Pensée, réflexions, notes, tags

Mots de la vie, interrogations diverses et parfois essentielles...

Repartir...

... Repartir de zéro illico, à un moment ou à un autre de sa vie...

 

Par seulement deux mots à vous dire...

 

Mais lesquels ?

 

Et précédés de quel silence après, non pas l'effacement de ce qui a été, mais l'oubli délibéré de tant de graffitis sur le mur infini du monde ?

 

Repartir habillé d'un costume trois pièces, d'un pantalon kaki et d'une chemise à fleurs ?

 

Ou comme quatre pelés et un tondu se tenant par la main ?

 

Réinventer Blanche Neige et les sept nains, faisant de chaque nain, un géant bienveillant ?

 

Repartir comme à l'usine, sur les trois huit, de lundi à dimanche, rêvant aux sept merveilles du monde qui-soit dit en passant- sont bien plus de sept et se comptent par milliers ?

 

Repartir, oui, faisant fi des Dix Commandements et des sept péchés capitaux...

 

Délaissant toutes ces voies sacrées qui n'ont jamais mené nulle part... Et tracer sa route.

 

 

Des lignes de fracture qui s'élargissent et déchirent le paysage social de la France

... L'état de la société française depuis ces trois derniers mois, est un sujet d'inquiétude.

Il "ne fait plus bon vivre" dans cette société où les lignes de fracture se multiplient, s'élargissent, se creusent et déchirent un paysage hérissé de sortes de tertres de boue séchée, de rocaille, de crêtes, ou creusés de cratères et formant des bourrelets quasi infranchissables obturant l'horizon...

Où est encore la place pour la réflexion, pour la considération des gens, dans un pays où règne et se montre à visage découvert, un climat de violence et de haine, notamment sur les réseaux sociaux, contre les Juifs, les Arabes, les Musulmans, les immigrés, contre tout ce que tant d'entre nous veulent abattre, exclure, éliminer?

Nous étions partis à l'origine (le mouvement des "Gilets Jaunes" qui a commencé le 17 novembre 2018), comme au début de la période révolutionnaire en 1789, en gros sur des bases, des idéaux, des aspirations, des revendications, tout cela reliant une majorité de gens de différents milieux sociaux ; sur l'idée d'une société plus juste, d'une égalité des chances pour chacun dans le travail, dans l'effort, dans la reconnaissance, dans la perspective d'un avenir meilleur...

Et au lieu de cela, qui au départ alimentait les débats, les discussions, les échanges, et qui faisait le "fond de tableau" des manifestations ; très vite, beaucoup trop vite ont surgi du paysage ces coulées de lave que sont la violence et la haine, jaillies des profondeurs de la terre dont nous sommes tous faits...

Si les armes en France étaient comme aux USA en vente libre en magasins, en boutiques, en Grandes Surfaces commerciales ; l'on compterait sans doute plus de morts chaque jour, que durant la Terreur de 1793/1794...

Les médias, les politiques, le gouvernement, les autorités (police, forces de l'ordre), les intellectuels en vue, les économistes, les corps enseignants (école, université)... Ne sont pas seuls en cause (bien que les médias en particulier, ou que les gouvernements qui se sont succédé depuis quarante ans, aient une grande part de responsabilité)...

Il y a depuis quelques années, dans un paysage social de plus en plus fracturé, un "climat général" malsain, certes alimenté par les médias, mais sans doute aussi par nos comportements, par tout ce que l'on a laissé surgir de nos "terriers"...

Les "Grands Gagnants" dans ce chaos généralisé, dans cette déliquescence de la société, dans ce climat de violence et de haine de l'autre, ce sont ceux qui détiennent les pouvoirs de l'argent, les lobbies industriels, agro-économiques et des marchés, les banquiers...

Et plus la société se fracture et se délite, et plus on s'en prend -entre autres- aux Juifs, aux Arabes, aux immigrés... Et plus encore les prédateurs (ceux qui existent et les nouveaux qui apparaissent) exercent leur domination, leur puissance et leur nuisance...

 

 

Les pièces disparates d'un impossible puzzle...

... Le paysage social et politique de la France, depuis novembre 2018, ressemble aux pièces disparates d'un puzzle qui ne peut plus être reconstitué.

Et chacune de ces pièces est elle-même un agrégat d'éléments divers.

Je ne vois rien qui puisse relier les pièces ensemble, même si quelques unes de ces pièces parviennent à s'ajuster...

