Pensée, réflexions, notes, tags

Mots de la vie, interrogations diverses et parfois essentielles...
  • Quels autres yeux pour quel voyage ?

    Les cathédrales et les monuments et édifices de pierre les plus prestigieux, démesurés dans la grandeur et dans la complexité de leur architecture ; construits pour l'éternité et comme pour défier la fin du monde, ont une durée de vie de dix, vingt, trente, quarante siècles...

    Mais ce qui peut en rester de leurs traces, au bout d'une durée plus longue, de dix mille ans par exemple, ne résiste pas à l'épreuve du temps des ères géologiques...

    Et que dire, alors, de ces « autres yeux » qui, selon Marcel Proust, invitent à un voyage autre que celui d'aller vers de nouveaux paysages ?

    Un regard peut-il défier le temps, nier la fin de la vie, se porter jusqu'aux confins de l'univers ?

    Si ce regard existe et si l'on peut l'avoir, il vient, juste le temps qu'il est porté, de défier la mort...

    Il va jusqu'au début des ères géologiques, jusque là où le temps n'existe plus, jusque là où personne ne sait ce qu'il y a après ou au delà...

     

  • Si le Web pouvait changer de maîtres ?...

    Les ingénieurs et chercheurs de la Silicon Valley ne participeront jamais si elle se réalise un jour, à la grande révolution des peuples de la planète, révolution qui « foutra en l'air » tous les lobbies et décideurs de l'économie marchande, avec tous les multimilliardaires des maîtres du Web et du marché mondialisé, et les actionnaires qui décident du montant des dividendes...

    En effet pour les ingénieurs de la Silicon Valley, dont les salaires ne sont en aucune façon comparables au salaire d'un salarié au SMIG en France, les patrons que sont les maîtres du Web, avec Microsoft et Google, seront toujours de bons patrons, certainement meilleurs à leur avis, que le patron devenu qui serait celui des peuples de la planète désormais gestionnaires, pourvoyeurs et distributeurs de services accessibles à tous sans CGU sans partage de propriété avec des tas de partenaires...

    Imaginez la Silicon Valley, Microsoft, Google, les réseaux sociaux, tout ce qui est aujourd'hui aux mains des maîtres du Web... Tout cela, oui, aux mains désormais du peuple, de tous les peuples de la Terre !

    C'est que, sur les 7,6 milliards d'humains sur Terre, il y a forcément le nombre qu'il faut, de gens formés et capables, pour créer des logiciels, des applications, faire fonctionner internet et les réseaux sociaux, tout gérer... D'une manière totalement différente et radicalement opposée au système actuel dominé par les maîtres du Web...

    Mais les ingénieurs de la Silicon Valley ne sont pas les seuls, loin s'en faut, à souhaiter que les « bons patrons » multimilliardaires continuent à exercer leurs pouvoirs et leur domination, puisqu'il y a aussi, « bien dans leurs pompes » et « accros du libéralisme et de la croissance économique », les classes sociales aisées (les plus aisées en fait) qui n'en veulent pour rien au monde de la grande révolution planétaire des peuples !

    C'est que les « zaisés » ils z'ont pas trop envie d'être bousculés, que seraient-ils sans leurs bagnoles et baraques cossues, sans croisières dans les caraïbes, sans trois douches par jour, sans deux repas par jour avec viande et denrées venues de l'autre bout de la planète ?

     

     

  • UN public, DES publics

    Plus encore que le livre, le film de cinéma -ou de télévision- est -et devient- un produit de consommation...

    Mais ce qui est heureux, c'est que la diversité des sensibilités, aussi inégale qu'elle soit du fait de la réalité de celles de ces sensibilités les plus -on va dire- communes, répandues, et qui à elles seules dominent et emplissent pour moitié l'ensemble du paysage social, culturel en France et partout dans le monde ; c'est que dans une autre moitié du « paysage », la diversité plus particulière -ou plus singulière- des sensibilités, contribue à l'existence de ce qui différencie le livre, le film de cinéma ou de télévision, d'un produit de consommation, c'est à dire une œuvre...

    Certes une œuvre peut être, dans l'univers marchand qui est celui d'aujourd'hui, mondialisé et dominé par les décideurs, par les géants de l'économie du loisir et du marché de la culture ; autant une œuvre qu'un produit de consommation (Quoique l'on puisse se demander ce qui reste en fait, de l'œuvre, prise dans « l'appareil digestif » de la marchandisation)...

