relation

  • Le réalisme dans la relation

    … Toute relation de quelque nature qu’elle soit, et en particulier les moins heureuses, les plus difficiles, les plus incertaines, les plus aléatoires, les plus occasionnelles et donc les moins durables; devrait être appréhendée et vécue dans le réalisme, indépendamment de ce que la relation implique d’émotion, de sentiment, de réaction épidermique, de supposé, de colporté par la rumeur, de jugement porté à propos de ce qui s’observe, de ce qui paraît…

    Le réalisme implique de reconnaître, d’accepter l’autre tel qu’il est, tel qu’il paraît « à première vue », puis tel qu’il se découvre au-delà de l’apparence…

    Mais reconnaître, accepter, ne veut pas dire adopter ni « être d’accord » ni faire acte de complaisance…

     

  • Rupture de la relation à la suite d'un différend survenu

    Rupture de relation à la suite d’un différend survenu

     

    … Ces personnes que l’on a, un temps, connues, fréquentées, et dont certaines ont été des ami(e)s, que l’on a invité chez soi, auxquelles on a rendu visite… Avec lesquelles on a partagé des souvenirs communs dans la mesure où ces personnes nous étaient connues de longue date, aux côtés desquelles on s’est trouvé lors de spectacles, de manifestations culturelles locales, et qui ont suivi ce que nous produisions de nous-mêmes…

    Mais qu’un beau jour à la suite d’un différend survenu ayant entraîné une rupture de la relation, nous n’avons plus revues et dont nous n’avons donc plus rien su…

    Que sont-elles devenues ?

    Sont-elles encore vivantes, demeurent-elles au même endroit, que font elles encore ou de nouveau ; le différend est-il toujours aussi présent, la rupture a – t’elle laissé des traces ? …

    Savoir, par « ouie - dire », par quelque recherche faite sur internet, ce que font, ce que sont, aujourd’hui, un an, deux ans, dix ans après, ces personnes disparues de notre « paysage » de relations… Savoir, oui… Mais… Par quelque hasard les rencontrer, au coin d’une rue quelque part, ou à l’occasion de l’une de ces manifestations culturelles du genre « Arts et Scènes », fêtes locales, etc. … Cela, non, pas forcément…

    Car se retrouvant l’un en face de l’autre, nez à nez, tout à fait par hasard ou parce que le lieu fréquenté se prête à une rencontre possible… Que pourrait-on se dire, aussi gêné l’un que l’autre ?

    C’est la raison pour laquelle, personnellement, dans le pays ou la contrée où je vis, j’évite de me rendre en ces lieux festifs ou culturels du genre « Arts et Scènes » ou autres, où par hasard, je pourrais rencontrer telle ou telle personne disparue de mon « paysage » à la suite d’un différend ayant entraîné une rupture…

    Reste cependant « un beau jour au coin d’une rue »… Dans ce cas, l’on peut « faire comme si l’on n’avait pas vu »…

    Cela dit, un « différend » en est vraiment un, seulement lorsque la réaction et le ressenti de l’un ou de l’autre, est si fort, si prégnant, qu’il rend impossible toute éventuelle « réconciliation », tout « recul plus ou moins effaçant »…

     

     

  • Responsabilité dans les situations difficiles

    ... Je salue la décision prise par certains opposants résolus à la vaccination, de refuser l'hospitalisation en soins de réanimation.
    Mais il faut dire qu'ils ne sont guère très nombreux, ces opposants.
    L' on peut y voir là, dans cette courageuse décision, de la responsabilité.
    Outre le manque de lits en hôpital ( réalité depuis plusieurs années), du fait du nombre important de contaminations avec le variant omicron du covid, beaucoup de soignants atteints de covid, ne peuvent exercer durant quelques jours, leur activité.
    De telle sorte que les différents services et interventions en hôpital ne peuvent plus être assurés dans des conditions normales.
    Notamment pour le traitement, pour la prévention des cancers, ainsi que d'ailleurs pour d'autres maladies graves, durables et invalidantes.
    De la part d' un opposant résolu à la vaccination, qui va jusqu'à déclarer par écrit son refus d'être soigné en service de réanimation, il y a manifestement là, une volonté d'accepter de mourir ; et dans ce cas, une "mise en sedation" (dernier recours) évite la terrible souffrance de ne plus pouvoir respirer et de "mourir comme noyé ".
    Cela dit, je déplore ( et n'approuve pas du tout ) cette réflexion - que les médias n'ont pas manqué de diffuser - du President Emmanuel Macron ( mais pas seulement lui il faut dire) "d'emmerder les non vaccinés "!
    On peut le penser mais de là à le déclarer publiquement lorsque l'on détient une autorité... C'est tout autre chose!
    Comme j'ai déjà dit, "ce putain de covid depuis 2 ans il pourrit la vie sociale, il rend difficile la relation humaine, il incite à la haine, à la violence, à l'agressivité, à la discrimination...
    Sans cependant il faut le dire aussi, éteindre les solidarités, le dévouement de quelques personnes de bonne volonté ; sans rendre inexistantes les responsabilités prises individuellement, souvent dans des situations difficiles.