 

La bonté

.. Dans un entretien au magazine LIRE de septembre 1998 (page 233 du livre de Denis Demompion Houellebecq non autorisé ), Houellebecq confirme :

 

"Mon admiration naturelle va à la bonté. Je ne mets rien au dessus, ni l'intelligence, ni le talent, rien. Je viens d'épouser Marie Pierre pour sa bonté"...

 

... L'intelligence et (ou) le talent ne sont point une garantie de la bonté... Pas plus que la bonté n'est une garantie de l'intelligence et (ou) du talent...

L'on peut dire cependant, qu'il y a dans la bonté, une intelligence de la relation humaine, en fait une intelligence plus généralement, de la relation avec les êtres vivants et tout ce qui nous entoure et fait partie de notre environnement...

Comment l'on "traite" chacun de ses proches, ses connaissances autour de soi ; comment l'on "traite" son chien, son chat, les animaux domestiques ou d'élevage, les autres êtres vivants (en particulier les animaux, oiseaux, insectes, de toutes sortes, en voie de disparition)...

Car en vérité au quotidien, et dans notre environnement de relation (de famille, de connaissances, des gens que l'on rencontre avec lesquels on échange)... Il y a dans la manière de "traiter" les gens autour de soi, assez souvent, de la dureté, de l'intransigeance, du mépris, de l'ignorance entretenue, de l'indifférence, et cette tendance de bon nombre d'entre nous à dominer, à imposer ses vues, à intervenir dans la vie des autres (je dirais : "à désexister l'autre")...

Mais la bonté il faut dire aussi, n'est pas une garantie certaine, d' "exister l'autre" car on peut être bon sans pour autant comprendre l'autre dans ses aspirations, ses rêves, ses besoins, sa pensée...

Quoi qu'il en soit, de la bonté, qu'elle "existe" ou non l'autre, et à partir du moment où elle ne se laisse pas écraser, où elle demeure debout et les yeux ouverts tout droit devant, sans jamais courber l'échine, et avec toute la dignité qui lui est associée... Elle est plus importante à mes yeux, que seulement l'intelligence et le talent sans la bonté...

 

Un espace entre la pensée juste et l'expression sincère...

... Si une pensée est juste et si l'expression écrite ou parlée qui accompagne cette pensée est sincère ; si la pensée et si l'expression s'accordent... Il y a tout de même entre la pensée juste et l'expression sincère, un espace dans lequel la réflexion doit prendre place et donner tout son sens à l'agissement qui suivra la pensée juste et l'expression sincère...

Il n' y a, à la limite, qu'une intelligence qui nous a été naturellement donnée – mais que nous avons en grande partie perdue – une intelligence faite de prescience, de clairvoyance, d'inspiration, de volonté d'agir et de travail ; une intelligence en grande partie perdue et qu'il nous est difficile de retrouver, que la technologie ne peut reconstituer... Et qui est communicable et partageable... Qui peut en quelque sorte abréger la réflexion en donnant à la réflexion, ce contenu essentiel dont le poids n'est pas une pesanteur...

 

Gilets jaunes, foulards rouges...

... Entre les gilets jaunes et les foulards rouges... Et les gilets bleus ou verts ou blancs ou noirs s'il en est... Je n'arrive pas à m'y retrouver...

Je rejoindrais bien des gilets marrons en sit'in pirate sur un rond point suspendu à 10 mètres au dessus du sol, et dont l'accès ne serait possible qu'en jetant des cordes accrochées au rebord du rond point...

Mais comment feraient les infirmes et les handicapés, pour se hisser le long de la corde pour arriver sur le rond point suspendu?

 

Le joueur de flûte

Joueur de flute

... "J'ai joué de la flûte mais vous n'avez pas dansé"...

 

... J'étais au milieu de la place et il y avait du monde, beaucoup de monde tout autour... Dont tous mes amis et connaissances...

 

... Qui tous ne regardaient que ce qu'ils voulaient voir, que ce que l'on leur montrait et qui devait être vu, que ce qu'ils cherchaient, chacun, à voir...

 

... Je ne leur avais rien dit, ni la veille, ni aujourd'hui...

Et si je leur avais dit, auraient-ils vu pour autant, auraient-ils su, auraient ils cherché à voir ?

Quand je ne jouerai plus de la flûte, c'est que je me serai envolé...

On s'envole tous en effet...

Peut-être que dans le ciel, on voit voler celui ou celle qui a joué de la flûte toute sa vie...

Peut-être...

