Pensée, réflexions, notes, tags

Mots de la vie, interrogations diverses et parfois essentielles...

Pour être anarchiste ...

... Pour être anarchiste, pouvoir se passer de gouvernement, d'institutions étatiques, de lois, de police, d'armée, de procédures, de règlements, d'élus, de tout ce qui régit, organise la vie en société, et qui est écrit comme "gravé dans le marbre"... Pour être vraiment anarchiste il faut assurément avoir une certaine force d'âme chevillée au corps, ne pas avoir "froid aux yeux" et être aussi franc de parler que d'acte et de comportement, avoir le sens du partage, une conscience aiguë de tout ce qui vit autour de soi, même d'un simple brin d'herbe, un sens de ce que doit être la relation entre les êtres et les choses, comprendre et avoir la connaissance du pourquoi, du comment et de l'existence de tout ce qui vit et se meut dans l'univers, sur la Terre, partout...

 

Il faut autant de générosité que de dureté, une intelligence, une vision globale et dans le détail, de tout ce qui nous entoure, être d'une pureté absolue , demeurer dans une absence et un refus de toute compromission avec quelque ordre que ce soit du moment où cet ordre est un ordre "fabriqué" (fabriqué en particulier pour certains êtres humains et pas pour d'autres)...

Tout cela, oui, afin de se sentir libre, totalement libre... Mais responsable, responsable de soi-même et des autres, dans ses actes...

 

Ce n'est qu'ainsi, que dans cet anarchisme là -qui n'a rien à voir avec la plupart des mouvements anarchistes, révolutionnaires, contestataires, combattant les armes à la main et avec des drapeaux noirs ou rouges et des slogans et des mots d'ordre et des meneurs ; rien à voir non plus avec des nihilistes, des pillards, des "casseurs", des profiteurs de troubles sociaux, pour ne pas dire des "ote-toi-de-là-que-je m'y mette"... Que l'on peut parvenir à pouvoir se passer de lois, d'états, d'institutions, de religions, d'armée, de police, de prisons, de frontières, d'administrations, de tout ce qu'on peut "écrire dans le marbre"...

 

Tout "anarchisme" ou "révolution" ou "contestation" ou "remise en cause de la société" (notez les guillemets à tout ça)... qui n'est pas l'anarchisme (l'anarchisme sans guillemets)... Ne conduit qu'à d'autres lois, qu'à d'autres prisons, qu'à d'autres frontières, qu'à d'autres états, qu'à d'autres institutions, ordres, polices, armées.. qui font suite et remplacent (jamais au mieux) ce qui fut et qui a été abattu...

 

Le destin et la finalité -s'il y a une finalité- de l'anarchisme, c'est d'œuvrer déjà soi-même et autant que faire se peut avec le plus grand nombre possible de gens autour de soi, à une évolution vers une société humaine qui n'existe pas encore... Et qui, si cette société humaine peut un jour exister, n'aura pas pour autant vocation à être un modèle de société, ni à s'imposer en tant que modèle, ni à demeurer figée et immuable, confite dans ses habitudes, dans ses certitudes, dans sa morale, et dans ce qu'elle peut avoir de confortable...

Car l'idée même de "modèle" (de société, d'organisation, de type de pouvoir ou d'autorité) est étrangère à tout vrai anarchiste...

 

Ce "genre" de société humaine, a peut-être jadis existé -en partie- aux temps préhistoriques du Paléolithique Supérieur (Solutréens, Magdaléniens et leurs prédécesseurs) lorsqu'il n'y avait pas encore de nations, d'empires, d'états, de loi écrite, que les gens vivaient en tribus, en groupes, communiquaient entre eux, se déplaçaient à pied ou le long de cours d'eau sur des embarcations, fabriquaient des objets, des outils, utilisaient pour se nourrir, se vêtir, se loger, les ressources naturelles...

 

... Tout ce que je dis là, certes, est utopique, je le concède... Et n'est que discours, et ne fait en aucune façon, aujourd'hui dans le monde où l'on vit... "avancer les choses"...

Mais je pense à ces premiers eucaryotes d'il y a 1,7 milliard d'années, desquels a surgi la vie, et en imagination je vois les eucaryotes d'une vie qui n'existe pas encore, portant en eux les germes de cette vie...

