Pensée, réflexions, notes, tags

Mots de la vie, interrogations diverses et parfois essentielles...

Débats et polémiques

... Paul émit que c'était un des bas déchirés à la suite d'ébats qui n'avaient rien d'amoureux... Et les débats, reproduits en grand nombre et vendus en opuscules à prix cassés dans les grandes surfaces commerciales culture et multimédia, firent de beaux bas de laine bien emplis d'écus, pour les actionnaires...

Et les ébats, en slip Bingo les pieds tapant sur le carrelage devant le frigo qui baille, s'éternisèrent dans la pièce encombrée de bas froissés imprégnés de bave ardente...

 

Chapeau, foulard, lunettes de soleil

... Une femme avec un très grand chapeau à très large bord et avec des lunettes noires grosses comme des soucoupes volantes...

Et une femme dont les cheveux ainsi que le pourtour du visage, le cou et la poitrine sont enserrés de tissu...

Dans un car de touristes pour accompagner les gens en tant que guide, cela ne suscite que des commentaires pouvant porter sur des façons de s'habiller que l'on peut préférer ou non par rapport à d'autres manières de se vêtir...

Mais pour accompagner des enfants ou de jeunes adolescents dans une sortie scolaire, le très grand chapeau à large bord et les lunettes noires grosses comme des soucoupes volantes ; ou le grand foulard qui recouvre les cheveux, entoure le visage et recouvre le cou et les épaules, je ne pense pas que ce soit là, l'une ou l'autre, la manière la plus "adéquate" de se vêtir...

... Une autre réflexion qui me vient : dans le monde actuel en grande partie "occidentalisé" où voisinent deux ou trois grandes religions, chacune de ces religions étant celle de plusieurs millions de croyants, lesquels croyants sont pour nombre d'entre eux, pratiquants... L'on ne voit pas, par exemple en Amérique du Nord Canada USA et en Europe, de "Christianisme politique"... En revanche, et en particulier en France, l'on y voit de "l'Islam politique"...

... Et aussi, mais cela n'a rien à voir avec la politique-quoique..., beaucoup de femmes en été sur les plages et dans les lieux touristiques, avec de grands chapeaux à large bord et des lunettes de soleil grosses comme des soucoupes volantes... Et d'hommes aussi, avec casquettes, chapeaux, lunettes noires...

... Le visage et le regard, dégagés et bien en vue, sont pourtant les meilleurs "vecteurs" de relation, bien plus que ce que les religions, la politique et les apparences peuvent nous porter à exprimer autour de nous...

 

L'amertume est inféconde

.. Si l'amertume est inféconde, ne produisant que du ressentiment ayant tendance à s'exacerber et de la nostalgie le plus souvent douloureuse, inscrivant des bémols sur la partition musicale qu'il nous reste à écrire (et avec de moins en moins de dièses)...Autrement dit pour les jours qui nous restent à vivre...

En revanche l'amertume est féconde dans l'expression de notre vie par l'art ou par la littérature...

Et je ne suis pas sûr, pas sûr du tout, que l'amertume exprimée par l'art ou par la littérature, même avec beaucoup de talent et de la meilleure facture, et avec de l'humour... puisse impacter, émouvoir, sensibiliser des personnes que l'on a connues et qui un jour ou l'autre nous ont déçu pour telle ou telle raison... Et encore moins impacter des personnes que l'on aimerait bien avoir pour lecteurs, pour visiteurs, spectateurs -et si possible, amis...

C'est dans le domaine de la relation humaine que l'amertume, inféconde et ne produisant que du ressentiment avec de la nostalgie douloureuse, est le plus difficile à évacuer, d'autant plus que la relation a été "rapprochée" et a duré...

En fait, l'écriture, la poésie, l'art, n'évacuent pas au sens d'éloigner ou de faire disparaître... L'écriture, la poésie, l'art, évacuent l'infirmité qui serait la nôtre, à ne pouvoir exprimer...

Parce que l'on a su exprimer (ou que l'on a cru savoir exprimer) il nous semble que l'on a, d'une certaine manière, surmonté... Mais l'amertume est toujours là, bien réelle...

