Trous noirs

Textes dérangeants, écriture noire, insolence, violence, dérision, révolte...
  • Tout est pâle tout pète

    Pour Ucéphale

    Tout est pâle

    Pour tartempète

    Tout pète

    Pour les ennemus

    De la langue de Molière

    Et des couleurs de la France

    De tout poil de toutes obédiences et de toutes crisperies

    Tout est là dans le charroi

    Qui roule hors la raie publique

    Où s’enraye la piétaille

    Se fourvoie le citoyen

    Se prenant pour un héros Troyen

    Au feuledire de tous les ennemus

    Les ennemus de tout tout tout

    Ennemus entre eux

    Et feulent au Krétinoparnasse

    Les nouvohéraults

    Carnassiers et griffus

    Dans leurs truculences

    Leurs insolences

    Leurs compatissances pour les pueries infiltrées

    Les fragrances corniflardes sous la halle bruyante

    Leurs mets pris et figés dans d’infectes sauces

    Rotant à table

    Choquant leurs verres à la santé de Pinocul

    Les monstres sacrés disparus

    Remplacés par de bien pâles démiurges investis

    En ribambelles de combien on n’en sait rien

    Plumes au cul sur les platotélés

    Le Verbe cru et dru

     

  • Les Gugnoles gruses

    Tout en haut

    Au plus Pue-haut

    De la Grand Tour des Opérators

    C’est là que cela puhoit plus que cela sentoit

     

    Carapaçonnées harnachées ferraillées

    De coiffure architecturées en pièces montées

    Outrageantes ostentatoires et en futals moulants

    Et petits bustiers

    Accompagées de leurs lieutenantes rutilantes

    Elles siègeaient

    Les Grandes Gugnoles gruses

    Dans les bureaux décisionnels

    Aux étages supérieurs

     

    Lors des pause café

    Les lieutenantes sur la terrasse au dessus des étages décisionnels

    Dans les matins de lumière et de vent léger

    Venaient aérer faire pissossoter

    Leurs petits toutous exotiques

    Et pour deux ou trois d’entre elles

    Faire gambader

    Leurs gamins gâtés

    Bruyants et s’arrachant des mains des consoles de jeux

     

    Tout le beau monde des étages d’en dessous

    Arrivé par l’ascenseur express au Pue-haut

    Au plus Pue-haut sur la terrasse surrélevée

    Se la pétoit de savoirs construits

    Arrogants devisant pérorant

    Visages caramélisés

     

    Et la porte de l’ascenseur s’ouvrait

    Sur des hordes de folohouères béats

    En maraude tournant en rond

    Et se la pétant de leurs pétards dansolotants

    Et c’était à qui pèteroit le plus tonitruant

    À qui sentiroit le plus moutarde vinaigrée

    Le plus corniflard

    Le plus crevette cramouille sale

     

    Un grand Totem sculpté des douze signes du Zodiaque

    En bois de tek

    Se dressait sur la terrasse surrélevée

    Tel un phallus en érection

    Et les folohouères autour du grand Totem

    Se récitaient leurs horoscopes

     

    Les grandes Gugnoles gruses distribuèrent des cornets de biboules

    Et de triboules

    De crèmes glacées de toutes les couleurs

    De petits drapeaux noir blanc bleu

    Et de médaillons en forme de mini cœurs rourouges

     

    Ah que cela puhoit en cet En Haut de la Grand Tour

    Que cela brayoit vociféroit

    Et mitrailloit de petits éclairs arc-en-cieloyés

    Qu’ils étaient féroces ces petits toutous empanachés

    Et ces moutards aux laides colères

     

    Un grand perroquet juché sur l’épaule gauche de la Grande Gugnole gruse en Chef

    Cacahouèt’ajacoïsoit

    À bas la société des cons qu’sont en Sion

    Et la grande Gugnole gruse en Chef d’expliquoire

    Sion c’est la nouvelle jérusalem de la société de consommation

     

    Un pépère à casquette tyrolienne

    S’enquerrut de savoir où se tenait le dancing des seniors

    Dans quelle salle de l’étage de juste en bas de la terrasse

    Il avait envie le pépère

    Peut-être pas forcément avec sa vieille

    De se tortiller le derrière

    En compagnie rapprochée d’une affriolante jeune mamie en robe chic

     

    Un moutard de dix piges pianotait sur son smartphone

    Un pétard explosa devant la porte de l’ascenseur

    Télécommandé depuis une appli téléchargeable

     

    Au Luit-Bas tout en bas

    S’articuloit tout un échaffaudage de clowns acrobates

    Juchés montés entrelacés les uns les autres

    Et les clowns acrobates

    Montaient assaillir le Pue-Haut des Gugnoles gruses

    Et leurs lieutenantes arrogantes

    Et saper les fondements du plus Pue-Haut

    Et des Sous-Pue-Haut

     

     

  • Sur fond de rigolade et de défoulement

    … Pour faire dans le raccourci, dans l’épidermique, dans l’imprécation, dans la vocifération – sans autre conséquence qu’une énergie salivaire et postillonnante déployée en pure perte… Et sur fond de rigolade, histoire de se défouler un peu :

