société

  • Le religieux dans la vie publique

    … Comment ne pas avoir la haine du religieux lorsque le religieux s’impose et régit la vie des gens au quotidien ?

    Le religieux, rappelons le, c’est une continuité dans la religion : le Judaïsme avec l’Ancien Testament et la Torah, puis le Christianisme avec la Bible et le Nouveau Testament – qui, il faut le dire ne désactualise pas l’Ancien Testament, puis l’Islam avec le Coran…

    L’on retouve dans la Torah, dans la Bible et dans le Coran, les mêmes directives, les mêmes préceptes, les mêmes interdits… Et le même statut de la femme dans la société…

    Comment ne pas avoir la haine du religieux lorsque dans le monde d’aujourd’hui du 21ème siècle (le monde politique et social des états, des républiques, des royaumes, partout sur la planète), ce sont les intégrismes religieux qui se développent et envahissent de plus en plus, l’espace public ?

    Catholiques, Protestants, Évangélistes, Musulmans, Juifs, tous dans vos intégrismes je vous hais !

    Politiques, les unes de droite traditionnelle, les autres de gauche libérale et sociale, d’autres encore d’une gauche plus engagée à gauche ou d’une droite plus engagée dans une droite de la Chrétienté… Toutes je vous hais pour vos complaisances, pour vos tolérances, pour vos abdications ou vos compromissions en face du religieux qu’en aucune façon vous combattez et ne combattrez jamais quoique vous prétendez notamment lorsque le religieux assassine, pose des bombes (ce qui bien sûr vous choque et vous fait donner de vos polices… Mais ne disparaît pas pour autant)…

    Honte aux législateurs des États Unis d’Amérique qui envisagent de retirer le droit à l’avortement ! … À ce propos, est-ce qu’un fœtus de 6 semaines peut-être considéré comme un être vivant avec du ressenti, des émotions, alors qu’il n’est qu’un organisme en formation sans rien encore de ce qui fait, caractérise, identifie un être vivant ? Qu’un fœtus de 4 mois soit réellement un bébé bien vivant dans le ventre de sa mère, cela oui, c’est évident ; mais pas un fœtus de 6 semaines ! ( j’attends vos objections, vos scrupules, vos morales, votre sens de « l’éthique de la vie », les « ceu’s zé celles » qui, sans être des croyants en une religion, ne sont pas moins à leur manière selon l’idée dominante du moment, des intégristes autant que des intégristes religieux )…

    Honte à toutes les sociétés, à tous les pays, à tous les états ; honte au monde du Travail et de l’Emploi , qui n’ont pas instauré l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes !

    Le statut de la Femme dans les sociétés Chrétiennes, Juives et Musulmanes intégristes ou le devenant, est un statut ignoble, totalement indigne d’une civilisation ! Je hais ce statut ! Je hais les intégrismes religieux ! Je hais les religions parce qu’au bout du compte, qu’on le veuille ou non, elles se font complaisantes et abdiquent en face des intégrismes en laissant croire qu’elles combattent les intégrismes…

     

     

  • L'école et la société

    … L’école progressiste de ces « barbarismes » que sont le « savoir de ceci de cela » dans un apprentissage en dehors de la classe et dans une pléthore de projets, de planifications et d’expériences «innovantes »… Et qui s’articule désormais et de plus en plus, sur la personnalisation, sur une diversification « éclatée » des savoirs (mais plus sur une transmission des savoirs)… Est à l’image de la société toute entière, de la fin du premier quart du 21ème siècle.

    La société actuelle en effet, fonctionne dans tous ses domaines, notamment celui du travail, celui de la relation à l’autre, celui de la famille, celui de toutes les activités humaines, celui de toutes les « façons de faire », des modes, des comportements… Sur le modèle de l’école progressiste.

