Faits et anecdotes historiques

     L'Histoire, celle que l'on ne lit pas forcément dans les manuels, est aussi, faite d'anecdotes et d'évènements qu'il faut aller chercher dans des tiroirs que l'on n'ouvre pas... Ou que l'on ouvre parfois sans vraiment regarder tout ce qu'il y a dans le tiroir... 

Waterloo

     200 000 visiteurs étaient attendus -et furent présents- sinon plus, à cette "fantasia" qu'était la commémoration de la bataille de Waterloo du 18 juin 1815...

A 2 km de la commune de Braine-l'Alleud en Belgique, 20 km au sud de Bruxelles.

... 200 000 visiteurs venus de France, d'Europe, du monde entier... Mais où ont-ils pu loger tous ces gens ? Tous les campings, chambres d'hôtes, hôtels, devaient certainement être "pris d'assaut" dans un rayon de 50 voire 100 km à la ronde... Sans compter les embouteillages monstres, les parkings saturés, les restaurants, les "fast food" bondés, les interminables files d'attente pour assister aux différentes manifestations, vraisemblablement debout derrière des barrières métalliques...

J'imagine le nombre de gens ayant dû dormir la nuit dans leurs voitures, ou à même le sol... avec gosses, bébés et toutou ! De la folie !

Tout cela pour un spectacle qui a coûté la bagatelle de quarante millions d'euros aux organisateurs, concepteurs de l'événement, un spectacle réparti sur trois journées du 18 au 20 juin 2015, mettant en scène 6000 figurants. Rappelons les forces en présence le 18 juin 1815 : 71600 Français et alliés de Napoléon d'un côté, en face de 68000 Anglais, Néerlandais et Allemands sous le commandement de Wellington de l'autre côté... Et, en partie battus le 15 juin les Prussiens de Blücher (battus mais non défaits) venus environ 50000 au soir du 18 juin sur le champ de bataille rejoindre l'armée de Wellington...

6000 figurants avec chevaux, habillement, fourbi, canons (l'on a même démoli des maisons exprès pour la reconstitution des lieux de combat)... Bien sûr, dans cette "fantasia" -équestre en grande partie- dans cette simulation des combats, dans ce tonnerre de coups de canon (à blanc), l'on ne voit pas une goutte de sang, pas la moindre jambe coupée...

Une vraie "pantalonnade" cette "affaire là ! Quarante millions d'euros! ... Et toute cette médiatisation autour de cet événement !

Cependant, aucune chaîne de télé durant cette semaine du 15 au 20 juin, ne proposait une émission en direct ! (à part sur France 2 dans "Envoyé Spécial", un "aperçu" sous la forme d'un reportage)... Comme quoi, si l'on avait envie de voir, eh bien il eût fallu se rendre sur place et contribuer à grossir le nombre de visiteurs...

Grand spectacle -historique ou autre- de type "son et lumière" autour d'un événement hyper médiatisé, mobilisant des centaines de milliers de gens, de touristes... Et la "galère" qui va avec, pour se loger, pour stationner, pour assister debout sous le soleil ou sous la pluie, à un spectacle qu'on a d'ailleurs du mal à voir, et tout ce que cela génère de fatigue, d'énervement, de stress, de complications... Et faire pipi, et faire la queue une heure pour un petit bout de sandwich etc. ... De la folie !

 

... A voir le DVD "Waterloo", l'ultime bataille - la fin de Napoléon, film réalisé par Hugues Lanneau, sur une idée originale de Willy Perelsztejn... Il s'agit en fait d'un documentaire retraçant les différents tournants du combat, basé sur les témoignages écrits de combattants réels. Pas d' "idéalisation", dans ce film... Seulement du réel, du vécu, du décrit... Certaines séquences, certaines images, sont "hallucinantes" (entre autres, sous les tentes à l'arrière des combats, où l'on soignait, où l'on amputait les blessés à la scie sans anesthésie, on voit "couper la jambe" dans le détail, le blessé tient entre ses dents un bout de bois, les chirurgiens sont complètement couverts de sang sur leur blouse blanche, de leurs pieds jusque sur leurs visages et verres de lunettes)... Impressionnant !