     

    “Dans mon Gouvernement de Salut Public anti racaille, inspiré de Bolchevisme pur et dur des heures révolutionnaires de grande purge générale, mâtiné de Terreur à la Robespierre/Saint Just… J’instaure et construis à la hâte des Goulags dans lesquels j’y mets dedans tout ce monde là :

    -Les fanatiques d’extrême droite

    -Les antisémites tortionnaires de juifs et profanateurs de cimetières

    -Les islamo gauchistes

    -Les pédophiles

    -Les black blocks en godaces à 300 euro

    -Les violeurs et batteurs assassins de femmes

    -Les actionnaires surtout ceux des grands lobbies du médicament

    -Les grands patrons du CAC 40 et les dirigeants des grosses boîtes aux salaires faramineux

    -Les affiliés des paradis fiscaux aux fortunes colossales

    -Les banquiers de haut vol qui font la pluie et le beau temps dans le paysage de l’économie et des marchés

    -Les cyberpirates informatiques rançonneurs d’hôpitaux

    -Les petits et gros caids des cités qui sèment la terreur avec leurs hordes de voyous

    -Les ultra fanatiques religieux du genre fous de dieu le couteau entre les dents

     

    … Cette liste, précis-je, n’est pas exhaustive dans la mesure où je n’ai pas cité quelques autres crétins et ordures et assassins tortionnaires fanatiques de tout poil

    Au bout du compte, tout ça, ça fait du monde !

     

    Au centre du Goulag, sur la grand place j’installe la guillotine en état permanent de fonctionnement.

    Les procès ne durent que cinq minutes.

     

    J’ai pensé aussi à la Roue, celle des places publiques sous Philippe le Bel, au Pilori (pour les peines “mineures” à titre d’avertissement), à l’écartèlement par traction de quatre chevaux vigoureux (ou par des bœufs)…”

     

    … Bon j’arrête la “rigolade”… Soyons, revenons sérieux…

    Ah, j’ai oublié, dans la foulée… Du plomb fondu coulé à la louche sur le kiki des pédos ! (rire)

     

    … Il faut dire, que, tout civilisé que l’on soit, les uns et les autres dans nos pays développés ou en voie de développement non encore touchés par des guerres civiles ou entre factions ennemies… Et que, tout anti barbarie que l’on soit, plus ou moins pétris d’éthique, de sens moral et de valeurs de civilisation… Juste seulement parfois, quelque peu scandalisés par des exactions et des comportements que l’on réprouve… En somme, de braves gens ayant chacun son bon et mauvais côté… Et souhaitant sans doute une Justice un plus sévère ou un peu moins complaisante… Il n’en demeure pas moins, que, citoyen lambda que l’on est au quotidien, pas plus méchant qu’un autre ; eh bien le Goulag, ou même la guillotine, l’on y reviendrait bien, mine de rien ! … Seulement voilà : il n’est guère de très bon ton – même “pour rire” , même pour se défouler, d’exprimer publiquement “qu’il faudrait en venir là”…

    D’ailleurs, “si ça revenait”, la guillotine ou le pilori ou la roue, les spectateurs en place publique, avec marchands de frites et de gadgets pour touristes, manèges pour gosses et autos tampon… “seraient de la partie”…

     

  • Un "à priori" qui "tient la route"

    … Excusez les amis, mais je fais un peu de “provoc” (et de contestation iconoclaste) à ma façon :

    Oui, cet “à priori” qui “tient la route” c’est celui – ci :

    “Dans les 60% de Français qui se déclarent favorables au maintien des Black Fridays, la plupart sont -comme par “hasard” – ceux et celles qui, sur Facebook (et les réseaux sociaux), zappent au bout de 2 lignes le post de tel “ami” qui dépasse 10 lignes de texte”…

    J’émets un doute sur la “capacité de réflexion” (et d’analyse et d’objectivité et d’indépendance d’esprit) de ces gens “plus au moins accros” de consommation de masse lors de ces Black Fridays en zones commerciales d’hyper marchés, de Décathlon, de Gifi etc., aux périphéries des villes (grandes et moyennes) où l’on voit sur les bretelles d’accès de grandes voies de contournement menant aux centres commerciaux, d’interminables files de “bagnoles” les unes derrière les autres immobilisées pare choc contre pare choc… Des parkings aussi grands que 10 stades de foot archi pleins… Toutes ces enseignes de Discount, de halles vêtements jouets décoration de noël, d’hypermarchés géants avec galeries marchandes, foirfouille Gifi Casa où les gens se pressent pour acheter des nounours made in China Bangladesh India, des “pér’nohaux” en plastoc et toutes sortes de gadgets, de guirlandes, de trucs de décoration très “kitsch” et j’en passe et j’en passe… Y’ a de quoi donner le tournis!

    En pensée, “chers amis”, je brûle des tas de nounours et de pèr’nohaux en versant sur le tas un bidon d’essence et en craquant une allumette devant une foule de Black Frideurs médusés sidérés qui regrettent de pas avoir sous la main une barre de fer pour m’estourbir !