    L’école et la société sont devenues « massivement inégalitaires », et cela même alors qu’elles se veulent, qu’elles se proclament, s’affichent, se revendiquent « égalitaires »… Mais « égalité » en fait – et de fait – s’apparente ou se confond avec « nivellement » (nivellement plutôt par le bas que par le milieu et encore moins le haut)…

    Cette école et cette société progressistes ne produisent plus que des « héros du jour » qui font tous chacun à leur façon « un carton sur Facebook, sur Instagram, sur les réseaux sociaux » ; ne produisent plus que des banalités montées et arrangées en événements…

    Une école et une société de « likes »…

    Et de « manoufs », de criailleries, de haines, de violences, de négations, de « mal être », de contre – façons, de lapins sortis de chapeaux…

    Et d’œuvres étouffées dans l’œuf…

     

     

     

  • La Nomenklatura des Crétins et des Cons

    … La “nomenklatura” de la “civilisation judéo islamo chrétienne occidentalisée consumériste” qui jadis était celle de cartels dominants de la haute société composée pour l’essentiel de gens âgés de 40 à 60 ans – des “rassis” de la grande bourgeoisie aux certitudes confortables, en général propriétaires et bien pourvus en biens patrimoniaux, qui laissaient peu de place aux jeunes qu’ils méprisaient et devaient selon eux commencer leur vie en “mangeant de la vache enragée”… A été remplacée à partir du début du 21 ème siècle par une génération de vingt-trentenaires d’ uberisés, d’hyperconnectés smartphonisés twitter-facebookisés, qui, en quelques séquences brèves de vidéo sur les réseaux sociaux, exportent auprès de “followers à la pelle” leur nullité agressive, leur faconde, leur gloriole, leurs “story’s”… Et c’est désormais cette génération là, de “winners”, qui censure, “met au pilori” ! Et qui fait la culture ! En rappant, en musiquant battement de cœur de pieuvre, rasés haut de la tempe, crêtés, piercingués, tatoués de partout, ou casquettés bonnettisés lunettes noires…

    Soit, pour “résumer” : les crétins et les cons d’antan, les crétins et les cons d’aujourd’hui, les “maîtres du monde !

    Je détestais, à l’âge de 22 ans, en 1970, la société de l’époque où les jeunes “n’avaient pas droit au chapitre” – sauf soit dit en passant – d’avoir le droit de “baiser à couilles rabattues” après mai 68…

    Je déteste, à l’âge de 73 ans, en 2021, la société d’aujourd’hui où la médiocrité, l’agressivité, la nullité, ont “droit de cité” et où ce sont les trentenaires voire les ados, les “winners” d’ailleurs aidés par les “rassis intello-progressistes de Goche et de Drouate” …

     

     

  • Deux visions du monde et de la société

    … Sur les questions de la vaccination, du pass sanitaire et de l’inconditionnalité du port du masque, je suis en total et absolu désaccord avec les anti vax, les anti pass et les inconditionnels du port du masque.

    Sur tous les autres sujets “sensibles” tels que la politique, “les riches/les pauvres”, “être de droite ou de gauche”, la plupart des évolutions de la société, des mœurs, sur des sujets de culture, et même de religion, de croyances ou de non croyances, sur des sujets de philosophie, de morale si l’on veut, de “goûts et de couleurs”, de préférences pour ceci ou cela, de modes de vie, de comportements en rapport avec la consommation de tous produits, alimentaires, cuisine, loisirs, services, équipements de toutes sortes… Sur tous ces nombreux sujets, je suis en général pour ne pas dire “presque inconditionnellement”, enclin à l’écoute de l’Autre, même si je ne partage pas, n’adhère pas, même si j’ai mon point de vue personnel… Et en ce sens, un dialogue raisonnable fondé sur le respect de l’Autre, sur la reconnaissance, à partir du moment où il n’y a pas de comportement agressif, de réaction “à l’emporte pièce”, où le préjugé ne domine pas… Est toujours possible… Avec moi…. Quoique parfois, ça peut quand même “friter”, enclin que je suis à “ne pas marcher dans les clous” et à le manifester, l’exprimer à ma façon…

    Mais, mais… Sur la question de la vaccination, du pass sanitaire, là je suis vraiment/vraiment en total et absolu désaccord avec les “anti” ! Jusqu’à refuser le dialogue, refuser l’écoute, jusqu’à considérer que ces gens “résolument contre” et qui de surcroît manifestent violemment dans la rue, se livrent à des actes ignobles de saccage de centres de vaccination, à des propos d’une agressivité insoutenable sur les réseaux sociaux… Sont des gens qui mettent en danger la société voire la vie d’autrui, et je leur en veux, je les tiens pour responsables de ce qu’il faut bien appeler “une fracture sociale” !

