Pensée, réflexions, notes, tags

Mots de la vie, interrogations diverses et parfois essentielles...

Un critère de considération des gens ...

... S'il est en ce qui me concerne, un critère de considération des gens -et ce critère là existe bel et bien chez moi manifestement et sans détour- c'est celui de la manière dont on traite les personnes qui ont, disons, perdu certaines des facultés -plus "intellectuelles" si l'on veut, que "physiques"- du fait d'une maladie invalidante, d'un vieillissement avancé... Ou même encore, qui, sans être atteintes de quelque handicap réel, sont des personnes que l'on dit "simples", sans défense, d'une bonté sur laquelle on "marche dessus", jeunes ou plus âgées et qui donc, sont les oubliées, ces "pauvres personnes" toujours comme on dit, des grands événements familiaux, fêtes, réceptions, anniversaires... Ces personnes auxquelles nul autour d'elles n'adresse la parole ou tout juste deux ou trois mots...

J'ai souvent observé que les proches même, de ces "pauvres personnes" -et à plus forte raison l'entourage des connaissances, voisins, etc. , notamment lorsqu'elles ont perdu -ou commencé à perdre- ces personnes, certaines des facultés qu'elles avaient auparavant, du fait de leur viellissement, d'une "fragilité", d'une incapacité qu'elles peuvent avoir à se débrouiller seules ou à se gérer au quotidien... J'ai souvent observé que proches et connaissances par les limitations et restrictions imposées, par une attitude "infantilisante", par leurs interventions de plus en plus fréquentes et autoritaires ; contribuent à une accélération d'un processus maladif ou invalidant qui dans son évolution normale "suivrait son chemin peu à peu" (et peut-être de façon peu visible)...

... Cette manière de traiter les personnes "fragilisées" par la maladie, par le vieillissement, par quelque handicap d'ordre "mental" ... Et d'une manière générale, cette manière de traiter les personnes "simples", humbles, sans défense, d'une bonté sur laquelle on marche dessus sans retenue sans complexe et avec suffisance et mépris... Me révolte... Et je le dis, et l'exprime tout net, d'un "bras d'honneur à m'en bleuir le creux du coude" à l'égard de tous ces gens qui pètent de santé physique et mentale, de certitudes de leurs pouvoirs, de leur charisme de merde, de leur orgueil, de leurs belles baraques et de leurs bagnoles, de leurs équipements high tech, de leur culture, de leurs relations, de leurs fringues, de leur apparence dans le monde, de leurs préjugés, des modes qu'ils suivent, de leur compte bancaire, de leurs croisières, voyages, de leurs réussites etc. ... Et je me fous et contrefous de tout ça, qui fait l'essentiel et le superflu de leurs existences, vautrés qu'ils sont dans le consumérisme, la pensée consensuelle et dans l'hypocrisie ! Je ne me sens aucunement solidaire de tous ces gens là, qui traitent les simples, les humbles, les vieux, les handicapés notamment mentaux -ou "Alzeimer" pour appeler un chat un chat- avec autant de déconsidération !


 

La liberté

... La liberté est trop belle pour que l'on fasse n'importe quoi avec...

Passe encore notamment sur la Toile tous ces déversements d'états d'âme, d'amours ratés, de toutes sortes d'événements de sa vie mis en images et en séquences vidéo, d'intimités divulguées, avec des participes passés en "er" et des formulations SMS...

Mais de grâce, assez de violences, d'injures, de vociférations brutales, de haine, de propos réducteurs...

Assez de cette violence exercée sur une personne en particulier, ou sur telle sorte de gens pour telle ou telle raison...

La liberté est trop belle pour que l'on fasse n'importe quoi avec...

Elle doit être avant tout, la liberté, un soutien, un mode de pensée et d'expression qui, dans sa manière d'être et de dire, fait de l'homme ou de la femme révolté, aussi déchiré qu'il -elle-soit, un être responsable.

Mais ce sont les êtres responsables, témoins de leur temps, graves, réfléchis, agissants, qui, bien souvent, sont traqués jusque dans leurs derniers retranchements, à cause de cette révolte en eux qui ne s'exprime pas de la même façon que celle de leurs semblables autour d'eux, et ne prend pas non plus, les mêmes chemins...

... C'est, en somme, l'homme révolté, d'Albert Camus... L'homme dont la révolte n'a pas de sens politique, mais est un refus de la condition humaine dégradée. Et contrairement à la révolution par l'expression et par la manifestation de la violence, la révolte (celle dont parle Albert Camus) n'a pas de plan, pas de doctrine, pas de meneurs, pas d'étendard, pas de rangs de suiveurs, pas de partisans fanatisés, pas de "cible" particulière désignée ou stigmatisée... Elle agit, tout simplement, à sa manière et dans la liberté qu'elle se donne... Et si elle a pour ainsi dire un ennemi à abattre, cette révolte là, c'est bien celui de la condition humaine dégradée...

