Bateau pirate

Textes dérangeants, écriture noire, insolence, violence, dérision, révolte...
  • C'est l'Avîn't !

    Ça y est, on y est, 1er décembre, c’est l’avîn’t !

    Les pernohaux qué grimp’ aux murs, les ulumunations, les achats de noël, les joujoux, ah putain d’joujoux, les chocolats, la bûche chez Picard (en espérant qu’aura pas une coupure de jus de plusieurs heures qué dégongèl la bûche et encore le chapon farci et les langoustines)…

    C’est l’avîn’t le temps des p’tits queucœurs rourouges et des dons aux démunis aux pelés aux tondus aux éclopés, le téléton, la Saint Nicolas – le père fouettard…

    Ça y est, on a réservé pour une semaine à Courchevel ou à Megève, un billet TGV -InOui/Ouigo en promo… (pourvu qu’ait pas d’grève)…

    L’avîn’t à Paname c’est pas l’avîn’t à Kiev, c’est sûr !

    Gross Inflat’ sur les joujoux, ah putain d’joujoux même pour les baba’ou d’un demi an !

     

  • Orage sur Doha le jour de la finale

    Orage

    … Multiples impacts de foudre en l’espace de 40 minutes, une nuit de violent orage en Malaisie, à Kuala Lumpur…

    Un impact de foudre peut atteindre une tension de cent millions de volts, une intensité de deux cent mille ampères et une température de trente mille degrés…

     

    … Le même violent orage de 40 minutes, mais vingt fois voire cent fois plus fort, à Doha au Qatar, au moment de la finale de la coupe du monde de football !

     

     

  • Niew Errance Littératoque Déjantée

    … C’est Dundie, un gros crocodile qui dansolote queue en boule dans une mare putride où se penchent genoux écorchés, de vieilles nonnes drapées dans des bures à demi calcinées…

    Il les croquerait bien, Dundie, les vieilles nonnes, qui hier s’était repu d’un jeune soldat factionnaire déguerité, son calot rabattu sur le nez, son fusil fiché dans une bouse après avoir tiré – et loupé – un canard échappé d’un four de charbonniers monté de pierres et de tôles dans la forêt proche de la mare…

     

    À l’appel de l’aînée des nonnes, stoppe au bord de la mare sur un chemin détrempé, le scooter du Père Le Veau, dans un crissement de pneus entre deux méduses enroulées autour du bâton de berger de ce Sot sifflard qu’est le poivrot attardé mental du village voisin, très éméché et très braillard et méditant d’encastrer la tête du crocodile dans une lessiveuse à demi écrabouillée…

     

    Et le Père Le Veau, adorateur du bœuf Apis, entonne le chant des Zélus diasporés en Sion, la Nouvelle Jérusalem du Web Invertébré, où se mirent dans des lamelles de quartz virtuel, où s’invectivent de déjectures inorthographiées, où post’résonnent les Effilochés, les Distendus, les Crispés, les Marrondindites, les Adeline 1724 et tous les avatarés…

     

    Veni vidi vinci cloportibus touropérator vilo ilectrouk fuzidaço qatarfoutok décoloromani deubaledanledada fanadetoulézavîn’t https://www.pete-devan-le-frigo-qui-baille-fr

     

     

  • Le nom des gens, film de Michel Leclerc, réalisé en 2010

    … Vendredi 4 novembre à 21h 05, sur Chérie 25…

     

    … J’aurais bien du mal à rédiger un texte résumé analyse de ce film mettant en scène un quadragénaire jospiniste et une militante de gauche, mêlant leurs origines et leur histoire, leur « parcours de vie » depuis leur enfance, et leurs rapports avec leurs parents, de milieux différents…

    Déjà, tout au long du film, les dialogues « cartonnent » et « tambourinent » à un rythme difficile à suivre, en réparties si rapides qu’elles en sont inaudibles…

    Je n’ai en conséquence, pas compris grand’chose dans ce film, d’autant plus que la fonction « subtitel » (sous titres) était inopérante sur Chérie 25, contrairement à d’autres chaînes sur lesquelles cette fonction « sous titre » est disponible…

    J’ai tout de même regardé jusqu’à la fin, « assez barbé » que je fus, du début jusqu’à la fin… Cette fin où l’on voit le quadragénaire héros de l’histoire, sortir d’un lac ou d’une mare, un cygne mort qu’il prend dans ses bras… Bon sang, me suis-je dit « le cygne il est crevé, y’a pas de quoi en faire un fromage » !

    Ce film à mon sens (ou plus précisément dans ma « vision du monde d’aujourd’hui », qui date de 2010 – une époque peut-être un peu moins perturbée que celle depuis 2020 – est « assez représentatif » d’une culture de gauche intellectuelle de milieu aisé, de grande ville, de pièces de théâtre « dans le vent », d’émissions télé « talk show » de rappeurs et d’humoristes déjantés, d’écrivains (de moins de 30 ans) venant de sortir leur « premier roman », et d’artistes producteurs d’albums nouveaux, arborant, invités sur les plateaux télé, des tenues vestimentaires excentriques, des bonnets, des casquettes, des chaussures assortis, etc. … Toute une « faune » bien dans le vent de l’actualité people, de gens plébiscités sur les réseaux sociaux totalisent des « kilo vues » sur Facebook et sur Instagram…

    Une « culture » dont je suis à « mille lieues », à laquelle non seulement je n’adhère pas, mais que j’ iconoclaste et pourfends, à la quelle j’oppose mon vocabulaire à leur vocabulaire, à leur langage d’effet de mots et de formules « qui en jettent »… J’irais même jusqu’à dire au risque de me faire lyncher « une culture de racailles de haut vol »…

     

    … Bon, peut-être « mérit’je » un énorme zéro de conduite pour n’avoir en aucune façon, su apprécier ce film…

     

     

  • Des "kilo vues" ?

    … « Pour ma gouverne » et « à côté de la plaque par rapport à ce qui DOIT se savoir », expliquez moi ce que veut dire, dans « Réels et vidéo courtes » en bas à gauche de l’image à voir, écrit en blanc : « 789 K, 79 K, 1,6 M ( précédé d’un petit triangle pointe à droite ) ?

     

    Ces « K » est-ce que c’est des « kilo vues » ? Ces « M » est-ce que c’est des « mégatonnes de vues » ?

     

    Ça me pèle, ces « Réels et vidéo courtes » ! Et ces « kilo vues » !

     

    Ah, j’en vois une dans la liste en cliquant sur la flèche pour « suivante » , où on lit « 0 » sans K ni M

     

    Est-ce que les « kilo vues » ça remplace le Goncourt, le Nobel, le Fémina, le Renaudot, le Médicis ? Ou encore les cent mille exemplaires vendus du dernier roman de terroir à succès ?

     

    Finalement, ces « putains de kilo vues », c’est ça, aujourd’hui, la « Référence », le « Diplôme » !

     

    Tiens, et pourquoi, tant qu’à faire, on définirait pas sur la Toile, sur Instagram, Facebook, Twitter, Tik Tok… Au contraire ou par opposition aux « K » et aux « M » … « KMe », « MMe » ? (kilo merde, Mégatonne de merde) ? - rire… Rire iconoclaste et insolent !

     

     

  • Une idée pour un film de fiction horreur épouvante

    … Résumé :

     

    Des commandos terroristes lourdement armés, de fusils d’assaut, de mitrailleuses, de lance roquettes, de grenades, de lance missiles portatifs, en unités de combattants aguerris, bien organisés, très mobiles et opérant en réseaux, décident de se « spécialiser » dans l’attaque de chasses à courre…

    Sur le terrain où de déroulent des chasses à courre, avec meutes de chiens, cavaliers, rabatteurs ; en forêts dans de vastes domaines privés, ou en des lieux de chasse louée ; des guetteurs sont postés, munis de téléphones portables afin de renseigner les unités de combattants sur les mouvements, les déplacements des chasseurs à cheval, des rabatteurs, de la meute…

    Au moment jugé opportun, les combattants, encerclant à distance sans avoir été repérés, la totalité de la chasse regroupée pour l’hallali, « passent à l’action »…

     

    Dans un premier temps, le cerf traqué ayant réussi à semer la horde de chiens à ses trousses, atteint une large rivière, saute dans l’eau et se met à nager vigoureusement vers l’autre rive. Mais un tireur embusqué, de l’autre côté, derrière un talus broussailleux, s’apprête à faire feu sur le cerf. Avant qu’il appuie sur la détente, voilà – t -il pas que le chasseur embusqué reçoit une balle dans la tête, visé par un tireur d’élite du commando…

     

    Aussitôt après le coup de feu du tireur d’élite, les unités combattantes déterminées mènent l’assaut, depuis quelques centaines de mètres de distance, en lançant grenades, roquettes, engins explosifs, et mitraillant les chasseurs regroupés, ainsi que la meute, les chiens sous l’impact des balles, sont déchiquetés, décapités… Le massacre est complet, il n’y a plus aucun survivant, d’ailleurs les quelques chasseurs encore en vie, blessés, sont achevés d’une balle dans la tête…

    C’est la sixième chasse à courre qui, en la saison, vient de subir l’attaque de ces commandos terroristes anti chasse à courre…

     

    … Je ne suis pas « fondamentalement » anti chasse anti chasseurs… S’il n’y avait pas de chasseurs, il n’y aurait pas de battues pour éliminier des sangliers… Je suis « pour » les battues contre les sangliers, n’ayant aucune compassion pour cet animal qu’est le sanglier…

     

    Si, au cours d’une chasse proche de chez moi (j’habite une maison entourée de champs et de prés, non loin d’une forêt à flan de montagne) je vois un marcassin ou un jeune sanglier égaré, poursuivi par des chasseurs, et cherchant à trouver refuge ; je ne ferai rien, rien de rien pour le soustraire au sort qui l’attend, ce marcassin ou ce jeune sanglier égaré…

     

    Ma non adhésion à la pratique de la chasse se traduit, ni plus ni moins, par le fait que je n’ai jamais de ma vie, tenu en main un fusil de chasse, ni jamais non plus, accompagné des chasseurs…

    En revanche, en ce qui concerne la chasse à courre, là, je suis « archi contre » et je conspue les gens qui « trouvent qu’il y a de la noblesse » dans la pratique de la chasse à courre…

    Merde alors, quelle « noblesse » ? De la barbarie, oui ; de la barbarie « civilisée » de « riches à crever » qui voient là, dans cette pratique, un « grand exercice » de bravoure, avec des « codes », toute une « culture », tout un « art de vivre »… Et qui inspire des écrivains, des auteurs, des artistes peintres, « cynégétiques » !

     

    N’est pas né (e) celui ou celle qui m’offrira pour mon anniversaire, un « beau bouquin » sur l’art de la chasse à courre… Ou, soit dit en passant, sur la tauromachie !

