Pensée, réflexions, notes, tags

Mots de la vie, interrogations diverses et parfois essentielles...

Réflexion sur l'Histoire

... La Terreur (1793/1794) ça fait horreur quand on voit en films et en documentaires défiler des charrettes de condamnés... Mais "dans le lot", il y a tout de même quelques "vrais salauds" qui ont été "raccourcis" sur l'échafaud...

... La Commune (1871) c'est des "ivrognes et des pillards" l'on entend dire... Mais il y a tout de même le Mur des Fusillés au Père Lachaise et aussi pour "faire bonne mesure" le Sacré Coeur à Montmartre... Il ne manquerait plus qu'un monument à la gloire des Versaillais qui ont "purgé" la France des "fauteurs de troubles"...

... Est-ce que ça fera autant horreur que la Terreur et que l'ivrognerie pillarde de la Commune, en 2118, la vente d'armes à l'Arabie Saoudite et la vente d'avions Rafale à la Malaisie pays exportateur d'huile de palme ?

 

 

L'indifférence des bons

... "Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants ; c'est l'indifférence des bons" [Martin Luther King]

 

... Ou, à mon sens, l'inertie d'un "meilleur en soi" devenu un refuge ou un abri illusoire, qui renforce l'oppression des méchants...

... Ce "meilleur en soi" qui a la prétention de "changer en mieux le monde", d'influer sur le comportement et sur les choix des autres autour de soi... S'il ne se porte pas de toute sa force au devant des lignes des méchants, en sortant au dehors des murs de sa forteresse, ne peut que perdre une bataille qu'il n'engage pas en croyant qu'assiégé il résistera jusqu'à ce que les lignes des méchants desserrent leur étau et s'en aillent...

 

L' "Histoire"

... Il y a ce qui n'a jamais été exprimé, ni par l'écriture ni par la parole... Et qui demeurera toujours inconnu de tous... l' "histoire" en somme... que l'on aurait bien voulu savoir, du moins certains... et au sujet de laquelle on se perdra en conjectures...

Ce que je n'ai point écrit ni dit (à plus vrai dire confié) tiendrait plus de pages, bien plus... que tout ce qu'au long de ma vie j'ai pu écrire et dire... et tient sans doute plus de place aussi dans ma vie, que tout ce que chaque jour depuis tant d'années, j'écris...

"One day I'fly away"... (Un jour je m'envolerai)... Je volerai au dessus de tous ces regards qui me verront voler... et les conjectures s'étireront, petits nuages que le vent entraînera et fera disparaître...


 

Pipi dans un violon

Pipi dans un violon

... Je pisse dans un violon mais je pisse gras et crème brûlée...

Surtout et pour l'essentiel dans les violons du CON SERVATOIRE ...

Dans ces violons qui accompagnent la lénifiante rengaine du vent en poupe...

 

Les ailleurs et les autrement

Aux Alouettes, sur les quinze pavillons du lotissement, neuf étaient à vendre…

Ils rêvaient tous, aux Alouettes, de Bac plus 2 à la soixantaine dévastée, de quelque ailleurs et de quelque autrement…

Aux Alouettes, aux Tulipes, aux Hortensias… l’on ne compte plus ces ailleurs et ces autrement, dont ne sait bien souvent, de quoi ils sont faits…

De Bac plus 2 à la soixantaine dévastée en passant par la trentaine endettée, l'on rêve de ces étés que l'on ne verra jamais, de ces visages que l'on rencontrera peut-être, de ces mots que l'on dirait bien mais que personne probablement n'écouterait…

Les ailleurs et les autrement volent en éclats parce que le moindre petit arrêt de chienne jaune efflanquée devant la porte , le moindre petit bout de jardin dévasté par un coup de vent furieux, est tout de suite ressenti comme un coup de bâton dans le dos … Et qu'il faut alors, la chienne jaune efflanquée, chasser à coups de balai, et le petit bout de jardin dévasté, de nouveau arranger… Et d'autres coups, de l'adversité, recevoir…

Les ailleurs et les autrement par la grandeur de leur taille et par tout ce qu'ils contiennent, sont sans rapport avec la dimension réduite et la pesanteur oppressante de la réalité de l'ici et du maintenant…

De ces rêves qui viennent, de tous ces ailleurs et de tous ces autrement qui sont dans nos pensées, l'on finit par leur claquer la porte par laquelle on ne les voit jamais entrer, et la quête d'un meilleur ailleurs et d'un meilleur autrement s'épuise…

