Pensée, réflexions, notes, tags

Mots de la vie, interrogations diverses et parfois essentielles...

Etre aimé sans être existé, est-ce mieux que d'être existé sans être aimé?...

... Peut-on aimer l'Autre (un proche, un ami, une personne de sa connaissance) sans l'exister ?

Et celui ou celle qui t'existe (un proche, un ami, une personne de ta connaissance) t'aime-t-il pour autant ?

Etre aimé sans être existé, est-ce mieux que d'être existé sans être aimé ?

Je me demande si, au fond, "exister l'Autre" n'est pas l'aimer sans savoir, sans n'avoir point conscience qu'on l'aime... pour autant qu'exister l'Autre peut-être le principe le plus actif de ce que l'on appelle aimer...

Que demeure-t-il de l'amour que l'on a pour un proche, pour un ami, pour une personne de sa connaissance, sans le principe actif qui est celui de l'exister, ce proche, cet ami, cette personne... ?

Le torrent dans la montagne, la rivière puis le fleuve dans la plaine ; les océans et l'atmosphère... Ne sont torrent, rivière, fleuve, océans, atmosphère... que par la mécanique des courants qui les porte... Sans la mécanique des courants, le torrent, la rivière, le fleuve, les océans, ne sont plus que des étendues d'eau immobiles... Et l'atmosphère une masse d'air tout aussi immobile...

C'est cette question de l'existence de l'Autre ( si l'on l'existe ou non ), et quand on pense à ce qui est d'aimer l'Autre en l'entourant de mille attentions quotidiennes, de tant de bonté et de gentillesse... Une question à mon avis, tout à fait fondamentale... Et grave... à se poser...

 

Soumission

"La soumission est sur Terre l'équivalent du purgatoire, une destination agréable en attendant l'enfer. Embarquement immédiat".

 

... L'embarquement est toujours immédiat, en fait... Car il ne supporte aucun délai, aucune hésitation, aucune réflexion au moment du franchissement de l'appontement très court au dessus de la tranchée profonde et étroite, entre la coque du navire et la bordure du quai... Le passager n'apercevant jamais l'eau noire et clapotante, et n'éprouvant pas la moindre sensation de vertige...

Mais le purgatoire n'est pas cependant, du moins pas toujours, cette destination agréable, une destination il faut dire alors, qui n'est que la promesse d'un port d'arrivée sous conditions et contraintes...

Lorsque la destination s'avère agréable, c'est parce que cette destination est vue, est pressentie comme étant à priori agréable... Et c'est là toute la perfidie, tout l'artifice, toute l'apparence de ce purgatoire qui est pour la durée du voyage, un espace prison à ciel ouvert...

L'enfer c'est le naufrage de la vie, quelque part dans l'océan, avec l'image fixée sur la rétine, du port d'arrivée...

 

Les deux formes de dictature...

... Il y a deux formes de dictature, aussi inacceptables l'une que l'autre : celle qui met des muselières et donne des coups de bâton ; et celle qui met une olive bien huilée dans le fondement...

Dans l'une comme dans l'autre il y a des degrés, mais les degrés sont comme les barreaux d'une très courte échelle.

 

Les voies de la Culture

... Les voies de la Culture, là où commence le Territoire inconnu et parfois même dans la traversée du Territoire connu ; tout comme les voies de Dieu, sont "impénétrables"... C'est la raison pour laquelle on veut à tout prix que les voies, celles de la Culture comme celles de Dieu, soient pavées, asphaltées, qu'elles aient des bornes tous les kilomètres, des panneaux directionnels lorsqu'elles se croisent, que l'on y trouve tout au long de leur tracé dans un paysage de montagne, de forêt ou de plaines herbeuses, des gens cheminant se rencontrant devisant ou se croisant sans se voir ou se jetant des cailloux... Mais cela ne rend pas pour autant les voies, "pénétrables" puisque des herbes que l'on ne peut écarter tant elles sont drues recouvrent les pavés, puisque les bornes et les panneaux ont des marques qu'il faut comprendre, puisque les gens cheminant se rencontrant devisant se croisant ou se jetant des cailloux sont autant étrangers à nos yeux que tout ce qu'il y a d'étranger en nous mêmes...

