Pensée, réflexions, notes, tags

Mots de la vie, interrogations diverses et parfois essentielles...

Hors sol

... Fraises hors sol, bulbes insipides gorgés d'eau et saturés de colorants, d'édulcorants et de substances gustatives... Illusion à s'y méprendre, de fraises naturelles... Sauf peut-être pour des goûteurs avertis...

Et ce que l'on fait avec des fraises, des légumes, d'autres fruits, du poulet, du poisson, de la viande de boeuf ou de porc... Dans les bateaux usine, dans les laboratoires des lobbies de l'agro-alimentaire et de l'élevage industriel... On le fera avec des cerveaux, avec des âmes...

Imaginez du Céline, du Coluche, du Brel, de l' Houellebecq, du Beigbeder, du Stephen King, du Troyat, du Gainsbourg... Relooké, en écrivains ou en artistes hors-sol, grand-publiqués consommés...

 

 

L'austérité

De l'os, t'héritais, pauvre corniaud !...

Les fauves ont curé toute la viande autour de l'os ! ...

Mais les chacals attendent pour sucer la moelle à l'intérieur de l'os !

Et dans le trou de l'os, pauvre corniaud, souffle, fais de la musique si tu en as encore la force...

Une musique pour casser les oreilles des chacals, des fauves, de tous les prédateurs qui ne cessent de hurler que pour toi pauvre corniaud, l'os est encore un trop bon casse-croûte !

 

L'obscurantisme

... L'une des caractéristiques de l'obscurantisme, outre celle bien sûr, la principale qui est l'opposition à la diffusion de l'instruction et de la culture par un système politique et ou économique ou encore, religieux... Ou, aussi, par le refus en soi, volontaire ou provoqué, de recevoir l'instruction et la culture...

Consiste en l'accusation des autres -ou de Dieu ou de la Société, d'être responsables de nos propres malheurs...

Un homme qui s'instruit, réfléchit, observe ce qui se passe et se dit autour de lui, mais qui accuse davantage lui-même que les autres, que Dieu ou que la Société, de ses malheurs – parce qu'en dépit de l'effort qu'il fait de s'instruire, il doute de lui-même et se dévalorise en présence des autres dans une conversation- est un homme dont l'un des deux pieds est encore du côté de l'obscurantisme, car en ne cessant de s'accuser lui-même il ne croit plus en lui, et, fatalement, il n'extériorise pas ce qui, de lui, peut être attendu, espéré, des autres...

L'obscurantisme ne peut être vaincu – non seulement par la culture et par l'instruction- qu'en n'accusant plus aussi, ni les autres ni Dieu ni la Société ni soi même, d'être responsables des malheurs qui surviennent dans notre vie personnelle... Même s'il y a un lien -encore que ce lien ne soit pas forcément évident à établir- entre la cause et l'effet...

 

Du ressort dans le schmilblic...

... Epiloguer, polémiquer, disserter, débattre, moraliser entre connaissances sur les réseaux sociaux autant qu'autour d'une table que dans une salle ou qu'en quelque coin de rue... De tout ce que l'on fait ou ne fait pas, de tout ce que l'on est ou n'est pas, de tout ce que l'on dit ou ne dit pas... ça fait pas avancer le schmilblic d'un iota ! ...

En revanche, tendre la main ou tendre le regard, ça met peut-être un peu de ressort dans le schmilblic ...

 

VISAGES

... Ces visages qui me sont familiers dans la mesure où souvent je les vois...

Ces visages d'avant que je ne vois plus mais dont je me rappelle à quoi ils ressemblent et que si je savais les dessiner je les reproduirais tels quels...

Ces visages qui sont, pour bon nombre d'entre eux, tous aujourd'hui bien vivants, ceux d'avant et ceux de maintenant...

Ces visages que je ne verrai plus parce qu'ils ont disparu et sont devenus souvenir...

Ces visages dont je ne sais s'ils aperçoivent aujourd'hui - ou ont aperçu jadis - les traces que je laisse sur le chemin...