 

 

Dans un grand vent de pleurs

... Dans un grand vent de pleurs tourbillonnent, poussés par des tristesses infécondes emplies de nostalgies et d'amertumes tout aussi infécondes, des chagrins craquelés, fendus et recroquevillés dont les fines nervules tordues ne portent plus en elles qu'une sève gelée... Et dans le grand vent, des gouttes de lumière ne mouillent que des rêves décolorés...

Dans une longue parole silencieuse et enfouie, les pleurs sèchent et leurs traces ne sont pas visibles sur les chemins où courent d'autres chagrins, d'autres tristesses, d'autres amertumes...

Guillotiner nounours dans un grand rire bleu et peler des mandarines sans plier un pouce ou un majeur qui l'un ou l'autre de son articulation crie, en faisant glisser le couteau sous l'écorce de la mandarine...

Et mettre à la place de la tête du nounours, la grosse bouille citrouille d'un quinquin de carnaval, ou un grand cou de girafe en carton avec des arc-en-ciel enroulés dessinés dessus...

Alors dans le grand vent tourbillonneront, poussés dans les défilés des carnavals, les chagrins devenus quinquins...

 

Les déformations par la nature, les déformations par la société

... Ce dont peut nous doter par hasard la nature à notre naissance, un défaut physique, une malformation, une déficience, une anormalité, qui nous déforme et nous handicape, nous empêchant ou nous limitant de faire ce qui est possible aux autres, si ce n'est pas par trop invalidant ou inacceptable... Nous pouvons cependant le tourner à notre avantage pour autant que nous ayons la capacité morale et intellectuelle, d'exploiter au mieux, avec le plus d'ingéniosité possible, notamment dans la relation que l'on a avec les autres, ce défaut, cette malformation, cette anormalité...

En revanche, les déformations qui nous sont infligées par la société dans laquelle on vit et subit, d'autant plus si cette société dans laquelle on vit est en déliquescence, se fracture ou se décompose, ne peuvent en aucune façon être par nous-mêmes exploitées au mieux de nos intérêts, car elles sont perfides, sans nette visibilité lorsqu'elles se présentent masquées, et qu'elles font des êtres que nous sommes, des robots, parfois des monstres, le plus souvent des larves, des indifférents, des complices de ce que l'on ne déplore point et qui dans une certaine mesure nous arrange...

 

Un tout petit pas ...

... De Dieu à Allah, il n'y a qu'un pas...

Le pas d'une longueur de temps de 622 fois le tour qu'a fait la Terre autour du soleil entre l'époque où il avait eu le Dieu des Juifs puis des Chrétiens, et l'époque où il a eu l'Allah des musulmans qui est en fait, Allah, l'autre nom de Dieu, Dieu que l'on a aussi appelé l'Eternel...

Cela dit, dans le cosmos, il y a le pas que font entre elles, les nébuleuses et les galaxies...

Et si Dieu ou Allah, il fallait l'aller chercher dans ce que les scientifiques appellent "l'ère de Planck", ce temps indéfini, non mesurable, situé avant que l'univers ait pu avoir la dimension (le diamètre) de... 1,62.10 puissance moins 35 mètre (la plus petite longueur connue, de l'univers) ? ...

Dans le temps indéfini et non mesurable, qui précède le temps qui commence quand l'univers mesurait 1,62.10 puissance moins 35 mètre, jusqu'à aujourd'hui 13,7 milliards d'années plus tard ; c'est là, j'imagine -à défaut de savoir- que s'est élaborée "l'œuvre de Dieu ou d'Allah ou de l'Eternel -ou du Créateur" (enfin, de quelque nom qu'on l'appelle)...

Vu sous cet angle là, les églises, les mosquées, les synagogues, les religions; les pratiques, les signes, tout le décor qu'il y a autour, les guerres saintes, les djihads... Tout cela c'est comme des chaussures avec écrit "Nike" sur le côté, c'est comme des casquettes avec écrit "New York" dessus, ou comme des maillots avec écrit devant "Fly Emirates"... Quoiqu'il vaut mieux à vrai dire, des chaussures Nike aux pieds, des casquettes New York sur la tête, des maillots Fly Emirates sur le poitrail... Que des guerres saintes et des djihads qui font des morts...

