Pensée, réflexions, notes, tags

Mots de la vie, interrogations diverses et parfois essentielles...

Le maëlstrom ...

... Dans le gigantesque maëlstrom de toute l'actualité du monde entre le 9 janvier 1948 et le ? - ? - 20?? ... Et dont les limites sans cesse mouvantes et indéfinies ne sont jamais au bout du grand nuage elliptique, des sillons de lumière ; je suis poussiéré vivant, dans le tourbillon de ce maëlstrom ...

Et je vois passer, de près comme de loin autour de moi, tous ces nuages de particules incandescentes dont je ne suis pas, de mon regard, le sillage...

 

Le pouvoir des mots

... J'attends des mots qu'ils acquièrent le pouvoir de guérir, d'effacer les cicatrices et de se poser tels des doigts de jeune femme sur des attentes maltraitées...

Ces mots existent bien mais leur pouvoir n'est que potentiel, et, trop rarement, réel...

 

Une définition que je me fais, de l'enfer ...

... Certains Chrétiens définissent l’enfer par la perte de la présence de Dieu…

Je dirais de l’enfer qu’il est assurément celui des fractures relationnelles.

Quand tu as été bien avec quelqu’un, que tu as bu avec lui au même verre, que tu as partagé avec lui des émotions, traversé avec lui des espaces d’existence… Et que, suite à un énorme malentendu tu ne l'as plus jamais revu... Il y a bien là une fracture relationnelle. Et c’est ce qu’il y a de pire, je crois...

Pire que toutes ces injustices, que toutes ces hypocrisies et que toutes ces violences dont nous subissons les effets...

Dans cette si drôle d’expérience qu’est la traversée de la vie, s'en remet-on vraiment, de ce genre de fracture ?

Telle est donc ma définition de l’enfer sur Terre.

Mais si j’ai une définition de l’enfer, j’en ai une aussi du paradis ...

La vibration de bien être qui me vient entre les plis de toutes les féminités comme celle des ailes de la mouche lovée entre les plis d'un rideau dans l'instant de la chaleur d'un trait de lumière...

 

Les bagages resteront sur le quai

... Merci à tous ces visages, à tous ces esprits généreux, parfois il faut dire "quelque peu critiques" ; qui accueillent depuis tant d'années déjà, le personnage d'écriture, de poésie et de pensée que je suis... Mes tags ou mes "placards", mes révoltes, mes "salasseries", mes bras d'honneur, mes différents "registres" d'écriture ; le tout comme un torrent qui dévale des kilomètres de pentes rocailleuses...

... Merci à tous ces silences que j'ai parfois pris pour de l'indifférence mais qui étaient en fait -et de fait- les réponses les plus crédibles, les plus explicites et peut-être les plus amies, les plus fidèles...

De toute manière, à la fin, je serai comme le voyageur laissant sur le quai de la gare tous ses bagages, et, monté en marche dans un train venant de ralentir -mais pas de s'arrêter- je m'en irai au loin ; le train disparaîtra du paysage et, dans un grand ciel je m'envolerai...

Je volerai alors pour des yeux, tous ces yeux qui me verront voler et dont le regard n'est pas encore né...

Mais... Que puis-je dire de tous ces yeux qui me voyaient, dont je n'ai jamais rencontré le regard, quand, à chaque fois que je me trouvais sur le quai d'une gare avec mes bagages, je n'attendais que de voir passer des profils de visages derrière les fenêtres des trains qui passaient sans s'arrêter ?

 

... Cette question des bagages sur le quai à la fin (car la fin concerne bien chacun d'entre nous un jour ou l'autre – soit dit en passant le plus tard possible-)... Je l'avais déja évoquée, et j'y pense de temps à autre, en particulier lorsque me viennent doute et interrogation sur le sens de ce que l'on réalise tout au long de notre vie...

Certains jours, je range mes crayons, c'est à dire que je ne poste rien, mais les crayons cependant, demeurent à portée de ma main (ou plutôt du clavier de mon ordinateur)...

Qu'y -a-t-il à vrai dire, de vraiment plus important, de vraiment plus essentiel dans la vie, dans cette vie de chacun de nous, que ce lien, que cette relation privilégiée à savoir le lien ou la relation que nous avons avec les personnes qui sont le plus proches de nous-mêmes ? Un mari, une femme, des enfants, une famille ? Et, par extension si l'on peut dire, les amis, les connaissances... de longue date ou qui viennent d'entrer dans notre vie...

