Pensée, réflexions, notes, tags

Mots de la vie, interrogations diverses et parfois essentielles...

Parole, écriture, pensée, réflexion ...

... Si la parole, l'écriture, la pensée, la réflexion ; doivent demeurer ces chemins difficiles qu'ils sont bel et bien... Ils doivent aussi, ces chemins, être rendus accessibles... Mais c'est bien là que réside la difficulté : exprimer des choses difficiles, complexes, profondes, souvent essentielles et relatives à ce qui touche à la relation que nous avons avec nos proches, nos connaissances ; ainsi qu'à ce qui touche à nos interrogations... Tout cela, difficile, complexe, exprimé le plus clairement, le plus simplement possible, avec les mots, les phrases et dans le ton qu'il convient... C'est cela, en fait, la littérature... Et ce qui peut lui être associé, la poésie...

La littérature ce n'est pas seulement écrire des livres, des textes ; c'est aussi parler, communiquer, transmettre ce que l'on porte en soi, de pensée, de réflexion ; témoigner de ce que l'on voit et entend...

Certes, par l'écriture c'est sans doute plus aisé (quoique...) que par la parole...

Mais l'écriture devrait pouvoir se faire parole tout en demeurant écriture... Et la parole devrait pouvoir se faire écriture tout en demeurant parole...

 

Les chemins les plus difficiles ...

... Les chemins les plus difficiles sont ceux que nous n'empruntons jamais ou rarement, parce que les personnes qui, occasionnellement, nous les montrent et nous font avancer en leur compagnie durant une partie de l'un ou l'autre de ces chemins, n'ont pas pour nous, le langage qu'il convient, pour rendre le chemin moins difficile...

 

Il y a aussi ce regard que porte la personne qui nous accompagne sur le chemin qu'elle nous a montré et qu'un moment nous suivons avec elle ; un regard qui n'a pas été transmis comme il aurait convenu, afin que le chemin nous devienne accessible...

 

Et il y a encore la main qui s'est tendue vers nous, qui a saisi notre main, mais la pression de la main offerte n'a pas eu l'effet attendu, puisqu'elle appuyait plus qu'elle ne touchait...

 

La littérature par exemple, est l'un de ces chemins difficiles... Et même la parole, l'écriture, la pensée, la réflexion, sont des chemins difficiles... Et doivent le demeurer, sans quoi la littérature, la parole, l'écriture, la pensée, la réflexion, devenues aisées par l'apparence que l'on leur fait prendre, et donc dépouillées de ce qui est essentiel dans leur contenu, rendues consommables pour le plus grand nombre... Ne sont plus que ces chemins ordinaires et faciles que nous suivons habituellement, dans un paysage-scène, un paysage spectacle, un modèle de paysage en somme...

 

Les rencontres de personnes, dans la vie que l'on vit, les plus déterminantes pour nous, sont celles où ces personnes ont eu pour nous le langage qui convenait, le regard qui a pu être transmis, la main tendue et offerte qui a touché plus que pressé...

 

 

Espaces de temps et paysage aride

... Dans ces espaces de temps d'une durée indéterminée, en lesquels notre environnement de relations (proches, connaissances) se réduit aux choses courantes et ordinaires de la vie, sans jamais pouvoir ni même envisager une communication portant sur d'autres sujets que ceux, ordinaires de la vie, c'est comme si l'on traversait un paysage aride en portant sur son dos un sac très lourd que l'on n'ouvre jamais ou que parfois l'on entrouvre en ne montrant que ce qui se trouve dans les poches extérieures...

Le drame c'est que parfois -peut-être plus souvent qu'on ne le croit- celui ou celle que l'on rencontre, que l'on voit tous les jours ou de temps à autre, pourrait être intéressé par ce qui se trouve à l'intérieur du sac jamais ouvert... Et que le corollaire de ce drame, c'est quand on se risque à ouvrir le sac devant des personnes qui, indifférentes ou "complaisamment attentives", au fond, se moquent pas mal de ce qu'il y a dans le sac et n'ont nullement besoin de quoi que ce soit, du contenu du sac...

C'est ce qui rend le paysage encore plus aride, le drame du non dit et son corollaire le drame du trop dit...

 

Une définition pour "suicide littéraire"

... C'est mourir de rire, de cette écriture de soi jetée comme un oeuf pondu par une poule boulimique et dont le jaune calligraphe-colique sur le mur d'en face couvert de tagues... Et en même temps que de rire, se taper la tête contre ce mur, de furie – dépit, parce qu'un million de coups de marteau assenés de toutes ses forces sur le mur, cela n'a point suffi pour qu'une fissure apparaisse dans le mur!