    En ce qui concerne l’inconditionnalité du port du masque, là, je serais “un peu plus dans la nuance” – si l’on peut parler de nuance – c’est à dire, que “contre le port du masque” que je suis, je me “limite” à la caricature, à la moquerie, à la critique, à la désobéissance en certaines situations, lieux par rapport à ce qui est demandé par des autorités…

    Pour “résumer” tout ce que je viens de dire, la question de la vaccination et du pass sanitaire, et “un peu en retrait mais bien présent quand même”, la question du port du masque… Renvoie à deux visions du monde, de la société, bien plus inconciliables que les questions de politique, de modes de vie, de différences culturelles… Qui peuvent, elles aussi, être en rapport avec une vision du monde et de la société…

    Deux visions du monde et de la société dans lesquelles on trouve en chacune des deux, différentes, autant de personnes “qui marchent dans les clous”, que de personnes “qui ne marchent pas dans les clous”…

    Et, manifestement, pour moi, la vision du monde et de la société qui est celle des anti vax anti pass – et des inconditionnels du port du masque… Dans la mesure où “être contre le vaccin”, être contre le pass”, “être pour le port du masque partout”, s’inscrit dans une pensée plus générale où beaucoup de choses sont liées…Et me met en face d’un “ordre” auquel je refuse d’adhérer…

     

    Mais il y a cependant, une autre question, celle relative aux milliardaires, aux actionnaires, aux dominants et aux décideurs, aux lobbies internationaux pharmaceutiques, agro alimentaires, industriels… Sur laquelle je suis aussi en désaccord total et absolu avec ceux et celles qui adhèrent à un modèle de société fondé sur l’acceptation des milliardaires, des actionnaires, de la dominance et du dirigisme des puissants…

     

     

  • À propos des personnages connus, de la Gauche

    … Parmi tous les personnages connus de la Gauche, en particulier les candidats à l’élection présidentielle, il n’y en a aucun dans “l’ordre des idées” qui est le mien… ( l’idée que je me fais de la Gauche)…

    J’attends d’un personnage connu de la Gauche qu’il se déclare résolument contre les milliardaires et les actionnaires, contre l’islamisme en particulier politique et sociétal, contre la délinquance…

    Il y aurait bien Jean Luc Mélenchon, mais je le trouve “plus proche de la complaisance que de la tolérance”, et sous couvert (sincèrement sous couvert) de justice sociale, je n’adhère pas à sa “vision du monde” partiale, et d’une certaine façon à lui, autoritaire, d’une sorte de “bolchevisme relooké 21 ème siècle” dans la mesure où qui ne pense pas selon ses vues n’est pas crédible, n’ a pas de place en son “cercle” (cercle si “élargi” soit-il)… Et sa “complaisance” envers l’islamisme et envers la délinquance me gêne : l’islamisme, en gros, il veut qu’il ait sa place au sein de la société française, quitte à ce qu’il risque de devenir majoritaire question présence en France des religions. Et la délinquance, en gros, il n’en voit que celle des ultras riches (à juste titre je dis)… Mais il “écluse” ou “met de côté” la délinquance des voyous, des petits caids de quartier, la délinquance d’incivilité, de violences et d’ agressions au quotidien sur fond de liberté d’expression et de comportements (par complaisance)… En effet, dans son idée, cette délinquance là n’est et ne peut être que le résultat d’un “système injuste et inégalitaire” (ce qui est “en partie vrai”) mais n’est pas “entièrement vrai”…