... Bon, cela dit, encore, si les casquettes, les maillots et les chaussures sont fabriqués dans des usines où sont employés des enfants 12 heures par jour pour 30 euros ou dollars par mois, ça fait de la pauvreté et de la misère qui est de l'œuvre humaine sous l'œil de la religion...

 

 

Les grandes passions

... Les grandes réflexions, tout ce qui est de l'ordre de la pensée, de l'esprit, ainsi que les grandes passions que nous pouvons avoir dans notre vie, tout ce qui est cérébral ou qui même, nous vient de ce que nous éprouvons, touchons, entendons, relié tout cela à notre activité cérébrale ; en somme tout ce qui fait notre âme, tout ce qui fonde notre culture; notre personnalité... N'est affaire, n'est réalité, ne s'exprime, ne se manifeste et ne se partage, que dans la mesure où l'on a -comme on dit- "le ventre plein", que l'on est désaltéré, que l'on a un toit au dessus de sa tête, que l'on est reposé, que l'on n'a point le souci de sa subsistance pour le lendemain, que l'on se sent en sécurité là où l'on vit...

Cependant, tout ce dont on est privé ou exclu, et qui est essentiel dans la vie d'un être humain, notamment la nourriture, l'abri et la sécurité... Incite à développer l'énergie, l'intelligence et l'inventivité nécessaires afin d'obtenir cette nourriture, cet abri et cette sécurité...

Outre la nourriture, l'abri et la sécurité, il y a aussi, tout autant essentiel et nécessaire, la liberté dont on peut être privé et qui diffère de celle dont on se sert si mal en l'ayant... Comme diffèrent la nourriture, l'abri et la sécurité (en somme le confort) dont on est privé, de la même nourriture, du même abri et de la même sécurité, dont on profite si mal en en bénéficiant...

 

Les élites

... Dans les partis dits "populistes" (dans leur "Saint des Saints" ainsi que parmi les adhérents ou sympathisants de ces partis dits "populistes"); on méprise les Elites et leur langue de bois, notamment ces intellectuels progressistes sortis des grandes écoles et si éloignés de ce que vit au quotidien le commun des mortels...

Mais on ne dirige pas un pays, c'est vrai, avec des charcutiers, des épiciers, des coiffeurs et des tenants de bistrot qui n'émettent que des jugements à l'emporte pièce, quoique parmi les charcutiers, les épiciers, les coiffeurs et les tenants de bistrot il y ait -plus souvent qu'on ne le croit- de plus belles âmes que parmi ces Elites si éloignés d'un peuple que ces Elites méprisent...

Cela dit, il faut bien plus que des idéaux pour diriger un pays, quand bien même ces idéaux en partie, "colleraient" à la réalité sur le terrain et dans le quotidien des gens... Ce qui, soit dit en passant, n'est point le cas loin s'en faut...

En plus des idéaux et d'une vision de la grandeur d'un pays, en plus de l'intelligence qu'il faut pour diriger et gérer un pays, c'est de l'âme, c'est du cœur, c'est de l'esprit, c'est une conscience aiguë de l'existence d'un peuple et des aspirations de chacun quelque soit son environnement social et sa culture... Qu'il faut également...

 

 

Réflexion sur la violence

... Il y a un proverbe chinois qui dit :

 

"Lorsque tu vois un moustique se poser sur tes testicules, tu réalises que la violence ne résoud pas tout" ...

 

L'on peut se demander cependant, quel pouvoir peut avoir l'intelligence sur le moustique...

 

Je pense à l'une de mes petites histoires où j'évoque un intellectuel acculé au fond d'une passe cernée d'une haute muraille rocheuse, et, à l'entrée de la passe ouverte sur un paysage aride, se tient une araignée carnivore géante, dont l'envergure est telle, que la masse de l'araignée occupe toute la largeur de l'entrée de la passe...