 

L'obscurantisme

Terre creuse

... Je vois l'obscurantisme comme une bulle de même dimension que la Terre notre planète, une sorte de Terre creuse avec tout autour et en dessous de sa surface interne, un ciel dans lequel tournerait tout au long de la moitié de la circonférence de la bulle, un soleil éclatant ; et tout au long de l'autre moitié, des points lumineux ; ainsi tour à tour le ciel serait bleu puis couleur d'encre...

La bulle n'aurait pas de surface extérieure du fait que l'espace tout entier autour de la bulle, serait une masse rocheuse infinie.

... L'obscurantisme : une bulle prise dans la masse rocheuse infinie... Lorsque tout l'air qu'elle contient aura été absorbé par tout ce qui vit dans la bulle, et en particulier par le plus "intelligent" ("intelligent" si l'on peut dire) des êtres vivants, alors l'obscurantisme disparaîtra, la masse rocheuse sera redevenue l'espace qu'elle était avant, et la bulle sera redevenue la planète Terre qu'elle était avant, tournant autour de son étoile le soleil...

 

 

L'écriture

... Si l'écriture en tant que moyen d'expression est vanité et spectacle, l'éventuelle portée qu'elle pourrait avoir n'est qu'illusion...

Autant alors, plutôt que de produire de l'écriture spectacle et vanité, aller se coucher ou jouer aux cartes ou jardiner ou se promener...


 

La beauté d'un livre

"On peut juger de la beauté d'un livre, à la vigueur des coups de poing qu'il vous a donnés et à la longueur de temps qu'on met ensuite à en revenir"

[ Gustave Flaubert ]

Je rapproche ce propos de Gustave Flaubert, de celui de Frantz Kafka qui écrivait le 27 janvier 1904 à Oskar Pollak :

"Un livre doit être la hache qui fend la mer gelée en nous".

... Il semble aujourd'hui assez courant - et sans doute plus "confortable"- de laisser de côté ces livres qui donnent des coups de poing ou fendent ce qu'il y a de gelé en nous...

Cependant, lorsqu'il arrive que de tels livres -parfois- paraissent, l'effet de l'annonce qui en claironne la parution et le marché qu'il ne manque pas de se faire de ces livres là, transforment le coup de poing en un choc émotif pour ceux qui les achètent et les lisent Et ce qu'il y a de gelé en nous, entre de suite en état d'ébullition. Que reste-t-il alors, du pouvoir et de la portée de ces livres ?


 

Une société hyper connectée ...

... Mais engagée dans une impasse à perte de vue dont on ne voit pas l'issue, où se jouent sur sur des planches posées à la hâte sur des tréteaux, sinon sur des cartons renversés en bordure de trottoir, des parties de jeux de démolition où les participants toujours plus nombreux et toutes générations confondues, s'agitent et se bousculent, jetant sur le plateau leurs dés, leurs cartes, leurs dominos, enduits de toutes les crasses dont sont imprégnés leurs doigts, leurs mains, leurs vêtements...

Autant dire que le mensonge, que l'insulte, que le raccourci dans le propos, que l'outrance, que la médisance, que la délation, que le déni, que tout cela dans l'effet le plus voyant et le plus répandu possible au vu et au su de toute la coterie et de ce qui borde la coterie par extension... A la vitesse de la lumière, se diffuse dans l'espace devenu impasse...

Cependant, et c'est heureux, des voix s'élèvent par dessus les mêlées, des voix qui se rejoignent, dont la force qu'elles portent en elles, étouffera l'insulte, le mensonge et le déni...Et surtout, bousculera les meneurs de jeux de démolition... Alors apparaîtront quelque part d'un côté ou de l'autre de l'impasse, des issues, et cela commencera par des brèches dans les murs là où il n'y avait que des fissures...

 

Les faucons

Les faucons sur la manche du maître de la volière s'agitent.

Prêts à s'envoler, déjà sous leurs ailes déployées, s'étend l'ombre de mort qu'ils portent, sur le sol qui bruit du martèlement des pas du maître de la volière.

Et au bout du vol sous les ailes des faucons là bas où déjà la terre se dessèche et où les cours d'eau se tarissent dans les vallées, l'ombre tombera en pluie silencieuse, étendra et dissoudra les habitants des villages dans la poussière des chemins et des pierres éclatées des maisons écroulées.

Et tout au dessus du paysage le ciel s'embrasera, et au delà des vallées aux cours d'eau à demi taris, partout aux alentours et jusqu'aux confins des paysages de l'autre côté des océans , c'est le ciel tout entier qui s'embrasera.