Lorsque cette relation privilégiée ou ce lien fait défaut, ou est rompu ou devient affrontement ; ce vers quoi l'on se tourne alors, prend tout son sens dès lors que ce vers quoi l'on se tourne et nous fait agir, réaliser, entreprendre... fait venir du lien, de la relation...

 

ça existe, je le sais, je l'ai vu ...

... S'il devait exister une vérité -ou une valeur- au dessus de toutes les autres ; et d'une indépendance, d'une liberté d'esprit où toute morale, où toute mode, où toute tendance, n'auraient plus le sens que le monde leur prête mais une intelligence, une énergie, en somme le principe naturel et intemporel qui fonde une relation heureuse et durable entre les êtres ; alors cette vérité -ou cette valeur- dans le monde humain, serait faite de bonté, d'accueil, d'humilité, de gentillesse...

Dans le monde humain, ça existe, je le sais, je l'ai vu, on m'a même laissé toucher... C'était tellement beau que je me suis demandé si c'était bien humain... Parce que j'avais déjà vu ça, d'une chatte de 15 ans pelotonnée sur une plaque de cuisinière et que cette chatte et moi ne communiquions que par des regards...

 

... Mais c'est vrai -il faut bien le dire- il y a la violence, il y a l'orgueil, il y a le mépris, et... toute l'intelligence, toute la malignité qui va avec la violence, l'orgueil, le mépris...

Mais il y a, dans la dureté du monde, comme une "gestation" qui n'en finit pas ; une "gestation" dont ne sait quel être un jour, en pourrait sortir, et auquel on prête toutes sortes de formes et de visages...

 

Deux parties intégrantes de la personnalité humaine, inégales et indéfinies

... La part d'égoïsme, de cupidité, d'intérêt personnel, de préoccupation de ce que l'on va faire, de ce dont on a besoin à titre personnel... Est partie intégrante et naturelle de la personnalité humaine, tout comme l'est aussi la part d'humanisme, de considération, d'intérêt pour l'autre...

Les deux parties intégrantes sont cependant inégales d'un être humain à l'autre, et surtout, il existe toujours entre les deux parties, une sorte de "territoire" incertain, ambigu, indéfini...

Sousestimer l'existence de la part d'égoïsme, de cupidité, d'intérêt personnel, de préoccupation et de besoin personnel, relève d'angélisme et expose à des déconvenues... Mais au contraire surrévaluer et amplifier l'existence de la part d'égoïsme et de cupidité, relève d'un pessimisme pouvant devenir obsessionnel et de nature à rendre la relation à l'autre difficile, hésitante voire à l'empêcher... Et contribue à l'isolement, au repli sur soi...

 

"Comment ça va se goupiller l'affaire là ?" ...

... Ne plus être témoin de ce qui dans l'avenir sera et se fera... Pour un grand curieux, pour des yeux qui se portent sur la ligne d'horizon et cherchent à voir ce qui est au delà ; parce que l'on doit disparaître... C'est cela, ce qu'il y a de plus terrible, de plus inacceptable, de plus frustrant, dans la certitude de la mort...

Est-ce que pour le fataliste, pour celui qui trouve tout normal, pour celui dont son jardin lui suffit, est-ce que pour le soumis, pour celui qui n'est pas trop curieux, pour celui qui ne se pose guère trop de questions au sujet de ce qui un jour sera ou se fera... La certitude de la mort est aussi terrible ?

Pour le curieux, le témoin encore vivant de tout ce qui se passe, pour les yeux qui n'ont de cesse de scruter la ligne d'horizon afin d'essayer d'apercevoir ce qui est au delà... Il n'y a que l'imaginaire, l'idée que l'on peut se faire, du "comment cela sera" lorsqu'on ne sera plus là en ce monde... Et c'est d'aujourd'hui, sur la base de tout ce que l'on sait, de tout ce que l'on voit se faire et évoluer, du monde en lequel on vit ; que se fondent notre imaginaire et l'idée que l'on se fait du monde dans lequel on ne sera plus...

Quand j'ai devant moi un enfant de cinq ou de six ans, ou une jeune personne de 30 ans ; je me dis que cet enfant, que cette jeune personne, vieux qu'ils seront dans des années où je serai mort, verront ce que je ne verrai pas...

J'ai la curiosité très forte de savoir ce que le monde deviendra... Autant dire (façon de parler) : "comment ça va se goupiller l'affaire là ?" (l'affaire du monde des humains) ...

 

L'homme de main, l'homme de regard...

... "Il faut choisir : être un homme de main ou être un homme de regard"

Etre seulement l'un ou seulement l'autre, à mon sens, n'est pas le choix qui convient au mieux...