J'imagine alors l'intellectuel disposant d'un pistolet désintégrateur, mais préférant essayer de "convaincre" (en somme, de "parler") à l'araignée, dans l'espoir que l'araignée ne se précipite pas sur lui pour le dévorer ; motivé qu'il est dans son choix de ne pas se servir de son pistolet, par la quasi certitude lui venant à l'esprit, de la venue d'une autre araignée carnivore géante, puis d'une autre encore, jusqu'à ce que son pistolet finisse par s'enrayer...

Je l'imagine, de surcroît, cet intellectuel, poète, grand penseur et philosophe... allant jusqu'à espérer qu'il pourra "apprivoiser" l'araignée géante...

Il n'y a que deux alternatives :

L'une où l'intellectuel essaye de "convaincre" l'araignée : l'intellectuel est bouffé...

L'autre qui dépend de la capacité du pistolet à mettre du temps à s'enrayer : l'intellectuel est bouffé...

 

Pour en revenir au moustique qui se pose sur les testicules, si le moustique est virulent et dangereux, il s'avèrera nécessaire de risquer de s'abîmer les testicules -jusqu'à l'hématome qui va mal tourner- en frappant le moustique d'un fort coup assené avec le plat de la main...

Il n'y a, là aussi, que deux alternatives :

L'une où l'on meurt de ce qu'innocule le moustique dans notre sang en nous piquant...

l'autre où l'on meurt de l'hématome qui tourne mal...

 

... Cela dit, être un observateur et un témoin de la violence de l'univers, de la réalité des éclatements, de la violence et de la dispersion de la lumière dans toutes les couleurs du spectre de diffusion de la lumière, dans la lunette d'un puissant télescope... Ou être un observateur et un témoin de la réalité du monde qui nous entoure, et avoir la capacité d'exprimer en tant que poète, artiste, écrivain, penseur, ou même en tant qu'être humain tout simplement, ce qui est vu et ressenti... C'est -dirais-je- "une situation privilégiée"... aussi provisoire qu'elle soit... Et dont la dimension dépasse la dimension de la violence...

 

Ces êtres qui jamais, ne se mettent en avant...

... Il y a des êtres qui, si l'on ne vient jamais les chercher, ils ne se mettront jamais en avant, ils ne feront jamais la promotion de ce qu'ils font dans leur vie et qui leur tient le plus à cœur...

À moins qu'ils ne sentent autour d'eux, implicitement -par le regard porté sur eux, par quelques "signes" dans le comportement des autres- qu'ils sont attendus...

Ces êtres là sont en général entourés de gens qui, jamais, ne leur posent les questions qu'il faudrait leur poser, qui jamais ne se préoccupent de ce qui leur tient le plus à cœur... Des gens avec lesquels ils n'ont qu'une communication soit de nécessité, soit portant sur des sujets relatifs à la vie courante, aux "choses ordinaires de la vie" en somme...

Mais cela ne veut pas dire pour autant que, ces êtres là, qui jamais ne se mettent en avant, n'ont point de capacité à s'exprimer ; ne portent pas en eux tout ce qu'ils aimeraient bien, au fond, partager avec les gens autour d'eux et qui, même si cela n'est pas évident au premier abord, peut réellement être communiqué, transmis, partagé... Pour autant qu'un lien s'établisse, si occasionnel, si aléatoire qu'il soit...

La meilleure preuve en est, de cette capacité à s'exprimer, à communiquer, à échanger, à transmettre, se manifeste lorsque précisément, l'on vient à les chercher, ces êtres là... En somme -comme je dis- à les "exister"...

Parce que d'eux mêmes et par eux mêmes, ils ne "s'existent", ces êtres là, que comme un promeneur sur un immense chemin traversant le paysage, un promeneur qui déposerait de ci de là, tout au long du chemin, des petits cailloux qui seraient en quelque sorte, ses "trésors" ou ses "joyaux" auxquels il tient...

Et certes, les petits cailloux sont bien visibles sur le chemin, mais n'attirent l'attention des gens qui passent, que si le regard des gens, tout à fait occasionnellement, se pose sur l'un de ces petits cailloux...

C'est par cette image des petits cailloux jetés sur le chemin, que je définis ce que j'appelle "s'exister"...