     

  • Le film des souvenirs

    … Dans le film des souvenirs qui parfois se déroule – en accéléré, sans ordre chronologique, en diverses séquences pêle-mêle – me viennent en tête les visages des personnes que j’ai connues durant ma vie, depuis mon enfance, et qui aujourd’hui, pour certaines d’entre elles de ces personnes, ont soit disparu (mortes), soit – comme je dis à ma façon - « ont cessé d’être de mon cosmos » du fait de « quelque fracture relationnelle »…

     

    Oui, je vous ai aimé(e)s, vous m’avez aimé, ou je vous ai leurré, je vous ai déçu, je vous ai été infidèle, ou vous m’avez trouvé « bassinant », vous m’avez « zappé », vous m’avez quelque fois gratifié d’un bon coup de pied au derrière, vous avez infirmé mes propos, vous m’avez banni, je vous ai choqué, désagréablement surpris, vous n’avez pas cru possible que je puisse dire ou écrire ceci ou cela, le penser, l’exprimer ; il y a eu « mal donne », confusion, interprétation dans un sens ou dans un autre, erreur -ou l’erreur avait un petit air de vérité, comme le ver minuscule dans un fromage corse – on s’est mépris, alors on a « fracturé » on s’est plus vu…

     

    Visages oui, dont je me souviens (bon c’est vrai, sur les forums c’étaient, les visages, des « avatars »)… Ça m’a toujours déconvenu, les avatars (et les pseudos, surtout du genre « qui en jette »)…

    Visages sur lesquels je puis encore, après tant d’années, mettre un nom et un prénom (mais pas tous loin s’en faut, ma mémoire étant visuelle, les prénoms et les noms je ne les retrouve plus)…

     

    Ce qui est sûr, absolument sûr et certain jusqu’à la fin de mes jours sauf alzheimer, vos visages, chacun de vos visages, telle ou telle situation vécue de quelque nature qu’elle ait été, ce que vous fûtes, ce qui nous a lié, relié ou défait… Ça restera ineffacé, indécoloré…

    Disparu(e)s « par sortie de mon cosmos » (sortie avec perte et fracas) même depuis longtemps (plusieurs années), il m’est arrivé de vous rechercher sur la Toile (moteurs de recherche, Facebook pour voir si vous avez oui ou non une page)… Savoir ce que vous étiez devenu(e)s…

     

    Les « fractures relationnelles » (qui, il faut bien le dire, ne sont jamais ouvertes et causées par un seul acteur sur les deux – autant dire par chacun des deux mais dans une proportion variable) sont toujours des expériences « assez difficiles à gérer » …

     

     

     

  • Bateau de croisière

    Geant des mers

    … Du grand pont promenade commun aux Premières et aux Secondes, du bateau de croisière géant des mers, l’on aperçoit croisant au large à quelques miles de là, un bateau pirate…

    Un frisson d’épouvante passe sur les épaules des voyageurs qui se rendent à la soirée du commandant dans le grand salon.

    Mais le frisson d’épouvante pique au croupion les jolies dames et lumine d’un drôle de feu les têtes des costard-cravate et des rassis en jeans.

    Demain c’est dimanche avec office religieux en musique, piscine sur l’avant pont et pêche virtuelle au requin dans la salle de jeu.

    Et si, du bateau pirate, venait une torpille ?

     

  • Les sabots du Minotaure

    … « World Board » est dans les sabots du Minotaure…

    Et le Minotaure élargit son antre non pas en repoussant les parois qui délimitent son antre, au centre du Labyrinthe, mais en construisant/creusant/édifiant de nouvelles galeries/dédales, en allongeant les galeries/dédales existantes du Labyrinthe…

    Ansi s’étend le Labyrinthe, et maître en son antre, le Minotaure avec World Board et sa robotique investigatrice dans ses sabots reliés à son cerveau, conquiert tout le Labyrinthe – du moins tend – il à le conquérir, en bonne voie qu’il est d’y parvenir…

    Sur World Board où « tout le monde va - et  cause  - et s’expose » ce n’est déjà plus, même dans les galeries/dédales éloignées de l’Antre, cet espace de liberté de parole qui était la trame même du tissu de la Grand’Voile du « navire monde »…

    Nul désormais sur le grand pont promenade, dans les entreponts et jusqu’au fond des cales, n’échappe aux « Nanuscules »…

    C’est encore le temps de Io et de ses mondes alliés, en face du Minotaure dont les sabots secouent le plancher de la Scène, du Dragon des Neiges son copain et des Chimères dévoreuses aux pattes griffues, ses partenaires dont il se rendra maître au final…

     

    Mais … Ce n’est peut-être point là, le « Destin » …

    C’est sans compter… Ce grand corps blessé de la nature toute entière dans ses entrailles, sur sa peau, dans sa chair et de sa respiration empêchée, qui hurle et violente Io et ses mondes alliés, le Minotaure et ses partenaires…

     

     

  • Jean Ostrogaute

    … Une Jennifer Lacon sur Face-de-pie, dit à Jean Ostrogaute qu’il est timbré, et un Marcel VDM 84 à la suite de la Jennifer, prend Jean Ostrogaute pour un gauchiste extrémiste destructeur de société… Suite à un post de ce Jean Ostrogaute sur Face-de-pie, “pas piqué des hannetons” au sujet de l’élection de Giorgia Meloni en Italie aux législatives de 2022…

    Ils les emmerdent l’un et l’autre, Jean Ostrogaute, cette Jennifer Lacon et ce Marcel VDM 84!

    C’est que Jean Ostrogaute n’ira jamais au “Paradu” de Jennifer et de Marcel, ni d’aucun de tous ces connards qui ne savent pas penser autrement que “d’emporte pièce” hyper réductif, et qui, de surcroît tel ce Marcel VDM 84, ne sont pas foutus d’aligner 2 phrases sans faire 3 ou 4 fautes d’orthographe !

    Et qu’est-ce que c’est, dit Jean Ostrogaute, que ce Marcel VDM 84 et autres tristes sires de son espèce qui s’affichent sur les réseaux sociaux sous des dénominations avatars qu’on sait pas d’où ils sortent ces cons!

    Jean Ostrogaute il a jamais subi les foudres censuresques des algorythmes de Face-de-pie et de plateformes de blogs et de forums… Et pourtant il y va fort dans son langage, le Jean Ostrogaute!

    Du coup, le Jean Ostrogaute, en “bon anarchiste inclassable” qu’il est, si contestataire du “Système qui fait et mène le monde avec les gouvernants, les dominants, les modèles référents de pensée… Eh bien ce “Système” tel qu’il est, du moins dans le monde dit “occidentalisé”, le Jean Ostrogaute qui peut encore librement s’exprimer et passer entre les mailles du filet des algorythmes censuresques, ce “Système”, le Jean Ostrogaute s’il ne le vénère pas loin s’en faut et quelles que soient les foudres dont il l’accable et le réaccable, il lui sait gré de ne point être celui, de système, qui règne chez Poutine, chez Erdogan, chez Xi Jinping, chez l’allumé Chiite Iranien, car “là bas” en effet, en Russie, en Chine, en Turquie, en Iran, il irait en taule ou même il serait pendu haut et court, le Jean Ostrogaute !

     

    … De toute manière, question censure, dans le « Système » que l’on connaît, tel qu’il est, dans le monde « occidentalisé » de la société de consommation et de la pensée cadrée par des chartes, des gardes, des règles, des codes et des référents… Et « inféodé » en grande partie à l’opinion publique moyenne générale… Et banderollisé jalonné planté de fanions repères de tout ce qui pète et brait en fluo et en Gif… Le « Système » il a trouvé un truc qui marche à tous les coups : le « zapping » dans l’indifférence générale, qui fait que, tu peux dire ce que tu veux comme tu veux et en faire des tonnes de fromage, de fromage qui fleure ou qui fleure pas… ça passera toujours et n’ira jamais très loin, tels des confettis jetés depuis une fenêtre ouverte sur la rue, emportés par le vent… (Ça, c’est plus fort que les algorythmes censuresques de Face-de-pie… Et ça fait moins mal que la matraque des flics de Poutine, d’Erdogan et de Xi Jinping !) - rire…

     

     

  • Sujet de BAC Français en classe de 1ère littéraire

    « En jambes nues et en trench tendance, elle pète et fleure en boutique Orange »…

    Quelles réflexions, quels commentaires vous inspire cette « petite phrase » venant de faire la Une des réseaux sociaux, notamment sur Twitter ?

    … Déjà, première remarque, ce jour là, dans la boutique Orange en file d’attente avant l’accueil par l’un des conseillers Orange, ce n’était peut-être point Elle, qui venait de péter et d’autour d’elle fleurer… Mais… Ce gros homme ventripotent, avec sa banane sur le ventre et sa casquette New York sur la tête visière devant…

    … Je vous laisse « plancher »…

    Un « Grand Développement »…

    … L’on peut, par exemple, « imaginer » un homme, un « vieux senior » plus précisément, « la bosse au slip » dans la file d’attente en boutique Orange, à la vue de cette « jeune femme chic » jambes nues, trench tendance…

    La désagréable fragrance de cette « perlouse » - silencieuse il faut dire – investissant les narines du « vieux senior », réduisant la « bosse au slip » en un bout de caoutchouc fripé de ballon de gosse soudainement dégonflé, piqué d’une aiguille à coudre…

    Soit dit en passant ainsi « défantasme-t-on » : comme un ballon de gosse qui se dégonfle et se réduit en un petit bout de caoutchouc fripé… (En règle générale, d’ailleurs, le « ballon » se dégonfle toujours…)

    L’on peut « imaginer » aussi, que le « vieux senior » soit absolument persuadé que ce n’est point la jeune femme qui a « loufé » mais le gros homme ventripotent banane sur le ventre casquette NewYork sur la tête…

    Et « extrapoler » que « péter et fleurer » ne s’accorde point avec le « chic et la classe » (et que donc, en « conséquence » ce sont plutôt les « ploucs » (ou ce qui s’en apparente par de la vulgarité de comportement) qui « loufent »… Bien qu’en définitive, « à bien réfléchir », le réalisme le plus pur, le plus dur et le plus prosaïque, nous impose (ou devrait nous imposer) de penser que… Punaise rayée, cloporte, verat, chat Maine Coon, furet, vache, cheval, jolie femme, lapin, hamster, caméléon et que sais – je encore… Et bien sûr, gros homme ventripotent banane sur le ventre casquette New York sur la tête… Tout le monde pète et fleure…

    Et que, si les humains se transmettent leurs civilités en se serrant la main (ou en s’échangeant leurs horoscopes) … Les Toutous, eux, se transmettent leurs civilités en se « sentant le trou du cul »…

    Fin du « Grand Développement » …


     


     

  • Ces paradis où tout le monde veut aller

    … Les paradis où tout le monde veut aller, nullement/aucunement ne me siéent ; ils sont quasiment tous le prolongement, dans « l’au delà », de ce pour quoi de son vivant l’on a bandé sans que ne vienne jamais au bout du nœud, seulement déjà la gougoutte de purée précédant la coulée de lave brûlante…

     

    Ce sont ces paradis, par exemple, qu’offrent – en général en abonnements payants – les grands temples de la consommation de masse par internet dont en particulier le marché du loisir voyage et Netfix et compagnie ; ou encore, de temps à autre en général en période estivale les grandes festivités les plus courues, et tout au long de l’année les grandes rencontres sportives notamment foutebalesques…

     

    Dans ces paradis où tu veux aller – ces « parudus » dis-je – t’auras jamais une meilleure place que celle que tu as eue dans les « paradus » où t’a été de ton vivant…

    Chez Netfix d’en haut au beau milieu des anges, ça va pas beaucoup changer les scénarios…

    Aux grands festiv(e)aux d’en haut, si tu y rêves comme tu en as rêvé de ton vivant, d’y être la grande vedette, t’y seras toujours au beau milieu des anges et de la foule, jetteur de confettis…

     

    … Quant aux paradis des religions, alors ceux-là, déjà de mon vivant ils me gonflent, et me siéent encore moins que moins, avec leurs « promesses »…

    Celui, par exemple, des musulmans, plus lénifiant encore que celui des chrétiens !