L'homme de regard qui n'est pas un homme de main est peut-être effectivement un homme de pensée, de réflexion, d'observation, de témoignage, mais seulement contemplatif et témoin qu'il est, il agit peu...

L'homme de main qui n'est pas un homme de regard, est peut-être effectivement un homme agissant, mais il agit davantage dans le présent que dans la perspective d'un avenir, il agit davantage par réaction que par réflexion.

A choisir, autant être à la fois un homme de main et un homme de regard...

Mais il y aussi, l'homme de parole et d'écrit qui, assimilé à l'homme de regard, s'il n'agit que peu parce que ses moyens d'agir sont limités ; n'en demeure pas moins par la puissance et par la portée du verbe qui est le sien, un vecteur de l'agissement qui se fera, "la brassée d'étincelles" dont partira le feu...


 

Et si le silence était une amitié dont on ne sait rien ? ...

... Le silence peut être celui d'une amitié dont on ne sait rien, ni du lieu où se tient cette amitié, ni de qui est cette amitié...

Il faudrait pouvoir prendre le silence, dans la certitude d'une amitié dont on ne sait rien, dont on ne sait où elle se tient, dont on ne sait de qui elle est... Pour la meilleure, pour la plus sûre de toutes les réponses au pourquoi d'un silence, d'un silence dont on ne devrait pas déplorer l'existence, d'un silence que l'on ne devrait pas interroger avec autant d'insistance et parfois de colère ou de dépit...


 

Pourquoi dit-on que le temps passe si vite ?

.. L'on entend dire souvent que plus l'on avance en âge, l'on trouve que le temps passe vite...

A vrai dire le temps passe déjà tout aussi vite ou presque lorsque les gens sont plus jeunes, et cela depuis la fin de l'enfance, depuis la fin de l"adolescence, depuis "l'entrée dans la vie active"...

Cette impression que le temps passe vite, je crois qu'elle vient du fait que nous ne prenons pas en nous, que nous ne ressentons pas, la dimension et la densité de l'instant présent, du moment vécu... Sans cesse préoccupé que nous sommes de "nous projeter en avant", dans le moment d'après, dans ce que nous avons à faire ou nous voulons faire, dans le jour du lendemain, dans un temps ultérieur avec un ou des projets (projets de toute nature)...

Ainsi en nous pojetant en avant, même dans un en avant tout proche, celui de l'heure suivante, du jour de demain... Perdons nous de vue, de ressenti, le moment ou l'instant que nous vivons qui déjà "s"enfonce dans le temps" (et ce qui peut sembler paradoxal, nous paraît "trop long" voire parfois "ennuyeux" à vivre)...

Une fois perdu en partie ou quasi totalement, en nous, cette dimension et cette densité de l'instant vécu, dès lors même que l'on s'en rend compte et que l'on aimerait bien retrouver au moins en partie... Il s'avère très difficile, cela demande un effort considérable, de la retrouver cette dimension et densité de l'instant présent...

Il me paraît certain que "le temps passe moins vite" lorsque l'on conserve en soi la capacité de ressentir, de percevoir, de vivre, de toucher, de voir, de sentir, d'entendre, d'appréhender... Dans la mesure même, dans la dimension et dans la densité qu'il y a dans le moment vécu, l'instant présent... Sans avoir la moindre préoccupation, le moindre souci du moment à venir, et donc, de ce que pouvons avoir envie de faire ou de prévoir...


 

La complexité de l' Œuvre...

"Les religions sont comme les vers luisants : pour briller, il leur faut de l'obscurité"

 

[ Arthur Schopenhauer ]

 

... Mais si les religions pouvaient disparaître – un jour viendra je pense, où elles finiront par disparaître en tant que telle ou telle de ces religions – et que seule et universelle demeurera la croyance et même la foi en un Dieu créateur... Ou encore la croyance en une intelligence, en une force, en une énergie, en une mécanique de la vie (en somme en "quelque chose qui ressemble à Dieu")... Alors la croyance, et plus fort encore que la croyance, la foi... pour briller, n'auront plus besoin de l'obscurité mais au contraire, de la lumière, pour autant que la lumière se révèlera supportable aux yeux à mesure qu'elle éclairera davantage...

Car la croyance en un Dieu créateur, déjà même du temps d'aujourd'hui des religions, est compatible avec la science, avec la connaissance...

La complexité de l' Œuvre dans sa conception, dans son développement, dans son évolution, dans ses manifestations, dans sa diversité, dans sa "programmation", dans son "destin"... La complexité de l' Œuvre a sans doute nécessité une explication par le Livre, par l'Ecriture ou par la Parole, qui puisse être accessible à l'Humain...

