinquants, et qu'ils gabegient et consomment à s'en péter le ventre et la tête, sont aussi prédateurs à leur manière par leur nombre, que les riches qui en clubs privés et fermés, dépensent des fortunes en banquets, en réceptions, en loisirs et produits de luxe...

Ces pauvres qui d'ailleurs, se foutent complètement des pauvres encore bien plus pauvres qu'eux, dont le travail payé 1 euro ou 1 dollar par jour leur donne l'illusion d'être riches et la satisfaction dans l'addiction, de consommer, voire même de se péter le ventre ! Et, pour se dédouaner – se donner bonne conscience... ces petits queucoeurs rourouges qu'on se colle sur le pull en se fendant d'une pièce de 1 ou de 2 euro insérée dans une boîte en fer blanc pour les SDF, les gosses d'un pays d'Afrique"...

... Et ce même "Fleurpourpre", ce terroriste du Verbe, aussi prolixe qu'épuisant dans ses diatribes incendiaires, un autre jour on le voyait en compagnie de son amie Fleurestine, dans une boutique Jennifer, ramasser une robe à 19,99 euro tombée de son cintre et laissée par terre, froissée en tas, comme un vulgaire chiffon, puis replacer soigneusement cette robe sur son cintre, raccrochée au présentoir...

Il avait dit à son amie "je pense à la jeune vendeuse de cette boutique, en CDD de 20 heures par semaine, payée tout juste 600 euro par mois, en train de ramasser tout ce qui tombe par terre des présentoirs, après avoir été manipulé, palpé"... ça me gonfle, ce monde où l'on considère les gens comme des chiffons que l'on pétrit et laisse tomber par terre négligemment"... Et ni bonjour ni bonsoir ni merde et pas un regard quand tu entres là dedans, à la jeune femme qui elle, te dit bonjour et te souris!"...

 

"Errances littératoques", 10

     De petits perturbateurs incongrus encore vulnérables parce que toujours banderillés dans les arènes officielles ainsi que des assermentés tourmentés violentés, commencèrent à infester de ci de là, en microbulles désacadémiques, le Grand Gruau qui ne cessait de se prévaloir de ses orangettes mayonnaisées corniflardisées, tout festonné qu'il était, le Grand Gruau, de ces pépins briseurs de dents déjà cariées n'osant pas se montrer dans les sourires de peur de déplaire, lesquels pépins d'ailleurs, dans la moulinette du Gavoir à hélices, se concentraient autour d'une humeur montée en chou fleur...

Kuvéritu, absoluticonstructi, décalcopurulan, ennemu de puchiqueries, pète-devan-le-frigo-qui-baille, les panars dans la mouscaille enfumée du pré à pipi sous la vache, voilà-t-il pas que les Assermentés les uns après les autres sans forcément mûre réflexion, s'expanachèrent en excroissances aussi trompeuses que porteuses de verres à thé, de la surface irisée du Grand Gruau. Et que les petits perturbateurs incongrus se mirent à soulever le couvercle de théières harnachées de nuages de gruau en forme de plumes au cul de bonnes femmes à poil le soir de la Saint Sylvestre, afin d'y jeter dedans, dans la théière, des crottes de souris blanchies au sel de Guérande...

Et s'époumonèrent et éructèrent et avancèrent des hordes de mâtins aux colliers à pointes en face de tous ces Assermentés qui se désassermentaient à vrai dire, en face de tous ces perturbateurs incongrus qui avaient réussi à arracher leurs banderilles, et s'ouvrit dans la Grande Crique le Grand Cirque ; et dès le premier entracte de la représentation, les scorpiaux et leurs maréchauds ayant égorgé vingt oies noires et douze porcelets café au lait et tordu le cou à cinquante tourterelles prédéplumées à cause de leur fiente en porcelaine fondue pour les vingt oies, de leurs pieds jugés trop fourchus pour les douze porcelets, et de leurs becs jugés trop d'aigle pour les cinquante tourterelles... Sans que tout cela ne fasse le moindre effet sur une assistance démotivée ; dès le premier entracte donc, les scorpiaux et leurs maréchauds déconfits, entrevirent, subodorèrent ce que serait le deuxième entracte... Mais ils n'avaient point prévu, les scorpios et leurs maréchauds, que les hordes de mâtins aux colliers à pointes se retourneraient contre eux pour les mordre au mollet voire leur arracher la peau de leurs fesses...