Peut-être -c'est même quasiment certain... Que les êtres qui jamais ne se mettent en avant, sont ceux qui... "s'existent le plus"... Plus, certainement, je le crois, que les êtres qui "s'existent" en se mettant en avant...

 

Les éclatements et les dispersions de la lumière

... Je m'interroge sur l'opportunité, sur le sens qu'il y a, de -comme je dis et écris- "s'exister" , c'est à dire de passer sa vie entière à promouvoir, mettre en avant tout ce que l'on fait, tout ce que l'on produit... Alors que "être existé" aurait -peut-être- davantage de sens...

 

N'être, ne vivre, que dans sa propre lumière ne donne en effet qu'un seul et unique aspect de la lumière, alors que la lumière a une infinité d'aspects, de rayonnements, de dispersions, de couleurs et de nuances de couleurs, d'intensités, d'éclatements, différents...

 

Il suffit pour s'en convaincre de regarder avec une lunette astronomique d'une certaine puissance, le ciel de la nuit, l'espace visible ainsi... Et d'observer toutes les manifestations, toutes les "arabesques", tous les éclatements, toutes les dispersions, enroulements, et jusqu'à des explosions, de la lumière, dans toutes les couleurs que prend la lumière d'un bout à l'autre du spectre de sa diffusion -sans oublier ce qui est invisible mais qui existe bel et bien... (Et qui représente en fait, 90% de l'univers)...

 

Ainsi la lumière que l'on porte en soi, qui est notre intelligence, notre sensibilité, notre capacité de réflexion, tout ce que nous pensons et exprimons... Est-elle reliée à toutes les autres lumières au delà de notre propre lumière... Et ne peut exister seule, sans les autres lumières... Elle se fait, d'ailleurs en grande partie, notre lumière, par les autres lumières (et en partie, aussi, par les particules et par les composantes qui font exister notre propre lumière)...

 

Quel sens il y a, à "s'exister" si l'on n'est pas existé ?

 

La lumière que l'on peut observer avec une lunette astronomique ou avec un puissant télescope, dans ses aspects, ses mouvements, ses couleurs, ses dispersions... Ne peut pas être contrefaite, ne peut pas être illusoire, elle est une réalité intemporelle... Et c'est cette réalité qui la fait vérité...

En revanche la lumière que l'on porte en soi et qui rayonne par elle seule, peut être contrefaite, en ce sens qu'on lui fait prendre un aspect qui masque -et dirais-je- "désexiste" la lumière au delà de la lumière en soi si bien contrefaite et qui fait illusion...

 

 

Les règles de la Citadelle

... Quels auteurs, quels écrivains, quels intellectuels, quels artistes... Sont-ils plus soucieux de l'évolution et de la portée de la littérature et de l'art, dans la société d'aujourd'hui -comme ils auraient pu l'être, du moins certains d'entre eux qui le furent dans les sociétés d'hier... Que de leur destin personnel, de leur succès, de leur rayonnement ?

Ceux que l'on voit sur les plateaux de télévision et dont les livres, les œuvres, se vendent, se diffusent, dans des pays "libres et démocratiques" ? (notez les guillemets)

Ou bien ceux qui sont censurés, emprisonnés, ou qui risquent leur vie en s'exprimant, dans des pays de dictature ou en guerre ?

Ces derniers ne sont-ils pas plus motivés dans le sens de l'évolution de la littérature et de l'art?

Et d'autre part, les règles qui sont celles de la Citadelle des marchands décideurs et de leurs clientèles, ne sont jamais les règles qui font évoluer le sens et la portée de la littérature et de l'art, dans une société ou dans une civilisation qui s'ébat plus qu'elle ne se cherche...

 

Au sujet de l'expression "je ne le(la)connais ni d'Eve ni d'Adam"

... Je n'emploie jamais cette expression lorsque la personne en question, qu'effectivement je ne connais pas du tout, dont je n'ai jamais entendu parler... M'est présentée ou décrite par un ami, ou par une de mes connaissances, de telle sorte, selon ce que m'en dit mon ami ou une personne de ma connaissance, que je pourrais être intéressé à découvrir cette personne, par exemple à lire un livre qu'elle a écrit. Dans ce cas en effet, il ne me viendrait pas à l'idée de dire de cette personne dont j'entends parler pour la première fois de ma vie "je ne la connais ni d'Eve ni d'Adam".