On voit sur le champ de bataille lors des opérations d'assaut, de part et d'autre des lignes de front très rapprochées, les boulets qui font exploser des têtes, qui arrachent bras et jambes, dans une gerbe de sang ; des combats à la baïonnette avec ventres ouverts, gorges percées, une vraie boucherie! Et ces "carrés" de soldats de Wellington, lors d'une attaque de Ney, de dix mille cavaliers, sans appui d'artillerie, sans appui de fantassins... Les Anglais visent les chevaux, les sabreurs tombent et se font étriper par les soldats du carré, l'attaque des Français échoue... Et ces attaques d'une violence extrême en combats au corps à corps, fusillades à bout portant, pour prendre des fermes constituant des bastions dans lesquelles se trouvaient retranchées des unités de l'armée de Wellington...

En ce temps là, tout comme lors de la grande guerre européenne de 1701-1713, puis la guerre de sept ans 1756-1763, les canons, encore en 1815, tiraient des boulets de fonte...

Le canon à obus explosif fut inventé par le général Français Henri Joseph Paixhans en 1822, conçu à l'origine pour équiper de ce type de canon les navires de guerre. Mais c'est à partir de la guerre de Sécession en Amérique, 1861-1865 ; et en Europe, à partir de la guerre de 1870 et surtout en 1914-1918 que c'est généralisé le canon à obus explosifs... Mais déjà, en 1815, un boulet de fonte (rebondissant sur terrain sec et dur) pouvait tuer 20 soldats à la fois... Lors de la bataille de Waterloo, il avait beaucoup plu (et fort et longtemps) la nuit d'avant le 18 juin, et les jours d'avant ; de telle sorte que l'artillerie n'a eu qu'un effet limité...

 

Le long voyage de l'Homme dans le temps et sur la Terre

l-homme-et-la-terre.pdf l-homme-et-la-terre.pdf

... Voici un document que j'ai rédigé dernièrement, sur l'Histoire, sur le voyage de l'Homme tout au long des âges préhistoriques, depuis les premières migrations il y a 2 millions d'années hors du continent Africain au Paléolithique Inférieur, puis ensuite au Paléolithique Moyen et au Paléolithique Supérieur, jusqu'à la fin de la dernière période glaciaire au delà de laquelle on entre dans le Néolithique avant finalement de voir apparaître les premières civilisations anciennes de l'Histoire (Egypte et Moyen Orient, Asie du Sud Est et du Centre, Indonésie, Amériques et Europe). 

 

Le 4 septembre...

     C'est le 4 septembre 1870 que tomba le Second Empire (qui durait depuis le 2 décembre 1851), avec l'enfermement à Sedan de l'armée de Napoléon III... Et que débuta la III ème République...

Comme assez souvent, depuis pas mal d'années d'après ce que j'ai pu observer (observations et notes météo), fin Août début septembre est ensoleillé, parfois très chaud même... Et "cela ne date pas d'hier" puisque par exemple, fin Août et début septembre en 1870 fut une période "caniculaire" en particulier dans le nord de la France, du côté des Ardennes, Sedan, Metz... Là où se trouvaient concentrées les armées de Napoléon III, entourées de toutes parts par les troupes Prussiennes...

Si la guerre de 14/18 fut une hécatombe, celle de 1870 en fut une aussi... 140 000 morts côté Français (pertes en vies humaines militaires et civils) dont une très grande partie de tous ces morts durant les batailles autour de Metz et de Sedan fin Août début septembre 1870.

A tel point que des milliers de cadavres jonchaient les champs, les coteaux, et flottaient en grappes dans les rivières... La capacité de destruction par l'artillerie de l'époque était assez impressionnante : de nombreux bourgs furent totalement rasés dans la région de Metz Sedan...

Il faut, question documentation sur la guerre de 1870, lire "la débâcle", d'Emile Zola : un véritable récit journalistique (mais aussi un roman)...

L'alliance germano prussienne avait mobilisé 500 000 hommes au début du conflit et la France 265 000 pour l'armée du Rhin en fin juillet et août, mais le nombre de soldats une fois achevée la mobilisation atteignit côté Français 800 à 900 000 hommes, et côté Germano Prussien 1 200 000 hommes. Le nombre de tués s'explique aussi par les pertes civiles dues aux bombardements, à la destruction quasi totale de nombreux bourgs lors des batailles autour de Sedan et de Metz..

... C'est aussi le 4 septembre, en 1792, qu'eurent lieu à Paris et dans d'autres villes de France, le massacre dans les prisons, de "suspects" qui avaient été préalablement enfermés en attente de jugement... Ces gens arrêtés et emprisonnés étaient soupçonnés de "haute trahison", "intelligence avec l'ennemi", mais pas seulement puisque parmi eux se trouvaient aussi des "indésirables", c'est à dire des personnes qui étaient accusées de comploter contre l'état révolutionnaire, ou qui étaient inquiétées pour leurs opinions royalistes ou jugées trop modérées ou contraires à la pensée dominante...