 

Naître c'est difficile

 

Naître c'est difficile

Mais nous l'avons tous oublié

Il y a déjà ce premier souffle

Au moment de la sortie

L'air qui entre dans les poumons

Pour la toute première fois

Et le cri qui s'ensuit

Cela fait donc très mal

 

Puis vient le premier regard

Les yeux venant tout juste de s'ouvrir

Et ce premier regard

N'est jamais le regard d'un chrétien

N'est jamais le regard d'un musulman

N'est jamais le regard d'un juif

N'est jamais le regard d'un djihadiste

N'est jamais non plus

Le regard d'un milliardaire

Tout cela viendra un peu plus tard

Et ce sera selon

 

Aucun regard d'un peu plus tard

Et à plus forte raison de beaucoup plus tard

Ne ressemblera au tout premier regard

 

Après le premier souffle

Le premier cri

Le premier regard

Vient le premier geste

Celui de toutes petites lèvres

Qui se portent sur un sein

Ou sur ce qui remplace le sein

Tout ce qui fera ce que l'on sera

Viendra après

Selon …

Mais pas tout de même le lendemain

Pas la semaine prochaine

Il faudra bien deux ans

Trois ans et même un peu plus

 

Naître c'est difficile pour tous les êtres vivants

Cela commence par de l'air qui entre dans les poumons

Et par un cri

Même si l'on ne sait pas comment crie

Un puceron une abeille une fourmi un brin d'herbe

Même si l'on ne sait pas comment c'est

Les poumons d'un cerisier d'une orchidée d'une algue marine

 

Scan 3

 

DISPARUS ...

Disparus les Sérafin, les Paul, les Mélusine, les Rondine, les Kiwi, les Flo, les Julie, les Zigounette… et j'en passe… De ces temps préhistoriques du Web et des premiers forums , des années 2005 jusque -mettons- 2011/2012… Personnages mythiques -si l'on veut- et interlocuteurs privilégiés -du moins certains d'entre eux sur ces forums… Forums qui, soit dit en passant, n'avaient -en présentation parmi leurs membres inscrits - que des avatars et des pseudos -autant dire que l'on ne voyait jamais le visage de ces personnages, dont, quels que soient leurs propos, leur ton, leur discours, leurs réponses et leurs commentaires, étaient plus virtuels que réels… Même si derrière un avatar, derrière un pseudonyme, il y avait un vrai humain … Quoique… (rire)…

Et que de temps passé sur la Toile à rêver, à imaginer, à refaire le monde… Bon c'est vrai, les interlocuteurs privilégiés d'un tel d'une telle en particulier qui sur la Toile traçait son chemin, n'étaient jamais si nombreux que cela… Mais ils étaient cependant présents… De temps à autre…

Et parfois quelques fils de discussion tenaient durant plusieurs jours, faisant une sorte de Une de l'actualité, et une relation entre les participants s'établissait…

Tous disparus, ou presque, aujourd'hui, de ces forums, ces personnages… Lesquels forums sont devenus d'ailleurs des coquilles vides … Et ne sont plus dans l'air du temps !

Ce sont les blogs mais surtout ces réseaux sociaux que sont Twitter et Facebook vers lesquels ont migré les Sérafin, les Paul, les Mélusine, les Flo…

Petits barbillons cotonneux suspendus sur les fils de la Toile, que le vent n'a pas encore détaché des fils, ainsi qualifie-je les disparus ; chrysalides vidées de leur contenu, enveloppes ayant encore leurs couleurs fluo et leurs dessins visibles, ainsi qualifie-je tous ces forums où plus personne ou presque n'écrit, et où même l'on ne passe plus…

 

Tags en lettres dessinées

Scan 0003Scan 0002Scan 2... L'ennemour n'est pas le contraire de l'amour mais une parodie aux effets trompeurs. 

Que la fête se poursuive... Mais quelle fête ?

... De nos jours, le beau langage, et, plus généralement, la langue française dans sa grammaire, son orthographe et dans la structure et dans le sens des phrases et des mots... Dans la "sphère journalistique médiatique réseaux sociaux et politique", n'est plus de mise...

Le beau langage a tombé le caleçon, s'est mis en "slip Bingo", les costards sont tous les mêmes, nos dames se mettent plus souvent en magnifiques "ensembles pantalonants" qu'en robes chic, et dans les cocktails dînatoires de direction d'entreprises (surtout financières et de banque) c'est à qui se presse, jouant du coude ou de l'épaule ou du derrière, autour de la table présidiale et du cartel des directeurs et managers...