En revanche, une personne totalement inconnue de moi, dont d'ailleurs personne ne me dit quoi que ce soit à son sujet, ou qui "paraît-il", "fait un carton" dans l'actualité du moment, ou "est en vogue" ou encore "est censée être connue de beaucoup de gens"... Là, dans ce cas, je dis "je ne le (la) connais ni d'Eve ni d'Adam"...

Une manière de ma part, d'introduire une nuance significative dans l'utilisation de cette expression populaire... Une manière en quelque sorte, d'exprimer en disant "je ne la ou le connais ni d'Eve ni d'Adam", que je me fous complètement de connaître cette personne, de savoir ce qu'elle fait ou ne fait pas dans la vie...

 

Les "stories" ...

... Écriture, que ta vanité et que le spectacle que l'on fait de toi à perte de vue chaque jour, me hérisse le poil ! Écriture qui, sur le "résalsocial" où tout le monde va, Facebook, ne se confiture sur des pages-tartines longues comme des limousines, qu'en ses "stories" de chacun/chacune qui font l'actu du jour, avec "sa pomme/ses fans/ses smileys/sa gouape/son p'tit effet"... Écriture-story qui, à plus vrai dire me hérisse surtout le poil, non point parce qu'elle est ce qu'on voit et lit (après tout c'est "l'air du temps"), mais parce qu'elle n'incite que trop rarement les suiveurs, sa clientèle en somme, à la découverte de ce qui, à côté d'elle, même au beau milieu de la rue et des passants, ne fait jamais de "stories"...

Ce sont les champs qui s'ouvrent de part et d'autre du chemin, dont on connaît à peine les fleurs et les herbes que déjà l'on aime... Et tout le ciel au dessus des champs, la lumière, le vent, la pluie, les étoiles de la nuit, les bruits de la vie, des bêtes dans les champs... Et peut-être encore ces gens du village voisin que l'on rencontre, l'un ou l'autre nous racontant une histoire... C'est tout cela, oui, les "stories", celles qui peuvent aussi, en pages-tartines, s'étendre sur la grande table...

 

La bêtise et la brutalité

... Le drame de la bêtise et de la brutalité (d'ailleurs la plupart du temps associés), c'est que l'expression -par l'image, par l'écrit, par la parole et par ce qu'elles affichent sur la voie publique (par exemple l'effigie de Greta Thunberg pendue, ou la silhouette en carton chiffon de quelque personnage politique ou autre, haï et conspué que l'on brûle dans une manifestation)... Le drame, le vrai drame... C'est que l'image, que l'écrit, que la parole, que le geste accompli de pendre et de brûler une effigie de personnage haï ou conspué, traduit ce qui se ferait au vrai, ce qui s'accomplirait, si survenait une période de troubles, de mouvements incontrôlables de foules, de situation insurrectionnelle, de guerre civile, d'émeutes... C'est d'ailleurs ce que l'Histoire nous apprend, de ces périodes troublées, de très grande violence et de brutalité...

Par la Loi, par la Justice (la Justice des Hommes et des gouvernements en place pour autant qu'ils s'efforcent de garantir la sécurité et les biens des personnes) l'on peut juger un criminel, un délinquant, un fauteur de troubles, pris sur le fait... Et lui faire subir une peine, sous forme d'emprisonnement, d'amende ou autre...

Mais ce que la Justice ne peut faire, ce que la Loi ne peut faire, c'est éradiquer la bêtise et la brutalité qui sont ces forces obscures et latentes, inhérentes à la nature humaine- mais inégales il faut dire, selon les personnes, puisque ces forces obscures et latentes co-existent avec d'autres forces qui leur sont contraires... Et, ce qui complique encore, c'est l'interpénétration entre elles, des forces et des composantes de la nature humaine...

 

 

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