... Nous passons sans arrêt même dans les rêves que l'on fait la nuit dans le sommeil, tout un long d'un grand mur, ou plutôt devant un écran d'une longueur interminable où l'on voit tout ce qui s'y affiche, tout ce qui est tagué...

Mais ce que l'on voit n'est que ce que l'on veut voir, que ce qui nous est montré et dont l'image emplit nos yeux habitués à un éclat et à une lumière soutenus par les feux éblouissants de la rampe au dessus de là où l'on passe...

... Dans les entrelacs de tout ce qui est tagué sur le mur/écran, apparaît, comme en confettis fondus, dispersés et multipliés dans la fresque infinie, la petite silhouette du joueur de flûte...

Du joueur de flûte qui tout en jouant, regarde danser autour de lui... Car tout le monde danse à sa façon et c'est ce qu'il y a de plus heureux peut-être, que d'être vu jouer...

 

 

Tous les matins vient l'étoile du jour

Les uns se taisent ou crient, les autres moralisent ou professent…

Gigantesque ballet d'extravagances, d'outrecuidances, de conciliabulles et de concepts dérisoires…

Nuits de courts et longs métrages tous aussi bruissants, aussi bouillonnants…

Murs ripolinés et pelliculés d'images sacralisées…

Créneaux tout en haut de forteresses d'ignominie d'où sont jetés tous les traits des puissants guerriers défendant leurs murs et leurs coffres forts…

Regards qui ont plus de concupiscence que de flamme…

Et tous ces ordres établis qui ont leurs défenseurs et leurs réfractaires mais sont tous des dictatures…

Tous les matins vient l'étoile du jour mais personne ne sait dessiner l'aurore… Sauf peut-être quelques peintres poètes dont les toiles produites ne sont pas visibles sur les marchés…

 

 

L'égalité dans la liberté...

... "Les peuples veulent l'égalité dans la liberté, et s'ils ne peuvent l'obtenir, ils la veulent encore dans l'esclavage".

 

[ Alexis De Tocqueville, théoricien de la démocratie, 1805 – 1859 ]

 

... Ce que les peuples, tous les peuples du monde, chacun de nous, vous et moi, entendent par "égalité" n'est jamais qu'une égalité fondée sur l'idée que les êtres humains, en réalité inégaux naturellement (les forts, les faibles, les handicapés, les "plus intelligents et plus débrouillards que les autres", les riches nés riches et les pauvres nés pauvres, les valeureux, les "passifs", etc.)... Doivent compter sur quelque "système" organisé, étatique, économique, policé, comportant des lois, des règlements, une justice, des principes, enfin tout un "appareil" censé "corriger" les inégalités de toutes sortes "pour le bien du plus grand nombre possible"...

Et la liberté quant à elle, n' a de sens réel que si elle est liée, étroitement et indissociablement liée, à la responsabilité de chacun dans ses choix, dans ses comportements, dans la relation avec les autres humains, dans la relation avec tout ce qui fait partie du monde du vivant et de l'environnement naturel.

L'égalité dans la liberté, dans le monde tel que nous le connaissons depuis le début des civilisations humaines, avec cette liberté des uns qui pour ainsi dire empêche et ou infirme la liberté des autres... N'est qu'un canevas, une grille, où ne passe que ce qui est calibré...

Il est cependant un domaine où règne l'égalité (et une liberté relative), que l'on soit riche ou pauvre, c'est celui où nous nous complaisons, esclaves que nous sommes devenus, de la société de consommation mondialisée marchandisée, en fonction de nos moyens si modestes soient-ils... (L'on ne peut plus se passer de ceci de cela)...

 

La mondialisation heureuse ...

... La "mondialisation heureuse" qui vante les vertus d'une "France ouverte", n'est autre qu'une mondialisation de l'économie de marché soutenue par une élite politique et technocratique, pour le plus grand profit des lobbies, des puissances financières et des actionnaires... Et, tout à fait accessoirement et aléatoirement, ou par débris ou miettes tels des os jetés à des chiens, à une population dont une partie (environ la moitié) croit que, parce que l'os est un peu enrobé de viande, et que les débris ont quelque consistance, la "mondialisation heureuse" ne peut être que la "voie" la plus conforme, l'unique possible en somme, et qu'elle permet à beaucoup de gens pauvres, voire même très pauvres, d'avoir une vie "meilleure"...