L'athéisme lorsqu'il n'est pas lui aussi une religion, reconnaît la complexité de l' Œuvre, reconnaît tout le questionnement qui demeure encore au delà de chaque avancée de la science, au delà de chaque avancée dans la connaissance...


 

"On ne donne pas de leçon aux gens, on montre l'exemple" (SIMONE VEIL)

... C'est sans doute là, l'une sinon même la meilleure des citations de Simone Veil...

"Montrer l'exemple" d'ailleurs, c'est aussi, par ce que cela implique de fidélité en ce que l'on croit et porte en soi, de mise en accord avec ce que l'on pense... S'exposer à la grande difficulté qu'il y a, d'un côté, à accepter et à comprendre le monde tel qu'il est, tel qu'il fonctionne... Et d'un autre côté, à ne pas être de ce monde en lequel tant de leçons sont données sans que l'exemple ne soit donné...

Il y a, dans la fidélité en ce que l'on porte en soi et en quoi on croit, même si ce en quoi l'on croit et que l'on porte en soi ne peut être partagé parce que trop différent ou trop contraire ; une grandeur et une respectabilité qui ne peuvent qu'émouvoir au delà de l'émotion, qui ne peuvent que confondre...

Cependant, ce que l'on porte en soi et en lequel on croit et que l'on diffuse autour de soi, est en fait une sorte de "vérité" qui n'est qu'une respiration, un souffle, que le vent emporte pour le porter non pas toujours très proche, mais plus souvent au delà, bien au delà, là où on ne peut voir où le souffle se porte...

 

Etre aimé sans être existé, est-ce mieux que d'être existé sans être aimé?...

... Peut-on aimer l'Autre (un proche, un ami, une personne de sa connaissance) sans l'exister ?

Et celui ou celle qui t'existe (un proche, un ami, une personne de ta connaissance) t'aime-t-il pour autant ?

Etre aimé sans être existé, est-ce mieux que d'être existé sans être aimé ?

Je me demande si, au fond, "exister l'Autre" n'est pas l'aimer sans savoir, sans n'avoir point conscience qu'on l'aime... pour autant qu'exister l'Autre peut-être le principe le plus actif de ce que l'on appelle aimer...

Que demeure-t-il de l'amour que l'on a pour un proche, pour un ami, pour une personne de sa connaissance, sans le principe actif qui est celui de l'exister, ce proche, cet ami, cette personne... ?

Le torrent dans la montagne, la rivière puis le fleuve dans la plaine ; les océans et l'atmosphère... Ne sont torrent, rivière, fleuve, océans, atmosphère... que par la mécanique des courants qui les porte... Sans la mécanique des courants, le torrent, la rivière, le fleuve, les océans, ne sont plus que des étendues d'eau immobiles... Et l'atmosphère une masse d'air tout aussi immobile...

C'est cette question de l'existence de l'Autre ( si l'on l'existe ou non ), et quand on pense à ce qui est d'aimer l'Autre en l'entourant de mille attentions quotidiennes, de tant de bonté et de gentillesse... Une question à mon avis, tout à fait fondamentale... Et grave... à se poser...

 

Soumission

"La soumission est sur Terre l'équivalent du purgatoire, une destination agréable en attendant l'enfer. Embarquement immédiat".

 

... L'embarquement est toujours immédiat, en fait... Car il ne supporte aucun délai, aucune hésitation, aucune réflexion au moment du franchissement de l'appontement très court au dessus de la tranchée profonde et étroite, entre la coque du navire et la bordure du quai... Le passager n'apercevant jamais l'eau noire et clapotante, et n'éprouvant pas la moindre sensation de vertige...

Mais le purgatoire n'est pas cependant, du moins pas toujours, cette destination agréable, une destination il faut dire alors, qui n'est que la promesse d'un port d'arrivée sous conditions et contraintes...

Lorsque la destination s'avère agréable, c'est parce que cette destination est vue, est pressentie comme étant à priori agréable... Et c'est là toute la perfidie, tout l'artifice, toute l'apparence de ce purgatoire qui est pour la durée du voyage, un espace prison à ciel ouvert...

L'enfer c'est le naufrage de la vie, quelque part dans l'océan, avec l'image fixée sur la rétine, du port d'arrivée...

 

Les deux formes de dictature...

... Il y a deux formes de dictature, aussi inacceptables l'une que l'autre : celle qui met des muselières et donne des coups de bâton ; et celle qui met une olive bien huilée dans le fondement...

Dans l'une comme dans l'autre il y a des degrés, mais les degrés sont comme les barreaux d'une très courte échelle.

 

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