    Un monde de jardin enchanté où tout n’est que miel et délices, avec des harems de jolies mousmées qui te font des léchi lécha des guilis guilis, te font couler du miel dans le moulin en agitant des parapluies de fleurs et de feuilles de palmier au dessus de ta tête… J’en veux pas!

    Et les mousmées, alors ? Leur paradis, c’est d’être auprès de leurs sidis, de leur lécher le zizi et de veiller à ce que le couscoussier soit toujours parfumé, avec de la semoule constellée de grains de raisin, accompagné de vin de miel ?

    Déjà, le miel, de mon vivant, ne m’a jamais fait me lécher les babines, j’en achète jamais, fût-il parfumé de fleur d’oranger…

     

    Autant que je me souvienne, de mon vivant, dans les cafés du genre La Jasette, qui pouvaient être (ou singer) les paradus des « amus », l’on y causait patates salades beaux sentiments mamourisants, c’étaient des embrassades à répète accompagnées de pensée du jour tirée de quelque dico de maximes…

    Et l’Ostrogoth, le pestiféré, anti tout/anti rien, qui littératoquait des « choses pas très catholiques », était viré des La Jasette, leurs Suzan et modérateurs et admin tous très outrés…

     

    Alors vos paradus, à tous et toutes, ceux de nos vivants comme ceux de là haut, l’Ostrogoth n’en prend point le ticket d’entrée…

    Et, résolument planté droit debout les yeux pas dans les godaces, l’élastique carré de son tahouel tendu et prêt à tirer, il vise, l’Ostrogoth, la tête des gardiens de tous ces paradus où tout le monde veut aller… Et bras d’honneur après le tir !

     

     

  • Croire, vénérer

    … Je puis croire… Enfin, plutôt à ce qui est – au moins- crédible (par exemple à une histoire romancée de science fiction à condition que l’histoire soit fondée sur des bases scientifiques et que le scénario « tienne debout » - et ne soit pas un scénario où les personnages sont des sortes de gnomes, de fantômes, de sorciers, de surhommes, comme dans Harry Potter (que je n’ai pas lu et ne lirai jamais)…

    Je puis vénérer… Quoique plutôt des idées, des œuvres d’écrivains, des valeurs (intemporelles), des réalités heureuses ; que des personnages célèbres et charismatiques…

    Mais pas un dieu (notamment le dieu de la religion – peut-être, oui peut-être un dieu du genre « rivière ou terre mère ? ») ni une idole ni un mythe…

    Je n’imagine pas un seul instant de ma vie, depuis mon enfance, qu’il faille, afin de s’élever dans une destinée, croire en un dieu de religion, vénérer un personnage au point de s’identifier à ce personnage idolatré en s’habillant comme lui, en le « singeant » ; croire et se référer à un mythe fût-ce ce mythe le plus heureux qui soit (les mythes sont tous des mites qui bouffent non seulement les vêtements mais aussi cette sorte d’âme ou d’esprit que contient le vêtement)…

    Gosse, je n’ai jamais eu dans la chambre où je dormais, à Cahors dans le Lot, au 191 avenue de Paris à Tunis, ou au 57 neuvième étage bâtiment R quartier Montpensier à Blida en Algérie ; collé au mur, d’affiche de Grand Chanteur, de Grand Footballeur, de poster de bagnoles américaines ou de belles nanas à poil (rire)…

    À la limite – à l’extrême limite – oserais- je dire… Le seul personnage en lequel je crois – même dans les pires moments d’autodérision ou de facture plus que contestable voire inacceptable et délibérement autodestructrice – le seul personnage en lequel je crois – sans pour autant le vénérer et encore moins en faire une idole – c’est… Le personnage que je suis…

     

  • Debout !

    … Debout les artistes, les poètes, les écrivains, les musiciens, les penseurs, les amoureux de la vie, les créateurs... Contre tous les totalitarismes de la politique, de l'économie, des marchés, des religions, de l'argent, du paraître et du formatage des émotions ; et de tout ce que  neunœillent  jusqu’aux chiottes, jusque sur les sommiers qui gniguegniguent , jusqu’aux plus intimes des  sentisseries de chacun… Les Data Center, Google et Amazon, les caméras de vidéo surveillance, les centrales d’achat sur internet, les profileurs, les normaliseurs, les logarithmes, les niveleurs…

    … Debout, oui droit debout les yeux bien devant regardant, et les mots non déformés, sur les réseaux sociaux, aux terrasses des bistrots, dans les usines, dans les écoles, dans les cuisines…

    Et, plus de pneus brûlés devant des grilles ou les portails ou dans les cours, mais tous les préjugés, toutes les icônes, toutes les enluminures, toutes les entourloupitures du Grand Marché, jetés sur le bûcher et incendiés…

    Des manifs oui mais plus de manoufs !

     

     

  • Intégrisme

    … Les visions intégristes du monde, de la société, de ce que être une civilisation, avec un Ordre, des commandements, des obligations, une pensée, un mode de vie, un statut imposé de la femme dans la société, une politique de gouvernement autoritaire et verrouillé, une censure, des interdictions, des églises, des cultes, des pratiques à observer, une soumission totale à la directive politique ou et religieuse… Telles que sont, ces visions, celles par exemple du Qatar, de la Russie, de la Chine, de la Turquie, des régimes de dictature, et des intégismes religieux… Ne changeront jamais, n’évolueront jamais, quoique puissent croire les grands penseurs et intellectuels du néo humanisme dans leurs idéaux de progrès…

    Et… N’y a- t – il pas, aussi, dans une autre mesure ou dans une autre dimension « culturelle et mâtinée de consumérisme et de valeurs civilisationnelles et humanistes », une autre vision du monde, de la société, de ce que doit être une civilisation… Tout autant intégriste, moralisante, sûre de ses valeurs, porteuse du flambeau de la liberté… Mais faites de nations et d’états policés et militarisés où règnent les dominants, les privilégiés, des régimes corrompus et ou complaisants, les injustices et les hypocrisies, et où les églises s’étallent dans l’espace public comme des tables de restaurant au bord de la rue ?

    Alors, en face de tous ces intégrismes, de quelque vision du monde et de la société qu’ils soient, « mon intégrisme » lui aussi, ne changera jamais, n’évoluera jamais…

     

     

  • Dans la trivialité du quotidien

    … Ou -si l’on veut – dans le « non événement » ou encore dans « ce qui n’est pas loin s’en faut un monument littéraire » (rire)…

     

    … Par temps de canicule, de plus de 35 degrés à l’ombre et de surcroît avec une humidité ambiante de l’air, en somme par un temps préorageux ; lorsque tu te rends aux toilettes et que tu t’assois, fesses et dessous des cuisses sur la cuvette, après avoir difficilement baissé ton slip imprégné de sueur jusqu’au niveau de tes chevilles, puis après avoir uriné ou déféqué sinon les deux en même temps ; te relevant alors de la cuvette sur la quelle ont collé de sueur tes fesses et le dessous de tes cuisses, la cuvette se trouvant entraînée dans le mouvement, retombe brutalement en émettant un bruit sec et sourd…

    Peut-être conviendrait-il, par souci des personnes pouvant se trouver à proximité dans un autre pièce de la maison, de retenir la cuvette avec l’une de tes mains, afin que la cuvette ne retombe pas brutalement…

     

     

  • Petit conte de science fiction en rapport avec l'avortement

    … Suite à des manipulations génétiques sous intelligence artificielle et robotique, des fœtus de 1 à 6 semaines se virent dotés de sentiments, d’émotions, de « choses en eux ressenties » et, par une  télépathie créée par l’intelligence artificielle, « communiquèrent » entre eux et décidèrent de se fédérer en un collectif ayant pour objectif de faire reconnaître leur existence, leur capacité à avoir des sentiments, des émotions, de souffrir ; et revendiquèrent leur droit à la vie…

    L’on alla jusqu’à même réellement voir des fœtus de moins de 6 semaines, expulsés délibérément, se rassembler, petits êtres avortés tout encore gélatineux de constitution, se tenant non pas par la main (non encore formée) mais par le cordon ombilical, en des manifestations de centaines voire de milliers de ces formes gélatineuses à l’apparence de méduses, criant d’une petite voix aiguë « halte à l’assassinat » et « nous sommes des êtres vivants et en l’occurrence déjà des hommes et des femmes »…

    Un autre collectif, celui là, contestataire et formé de vrais humains bien nés après 9 mois de gestation, s’organisa en commandos casseurs de robots et d’intelligences artificielles.

    D’autres collectifs, religieux ceux là, prirent le parti de l’intelligence artificielle créatrice de jeunes fœtus de moins de 6 semaines dotés d’émotions et de sentiments, intelligence artificielle qui selon eux, « devait convaincre les hésitants se posant la question de la vie fœtale de moins de 6 semaines »…

    Dieu, Allah et Jéhovah, abdiquèrent, spectateurs qu’ils étaient, de ces collectifs de religieux et de leurs chapelles toutes aussi ardentes les unes que les autres ; ainsi que de ces fœtus expulsés « manoufant/revendiquant » (sans pancartes mais « pré-regard » haut levé)…

     

     

  • Les religions

    Les religions

    … Les religions, je les emmerde toutes ! Je veux leur disparition, leur élimination totale, de la surface de cette Terre ! J'iconoclaste avec violence et total irrespect, leurs "leçons de morale", leurs rites, leurs habillements, leurs signes, leurs icônes, leurs coiffes, tiares, turbans, chéchias et kippas, et toutes leurs singeries ridicules à genoux, assis, prosternés, couchés, leurs "cela est juste et bon", ou leurs "allahouakbar" et autres invocations de merde ! Les religions c'est l'obscurantisme puissance à l'infini! Si j'serais Dieu ou Allah ou Jéhovah, ou la Grande Mère en pensant au Danube, au Fleuve Jaune ou au Nil ou au Rio Grande... Je ferais un génocide de toutes les religions ! Je pense que dans aucune, absolument aucune civilisation extra terrestre (s'il y en a) on voit sur des planètes semblables à la Terre et ayant eu une évolution similaire à celle de notre planète ; des sortes d'églises ou de mosquées, des bâtiments ou édifices dédiés à des cultes, d'énormes cathédrales, des sortes de Jésus en croix au croisement de chemins, des messes et des processions... Chez les égyptiens, les grecs, les romains, dans les anciens empires égéens d'il y a trois mille ans, et même au temps des Solutréens et des Magdaléniens, c'était pas mieux avec toutes ces putains de divinités ! ... Et leurs sacrifices d'êtres vivants égorgés sur les autels y compris des humains... Et toute la sorcellerie qui va avec les religions !