 

Auprès de mon âtre

     Qui ou quelle que soit le maître ou la maîtresse du logis faisant dans sa cheminée un grand feu, qu'il ou qu'elle vous conte une histoire de banquier scélérat, ou l'histoire d'un jeune homme en échec scolaire qui arrive à monter sa petite entreprise et à devenir riche ; que le feu dans la cheminée soit celui d'un grand tronc d'arbre, d'une brassée de sarments ou que les flammes s'élevant soient rouges et ronflantes ou jaunes avec des reflets bleus... Ce sont toujours les mieux placés sur les bancs devant le feu qui jouissent de la chaleur ambiante... Il y a toujours et forcément, ces bancs situés au fond de la pièce, loin du feu et où grelottent les sans manteaux ne comprenant pas très bien l'histoire racontée par le maître ou la maîtresse du logis...

 

Les êtres obscurs et les êtres éclairés

     Les uns passent leur vie à s'exister envers et contre tout, ils n'ont pas en eux ce "dieu caché" qu'ils croient avoir et que par imposture il font descendre de quelque trouée survenant dans leur ciel le plus souvent nuageux et sombre...

Tout habités d'une pensée qu'ils se croient seul à avoir, ils déchirent autour d'eux, non seulement ces fleurs flétries, ces fleurs putrides, ces fleurs sans éclat qui certes pullulent, mais ils déchirent aussi les fleurs épanouies dans la lumière...

 

Les autres passent le plus souvent eux aussi leur vie à s'exister, d'autant plus que, sans cependant être forcément fiers, ils ne sont jamais humbles.

Tout habités eux aussi d'une pensée qu'ils se croient seuls à avoir, forts et sûrs qu'il sont de leurs connaissances, sollicités qu'ils sont de leurs proches, de leurs amis ; ils n'ont que peu de considération pour ces fleurs autour d'eux qui ne sont jamais regardées.

 

Tels sont ces uns qui se prétendent "éclairés" mais sont des êtres obscurs , tels sont ces autres qui sont "éclairés" mais ont en eux de l'obscurité...

 

 

La puissance de la littérature et de l'art

     La vraie puissance de la littérature, et de l'art en général... Et l'on peut associer l'humour à la littérature et à l'art... C'est cette possibilité qu'ont la littérature, l'art et l'humour, d'expurger l'inacceptable, par la manière même de formuler, d'exprimer cet inacceptable, prenant ainsi le risque d'une "levée de boucliers" et de s'aliéner quelques lecteurs, quelques spectateurs...

Le fait même que l'on puisse exprimer, représenter dans des livres, sur un tableau de peinture, ou par l'humour,  l'inacceptable ; c'est peut-être "désamorcer" cet inacceptable...

 

 

Une société hyper connectée mais engagée dans une impasse

     Les attaques, les défenses, les exaltations, les polémiques... En tumultueux monologues répétitifs, en pugilats verbaux dans les forums de radio et dans les émissions de télévision et sur le Net... Tout cela dans l'insulte, dans le raccourci, dans le mensonge, dans les effets de langage et d'image, dans l'émotion, dans l'outrance, dans le déni... C'est "l'impasse historique" dans laquelle notre société hyper connectée se trouve engagée... Une impasse cependant, dans laquelle résistent et font entendre leur voix, des personnes conscientes, aimantes, déterminées et agissantes qui changeront le cours des choses car c'est toujours ainsi, par des associations de ces personnes entre elles, que les changements importants et déterminants se sont produits dans le monde, dans l'Histoire...

 

 

Tous les silences ne font pas le même bruit

Le bruit du silence

... En ce sens que tous les silences ont un langage, une parole, ou des mots différents... Et sont difficiles à interpréter, à traduire...

Je crois que la "traduction" la plus courante qui est faite, du silence, c'est l'indifférence.

... Il y a deux sortes de silences :

-Celui qui "coule de source" : tout simplement parce que ce qui a été produit (dit, écrit, posté sur la Toile) n'a pas été vu, n'a pas été entendu, n'a pas été recherché, est passé totalement inaperçu...