    Dans ma vision “anarchiste” (notez l’emploi des guillemets) du monde et de la société, il n’y a aucune place pour les milliardaires et les actionnaires, aucune place pour les voyous, pour la délinquance au quotidien sur fond de violences, d’agressions, de stigmatisations, de discriminations ; aucune place autant pour l’islamisme que pour toute religion présente ou à venir, aucune place pour quelque ordre ou désordre que ce soit ; aucune place pour LES libertés dans la complaisance au détriment de LA liberté, aucune place pour l’irresponsabilité, aucune place pour les apparences au détriment du naturel, aucune place pour la réalité de surface visible au détriment de la réalité profonde moins visible…

     

  • Évolution vers la droite de la société française

    … L’orientation “de droite” (politiquement parlant) de la société française dans ses différentes composantes dont les plus “modestes”, me désole…

    Certes la “Gauche” n’est plus ce qu’elle était – et encore moins ce qu’elle devrait être, mais tout de même cette orientation vers les partis de droite et surtout (horreur) vers le Rassemblement National -ex Front National, me “percute assez douloureusement” on va dire !

    J’en viens à penser que le “Français lambda” – pas forcément le plus à plaindre question niveau de vie et de consommation et de confort au quotidien – devient ou tend à devenir plus ou moins adepte à cet adage – ou ce “proverbe” que je déteste au plus haut point : “ chercher à comprendre c’est déjà commencer à désobéir” (comme quoi “il faudrait” accepter sans broncher ce que nous disent les chantres de la convenance, de la consensualité de pensée, de l’ordre, de la bienséance, des “valeurs sacrées”, du “réalisme économique du monde d’aujourd’hui”, de la “conduite à tenir en société policée” etc. et autres “scies” du même genre!)…

    Bon, c’est vrai, la “Gauche” qu’on a connue sous Jospin premier ministre de Chirac de 1997 à 2002, ainsi que la “tout aussi sinon davantage encore Gauche” de Hollande, de 2012 à 2017… Et qui s’est faite “Goche” (qui rime avec “moche”)… Avait déjà ce “petit air” nauséabond, de fragrances corniflardes vinaigées crevettes ammoniaquées, de convenance/bien pensance/consensualisme complaisantiste etc. !

    Il n’en demeure pas moins que, plus que jamais aujourd’hui : “déjà seulement commencer à comprendre les choses pourquoi elles se goupillent comme ça, et à un peu réfléchir autrement que de vociférer sur les réseaux sociaux et dans la rue, et de tout réduire à des propos à l’emporte pièce… Cela devient d’une urgente nécessité !

    … Et d’arrêter de lorgner du côté de la Panthère!

     

  • Je hais la haine

    Dans un journal Sinézone que, soit dit en passant je préfère à Charlie Hebdo, et que de temps à autre j'achète ; je lis ce titre « Tout le monde déteste Macron »...

    À dire « plus vrai » cette détestation de « tout le monde » (enfin d' au moins environ 80% des Français)... N'est pas très loin de la haine, selon ce qui se lit dans les réseaux sociaux, selon ce que l'on entend dire autour de soi, de ce président qui décidément, est encore plus honni que Nicolas Sarkozy et que François Hollande en leur temps...

    Opposition, contestation, violence dans le propos et dans la caricature, résistance, manifestations, révolte... Tout cela oui, mais haine NON !

    La haine est un « cancer vache » de la société ! … Et de la démocratie... Lorsqu'elle se cristallise sur une personne (en l'occurrence le président de la république), sur un groupe de personnes (en l'occurrence des élus de la république), sur une communauté de personnes, sur une catégorie de personnes (en l'occurrence, des Juifs ou des Musulmans, ou encore des homosexuels)... La haine ne mène qu'à un régime de terreur ou de goulag si elle va jusqu'au bout extrême de son évolution... Ou à une dictature dans le « moins pire des cas » (qui est quand même une calamité)...

    Je hais la haine ! Vous ne me verrez jamais dans une manif brandissant un long bâton symbolisant une pique de 1793 avec au bout une pancarte dessiné dessus la tête de quelque personnage que ce soit ! … En revanche... quelques « écrits pirate et iconoclastes »... … …

     

     

  • La société française est-elle plus violente qu'avant ?