Ils sont dans le paysage que je parcours, dont les couleurs peuvent changer ou se diluer...

Ils sont souvenir, ils sont événement, ils sont passant, ils sont proches, ils sont lointains...

Et dans le paysage dont les couleurs changent ou se diluent, je tends mon regard vers ces visages, je petit-cailloute sur le chemin, des mots pour eux...

 

La sève qui imprègne la chair de l'arbre

... Sans la sève revenant à chaque printemps, qui imprègne la chair de l'arbre et monte dans les branches, l'arbre deviendrait sec, sans vie, et avec l'humidité ambiante, il finirait par tomber en poussière...

Mais la sève revenant et montant dans les branches, ne garantit jamais que l'arbre produira des fruits ni même forcément, des feuilles...

Un arbre dénudé, c'est quand même un arbre et rien ne prouve qu'il demeurera dénudé, puisqu'il demeure en vie par la sève qui monte en lui.

Il en est de même du Verbe qui imprègne l'esprit et la pensée... Mais ne produit pas forcément l'agissement quand bien même l'agissement est suscité. Et rien ne prouve que le Verbe ne produira pas -un jour ou l'autre- l'agissement on va dire "de bien"- qu'il porte en lui... Même s'il produit tout le mal que l'on déplore et que l'on subit...

 

Les uns et les autres

... Il y a ceux qui se satisfont, par habitude, par fatalisme, par intérêt, par commodité... D'un modèle religieux, politique, économique, scientifique, culturel, idéologique, social... D'un modèle censé répondre aux questions que tout le monde peut se poser à un moment ou un autre de sa vie... (une majorité).

... Et il y a ceux qui ne peuvent se faire à l'idée de quelque modèle que ce soit, qui cherchent et ne trouvent pas, ou quand ils trouvent ils s'interrogent, ne pouvant se résoudre à prendre pour modèle ce qu'ils ont trouvé... et c'est parmi ces derniers que l'on rencontre les "fous", les révoltés, les dérangeants, les "empêcheurs de tourner en rond"... Ou les imposteurs, les fanatiques qui, eux, cherchent à imposer des modèles contre les modèles... (une minorité).

Les uns (la majorité) ne changeront jamais le monde mais seulement de modèles...

Les autres (ceux de la minorité qui ne peuvent se résoudre à prendre pour modèle ce qu'ils ont trouvé) ont quelque chance -si l'on peut dire- de changer le monde... Ou (les imposteurs et les fanatiques), de détruire plus radicalement le monde que ceux qui dénaturent et abîment le monde par les modèles dont ils se satisfont...


 

Le grand rut

... Et si mille félins, des roux, des tigrés, des Isabelle, des noirs et blancs, des plantureux et des faméliques, vrillés d'une faim souveraine et infinie dans un formidable rut d'esprit et de coeur, en un grand concert sans chef d'orchestre sous les étoiles, descendaient de leurs gouttières, sortaient de leurs caves, déambulaient sur les trottoirs, entraient dans les maisons et dans les jardins ; tous énamourés de visages, d'essences d'êtres, d'intimités aux effluves pénétrantes, d'étoffes et de vêtements délicats, d'émotions juvéniles ou vieillissantes, et se mettaient en marche mais sans former des rangs, dispersés qu'ils seraient, queues en l'air , multitudes de minettes et de matous soulevant la poussière des passages, des lieux qu'ils investiraient, rugissant leur faim droit devant eux, ne poursuivant plus de proies mais interpellant les humains arrêtés dans leur course contre la montre, ébahis à leur vue ?

Peut-être alors, la course deviendrait-elle une danse à ciel ouvert...


 

La valeur travail

... La valeur travail, invoquée par la droite de Laurent Vauquier, est incompatible avec le développement de l'actionnariat et avec l'accroissement des dividendes...

L'actionnariat et les dividendes ne sont rien d'autre que de l'argent pris sur le travail, sur l'effort, sur l'activité de millions de salariés qui produisent les biens et les services...