-Celui qui est le propos que l'on ne voit pas, que l'on n'entend pas, mais qui est comme l'oeil noir du juge dont on  se doute , qui est perçu comme un coup de bâton, ou au contraire celui qui est une adhésion tacite à ce qui a été produit (dit, écrit, posté)...

Autant je comprends la "non nécessité" qu'il y a répondre, à réagir, dans le cas de l'adhésion tacite... Autant je conspue, fustige, lamine, interpelle, l'oeil noir du juge et (ou) le coup de bâton contenus dans la "non réponse"...

Un bras d'honneur, donc, au silence coup de bâton, au silence du juge qui vaut sentence condamnation ; un double bras d'honneur à m'en bleuir le creux du coude, à ce "silence indifférence délibéré" qui lui, est sans doute le pire des silences, la "non réponse" la moins acceptable...

 

Debout les artistes...

     Debout les artistes, les poètes, les écrivains, les musiciens, les penseurs, les amoureux de la vie, les créateurs... Contre tous les totalitarismes de la politique, de l'économie, des marchés, des religions, de l'argent, du paraître et du formatage des émotions...

 

... Pour que le monde de 2017 et des années à venir ne ressemble pas à cette image ! ...

Amerique de trump

 

Ni à cette image là, non plus :

Intelligence artificielle

 

Dans la durée d'une étincelle de temps

      Je n'ai en réalité, anonyme que je suis dans la foule, dans un endroit où passent tant de gens, que... pour immense tableau en image hologramme à mettre devant moi, de tout ce paysage qui m'habite... rien d'autre que mon visage, que mon regard, ce regard que je porte et dans lequel je mets tout ce qui m'habite, comme si je voulais, dans la seule durée d'une étincelle de temps, atteindre l'un ou l'autre de ces visages inconnus dont je ne sais pas l'histoire...

 

Noël et Nouvel An

     En ces jours de fin d'année période Noël Nouvel An, j'ai une pensée affectueuse pour les NEUF MILLIONS de Françaises et de Français (et, par extension pour les autres millions et centaines de millions de personnes dans le monde), qui sont seuls, femmes et hommes jeunes et "moins jeunes", veufs, veuves, célibataires, divorcés, séparés...

En effet, neuf millions de ces personnes dans notre pays, la France déjà... Ce n'est tout de même pas rien !

Et c'est avec une certaine gravité, avec une certaine émotion, du plus profond de moi-même, que je pense à toutes ces personnes dont la vie n'a pas été facile, parfois même assez chaotique ; et qui le soir, après leur journée de travail, leur journée d'activités diverses, se retrouvent chez elles, devant un poste de télévision ou de radio, assises devant un plat, une tasse, un verre... Sans en face d'elles un interlocuteur "en chair et en os", sans une main à toucher, sans voir d'autre regard que celui des yeux d'un visage en photo...

Je vous offre, seules et seuls que vous êtes, de moi, mon visage et mon regard ; tout comme je le fais d'ordinaire en tout lieu où passent tant de visages... Tant de visages passant ainsi à proximité de nous, que, si préoccupés que nous sommes, nous ne voyons pas, et, encore moins, regardons...

 

Poussière

      Dans un ciel déchiré par les dieux, poudroie toute une poussière d'humanité.

Les dieux envoient du feu au travers des nuages, la poussière d'humanité calamine les nuages...

Mais la poussière est tout de même traversée de lumière...

 

L'écriture

Ecriture

     L'écriture prenant dans ses bras toute la féminité qu'il y a en un être, et, autant qu'elle en peut être capable, toute la féminité qu'il y a dans le monde... Je voudrais pouvoir dire "c'est mon écriture"...

... Mais... Que demeure-t-il de ce qui émerveillait dans le monde tel qu'il était jusqu'à présent, et que demeurera-t-il de ce qui émerveille encore dans le monde tel qu'il devient à partir d'aujourd'hui ?

 

Le bruit des bottes, le silence des pantoufles

      Le silence des pantoufles est plus dangereux et à vrai dire plus pernicieux, que le bruit des bottes...

Car le bruit des bottes même s'il nous fait fermer portes et fenêtres et éviter de nous exposer dans la rue, fait plus de résistants que le silence des pantoufles bercé par le son des cloches et par la résonance des musiques battantes et rythmées...

 

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