culture

  • Une culture de l'emballage, selon Anthony Hopkins

    … Anthony Hopkins est un acteur réalisateur producteur scénariste, né le 31 décembre 1937 à Port Talbot dans le Pays de Galles (Royaume Uni de Grande Bretagne)…

     

    Voici ce qu’il dit de notre époque actuelle :

     

    « Les funérailles sont plus importantes que les morts, le mariage plus important que l’amour, l’apparence plus importante que l’esprit. Nous vivons dans une culture de l’emballage qui méprise le contenu »…

     

    … Cependant…

    Si cela est oh combien vrai, oh combien observable, oh combien déplorable, par les témoins que nous sommes chacun de nous, de notre époque – pour autant que l’on témoigne et non pas que l’on vocifère sur les réseaux sociaux…

    Si cela est vrai aussi, diffusé et martelé par les médias (presse et audiovisuel et JT de la télé)…

    Il n’en demeure pas moins qu’une jeunesse actuelle, celle des 15/20/25 ans, certes encore en minorité par rapport à la « masse », n’est pas dans cette culture de l’emballage qui méprise le contenu ; mais réfléchit, pense, s’exprime, et met en accord ses comportements avec ce qu’elle exprime.

    Et cela est d’autant plus étonnant que le Système éducatif – depuis la fin des années 1960 avec les nombreuses « réformes » successives (et « progressistes »)- et que l’exemple donné par les aînés que sont leurs parents et même leurs grands parents, n’encourage guère à donner à l’esprit et à la réflexion – et à l’acquistion des savoirs… Davantage d’importance que l’apparence, que le développement personnel, que la performance…

    La forme de contestation de cette jeunesse là, ne se traduit pas par des mouvements de même type que celui, par exemple, de mai 1968 ; ni non plus par ce que j’appelle dans mon jargon des « manoufs »… Mais plutôt par des comportements, par une relation à l’autre différente de celle de la majorité, c’est à dire exempte de communautarisme exacerbé, de « quant à soi » et de « partisanisme intolérant et violent », d’addiction à la consommation et aux modes…

     

    Un jeune de 15 ans – ou de 20 – qui réfléchit, acquiert des connaissances, s’exprime, « ne se comporte pas n’importe comment », porte un regard « objectif » (et souvent juste) sur l’actualité (autour de lui, dans son pays, dans sa région, dans le monde) ; dans le système éducatif que nous connaissons depuis plus de 40 ans et continue de se déliter, et même dans un environnement familial et social défavorable, « s’en sortira toujours » et « émergera de la masse », sera capable de rédiger un texte sans faute d’orthographe et dans une grammaire correcte, obtiendra une mention très bien au baccalauréat…

    Un tel jeune n’est pas une exception, contrairement à ce que croit une majorité de gens, influencée, abusée par des médias qui n’ont de cesse de mettre en avant en le martelant, « tout ce qui va mal » .

     

    Assez de cette pensée dominante sur « tout ce qui va mal » !

    Assez de cette médiatisation, dans la presse, sur les plateaux de télévision, sur les réseaux sociaux, qui enchaîne les faits divers (les méfaits), les agressions, les comportements incivils, les désordres, les violences, les exactions… Comme si le monde actuel n’était fait QUE de tout cela !

    Assez, aussi, de ces complaisances, de ces renoncements, de ces démissions, de ces silences, du plus grand nombre…

    Et assez, encore et aussi, de tous ces angélismes de genre « bizounours » selon la croyance que la gentillesse, que l’amour et que la bonté, parviendront à vaincre la haine, la violence, l’imbécilité, l’incivilité (tout cela ne pouvant être nié ou occulté – mais devant être considéré en tant que « réalité dans la réalité d’un tout »…

     

     

     

  • La culture

    … La culture contemporaine (plus précisément « contemporaine dans le contexte de son actualité de notre époque années 2020)…

    Ne peut être jugée « pour ce qu’elle est » (seulement pour ce qu’elle est)…

    Ainsi que les cultures qui ont précédé (jusqu’au début des civilisations et des sociétés humaines)…