    Ah, putain, qu’est-ce qu’ils foutent les flics, y’a un (ou une) qui dit, ils peuvent pas se radiner illico pour l’interpeller cet enfoiré ? Et voyez ce pauvre gosse qui pleure de voir brûler le père noël ! Et cette petite fille scandalisée de voir guillotiné un nounours à l’opinel avant d’être cramé !

    Oyez oyez “braves gens”, mon rire iconoclaste et insolent, droit dans vos yeux vos belles âmes vos certitudes confortables et vos croyances et savoirs google- isés, résalsocialisés !

  • Dans le trou du cul ...

    Dans le trou du cul de dieu ça pue la merde, du coup, Allah il a mis du jasmin pour dissimuler la merde... Mais pour autant l'odeur de merde n'a pas disparue... Cela dit, les grands idéologues, les fakirs, les gourous, les hommes politiques et certains intellectuels de la doxia lénifiante, avec les Iman, les zévêques et toutes les cliques de la Pensée Unique en vogue, plus les grands lobbies de la Bouffe et de la littérature aseptisée, sur la merde vaporisée à l'encens et couverte de jasmin, ont ajouté des crevettes puant le sexe sale, des bouts de cornichon vinaigrés et de la mayonnaise éventée... De telle sorte que les fidèles, les fans, les accros et, d'une manière générale le consommateur lambda qui peut être roule en Dastia Duster et fait son marché chez Amazon... Se régale et en redemande, de cette merde... Et en bande quand elle ne fait que passer son nez, cette merde... Mais, avec 100 balles dans le Dada, ça te branle cinq minutes et tu t'en retiens de péter manque de pot, tu te macules le pantalon croyant seulement péter...

  • Petite histoire : Hectorion s'inscrit sur le forum Bleu Gazette

    ... Il s'appelle Hectorion Trousseroupette. Il habite Sainte Radegonde les Angevins dans l'Hyèpvre.

    Il s'inscrit sur le forum Bleu Gazette, un forum de littérature et de poésie. (Soit dit en passant il en existe des dizaines de ces forums, qui n'ont pour chacun d'entre eux, qu'une trentaine de membres dont seulement deux ou trois sont vraiment présents et actifs dans les différents fils dédiés à la littérature ainsi qu'un fil de discussion générale du genre "que faites vous aujourd'hui chers Bleugaziens")...

    Il prend pour pseudonyme "Sapukangepète" et comme dans la liste des avatars il ne s'en trouve point un seul qui lui "ressemble" il en affiche un qui est un petit dessin d'un cul qui pète (un cul avec le nuage du pet)

    ... Et, dans la zone texte pour sa présentation sur le forum voici ce qu'il écrit : "Je me promène sur Internet sans déodorant, sans casquette ni bonnet, je n'ai pas de slip sous mon futal, j'ai une écriture de pirate, mon bateau prend l'eau mais pas assez pour que je coule ; j'avais sur le mât planté à l'arrière, un grand chiffon noir qui me servait d'étendard mais je l'ai enlevé ainsi que le mât car je me suis dit en définitive que mon étendard ne pouvait être autre que celui des mots que je pète et d'où les flancs rocheux des montagnes autour du grand lac que je squatte ne me renvoient jamais le moindre écho...

    Je ne viens pas parmi vous pour deviser bisouquer mamouriser avec des Séraphine ou des Maminounette qui seraient choquées quand je raconte comment je tuais les lapins chez mon arrière grand mère du temps de mon adolescence.

    Je pense que vous allez me virer quand vous lirez ma présentation, d'autant plus au vu de mon avatar et de mon pseudo...

    Peut-être que vous trouverez -je m'adresse à l'un ou l'autre de vos "admin" (ou modérateurs)- mon adresse IP, bien que j'indique dans mon "profil" une adresse e-mail qui n'est pas celle, la principale, que j'ai sur gmail, mais une autre dont je ne me sers jamais, celle de mon ancien fournisseur internet téléphonie ; hectorion@sfr.fr .

    Voilà pour ma présentation, je vous la pète bien de la pète d'un mec qui ne se la pète point mais piétinant sous les semelles de mes godaces toutes les hypocrisies crasses qui gambadotent autant sur internet qu'au coin des rues, dans les familles et les cercles de connaissances...

     

  • Courte errance littératoque

    ... C'était le forum des Évéchés Inconquis où gîtait, anarcopirate, le "Petit Coin de Pètedevanlefrigokibaye" entre les fils de littérature, d'actualité, de mangas et de cinéma... Et d'autres rubriques diverses...

    Et il y avait aussi dans ce forum, le petit coin de tout un chacun où l'on pouvait patate-saladiser recette-de-cuisiniser et coucouninguer-au-coin-du feu, tout cela dans la quiétude des jours qui passent en dépit des horreurs et des violences du monde...

    Et l'on y allait au coin du feu avec minou en boule sur un joli sofa et un grand bouquet de fleurs des champs dans un beau vase sur un guéridon aux trois pieds arqués où l'on buvait le thé l'après midi et la tisane le soir... Et l'on y allait de jolies photos grand format, accompagnant les petits scoups du jour...