    Un produit de consommation (en l'occurrence un livre ou un film) divertit et cible UN public le plus élargi possible, une œuvre impacte DES publics particuliers...

    Aussi, les millions d'exemplaires écoulés -et en plusieurs langues et en plusieurs pays- d'un livre; ou les millions d'entrées pour un film... Ne font-ils qu'une postérité qui s'évalue davantage en « chiffre d'affaires » qu'en « portée littéraire ou culturelle »...

    La diversité des sensibilités particulières est proportionnelle au nombre d'habitants de la planète... Mais ce qu'il y a de commun et de plus répandu dans les sensibilités, l'est aussi, proportionnel au nombre d'habitants sur la planète...

     

  • Le pouvoir du regard

    Le regard que l'on porte sur un visage, sur une personne, que l'on croise dans un lieu public, là où passent tant de gens que bien souvent il faut dire on ne regarde jamais ou à peine et seulement si ce visage, cette personne en particulier évoque quelque chose en nous ou nous attire... Ce regard que l'on porte, s'il peut atteindre, ne serait-ce qu'en l'effleurant, la réalité intrinsèque de la personne, il nous délivre, dans l'instant où l'on porte ce regard, mais seulement dans cet instant, de cette solitude qui est la nôtre, sans cesse présente et enveloppante... En somme de cette „bulle“ dans laquelle on n'est et ne sera jamais que soi...

    La réalité intrinsèque c'est ce qui est inhérent à quelqu'un, à quelque chose, qui lui est propre...

    Cela peut être, outre un humain, un paysage, un ciel à tel moment, un objet, un arbre, une plante, une fleur, de la terre, un champ, un insecte, un animal familier, chien ou chat...

    Et il y a, dans cette réalité intrinsèque, d'un être vivant notamment, une immobilité momentanée ou un mouvement qui accompagne, que le regard perçoit et retient...

    C'est cette capacité du regard à pouvoir capter, fixer, comme on pourrait le faire avec un appareil de photo, ce qu'il y a de fugitif, de fragile, d'impermanent, en un être, en une chose, en un paysage...

    C'est une figure, une image, surgie d'au delà de la réalité visible, qui transparaît, s'ouvre sur un inconnu, éveille de l'imaginaire, construit en quelque sorte une histoire que l'on se fait, qui, inévitablement, est très vite engloutie dans la course du temps... Mais ne disparaît pas...

    C'est cet instant „magique“ où l'être, la chose, le paysage, se dévoile, en particulier la fragilité, l'impermanence, et cela quelque soit la condition sociale de l'être, la fonction ou l'utilité de telle chose, ce dont est fait le paysage...

    Il faut assurément, pour ce regard qui atteint la réalité intrinsèque, une habitude entretenue et „travaillée“, à observer ce qui se présente à nos yeux, plus ou moins associée à une capacité ou à une faculté naturelle que l'on a en soi depuis l'enfance...

    C'est ce regard qui déjà, rend la vie que nous vivons, supportable et qui, de surcroît, donne de la couleur et de la consistance à la vie...

    En somme c'est un regard qui nous sauve du désespoir... Et peut-être... De ce que l'on ressent en face de la mort...

     

     

  • La dimension moralisatrice dans la relation humaine

    ... Ce qui va mal dans un pays, dans une société, n'est pas de la seule responsabilité des politiques et-ou- d'une élite composée d'intellectuels imbus d'eux-mêmes et faiseurs d'opinions et de modes de pensée, mais aussi de la responsabilité des citoyens, de tous les gens d'un pays, de l'ensemble de la société...

    C'est, à tous les niveaux de la société, gouvernants, politiques, intellectuels, citoyens ; le sens de la relation humaine qui a été perdu ou dévoyé, dénaturé ; ouvrant ainsi une voie sans cesse élargie aux individualismes exacerbés, aux égoïsmes, aux abus, aux injustices, aux imprécations, aux violences, aux rejets, aux discriminations, à la recherche du mieux et du plus pour le moins possible de réflexion, de partage, de respect de la personne, de respect de l'environnement naturel...

    Dans le sens naturel et intemporel de la relation humaine, rejoignant d'ailleurs le sens de la relation entre les êtres vivants, entre les êtres vivants et tout ce qui environne les êtres vivants, il n'y a pas de "dimension moralisatrice"...

    La "dimension moralisatrice" a été introduite par les humains dans la société humaine, dans les civilisations humaines... Et c'est cette "dimension moralisatrice" avec notamment la religion, les codes, les lois, les principes, les concepts... Qui a perverti, dénaturé, le sens originel, le sens "cosmique" (ou universel) en somme...