     

  • Les soldats de Putin'

    … Les âmes des soldats de Putin’ morts en Ukraine ont laissé sur les champs de bataille leurs trou – de – bale mais du haut du ciel embrasé de l’Ukraine, elles défèquent des bombes meurtrières… Et les mères russes en pleurs de leurs fils assassins, bénissent encore leur ogre en son Kremlin… Qu’elles aillent en enfer ces mères d’assassins et que les corps rendus de leurs fils morts sur les champs de bataille, méconnaissables, fassent éclater les cercueils, explosant à leur tête leur puanteur…

     

     

  • Tout est pâle tout pète

    Pour Ucéphale

    Tout est pâle

    Pour tartempète

    Tout pète

    Pour les ennemus

    De la langue de Molière

    Et des couleurs de la France

    De tout poil de toutes obédiences et de toutes crisperies

    Tout est là dans le charroi

    Qui roule hors la raie publique

    Où s’enraye la piétaille

    Se fourvoie le citoyen

    Se prenant pour un héros Troyen

    Au feuledire de tous les ennemus

    Les ennemus de tout tout tout

    Ennemus entre eux

    Et feulent au Krétinoparnasse

    Les nouvohéraults

    Carnassiers et griffus

    Dans leurs truculences

    Leurs insolences

    Leurs compatissances pour les pueries infiltrées

    Les fragrances corniflardes sous la halle bruyante

    Leurs mets pris et figés dans d’infectes sauces

    Rotant à table

    Choquant leurs verres à la santé de Pinocul

    Les monstres sacrés disparus

    Remplacés par de bien pâles démiurges investis

    En ribambelles de combien on n’en sait rien

    Plumes au cul sur les platotélés

    Le Verbe cru et dru

     

  • Les Gugnoles gruses

    Tout en haut

    Au plus Pue-haut

    De la Grand Tour des Opérators

    C’est là que cela puhoit plus que cela sentoit

     

    Carapaçonnées harnachées ferraillées

    De coiffure architecturées en pièces montées

    Outrageantes ostentatoires et en futals moulants

    Et petits bustiers

    Accompagées de leurs lieutenantes rutilantes

    Elles siègeaient

    Les Grandes Gugnoles gruses

    Dans les bureaux décisionnels

    Aux étages supérieurs

     

    Lors des pause café

    Les lieutenantes sur la terrasse au dessus des étages décisionnels

    Dans les matins de lumière et de vent léger

    Venaient aérer faire pissossoter

    Leurs petits toutous exotiques

    Et pour deux ou trois d’entre elles

    Faire gambader

    Leurs gamins gâtés

    Bruyants et s’arrachant des mains des consoles de jeux

     

    Tout le beau monde des étages d’en dessous

    Arrivé par l’ascenseur express au Pue-haut

    Au plus Pue-haut sur la terrasse surrélevée

    Se la pétoit de savoirs construits

    Arrogants devisant pérorant

    Visages caramélisés

     

    Et la porte de l’ascenseur s’ouvrait

    Sur des hordes de folohouères béats

    En maraude tournant en rond

    Et se la pétant de leurs pétards dansolotants

    Et c’était à qui pèteroit le plus tonitruant

    À qui sentiroit le plus moutarde vinaigrée

    Le plus corniflard

    Le plus crevette cramouille sale

     

    Un grand Totem sculpté des douze signes du Zodiaque

    En bois de tek

    Se dressait sur la terrasse surrélevée

    Tel un phallus en érection

    Et les folohouères autour du grand Totem

    Se récitaient leurs horoscopes

     

    Les grandes Gugnoles gruses distribuèrent des cornets de biboules

    Et de triboules

    De crèmes glacées de toutes les couleurs

    De petits drapeaux noir blanc bleu

    Et de médaillons en forme de mini cœurs rourouges

     

    Ah que cela puhoit en cet En Haut de la Grand Tour

    Que cela brayoit vociféroit

    Et mitrailloit de petits éclairs arc-en-cieloyés

    Qu’ils étaient féroces ces petits toutous empanachés

    Et ces moutards aux laides colères

     

    Un grand perroquet juché sur l’épaule gauche de la Grande Gugnole gruse en Chef

    Cacahouèt’ajacoïsoit

    À bas la société des cons qu’sont en Sion

    Et la grande Gugnole gruse en Chef d’expliquoire

    Sion c’est la nouvelle jérusalem de la société de consommation

     

    Un pépère à casquette tyrolienne

    S’enquerrut de savoir où se tenait le dancing des seniors

    Dans quelle salle de l’étage de juste en bas de la terrasse

    Il avait envie le pépère

    Peut-être pas forcément avec sa vieille

    De se tortiller le derrière

    En compagnie rapprochée d’une affriolante jeune mamie en robe chic

     

    Un moutard de dix piges pianotait sur son smartphone

    Un pétard explosa devant la porte de l’ascenseur

    Télécommandé depuis une appli téléchargeable

     

    Au Luit-Bas tout en bas

    S’articuloit tout un échaffaudage de clowns acrobates

    Juchés montés entrelacés les uns les autres

    Et les clowns acrobates

    Montaient assaillir le Pue-Haut des Gugnoles gruses

    Et leurs lieutenantes arrogantes

    Et saper les fondements du plus Pue-Haut

    Et des Sous-Pue-Haut

     

     

  • Sur fond de rigolade et de défoulement

    … Pour faire dans le raccourci, dans l’épidermique, dans l’imprécation, dans la vocifération – sans autre conséquence qu’une énergie salivaire et postillonnante déployée en pure perte… Et sur fond de rigolade, histoire de se défouler un peu :

     

    “Dans mon Gouvernement de Salut Public anti racaille, inspiré de Bolchevisme pur et dur des heures révolutionnaires de grande purge générale, mâtiné de Terreur à la Robespierre/Saint Just… J’instaure et construis à la hâte des Goulags dans lesquels j’y mets dedans tout ce monde là :

    -Les fanatiques d’extrême droite

    -Les antisémites tortionnaires de juifs et profanateurs de cimetières

    -Les islamo gauchistes

    -Les pédophiles

    -Les black blocks en godaces à 300 euro

    -Les violeurs et batteurs assassins de femmes

    -Les actionnaires surtout ceux des grands lobbies du médicament

    -Les grands patrons du CAC 40 et les dirigeants des grosses boîtes aux salaires faramineux

    -Les affiliés des paradis fiscaux aux fortunes colossales

    -Les banquiers de haut vol qui font la pluie et le beau temps dans le paysage de l’économie et des marchés

    -Les cyberpirates informatiques rançonneurs d’hôpitaux

    -Les petits et gros caids des cités qui sèment la terreur avec leurs hordes de voyous

    -Les ultra fanatiques religieux du genre fous de dieu le couteau entre les dents

     

    … Cette liste, précis-je, n’est pas exhaustive dans la mesure où je n’ai pas cité quelques autres crétins et ordures et assassins tortionnaires fanatiques de tout poil

    Au bout du compte, tout ça, ça fait du monde !

     

    Au centre du Goulag, sur la grand place j’installe la guillotine en état permanent de fonctionnement.

    Les procès ne durent que cinq minutes.

     

    J’ai pensé aussi à la Roue, celle des places publiques sous Philippe le Bel, au Pilori (pour les peines “mineures” à titre d’avertissement), à l’écartèlement par traction de quatre chevaux vigoureux (ou par des bœufs)…”

     

    … Bon j’arrête la “rigolade”… Soyons, revenons sérieux…

    Ah, j’ai oublié, dans la foulée… Du plomb fondu coulé à la louche sur le kiki des pédos ! (rire)

     

    … Il faut dire, que, tout civilisé que l’on soit, les uns et les autres dans nos pays développés ou en voie de développement non encore touchés par des guerres civiles ou entre factions ennemies… Et que, tout anti barbarie que l’on soit, plus ou moins pétris d’éthique, de sens moral et de valeurs de civilisation… Juste seulement parfois, quelque peu scandalisés par des exactions et des comportements que l’on réprouve… En somme, de braves gens ayant chacun son bon et mauvais côté… Et souhaitant sans doute une Justice un plus sévère ou un peu moins complaisante… Il n’en demeure pas moins, que, citoyen lambda que l’on est au quotidien, pas plus méchant qu’un autre ; eh bien le Goulag, ou même la guillotine, l’on y reviendrait bien, mine de rien ! … Seulement voilà : il n’est guère de très bon ton – même “pour rire” , même pour se défouler, d’exprimer publiquement “qu’il faudrait en venir là”…

    D’ailleurs, “si ça revenait”, la guillotine ou le pilori ou la roue, les spectateurs en place publique, avec marchands de frites et de gadgets pour touristes, manèges pour gosses et autos tampon… “seraient de la partie”…

     

  • Un "à priori" qui "tient la route"

    … Excusez les amis, mais je fais un peu de “provoc” (et de contestation iconoclaste) à ma façon :

    Oui, cet “à priori” qui “tient la route” c’est celui – ci :

    “Dans les 60% de Français qui se déclarent favorables au maintien des Black Fridays, la plupart sont -comme par “hasard” – ceux et celles qui, sur Facebook (et les réseaux sociaux), zappent au bout de 2 lignes le post de tel “ami” qui dépasse 10 lignes de texte”…

    J’émets un doute sur la “capacité de réflexion” (et d’analyse et d’objectivité et d’indépendance d’esprit) de ces gens “plus au moins accros” de consommation de masse lors de ces Black Fridays en zones commerciales d’hyper marchés, de Décathlon, de Gifi etc., aux périphéries des villes (grandes et moyennes) où l’on voit sur les bretelles d’accès de grandes voies de contournement menant aux centres commerciaux, d’interminables files de “bagnoles” les unes derrière les autres immobilisées pare choc contre pare choc… Des parkings aussi grands que 10 stades de foot archi pleins… Toutes ces enseignes de Discount, de halles vêtements jouets décoration de noël, d’hypermarchés géants avec galeries marchandes, foirfouille Gifi Casa où les gens se pressent pour acheter des nounours made in China Bangladesh India, des “pér’nohaux” en plastoc et toutes sortes de gadgets, de guirlandes, de trucs de décoration très “kitsch” et j’en passe et j’en passe… Y’ a de quoi donner le tournis!

    En pensée, “chers amis”, je brûle des tas de nounours et de pèr’nohaux en versant sur le tas un bidon d’essence et en craquant une allumette devant une foule de Black Frideurs médusés sidérés qui regrettent de pas avoir sous la main une barre de fer pour m’estourbir !

    Ah, putain, qu’est-ce qu’ils foutent les flics, y’a un (ou une) qui dit, ils peuvent pas se radiner illico pour l’interpeller cet enfoiré ? Et voyez ce pauvre gosse qui pleure de voir brûler le père noël ! Et cette petite fille scandalisée de voir guillotiné un nounours à l’opinel avant d’être cramé !

    Oyez oyez “braves gens”, mon rire iconoclaste et insolent, droit dans vos yeux vos belles âmes vos certitudes confortables et vos croyances et savoirs google- isés, résalsocialisés !

  • Dans le trou du cul ...

    Dans le trou du cul de dieu ça pue la merde, du coup, Allah il a mis du jasmin pour dissimuler la merde... Mais pour autant l'odeur de merde n'a pas disparue... Cela dit, les grands idéologues, les fakirs, les gourous, les hommes politiques et certains intellectuels de la doxia lénifiante, avec les Iman, les zévêques et toutes les cliques de la Pensée Unique en vogue, plus les grands lobbies de la Bouffe et de la littérature aseptisée, sur la merde vaporisée à l'encens et couverte de jasmin, ont ajouté des crevettes puant le sexe sale, des bouts de cornichon vinaigrés et de la mayonnaise éventée... De telle sorte que les fidèles, les fans, les accros et, d'une manière générale le consommateur lambda qui peut être roule en Dastia Duster et fait son marché chez Amazon... Se régale et en redemande, de cette merde... Et en bande quand elle ne fait que passer son nez, cette merde... Mais, avec 100 balles dans le Dada, ça te branle cinq minutes et tu t'en retiens de péter manque de pot, tu te macules le pantalon croyant seulement péter...