Et comme en Quarant'yout la Grande Bastide flanquée de toutes ses dépendances et engrangements et galeries marchandes, prise d'assaut par les Désassermentés et les Incongruques et les ennemus de puchiqueries... La grande bastide en carton pâte enduite de pâte de fer, fut en représentation au troisième entracte du Grand Cirque, telle un grand gâteau de bourricot-à-versaire renversé effondré...

Lou Boun' Diouh, du Oduciel, bénissait le spectacle, sa Bondiette de trente ans sa cadette sur les genoux...

Halt'là, Bon' Diouh, tu vas pas recommencer avec un autre Sounouma qui nous pourrira autant la vie que durant les deux mille cent quarante six ans de l'ère des Poissons !

 

"Errances littératoques", texte numéro 9

Le baudet boîteux, récalcitrant et au pelage ras couturé de cicatrices vertes, piétinait les petits anchois sacrés, s'enduisant les sabots de vinaigrette éventée dans la traversée du grand étang gelé.

Il avançait lentement, le baudet, suivi par trois grosses sauterelles mutantes, dont les flancs des ventres fuselages battaient tels des coeurs de pieuvre.

La maréchaussée en bottes de satin rose, fulminait de ces ruées de baudets surgis d'un paysage battu par des vents de plumes roulant dans des tourbillons de poussières d'alumine des croisillons torsadés arrachés aux arches des ponts de bois de la ville tout en haut des monts.

Putrécanti lavatory vécé cireur les p'tites mômes levant haut de grosses et longues carottes insultant les Kolporters du Grand Bazar investi mais inconquis...

Putrécanti la mouche en broche dans le petit étron séché d'une baleine naine échouée sur la plage des scooters enflammés.

Il n' y a pas de kiki heureux ni de mansuétudes autrement que caramélisées avec des pièces d'un euro pour les fentes des Grands Dadas... no/no non pas de Grands Dadas qui trémoussent les rombiers les rombières plus de 2 minutes avec déclenchement de la photo souvenir pour face-de-bouk.

Les vaisseaux pompiers et les forteresses de moutarde rouge juchées telles des buses empaillées sur des bouts ovales de poteaux de verre pilé, soutenus mordicus fanaticus par des hordes de séminaristes chevelus saladus, les uns venus de grands océans aux flots épais comme de la confiture, les autres bâties à la hâte en os de buses et en cordons noueux de moutarde durcie... Les vaisseaux pompiers et les forteresses de moutarde rouge, avec leurs armées de funambules aux javelots tire-bouchonnants et leurs escadrons de rapaces coccinelles aux cuirasses graisseuses, ne parvenaient pas à hégémonier sur le Grand Jardin en mille îlots dispersés sur l' océan du Milieu aux flots épais comme de la confiture.

Et ces gros vers blancs à têtes poilues qui se tortillent dans la mayonnaise, jutant et déféquant dans un délire obsessionnel tout caricaturant dans une insolation féroce alors qu'aussi étrange que cela soit, aucun rayon de soleil ne fuse de la longue et épaisse nuée fiente de pigeon empourprant les cieux scéléraux aux traînées violacées !

Juché, bandant et pouffant, le Korbo sur sa turbolette à gaz, faisait éclater trois pneus à l'heure en dérapages incessants sur la place du village pendant que des hordes de rats noirs à courte queue escaladaient l'enceinte en ciment de la fontaine à eau.

L'on avait rempli le bassin de petites truites que des touristes descendus d'un grand autobus, essayaient d'attraper dans leurs doigts afin de les jeter aux rats noirs qui, tels des ragondins familiers, grimpaient le long du pantalon de quelques touristes encasquettés arborant des maillots avec écrit dessus "je suis amazoon" !

Niqués/niqués, férocement et progondément niqués, les putrécanti et les aligators de kermesse, les rondouillards aux bourses pétillantes, les enculatory vécé cireurs, les animalcules et les humanuscules se bousculant pour entrer dans le Grand Jardin, et les gros Krokos au poitrail endiamanté et aux fesses écussonnées, enfin empuantis dans leurs outrageants fortins par les gaz délétères de péteurs encapuchonnés, et bombardés de gros hannetons allumeurs de feu.