    La "dimension moralisatrice" a été introduite dans la société humaine au bénéfice des dominants et des privilégiés, contrairement à ce qu'elle laisse croire à ceux qui la trouvent "juste" et adhèrent à ce qu'elle porte en elle mais qui, en fait, est subi par le plus grand nombre où beaucoup se trouvent écartés des quartiers privilégiés de la Cité...

     

  • Ce que vaut la parole

    ... Ce que vaut la parole de celui, de celle qui détient la connaissance, le savoir, la compétence et dont l'autorité s'exerce par la pratique, par le conseil et par l'intervention... Tout cela soutenu par l'expérience et par les références entre autres que sont les diplômes, les reconnaissances officielles...

    Ce que vaut la parole de l'élu(e) mandaté et donc rétribué pour représenter les gens de telle ville, de telle région, de tel pays...

    Ce que vaut la parole de celui, de celle qui informe, dans un journal, à la télévision, à la radio, sur internet avec un blog, et cela d'autant plus que cette parole est celle d'un professionnel, donc de quelqu'un ayant l'autorité et la compétence requises pour informer, témoigner...

    Ce que vaut la parole portée sur la place publique par les élus, par les journalistes et par les gens de télévision animateurs présentateurs et invités "de marque"...

    Ce que vaut la parole des professionnels de la médecine et de la santé, notamment celle des médecins spécialisés en hôpital public ou en cliniques privées, et donc ce que cette parole implique en matière de conseil au patient, en traitement et en intervention...

    Ce que vaut la parole de l'homme ou de la femme politique, de tel ou tel parti, dans un gouvernement en place...

    Ce que vaut la parole d'un président de la république, ou d'un président de telle assemblée ainsi que la parole de tel ou tel membre de cette assemblée...

    Ce que vaut la parole mandatée, autorisée, ayant autorité et étant validée par ce qui la "sanctuarise"(les références, les reconnaissances officielles)...

    Ce que vaut la parole, quelle en est aujourd'hui la valeur ? La valeur si l'on compare cette valeur à la valeur qu'elle pouvait avoir par le passé, dans l'Histoire ?

    Aussi remise en cause, aussi contestée, que la parole ait pu être par le passé- parce que subordonnée à l'intérêt privé et personnel et jugée mensongère, et cela de tous temps dans l'Histoire- la parole de nos jours, plus elle est censée faire autorité, plus elle se fait justificatrice, plus elle se fait prometteuse, plus et mieux elle s'habille et s'adresse aux foules, à chacun en particulier, de toutes les tribunes -pour ne pas dire les chaires- possibles... Et plus sa remise en cause s'impose , du fait du niveau de violence, d'obscénité et de suffisance qu'elle atteint, de là où elle surgit et se diffuse... Du fait de tout ce que l'on peut observer et dont on subit les conséquences désastreuses pour notre santé et dans notre vie quotidienne à partir du moment où l'on ne fait pas partie des privilégiés les mieux placés et les mieux lotis... Autrement dit la parole de nos jours n'abuse plus grand monde...

    Mais cela ne veut pas dire -loin s'en faut- que la parole publique de chacun, notamment celle que l'on entend dans la rue ou celle que l'on lit ou écoute sur les réseaux sociaux, qui ne s'appuie pas sur des références, des connaissances approfondies, mais plutôt sur des émotions et des préjugés ; qui peut être celle du "petit cador du coin" dont les "stories font un carton"... Soit plus pertinente, plus "justifiée" ( "meilleure" en somme) !

     

     

  • Ces grands moments de notre vie ...

    ... "Les grands moments de notre vie ne sont pas toujours immédiatement perceptibles : il peut arriver qu'on en mesure l'importance sur le champ ; mais il arrive aussi qu'ils surgissent du passé, bien des années plus tard. Il en va peut-être de même avec les gens"...

     

    James Salter, Une vie à brûler.

     

    ... Ces "grands moments de notre vie" qui sont des événements marquants, dont l'impact est immédiat ou postérieur à la date où cet événement s'est produit ; ainsi que ces gens dont la rencontre nous a marqué et impacté dans le moment ou bien plus tard... N'ont pas forcément changé notre vie, changé notre mode de pensée, changé nos habitudes de vie, modifié nos comportements...

    Je pense en particulier en disant cela, à l'impuissance de l'amour, à l'impuissance d'un meilleur de nous-même ou d'un meilleur de l'autre, un meilleur révélé et activé par un événement marquant, par une rencontre déterminante, un meilleur qui n'a pas permis de rendre meilleur les autres ni d'ailleurs, soi-même...