  • "Repenser" la relation

    … Tout ce qu’il y a de mal en ce monde l’est tellement, mal, que l’on ne croit plus en la visibilité du bien…

    Et pourtant le bien domine… De peu, mais il domine, du fait de ce que réalisent dans la mesure de leurs moyens et de leurs possibilités, les gens de bonne volonté…

    Le mal est davantage que le bien, évoqué et surtout “scénarisé”, faisant la Une de l’Actualité, ne manquant pas d’agitateurs d’épouvantails et de torchons crasseux…

    Ainsi se répandent et explosent les haines, se fracture la société…

    Ainsi dans la “France profonde” des terroirs qui se sont urbanisés, tout comme dans les “cités” des grandes métropoles, gagnent les peurs, les méfiances, les incivilités, les violences…

    Par le mal scénarisé, télévisé, internetisé, écrit en bouquins…

    Haine de la France, haine de la Société, mais jamais “haine de la haine”…

    La haine peut-elle être “justifiée” ?

    “Repenser” la relation entre l’Hier et l’Aujourd’hui, entre les uns et les autres de telle sensibilité et de telle culture, entre les pays voisins ou éloignés, entre le particulier et l’universel, entre l’ordinaire et le singulier ou l’hors du commun, entre le peu et le beaucoup, entre le peut-être et l’assurément, entre la question et la réponse…

    “Repenser” la relation… C’est ce que font les gens de bonne volonté, sans scénarisation, et pas forcément en l’écrivant dans des bouquins, pas même, le plus souvent, en “l’intellectualisant”…

    “Repenser” la relation… Mais pas dans la compromission ni dans la complaisance, pas dans l’ostentatoire ni dans le discours, pas dans le “oui mais…”

    “Repenser” la relation… Dans le réalisme, dans la difficulté du réel…

     

  • Ruptures

    … Les “vraies ruptures” (de relation notamment pour certaines “de longue date jusqu’au jour de la rupture”), pour les différencier d’autres ruptures qui n’auraient pas un caractère “définitif”… Doivent demeurer – comment en serait-il autrement – “pour toujours et à jamais” et donc, jusque dans l’au delà de ma vie, autant dire après ma mort…

    Il est hors de question que ces personnes qui, à un certain moment, m’ont “éliminé de leur Panthéon” - ou tout au moins de leur cercle de connaissances et amis ; apprenant fortuitement ma mort tel jour, se mettent alors à exprimer quelque regret que ce soit de m’avoir banni, ou reconnaissent de moi ce “bon côté” ou ce “meilleur de moi” que “j’avais quand même” …

    D’avance – comment pourrait-il en être autrement- je n’imagine pas – ni ne souhaite leur regret qui d’ailleurs est très fortement improbable…

    Banni, éliminé ai-je été, de l’univers de ces personnes, je dois à jamais le rester… Et donc, être pour ces personnes, un indésirable pour toujours… Ça serait “tellement con, tellement absurde” qu’elles aient le moindre regret ; je veux disparaître de cette Terre en pensant que dans une sorte d’au delà, je pourrais encore leur donner des raisons supplémentaires de me honnir… Car le “Panthéon” en lequel elles m’ont un temps placé lorsque j’étais pour elles un ami vénéré, eh bien ce Panthéon n’a jamais été rien d’autre qu’un beau pantalon qu’on m’a foutu sur le cul…

    De mon vivant, pour le temps qu’il me reste à passer sur cette Terre, par “simple curiosité” et si possible autrement que fortuitement, j’aimerais bien savoir, pour ces personnes là, qui m’ont banni, le jour où elles disparaîtront… Non pas pour m’en “réjouir” mais seulement pour que je puisse me dire “ainsi sommes nous tous mortels, et mortels que nous sommes, ce qui nous a un temps relié n’a pas pour autant demeuré”…