    ... Il n'est pas facile, en dépit de toutes les études qui sont faites, de toutes les statistiques concernant tel ou tel type de violence, de déterminer si la société française est plus violente à la fin des années 2010, que par exemple, en 1980 ou en 1950...

    Si l'on écoute les médias, les gens parler autour de soi, il semble que oui, mais en fait, c'est l'émotion qui domine en fonction de ce qui est ressenti au moment d'une manifestation d'agressivité. D'autant plus que l'on parle davantage, au quotidien, de tout ce qui va mal plutôt que de tout ce qui va bien.

    Cependant il est un fait , celui là évident et que l'on peut constater fréquemment, de manière répétée et quasiment constante, c'est le comportement agressif des conducteurs de véhicules (tous véhicules)...

    Dans les lieux de circulation tels que les voies de présélection, les ronds points, les sorties de routes, dans la traversée des villes, sur les autoroutes ; pour la moindre manoeuvre considérée gênante ou hésitante, c'est en réaction immédiate le coup de klaxon rageur, l'appel de phare tout aussi rageur, du conducteur venant derrière...

    Et ce qui est paradoxal, étonnant, et qui semble "effacer" cette agressivité de comportement au volant, c'est de voir en d'autres situations (telles que dans des files d'attente en magasins ou au cinéma, d'aides pouvant être apportées à des personnes handicapées, âgées, en difficulté pour se déplacer), des gens dont certains d'entre eux sont ces conducteurs irascibles, se montrer alors prévenants et attentifs.

    Le véhicule dans lequel on se trouve, dans la mesure où ce véhicule serait comme un "prolongement" de ses bras, mains et jambes -et par extension, de son "moi profond" où sont enfouies et en latence nos émotions, nos colères, nos ressentiments, nos impatiences et désirs inassouvis... C'est cet habitacle fermé portières verrouillées à l'intérieur du quel nous nous sentons protégés et inatteignables dans l'anonymat, dans la non reconnaissance par les autres... Et donc, par habitude quasi automatique, nous manifestons une agressivité qui ne trouvera pas en face d'elle, de réaction autre que celle d'un poing levé, d'un "doigt d'honneur", d'un appel de phare en réponse...

    Ce qui veut dire, cela, le comportement agressif au volant d'un véhicule, que si l'anonymat peut être assuré lors d'une manifestation de violence qui de surcroît, ne trouve pas en face d'elle la moindre barrière, le moindre empêchement... Alors oui, dans le monde, dans le quotidien vécu d'aujourd'hui, l'individu est plus violent qu'il ne l'était avant -ou l'est intemporellement et naturellement...

    Et la société étant un ensemble d'individus, la société est plus violente aujourd'hui qu'avant, bien que les études faites et que les statitiques ne puissent le déterminer de manière certaine...

     

     

    ... Une question que je me pose au sujet de la violence dans la société française, c'est celle de savoir si oui ou non, l'incivilité, la négligence volontaire et l'irresponsabilité peuvent être assimilées à la violence...

    Par exemple, lorsque l'on voit au bord des routes, sur les trottoirs en ville, dans les caniveaux, sur les parkings, tout ce qui est jeté, boîtes de bière, cartons de pizza, papiers sales, épluchures de fruits, chewing gum, mégots de cigarettes ; que l'on voit des containers de sacs d'ordures ménagères dont le couvercle ferme encore et donc pas encore pleins et débordants, en bas desquels containers s'entassent des détritus... Et cela partout dans notre pays et en si grande quantité, nous sommes bien là en face d'incivilités, de négligences volontaires et d'irresponsabilités manifestes pouvant être assimilées à une forme de violence qui est en fait une violence de comportement qui elle aussi, tout comme la violence "klaxomerdante" des conducteurs de véhicules, anonyme qu'elle est, échappant aux contrôles et aux contraventions bien souvent, est une violence n'ayant en face d'elle aucun empêchement pour la contenir...

