mariage pour tous

Manifestation du 13 janvier contre le mariage homo

      Je ne serai pas, ce dimanche 13 janvier 2013 dans un cortège de manifestants ni à Bordeaux ni à Paris ni ailleurs, ouvertement contre le projet de loi sur "le mariage pour tous"...

TGV et autobus vont acheminer vers Paris, ce dimanche, des milliers voire des dizaines de milliers de manifestants ; ce qui prouve à quel point ce sujet du "mariage pour tous" est "un sujet sensible" dans l'actualité présente... (Soit dit en passant, il y a dans l'actualité présente d'autres sujets, non seulement très sensibles, mais surtout très graves, dont les médias -et les gens en général- ne font point état, des sujets sur lesquels on évite de réfléchir parce que trop dérangeants, d'une réalité trop nue et trop cruelle et trop évidente, des sujets en rapport direct avec notre quotidien, des sujets qui sont souverainement éclipsés, des sujets considérés "tabous" ou "contre-productifs", et lorsque l'on s'exprime sur l'un de ces sujets là, on s'expose à une "levée de boucliers", à une volée de commentaires aussi brefs qu'acides et péremptoires, bêtes et vulgaires)...

Il faut croire que "le mariage pour tous", et donc, pour appeler un chat un chat, le mariage homosexuel... À la différence de tous les autres sujets, est devenu "le grand sujet à la mode" qui cristallise et surtout canalise l'opinion publique en deux courants bien distincts, deux courants "rassembleurs" voire "fédérateurs" de sensibilités diverses confondues... Comme s'il fallait que dans ces deux courants qui en réalité n'en font qu'un, la force d'une "pensée unique" prenne le dessus sur la réflexion, sur la pensée personnelle, sur nos choix, sur nos agissements, sur nos comportements...

En somme, "être pour ou être contre", où est, où et comment se situe la différence ? Puisqu'il y a de toute évidence dans "être pour" ou "être contre", le même moteur, le même principe, le même fonctionnement de pensée où l'on ne fait jamais que "tourner en rond" dans un mouvement absurde et perpétuel ?

... Le mariage "tout court"... Parlons en... Indépendamment du fait qu'il soit entre un homme et une femme ou autrement...

C'est "une fête qui coûte dix mille euros au bas mot, ou bien davantage c'est selon ; l'église bien plus et surtout pour le paraître que pour une question de croyance...

La fête qui coûte dix mille euros ou bien davantage, parce qu'il faut, "marquer le coup", inviter les copains, les deux familles "en grande pompe", il faut que "ça date", un apéro de 300/400 personnes, un repas de 100/150 invités, et "tout le cérémonial et pratiques traditionnelles"...

L'église, parce que, même si l'on est athée ou très peu pratiquant, "ça va de soi on peut pas faire sans", et puis ça fait partie du grand cérémonial, de la fête, c'est le paraître (et la foi n'y est pas pour grand chose)... Soit dit en passant, dans le mariage homo, pourquoi pas alors, dans ces conditions de cérémonial, de fête et de paraître, l'église ?

... Je ne vois pas ce qu'un projet de loi sur "le mariage pour tous" pourrait apporter de plus, sinon à étendre à davantage de couples encore, ce qui est purement du domaine de la "sacralisation festive" ou du "paraître"...

La reconnaissance de la vie en couple de deux hommes ou de deux femmes, avec éventuellement un enfant vivant entre ces deux hommes ou ces deux femmes ? Elle existe déjà, soit "par la force des choses", soit par l'évolution et par la complexité de la relation humaine...

Les droits, les questions d'héritage, de biens communs ou séparés ? Tout cela aussi existe déjà, par toutes les dispositions légales déjà prises et adaptées aux situations particulières avec judisprudence si l'en est...

Je ne donne pas, en conclusion, mon assentiment au mariage pour tous, mais je ne maniste pas "contre" (ni "pour")...

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