    Je reconnais qu’en ce qui concerne certaines de ces “vraies et définitives” ruptures – rares, très rares cependant – j’en suis “en partie” responsa ble… Quoiqu’une réflexion néanmoins, s’imposerait tout de même qui, sans doute “n’arrangerait pas grand chose”… “En partie responsa ble” suis-je donc, parce que l’autre n’a pas compris ce qu’il y avait à comprendre – ou n’a pas voulu le comprendre…

    “Comme par hasard” (un “hasard heureux” en quelque sorte), celles et ceux qui ne se sont point fâché quand “j’ai poussé un peu trop loin mémé dans les orties”, qui ne m’ont point banni ou éliminé de leur univers pour un propos dérangeant ou encore parce qu’il m’est arrivé de “péter un câble”… Et qui celles et ceux là, ont “compris ce qu’il y avait à comprendre”, sont demeurés fidèles, indéfectibles, amis… (ces amis là ne sont pas des “amis entre guillemets”)… Je les remercie, ils pourront ces amis là – s’ils le veulent et surtout s’ils le peuvent – se rendre à mon enterrement…

     

  • Complexité de la relation

    … Si la relation humaine s’inscrit, s’opère, se réalise, se gère dans la complexité, dans la diversité et dans les innombrables situations vécues au quotidien, habituellement ou occasionnellement ; il n’en demeure pas moins qu’elle s’articule sur des lois naturelles, sur des principes fondamentaux, universels et intemporels…

    En quelque sorte, ces principes fondamentaux, universels et intemporels, réduisent la pression exercée, induite par la complexité…

    Une complexité qui, dans l’évolution de la vie sociale, des moyens de communication, des modes de vie, dans l’histoire même de son évolution depuis le début des civilisations humaines, s’accroît, comme d’ailleurs la complexité du vivant qui lui aussi, s’articule sur des lois naturelles, des principes fondamentaux, universels et intemporels…

     

  • Quand la vie te donne ...

    Quand la vie te donne

    … Parfois il arrive que la raison de pleurer, que la vie donne au quotidien, rend plus difficile le sourire à ce qui peut ôter la raison de pleurer…

    Dans un environnement de société au quotidien là où l’on vit, où l’on rencontre ou voit des gens autour de soi, en un espace pouvant varier d’un kilomètre de rayon à cinq cents kilomètres ou plus…

    Penser que 45 personnes sur cent en moyenne vont voter pour Marine Le Pen le dimanche 8 mai 2022…

    Savoir qu’autant sinon davantage de personnes autour de soi partout où l’on va, lors de déplacements en voiture, vont rageusement klaxonner à la moindre hésitation de ta part dans un rond point…

    Ne rencontrer autour de soi que des gens avec lesquels tu ne peux parler que du temps qu’il fait, que de choses très ordinaires de la vie… Ces mêmes gens qui, pour une écrasante majorité d’entre eux, n’ont “absolument rien à foutre” de ce que tu peux leur apporter parce que cela n’entre ni dans leur culture ni dans leurs préoccupations ; ces mêmes gens qui jamais, à aucun moment depuis le temps que tu les vois ou les rencontre, ne te posent la moindre question au sujet de ce qui t’intéresse et te motive dans la vie…

    Qu’attendre en effet, de tous ces gens qui “n’en ont rien à foutre” et qui pour bon nombre d’entre eux, sont des habitués du coup de klaxon rageur ?

    Tout cela occulte, hélas, ces raisons de sourire qui pourtant sont nombreuses, mais que la laideur du monde, que la sècheresse , la banalité, l’inconfort, la médiocrité, la difficulté, le caractère aléatoire, l’indifférence, le silence, l’absence de réactivité, dans la relation… Nous font oublier qu’elles existent ces raisons de sourire…

    Alors au matin des volets s’ouvrent, un coq chante, un chat traverse le jardin, des nuages s’étirent et se déchirent dans le ciel… Puis apparaît un même paysage, identique à celui d’hier et d’avant hier… Le paysage dont se satisfont, avec ces sortes d’ “arbres de mai” plantés de ci de là, qui ont remplacé les “vrais arbres”, des “promeneurs consommateurs” en files de bagnoles, en queues d’attente, en déambulations dans les galeries marchandes…

     

    … Mais bon, parfois aussi -ça arrive heureusement – le coup de bâton que tu reçois sur la tête, tu le sens beaucoup moins avec le soleil qui te chauffe à l’intérieur de la tête !