 

 

Vendredi 13

... A chaque fois ça me sidère! ... J' HALLUCINE ! ...

Des millions de gens -qui ne sont pas "spécialement superstitieux" (d'ordinaire)... Ce jour là, un vendredi 13, tentent leur chance au loto, dans des jeux de grattage et de hasard, alors que le reste de l'année c'est à dire les 364 autres jours, ils jouent ou ne jouent pas (c'est selon) "le plus normalement du monde" (donc pas avec la même "fébrilité" que lors d'un vendredi 13) !

Foutaises! Que cette ineptie de croyance en je ne sais quel "pouvoir" d'un vendredi 13 ! Et dire qu'il y a des gens qui ont fait des études et qui croyent à ça ! (C'est comme cette histoire de poudre de corne de rhinocéros "réputée aphrodisiaque" !)...

... J'sais pas trop pourquoi (j'avais déjà cette image là dans ma tête quand j'étais gosse) : vendredi 13 ça me fait penser à un gros coq avec de grandes plumes multicolores de perroquet, juché sur un tonneau et se gonflant le gosier avant de tonitruer au dessus d'une vingtaine de poules !...

 

La Science n'est pas compatible avec les religions

... Si la connaissance scientifique est incompatible avec les religions -et cela d'autant plus du fait des avancées et des découvertes scientifiques- la croyance en Dieu cependant est compatible avec la connaissance scientifique :

Parce que, dans cette période que l'on appelle "ère de Planck" c'est à dire l'espace de temps indéfinissable et non mesurable situé entre un "point zéro" d'origine inatteignable, et le moment où l'univers était dans sa dimension la plus petite concevable soit 1,62.10 puissance moins 35 mètre de diamètre, c'est là que Dieu a peut-être sa place...

Dieu, dans un certain sens, me semble "scientifique" alors que les religions, qui se réclament toutes de Dieu, ne font pas "bon ménage" avec la connaissance scientifique qu'elles remplacent toutes par un modèle réduit d'explication du monde avec des images, des symboles, quelques épouvantails agités, des interdictions de ceci de cela, un paradis dont personne n'est jamais revenu pour témoigner de quoi il est fait, un enfer qui, avant d'être pour après une vie de péchés, est d'abord un enfer en vrai de vrai la vie durant pour beaucoup de gens sur Terre...

 

... Dieu, c'est là où s'arrête la Science, sans pour autant que soit donné un modèle d'explication en réponse...

 

Les causes justes sont dénaturées

... La religion n' est guère trop pour grand'chose dans la défense d'une cause ou d'une autre : elle sert de "fer de lance" ou de prétexte... Autant d'un côté que de l'autre...

Ce sont en effet des intérêts stratégiques, économiques, de vue de ce que doit être une société (inégalitaire et fondée sur la dominance des pouvoirs et des lobbies -et sur certaines formes de prédation/spoliation/pillage), tout cela sous les bannières des religions et des ordres de pensée et de soit-disantes "valeurs civilisationnelles"... Qui dénaturent toute cause initiale juste, qui font le monde, les guerres, justifient l'assassinat, le terrorisme, la haine, la violence, le fanatisme... tout en entretenant l'ignorance et surtout la désinformation...

 

 

La marmite bout sans couvercle, ou pire, sous les oriflammes...

... Il ne fait pas bon aujourd'hui en France, d'être Juif ni d'être un automobiliste hésitant dans un rond point...

C'est en effet devenu une "mode" – pour autant que l'on peut appeller "mode" un fait de société – que d'agresser un Juif dans la rue ; autant que c'est une "mode", que celle de klaxomerder, en bagnole, pour un oui pour un non, un automobiliste hésitant...

Sauf que le Juif, lui, il peut y laisser sa peau, aujourd'hui en France...

Et d'une manière générale dans ce pays, la France, en matière de comportements, d'agissements, de propos, en public ou en privé ; de l'élite et même de l'élu à l'homme de la rue... On fait dans l'outrance, dans l'injure, dans le dénigrement, dans la haine...