    Et il y avait aussi "qu'avez vous vu ce soir à la télé", que Pètedevanlefrigokibaye avait baptisé "Qu'atad'zoire ce soir à la tu-es-laid"... Où de jour en jour s'y résumaient des films de séries policières en général toujours les mêmes, dont celle avec le Capitaine...

    ... C'était le forum des Évéchés Inconquis -où il faut dire que les évêques n'y pouvaient arborer leur mitre ni leurs ouailles à matines et à complies, leurs chapelets...

    Il a mouru kapout kapout, le forum des Évéchés Inconquis... Disparu à jamais, avec le petit coin de Pètedevanlefrigokibaye... Mais aussi avec le petit coin où l'on patate-saladisait et coucouninguinisait...

     

  • Par la gr'...crasse du lobbying et par les vers qu'tuent de la con-qu'sommes en Sion

    ... Il a 35, 40, 45 ans...

    Il roule en Duster Dacia clim GPS intégré à 14500 euro... Ou en Audi je-sais-pas-combien ou en bagnole cossue museau plantureux cul riche et gras... Il crèche lotissement les Alouettes à Sainte Tarte de la Midoue, il a un "je monte la garde" gros et féroce qui aboie au moindre passage d'un cycliste inconnu ou d'un mec qu'a une sale tête ; il fait tous les black-fridays de l'A'vîn'tt et Nahouheul les soldes de janvier les dernières promos de Car' four ; en mars dernier il a fait une croisière Costa quinze jours en méditerranée il a débarqué à Palma de Majorque où il a gueulotonné repas dansant s'est tortillé le derrière et a coup'd'canifé son contrat de mariage avec une octotone jolie/jolie du coin sous un palmier qu'était même pas dattier... Il a grimpé sur un bourricot quinze bornes sur un chemin caillouteux de l'île Santorin et a selfoté sa pomme sur facebook...

    ... Et, tout juste une semaine avant qu'il lui arriv' kèk' chose d'très grave (accident, inondation, incendie, cancer vache) il klaxomerdait un "beuh-beuh" hésitant merdoyant dans un rond point, le dimanche d'avant il laissait pas passer un piéton sur les bandes blanches (d'ailleurs le piéton fou de rage lui a fait un bras d'honneur à s'en bleuir le creux du coude)...

     

    ... Vais-je/vais-je me sentir solidaire de lui, apprenant le malheur qui le frappe une guibole dans le plâtre deux mois de réhéduc tout ça à cause d'une chute mal tombé à la terrasse d'un café branché, le toit de sa baraque envolé par une tornade, sa bagnole emportée par des flots en furie, son avion low coast Ryanair chancelled... ?

     

    ... C'est ça, le monde de la con-qu'sommes en Sion- la nouvelle Jérusalem du par-la-crasse- du- lobbying- je profite en promo de tout-tout-tout, ce monde d'esbrouffe - de violence - d'égoïsme de merde - de selfing facebooking - de black-fridays - de pèrenohaux d'Gifi - de nounours géants - de plantes de Jardiland qui crèvent sur un balcon pas arrosées de quinze jours - de sauces à fondues et d'eaux minérales de toutes les couleurs - de beurre d'escargot- de tablettes 7 ou 12 pouces à gagner si t'achètes ceci cela avant telle date - de klaxomerding en bagnole pour un pèt' de traviole du mec qu'hésite - de la dernière génération de smartphone toujours plus d'applis et 4G k'va bientôt être obsolète...

     

    ... No no non j'suis pas solidaire du 35/40/45 ou même du 50/60/70 qui pédal-pédale cent balles dans la fente du Dada qué branlicote deux minutes après tu remets cent balles ça trémousse pas plus fort... Et dont la pièce s'est coincée dans la fente ça branle pas ça rembourse pas, ou pire qui s'est luxé le poignet en enfourchant l'Dada...

     

    ... Mais bon/mais bon... Je finis cette putin d'diatribe longue comme une limousine qu'on voit passer dix fois dans la journée et qui te pèle le cervelet de la voir passer devant chez toi... En disant ceci :

     

    "Eh beh mon pote si je te vois sans voir si t'as un Duster Dacia sans savoir si tu fais les black friday comment tu t'appelles ni d'où tu viens, si t'as raté ou non ton avion low coast, si tu t'empiffres de beurre d'escargot, si t'as hier klaxomerdé dans un rond point... Je te tends la main si je peux si je te vois au fossé et après on verra ou ne verra pas... Parce qu'au fond du fond du fin de la fin, la crasse du lobbying le monde de con-qu'sommes en Sion c'est que ça qui désolidarise tu l'enlèves tout ça il reste plus que l'homme la femme le gosse le pépé la mémé tout seul dans sa peau jusqu'à la fin d'ses jours c'est toi c'est moi dans le maëlstrom téterrique de sept milliards d'humains"...

     

     

  • Au Paradu ! Au Paradu !