     

     

  • Production littéraire et artistique, et relation humaine

    Que ce soit sous un pseudo, un nom d’emprunt ou réel, et avec une photo ou un avatar – cela c’est le choix de chacun de s’exprimer sur la Toile - l'importance et la qualité des productions littéraires et artistiques, ainsi que des échanges les plus heureux ou les plus “constructifs” que l'on peut avoir entre internautes, auteurs de blogs et intervenants dans les réseaux sociaux, Facebook en particulier ... C’est cela l’essentiel, ce qui – peut-être – est à privilégier, plutôt que la question de savoir si oui ou non l’on s’exprime sous son nom réel, sous un nom d’emprunt ou sous un pseudo..

    Néanmoins, l'impact de la littérature et de l'art sur l'évolution de la société, de la civilisation, et par là même directement ou indirectement dans la vie des gens, dans la relation humaine, dans la pensée, dans les modes de vie, les comportements, les habitudes, ne pourra avoir une résultante significative, que dans la mesure où l'internet se fera vraiment le vecteur, le relais, le support, d'une communication partagée, comme le ferait par exemple, un cénacle, un groupe, un ensemble de personnes se rencontrant et menant une action dans les domaines de la culture et des activités humaines.... À condition cependant que, le cénacle, que le groupe, que l'ensemble de personnes ne soit pas une communauté centrée sur elle même, forte et figée sur ses convictions -et donc séparée ou déconnectée du monde qui l'entoure...

    Il y a -c'est ce que je ressens- comme une sorte -non pas vraiment de "frustration" mais de "regret ou de manque" à l'idée de nouer des relations d'amitié, vraiment d'amitié et durables, avec des personnes "à l'autre bout du monde" (ou même "pas si éloignées que cela par la distance), que, peut-être on ne rencontrera jamais, et dont ne sait pas finalement à quoi elles ressemblent physiquement, de visu, comme en face de soi à la terrasse d'un café, ou lors d'une rencontre organisée...

     

    Reste à savoir ce qui est le plus important (pour en revenir à la question de l’essentiel, entre la qualité de la production seule et la même qualité de la production mais identifiée et reconnaissable -c’est à dire de qui elle est ) :

    - La littérature, l'expression artistique, le talent, le "tableau" en somme dans toute sa beauté, dans ce qu'il représente…

    - Ou la relation humaine, le contact, l'échange, dans la rencontre, dans ce que l'on réalise ensemble dans une action que l'on mène (humanitaire, culturelle, artisanale, éducative etc.)...

    - Ou encore "les deux à la fois" , conjointement ou simultanément...

     

    ... L'on peut considérer (et s'en satisfaire) l'expression artistique, la poésie, la littérature, l'échange, le seul échange par l'idée exprimée, écrite... Essentiels, vraiment essentiels (et donc pouvant "se passer" du contact visuel ou de la rencontre réelle ou de savoir à quoi ressemble l'interlocuteur)... Oui... Si l'idée vient que l'internet peut se faire vecteur, relais, support, de ce qui existe déjà sans internet (et a toujours existé, et existera toujours)...  

     

     

  • De la confrontation peut s'ouvrir un passage

    La confrontation argumentée, animée et, si difficile qu’elle soit, demeurant pacifique entre deux points de vue, d’idées, de visions différents, est un facteur ou un vecteur d’évolution de la pensée, de la réflexion, et de la relation… Qui peut changer, modifier des comportements, des habitudes prises, conduire à effectuer des choix qui auparavant pouvaient paraître impossibles…

    En revanche la même confrontation dans le déni, le parti pris et la violence (verbale et de comportement) est un obstacle à l’évolution de la pensée, de la réflexion, de la relation …

    Même dans un environnement de relation autour de soi, hostile, relativement fermé, un passage inattendu, inespéré, peut s’ouvrir… Mais cela dépend cependant de la capacité de l’un ou de l’autre, non pas forcément à convaincre, à “vendre” une idée, un point de vue, mais surtout à trouver en quelque sorte la “longueur d’onde” qui convient pour l’échange, ou encore les mots, le ton, la formulation, et avec tout cela, le regard, le geste, la voix… C’est bien cela, oui, plus que de convaincre, que de vendre : la capacité à trouver la “longueur d’onde”… Reste encore, la situation précise telle qu’elle se présente au moment et dans l’environnement de l’échange, de la relation s’établissant…