Niqués jusqu' en dessous de l'os de leur cul , le grand fotou originaire de Toktoutou, le berger truand des baudets indociles spoliés sans qu'ils le sachent, les Grands Gouroux des évéchés de la Sauce -y était de tous les Kons qu'sont en Sion et de la Pansaie Iniaque...

Niqués emmouscaillés pissés au nombril, les Kuvéreux, les Deuvinci, les Véoliots, les Kamenberdantresonge, les Paradufiaskots, les Nulliardères, les Konventionots, les Pufrikantis, les Néocides et les Véhachelles...

 

Un vent musiqué qui fouette le visage

Il était une fois un trou du cul qui pensait...

Et pour un trou du cul, aux dires des trous de bec bien dessinés... Penser c'est un péché, cela pue et dérange!

Au lieu de vous péter un fa dièse bien naturel dans une réunion mondaine, ça vous fait un vent musiqué de prose qui vous fouette le visage.

Peut-on étrangler un trou du cul qui pense? Le boucher d'un suppositoire afin qu'il ne fasse que des la mineur, le planter sur un vélo sans selle afin qu'il largue ses vérités dans le tube et n'empêche pas de pédaler?

Un trou du cul qui pense ça fait perdre aux cervelles le sens des points cardinaux.

Un trou du cul qui pense ça gêne les trous du cul ordinaires qui pètent avec le cul des autres...

Un trou du cul qui pense ça se laisse pas forcément baiser sur des couchettes de première classe...

Un trou du cul qui pense ça n'a pas de religion, ça pète sur la politique et sur la morale et c'est moins hémorroïdé qu'un trou du cul qui se prend pour une cervelle.

Un trou du cul qui pense ne laisse souvent rien d'autre à son notaire que la peau dont il est fait... 

Mes voeux... Si l'on veut !

 

     Je torche sur ma mignonette sept sur quatre dentellepurée de foutre doré, des voeux ni pieux ni preux passés sous les sentisseries de ma pelure et de mon poil d'apache... Je tire une langue de gosse mal mouché aux dromadaires qui passent, si joliment bonanés de petits chats béats et de petits queucoeurs rourouges... N'attendez pas de moi quelque monument littéraire primedelanesque, qui de toute manière se moquerait du monde et ne serait en définitive qu'un innocent bruit de pet dans un grand vent furieux se prenant pour la tempête du siècle...

Amen!

Et que le derrière te pèle jusqu'à ce que ta fesse puisse voir aussi clair que l'oeil de ton âme ouvert sur ce que cache le paradis...

 

... [ En ces jours de fin d'année et de nouvel An, tout comme d'ailleurs au moment des fêtes et des anniversaires à souhaiter, c'est un peu comme "si tout allait s'arranger", et alors tout le monde serait gentil, amical, prévenant et tout le tintouin... D'où cette profusion dans un excès certes sincère et bienveillant, de cartes de voeux et de jolis mots...

Ces jours se diluant ensuite dans les autres jours du calendrier, qui eux vont caracoler et se pousser dans le vent furieux... Il ne demeure plus qu'un chemin où les visages qui passent se regardent à peine...

Alors mes voeux ne sont pas pieux. Ils sont un couac, un vilain couac dans la si belle suite de sons mélodieux envolés du merveilleux piano auprès duquel on vient se tenir parce qu'aujourd'hui c'est fête..]

 

 

 

La femme du poète intégriste

 

La femme du poète intégriste :

 

Tu me fais mal

Tu me saccages

Tu te rues sur moi

Ivre et hurlant de tout ce qui, de la rue, s'est jeté sur toi et t'as mordu...

S'est jeté sur toi et que tu as maudit...

Maudit de toute ta foi...

Et qui a vitrifié ton esprit

 

Tu me traces de toutes les laves jaillies de ces entrailles de toi qui rougissent à vif

Tu me veux nue

En string

En jupe

En robe

Sur la cuvette des WC dans le train

 

 

Tu te vautres sur moi

Longtemps

Comme une flamme rebelle à la lance du pompier

Une flamme mouillée

Une flamme qui s'accroche à la souche

La souche que je suis

Enterrée

Enterrée et mouillée.

 

Les mots que tu dis sont des bombes...