Tout cela s'amplifiant d'autant plus que les Médias, que les tribunes de paroles et d'audience, et que cette place publique instantanée et universelle qu'est Internet où tout le monde intervient -le plus souvent en "petites phrases à l'emporte-pièce"... Font "bouillir la marmite sans couvercle" ou pire... "bouillir la marmite sous les oriflammes"...

Tout cela finira plus mal que par ceux qui font de ci de là, le plus de mal... C'est la Terre tout entière, épuisée, qui la fera, la fin...

 

 

Regards ...

... Le regard que portent parfois certains enfants et adolescents d'aujourd'hui sur les comportements et les agissements des adultes faisant le monde tel qu'il est... M'interpelle et d'une certaine manière m'emplit d'espérance car je perçois dans ce regard, la recherche d' un passage s'ouvrant entre des massifs rocheux délimitant un paysage aride... Même si le passage est un défilé au bout duquel je ne vois pas encore paraître la petite échancrure de ciel qui va s'ouvrir telle une fenêtre sur un paysage différent...

 

Mais il en est aussi de ces regards d'autres jeunes qui déjà s'emplissent des vues que le monde des adultes leur a montrées , vues auxquelles ils adhèrent, et dans ces regards-là qui ne sont pas bienveillants, transparaissent de l'arrogance et du mépris, toute une gestation de ces certitudes confortables, consensuelles et rassurantes qui vont venir, toute une vision qui se fait d'un monde où l'on a sa chance et où l'on entre en se sentant bien dans sa peau, bien dans son parcours d'études supérieures...

 

Je n'attends rien de ces regards de jeunes sans bienveillance qui déjà s'emplissent des vues que le monde des adultes leur a montrées... Ces regards qui seront des regards vieux, un jour, dans des années où je serai mort...

 

 

Changement d'heure

... Pour la dernière fois demain matin à la même heure qu'aujourd'hui 6h 30, je verrai le ciel tel qu'il est avant le lever du soleil...

Ensuite, à partir du dimanche 25 mars et jusque vers un peu au delà de la mi avril, il me faudra attendre une heure de plus pour voir le ciel tel qu'il est avant le lever du soleil...

Mais ce décalage de 2h entre l'heure GMT (heure solaire réelle naturelle astronomique au méridien de Greenwich) et l'heure dite légale (de GMT+1 ou GMT+2 selon le pays concerné)... Est sans rapport avec le décalage qu'il y a entre l'ordre naturel des choses et l'ordre des sociétés humaines. Un décalage en effet, bien plus important que ces 2heures de différence entre l'heure GMT et l'heure légale dans tel pays que ce soit d'une heure ou de deux...

 

Le langage en soi, traduit par la parole ou par l'écriture

... L'on porte en soi un langage qui, transcrit par la parole ou par l'écriture, n'est jamais la traduction exacte de ce langage...

De telle sorte que ce qui est entendu ou lu, ne peut être perçu dans le sens de ce langage, et donc paraît obscur...

De surcroît, la traduction par la parole ou par l'écriture, du langage que l'on porte en soi, est d'autant plus difficile, d'autant plus aléatoire, et se révèle d'autant plus absconse, qu'elle apparaît ainsi transcrite par soi, à telle ou telle autre personne qui porte aussi en elle son langage...

Les langages qui se rejoignent ne sont pas cependant aussi proches que l'on peut le croire...

Les langages qui ne se ressemblent pas ne sont pas cependant aussi éloignés que l'on peut le croire...

Autant dire que la traduction du langage que l'on porte en soi, se fonde pour l'essentiel sur ce que l'on croit, de cet autre que l'on voudrait atteindre...

 

 

La pesanteur d'un ciel gris et bas

... La bêtise, la méchanceté, la mesquinerie, la médiocrité relationnelle, l'indifférence, la violence, l'ignorance, l'égoïsme... ; sont la pesanteur d'un ciel gris, bas et plombé qui n'en finit pas de voiler le bleu au dessus, le bleu qui existe depuis toujours...

Et il y a aussi, sous le ciel gris, bas et plombé, que de vives et éclatantes lumières traversent tels des éclairs d'orage, ce paysage aride, avec à perte de vue, toutes ces fleurs de sable et d'éclats de roche qui, agglomérées, forment des tertres-abris...