    S’il y a des modes de vie, des cultures, des sensibilités qui ne peuvent pas coexister sans réels problèmes, et ne peuvent être que confrontation, opposition ferme dans un rapport de force, un rapport de nombre, par exemple avec une communauté ou un groupe dominant… Il n’y a plus alors que le temps dans sa durée et l’expérience de la situation vécue dans un inconfort de relation autant d’un côté que de l’autre ; qui peut, par delà le silence, par delà l’évitement, par delà les colères et de tout ce qui sépare, laisser entrevoir – peut-être un jour – un passage inattendu, inespéré…

    En définitive la confrontation dans la difficulté et dans l’épreuve, est sans doute une nécessité sans laquelle aucun passage ne peut s’ouvrir et que sans passage c’est l’enfermement…

    Cependant, la confrontation dans le déni, dans le rejet, dans la violence, en tant qu’obstacle incontournable à l’évolution de la pensée et de la réflexion, cela revient – si l’on peut faire cette comparaison – à se heurter à un mur très épais et très long sur lequel par endroits l’on taperait à coup de masse jusqu’à ce qu’apparaisse une fissure…

    Alors la fissure peut-elle s’élargir et de quelle manière? Et qu’en serait-il de la projection et de la portée des éclats, des poussières ? Est-ce que là aussi, l’enfermement peut cesser d’être?

     

     

  • La dimension moralisatrice dans la relation humaine

    ... Ce qui va mal dans un pays, dans une société, n'est pas de la seule responsabilité des politiques et-ou- d'une élite composée d'intellectuels imbus d'eux-mêmes et faiseurs d'opinions et de modes de pensée, mais aussi de la responsabilité des citoyens, de tous les gens d'un pays, de l'ensemble de la société...

    C'est, à tous les niveaux de la société, gouvernants, politiques, intellectuels, citoyens ; le sens de la relation humaine qui a été perdu ou dévoyé, dénaturé ; ouvrant ainsi une voie sans cesse élargie aux individualismes exacerbés, aux égoïsmes, aux abus, aux injustices, aux imprécations, aux violences, aux rejets, aux discriminations, à la recherche du mieux et du plus pour le moins possible de réflexion, de partage, de respect de la personne, de respect de l'environnement naturel...

    Dans le sens naturel et intemporel de la relation humaine, rejoignant d'ailleurs le sens de la relation entre les êtres vivants, entre les êtres vivants et tout ce qui environne les êtres vivants, il n'y a pas de "dimension moralisatrice"...

    La "dimension moralisatrice" a été introduite par les humains dans la société humaine, dans les civilisations humaines... Et c'est cette "dimension moralisatrice" avec notamment la religion, les codes, les lois, les principes, les concepts... Qui a perverti, dénaturé, le sens originel, le sens "cosmique" (ou universel) en somme...

    La "dimension moralisatrice" a été introduite dans la société humaine au bénéfice des dominants et des privilégiés, contrairement à ce qu'elle laisse croire à ceux qui la trouvent "juste" et adhèrent à ce qu'elle porte en elle mais qui, en fait, est subi par le plus grand nombre où beaucoup se trouvent écartés des quartiers privilégiés de la Cité...

     

  • Un temps d'idéologies invalidantes et d'une espérance qui s'essouffle

    Selon Myriam Revault d’Allonnes, philosophe, auteur du Pouvoir des Commencements, essai sur l’autorité….

    « Nous ne disposons plus aujourd’hui d’un avenir où pourraient se fonder nos espoirs et nos engagements. La fin des idéologies serait le nom de cette crise de la temporalité d’un temps sans horizon d’espérance que nous avons du mal à regarder en face. Qui a dit que les intellectuels n’avaient plus rien à dire sur l’actualité la plus brûlante ? Et si le vrai problème était plutôt qu’on parvienne à les entendre ? »

     

    Quels espoirs et quels engagements aujourd’hui ?

     

    Dans un siècle qui tourne à un conflit d'intérets et de stratégies entre grandes puissances économiques sur fond de guerre de religions et de civilisations, à une course à la consommation, à la rentabilité, à la performance, au profit ou au résultat immédiat au détriment de l'avenir de la Terre et des Hommes ?