    Ne peuvent être jugées « pour ce qu’elles furent » (seulement pour ce qu’elles furent)…

    La culture actuelle, les cultures du passé, sont, aujourd’hui tout comme hier, « affaire » d’explorateurs et de témoins de ce qui se joue, s’exprime, s’expose, se diffuse, se lit, s’écoute, se voit, se récite, se chante, se dessine, se peint…

    La culture actuelle, les cultures du passé, sont aussi, aujourd’hui tout comme hier, « affaire » des acteurs qui la font exister, qui l’animent, la culture…

    La culture actuelle (il en fut de même des cultures du passé) n’a pour ennemis que ceux qui la nient (qui peuvent être, ces ennemis, par exemple des dirigeants de régimes politiques autoritaires, des guides religieux)…

    Ceux qui critiquent, dénoncent tel travers, telle déviance, tel défaut ; ou ceux qui s’interrogent, ou encore les indifférents (indifférents parce qu’ils n’ont pas été motivés ou éduqués), sont, les uns qui dénoncent ou s’interrogent, les interlocuteurs des acteurs de la culture ; les autres qui sont indifférents, comme des passants dans une rue commerciale de vitrines de boutiques…

    Ce qui « fait la culture » - intemporellement – (donc de nos jours comme par le passé), c’est la relation qui s’établit entre d’une part les observateurs et les témoins de ce qui se joue, s’exprime… Et d’autre part les acteurs -de la culture…

     

     

  • Villes élues capitales européennes de la culture

    … Jack Lang ancien ministre socialiste de la culture, soutient la candidature de Saint Denis (93), capitale Européenne de la Culture…

    Je suis totalement et absolument contre !

    Marseille en 2013, une ville de mafias, avait été élue capitale européenne de la Culture…

    De… QUELLE CULTURE parle – t – on d’aujourd’hui à vrai dire, à « tristement dire » ?

    Une « Culture » qui se revendique, selon les « Grands Intellectuels » en vogue, médiatisés, invités sur les plateaux de télévision et tous écrivant des bouquins ;  multi ethnique, diversifiée, plurielle, représentative de notre époque (premier quart du 21 ème siècle et en même temps futuriste, novatrice), une « culture » de mangas, de tags, de langages spontanés , de musiques évoquant un battement arythmique de cœur de pieuvre, de scènes atypiques, de peinture éclatée, de rap, de toutes sortes de créations censées « faire sens », d’innombrables « courants artistiques » en manifestations festives de rue, de places publiques, de foires et de marchés… Une « culture » dissonante, cacophonique, dérégulée, « socialo – gauchisante » voire sur fond d’anarchisme (ou plutôt de « pseudo anarchisme »), une culture qui  rassemble des gens qui n’ont en fait aucun contact réel entre eux, ne se regardent même pas…

     

     

  • La dramatique situation des théâtres, cinémas et de leurs exploitants

    … En quel lieu public susceptible de réunir un certain nombre de personnes en situation de rapprochement les uns des autres, y-a-t-il plus de risque d’être contaminé par le covid ?

    -Dans une salle de théâtre ou de cinéma où les spectateurs sont assis un siège ou un fauteuil sur deux…

    Ou

    -Dans une galerie marchande de grande surface commerciale notamment en période d’achats de Noël où les gens se trouvent le plus souvent à moins d’un mètre les uns des autres…

    À priori dans la salle de cinéma ou de théâtre il y a moins de risque… Quoique sans système d’aération dans une salle prévue pour 300 personnes accueillant 150 personnes, et sachant qu’entre les sièges il n’y a qu’à peine un mètre de distance, et que la durée de la représentation est d’environ 2h, le risque de contamination est à peu près équivalent à celui qui existe dans une galerie marchande où circulent des dizaines de personnes…

    Certes le masque protège dans la mesure où l’air expiré est retenu, mais il faut bien que l’air expiré s’évacue – de part et d’autre du masque, que ce soit en salle de spectacle ou dans une galerie marchande.