Dans les quinze pavillons des Alouettes, l’on vivait étrangers les uns des autres mais parfois et occasionnellement reliés entre voisins, un soir d'apéritif ou de barbecue…

Les neuf pavillons à vendre, aux Alouettes, étaient ceux des partis pour cause de travail, de divorce, de décès, d'endettement…

 

Voies royales

Voies royales partout sur la Terre et dans le cosmos…

Voies royales tracées par les hommes ou par les dieux…

Il n'y a pas de voies royales…

Rien que, vu du ciel de notre planète, la nuit sous les étoiles, des points et des traits de lumière sur les terres et les mers…

Ou, vus en imagination à bord d'un astronef à deux millions d'années lumière de la Terre, de longs couloirs lumineux parcourus d'ondes magnétiques menant à des dômes métalliques sur Bêta 2 d'Epsilon d'Andromède…

 

Lunettes de soleil

Derrière des lunettes de soleil, on peut regarder qui on veut, en particulier un joli visage… Jusqu'à ce que le rêve qui nous a brûlé les yeux, s'envole… Ou s'invite dans le souvenir…

Mais les lunettes de soleil voilent, à qui l'on regarde, le regard que l'on porte…

 

Le terrier

Si, par ce “meilleur de nous mêmes” que nous portons en chacun de nous, nous n'arrivons pas à changer notre vie ni celle des autres autour de nous, en particulier la vie de nos proches…

C'est, parce que ces deux mondes que sont l'un, l'intérieur de nous-mêmes et l'autre celui des autres, ne sont parcourus et explorés, que dans la partie accessible, visible ou imaginée, de l'un ou de l'autre de ces deux mondes…

Et, que ce qui est accessible, visible ou imaginé ; exerce une attraction dont on ne peut se libérer.

Mais je crois que l'attraction dominante est celle qui s'exerce sur notre marche et sur notre vue, dans les galeries du terrier que nous creusons afin de nous abriter…

Le meilleur de nous mêmes c'est peut-être cette capacité d'amour que l'on peut porter en soi, et qui nous fait aimer sans comprendre, et sans que ce meilleur de nous mêmes soit reconnu ou tout juste entrevu… S'il peut être entrevu…

 

 

La porte étroite

Je pense à cette chanson de Jean Ferrat : “La porte du bonheur est une porte étroite...”

Cette “porte du bonheur” si étroite, serait comme un film encore bien plus fin et plus transparent que par exemple, le film de plastique utilisé pour recouvrir les pots de confiture ...

Un film extrêmement ténu, transparent et traversable, séparant deux mondes, mais qui serait un passage sans épaisseur… Et donc, invisible…

Et parce que le passage ne se voit pas, nous croyons être dans le même et unique monde. Mais ce monde n'est que celui que nous connaissons et dont nous appréhendons la réalité…

La vocation de l'artiste ou du poète, c'est de nous faire passer par des mots, par des images, par des sons ou encore par des objets confectionnés, comme à travers le film, dans l'existence de cet autre monde que nous ne voyons pas…

Mais cela ne veut pas dire que seuls, les artistes ou les poètes ont le pouvoir de nous faire passer au travers du film…

C'est peut-être cette lumière (l'esprit, la pensée, l'intelligence, la connaissance acquise, l'énergie vitale) qui existe en chacun de nous, et dont nous pouvons rassembler les éclats dispersés en autant d'êtres que nous sommes… Qui est le passage, le film transparent entre deux mondes d'un même monde… Deux mondes dont nous n'en connaissons qu'un des deux avec l'idée que l'autre existe…

Le bonheur, trouvé chacun de nous à notre manière et selon nos aspirations différentes et dissemblables souvent opposées… Dans le seul monde que nous connaissons et appréhendons, est un bonheur incomplet et illusoire…

 

 

Visages nouveaux

... Je ne sais pas si ces visages nouveaux, entrés dans cet espace où je vis, sont plus -ou moins- "ceci ou cela", que d'autres...

Ni d'où ils viennent ni ce qu'ils ont été autour d'eux avant qu'ils n'entrent dans l'espace où je vis...

Je sais seulement que je les vois, comme je vois les étoiles, les nuits sans nuages...

 

Les hérissons bleus

... Pour le poète, pour le penseur, pour l'artiste, pour le témoin de son temps ; voir des hérissons bleus dans cet immense tableau raté qu'est devenu le monde, c' est de plus en plus difficile...