    Dans un siècle qui sombre dans la barbarie, dans l’intolérance, dans le succès des médiocrités et du voyeurisme agressif ; dans le culte de l'apparence et de la réussite à n'importe quel prix?

    Est-ce cependant la fin des idéologies sur lesquelles se fondaient les espérances et les engagements que l'on a connus au 20 ème siècle ; alors qu'en ce premier quart du 21 ème siècle se développe dans un monde quasi "occidentalisé" à l'ensemble des pays de la planète, l'idéologie invalidante du développement durable et de la croissance économique sensée satisfaire un plus grand nombre de consommateurs dépendants et soumis ?

    Est-ce la fin des espérances et des engagements, parce que les dominants organisent le nivellement brutal et totalitaire de la société par les peurs entretenues, par les jeux, dans l'illusion d'une liberté et d'une visibilité de chacun ?

    Ce temps sans horizon d’espérance, nous avons du mal à le regarder en face, il ne nous fait même plus peur dans la mesure où il a réduit notre capacité de réflexion à des "épidermismes" exacerbés et ostentatoires, et à des "points de vue confortables qui nous rassurent avec tout ce qu'il faut dans le paysage, de repères et de signaux devant capter notre regard...

    Mais n'y-a-t-il pas pour dénoncer l'idéologie invalidante orchestrée par les dominants, des hommes et des femmes courageux qui se lèvent de ci de là, et qui, sans le soutien des peuples, n'ont pas de pouvoir réel ?

    Tous les intellectuels ne sont pas des complices de l'ordre établi, pas plus que le "commun des mortels" -vous et moi en l'occurrence en tant qu'être tout seul dans sa peau et dans un moment privilégié de relation humaine dans une rencontre qu'il fait ici où là, avec un voisin, une connaissance, enfin quelqu'un qui lui "parle entre quatre yeux autrement qu'épidermique" - n'est qu'un consommateur, qu'un assujetti au point de vue confortable, c'est à dire tel qu'il paraît au premier abord...

     

     

  • Crispations autour de valeurs considérées "sacrées"

    ... Je déplore toutes ces crispations d'un bon nombre de gens -en France et ailleurs dans nos sociétés policées- autour de "valeurs" qui sont certes des valeurs, mais dont on fait montre avec une ostentation plus proche de l'invective que d'une conviction personnelle d'adhésion à ces valeurs .. Et que l'on "met en avant" sous couvert de citoyenneté de bon aloi afin d'être "dans le ton qui convient" (le bon)...

    Si tu contreviens tant soit peu par quelque propos pouvant déranger ou choquer, fût-ce avec une argumentation qui "vaut ce qu'elle vaut", à l'esprit même de l'une ou l'autre de ces valeurs "sacrées", tu te vois très vite interpellé , vilipendé... Quand ce n'est pas autour de toi, une "levée de boucliers" qui se met en place dans les réseaux sociaux notamment, ou parmi tes voisins, tes connaissances, et même tes amis ou ta famille...

    "Il ne fait pas bon" dans l'environnement de relation qui est celui que nous connaissons au quotidien autour de nous, un environnement de crispations, de violences verbales, d'agressivité réelle ou latente, de préjugés ou de parti-pris... De dire ou d'écrire "ce qu'on a sur la patate", de "franc-parler"...

    Devoir en conséquence "tourner sept fois sa langue dans sa bouche" avant de s'exprimer, pour finalement à la huitième fois, se taire ou s'efforcer de demeurer dans le bon ton en en pensant pas moins... C'est rageant, c'est frustrant et surtout "ça fait pas avancer un schmilblic" qui ne peut en vérité avancer que dans un dialogue aussi vivant qu'animé entre les interlocuteurs concernés...

     

  • L'espace dans lequel s'inscrit l'Histoire

         Dans un espace où il devient de plus en plus difficile d'avancer, parce que cet espace devient plus bruyant, plus violent, plus confus, plus difficile à vivre au quotidien pour des millions de gens... et qui est en fait le seul espace réel existant et évoluant depuis plus de deux mille ans ; la communication peut cependant parvenir à tisser de la relation...

    Mais le drame c'est que dans cet espace, l'on substitue à la communication -en laquelle d'ailleurs on ne croit guère, ou que l'on rend inaudible, ou dont on fait un spectacle- la nécessité de se passer les uns sur les autres en se disant "tant pis pour ceux qui sont en dessous"...