    Comment identifier en effet, l'occupant d'une voiture qui jette par la portière un carton de pizza, un sac en papier de KFC ou de Mac Do ? Et d'ailleurs, que faire, même, si on le voit accomplir son geste, cet occupant d'un véhicule?

    En pleine nature au croisement de deux chemins, en bordure d'une forêt, ou même à la sortie d'un chemin de terre donnant sur une route passante, l'on trouve de véritables petites décharges de télés, de fours, de canapés, de matelas, literie, vêtements, outils usagés, matériaux d'aménagement intérieur, panneaux, parpaings, planches etc. ...

    N'est-ce point là, de la violence ? Alors la société française est vraiment plus violente qu'avant... Rendue plus violente par cette société de consommation du non durable et jetable, d'un individualisme entretenu et forcené, et par la démission de ceux qui ont la charge d'éduquer, d'informer, de gérer, de protéger... Démission il faut dire, assez souvent forcée par manque de moyens donnés, provoquée et encouragée par les dominants qui mettent la planète à sac et se foutent des peuples !

     

  • La lutte des classes, film de Michel Leclerc

    ... Avec Leila Bekhti, Edouard Baer, Ramzy Bedia, Baya Kasmi... Sorti le 3 avril 2019...

     

    ... Soit dit en passant (question d'homonymie), il serait difficile d'imaginer Michel-Edouard Leclerc, grand directeur de Leclerc supermarché, réalisant ce film -pour autant que Michel-Edouard Leclerc eût pu verser dans le cinéma ! (rire)... Mais... Quoique... pourquoi pas si l'on pense à la "politique" de développement de cette grande entreprise qu'est Leclerc "soucieuse selon son PDG, de respecter l'environnement et de se prévaloir d'humanisme, de bonne relation fournisseurs producteurs clientèle, de réalisme sociétal diversifié voire civilisationnel ?

     

    Tout au long du film d'ailleurs, j'ai perçu ce "souci" -bien dans l'air du temps"- de la part de bon nombre de réalisateurs de cinéma, de théâtre, de spectacles, d'artistes, d'intellectuels, de personnages politiques même... Ce "souci" d'un environnement sociétal diversifié (et "pluriel"-ce mot étant "de mode") et dont découle une "pensée", un "consensus" en quelque sorte...

     

    L'on peut avoir le sentiment en voyant ce film, et en ce sens "cela remet les pendules à l'heure", que les préjugés et que les crispations "en prennent un bon coup dans la gamelle" (ce qui est vrai, il faut dire, dans le film)...

     

    Mais la réalité vécue au quotidien, dans ces "environnements difficiles" par les gens, les jeunes en milieu scolaire -public ou privé- par les parents d'élèves, par les enseignants, les éducateurs, les acteurs de la vie publique en général... Ne "colle" pas tant que cela avec ce que l'on voit dans le film.

     

    Une femme avocate et "beur" en couple avec un "anar punk" c'est quand même "un peu fort de café" à "avaler" (quoique cela soit possible -mais peu fréquent à vrai dire)...

     

    Dans l'époque troublée où l'on vit, dans cet environnement de racisme, d'homophobie, d'antisémitisme, de violences gestuelles et verbales, de préjugés et de crispations... Dont les médias et certains partis politiques d'ailleurs ne cessent de parler et de mettre en avant, tout cela étant relayé par les réseaux sociaux... Peut-être que ce film "décoiffe dans le sens d'un vent qui purifie en balayant les scories produites par "l'industrie sociale"...

     

    Le caractère "fusionnel" de ce couple atypique que forment Leila Bekhti en avocate parisienne et Edouard Baer en batteur d'un groupe rock punk anar, est drôle et émouvant... Mais là où s'arrêtent l'émotion et la drôlerie dans la comédie, et le rire qui va avec... Commencent la réflexion et le réalisme lucide, et se profile une vision qui n'est plus celle de la pensée commune, de la pensée qui a cours et qui domine en étant relayée par les médias, les politiques, les artistes à la mode et les intellectuels et les journalistes des plateaux de télévision... Et les réseaux sociaux...