  • Petite histoire : Hectorion s'inscrit sur le forum Bleu Gazette

    ... Il s'appelle Hectorion Trousseroupette. Il habite Sainte Radegonde les Angevins dans l'Hyèpvre.

    Il s'inscrit sur le forum Bleu Gazette, un forum de littérature et de poésie. (Soit dit en passant il en existe des dizaines de ces forums, qui n'ont pour chacun d'entre eux, qu'une trentaine de membres dont seulement deux ou trois sont vraiment présents et actifs dans les différents fils dédiés à la littérature ainsi qu'un fil de discussion générale du genre "que faites vous aujourd'hui chers Bleugaziens")...

    Il prend pour pseudonyme "Sapukangepète" et comme dans la liste des avatars il ne s'en trouve point un seul qui lui "ressemble" il en affiche un qui est un petit dessin d'un cul qui pète (un cul avec le nuage du pet)

    ... Et, dans la zone texte pour sa présentation sur le forum voici ce qu'il écrit : "Je me promène sur Internet sans déodorant, sans casquette ni bonnet, je n'ai pas de slip sous mon futal, j'ai une écriture de pirate, mon bateau prend l'eau mais pas assez pour que je coule ; j'avais sur le mât planté à l'arrière, un grand chiffon noir qui me servait d'étendard mais je l'ai enlevé ainsi que le mât car je me suis dit en définitive que mon étendard ne pouvait être autre que celui des mots que je pète et d'où les flancs rocheux des montagnes autour du grand lac que je squatte ne me renvoient jamais le moindre écho...

    Je ne viens pas parmi vous pour deviser bisouquer mamouriser avec des Séraphine ou des Maminounette qui seraient choquées quand je raconte comment je tuais les lapins chez mon arrière grand mère du temps de mon adolescence.

    Je pense que vous allez me virer quand vous lirez ma présentation, d'autant plus au vu de mon avatar et de mon pseudo...

    Peut-être que vous trouverez -je m'adresse à l'un ou l'autre de vos "admin" (ou modérateurs)- mon adresse IP, bien que j'indique dans mon "profil" une adresse e-mail qui n'est pas celle, la principale, que j'ai sur gmail, mais une autre dont je ne me sers jamais, celle de mon ancien fournisseur internet téléphonie ; hectorion@sfr.fr .

    Voilà pour ma présentation, je vous la pète bien de la pète d'un mec qui ne se la pète point mais piétinant sous les semelles de mes godaces toutes les hypocrisies crasses qui gambadotent autant sur internet qu'au coin des rues, dans les familles et les cercles de connaissances...

     

  • Courte errance littératoque

    ... C'était le forum des Évéchés Inconquis où gîtait, anarcopirate, le "Petit Coin de Pètedevanlefrigokibaye" entre les fils de littérature, d'actualité, de mangas et de cinéma... Et d'autres rubriques diverses...

    Et il y avait aussi dans ce forum, le petit coin de tout un chacun où l'on pouvait patate-saladiser recette-de-cuisiniser et coucouninguer-au-coin-du feu, tout cela dans la quiétude des jours qui passent en dépit des horreurs et des violences du monde...

    Et l'on y allait au coin du feu avec minou en boule sur un joli sofa et un grand bouquet de fleurs des champs dans un beau vase sur un guéridon aux trois pieds arqués où l'on buvait le thé l'après midi et la tisane le soir... Et l'on y allait de jolies photos grand format, accompagnant les petits scoups du jour...

    Et il y avait aussi "qu'avez vous vu ce soir à la télé", que Pètedevanlefrigokibaye avait baptisé "Qu'atad'zoire ce soir à la tu-es-laid"... Où de jour en jour s'y résumaient des films de séries policières en général toujours les mêmes, dont celle avec le Capitaine...

    ... C'était le forum des Évéchés Inconquis -où il faut dire que les évêques n'y pouvaient arborer leur mitre ni leurs ouailles à matines et à complies, leurs chapelets...

    Il a mouru kapout kapout, le forum des Évéchés Inconquis... Disparu à jamais, avec le petit coin de Pètedevanlefrigokibaye... Mais aussi avec le petit coin où l'on patate-saladisait et coucouninguinisait...

     

  • Par la gr'...crasse du lobbying et par les vers qu'tuent de la con-qu'sommes en Sion

    ... Il a 35, 40, 45 ans...

    Il roule en Duster Dacia clim GPS intégré à 14500 euro... Ou en Audi je-sais-pas-combien ou en bagnole cossue museau plantureux cul riche et gras... Il crèche lotissement les Alouettes à Sainte Tarte de la Midoue, il a un "je monte la garde" gros et féroce qui aboie au moindre passage d'un cycliste inconnu ou d'un mec qu'a une sale tête ; il fait tous les black-fridays de l'A'vîn'tt et Nahouheul les soldes de janvier les dernières promos de Car' four ; en mars dernier il a fait une croisière Costa quinze jours en méditerranée il a débarqué à Palma de Majorque où il a gueulotonné repas dansant s'est tortillé le derrière et a coup'd'canifé son contrat de mariage avec une octotone jolie/jolie du coin sous un palmier qu'était même pas dattier... Il a grimpé sur un bourricot quinze bornes sur un chemin caillouteux de l'île Santorin et a selfoté sa pomme sur facebook...

    ... Et, tout juste une semaine avant qu'il lui arriv' kèk' chose d'très grave (accident, inondation, incendie, cancer vache) il klaxomerdait un "beuh-beuh" hésitant merdoyant dans un rond point, le dimanche d'avant il laissait pas passer un piéton sur les bandes blanches (d'ailleurs le piéton fou de rage lui a fait un bras d'honneur à s'en bleuir le creux du coude)...

     

    ... Vais-je/vais-je me sentir solidaire de lui, apprenant le malheur qui le frappe une guibole dans le plâtre deux mois de réhéduc tout ça à cause d'une chute mal tombé à la terrasse d'un café branché, le toit de sa baraque envolé par une tornade, sa bagnole emportée par des flots en furie, son avion low coast Ryanair chancelled... ?

     

    ... C'est ça, le monde de la con-qu'sommes en Sion- la nouvelle Jérusalem du par-la-crasse- du- lobbying- je profite en promo de tout-tout-tout, ce monde d'esbrouffe - de violence - d'égoïsme de merde - de selfing facebooking - de black-fridays - de pèrenohaux d'Gifi - de nounours géants - de plantes de Jardiland qui crèvent sur un balcon pas arrosées de quinze jours - de sauces à fondues et d'eaux minérales de toutes les couleurs - de beurre d'escargot- de tablettes 7 ou 12 pouces à gagner si t'achètes ceci cela avant telle date - de klaxomerding en bagnole pour un pèt' de traviole du mec qu'hésite - de la dernière génération de smartphone toujours plus d'applis et 4G k'va bientôt être obsolète...

     

    ... No no non j'suis pas solidaire du 35/40/45 ou même du 50/60/70 qui pédal-pédale cent balles dans la fente du Dada qué branlicote deux minutes après tu remets cent balles ça trémousse pas plus fort... Et dont la pièce s'est coincée dans la fente ça branle pas ça rembourse pas, ou pire qui s'est luxé le poignet en enfourchant l'Dada...

     

    ... Mais bon/mais bon... Je finis cette putin d'diatribe longue comme une limousine qu'on voit passer dix fois dans la journée et qui te pèle le cervelet de la voir passer devant chez toi... En disant ceci :

     

    "Eh beh mon pote si je te vois sans voir si t'as un Duster Dacia sans savoir si tu fais les black friday comment tu t'appelles ni d'où tu viens, si t'as raté ou non ton avion low coast, si tu t'empiffres de beurre d'escargot, si t'as hier klaxomerdé dans un rond point... Je te tends la main si je peux si je te vois au fossé et après on verra ou ne verra pas... Parce qu'au fond du fond du fin de la fin, la crasse du lobbying le monde de con-qu'sommes en Sion c'est que ça qui désolidarise tu l'enlèves tout ça il reste plus que l'homme la femme le gosse le pépé la mémé tout seul dans sa peau jusqu'à la fin d'ses jours c'est toi c'est moi dans le maëlstrom téterrique de sept milliards d'humains"...

     

     

  • Au Paradu ! Au Paradu !

    Tout l'monde il a son paradu

    So paradu qu'il a défini

    Qu'il a défini à sa façon

    Y'en a ils voudraient aller au paradu de tout l'monde

    Enfin peut-être pas de tout l'monde

    Mais de beaucoup

    Du plus possible de tout l'monde

    Et pour ça ils font tout pour

    Au prix cassé au prix standard au prix promo

    A vrai dire

    Y z'iront y z'iront au paradu de beaucoup de tout l'monde

    Ceux là celles là

    Mais ils y émargeront au smig ceux là celles là

    Au paradu de tous les paradus

    Et peut-être pas à temps total

    Ils z'y balayeront les chiottes les trottoirs les antichambres

    A défaut d' carillonner tout en haut des cathédrales

    Hectorion et Ernestine aux paradus que les Cimpierres

    Auront introduit sans façons mais aussi sans trompette

    Postérité à prix cassé à prix standard à prix promo

    Tel sera le lot

    Des entrés au paradu de tout l'monde

    Un nom un nom un titre ?

    Nononon

    Gaspardino Bidouillot Clampinetta

    Qu'on les appellera

    Dans les rézosociots du paradu

    Mais sûrement pas

    Ytailledanlelar

    Ah parlons z'en parlons z'en

    De Ytailledanlelar

    Lui il y ira pas au paradu de tout l'monde

    Et il s'en fout il s'en fout

    Ytailledanlelar

    De tous ces paradus

    Dans lesquels il ira jamais

    Pasque déjà il a bradoneurisé tous les Cimpierres

    Déchiré les cartons d'invitation qu'il a quand même reçus

    Indisposé ce noble et beau monsieur au grand coeur mais qui tournait l'oeil

    Vers l'intérieur du troquet

    Au passage des venus de Lampedouza

    C'est que Ytailledanlelar

    Avec ses imprécations ses mots pets

    Ses nounours qu'il voulait brûler en face d'un Gifi

    Le jour du Black Friday

    Ses pavés gros comme des menhirs d'Obélix

    Qu'il lançait dans la paisible mare

    Où soit dit en passant au fond y'a pas assez d'écrevisses

    Pour touiller dans la putride vase

    Et bouffer les crevures

    Il a fâché fâché fâché le beau et noble monsieur

    Et un peu tout le monde d'ailleurs

    Mais tant pis tant pis il rigole il rigole

    Ytailledanlelar

    Il clavecine il clavecine

    Il pédale il pédale

    Assis dans les cotes les plus raides

    A fond la caisse dans les descentes

    Et c'est pas écrit sur sa musette

    Le nom du bled où il est né – le paradu de tout l'monde

    Comme pourrait être écrit Lisbonne-Vladivostok

     

    Il t'emmerde il t'emmerde qu'il te hurle Gasparino Bidouillot Clampinetta

    Et il en a ras le cul de tes mots pets de tes imprécations

    Il t'emmerde ouais c'est vrai

    Et autant le beaunoblemonsieur au grand coeur

    Mais s'il t'voit dans la merde le nez cassé

    Il te tendra peut-être la paluche

    Pour te tirer du fossé

    Que t'aies la rosette au veston

    Ou un simple livret de circulation sinon que dalle comme papelard

     

  • Petit conte de noël avant l'Avent

    ... Bien que nous soyons encore en Novembre, depuis déjà quinze jours les galeries marchandes des Grandes Surfaces, GIFI, Foirfouille, jardineries, CASA et grandes enseignes déco ameublement... Font étalages à perte de vue, de "noëlleries" venues par containers depuis l'Asie du Sud Est principalement la Chine, et acheminées par camions de 38 tonnes dans toute l'Europe...