    C’est une situation assez paradoxale – et difficilement acceptable- que celle de ces salles de théâtre et de cinéma fermées autant au public qu’au virus, et de ces espaces marchands ouverts autant au public qu’au virus… Car tout espace public ouvert aussi règlementé qu’il soit pour diminuer la propagation du virus, demeure un espace ouvert au virus…

    Seulement voilà : le théâtre, le cinéma, les musées, les bibliothèques, c’est de la culture et du loisir, même s’il y a un enjeu économique… Et les espaces marchands c’est de l’activité économique pour l’essentiel…

    Pour le Pouvoir, l’État, les lobbies marchands, l’économie de marché, le loisir oui parce que le loisir fait de l’argent, mais la culture non parce que la culture fait du savoir et de la réflexion même si elle fait aussi de l’argent… (Le savoir et la réflexion font la résistance aux dominations).

    Autrement dit “c’est dramatique pour la culture mais tant pis” !, dans l’optique des dominants…

    Et les États regrettent, compatissent, mais justifient les mesures qu’ils prennent, de maintenir fermées les salles de spectacle, au nom de la sécurité sanitaire, et en fermant à demi les yeux sur les espaces marchands ouverts où circulent tout de même des gens proches les uns des autres…

    Bon, cela dit, on ne peut cependant pas affirmer péremptoirement, que le gouvernement de la France “serait un pourfendeur de la culture” ! (Il y a sans doute bien pire ailleurs)…

    Financièrement parlant, c’est dramatique pour la culture, les théâtres, les cinémas – d’autant plus dramatique – que, lors du 2ème confinement, à l’annonce de la reprise le 15 décembre, tous ces théâtres et cinémas et exploitants ont investi en matière de publicité, d’annonces, de logistique de fonctionnement, de matériels divers, de locations, de contrats avec des artistes afin d’être prêts à cette date du 15 décembre… Tout cela anéanti, en pure perte, du fait que la reprise est retardée de trois semaines… Tout cet argent qui a été dépensé alors que les budgets avaient déjà été fort mis à mal depuis avril 2020, tout cet argent perdu -qui vient d’ailleurs d’emprunts faits auprès de banques ou d’organismes financiers, et qui de toute évidence ne pourra pas être récupéré, bel et bien dépensé qu’il est !

     

    … Le sport et l’événementiel étant eux aussi impactés, c’est, autant que pour l’économie marchande et affairiste produits de consommation et d’équipements, une lourde perte… Surtout lorsqu’on pense au football et aux grands spectacles en Zénith…

    Ce qui me conduit à m’interroger au sujet de la culture, du théâtre, du cinéma, indépendamment de l’aspect financier, économique qu’il y a dans la culture, le théâtre et le cinéma… De m’interroger au sujet de l’impact sur l’esprit, sur la capacité de réflexion des gens, des savoirs, de la connaissance, de tout ce est du domaine purement culturel…

    Il est patent que cette crise sanitaire liée à la pandémie de covid, apparaît comme étant un prétexte ou un vecteur sur lequel “surfent” les dominants, afin de réduire les résistances…

    Cela dit, sans la crise sanitaire liée à la pandémie de covid, les dominants ne cessaient déjà d’œuvrer pour que les résistances s’épuisent et disparaissent…

     

     

  • Composition ...

    Culture

    La culture depuis après mai 1968, est entrée dans une dimension consumériste, avec des fêtes et des manifestations qui se sont diversifiées et multipliées, notamment à l’initiative des associations de toutes sortes en milieu rural urbanisé, des municipalités de gauche et de droite progressistes, soutenues par des subventions locales, départementales, régionales, gouvernementales et européennes, sensées être participatives et à vocation de développement économique… Fêtes du Livre, fêtes de la musique, fête des potiers, des ménestrels, des scieurs de long, de l’artisanat local, fête des arts, fête des antiquités, fête du cheval, du chien et du chat, fête du rire, fête de la magie, fête du cirque, fête du jumelage avec telle ville en France ou en Roumanie ou en Allemagne, fête de la poésie, de la lecture, de l’épinette, du sabot, des jardins et l’on en passe des dizaines, des centaines de toutes ces fêtes de ceci de cela…