 

En 20 ans, de GPRS-EDGE-2G, on est passé à 5G

... Avec la 5 G y'aura dix fois plus de bordel à singer qu'avec la 4 G...

Et en Troidé, j'vous dis pas la vidéo du bébé qu'on pourra résalsocialer milamis d'un coup d'cuillère à pot!

C'est qu'un bébé ça bouge! Déjà, avec 4 G smartphone tablette, ça fait un tabac dans la famille les amis les connaissances, la vidéo du bébé !

Et quand la 5 G ça suffira plus, "ils" mettront la 6 G !

Ainsi SI J'AI encore plus de choses à dire et à montrer, depuis Paname ou Sainte Tarte de la Midoue, je pourrai te taper sur l'épaule, Paul/Jacques/Rémy/Natalie/Valentin/Sandrine... sur un trottoir de Rome ou de Sidney...

... Si j'ai... Et... Si on n'avait plus ? ...

 

La liberté

... La liberté de choix, de comportements et d'expression, vidée de toute responsabilité et de réflexion autant de chacun que de tous, c'est malheureux à dire mais il ne reste plus alors en dernier recours, que de l'interdire, de la légiférer, de l'encadrer, de la modérer, de lui fixer des règles, de la censurer au besoin...

Avec de la responsabilité et de la réflexion, plus besoin de règles, d'interdictions, de flicage, de censure, de cadrage... Choses dont on ne cesse de se plaindre à hauts cris, vociférant sur les réseaux sociaux ! Autant dire qu'on a cherché le bâton pour se faire cogner sur le dos ! On n'a que la liberté (qu'on nous octroie encore) qu'on mérite !

La liberté est trop belle pour qu'on fasse n'importe quoi avec !

 

... Cela dit, dans les pays où "il ne fait pas bon" de critiquer et ou de s'opposer à la politique du gouvernement, de s'exprimer contre une ligne, une orientation officielle (du parti en place et majoritaire et dominant)... Je pense à la Chine, à la Russie, à la Turquie entre autres... Là, il n'est plus question de choix, de possibilité de s'exprimer librement, et donc, le "bâton" cogne sur tous les dos récalcitrants y compris les dos qui, dans des pays démocratiques, seraient "pas lavés de 15 jours" et couverts de tatouages indécents ou agressifs (Il n'y a alors plus de "liberté qu'on mérite" puisqu'il n'y a plus de liberté du tout !)

Aussi, la conséquence de cette absence de liberté dans les pays totalitaires, est que les gens sont obligés par la force des choses, d'agir, de s'exprimer avec le plus d'intelligence possible, par le biais de réflexions imagées, avec un certain humour et des formulations adéquates, sans nommer ni désigner clairement, de manière à ce qu'il soit difficile pour l'autorité en place de réagir et de punir... (La liberté qu'on "mériterait" alors, elle se gagne, elle se conquiert dans la difficulté, et elle a un sens)... Mais bon... De là à dire qu'il faudrait qu'en France ou dans d'autres pays d'Europe, ça soit comme en Chine, en Russie, en Turquie... Pour en arriver à devoir "mériter" notre liberté...

On peut pas se démerder un peu mieux pour la mériter, la liberté, sans dictature, en démocratie même "un peu pourrie sur les bords" ?

 

 

Où, qui et quand ?

... Sur très/très beaucoup/beaucoup qu'en ont rien à foutre, y'en a un, une que ça intéresse vraiment/vraiment...

Pour c'ui là/celle là, continue...

C'est comme ça que ça marche, transmettre quelque chose, exprimer...

Dans les très/très beaucoup/beaucoup qui s'en foutent, y'en a quelques uns qui font semblant de pas s'en foutre...

Tant pis, tant pis...

Et tu sais pas si c'ui/celle là que ça intéresse vraiment, le plus souvent, il est où ni c'est qui et quand...

 

"La seule fierté de notre boutique, c'était le guéridon du milieu, un Louis XV, le seul vraiment qu'on était sûr"... ( Mort à crédit, Louis Ferdinand Céline, alias Destouches ; page 86)...

 

... C'est comme ça que ça marche... Un petit chouia de quelque chose de toi, qui ressemble à rien d'autre...

Et qui rejoint le quelque chose le petit chouia de c'ui là/celle là, qui lui aussi ressemble à rien d'autre...

... C'est fou, au fond, tout ce qui se ressemble en étant très différent... C'est comme toutes les formes de vie que le vaste univers maëstrome dans les spirales de ses galaxies en un ballet perpétuel...