Les mots que tu écris sont des génocides...

Tu ne respectes rien

Tu le lamines ce monde...

Abject dis-tu qu'il est!

Ta poésie est intégriste

Intégriste comme une religion de purs étrillant le monde.

 

Tu me fais mal...

Tu me saccages.

 

Je te pardonne de ne pas m'aimer

Puisque... En vérité

N'ayant jamais cessé depuis tant d'années

De te jeter sur moi

De t'enfouir en moi

De me tracer

De me saccager...

Tu m'as aimée sans le savoir

Toi le poète révolté

Le poète intégriste

Le poète des mots génocide

Le poète délinquant qui étrille le monde...

 

Je te pardonne d'avoir fait de moi ta paillasse

Ta paillasse unique

Jusqu'à l'épuisement

Jusqu'au coma érotique...

Car nul homme ne pouvait être plus fidèle que toi dans une telle violence

Dans une telle ardeur

Et d'une telle constance...

Pour une femme

Cette femme que je suis.

 

Le poète intégriste :

 

Je n'étais pas encore né...

Mais je savais que tu viendrais...

Oui je t'ai aimée sans le savoir

Oui je me suis jeté sur toi

Toute ma vie

Rien que sur toi

Si je n'avais su bien avant mon premier cri

Mon premier cri, ma première respiration dans ce silence, dans cette violence, dans cette indifférence, dans cette troudebalerie qui s'ouvraient à mes yeux...

Si je n'avais su que tu viendrais

Et que tu serais avec moi dans la traversée...

Je me serais suicidé dans le ventre de maman avant de venir au monde

 

On va demander à la Météo

 

O focé lé zotototos!

K'il renèje ék' ça gliss!

Putin d'zotototos ké pèt'pèt tutt tutt ce pov' con k'avançe pa!

O focé lé kékèçe 38 tone touplin d'joujoux chin'tok !

K'il renèje ék'ça gliss dur dur jelan dézeure surplaçe lé kékèçe 38 tone kariveron pa o Gran Mail !

Le Gran Mail o réyons guirlandés animés de pèrnohos névrozés!

É toute cé zotos ké tournicote é ce gare sur le parking du Gran Maïl...

Toute cé zotototos ké lambadade o zabor dé Grande Surface...

é toucé p'tigoss ké pleurnich' o truc truc ki voudrè avoir...

é toucé kady plin plin...

ça kaïl, ça kaïl mé lé meuf pouce lé kady en guibole guéné de colans et p'tit manto cintré ultra cour...

Y z'on pa d'sou y son foché mé y zon la carte Carefour!

A putin tou cé pyramide de joujoux

Tout' cèt' boustifaye

Tou cé pinars et tout' cé boutèyes dalcol

Tou cé gâtos en plastic come dé tour de babel ou dé chapo de dame

Tout' cé Télés tou cé zordis é zaparèye foto

O Multimédia cé dingue tou cé nouvo ifone é smart'fone é tou cé truc à la mode ki t'chanje la vie!

Kanta tou ça tu cour aprè encor plin d'truc

cé la névroze é t'en bèze plu ta meuf

Dayeur la meuf elle se cace

A putin k'il nèje é renèje, keu ça gliss é keu ça face tout plin de zotototos o focé!

Keu lé Gran Maïl il è dé réyon vide paske le gro bahu plin de chin'tokeris il è pa arivé!

A putin... la carte Carefour d'un coté ki ser de ralonje o smic ou o èrrèmi ké ogmante jamé pour s'payé kan même a crédi sur 2 pije dé truc ké coute d'pluzenplu cher...

A putin... é d'l'ot'coté lé paradi fisco é lé pluvalu k'ogmente bien plus keu le smic ké ser de ralonje a dé zémoluman d'vinmille ou centmile euro par mois!

Lé grèk y zon cacé du flic et dé vitrine de magazin y zon flambé dé bagnole é investi des banque

é nou k'èce con va fère?

On va demandé a la météo!

 

Potage sous cloche à l'hosto

 

     C'est fou, fou, fou... ce que l'on se fout des ouvrages de réflexion... Et de la langue Française, de nos jours... Hormis quelques fidèles !