    "Fleurpourpre", un terroriste du Verbe, qui sévit sur les réseaux sociaux et pourfend la "société de consommation de masse" à sa manière, serait presque devenu en son genre "aussi célèbre que Gainsbourg" dans la provocation...

    Un soir de fin novembre, en ces heures où l'on sort des bureaux, et en particulier ce soir de "Black Friday" où dans les allées de parkings saturés, avancent lentement de longues files de véhicules ; "Fleurpourpre" pénètre dans un GIFI géant avec un grand sac en plastique roulé plié. Il déroule le sac et le remplit de nounours, de lapinous, de pernohaux, de toutes sortes de gadgets noëlliques... Puis il passe à la caisse et règle ses achats.

    Il faut dire qu'à 35/40 euro le nounours, ou le gros lapinou ; ou à 15 euro le pernoël ou encore à des 5/8 euro le gadget... Cela fait tout de même une somme !

    "Fleurpourpre" sort du GIFI, se dirige vers sa voiture garée sur le parking, ouvre le coffre et se saisit d'un bidon d'essence de cinq litres. Il revient devant l'entrée du GIFI, et vide le sac de noëlleries en tas, au sol. Il sort un briquet de sa poche...

    Arrosés d'essence, les nounours les lapinous les dadas en peluche, les pernohaux dans leur houppelande en cotonade papier, et les gadgets noëlliques flambent à ciel ouvert devant une foule de gens médusés, choqués. Des enfants pleurent en voyant brûler nounours et pernohaux, et même une petite fille s'approche du brasier et tente d'arracher aux flammes, une poupée dont la robe n'est plus qu'un voile de cendres... Un homme d'une quarantaine d'années, son chien labrador en laisse et ses deux enfants auprès de lui, sur son téléphone portable, appelle police secours... "C'est scandaleux qu'on laisse faire ça" avait-il dit !

    Et "Fleurpourpre" devant les gens médusés : " C'est pas pire que lorsque Gainsbourg a brûlé un billet de 500 frs lors d'une émission télé dans les années 80".

    "Et sous savez," continue Fleurpourpre, "les pauvres lorsqu'ils singent les riches avec du sous-foie gras et des gadgets clinquants, et qu'ils gabegient et consomment à s'en péter le ventre et la tête, sont aussi prédateurs à leur manière par leur nombre, que les riches qui en clubs privés et fermés, dépensent des fortunes en banquets, en réceptions, en loisirs et produits de luxe...

    Ces pauvres qui d'ailleurs, se foutent complètement des pauvres encore bien plus pauvres qu'eux, dont le travail payé 1 euro ou 1 dollar par jour leur donne l'illusion d'être riches et la satisfaction dans l'addiction, de consommer, voire même de se péter le ventre ! Et, pour se dédouaner – se donner bonne conscience... ces petits queucoeurs rourouges qu'on se colle sur le pull en se fendant d'une pièce de 1 ou de 2 euro insérée dans une boîte en fer blanc pour les SDF, les gosses d'un pays d'Afrique"...

    ... Et ce même "Fleurpourpre", ce terroriste du Verbe, aussi prolixe qu'épuisant dans ses diatribes incendiaires, un autre jour on le voyait en compagnie de son amie Fleurestine, dans une boutique Jennifer, ramasser une robe à 19,99 euro tombée de son cintre et laissée par terre, froissée en tas, comme un vulgaire chiffon, puis replacer soigneusement cette robe sur son cintre, raccrochée au présentoir...

    Il avait dit à son amie "je pense à la jeune vendeuse de cette boutique, en CDD de 20 heures par semaine, payée tout juste 600 euro par mois, en train de ramasser tout ce qui tombe par terre des présentoirs, après avoir été manipulé, palpé"... ça me gonfle, ce monde où l'on considère les gens comme des chiffons que l'on pétrit et laisse tomber par terre négligemment"... Et ni bonjour ni bonsoir ni merde et pas un regard quand tu entres là dedans, à la jeune femme qui elle, te dit bonjour et te souris!"...

     

  • "Errances littératoques", 10

         De petits perturbateurs incongrus encore vulnérables parce que toujours banderillés dans les arènes officielles ainsi que des assermentés tourmentés violentés, commencèrent à infester de ci de là, en microbulles désacadémiques, le Grand Gruau qui ne cessait de se prévaloir de ses orangettes mayonnaisées corniflardisées, tout festonné qu'il était, le Grand Gruau, de ces pépins briseurs de dents déjà cariées n'osant pas se montrer dans les sourires de peur de déplaire, lesquels pépins d'ailleurs, dans la moulinette du Gavoir à hélices, se concentraient autour d'une humeur montée en chou fleur...

    Kuvéritu, absoluticonstructi, décalcopurulan, ennemu de puchiqueries, pète-devan-le-frigo-qui-baille, les panars dans la mouscaille enfumée du pré à pipi sous la vache, voilà-t-il pas que les Assermentés les uns après les autres sans forcément mûre réflexion, s'expanachèrent en excroissances aussi trompeuses que porteuses de verres à thé, de la surface irisée du Grand Gruau. Et que les petits perturbateurs incongrus se mirent à soulever le couvercle de théières harnachées de nuages de gruau en forme de plumes au cul de bonnes femmes à poil le soir de la Saint Sylvestre, afin d'y jeter dedans, dans la théière, des crottes de souris blanchies au sel de Guérande...

    Et s'époumonèrent et éructèrent et avancèrent des hordes de mâtins aux colliers à pointes en face de tous ces Assermentés qui se désassermentaient à vrai dire, en face de tous ces perturbateurs incongrus qui avaient réussi à arracher leurs banderilles, et s'ouvrit dans la Grande Crique le Grand Cirque ; et dès le premier entracte de la représentation, les scorpiaux et leurs maréchauds ayant égorgé vingt oies noires et douze porcelets café au lait et tordu le cou à cinquante tourterelles prédéplumées à cause de leur fiente en porcelaine fondue pour les vingt oies, de leurs pieds jugés trop fourchus pour les douze porcelets, et de leurs becs jugés trop d'aigle pour les cinquante tourterelles... Sans que tout cela ne fasse le moindre effet sur une assistance démotivée ; dès le premier entracte donc, les scorpiaux et leurs maréchauds déconfits, entrevirent, subodorèrent ce que serait le deuxième entracte... Mais ils n'avaient point prévu, les scorpios et leurs maréchauds, que les hordes de mâtins aux colliers à pointes se retourneraient contre eux pour les mordre au mollet voire leur arracher la peau de leurs fesses...

    Et comme en Quarant'yout la Grande Bastide flanquée de toutes ses dépendances et engrangements et galeries marchandes, prise d'assaut par les Désassermentés et les Incongruques et les ennemus de puchiqueries... La grande bastide en carton pâte enduite de pâte de fer, fut en représentation au troisième entracte du Grand Cirque, telle un grand gâteau de bourricot-à-versaire renversé effondré...

    Lou Boun' Diouh, du Oduciel, bénissait le spectacle, sa Bondiette de trente ans sa cadette sur les genoux...

    Halt'là, Bon' Diouh, tu vas pas recommencer avec un autre Sounouma qui nous pourrira autant la vie que durant les deux mille cent quarante six ans de l'ère des Poissons !

     

  • "Errances littératoques", texte numéro 9

    Le baudet boîteux, récalcitrant et au pelage ras couturé de cicatrices vertes, piétinait les petits anchois sacrés, s'enduisant les sabots de vinaigrette éventée dans la traversée du grand étang gelé.

    Il avançait lentement, le baudet, suivi par trois grosses sauterelles mutantes, dont les flancs des ventres fuselages battaient tels des coeurs de pieuvre.

    La maréchaussée en bottes de satin rose, fulminait de ces ruées de baudets surgis d'un paysage battu par des vents de plumes roulant dans des tourbillons de poussières d'alumine des croisillons torsadés arrachés aux arches des ponts de bois de la ville tout en haut des monts.

    Putrécanti lavatory vécé cireur les p'tites mômes levant haut de grosses et longues carottes insultant les Kolporters du Grand Bazar investi mais inconquis...

    Putrécanti la mouche en broche dans le petit étron séché d'une baleine naine échouée sur la plage des scooters enflammés.

    Il n' y a pas de kiki heureux ni de mansuétudes autrement que caramélisées avec des pièces d'un euro pour les fentes des Grands Dadas... no/no non pas de Grands Dadas qui trémoussent les rombiers les rombières plus de 2 minutes avec déclenchement de la photo souvenir pour face-de-bouk.

    Les vaisseaux pompiers et les forteresses de moutarde rouge juchées telles des buses empaillées sur des bouts ovales de poteaux de verre pilé, soutenus mordicus fanaticus par des hordes de séminaristes chevelus saladus, les uns venus de grands océans aux flots épais comme de la confiture, les autres bâties à la hâte en os de buses et en cordons noueux de moutarde durcie... Les vaisseaux pompiers et les forteresses de moutarde rouge, avec leurs armées de funambules aux javelots tire-bouchonnants et leurs escadrons de rapaces coccinelles aux cuirasses graisseuses, ne parvenaient pas à hégémonier sur le Grand Jardin en mille îlots dispersés sur l' océan du Milieu aux flots épais comme de la confiture.

    Et ces gros vers blancs à têtes poilues qui se tortillent dans la mayonnaise, jutant et déféquant dans un délire obsessionnel tout caricaturant dans une insolation féroce alors qu'aussi étrange que cela soit, aucun rayon de soleil ne fuse de la longue et épaisse nuée fiente de pigeon empourprant les cieux scéléraux aux traînées violacées !

    Juché, bandant et pouffant, le Korbo sur sa turbolette à gaz, faisait éclater trois pneus à l'heure en dérapages incessants sur la place du village pendant que des hordes de rats noirs à courte queue escaladaient l'enceinte en ciment de la fontaine à eau.

    L'on avait rempli le bassin de petites truites que des touristes descendus d'un grand autobus, essayaient d'attraper dans leurs doigts afin de les jeter aux rats noirs qui, tels des ragondins familiers, grimpaient le long du pantalon de quelques touristes encasquettés arborant des maillots avec écrit dessus "je suis amazoon" !

    Niqués/niqués, férocement et progondément niqués, les putrécanti et les aligators de kermesse, les rondouillards aux bourses pétillantes, les enculatory vécé cireurs, les animalcules et les humanuscules se bousculant pour entrer dans le Grand Jardin, et les gros Krokos au poitrail endiamanté et aux fesses écussonnées, enfin empuantis dans leurs outrageants fortins par les gaz délétères de péteurs encapuchonnés, et bombardés de gros hannetons allumeurs de feu.