C'est beau comme un âne pelé qui regarde un crapaud qui passe au dessus de son sabot, plus beau que le feu tout en couleurs du bleu du rouge du jaune du vert de dix supernovas en éclatement, par l'oeil en bandaison de l'astronome collé à un carreau de sa lunette télescopique...

 

Vos vies ...

... Vos vies qui ne sont autour de moi que ces visages, que ces silhouettes, que ces regards que je rencontre , m'atteignent dans le regard que sur elles je porte...

C'est tout ce dont je ne sais rien d'elles qui afflue dans l'imaginaire dont je suis habité, et qui ressemble aux vagues de l'océan déferlant sur la grève en un grand murmure s'apparentant à des voix, à un langage...

 

De quel côté penche l'aiguille de la balance ? ...

... Comment l'aiguille va-t-elle pencher d'un côté ou de l'autre- lorsque sur chacun des deux plateaux de la balance figurent les poids identiques de deux matières totalement différentes l'une de l'autre ? ... Et qu'à vrai dire, il y a entre le poids d'une des deux matières par rapport à l'autre, une infime différence, non perceptible ? Et aussi peu susceptible l'une comme l'autre de faire pencher l'aiguille d'un côté ou de l'autre ?

... Comment un choix peut-il s'exercer librement, par exemple entre défendre la culture et le mode de vie à l'occidentale-et y adhérer -ou défendre ce qui s' y oppose et adhérer à ce qui s'oppose- d'une part... Et s'attaquer à la culture et au mode de vie à l'occidentale -ou s'attaquer à ce qui s' y oppose- d'autre part... Quand on sent en soi autant de raisons pour défendre que pour attaquer (d'un côté comme de l'autre) ?

... Comment défendre l'Etat qui, pour combattre le crime qu'il condamne, commet des crimes qu'il s'autorise ? Et comment défendre une obédience (une puissance, une organisation se réclamant de justice ou de détention d'une vérité à laquelle on a envie de se rallier) qui, pour combattre les maux de la société, pratique la violence et l'extrémisme ?

... Il suffit d'un rien pour que l'aiguille de la balance penche d'un côté plutôt que de l'autre... Lorsque attaquer ou adhérer -pour des raisons qui se valent entre elles- sont deux options qui se présentent pour nous aussi envisageables l'une que l'autre...

... Pour le croyant, c'est Dieu ou Allah, le guide, le conseiller...

... Pour le non croyant, c'est la citoyenneté, le "bien vivre ensemble", la morale, des vertus, les droits de l'Homme, la pensée en soi, l'intime conviction personnelle, enfin toutes ces choses là qui soit dit en passant sont celles aussi, des croyants... le guide, le conseiller...

... A vrai dire, croyant ou non croyant... Pour le guide, pour le conseiller... Oui c'est vrai il y a Dieu ou Allah ou la philosophie... Mais je pencherais pour ma part, plutôt sur l'organisation du monde des êtres vivants, du monde des végétaux, du monde des minéraux dans leur infinie et complexe diversité... Pour le guide, pour le conseiller... Une sorte de réponse en fait... Pour autant que nous vienne la connaissance du monde des êtres vivants, du monde des végétaux, du monde des minéraux... Si difficile à acquérir, si improbable à appréhender dans sa globalité et dans chacune de ses composantes ou éléments...


 


 

Patate ...

... Pourquoi on dit "patate" et pas pomme de terre ? ...

Même quand je jacte "pas poétique du tout", je dis -et j'écris- "pomme de terre" ...

J'aime pas "patate" !

... Et encore moins les discu-filo/l'air du temps/la politicaille genre "patates-salades" qui durent des "trois heures" chacun debout l'un d'un côté de la clôture et l'autre de l'autre côté...

...J'suis archi nul en jactance patates salades et donc muet comme une carpe les carreaux dans les nuages... Et tout aussi nul en culture people/qui a gagné quoi/le nouveau modèle de bagnole sorti au dernier salon d'l'auto/s'qu'y-s'passe au fort brégançon/un si grand soleil/ Koh Lanta/Ford Boyard/la foutebalistique/les tweets de Donald Trump...

 

NOTE : en parler populaire Vosgien ou Lorrain ou encore peut-être région nord de la France ou ailleurs... On dit à propos de ces "conversations de voisinage à bâtons rompus genre comme je dis patates salades" : "tailler le bout de gras" ...

Il faut reconnaître que certaines formulations populaires ou "patoisantes", sans que l'on puisse les qualifier de "monuments littéraires" sont "très imagées"...

... Autre "vocable" celui là, "bien Vosgien des Hauts" (partie montagneuse du département des Vosges) : "feugner" (qui signifier "chercher la petite bête", le détail, farfouiller, inspecter d'un oeil curieux -parfois sans trop savoir quoi à vrai dire)...