En réalité, ces massacres ont eu lieu durant plusieurs jours, du 2 au 6 septembre.

Les gens du peuple, excités et conditionnés, dans un climat alors, d'extrême violence, conduits par des meneurs, se ruèrent à l'assaut des prisons, enfoncèrent les portes, et tuèrent, égorgèrent, massacrèrent les prisonniers en grand nombre... Ce fut une épouvantable boucherie...

Danton, alors ministre de la Justice, venait de rédiger le 25 Août 1792 un texte de proclamation qui se terminait par ces mots " Sans les traîtres, le combat serait bientôt fini"...

Puis début septembre il fait publier, placarder sur les murs de Paris et d'autres villes en France, une affiche "compte rendu du peuple souverain", écrite par Fabre d'Eglantine, secrétaire général de Danton, et cette affiche appelait au massacre...

Le 4 septembre n 'est donc pas, loin s'en faut "une date qui honore notre pays, la France" puisque qu'en 1792 furent perpétrés ces massacres de citoyens de notre pays, avec l'aval du Gouvernement ; et qu'en 1870 il y eut cette défaite honteuse et si coûteuse en hommes, de la France de Napoléon III devant les armées de l'alliance germano prussienne...

Mais Danton fut par la suite, guillotiné, tout comme Robespierre et les chefs de la Terreur...

La nuit du 4 Août 1789...

... Ou l'abolition des privilèges...

Vous êtes-vous demandé ce que c'était vraiment, que l'abolition des privilèges, votée durant la nuit du 4 Août 1789 ? Par qui, en fait, en définitive, fut voté l'abolition des privilèges ?

Tous les livres et manuels d'Histoire, les manuels scolaires en particulier, présentent cet évènement comme "quelque chose de très heureux, qui fait référence et qui est "très noble, très beau, absolument formidable et qui fait date, et qui est mis en avant tel un étendard de la sainte Justice"...

Je ne pense pas, pour ma part, que les nobles, que les aristocrates de l'époque, qui, rappelons le, en partie et en partie seulement, ont voté l'abolition... Etaient "des enfants de choeur"... Ils étaient, ces "privilégiés là", les plus riches, les plus possédants en terres, en domaines, en avantages de toutes sortes, et c'étaient eux qui détenaient les plus grandes fortunes... Mais ils savaient tous pertinemment, que s'ils votaient cette loi, ils en tireraient des avantages, des profits encore plus substantiels que du temps de ces "fameux privilèges" datant du Moyen Age, du temps des rois, de l'Ancien Régime... Les temps avaient changé, déjà depuis le début du 18 ème siècle avec ce qu'on pourrait appeler à l'époque, "l'émergence d'une économie de marché", une économie des "grandes affaires" d'autant plus florissante que les grands vaisseaux, les voiliers au long cours sillonnaient les océans, accostaient dans tous les grands ports du monde, envoyaient leur soldatesque, leurs conquérants, leurs explorateurs vers des territoires, des continents jusque là inconnus ou presque... Les richesses, les marchandises, et même des produits de consommation "de masse", circulaient d'un continent à l'autre, de port en port, des industries naissaient, des fortunes se bâtissaient sur l'esclavage, sur le commerce de matières premières...

Les nobles qui n'ont pas voté l'abolition, en revanche, étaient pour la plupart d'entre eux, de petits hobereaux de province, ne possédant guère de très grands domaines, n'étant point dans les "grosses et nouvelles affaires", n'ayant pas de grandes fortunes, et vivant de revenus limités et aléatoires. Certains même étaient déjà totalement ou en partie ruinés, sans doute du fait qu'ils n'avaient pas adhéré au "Système" de l'époque, et qu'ils demeuraient attachés à des "valeurs"... Ou qu'ils avaient "mal, très mal géré leurs affaires" pour quelques uns d'entre eux (ceux là n'étaient pas très attachés à des "valeurs")...

C'était donc, l' abolition des privilèges, à l'époque, "dans l'air du temps", c'est à dire que cela correspondait dans une certaine mesure à "l'idéal révolutionnaire" (idéal révolutionnaire entre guillemets en fait, qui était plutôt un changement "de décor", de société, de système, bien plus qu'un "vrai/vrai" idéal)...

La façon dont on nous présente "cette affaire là" dans les manuels d'Histoire, c'est "une supercherie ayant pignon sur rue"...

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