    Niqués jusqu' en dessous de l'os de leur cul , le grand fotou originaire de Toktoutou, le berger truand des baudets indociles spoliés sans qu'ils le sachent, les Grands Gouroux des évéchés de la Sauce -y était de tous les Kons qu'sont en Sion et de la Pansaie Iniaque...

    Niqués emmouscaillés pissés au nombril, les Kuvéreux, les Deuvinci, les Véoliots, les Kamenberdantresonge, les Paradufiaskots, les Nulliardères, les Konventionots, les Pufrikantis, les Néocides et les Véhachelles...

     

  • Un vent musiqué qui fouette le visage

    Il était une fois un trou du cul qui pensait...

    Et pour un trou du cul, aux dires des trous de bec bien dessinés... Penser c'est un péché, cela pue et dérange!

    Au lieu de vous péter un fa dièse bien naturel dans une réunion mondaine, ça vous fait un vent musiqué de prose qui vous fouette le visage.

    Peut-on étrangler un trou du cul qui pense? Le boucher d'un suppositoire afin qu'il ne fasse que des la mineur, le planter sur un vélo sans selle afin qu'il largue ses vérités dans le tube et n'empêche pas de pédaler?

    Un trou du cul qui pense ça fait perdre aux cervelles le sens des points cardinaux.

    Un trou du cul qui pense ça gêne les trous du cul ordinaires qui pètent avec le cul des autres...

    Un trou du cul qui pense ça se laisse pas forcément baiser sur des couchettes de première classe...

    Un trou du cul qui pense ça n'a pas de religion, ça pète sur la politique et sur la morale et c'est moins hémorroïdé qu'un trou du cul qui se prend pour une cervelle.

    Un trou du cul qui pense ne laisse souvent rien d'autre à son notaire que la peau dont il est fait... 

  • Mes voeux... Si l'on veut !

     

         Je torche sur ma mignonette sept sur quatre dentellepurée de foutre doré, des voeux ni pieux ni preux passés sous les sentisseries de ma pelure et de mon poil d'apache... Je tire une langue de gosse mal mouché aux dromadaires qui passent, si joliment bonanés de petits chats béats et de petits queucoeurs rourouges... N'attendez pas de moi quelque monument littéraire primedelanesque, qui de toute manière se moquerait du monde et ne serait en définitive qu'un innocent bruit de pet dans un grand vent furieux se prenant pour la tempête du siècle...

    Amen!

    Et que le derrière te pèle jusqu'à ce que ta fesse puisse voir aussi clair que l'oeil de ton âme ouvert sur ce que cache le paradis...

     

    ... [ En ces jours de fin d'année et de nouvel An, tout comme d'ailleurs au moment des fêtes et des anniversaires à souhaiter, c'est un peu comme "si tout allait s'arranger", et alors tout le monde serait gentil, amical, prévenant et tout le tintouin... D'où cette profusion dans un excès certes sincère et bienveillant, de cartes de voeux et de jolis mots...

    Ces jours se diluant ensuite dans les autres jours du calendrier, qui eux vont caracoler et se pousser dans le vent furieux... Il ne demeure plus qu'un chemin où les visages qui passent se regardent à peine...

    Alors mes voeux ne sont pas pieux. Ils sont un couac, un vilain couac dans la si belle suite de sons mélodieux envolés du merveilleux piano auprès duquel on vient se tenir parce qu'aujourd'hui c'est fête..]

     

     

     

  • La femme du poète intégriste

     

    La femme du poète intégriste :

     

    Tu me fais mal

    Tu me saccages

    Tu te rues sur moi

    Ivre et hurlant de tout ce qui, de la rue, s'est jeté sur toi et t'as mordu...

    S'est jeté sur toi et que tu as maudit...

    Maudit de toute ta foi...

    Et qui a vitrifié ton esprit

     

    Tu me traces de toutes les laves jaillies de ces entrailles de toi qui rougissent à vif

    Tu me veux nue

    En string

    En jupe

    En robe

    Sur la cuvette des WC dans le train

     

     

    Tu te vautres sur moi

    Longtemps

    Comme une flamme rebelle à la lance du pompier

    Une flamme mouillée

    Une flamme qui s'accroche à la souche

    La souche que je suis

    Enterrée

    Enterrée et mouillée.

     

    Les mots que tu dis sont des bombes...

    Les mots que tu écris sont des génocides...

    Tu ne respectes rien

    Tu le lamines ce monde...

    Abject dis-tu qu'il est!

    Ta poésie est intégriste

    Intégriste comme une religion de purs étrillant le monde.

     

    Tu me fais mal...

    Tu me saccages.

     

    Je te pardonne de ne pas m'aimer

    Puisque... En vérité

    N'ayant jamais cessé depuis tant d'années

    De te jeter sur moi

    De t'enfouir en moi

    De me tracer

    De me saccager...

    Tu m'as aimée sans le savoir

    Toi le poète révolté

    Le poète intégriste

    Le poète des mots génocide

    Le poète délinquant qui étrille le monde...

     

    Je te pardonne d'avoir fait de moi ta paillasse

    Ta paillasse unique

    Jusqu'à l'épuisement

    Jusqu'au coma érotique...

    Car nul homme ne pouvait être plus fidèle que toi dans une telle violence

    Dans une telle ardeur

    Et d'une telle constance...

    Pour une femme

    Cette femme que je suis.

     

    Le poète intégriste :

     

    Je n'étais pas encore né...

    Mais je savais que tu viendrais...

    Oui je t'ai aimée sans le savoir

    Oui je me suis jeté sur toi

    Toute ma vie

    Rien que sur toi

    Si je n'avais su bien avant mon premier cri

    Mon premier cri, ma première respiration dans ce silence, dans cette violence, dans cette indifférence, dans cette troudebalerie qui s'ouvraient à mes yeux...

    Si je n'avais su que tu viendrais

    Et que tu serais avec moi dans la traversée...

    Je me serais suicidé dans le ventre de maman avant de venir au monde

     

  • On va demander à la Météo

     

    O focé lé zotototos!

    K'il renèje ék' ça gliss!

    Putin d'zotototos ké pèt'pèt tutt tutt ce pov' con k'avançe pa!

    O focé lé kékèçe 38 tone touplin d'joujoux chin'tok !

    K'il renèje ék'ça gliss dur dur jelan dézeure surplaçe lé kékèçe 38 tone kariveron pa o Gran Mail !

    Le Gran Mail o réyons guirlandés animés de pèrnohos névrozés!

    É toute cé zotos ké tournicote é ce gare sur le parking du Gran Maïl...

    Toute cé zotototos ké lambadade o zabor dé Grande Surface...

    é toucé p'tigoss ké pleurnich' o truc truc ki voudrè avoir...

    é toucé kady plin plin...

    ça kaïl, ça kaïl mé lé meuf pouce lé kady en guibole guéné de colans et p'tit manto cintré ultra cour...

    Y z'on pa d'sou y son foché mé y zon la carte Carefour!

    A putin tou cé pyramide de joujoux

    Tout' cèt' boustifaye

    Tou cé pinars et tout' cé boutèyes dalcol

    Tou cé gâtos en plastic come dé tour de babel ou dé chapo de dame

    Tout' cé Télés tou cé zordis é zaparèye foto

    O Multimédia cé dingue tou cé nouvo ifone é smart'fone é tou cé truc à la mode ki t'chanje la vie!

    Kanta tou ça tu cour aprè encor plin d'truc

    cé la névroze é t'en bèze plu ta meuf

    Dayeur la meuf elle se cace

    A putin k'il nèje é renèje, keu ça gliss é keu ça face tout plin de zotototos o focé!

    Keu lé Gran Maïl il è dé réyon vide paske le gro bahu plin de chin'tokeris il è pa arivé!

    A putin... la carte Carefour d'un coté ki ser de ralonje o smic ou o èrrèmi ké ogmante jamé pour s'payé kan même a crédi sur 2 pije dé truc ké coute d'pluzenplu cher...

    A putin... é d'l'ot'coté lé paradi fisco é lé pluvalu k'ogmente bien plus keu le smic ké ser de ralonje a dé zémoluman d'vinmille ou centmile euro par mois!

    Lé grèk y zon cacé du flic et dé vitrine de magazin y zon flambé dé bagnole é investi des banque

    é nou k'èce con va fère?

    On va demandé a la météo!

     

  • Potage sous cloche à l'hosto

     

         C'est fou, fou, fou... ce que l'on se fout des ouvrages de réflexion... Et de la langue Française, de nos jours... Hormis quelques fidèles !

    Même les journalistes de critique littéraire, le monsieur ou la dame de la presse locale, fustigent ces auteurs dits "confus et ardus" dont les oeuvres ne font guère recette... Mais dès qu'un "trou-du-cul" ou une "troun' d'la cune" pond une histoire qui fait sensation - parfois d'ailleurs écrite par un "nègre" - alors c'est le "pavé" dans le journal !

    C'est drôle tout de même (et je trouve cela scandaleux) : Dès qu'un auteur, un écrivain, se met à produire des textes ou des oeuvres de réflexion, et à partir du moment où cet auteur ou cet écrivain n'entre pas dans le jeu habituel (c'est à dire dans la dialectique ayant cours)... On dit qu'il est "confus" ou "illisible"...

    Eh bien je vais vous dire une bonne chose, et avec un grand coup de poing sur la table :

    "Tous ces critiques, tous ces journalistes, tous ces gens des milieux littéraires, tous ces types et typesses de coteries vestimento-littérato-carnavalesques... JE LES EMMERDE !" (traduction vraie : "ils ne m'impressionnent pas et je lis leurs pavés comme on avale un potage sous cloche et sur plateau assis dans un lit à l'hôpital")...

     

  • Suite de l'entretien entre Arnaud et Gabriel...

    ... Lire billet précédent...

     

    J'ai imaginé la suite...

    Il y avait déjà eu “les aventures de Pisistrate” quelque part dans “les histoires Yugcibiennes”... Oui, “Pisistrate” invité sur un forum du Net par son ami “Pètalos” ( ou quelque chose comme ça, je ne sais plus)...


    ... Voir, ou plutôt lire, dans "Super Pirate suite" fin de la page, la suite de "Question de purée"...

  • Question de purée...

     

    Les dieux avaient condamné Sisiphe à rouler sans cesse un rocher jusqu'au sommet d'une montagne d'où la pierre retombait par son propre poids. Ils avaient pensé avec quelque raison qu'il n'est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir”... [Albert Camus]

     

    ... Oh certes... L'histoire que je raconte dans la rubrique “Super Pirate” de mon site, est “un peu raide”... Mais bon, nous sommes là dans l'un de ces “registres Yugcibiens”... Et peut-être dans un de ces thèmes “récurrents” Yugcibiens... Qui de temps à autre, “ressortent” (avec quelques variantes)...

