Voltaire

  • Dans la colère qui opposa Voltaire à Rousseau

    … Dans la querelle qui opposa Voltaire à Rousseau, si j’avais vécu à la même époque que celle de ces “philosophes des Lumières” dont, outre Voltaire et Rousseau, Diderot entre autres…

    J’aurais pris le parti de Voltaire sans aucun doute…

    J’ai écrit une fois que si Voltaire voyait ce que l’on a fait, de nos jours, de la Tolérance au nom de laquelle il a de son vivant combattu… Il se retournerait dans sa tombe !

    Cependant, si ma préférence se situe très nettement du côté de Voltaire et non pas du côté de Rousseau (que d’ailleurs j’ai moins lu que Voltaire) il n’en demeure pas moins qu’à mon sens, c’est Denis Diderot qui l’emporte… Parce que lui au moins, il a vraiment défendu – et fréquenté – ces gens dits “de peu” qu’à aucun moment de sa vie il a méprisés ou déconsidérés…

     

  • Les écrits de Voltaire, et les travaux d'Einstein

         À la page 364 du livre " Le miroir de Cassandre", de Bernard Werber, je lis cette phrase de Voltaire, que je trouve très actuelle :

    "Que répondre à un homme qui au nom de sa religion vous dit qu'il est sûr d'aller au Paradis en vous égorgeant ?"

    ... Et à la page suivante cette réflexion d' Albert Einstein, que je trouve aussi très actuelle :

    "Il est plus facile de réduire un noyau d'atome qu'un préjugé humain".

    Voltaire et Einstein, deux grands esprits, sans doute parmi les plus grands, du II ème millénaire de l'ère dite Chrétienne...

    Les écrits de l'un et les travaux de l'autre ont fait assurément avancer l'humanité, et le temps, et les siècles qui passent ne les usent pas plus que cent mille bourrasques sur des monuments de pierre...

    Mais, si l'humanité effectivement avance, il n'en demeure pas moins qu'elle s'enlise aussi, entre les "paliers" de son évolution, dans les mêmes crevasses profondes où, à chacune d'entre elles, elle y risque sa vie tout entière...

    Ainsi à l'époque de Voltaire, un acte de tolérance était un acte insensé. Et de nos jours le même acte de tolérance est devenu "possible" mais sans pour autant qu'il soit...

    Ainsi à l'époque d'Einstein les scientifiques pensaient la physique dans le même cadre de temps, d'espace et de masse. Et ce cadre, de nos jours, est totalement renouvelé mais sans pour autant être dépassé...

    ... Jusqu'à quand laisserons nous le préjugé faire la la loi ?

    ... Jusqu'à quand au nom de Dieu ou d'Allah lèvera-t-on des armées ?

    Sûrement pas jusqu'à la "fin des temps" car nous seront morts bien avant...

    Une assurance, en somme, contre la fin non pas "des temps" mais "de notre temps", c'est l'acte de tolérance d'une part, et c'est la volonté de dépasser le cadre renouvelé du temps, de l'espace et de la masse, d'autre part...

    Les écrits, et les oeuvres en général de tous les auteurs dans le monde entier depuis des millénaires déjà... Ne font pas réellement avancer l'humanité – à l'exception de quelques unes de ces oeuvres cependant- mais contribuent -parfois et aléatoirement- à la faire avancer, un peu de la même manière que prend un greffon sur un arbre fruitier... Cependant, peut-on parler vraiment d'avancement lorsque le greffon prend ?

    Ce qui est sûr... C'est ce que je lis à la page 365 du livre "Le miroir de Cassandre", de Bernard Werber :

    "Et,comme par hasard, tous les livres d'humeur de dandys ou d'histoires à l'eau de rose sont oubliés. On ne se souvient que des auteurs qui tranchent par leur originalité : François Rabelais, Edgar Poe, Jules Verne, Isaac Azimov, Boris Vian résisteront mieux au temps qui passe que tous leurs contemporains, glorieux auteurs d'autobiographies nombrilistes encensées par les critiques. Parce que, au final, ce sont les idées qui importent. Ces auteurs écrivaient pour changer leur époque."

    ...La fin des temps est inéluctable... Mais la fin de notre temps, le temps des humains, non...