 

Fatalité

Y-a-t-il

Une fatalité de l'immuable?

Une fatalité de l'inéluctable?

Une fatalité de l'impossible?

Une fatalité des questions sans réponse?

Une fatalité de l'indifférence?

Une fatalité de l'ignorance?

Une fatalité du Bien et du Mal?

Une fatalité de l'Histoire?

Une fatalité de l'Histoire de tout?

 

L'Histoire ne serait-elle pas en gestation dans le ventre de l'univers?

 

Et si elle est en gestation

Alors quand elle sera née

L'Histoire sera-t-elle une nouvelle fatalité ?

 

 

Le "Grand Air du Temps"

... La pensée consensuelle, de bon aloi ou de bon ton, et qui s'appuie, se fonde sur des "valeurs civilisationnelles", sur l'éthique, sur la morale, sur ce qu'il convient de dire, de ne pas dire, de faire , de ne pas faire.. Et dont la société tout entière, du "commun des mortels" à l'Elite se barde... avec le son de trompette des Médias bien martelant bien retentissant comme du tam tam de brousse... En un mot la "grande Idole" ou le "grand air du Temps"...

C'est ce à quoi l' on ne saurait s'en prendre sans se mettre hors la Loi aux yeux de tous...

 

Mais il faut dire aussi que, de tout ce qui s'en prend au "grand air du temps", il se manifeste et s'exprime dans l'espace public, assez souvent hélas, autant de violence, autant de crispation, autant d'inhospitalité, que de la part du plus grand nombre qui marche au rythme du tam tam de brousse...

 

La touite qui claque

... To Twitter en Anglais, ne signifie pas seulement : tenir toutes sortes de propos de tout et de rien, mais aussi : gazouiller comme un oiseau ...

Or, il se trouve que 99% des touitt's de la Toile, ne sont guère à mon sens, du gazouillis d'oiseau... Mais de la touite qui bat comme du tam tam de brousse pour annoncer que le sorcier du coin a mis une nouvelle plume à son cul...

 

Jeux amoureux

Jeux amoureux du matin

Dans les odeurs de la nuit

Mauvaise haleine cheveux en bataille

Vêtement de nuit froissé

Petit déjeûner au lit les doigts encore humides et gras

De toutes les grattes...

Mais que dire des sueurs rances à cinq heures de l'après-midi

Sous les chemisiers ou sous les pulls ?

 

Journée "internationale" de la femme...

C'est aujourd'hui 8 mars la journée internationale de la femme... Mais est-ce que le monde actuel est vraiment meilleur pour la femme ?

Pour moi, la journée de la femme c'est tous les jours...

Je déplore que l'on ne puisse plus comme il n'y a pas si longtemps encore, retenir de sa main la porte vitrée de l'entrée de la boulangerie afin de permettre à une femme de passer : en effet toutes les entrées maintenant, ont des portes vitrées qui s'ouvrent et se ferment automatiquement...

 

Exister sans vivre

... "Le plus lourd fardeau c'est d'exister sans vivre" ( Victor Hugo )...

 

... Mais il y a pire, à mon sens, que d'exister sans vivre :

 

C'est de "s'exister" envers et contre tout, parfois même à n'importe quel prix, et de supporter le fardeau de ce que cela représente de "s'exister", en étant persuadé que si l'on ne "s'existe" pas, personne ne nous existera...

 

"S'exister", c'est "monter en le poussant hardiment et de manière à ce que tout le monde le voit, le rocher tout le long de la pente, avec l'idée qu'à force de pousser et d'avancer, l'on parviendra enfin au sommet de la montagne où l'on croit être attendu et fêté comme il se doit...

 

Mais chaque fois que l'on a gagné un mètre de terrain sur la pente, le rocher recule d'à peu près un mètre... Et l'on n'en finit jamais de suer sang et eau, le regard tout occupé de tous ces autres regards autour de soi, qui ne regardent en fait que ce qu'ils poussent devant eux, aussi hardiment et aussi ostensiblement.

 

Il ne vient que rarement à l'idée, autant de soi même que des autres, de mettre un bâton derrière le rocher pour qu'il ne recule plus, et de se joindre à l'effort que fait l'autre à côté, pour pousser et faire avancer son rocher.

 

 

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