... Donc, en ce qui me concerne je "feugne" mais je "jacte pas patates salades" (rire)...

 

 

Moralité de l'histoire...

... "Moralité" me fait penser à "morte alitée" (ou "mort alité")... Il est difficile d'imaginer une morte ou un mort, non plus alité mais debout... Debout et bandant de surcroît...

La vie est une tombe sur la quelle on consomme -et bande- tant que l'on s'y tient debout et se tortille davantage le derrière que la tête...

Une tombe où l'on croit s'immortaliser mais où l'on se mortalise mourant sa vie en bandant debout attendant le coeur battant qui ou quique vient te toquer ou seulement te gratter le menton...

C'est ça finalement, la moralité – ou la mortalité- de l'histoire...

 

Conscience limitée, de l'existence de l'Autre

... Cette conscience que je qualifie d' "aiguë" de l'existence de l'Autre (l' Autre n'étant pas nécessairement un être humain) , nous ne l'avons pas vraiment, nous n'en avons qu'une partie, celle immédiate, apparente et assez souvent fugace, toujours incomplète par rapport à ce qu'elle devrait être (et qui en fait ne peut être).. C'est comme l'enveloppe d'une bulle vue au travers de l'intérieur de la bulle qu'on est soi-même, une bulle dont on ne peut jamais s'échapper ou se libérer (quoique la question se pose de la nécessité et du sens qu'il y a à "s'en libérer")...

Cette "conscience aiguë" de l'existence de l'Autre est une sorte de "graal" à atteindre (si cependant elle se manifeste en nous et si nous la sentons nécessaire)... Et son incomplétude peut être en quelque sorte une "frustration"...

Nous vivons donc avec une conscience limitée, de l'existence de l'Autre... Encore qu'à la conscience se substituent bien souvent, l'imaginaire, le supposé et tout ce qu'apportent les apparences ... (alors que "vaut" ce qui demeure de conscience?)...

La conscience aiguë de l'existence de l'Autre en tant que "graal" à atteindre, implique nécéssairement un "travail" à accomplir afin de parvenir à l'acquérir... Avec l'acceptation de ce qu'il y a d'aléatoire dans la réalisation du travail notamment lorsque le résultat n'est pas "probant"...

Il y a d'ailleurs "quelque chose de cosmique" (une sorte de vérité intemporelle et naturelle) dans le fait de la rareté de ce qui est probant, et dans le caractère aléatoire de tout ce qui se fait ( ce qui se fait en réalité est très disproportionné-en moins- par rapport à ce qui ne se fait pas et ne se fera jamais)...


 

Ce qui différencie la vie, de la mort ...

... Pour vous, qu'est-ce qui différencie le plus, la vie, de la mort ?

Pour moi, c'est tout ce que durant ma vie je cherche à savoir, mais que je ne saurai jamais. Ce sont donc toutes ces interrogations qui me viennent et auxquelles je ne trouve que des réponses que j'imagine pour telle ou telle raison... Les interrogations et leurs réponses supposées apparaissant dans l'écriture, dans la parole, ou dans d'autres formes d'expression que l'écriture et la parole, entre autres le regard... C'est cela, la vie : le questionnement qui vient tout au long de ce temps situé entre le jour où l'on naît et le jour où l'on meurt ; un questionnement sans autre réponse que supposée ou imaginaire... Et exprimée... Exprimée parce que pour ma part, l'expression est une nécessité...

Et la mort, c'est l'arrêt du questionnement, la porte qui se ferme définitivement sur tout ce qui n'a jamais été su, et sans doute sur des réponses qui peut-être viendront mais dont on ne saura jamais rien...

En somme la vie et la mort ont en commun tout ce dont on ne saura jamais rien, avec durant la vie, la conscience et le ressenti de ne pas savoir, et, à la mort, la disparition définitive de la conscience et du ressenti de ne pas savoir...

Ce que j'appelle -en ce qui me concerne puisque j'en fais usage- "oeuvre d'écriture", s'articule en grande partie sur une somme de questions, les unes pour moi essentielles et les autres moins essentielles mais d'une relative importance tout de même, ainsi que sur la somme des réponses supposées ou imaginées, à ces questions essentielles ou moins essentielles...


 

Un critère de considération des gens ...