Même les journalistes de critique littéraire, le monsieur ou la dame de la presse locale, fustigent ces auteurs dits "confus et ardus" dont les oeuvres ne font guère recette... Mais dès qu'un "trou-du-cul" ou une "troun' d'la cune" pond une histoire qui fait sensation - parfois d'ailleurs écrite par un "nègre" - alors c'est le "pavé" dans le journal !

C'est drôle tout de même (et je trouve cela scandaleux) : Dès qu'un auteur, un écrivain, se met à produire des textes ou des oeuvres de réflexion, et à partir du moment où cet auteur ou cet écrivain n'entre pas dans le jeu habituel (c'est à dire dans la dialectique ayant cours)... On dit qu'il est "confus" ou "illisible"...

Eh bien je vais vous dire une bonne chose, et avec un grand coup de poing sur la table :

"Tous ces critiques, tous ces journalistes, tous ces gens des milieux littéraires, tous ces types et typesses de coteries vestimento-littérato-carnavalesques... JE LES EMMERDE !" (traduction vraie : "ils ne m'impressionnent pas et je lis leurs pavés comme on avale un potage sous cloche et sur plateau assis dans un lit à l'hôpital")...

 

Suite de l'entretien entre Arnaud et Gabriel...

... Lire billet précédent...

 

J'ai imaginé la suite...

Il y avait déjà eu “les aventures de Pisistrate” quelque part dans “les histoires Yugcibiennes”... Oui, “Pisistrate” invité sur un forum du Net par son ami “Pètalos” ( ou quelque chose comme ça, je ne sais plus)...


... Voir, ou plutôt lire, dans "Super Pirate suite" fin de la page, la suite de "Question de purée"...

Question de purée...

 

Les dieux avaient condamné Sisiphe à rouler sans cesse un rocher jusqu'au sommet d'une montagne d'où la pierre retombait par son propre poids. Ils avaient pensé avec quelque raison qu'il n'est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir”... [Albert Camus]

 

... Oh certes... L'histoire que je raconte dans la rubrique “Super Pirate” de mon site, est “un peu raide”... Mais bon, nous sommes là dans l'un de ces “registres Yugcibiens”... Et peut-être dans un de ces thèmes “récurrents” Yugcibiens... Qui de temps à autre, “ressortent” (avec quelques variantes)...

De toute manière, “Super Pirate” ou pas, “dimension poétique et de réflexion” ou pas... Je pense au rocher de Sisiphe, à ce rocher qui sans cesse retombe par son propre poids... Je ne cesse effectivement (c'est le sentiment que j'ai) de rouler ce rocher jusqu'en haut de la montagne... Et pourtant je ne suis pas Sisiphe... Je ne sais pas (parce que je n'en ai pas vraiment conscience) si mon “travail” est inutile et sans espoir... Et je m'en fous ! Je sais seulement que je roule le rocher, et que je ne considère pas cela comme une “punition”... Ni comme une “vocation”... Ce serait à mon sens – du moins c'est ainsi que je le ressens- “quelque chose d'heureux, de profondément heureux, qui dépasserait tout désespoir, oui, tout désespoir même effectif”...

 

... Question de purée, donc... Dans “Super Pirate, suite”... (dernier texte publié voir fin page)

 

 

Le "Trou-d' balisme", suite...

 

Des millions de gens parmi ceux qui ont un emploi, bossent dans le Trou-d' balisme. Et ceux qui cherchent un emploi n'en trouvent le plus souvent que dans le Trou-d' balisme.

Le Trou-d' balisme ce sont tous ces boulots de banque, de “consulting”, de cabinets d'affaires, d'immobilier, de vente de voitures ou de produits de consommation, d'assurances et d'une manière générale tous les boulots où ne règnent que les seules lois de la performance et de la rentabilité...

Partout où il faut sans cesse du matin jusqu'au soir, et recommencer tous les jours, galérer pour atteindre des objectifs de plus en plus démentiels, assister à des réunions de training, de phoning, d'exercices de “mise en situation”et subir toutes sortes de contraintes et de pressions...

Lorsque j'étais conseiller financier à la Poste de Bruyères dans les Vosges, je bossais donc dans le Trou-d' balisme...

Mais le Trou-d' balisme avant l'arrivée de l'Euro, celui des années 90 du siècle dernier, était alors “un peu moins trou-d' balique” que le Trou-d' balisme d'aujourd'hui... Car en ce temps là existait encore parfois une certaine qualité dans la relation humaine.