    Tout l'monde il a son paradu

    So paradu qu'il a défini

    Qu'il a défini à sa façon

    Y'en a ils voudraient aller au paradu de tout l'monde

    Enfin peut-être pas de tout l'monde

    Mais de beaucoup

    Du plus possible de tout l'monde

    Et pour ça ils font tout pour

    Au prix cassé au prix standard au prix promo

    A vrai dire

    Y z'iront y z'iront au paradu de beaucoup de tout l'monde

    Ceux là celles là

    Mais ils y émargeront au smig ceux là celles là

    Au paradu de tous les paradus

    Et peut-être pas à temps total

    Ils z'y balayeront les chiottes les trottoirs les antichambres

    A défaut d' carillonner tout en haut des cathédrales

    Hectorion et Ernestine aux paradus que les Cimpierres

    Auront introduit sans façons mais aussi sans trompette

    Postérité à prix cassé à prix standard à prix promo

    Tel sera le lot

    Des entrés au paradu de tout l'monde

    Un nom un nom un titre ?

    Nononon

    Gaspardino Bidouillot Clampinetta

    Qu'on les appellera

    Dans les rézosociots du paradu

    Mais sûrement pas

    Ytailledanlelar

    Ah parlons z'en parlons z'en

    De Ytailledanlelar

    Lui il y ira pas au paradu de tout l'monde

    Et il s'en fout il s'en fout

    Ytailledanlelar

    De tous ces paradus

    Dans lesquels il ira jamais

    Pasque déjà il a bradoneurisé tous les Cimpierres

    Déchiré les cartons d'invitation qu'il a quand même reçus

    Indisposé ce noble et beau monsieur au grand coeur mais qui tournait l'oeil

    Vers l'intérieur du troquet

    Au passage des venus de Lampedouza

    C'est que Ytailledanlelar

    Avec ses imprécations ses mots pets

    Ses nounours qu'il voulait brûler en face d'un Gifi

    Le jour du Black Friday

    Ses pavés gros comme des menhirs d'Obélix

    Qu'il lançait dans la paisible mare

    Où soit dit en passant au fond y'a pas assez d'écrevisses

    Pour touiller dans la putride vase

    Et bouffer les crevures

    Il a fâché fâché fâché le beau et noble monsieur

    Et un peu tout le monde d'ailleurs

    Mais tant pis tant pis il rigole il rigole

    Ytailledanlelar

    Il clavecine il clavecine

    Il pédale il pédale

    Assis dans les cotes les plus raides

    A fond la caisse dans les descentes

    Et c'est pas écrit sur sa musette

    Le nom du bled où il est né – le paradu de tout l'monde

    Comme pourrait être écrit Lisbonne-Vladivostok

     

    Il t'emmerde il t'emmerde qu'il te hurle Gasparino Bidouillot Clampinetta

    Et il en a ras le cul de tes mots pets de tes imprécations

    Il t'emmerde ouais c'est vrai

    Et autant le beaunoblemonsieur au grand coeur

    Mais s'il t'voit dans la merde le nez cassé

    Il te tendra peut-être la paluche

    Pour te tirer du fossé

    Que t'aies la rosette au veston

    Ou un simple livret de circulation sinon que dalle comme papelard

     

  • Petit conte de noël avant l'Avent

    ... Bien que nous soyons encore en Novembre, depuis déjà quinze jours les galeries marchandes des Grandes Surfaces, GIFI, Foirfouille, jardineries, CASA et grandes enseignes déco ameublement... Font étalages à perte de vue, de "noëlleries" venues par containers depuis l'Asie du Sud Est principalement la Chine, et acheminées par camions de 38 tonnes dans toute l'Europe...

    "Fleurpourpre", un terroriste du Verbe, qui sévit sur les réseaux sociaux et pourfend la "société de consommation de masse" à sa manière, serait presque devenu en son genre "aussi célèbre que Gainsbourg" dans la provocation...

    Un soir de fin novembre, en ces heures où l'on sort des bureaux, et en particulier ce soir de "Black Friday" où dans les allées de parkings saturés, avancent lentement de longues files de véhicules ; "Fleurpourpre" pénètre dans un GIFI géant avec un grand sac en plastique roulé plié. Il déroule le sac et le remplit de nounours, de lapinous, de pernohaux, de toutes sortes de gadgets noëlliques... Puis il passe à la caisse et règle ses achats.

    Il faut dire qu'à 35/40 euro le nounours, ou le gros lapinou ; ou à 15 euro le pernoël ou encore à des 5/8 euro le gadget... Cela fait tout de même une somme !

    "Fleurpourpre" sort du GIFI, se dirige vers sa voiture garée sur le parking, ouvre le coffre et se saisit d'un bidon d'essence de cinq litres. Il revient devant l'entrée du GIFI, et vide le sac de noëlleries en tas, au sol. Il sort un briquet de sa poche...

    Arrosés d'essence, les nounours les lapinous les dadas en peluche, les pernohaux dans leur houppelande en cotonade papier, et les gadgets noëlliques flambent à ciel ouvert devant une foule de gens médusés, choqués. Des enfants pleurent en voyant brûler nounours et pernohaux, et même une petite fille s'approche du brasier et tente d'arracher aux flammes, une poupée dont la robe n'est plus qu'un voile de cendres... Un homme d'une quarantaine d'années, son chien labrador en laisse et ses deux enfants auprès de lui, sur son téléphone portable, appelle police secours... "C'est scandaleux qu'on laisse faire ça" avait-il dit !