La seule façon de privilégier vraiment le travail, de donner au travail sa véritable valeur, c'est de déprivilégier l'actionnariat...


 

L'amertume

... L'amertume fait davantage de consommateurs de la révolte, que de révoltés...

Et c'est cette amertume là, faite de consommateurs de la révolte, qui bruit, s'agite, s'expose, se répand, se banalise partout, sur la Toile et en tous lieux où se rencontrent les gens...

Dans ce qu'elle a de contre productif, de vain, de répétitif et d'une vulgarité aussi brutale que réductrice dans son expression ; avec ses trompettes de foire aux sons aigus et discordants, ses tambours battants coeur de pieuvre, ses fumigènes et ses chiffons bleus, rouges ou jaunes agités... L'amertume asservit et rend inaudible la voix de la révolte...

... Que cesse l'amertume et vienne la révolte !


 

La raison du plus fort

... La raison du plus fort n'est acceptable -et meilleure peut-être, quoique cela ne soit point certain- que si le fort insuffle de la force qu'il a en lui, autour de lui... Et qu'il participe au développement en l'autre de ce qu'il y a de fort en cet autre...

Il y a ainsi par cette raison du plus fort, un principe de relation qui s'établit, différent de celui de la domination par la force et par l'autorité...

La raison du plus fort, cependant, aussi acceptable et meilleure soit-elle, finit le plus souvent par devenir contestable et à susciter opposition et résistance, ou à se révéler incertaine...

Parce que la raison du plus fort, si acceptable et meilleure soit-elle, flirte souvent avec de la générosité opportuniste, de la certitude ostentatoire et partisane d'un bien-fondé... Sous couvert d'une bonhomie ou d'une humilité de façade...


 

L'anarchie réduite au désordre et à la violence, suite...

... J'ai pensé à une société humaine qui, en gros, fonctionnerait -mais en tant que société humaine bien sûr- comme certaines sociétés animales (fourmis, abeilles, loups, chats... par exemple...)

Ou encore j'ai pensé à ces sociétés humaines du temps du Paléolitique Supérieur (Néandertaliens, Sapiens tels que les Solutréens et les Magdaléniens) qui vivaient en tribus, en groupes, sur des territoires de chasse, de cueillette, et qui se déplaçaient selon ce qu'ils trouvaient de ressources naturelles dont ils avaient besoin pour vivre au quotidien...

Les animaux pour la plupart des espèces dont les insectes, les oiseaux, les mammifères ; ainsi que les humains de la préhistoire, l'ensemble des êtres vivants en fait, communiquent entre eux, échangent, ont une relation entre eux selon un ordre naturel... Avec bien sûr le rapport dominant dominé, ou un rapport de symbiose...

J'ai donc pensé à une société humaine qui fonctionnerait sur le principe de la relation (échange, transmission de savoir, (de savoir faire), de connaissances, d'informations utiles, partage des ressources selon des besoins et des capacités à gérer ces ressources et cela sans loi écrite, sans gouvernement, sans états, frontières, dans un espace commun à tous, dans une liberté liée à la responsabilité de chacun, à une intelligence de la relation, à une capacité à gérer les conflits...

C'est la vision que j'ai, en gros, d'une société anarchiste (fondée sur le principe de la relation , de l'échange)...

Pour "expliquer tout ça" (comme j'ai essayé de le faire) je donne pour référence : Elysée Reclus (ses ouvrages, ses travaux, son approche et son étude de la géographie et des hommes)...

Mais je dis aussi, que l'humain, depuis les premières civilisations (à partir en gros, de la fin du Néolithique) jusqu'à nos jours, ne prend pas le chemin de cette société anarchiste "idéale"... Et que les visions anarchistes actuelles sont quasiment toutes des visions dénaturées de l'anarchie, où l'on ne voit que désordre et violence... Et liberté sans responsabilité...