Mais la "mondialisation heureuse", en fait -et de fait- contribue par l'activité humaine qu'elle génère et surtout développe, à la destruction de la planète (milieux naturels, animaux, végétaux, changement climatique brutal n'ayant rien à voir à ce que notre planète a connu par exemple lors du passage progressif et gradué, il y a 12 000 ans de la dernière période glaciaire au climat du néolithique)...

De surcroît, la "mondialisation heureuse" en particulier pour notre pays, la France, est un véritable "souk" où se vendent où se bradent à vrai dire, toutes nos richesses, tout notre patrimoine, tous nos savoir-faire, toutes nos intelligences... De telle sorte que sans "fleurons" de nos industries et de nos entreprises (hormis quelques unes), et avec des terres agricoles et des grandes entreprises pour 70% aux mains d'autres puissances (Etats Unis d'Amérique, Chine, Qatar...), nous ne sommes plus qu'un pays de tourisme et de consommation et de services gérés en grande partie par des groupes et des lobbies étrangers employant du personnel à temps partiel et à des coûts salariaux les plus bas possibles, escamotant les réglementations ou les contournant, bénéficiant d'une fiscalité avantageuse voire d'aucune fiscalité du tout !

 

Les porte-monnaies sont indigents mais les coeurs sont emplis d'espérance

... Mesdames et Messieurs les Résidents de la Sphère Céleste ( le Président, les membres du Gouvernement, les élus, les autorités dirigeantes, les décideurs, enfin tous ceux et celles qui vivent dans l'opulence et détiennent ce Pouvoir que l'on dit Républicain mais plus proche en fait d'un pouvoir monarchique)...

Vous qui appelez "hommes -ou gens- de rien" ces millions de Français de la "France d'en bas" de Jean Pierre Raffarin 2002...

A cause de l'indigence programmée de millions de porte-monnaies et de "sans dents" de François Hollande et de "Gaulois réfractaires" d'Emmanuel Macron ; par la "com" que vous faites tambours battants via les Médias et les Intelligentsias à vos bottes, en manipulant les opinions, en bousculant sinon en piétinant les libertés chèrement conquises en 1789 par les "Sans culotte"...

Vous sous estimez la colère de ce peuple de France que vous méprisez...

Vous encouragez et légalisez des inégalités de plus en plus grandes entre une minorité d'ultra riches arrogants et insolents et une majorité de gens dont beaucoup sont en dessous du seuil de pauvreté...

Vous laissez s'accomplir tout ce qui empoisonne et détruit la planète via les lobbies de l'industrie et de l'agro-alimentaire (mais en donnant des "leçons de morale" aux pauvres qui émettent de ci de là quelques "fumerolles")...

MAIS... Vous n'avez pas encore -et ne pourrez jamais- tuer ni museler ni étouffer ni policer ni empêcher de se libérer... Cette espérance de tout un peuple qui, au delà de la colère qu'il exprime, au delà des barricades qu'il dresse, au delà des feux qu'il allume au coin des rues... A un projet, un programme, des idées, pour une vie demain... Une vie dans laquelle vous cesserez, vous les Résidents opulents, arrogants et insolents et "riches à crever", d'être les acteurs prédateurs...

Les nouveaux acteurs seront les gens du peuple... Dans la liberté et avec la liberté, la responsabilité de chacun, de tous !

Une fois pour toutes balayés les acteurs prédateurs et invalidé leur pouvoir insolent, c'est dans une liberté axée sur la responsabilité de chacun dans l'environnement ambiant et dans le rapport de relation que nous avons avec les êtres vivants (et entre nous, humains) que pourra s'établir le pouvoir du peuple... Sans forcément faire appel à la morale, à la religion, à tout ce que l'Homme a inventé pour "policer" la société...

 

 

Quel avenir pour la philosophie dans un monde de pensée formatée et de retour du religieux?

... Dans "Le voyageur et son ombre" paragraphe 86, oeuvres philosophiques complètes, tome III,2... Nietzsche écrit :

 

"Le temps viendra où l'on préfèrera pour se perfectionner en morale et en raison, recourir aux Mémorables de Xénophon, plutôt qu'à la Bible et où l'on se servira de Montaigne et d'Horace comme de guides sur la voie qui mène à la compréhension du sage et du médiateur le plus simple et le plus impérissable de tous, Socrate"...

 

... Et le philosophe David Henri Thoreau écrivait :

 

"Il y a de nos jours des professeurs de philosophie, mais pas de philosophes"...