    Faut-il voir là, dans cette impuissance, un échec ? Une cause de désespoir ? Avoir de l'amertume au constat de cette impuissance ?

    ... Une sorte de justice -si l'on peut dire- ... Dans le caractère aléatoire -et intemporel- des choses... De la relation humaine, du "bien ou mal fondé" de ce qui survient, d'une "morale" en quelque sorte...

    Ce qu'il y a de sûr, c'est que sans agissement, sans avancer du moindre pas, sans oser, sans risquer, sans "aller vers"... Il n'y a plus d'aléatoire... Rien qu'un "air ambiant" que l'on respire, qui n'a aucune odeur, aucun mouvement, aucun son... Un "vide" en somme...

     

  • Morale naturelle et morale "moralisatrice"

    ... D'un constat se dégage forcément une morale puisque ce qui est constaté implique d'exprimer ce que l'on pense de ce que l'on voit et dont on peut être témoin...

    Le discours moralisateur c'est celui dans lequel l'injonction et l'incantation sont accentués, s'appuyant sur ce qui est constaté.

    Si l'on réduit cette accentuation de l'injonction et de l'incantation de manière à les rendre moins présentes dans la formulation de ce que l'on exprime, ou mieux, si l'on parvient à les faire disparaître du discours, de la formulation, de manière à ce que seul ressorte le constat (qui va tout de même impliquer une pensée morale, un jugement -mais par induction)... Alors nous ne sommes plus dans un discours purement moralisateur mais dans un discours impliquant qu'une morale se dégage...

    C'est la raison pour laquelle, le discours, qu'il soit purement et directement moralisateur, ou qu'il soit fondé sur le constat, lequel constat impliquant qu'une morale se dégage... Ne peut avoir la même efficacité, le même impact, aussi diffusé et partagé qu'il soit... Que l'acte, l'agissement... A moins que l'acte, que l'agissement, suive le discours, en telle ou telle situation vécue...

    Mais de l'agissement, de l'acte, aussi se dégage une morale, puisque ce qu'on l'on accomplit dans la réalité de la situation vécue, dans un choix pensé et délibéré-et libre, implique d'exprimer par l'action menée, ce que l'on pense de ce qu'on voit et dont on est témoin actif...

    Il y a donc le discours moralisateur, avec l'injonction et avec l'incantation, d'une part... Et l'agissement moralisateur, avec la prise de position manifeste et l'exemple donné par cet agissement, d'autre part... (Dans le cas de l'agissement, c'est la prise de position lorsqu'elle est ostensiblement manifeste et -dirais-je-fanatiquement partisane, qui est l'équivalent de l'injonction et de l'incantation dans le discours)...

    La morale par elle même seule, ou le "sens moral" si l'on veut, ou encore le "bien fondé" de ce que l'on dit, de ce que l'on fait... La morale épurée de toute injonction et de toute incantation dans le discours ; et de tout ce qui ostensiblement, fanatiquement partisan, est manifesté dans l'agissement, retrouve alors sa définition première...

    Il y a donc une "morale naturelle et intemporelle" et une "morale moralisatrice de société, de civilisation"...

    Pour conclure je pense que la "morale naturelle et intemporelle" est plus proche de la Vérité, que la "morale moralisatrice de société, de civilisation"...


     

  • L'image, l'écrit, la parole

    ... Nous ne sommes pas, comme on pourrait le penser et comme d'ailleurs on le lit, le dit ou l'écrit, exprimé sur les réseaux sociaux et dans les conversations, échanges, discussions... Dans "une civilisation de l'image", mais dans une civilisation de domination par l'image , une domination qui s'exerce par l'audiovisuel (la télévision, internet).

    Ainsi l'image portant en elle l'effet qui lui est donné afin d'émouvoir, de choquer, de sensibiliser ; transmissible, diffusable, exportable et accompagnée de mots écrits, de paroles, de son ou de musique, et cela dans l'instantanéité... N'est plus perçue séparée ou isolée de son contexte environnemental. Elle apparaît alors détachée de la signification de ce qu'elle représente par elle seule...

    L'on peut dire également que l'écrit et que la parole portent en eux l'effet qui leur sont donnés afin de sensibiliser, d'émouvoir, dans une double domination qui d'une part s'exerce par tout ce qui se publie, se lit et s'écoute, et qui passe par les grandes maisons de production presse et édition afin d'être distribué (en fait vendu), et d'autre part s'exerce par les réseaux sociaux et internet...