Et voici quel portrait aujourd'hui je ferais d'un “aficionado (ou d'une aficionadette) du Trou-d' balisme” :

C'est un personnage, un être humain, qui a “muté”: il a acquis la faculté de hausser son cul au niveau de ses épaules... Et de péter – non des gaz intestinaux- mais... du feu d'artifice ! C'est à dire que de son trou de bale jaillit une “flamme-fusée” avec une “olive lumineuse” tournoyante au bout de la flamme... Et l'olive éclate en larmes florales de toutes les couleurs retombant en pluie de cendres... Il faut péter et repéter, péter encore plus fort et plus haut ou plus loin ; c'est le “chef artificier” qui te le dit, lui même “poussé au cul” par les “Représentants-Consultants” de la Grande Maison dont plus personne ne sait de quel Grand Domaine elle est...

 

... Dernières nouvelles (j'entends cette information sur France Inter vers 8h 30 ce mardi 15 décembre 2009) :

 

Il paraît qu'on va remplacer les “Traders” par des robots électroniques hyper sophistiqués qui vont désormais gérer des sommes astronomiques et décider comment placer au mieux sur les marchés financiers...

Donc, les “Traders” au chômage !... Jetés comme des Kleenex!

Comme quoi, c'est pas parce que tu pèteras plus haut, plus loin, plus beau, plus “effet spécial” que ton “copéteur”ou que ta “copèteresse”... que la Grande Maison du Grand Domaine Anonyme te gardera dans ses gratte-ciels d'affaire...

 

Au sommet de Copenhague, on fera jamais le grand procès du “Trou-d' balisme” !

 

Ah, le Téléthon, le Téléthon !...

 

     Ah le Téléthon, le Téléthon!... La grande nuit du Téléthon ! Durant trois jours on bouffe du Téléthon à la Télé !

Ah les millions d'euros du Téléthon ! Du temps où c'était en Francs, je donnais cent francs... puis cent vingt dans les trois dernières années des francs...

Soixante francs en moins sur mon revenu imposable!

À présent je donne vingt euros. Soit dix euros en moins sur mon revenu imposable... Et je n'ai sans doute pas suivi l'inflation, me demandant si je ne devrais pas donner 25 voire 30 euros...

... Et combien donnent-ils les actionnaires aux dividendes astronomiques, pour le Téléthon?

Ainsi va le monde : les uns se r'rh'rrégalent comme de gros asticots gorgés de sang et de viande se tortillant sur le steak tendre et juteux dans lequel en même temps ils chient tout leur pus ; pendant que des mouches aux ailes arrachées, que des faucheux aux pattes coupées, que des lézards estropiés, se traînent sur le sol...

Je ne fis qu'une seule nuit du Téléthon devant la Télé : celle où l'on y voyait Jane Birkin...

 

"Affreuseries" de la vie

 

Les petites “bintzeries” de la vie quotidienne, à poil dans l'appart'!

Toutes ces singeries civilisées entre voisins de palier ou dans le hall de la mairie!

Nénés qui frétillent au dessus d'une poêle à frire!

Jolie femme qui pète!

Bel homme qui rote!

Fromages qui puent et longues traînées brunes sur le verre du grand pot de moutarde presque vide!

Frigos qui fleurent, la porte un instant entrebaillée!

Assiettes de la veille au soir enduites de beurre d'escargot refroidi!

Salades composées barbouillées de mayonnaise rose au jaune d'oeuf et aux crevettes puant le sexe sale sur des assiettes en carton posées sur les genoux, une fesse sur le canapé en face de la télé!

Pourvu qu'il y ait un trou et que ça fleure bon la fesse fraîche!

Haleines de bébés-dinosaures au p'tit dèj, en pyjama fripé et gratouilles les ongles noirs dans l'entrejambe!

Café au lait tiède “peauhant” en surface et tartines beurrées au munster avancé!

Le choc des viandes sur un lit défait qui pue la sueur et le foutre!

L'ordi qu'on rallume, une canette de bière à côté du clavier, en bermuda de clown torse à poil à midi moins le quart quand toute la famille et les invités sont prêts à se mettre à table!

Cartons de pizza balancés de la bagnole sur le trottoir et cendriers vidés au feu rouge!