Et cela d'autant plus que la croûte aux couleurs figées, dont les crêtes sinueuses et déchirées retient les regards, se fracture en plusieurs blocs qui s'entrechoquent...

Et que les concepteurs, les marchands et les exposants du tableau raté, rendent de moins en moins visibles les hérissons bleus...

Mais il y a ces yeux ouverts parmi les témoins, les poètes, les penseurs, qui cherchent les hérissons bleus que la laideur, la violence, la fausseté et les images déformées, dans l'ensemble du tableau, n'ont pas effacés...

 

Une grande force toute droite, souveraine et inépuisable

... Lorsque transparaît la fragilité—apparente—d’un être, dans sa voix, dans son regard, dans son expression, dans sa timidité relative…

Le « sûr de lui » dans sa force, dans ses certitudes et dans son aisance, avance et bouscule, prenant la place de l'être fragile ou le soumettant à sa volonté...

Mais le bienveillant -sinon l'amoureux- par le regard qu'il porte en lui sur les humbles et les fragiles, par ce qu’il ressent et l’ émeut d'une personne vulnérable et fragile, chérit d'un amour de géant cette personne vulnérable et fragile qu'il cherche à protéger de tout ce qui rôde autant dans l'ombre pour meurtrir ou broyer, que dans la lumière pour tromper ou abuser...

Nous avons tous par moments, de ces fragilités qui sont comme de petites plaies sur notre peau…

Les lèvres de l’amoureux, du vrai amoureux, ne sont jamais suceuses ou buveuses. Elles se posent tout doucement sur la plaie qui se referme...

Le bienveillant, l'amoureux... Tel un "enfant géant" serre dans ses énormes bras la petite silhouette aux os qui craquotent...

La silhouette ne se rompt point, son battement de coeur d'oiseau emplit le géant...

Le géant rit et pleure...

Il n'y a plus de fragilité, rien qu'une grande force toute droite, souveraine et inépuisable...

 

 

Ces âmes soufflées sur mon visage

Visages, regards, voix, rivages, paysages...

Les solitudes tremblent comme des oiseaux mouillés au creux de mains délicates, se détendent et oublient la faim qu’elles ont d’ exploser ce qu’elles contiennent, pour ne souffler entre les doigts de la main que leur haleine d’oiseau.

Mais cette haleine d’oiseau est plus qu’une confidence : c’est un âme toute entière… Inexplosée, mais sans fin tendue dans la joie qu’elle a de se laisser accueillir.

Comme dans la chanson de Mouloudji « Un jour tu verras on se rencontrera », je ne sais quand, mais nous serons tous réunis…

Comme dans la chanson de Françoise Hardy « L’amitié », nous serons ces oiseaux de passage dans le même petit coin de ciel…

Visages, regards, voix, je vous imagine assis en face de moi dans un compartiment de train de montagne...

Silences dont les bruits aussi innombrables que ceux entendus dans tout le paysage, imaginés torrents de montagne que les battements de coeur de pieuvre d'orchestres de fêtes de fin d'été, ne peuvent empêcher de chanter...

Et encore bien plus que ces visages, ces regards, ces voix, ces solitudes, ces silences... Qui m'ont si fort touché ou même seulement effleuré...

Ce sont toutes ces âmes soufflées sur mon visage et entrées dans mon regard, portées dans une haleine d'effluve océane et plus enivrante qu'un vin jaune...

 

Pour être anarchiste ...

... Pour être anarchiste, pouvoir se passer de gouvernement, d'institutions étatiques, de lois, de police, d'armée, de procédures, de règlements, d'élus, de tout ce qui régit, organise la vie en société, et qui est écrit comme "gravé dans le marbre"... Pour être vraiment anarchiste il faut assurément avoir une certaine force d'âme chevillée au corps, ne pas avoir "froid aux yeux" et être aussi franc de parler que d'acte et de comportement, avoir le sens du partage, une conscience aiguë de tout ce qui vit autour de soi, même d'un simple brin d'herbe, un sens de ce que doit être la relation entre les êtres et les choses, comprendre et avoir la connaissance du pourquoi, du comment et de l'existence de tout ce qui vit et se meut dans l'univers, sur la Terre, partout...