    De même que l'image, alors, l'écrit et la parole ne sont plus perçus séparés ou isolés de leur contexte environnemental, et n'apparaissent plus dans leur seule existence et dans leur seule réalité culturelles...

     

     

  • Débats et polémiques

    ... Paul émit que c'était un des bas déchirés à la suite d'ébats qui n'avaient rien d'amoureux... Et les débats, reproduits en grand nombre et vendus en opuscules à prix cassés dans les grandes surfaces commerciales culture et multimédia, firent de beaux bas de laine bien emplis d'écus, pour les actionnaires...

    Et les ébats, en slip Bingo les pieds tapant sur le carrelage devant le frigo qui baille, s'éternisèrent dans la pièce encombrée de bas froissés imprégnés de bave ardente...

     

  • Chapeau, foulard, lunettes de soleil

    ... Une femme avec un très grand chapeau à très large bord et avec des lunettes noires grosses comme des soucoupes volantes...

    Et une femme dont les cheveux ainsi que le pourtour du visage, le cou et la poitrine sont enserrés de tissu...

    Dans un car de touristes pour accompagner les gens en tant que guide, cela ne suscite que des commentaires pouvant porter sur des façons de s'habiller que l'on peut préférer ou non par rapport à d'autres manières de se vêtir...

    Mais pour accompagner des enfants ou de jeunes adolescents dans une sortie scolaire, le très grand chapeau à large bord et les lunettes noires grosses comme des soucoupes volantes ; ou le grand foulard qui recouvre les cheveux, entoure le visage et recouvre le cou et les épaules, je ne pense pas que ce soit là, l'une ou l'autre, la manière la plus "adéquate" de se vêtir...

    ... Une autre réflexion qui me vient : dans le monde actuel en grande partie "occidentalisé" où voisinent deux ou trois grandes religions, chacune de ces religions étant celle de plusieurs millions de croyants, lesquels croyants sont pour nombre d'entre eux, pratiquants... L'on ne voit pas, par exemple en Amérique du Nord Canada USA et en Europe, de "Christianisme politique"... En revanche, et en particulier en France, l'on y voit de "l'Islam politique"...

    ... Et aussi, mais cela n'a rien à voir avec la politique-quoique..., beaucoup de femmes en été sur les plages et dans les lieux touristiques, avec de grands chapeaux à large bord et des lunettes de soleil grosses comme des soucoupes volantes... Et d'hommes aussi, avec casquettes, chapeaux, lunettes noires...

    ... Le visage et le regard, dégagés et bien en vue, sont pourtant les meilleurs "vecteurs" de relation, bien plus que ce que les religions, la politique et les apparences peuvent nous porter à exprimer autour de nous...

     

  • L'amertume est inféconde

    .. Si l'amertume est inféconde, ne produisant que du ressentiment ayant tendance à s'exacerber et de la nostalgie le plus souvent douloureuse, inscrivant des bémols sur la partition musicale qu'il nous reste à écrire (et avec de moins en moins de dièses)...Autrement dit pour les jours qui nous restent à vivre...

    En revanche l'amertume est féconde dans l'expression de notre vie par l'art ou par la littérature...

    Et je ne suis pas sûr, pas sûr du tout, que l'amertume exprimée par l'art ou par la littérature, même avec beaucoup de talent et de la meilleure facture, et avec de l'humour... puisse impacter, émouvoir, sensibiliser des personnes que l'on a connues et qui un jour ou l'autre nous ont déçu pour telle ou telle raison... Et encore moins impacter des personnes que l'on aimerait bien avoir pour lecteurs, pour visiteurs, spectateurs -et si possible, amis...

    C'est dans le domaine de la relation humaine que l'amertume, inféconde et ne produisant que du ressentiment avec de la nostalgie douloureuse, est le plus difficile à évacuer, d'autant plus que la relation a été "rapprochée" et a duré...

    En fait, l'écriture, la poésie, l'art, n'évacuent pas au sens d'éloigner ou de faire disparaître... L'écriture, la poésie, l'art, évacuent l'infirmité qui serait la nôtre, à ne pouvoir exprimer...

    Parce que l'on a su exprimer (ou que l'on a cru savoir exprimer) il nous semble que l'on a, d'une certaine manière, surmonté... Mais l'amertume est toujours là, bien réelle...