 

... Et Blaise Pascal écrivait :

 

"On ne s'imagine Platon et Aristote qu'avec de grandes robes de pédants. C'étaient des gens honnêtes et, comme les autres, riant avec leurs amis ; et quand ils se sont divertis à faire leurs Lois et leur Politique, ils l'ont fait en jouant ; c'était la partie la moins philosophe et la moins sérieuse de leur vie, la plus philosophe était de vivre simplement et tranquillement."

 

... Et je dis aujourd'hui pour ma part, que la philosophie des philosophes de métier (de professeurs de philosophie et d'écrivains et de penseurs qui publient des ouvrages et enseignent la philosophie), ainsi que ce que l'on pourrait appeler "la science -ou discipline- de la philosophie faisant l'objet de cours magistraux dans les amphithéâtres des facultés, dans les programmes des classes terminales du Lycée ; par les formes de langage, de vocabulaire et de toutes sortes de termes utilisés ; par l'abstraction qui se dégage des textes produits... En somme par le caractère il faut dire "indigeste" et, en grande partie "coupé de la réalité du monde, de la vie des gens"... N'a jamais été aussi éloignée aujourd'hui au 21ème siècle, que de ce que l'on pouvait lire dans les Mémorables d'un Xénophon, dans les oeuvres d'un Montaigne ou d'un Horace ou d'un Hérodote... Et à plus forte raison de l' enseignement purement oral, d'un Socrate...

 

... Quant à la morale et à la raison et aux différents systèmes de pensée ayant cours -et surtout "ayant pignon sur rue et tenant boutique dans un monde marchand"... Tout cela tend à rendre le monde de plus en plus hostile, complexe, exhibitioniste, empli de crispations, de violences, de voies sans issue, de "mal -être" dans la relation... Et en somme tout cela nous "pourrit la vie"...

 

... "Ce temps qui viendra..." dont parle Nietzsche dans son ouvrage (Tome III,2 de ses oeuvres philosophiques)... Où, selon lui, le sens "naturel" de la philosophie "sera retrouvé" -du moins en partie- pourrait être celui qui peu à peu dans les jours que nous vivons présentement, commence à émerger de ci de là, peut-être davantage dans les nouvelles générations de jeunes...

Mais ce temps qui vient, cependant, ne se situe pas pour autant encore, dans le courant du monde d'aujourd'hui tel qu'il est dans sa réalité quotidienne, la réalité d'un monde d'apparence, de modes, d'effets de langage et d'image, de truculence, de vulgarité, de violence verbale, et il faut le dire d'absence de réflexion dans un rapport de communication le plus souvent superficiel...

En effet dans les réseaux sociaux aussi bien que dans les lieux où les gens se rencontrent, une pensée exprimée (de réflexion sur tel ou tel sujet) paraît "hors propos" (inutile, vaine, "à côté de la plaque", "mal venue", voire traitée avec mépris ou condescendance... Ou le plus souvent à vrai dire "zappée")...

... Pour conclure je dis aussi, comme le disent les philosophes, les écrivains, les intellectuels, les poètes, les artistes athées ou non croyants (et même certains qui sont croyants)... Que le "religieux" en temps que modèle de pensée, de représentation et d'explication du monde ; de nos jours a pris une importance considérable et tend à devenir envahissant, omni présent, et intervient dans la vie quotidienne des gens, crée des "communautarismes", de l'intolérance, du fanatisme, de l'obscurantisme...

 

Le regard des autres

Le regard des autres

... "Le regard des autres"... qui ne savent rien de ce qui n'est pas exprimé -et qui sans doute ne le sera jamais- et qui imaginent, ces autres, ce "bazar" là (ou un autre) ... ou se fient à ce qu'ils entendent dire, à ce qu'ils ont pu observer, croire eux-mêmes en fonction de leur vision personnelle, de leur culture, de leur sensibilité, de leur vécu...

 

Quand on sera mort, il ne restera rien de tout cela... Ou... peut-être ou sans doute... Ce qui aura été découvert... pour autant que les fils auront été tirés jusqu'au plus près de leur commencement...

 

 

NOTE : image extraite de mes productions de dessins

 

La vanité du Verbe

... Paul émit que...

Et chacun émit que...

Et le Verbe fut

Mais le Verbe ne fit rien de ce qu'il tant se propagea et promit...

 

Si la haine ne meurt ...

... Si la haine ne meurt, l'ennemour vit toujours et avec tout ce qui lui fait ressembler à l'amour...

La haine ne meurt donc pas et l'ennemour n'a jamais autant parodié l'amour que de nos jours...

 

a href="http://www.hebdo-landes.com" target="_top">Référencé sur Hebdo Landes !