 

Il faut autant de générosité que de dureté, une intelligence, une vision globale et dans le détail, de tout ce qui nous entoure, être d'une pureté absolue , demeurer dans une absence et un refus de toute compromission avec quelque ordre que ce soit du moment où cet ordre est un ordre "fabriqué" (fabriqué en particulier pour certains êtres humains et pas pour d'autres)...

Tout cela, oui, afin de se sentir libre, totalement libre... Mais responsable, responsable de soi-même et des autres, dans ses actes...

 

Ce n'est qu'ainsi, que dans cet anarchisme là -qui n'a rien à voir avec la plupart des mouvements anarchistes, révolutionnaires, contestataires, combattant les armes à la main et avec des drapeaux noirs ou rouges et des slogans et des mots d'ordre et des meneurs ; rien à voir non plus avec des nihilistes, des pillards, des "casseurs", des profiteurs de troubles sociaux, pour ne pas dire des "ote-toi-de-là-que-je m'y mette"... Que l'on peut parvenir à pouvoir se passer de lois, d'états, d'institutions, de religions, d'armée, de police, de prisons, de frontières, d'administrations, de tout ce qu'on peut "écrire dans le marbre"...

 

Tout "anarchisme" ou "révolution" ou "contestation" ou "remise en cause de la société" (notez les guillemets à tout ça)... qui n'est pas l'anarchisme (l'anarchisme sans guillemets)... Ne conduit qu'à d'autres lois, qu'à d'autres prisons, qu'à d'autres frontières, qu'à d'autres états, qu'à d'autres institutions, ordres, polices, armées.. qui font suite et remplacent (jamais au mieux) ce qui fut et qui a été abattu...

 

Le destin et la finalité -s'il y a une finalité- de l'anarchisme, c'est d'œuvrer déjà soi-même et autant que faire se peut avec le plus grand nombre possible de gens autour de soi, à une évolution vers une société humaine qui n'existe pas encore... Et qui, si cette société humaine peut un jour exister, n'aura pas pour autant vocation à être un modèle de société, ni à s'imposer en tant que modèle, ni à demeurer figée et immuable, confite dans ses habitudes, dans ses certitudes, dans sa morale, et dans ce qu'elle peut avoir de confortable...

Car l'idée même de "modèle" (de société, d'organisation, de type de pouvoir ou d'autorité) est étrangère à tout vrai anarchiste...

 

Ce "genre" de société humaine, a peut-être jadis existé -en partie- aux temps préhistoriques du Paléolithique Supérieur (Solutréens, Magdaléniens et leurs prédécesseurs) lorsqu'il n'y avait pas encore de nations, d'empires, d'états, de loi écrite, que les gens vivaient en tribus, en groupes, communiquaient entre eux, se déplaçaient à pied ou le long de cours d'eau sur des embarcations, fabriquaient des objets, des outils, utilisaient pour se nourrir, se vêtir, se loger, les ressources naturelles...

 

... Tout ce que je dis là, certes, est utopique, je le concède... Et n'est que discours, et ne fait en aucune façon, aujourd'hui dans le monde où l'on vit... "avancer les choses"...

Mais je pense à ces premiers eucaryotes d'il y a 1,7 milliard d'années, desquels a surgi la vie, et en imagination je vois les eucaryotes d'une vie qui n'existe pas encore, portant en eux les germes de cette vie...

 

 

Vendredi 13

... A chaque fois ça me sidère! ... J' HALLUCINE ! ...

Des millions de gens -qui ne sont pas "spécialement superstitieux" (d'ordinaire)... Ce jour là, un vendredi 13, tentent leur chance au loto, dans des jeux de grattage et de hasard, alors que le reste de l'année c'est à dire les 364 autres jours, ils jouent ou ne jouent pas (c'est selon) "le plus normalement du monde" (donc pas avec la même "fébrilité" que lors d'un vendredi 13) !

Foutaises! Que cette ineptie de croyance en je ne sais quel "pouvoir" d'un vendredi 13 ! Et dire qu'il y a des gens qui ont fait des études et qui croyent à ça ! (C'est comme cette histoire de poudre de corne de rhinocéros "réputée aphrodisiaque" !)...

... J'sais pas trop pourquoi (j'avais déjà cette image là dans ma tête quand j'étais gosse) : vendredi 13 ça me fait penser à un gros coq avec de grandes plumes multicolores de perroquet, juché sur un tonneau et se gonflant le gosier avant de tonitruer au dessus d'une vingtaine de poules !...

 

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