... Et ce qui s'exprime "au naturel" ou "dans la foulée", si différemment et sous tant de formes, dans une "sincérité relative" et qui parfois dérange quelque peu ou surprend ou interpelle – autant en haut qu'en bas- n'est pour ainsi dire jamais "dans le bon ton qui convient"... Et proscrit...

... Les "coups de hache sur la mer gelée" sont devenus -à l'exception de quelques uns d'entre eux- des coups de bâtons lumineux assenés dans l'air saturé de tous les relents d'une fête foraine où plus personne n'entend plus personne tant la trépidance et l'agitation envahissent l'espace de la fête... Est-ce d'ailleurs, une fête ?

 

Vive la liberté, vive l'anarchie... C'est pas "n'importe quoi"!

... Au nom de la "modernité", de la liberté des uns et des autres, que n'accepte-t-on pas ! Que ne fait-on pas ! Ce qui aboutit à une nouvelle forme de "pensée unique" ( définie comme étant progressiste) qui élargit les marges, les règles ; impose des modèles, des modes, des concepts, porte au devant des scènes d'un "théâtre en plein air pour tous", des minorités marchant vociférant "résalsocialant", brandissant pancartes et slogans, et revendiquant des droits... Une nouvelle "pensée unique" bien plus génératrice de crispations, de communautarismes religieux, idéologiques, tous aussi ostentatoires que violents ; que de bien être social et de mieux vivre ensemble... ("faut pas rêver")... Et le pire c'est que des pseudo anarchistes, des poètes, des écrivains, des intellectuels, des artistes ; en plus des politiques et des philosophes et des "grands penseurs" de ce monde... tous s'en mêlent, pour promouvoir cet "état nouveau des choses" ! .. Qui pourrit la planète autant que les pesticides !

Vive la liberté, vive l'anarchie... Mais avec de la responsabilité, du bon sens dans la relation humaine, de la réflexion !

 

 

"Follower" de la vie ...

... Tout comme Claude Lanzmann auteur du Lièvre de Patagonie et de La Shoah, qui aimait tant la vie qu'il aurait bien vécu cent vies, disait-il...

En dépit de l'état du monde actuel, de la société, et de la planète ; de tout ce que je vois autour de moi et qui par moments m'horrifie et me désespère... Je suis assez fanatique et "follower" de la vie autant humaine qu'animale que végétale, que minérale, que cosmique, sur cette planète, que sur ce qui doit sans doute à mon avis exister ailleurs- ... Pour souhaiter, rêver, de revivre cent, mille vies... Fût-ce même la vie d'un cloporte – ou d'une sorte de bulle animée avec de la lumière à la place des yeux !

Cela dit, dans ma "prochaine ré-incarnation" (rire)... Je voudrais être une femme... Mais je ne sais pas si en tant que femme, je pourrais aimer les hommes comme j'ai aimé les femmes en tant qu'homme dans la vie que depuis le vendredi 9 janvier 1948 je vis...

 

... "One day I'll fly away"... (Un jour je m'envolerai)... Dis-je... Comme Randy Crawford dans sa chanson...

Je ne verrai, je ne saurai, qu'autant de vies que je vivrais, qu'autant de cieux où je volerai...

 

 

Ane blanc, mouton noir ...

Ane blanc

... Un âne blanc...

 

Mais il y a aussi -et c'est une "autre histoire"- le "mouton noir"...

L' âne blanc et le mouton noir, dans un paysage de friches, de grands panneaux publicitaires, de files de camions sur les routes, de villages inanimés, sous un ciel dépeuplé d'oiseaux... N'étonnent plus les habitants de ce paysage en lequel on ne voit d'ailleurs déambuler ni âne bleu ni mouton rose dans des champs de roche... Sauf peut-être en peinture où l'on vit comme on veut, la pensée en godets et creusets, le pinceau levé prêt à tracer...

 

 

 

Hors sol

... Fraises hors sol, bulbes insipides gorgés d'eau et saturés de colorants, d'édulcorants et de substances gustatives... Illusion à s'y méprendre, de fraises naturelles... Sauf peut-être pour des goûteurs avertis...

Et ce que l'on fait avec des fraises, des légumes, d'autres fruits, du poulet, du poisson, de la viande de boeuf ou de porc... Dans les bateaux usine, dans les laboratoires des lobbies de l'agro-alimentaire et de l'élevage industriel... On le fera avec des cerveaux, avec des âmes...

Imaginez du Céline, du Coluche, du Brel, de l' Houellebecq, du Beigbeder, du Stephen King, du Troyat, du Gainsbourg... Relooké, en écrivains ou en artistes hors-sol, grand-publiqués consommés...

 

 

a href="http://www.hebdo-landes.com" target="_top">Référencé sur Hebdo Landes !