    De toute manière, “Super Pirate” ou pas, “dimension poétique et de réflexion” ou pas... Je pense au rocher de Sisiphe, à ce rocher qui sans cesse retombe par son propre poids... Je ne cesse effectivement (c'est le sentiment que j'ai) de rouler ce rocher jusqu'en haut de la montagne... Et pourtant je ne suis pas Sisiphe... Je ne sais pas (parce que je n'en ai pas vraiment conscience) si mon “travail” est inutile et sans espoir... Et je m'en fous ! Je sais seulement que je roule le rocher, et que je ne considère pas cela comme une “punition”... Ni comme une “vocation”... Ce serait à mon sens – du moins c'est ainsi que je le ressens- “quelque chose d'heureux, de profondément heureux, qui dépasserait tout désespoir, oui, tout désespoir même effectif”...

     

    ... Question de purée, donc... Dans “Super Pirate, suite”... (dernier texte publié voir fin page)

     

     

  • Le "Trou-d' balisme", suite...

     

    Des millions de gens parmi ceux qui ont un emploi, bossent dans le Trou-d' balisme. Et ceux qui cherchent un emploi n'en trouvent le plus souvent que dans le Trou-d' balisme.

    Le Trou-d' balisme ce sont tous ces boulots de banque, de “consulting”, de cabinets d'affaires, d'immobilier, de vente de voitures ou de produits de consommation, d'assurances et d'une manière générale tous les boulots où ne règnent que les seules lois de la performance et de la rentabilité...

    Partout où il faut sans cesse du matin jusqu'au soir, et recommencer tous les jours, galérer pour atteindre des objectifs de plus en plus démentiels, assister à des réunions de training, de phoning, d'exercices de “mise en situation”et subir toutes sortes de contraintes et de pressions...

    Lorsque j'étais conseiller financier à la Poste de Bruyères dans les Vosges, je bossais donc dans le Trou-d' balisme...

    Mais le Trou-d' balisme avant l'arrivée de l'Euro, celui des années 90 du siècle dernier, était alors “un peu moins trou-d' balique” que le Trou-d' balisme d'aujourd'hui... Car en ce temps là existait encore parfois une certaine qualité dans la relation humaine.

    Et voici quel portrait aujourd'hui je ferais d'un “aficionado (ou d'une aficionadette) du Trou-d' balisme” :

    C'est un personnage, un être humain, qui a “muté”: il a acquis la faculté de hausser son cul au niveau de ses épaules... Et de péter – non des gaz intestinaux- mais... du feu d'artifice ! C'est à dire que de son trou de bale jaillit une “flamme-fusée” avec une “olive lumineuse” tournoyante au bout de la flamme... Et l'olive éclate en larmes florales de toutes les couleurs retombant en pluie de cendres... Il faut péter et repéter, péter encore plus fort et plus haut ou plus loin ; c'est le “chef artificier” qui te le dit, lui même “poussé au cul” par les “Représentants-Consultants” de la Grande Maison dont plus personne ne sait de quel Grand Domaine elle est...

     

    ... Dernières nouvelles (j'entends cette information sur France Inter vers 8h 30 ce mardi 15 décembre 2009) :

     

    Il paraît qu'on va remplacer les “Traders” par des robots électroniques hyper sophistiqués qui vont désormais gérer des sommes astronomiques et décider comment placer au mieux sur les marchés financiers...

    Donc, les “Traders” au chômage !... Jetés comme des Kleenex!

    Comme quoi, c'est pas parce que tu pèteras plus haut, plus loin, plus beau, plus “effet spécial” que ton “copéteur”ou que ta “copèteresse”... que la Grande Maison du Grand Domaine Anonyme te gardera dans ses gratte-ciels d'affaire...

     

    Au sommet de Copenhague, on fera jamais le grand procès du “Trou-d' balisme” !

     

  • Ah, le Téléthon, le Téléthon !...

     

         Ah le Téléthon, le Téléthon!... La grande nuit du Téléthon ! Durant trois jours on bouffe du Téléthon à la Télé !

    Ah les millions d'euros du Téléthon ! Du temps où c'était en Francs, je donnais cent francs... puis cent vingt dans les trois dernières années des francs...

    Soixante francs en moins sur mon revenu imposable!

    À présent je donne vingt euros. Soit dix euros en moins sur mon revenu imposable... Et je n'ai sans doute pas suivi l'inflation, me demandant si je ne devrais pas donner 25 voire 30 euros...

    ... Et combien donnent-ils les actionnaires aux dividendes astronomiques, pour le Téléthon?

    Ainsi va le monde : les uns se r'rh'rrégalent comme de gros asticots gorgés de sang et de viande se tortillant sur le steak tendre et juteux dans lequel en même temps ils chient tout leur pus ; pendant que des mouches aux ailes arrachées, que des faucheux aux pattes coupées, que des lézards estropiés, se traînent sur le sol...

    Je ne fis qu'une seule nuit du Téléthon devant la Télé : celle où l'on y voyait Jane Birkin...

     

  • "Affreuseries" de la vie

     

    Les petites “bintzeries” de la vie quotidienne, à poil dans l'appart'!

    Toutes ces singeries civilisées entre voisins de palier ou dans le hall de la mairie!

    Nénés qui frétillent au dessus d'une poêle à frire!

    Jolie femme qui pète!

    Bel homme qui rote!

    Fromages qui puent et longues traînées brunes sur le verre du grand pot de moutarde presque vide!

    Frigos qui fleurent, la porte un instant entrebaillée!

    Assiettes de la veille au soir enduites de beurre d'escargot refroidi!

    Salades composées barbouillées de mayonnaise rose au jaune d'oeuf et aux crevettes puant le sexe sale sur des assiettes en carton posées sur les genoux, une fesse sur le canapé en face de la télé!

    Pourvu qu'il y ait un trou et que ça fleure bon la fesse fraîche!

    Haleines de bébés-dinosaures au p'tit dèj, en pyjama fripé et gratouilles les ongles noirs dans l'entrejambe!

    Café au lait tiède “peauhant” en surface et tartines beurrées au munster avancé!

    Le choc des viandes sur un lit défait qui pue la sueur et le foutre!

    L'ordi qu'on rallume, une canette de bière à côté du clavier, en bermuda de clown torse à poil à midi moins le quart quand toute la famille et les invités sont prêts à se mettre à table!

    Cartons de pizza balancés de la bagnole sur le trottoir et cendriers vidés au feu rouge!

    Coups de klaxon et appels de phare rageurs de jeunes et vieux chauffards mâles, imbéciles et pressés!

    Pourvu qu'il y ait un trou et que ça fleure sexe la fesse!

    Pourvu qu'il y en ait pour moi!

    « T'as pas cinq euros, je vais chercher un DVD? » Glapit « Bac plus 2 » vautré sur le canapé devant la télé!

    « Ah, putain qu'elle est lourde la carafe d'eau! » Gémit le pauvre vieux au bras tremblant et fragile comme une allumette en paille, à la table de réfectoire de la maison de retraite!

    « Merde! Y'a plus un radis sur le livret bleu d'la mémé! » Crie comme un putois le jeune neveu aux dents longues et au portable 3G plus !

    « Alors il se maille le cul ce connard? » Gueule comme un veau de la vitre baissée de sa bagnole, le trentenaire bouffé de crédits et pressé d'enfiler le rond-point!

     

    ... C'est contre toutes ces “affreuseries”, déjà, qu'il faut se battre! Qu'il faut se révolter!

    ... Et de toute mon écriture je me révolte! De cette écriture que je diffuse et qui se love dans les plis de la Toile jusqu'à ce qu'un « Slip Bingo basse taille/ Bac plus 2 pète devant le frigo ouvert » ou une « Troune du Cune tout aussi Bac plus 2 et soft citadine/portable 3G/ Macdo/ Macdrive » ou encore un « p'tit costard attaché case/crédit conforama/télé home cinéma/ pressé dans les rond-points »... Y tombe dessus! Et que ça fasse comme la grosse mouche réveillée qui d'un brusque et insolent bourdonnement, te saute au visage depuis le pli de la Toile où elle était lovée, en embuscade !

    ...Pour que la carafe d'eau soit plus aussi lourde sur la table de la maison de retraite!

    Pour qu'il y ait un peu plus de “chic”, de “classe” et de gentillesse entre les gens que nous sommes!

    Ça n'a l'air de rien, mais ça commence peut-être par un coup de brosse à dents avant le p'tit dèj , le pet qu'on retient, l'ordi qu'on allume pas avant de se mettre à table, et tous les coups de klaxon rageurs en moins!

    «Parole, parole... » chantait Dalida!

    «Bagnole, bagnole... klaxonne, klaxonne... Télé, oh Télé, c'que t'es laide... » Chant'-je!

     

  • Le ruisseau des vanités

     

    Si tout est contestable (ou relatif), si tout est vain, si tout n'est que verbiage, si tout n'est qu'hypocrisie, si tout ne veut rien dire, si tout n'est que confusion, si tout n'est qu'apparence, si tout n'est que tapage, si tout n'est que caprice ou inclination subite et ostentatoire du coeur et de l'esprit... Si tout ce que l'on dit ou écrit est tout cela, oui...

    ... Alors autant ne rien dire, ne rien écrire...

    Et vivre sa vie tout simplement, sans “faire de vagues”; et faire du “tourisme” gastronomique, culturel, paysagique, festivalique, campinguesque, muséïque, sportif, érotique et autre... Et même du “tourisme relationnel”...

    A quoi bon forummer, bloguer, siter, écrire des tapuscrits ou des livres ; polémiquer, ironiser, argumenter, aciditer, ennemouriser (et parfois tout de même aimer)... Et s'exister, penser même?

    Autant rire ou pleurer tout seul, pour autant que cela vienne “tout de go” et que dans l'heure qui suit, l'on aille aux escargots, à la pêche, à la plage, aux champignons ou à un concert ou au cinéma... Ou que l'on ouvre un livre qui, comme disait Simone de Beauvoir, “sauve du désespoir”...

    Dire ou écrire que c'est si beau... Ou si laid ; confettiser ses rêves, à quoi bon ? Pour qui, pourquoi ?

    Le verdict éternel, c'est l'indifférence ; ou cette admiration, ou encore ce désamour qui, autant l'une que l'autre (l'admiration ou le désamour)... Sont un grand silence blême.

    Il ne reste pour traverser ce silence blême, qu'à prendre un enfant par la main, à poser un doigt sur la joue d'un vieillard ou d'un malade, à donner une petite pièce à un sans abri qui a faim... Et à faire toutes ces “petites choses” tout au long de sa vie, pour les autres... Dans le silence.

     

  • Les yeux des kiwis

    J'arrache les yeux aux kiwis avant de les peler.

    Le kiwi est un cyclope chauve sans nez, sans bouche, sans oreilles et sans corps avec un oeil sur le crâne et un autre oeil sous le menton...

    Quand j'étais petit j'arrachai les ailes aux mouches mais je n'avais pas encore ma plus belle âme...

    Sauf quand j'ai défendu une tortue maltraitée par trois galopins plus costauds que moi à la sortie du lycée Duveyrier à Blida en Algérie en 1960...

    Le kiwi c'est bon pour le ventre.

    J'arrache les yeux aux kiwis avant de les peler mais je n'arrachai pas les yeux aux lapins que ma grand mère me faisait tuer (c'était ainsi que dans les campagnes parfois on saignait les lapins : en leur arrachant un oeil avec la pointe d'un couteau)...

    ... ça ne sert à rien de regretter d'avoir coupé les ailes aux mouches, car ce qui est accompli ne peut plus être “désaccompli”... Ce que l'on peut faire par contre, c'est décider de ne plus jamais couper les ailes aux mouches (entre autres...)