    Et "Fleurpourpre" devant les gens médusés : " C'est pas pire que lorsque Gainsbourg a brûlé un billet de 500 frs lors d'une émission télé dans les années 80".

    "Et sous savez," continue Fleurpourpre, "les pauvres lorsqu'ils singent les riches avec du sous-foie gras et des gadgets clinquants, et qu'ils gabegient et consomment à s'en péter le ventre et la tête, sont aussi prédateurs à leur manière par leur nombre, que les riches qui en clubs privés et fermés, dépensent des fortunes en banquets, en réceptions, en loisirs et produits de luxe...

    Ces pauvres qui d'ailleurs, se foutent complètement des pauvres encore bien plus pauvres qu'eux, dont le travail payé 1 euro ou 1 dollar par jour leur donne l'illusion d'être riches et la satisfaction dans l'addiction, de consommer, voire même de se péter le ventre ! Et, pour se dédouaner – se donner bonne conscience... ces petits queucoeurs rourouges qu'on se colle sur le pull en se fendant d'une pièce de 1 ou de 2 euro insérée dans une boîte en fer blanc pour les SDF, les gosses d'un pays d'Afrique"...

    ... Et ce même "Fleurpourpre", ce terroriste du Verbe, aussi prolixe qu'épuisant dans ses diatribes incendiaires, un autre jour on le voyait en compagnie de son amie Fleurestine, dans une boutique Jennifer, ramasser une robe à 19,99 euro tombée de son cintre et laissée par terre, froissée en tas, comme un vulgaire chiffon, puis replacer soigneusement cette robe sur son cintre, raccrochée au présentoir...

    Il avait dit à son amie "je pense à la jeune vendeuse de cette boutique, en CDD de 20 heures par semaine, payée tout juste 600 euro par mois, en train de ramasser tout ce qui tombe par terre des présentoirs, après avoir été manipulé, palpé"... ça me gonfle, ce monde où l'on considère les gens comme des chiffons que l'on pétrit et laisse tomber par terre négligemment"... Et ni bonjour ni bonsoir ni merde et pas un regard quand tu entres là dedans, à la jeune femme qui elle, te dit bonjour et te souris!"...

     

  • "Errances littératoques", 10

         De petits perturbateurs incongrus encore vulnérables parce que toujours banderillés dans les arènes officielles ainsi que des assermentés tourmentés violentés, commencèrent à infester de ci de là, en microbulles désacadémiques, le Grand Gruau qui ne cessait de se prévaloir de ses orangettes mayonnaisées corniflardisées, tout festonné qu'il était, le Grand Gruau, de ces pépins briseurs de dents déjà cariées n'osant pas se montrer dans les sourires de peur de déplaire, lesquels pépins d'ailleurs, dans la moulinette du Gavoir à hélices, se concentraient autour d'une humeur montée en chou fleur...

    Kuvéritu, absoluticonstructi, décalcopurulan, ennemu de puchiqueries, pète-devan-le-frigo-qui-baille, les panars dans la mouscaille enfumée du pré à pipi sous la vache, voilà-t-il pas que les Assermentés les uns après les autres sans forcément mûre réflexion, s'expanachèrent en excroissances aussi trompeuses que porteuses de verres à thé, de la surface irisée du Grand Gruau. Et que les petits perturbateurs incongrus se mirent à soulever le couvercle de théières harnachées de nuages de gruau en forme de plumes au cul de bonnes femmes à poil le soir de la Saint Sylvestre, afin d'y jeter dedans, dans la théière, des crottes de souris blanchies au sel de Guérande...

    Et s'époumonèrent et éructèrent et avancèrent des hordes de mâtins aux colliers à pointes en face de tous ces Assermentés qui se désassermentaient à vrai dire, en face de tous ces perturbateurs incongrus qui avaient réussi à arracher leurs banderilles, et s'ouvrit dans la Grande Crique le Grand Cirque ; et dès le premier entracte de la représentation, les scorpiaux et leurs maréchauds ayant égorgé vingt oies noires et douze porcelets café au lait et tordu le cou à cinquante tourterelles prédéplumées à cause de leur fiente en porcelaine fondue pour les vingt oies, de leurs pieds jugés trop fourchus pour les douze porcelets, et de leurs becs jugés trop d'aigle pour les cinquante tourterelles... Sans que tout cela ne fasse le moindre effet sur une assistance démotivée ; dès le premier entracte donc, les scorpiaux et leurs maréchauds déconfits, entrevirent, subodorèrent ce que serait le deuxième entracte... Mais ils n'avaient point prévu, les scorpios et leurs maréchauds, que les hordes de mâtins aux colliers à pointes se retourneraient contre eux pour les mordre au mollet voire leur arracher la peau de leurs fesses...