Coups de klaxon et appels de phare rageurs de jeunes et vieux chauffards mâles, imbéciles et pressés!

Pourvu qu'il y ait un trou et que ça fleure sexe la fesse!

Pourvu qu'il y en ait pour moi!

« T'as pas cinq euros, je vais chercher un DVD? » Glapit « Bac plus 2 » vautré sur le canapé devant la télé!

« Ah, putain qu'elle est lourde la carafe d'eau! » Gémit le pauvre vieux au bras tremblant et fragile comme une allumette en paille, à la table de réfectoire de la maison de retraite!

« Merde! Y'a plus un radis sur le livret bleu d'la mémé! » Crie comme un putois le jeune neveu aux dents longues et au portable 3G plus !

« Alors il se maille le cul ce connard? » Gueule comme un veau de la vitre baissée de sa bagnole, le trentenaire bouffé de crédits et pressé d'enfiler le rond-point!

 

... C'est contre toutes ces “affreuseries”, déjà, qu'il faut se battre! Qu'il faut se révolter!

... Et de toute mon écriture je me révolte! De cette écriture que je diffuse et qui se love dans les plis de la Toile jusqu'à ce qu'un « Slip Bingo basse taille/ Bac plus 2 pète devant le frigo ouvert » ou une « Troune du Cune tout aussi Bac plus 2 et soft citadine/portable 3G/ Macdo/ Macdrive » ou encore un « p'tit costard attaché case/crédit conforama/télé home cinéma/ pressé dans les rond-points »... Y tombe dessus! Et que ça fasse comme la grosse mouche réveillée qui d'un brusque et insolent bourdonnement, te saute au visage depuis le pli de la Toile où elle était lovée, en embuscade !

...Pour que la carafe d'eau soit plus aussi lourde sur la table de la maison de retraite!

Pour qu'il y ait un peu plus de “chic”, de “classe” et de gentillesse entre les gens que nous sommes!

Ça n'a l'air de rien, mais ça commence peut-être par un coup de brosse à dents avant le p'tit dèj , le pet qu'on retient, l'ordi qu'on allume pas avant de se mettre à table, et tous les coups de klaxon rageurs en moins!

«Parole, parole... » chantait Dalida!

«Bagnole, bagnole... klaxonne, klaxonne... Télé, oh Télé, c'que t'es laide... » Chant'-je!

 

Le ruisseau des vanités

 

Si tout est contestable (ou relatif), si tout est vain, si tout n'est que verbiage, si tout n'est qu'hypocrisie, si tout ne veut rien dire, si tout n'est que confusion, si tout n'est qu'apparence, si tout n'est que tapage, si tout n'est que caprice ou inclination subite et ostentatoire du coeur et de l'esprit... Si tout ce que l'on dit ou écrit est tout cela, oui...

... Alors autant ne rien dire, ne rien écrire...

Et vivre sa vie tout simplement, sans “faire de vagues”; et faire du “tourisme” gastronomique, culturel, paysagique, festivalique, campinguesque, muséïque, sportif, érotique et autre... Et même du “tourisme relationnel”...

A quoi bon forummer, bloguer, siter, écrire des tapuscrits ou des livres ; polémiquer, ironiser, argumenter, aciditer, ennemouriser (et parfois tout de même aimer)... Et s'exister, penser même?

Autant rire ou pleurer tout seul, pour autant que cela vienne “tout de go” et que dans l'heure qui suit, l'on aille aux escargots, à la pêche, à la plage, aux champignons ou à un concert ou au cinéma... Ou que l'on ouvre un livre qui, comme disait Simone de Beauvoir, “sauve du désespoir”...

Dire ou écrire que c'est si beau... Ou si laid ; confettiser ses rêves, à quoi bon ? Pour qui, pourquoi ?

Le verdict éternel, c'est l'indifférence ; ou cette admiration, ou encore ce désamour qui, autant l'une que l'autre (l'admiration ou le désamour)... Sont un grand silence blême.

Il ne reste pour traverser ce silence blême, qu'à prendre un enfant par la main, à poser un doigt sur la joue d'un vieillard ou d'un malade, à donner une petite pièce à un sans abri qui a faim... Et à faire toutes ces “petites choses” tout au long de sa vie, pour les autres... Dans le silence.

 

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