... S'il est en ce qui me concerne, un critère de considération des gens -et ce critère là existe bel et bien chez moi manifestement et sans détour- c'est celui de la manière dont on traite les personnes qui ont, disons, perdu certaines des facultés -plus "intellectuelles" si l'on veut, que "physiques"- du fait d'une maladie invalidante, d'un vieillissement avancé... Ou même encore, qui, sans être atteintes de quelque handicap réel, sont des personnes que l'on dit "simples", sans défense, d'une bonté sur laquelle on "marche dessus", jeunes ou plus âgées et qui donc, sont les oubliées, ces "pauvres personnes" toujours comme on dit, des grands événements familiaux, fêtes, réceptions, anniversaires... Ces personnes auxquelles nul autour d'elles n'adresse la parole ou tout juste deux ou trois mots...

J'ai souvent observé que les proches même, de ces "pauvres personnes" -et à plus forte raison l'entourage des connaissances, voisins, etc. , notamment lorsqu'elles ont perdu -ou commencé à perdre- ces personnes, certaines des facultés qu'elles avaient auparavant, du fait de leur viellissement, d'une "fragilité", d'une incapacité qu'elles peuvent avoir à se débrouiller seules ou à se gérer au quotidien... J'ai souvent observé que proches et connaissances par les limitations et restrictions imposées, par une attitude "infantilisante", par leurs interventions de plus en plus fréquentes et autoritaires ; contribuent à une accélération d'un processus maladif ou invalidant qui dans son évolution normale "suivrait son chemin peu à peu" (et peut-être de façon peu visible)...

... Cette manière de traiter les personnes "fragilisées" par la maladie, par le vieillissement, par quelque handicap d'ordre "mental" ... Et d'une manière générale, cette manière de traiter les personnes "simples", humbles, sans défense, d'une bonté sur laquelle on marche dessus sans retenue sans complexe et avec suffisance et mépris... Me révolte... Et je le dis, et l'exprime tout net, d'un "bras d'honneur à m'en bleuir le creux du coude" à l'égard de tous ces gens qui pètent de santé physique et mentale, de certitudes de leurs pouvoirs, de leur charisme de merde, de leur orgueil, de leurs belles baraques et de leurs bagnoles, de leurs équipements high tech, de leur culture, de leurs relations, de leurs fringues, de leur apparence dans le monde, de leurs préjugés, des modes qu'ils suivent, de leur compte bancaire, de leurs croisières, voyages, de leurs réussites etc. ... Et je me fous et contrefous de tout ça, qui fait l'essentiel et le superflu de leurs existences, vautrés qu'ils sont dans le consumérisme, la pensée consensuelle et dans l'hypocrisie ! Je ne me sens aucunement solidaire de tous ces gens là, qui traitent les simples, les humbles, les vieux, les handicapés notamment mentaux -ou "Alzeimer" pour appeler un chat un chat- avec autant de déconsidération !


 

La liberté

... La liberté est trop belle pour que l'on fasse n'importe quoi avec...

Passe encore notamment sur la Toile tous ces déversements d'états d'âme, d'amours ratés, de toutes sortes d'événements de sa vie mis en images et en séquences vidéo, d'intimités divulguées, avec des participes passés en "er" et des formulations SMS...

Mais de grâce, assez de violences, d'injures, de vociférations brutales, de haine, de propos réducteurs...

Assez de cette violence exercée sur une personne en particulier, ou sur telle sorte de gens pour telle ou telle raison...

La liberté est trop belle pour que l'on fasse n'importe quoi avec...

Elle doit être avant tout, la liberté, un soutien, un mode de pensée et d'expression qui, dans sa manière d'être et de dire, fait de l'homme ou de la femme révolté, aussi déchiré qu'il -elle-soit, un être responsable.

Mais ce sont les êtres responsables, témoins de leur temps, graves, réfléchis, agissants, qui, bien souvent, sont traqués jusque dans leurs derniers retranchements, à cause de cette révolte en eux qui ne s'exprime pas de la même façon que celle de leurs semblables autour d'eux, et ne prend pas non plus, les mêmes chemins...

... C'est, en somme, l'homme révolté, d'Albert Camus... L'homme dont la révolte n'a pas de sens politique, mais est un refus de la condition humaine dégradée. Et contrairement à la révolution par l'expression et par la manifestation de la violence, la révolte (celle dont parle Albert Camus) n'a pas de plan, pas de doctrine, pas de meneurs, pas d'étendard, pas de rangs de suiveurs, pas de partisans fanatisés, pas de "cible" particulière désignée ou stigmatisée... Elle agit, tout simplement, à sa manière et dans la liberté qu'elle se donne... Et si elle a pour ainsi dire un ennemi à abattre, cette révolte là, c'est bien celui de la condition humaine dégradée...

 

a href="http://www.hebdo-landes.com" target="_top">Référencé sur Hebdo Landes !