     

     

  • Dans un grand vent de pleurs

    ... Dans un grand vent de pleurs tourbillonnent, poussés par des tristesses infécondes emplies de nostalgies et d'amertumes tout aussi infécondes, des chagrins craquelés, fendus et recroquevillés dont les fines nervules tordues ne portent plus en elles qu'une sève gelée... Et dans le grand vent, des gouttes de lumière ne mouillent que des rêves décolorés...

    Dans une longue parole silencieuse et enfouie, les pleurs sèchent et leurs traces ne sont pas visibles sur les chemins où courent d'autres chagrins, d'autres tristesses, d'autres amertumes...

    Guillotiner nounours dans un grand rire bleu et peler des mandarines sans plier un pouce ou un majeur qui l'un ou l'autre de son articulation crie, en faisant glisser le couteau sous l'écorce de la mandarine...

    Et mettre à la place de la tête du nounours, la grosse bouille citrouille d'un quinquin de carnaval, ou un grand cou de girafe en carton avec des arc-en-ciel enroulés dessinés dessus...

    Alors dans le grand vent tourbillonneront, poussés dans les défilés des carnavals, les chagrins devenus quinquins...

     

  • Les déformations par la nature, les déformations par la société

    ... Ce dont peut nous doter par hasard la nature à notre naissance, un défaut physique, une malformation, une déficience, une anormalité, qui nous déforme et nous handicape, nous empêchant ou nous limitant de faire ce qui est possible aux autres, si ce n'est pas par trop invalidant ou inacceptable... Nous pouvons cependant le tourner à notre avantage pour autant que nous ayons la capacité morale et intellectuelle, d'exploiter au mieux, avec le plus d'ingéniosité possible, notamment dans la relation que l'on a avec les autres, ce défaut, cette malformation, cette anormalité...

    En revanche, les déformations qui nous sont infligées par la société dans laquelle on vit et subit, d'autant plus si cette société dans laquelle on vit est en déliquescence, se fracture ou se décompose, ne peuvent en aucune façon être par nous-mêmes exploitées au mieux de nos intérêts, car elles sont perfides, sans nette visibilité lorsqu'elles se présentent masquées, et qu'elles font des êtres que nous sommes, des robots, parfois des monstres, le plus souvent des larves, des indifférents, des complices de ce que l'on ne déplore point et qui dans une certaine mesure nous arrange...

     

  • Un tout petit pas ...

    ... De Dieu à Allah, il n'y a qu'un pas...

    Le pas d'une longueur de temps de 622 fois le tour qu'a fait la Terre autour du soleil entre l'époque où il avait eu le Dieu des Juifs puis des Chrétiens, et l'époque où il a eu l'Allah des musulmans qui est en fait, Allah, l'autre nom de Dieu, Dieu que l'on a aussi appelé l'Eternel...

    Cela dit, dans le cosmos, il y a le pas que font entre elles, les nébuleuses et les galaxies...

    Et si Dieu ou Allah, il fallait l'aller chercher dans ce que les scientifiques appellent "l'ère de Planck", ce temps indéfini, non mesurable, situé avant que l'univers ait pu avoir la dimension (le diamètre) de... 1,62.10 puissance moins 35 mètre (la plus petite longueur connue, de l'univers) ? ...

    Dans le temps indéfini et non mesurable, qui précède le temps qui commence quand l'univers mesurait 1,62.10 puissance moins 35 mètre, jusqu'à aujourd'hui 13,7 milliards d'années plus tard ; c'est là, j'imagine -à défaut de savoir- que s'est élaborée "l'œuvre de Dieu ou d'Allah ou de l'Eternel -ou du Créateur" (enfin, de quelque nom qu'on l'appelle)...

    Vu sous cet angle là, les églises, les mosquées, les synagogues, les religions; les pratiques, les signes, tout le décor qu'il y a autour, les guerres saintes, les djihads... Tout cela c'est comme des chaussures avec écrit "Nike" sur le côté, c'est comme des casquettes avec écrit "New York" dessus, ou comme des maillots avec écrit devant "Fly Emirates"... Quoiqu'il vaut mieux à vrai dire, des chaussures Nike aux pieds, des casquettes New York sur la tête, des maillots Fly Emirates sur le poitrail... Que des guerres saintes et des djihads qui font des morts...

    ... Bon, cela dit, encore, si les casquettes, les maillots et les chaussures sont fabriqués dans des usines où sont employés des enfants 12 heures par jour pour 30 euros ou dollars par mois, ça fait de la pauvreté et de la misère qui est de l'œuvre humaine sous l'œil de la religion...