 

... Et j'ajoute que, par la volonté -pour l'essentiel- des décideurs, la société humaine dans son ensemble échappera à son destin qui est celui de devenir une société anarchiste dans un futur éloigné de mode de vie, de relation, de technologies évolutives... (Un futur qui serait celui d'un "retour aux origines", d'un retour au fonctionnement des sociétés humaines d'avant le Néolitique -mais dans un environnement de technologies, de savoirs, de mode de vie ; un environnement différent donc...

Les décideurs n'en veulent pas, de cette société anarchiste.

Et les sociétés telles qu'elles fonctionnent aujourd'hui avec leurs gouvernements, leurs cultures, leurs cultes, leurs modes de vie, leurs clivages, leurs crispations, leurs codes et leurs lois... Pour la plupart d'entre elles soumises sinon même alliées aux décideurs, n'en veulent pas non plus, de cette société anarchiste que personne ne croit possible, ou que l'on associe au désordre et à la violence, et que l'on craint plus que tout ce que l'on peut déplorer, en particulier l'injustice, la pauvreté, l'autoritarisme, la domination d'une minorité possédante, tout cela dans un environnement de violence...


 

La scène

C'est la scène, qui est importante pour le comédien, l'artiste, l'écrivain, le poète, le musicien, qui a besoin de s'exprimer sans pour autant s'afficher…

Pas la loge tout en face de la scène pour les invités de marque, ni quelque strapontin au fond de la salle...

La place dans la loge, la place sur le strapontin... sont des places où le comédien, l'artiste, l'écrivain, le poète, le musicien, se sent en exil, s'il aspire davantage à être existé plutôt qu'à s'exister…

À la limite – et dans une certaine mesure cela peut valoir la scène – une place debout entre les portes battantes, une place d'observateur et de témoin de ce qui se joue ou se trame sur la scène... C'est une place intéressante…

... La scène donc !… Ou la place d'observateur et de témoin… Ou même si possible les deux, la scène et la place d'observateur témoin…

 

L'anarchie réduite au désordre et à la violence n'est pas un destin...

La liberté sans la responsabilité, ce sont toutes ces formes d'anarchie qui sont toutes d' exécrables copies défigurées de l'anarchie… Et qui réduisent la relation en un rapport de force par lequel l'un domine, et l'autre subit ; l'un possède et l'autre n' a rien ou peu…

Et l'anarchie réduite au désordre et à une violence qui change de camp de temps à autre, n'est en aucune façon, un destin, un avenir pour l'humain… Elle remet en course les chiens de guerre et de sac dont les colliers dorés se remettent à briller…

L'humain est inapte à l'anarchie… Son destin c'est de devenir apte à l'anarchie mais il n'en prend guère le chemin…

 

Canards galopant le cou dressé et agité, sans tête

Les tenants de la pensée unique et qui sont les décideurs, ceux qui ont l'argent et le pouvoir et qui donnent des leçons de morale à ceux qui à leurs yeux, ne savent pas penser ou pensent ce qu'il ne faut pas ; sont eux aussi de religion intégriste, autant que les fanatiques et les tueurs invoquant Dieu, que les polices et les armées poursuivent… Et se font les alliés d'une barbarie relookée d'une civilité qui est comme un beau vêtement à la mode recouvrant un corps dont on ne voit la crasse qu'une fois ôté le vêtement.. D'ailleurs, ils ne cessent de crier "sus aux barbares", de filmer et de montrer la barbarie, faisant ainsi la publicité des barbares... Mais ce ne sont pas eux qui meurent sous le couteau des assassins…

Avec les fanatiques et les tueurs qui invoquent Dieu, les cadavres n'ont plus de tête…

Mais avec les tenants de la pensée unique et les décideurs qui détiennent l'argent et le pouvoir, les vivants galopent tels des canards sans tête, le cou dressé et s'agitant…

Et aucune révolution ne se profile à l'horizon, autre que celle de „c'est moi-c'est nous-qui détient-la vérité/ôte-toi-de là-que-j'y mette“ …

 

 

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