    Et comme en Quarant'yout la Grande Bastide flanquée de toutes ses dépendances et engrangements et galeries marchandes, prise d'assaut par les Désassermentés et les Incongruques et les ennemus de puchiqueries... La grande bastide en carton pâte enduite de pâte de fer, fut en représentation au troisième entracte du Grand Cirque, telle un grand gâteau de bourricot-à-versaire renversé effondré...

    Lou Boun' Diouh, du Oduciel, bénissait le spectacle, sa Bondiette de trente ans sa cadette sur les genoux...

    Halt'là, Bon' Diouh, tu vas pas recommencer avec un autre Sounouma qui nous pourrira autant la vie que durant les deux mille cent quarante six ans de l'ère des Poissons !

     

  • "Errances littératoques", texte numéro 9

    Le baudet boîteux, récalcitrant et au pelage ras couturé de cicatrices vertes, piétinait les petits anchois sacrés, s'enduisant les sabots de vinaigrette éventée dans la traversée du grand étang gelé.

    Il avançait lentement, le baudet, suivi par trois grosses sauterelles mutantes, dont les flancs des ventres fuselages battaient tels des coeurs de pieuvre.

    La maréchaussée en bottes de satin rose, fulminait de ces ruées de baudets surgis d'un paysage battu par des vents de plumes roulant dans des tourbillons de poussières d'alumine des croisillons torsadés arrachés aux arches des ponts de bois de la ville tout en haut des monts.

    Putrécanti lavatory vécé cireur les p'tites mômes levant haut de grosses et longues carottes insultant les Kolporters du Grand Bazar investi mais inconquis...

    Putrécanti la mouche en broche dans le petit étron séché d'une baleine naine échouée sur la plage des scooters enflammés.

    Il n' y a pas de kiki heureux ni de mansuétudes autrement que caramélisées avec des pièces d'un euro pour les fentes des Grands Dadas... no/no non pas de Grands Dadas qui trémoussent les rombiers les rombières plus de 2 minutes avec déclenchement de la photo souvenir pour face-de-bouk.

    Les vaisseaux pompiers et les forteresses de moutarde rouge juchées telles des buses empaillées sur des bouts ovales de poteaux de verre pilé, soutenus mordicus fanaticus par des hordes de séminaristes chevelus saladus, les uns venus de grands océans aux flots épais comme de la confiture, les autres bâties à la hâte en os de buses et en cordons noueux de moutarde durcie... Les vaisseaux pompiers et les forteresses de moutarde rouge, avec leurs armées de funambules aux javelots tire-bouchonnants et leurs escadrons de rapaces coccinelles aux cuirasses graisseuses, ne parvenaient pas à hégémonier sur le Grand Jardin en mille îlots dispersés sur l' océan du Milieu aux flots épais comme de la confiture.

    Et ces gros vers blancs à têtes poilues qui se tortillent dans la mayonnaise, jutant et déféquant dans un délire obsessionnel tout caricaturant dans une insolation féroce alors qu'aussi étrange que cela soit, aucun rayon de soleil ne fuse de la longue et épaisse nuée fiente de pigeon empourprant les cieux scéléraux aux traînées violacées !

    Juché, bandant et pouffant, le Korbo sur sa turbolette à gaz, faisait éclater trois pneus à l'heure en dérapages incessants sur la place du village pendant que des hordes de rats noirs à courte queue escaladaient l'enceinte en ciment de la fontaine à eau.

    L'on avait rempli le bassin de petites truites que des touristes descendus d'un grand autobus, essayaient d'attraper dans leurs doigts afin de les jeter aux rats noirs qui, tels des ragondins familiers, grimpaient le long du pantalon de quelques touristes encasquettés arborant des maillots avec écrit dessus "je suis amazoon" !

    Niqués/niqués, férocement et progondément niqués, les putrécanti et les aligators de kermesse, les rondouillards aux bourses pétillantes, les enculatory vécé cireurs, les animalcules et les humanuscules se bousculant pour entrer dans le Grand Jardin, et les gros Krokos au poitrail endiamanté et aux fesses écussonnées, enfin empuantis dans leurs outrageants fortins par les gaz délétères de péteurs encapuchonnés, et bombardés de gros hannetons allumeurs de feu.

    Niqués jusqu' en dessous de l'os de leur cul , le grand fotou originaire de Toktoutou, le berger truand des baudets indociles spoliés sans qu'ils le sachent, les Grands Gouroux des évéchés de la Sauce -y était de tous les Kons qu'sont en Sion et de la Pansaie Iniaque...

    Niqués emmouscaillés pissés au nombril, les Kuvéreux, les Deuvinci, les Véoliots, les Kamenberdantresonge, les Paradufiaskots, les Nulliardères, les Konventionots, les Pufrikantis, les Néocides et les Véhachelles...

     

  • Un vent musiqué qui fouette le visage

    Il était une fois un trou du cul qui pensait...

    Et pour un trou du cul, aux dires des trous de bec bien dessinés... Penser c'est un péché, cela pue et dérange!

    Au lieu de vous péter un fa dièse bien naturel dans une réunion mondaine, ça vous fait un vent musiqué de prose qui vous fouette le visage.