     

    Dans l'époque troublée où l'on vit, il y a ce que personne ou presque ne montre jamais, qui ne fait pas l'objet ni de films ni de pièces de théâtre ni de romans, dont les médias ne parlent que rarement, que les politiques "éclipsent"... Et qui est ce que beaucoup de gens vivent au quotidien "seuls dans leur peau" (et dans ce qu'ils ressentent) dans l'environnement qui est le leur, et qui ont plus souvent que l'on ne le croit, des comportements étonnants, réconfortants à observer, que l'on pourrait qualifier d'héroïques, d'actes d'amour, de solidarité, où le préjugé n'a plus cours, où les crispations n'existent plus... (Il doit bien exister -rire- "quelque groupe anar punk rock" qui chante cette vie là, inconnue et pourtant bien réelle... et qui contribuera à "faire le monde de demain"... Avec quelques poètes...

     

     

  • La force mais aussi et hélas, l'impuissance du monde

    ... L'intervention d'Emmanuel Macron, par son introduction, par les annonces qui ont été faites, par tout ce que contenait cette intervention du début jusqu'à la fin, et la conférence de presse avec les questions et sujets évoqués, des journalistes ; m'inspire la réflexion suivante :

     

    Il y a bien, incontestablement, dans le discours, dans le propos, dans la manière de formuler, dans l'émotion, dans la "vérité" même -si l'on veut- pour ne pas dire "dans une sincérité manifeste"... Et aussi dans un "cadre de réflexion"... Il y a bien, oui, dans le discours d'Emmanuel Macron -comme d'ailleurs de la part de ses prédécesseurs, de François Hollande jusqu'à Charles De Gaulle... "Quelque chose qui sonne bien et fort" -peut-on dire... Et qui suscite autant d'émotion (par les mots utilisés, le langage, le ton, le regard, les gestes) que de réflexion, de prise de conscience, de volonté de "faire pour le mieux", de s'adresser à tous les citoyens tous milieux sociaux confondus...

    ... Par extension, l'on peut dire aussi que les élus de la République, sortis des urnes et constituant une majorité gouvernementale ; que les "figures emblématiques" (les plus en vue, les plus actifs, des différentes formations politiques d'opposition), pour la plupart d'entre eux, ont chacun dans leurs discours, dans leur vision, dans leur manière de formuler, "quelque chose qui sonne bien et fort" et où entre une part de sincérité... (le côté humain dans ce qu'il a de meilleur et de plus vrai en somme)...

    ... Si les idées sont bonnes, si un "certain esprit de vérité", si une incitation à la réflexion et à l'agissement, sont manifestes – ou peuvent l'être, des uns et ou des autres... La réalité du monde est en opposition, en adéquation, en contradiction, avec le monde des idées, des discours, de la bonne volonté des uns ou des autres...

    Et, dans la réalité du monde, la réalité telle qu'elle est dans sa brutalité, dans ce qu' elle a de concret, dans ce que vivent au quotidien les gens en France et partout dans le monde -en dépit de bien de progrès et d'améliorations pour des centaines de millions de gens, puisque dans l'ensemble on vit tout de même mieux (confort, aisance, santé, accès à des biens et des services, en 2019 qu'en 1492)... La réalité du monde donc, ne ressemble pas du tout à ce que portent en eux et en avant les discours et les idées, et ce qu'il peut y avoir de vraiment sincère en chacun de nous...

    Je n'évoquerai que deux choses parmi tant d'autres... L'une très précise concernant l'emploi salarié, les conditions d'exercice d'un emploi et l'âge du départ à la retraite... Et l'autre plus générale concernant la différence qu'il y a entre le revenu du travail et le revenu du capital :

    -Est-ce qu'une caissière de Leclerc qui passe huit heures par jour (ou quatre si elle est en CDD) à scanner des code-barre de produits, qui a 59 ans, a envie -vraiment envie- de travailler jusqu'à 62, 63 ou 65 ans ?