    Peut-on étrangler un trou du cul qui pense? Le boucher d'un suppositoire afin qu'il ne fasse que des la mineur, le planter sur un vélo sans selle afin qu'il largue ses vérités dans le tube et n'empêche pas de pédaler?

    Un trou du cul qui pense ça fait perdre aux cervelles le sens des points cardinaux.

    Un trou du cul qui pense ça gêne les trous du cul ordinaires qui pètent avec le cul des autres...

    Un trou du cul qui pense ça se laisse pas forcément baiser sur des couchettes de première classe...

    Un trou du cul qui pense ça n'a pas de religion, ça pète sur la politique et sur la morale et c'est moins hémorroïdé qu'un trou du cul qui se prend pour une cervelle.

    Un trou du cul qui pense ne laisse souvent rien d'autre à son notaire que la peau dont il est fait... 

  • Mes voeux... Si l'on veut !

     

         Je torche sur ma mignonette sept sur quatre dentellepurée de foutre doré, des voeux ni pieux ni preux passés sous les sentisseries de ma pelure et de mon poil d'apache... Je tire une langue de gosse mal mouché aux dromadaires qui passent, si joliment bonanés de petits chats béats et de petits queucoeurs rourouges... N'attendez pas de moi quelque monument littéraire primedelanesque, qui de toute manière se moquerait du monde et ne serait en définitive qu'un innocent bruit de pet dans un grand vent furieux se prenant pour la tempête du siècle...

    Amen!

    Et que le derrière te pèle jusqu'à ce que ta fesse puisse voir aussi clair que l'oeil de ton âme ouvert sur ce que cache le paradis...

     

    ... [ En ces jours de fin d'année et de nouvel An, tout comme d'ailleurs au moment des fêtes et des anniversaires à souhaiter, c'est un peu comme "si tout allait s'arranger", et alors tout le monde serait gentil, amical, prévenant et tout le tintouin... D'où cette profusion dans un excès certes sincère et bienveillant, de cartes de voeux et de jolis mots...

    Ces jours se diluant ensuite dans les autres jours du calendrier, qui eux vont caracoler et se pousser dans le vent furieux... Il ne demeure plus qu'un chemin où les visages qui passent se regardent à peine...

    Alors mes voeux ne sont pas pieux. Ils sont un couac, un vilain couac dans la si belle suite de sons mélodieux envolés du merveilleux piano auprès duquel on vient se tenir parce qu'aujourd'hui c'est fête..]

     

     

     

  • La femme du poète intégriste

     

    La femme du poète intégriste :

     

    Tu me fais mal

    Tu me saccages

    Tu te rues sur moi

    Ivre et hurlant de tout ce qui, de la rue, s'est jeté sur toi et t'as mordu...

    S'est jeté sur toi et que tu as maudit...

    Maudit de toute ta foi...

    Et qui a vitrifié ton esprit

     

    Tu me traces de toutes les laves jaillies de ces entrailles de toi qui rougissent à vif

    Tu me veux nue

    En string

    En jupe

    En robe

    Sur la cuvette des WC dans le train

     

     

    Tu te vautres sur moi

    Longtemps

    Comme une flamme rebelle à la lance du pompier

    Une flamme mouillée

    Une flamme qui s'accroche à la souche

    La souche que je suis

    Enterrée

    Enterrée et mouillée.

     

    Les mots que tu dis sont des bombes...

    Les mots que tu écris sont des génocides...

    Tu ne respectes rien

    Tu le lamines ce monde...

    Abject dis-tu qu'il est!

    Ta poésie est intégriste

    Intégriste comme une religion de purs étrillant le monde.

     

    Tu me fais mal...

    Tu me saccages.

     

    Je te pardonne de ne pas m'aimer

    Puisque... En vérité

    N'ayant jamais cessé depuis tant d'années

    De te jeter sur moi

    De t'enfouir en moi

    De me tracer

    De me saccager...

    Tu m'as aimée sans le savoir

    Toi le poète révolté

    Le poète intégriste

    Le poète des mots génocide

    Le poète délinquant qui étrille le monde...

     

    Je te pardonne d'avoir fait de moi ta paillasse

    Ta paillasse unique

    Jusqu'à l'épuisement

    Jusqu'au coma érotique...

    Car nul homme ne pouvait être plus fidèle que toi dans une telle violence

    Dans une telle ardeur

    Et d'une telle constance...

    Pour une femme

    Cette femme que je suis.

     

    Le poète intégriste :

     

    Je n'étais pas encore né...

    Mais je savais que tu viendrais...

    Oui je t'ai aimée sans le savoir

    Oui je me suis jeté sur toi

    Toute ma vie

    Rien que sur toi

    Si je n'avais su bien avant mon premier cri

    Mon premier cri, ma première respiration dans ce silence, dans cette violence, dans cette indifférence, dans cette troudebalerie qui s'ouvraient à mes yeux...

    Si je n'avais su que tu viendrais

    Et que tu serais avec moi dans la traversée...

    Je me serais suicidé dans le ventre de maman avant de venir au monde