    -Pourquoi ce "silence radio", quasi général et seulement rompu par quelque coup porté sur la marmite de ci de là mais à peine audible parce que noyé dans l'orchestration du monde (ou même intentionnellement étouffé dans le mépris et la condescendance)... Ce "silence radio" sur les revenus du capital, sur les dividendes versés aux actionnaires... Ce même et assourdissant silence sur la domination des lobbies de l'industrie, de l'agro-alimentaire, de la pharmacie, des marchés de la communication, de la santé, de la biologie, de la technologie, du Web (avec Google, Apple, Amazon and Cie) ?

    - Et il y a aussi cette déliquescence du monde et de la société, cette "perte de repères", cette violence dans les propos et dans les comportements, et tout ce qui fait davantage un "individu" qu'une personne humaine...

     

    ... Il y a dans le Verbe, autant de force que d'impuissance... Mais puisqu'il y a la force, alors "que le Verbe soit", tout de même !

     

  • L'étranger, ou plus généralement, l'autre ...

    ... L'étranger ou plus généralement l'autre, selon un Droit qui a force de loi mais qui est opportuniste puisque dépendant d'un "ordre des choses" d'événements, d'évolution de la société et de conditions de vie au quotidien pouvant être difficiles ; est jugé indésirable à cause de ce qu'il enlève, ou utile à la société pour ce qu'il apporte... Autant dire qu'on l'accueille ou qu'on le maudit...

    C'est bien là tout le sens et toute la pertinence de "Histoires d'une nation" documentaire en quatre parties dont les deux premières ont été diffusées le mardi 25 septembre 2018 sur France 2...

    Il ressort de ce documentaire la part importante apportée par les immigrés dans les combats menés par la France dans la seconde guerre mondiale, et plus généralement depuis 1870 jusqu'à nos jours, tout ce que les "venus d'ailleurs" (polonais, Allemands, Italiens, Espagnols, Africains entre autres de partout dans le monde) ont en vérité apporté à la France, bien plus que ce qui, venu d'eux, a nui à notre sécurité ou nous a gêné et que l'on a honni...

    Car ce qui est inhérent à la nature humaine (le "bon comme le mauvais") est de tous les faciès réels ou imaginables, se retrouve en tous de toutes nations, autant d'ici que d'ailleurs...

    Le monde de demain, socialement, économiquement, politiquement... Et qui sera forcément composé de davantage qu'aujourd'hui encore en Europe de millions de gens venus de partout (surtout d'Afrique ) ne sera ni pire ni meilleur que le monde dans lequel nous vivons dans les années 2010/2020... Il sera seulement "un peu plus difficile et un peu plus complexe" parce qu'on sera plus nombreux sur une Terre qui subit la pression de nos activités...

    ... A noter que si nous devions être beaucoup moins nombreux et cela assez rapidement pour cause de guerre, d'épidémie ou de catastrophe naturelle, cela serait tout aussi difficile sinon plus...

    Il serait intéressant d'imaginer ce que serait une Europe passant en moins d'un an, de 500 millions à cent millions d'habitants... Les conséquences pour l'emploi, le travail, les compétences, la vie économique, la gestion des espaces de cultures vivrières, des ressources naturelles, des villes, de l'habitat... Et pour la médecine, la science, les technologies, les métiers, tout cela avec beaucoup moins de gens formés pour exercer des activités demandant toutes un savoir faire et une expérience... "Assez dramatique le tableau" !

     

     

  • Une société où les Elus...

    ... Une société où les élus, les élites, les gouvernants et les médias de l'information laissent croire au peuple que l'intellectuel acculé au fond d'une combe pourra "apprivoiser", avoir un "dialogue" ou quelquechose ressemblant à un dialogue ; avec une araignée géante mutante et carnivore s'approchant de l'intellectuel mandibules en avant... Est une société qui nuit plus à la société, que la société du temps de Philippe Le Bel au 14 ème siècle où l'on trouvait "normal" de décapiter, de rouer, d'écarteler...