    La culture, entrée dans une dimension consumériste, a pris un air ambiant de Karaoké géant…

    Il lui faut un cadre, un environnement, un public… En somme il faut qu’elle se moule dans l’air du temps, qu’elle produise des “héros du jour”, exacerbant ainsi par ce, quoi et qui elle porte en scène, les individualismes, les ambitions personnelles, toute la faconde des uns et des autres…

    Et tout ce qui n’entre pas, ne s’invite pas – et d’ailleurs n’est pas invitée- dans cette dimension consumériste, n’a aucune chance de bénéficier de quelque faveur que ce soit, ne suscite qu’indifférence, mépris, condescendance…

     

     

  • Dur/dur pour la Culture, le cinéma, le théâtre

    ... Atterré suis-je, chaque fois qu'en début de semaine feuilletant le programme télé, je vois toutes ces séries américaines et autres, policières, hospitalières ; ces émissions de variétés, ces films de télévision mélodramatiques aux thèmes "bateau", et ce "clou de toutes les saisons" qu'est ce "Un si grand soleil" sur France 2 qui va battre à la course "Les feux de l'amour" sur TF1...

    Depuis que l'on ne va plus au cinéma ou que l'on hésite à y revenir dans ce contexte de pandémie de covid19, et encore moins au théâtre, tous les dimanches matin en achetant le journal accompagné du programme télé, dès la page du dimanche soir je fulmine, je tempête, je claque le programme sur le rebord de la table... "Putain, encore et toujours ce Grand Soleil de merde" ! Ce "Koh Lanta", ces "Grey Anatomy", "Mentalist", "Tandem"... Marre de toutes ces chieries !

    J'ai bien peur qu'avec "Il vit le russe se couronnant tel un Tsar" et "tous ces mas que l'on voit œil-de-bœufer au dessus de la façade devenue invisible"... Ça devienne très dur pour les comédiens, le cinéma, le théâtre... (J'imagine les répliques, les dialogues, les scènes jouées, par les comédiens masqués...

    Reste les bouquins... Mais en librairie, à chaque livre feuilleté, il te faut avant et après te passer du gel hydroalcoolique sur les mains... Et les livres numériques, tous les nouveaux qui sortent et ceux des auteurs "en vue", ils coûtent autour de 15 euro (à ce prix là, autant acheter le livre couverture papier à 22 euro)!

    Culture, comment vas-tu t'en sortir, dans ce monde d'après/avec cette vacherie de covid ?

     

     

    Des associations partout dans notre pays, en régions, départements, organisent et proposent des spectacles de théâtre, formant des comédiens amateurs, et de temps à autre dans une ville, un village en salle des fêtes ou en un lieu approprié, une troupe ou une compagnie de comédiens amateurs vient jouer une pièce de leur répertoire… C’est par exemple le cas dans le département des Landes…

    Dans le contexte du covid, je pense que désormais (et pour combien encore de temps?) de nombreuses pièces des répertoires de ces compagnies, ne pourront plus être jouées parce qu’elles comportent des scènes où les comédiens sont très rapprochés, s’embrassent, se parlent de très près, se touchent…

    C’est, avec le contexte du covid, en fait, tout ce qui est spectacle, jeu de scène, situations, réalisation, mise en scène, au cinéma comme au théâtre, qui est durement impacté.

    Comment en effet “ré-inventer”, dans ce contexte aussi fortement réducteur (plus d’embrassements, de proximité gestuelle entre les acteurs) des scénarios, des histoires, des situations drôles, dramatiques, en rapport avec le vécu des gens ; comment s’adapter, se fondre dans ce que j’appelle une “culture post-co-coronavirique” ? Cela me semble à la fois “désolant et surréaliste”, me déroute, m’attriste…

    L’Art dramatique, la scène, le spectacle, en lieu clos ou en place et rue au dehors, de même que la littérature, la musique, la poésie, lorsque ces dernières s’invitent devant un public, sans oublier le cirque, les concerts dans les églises, en salle ou espace ouvert… Tout cela me semble essentiel et, impacté comme cela l’est, je n’arrive pas à m’y faire, à l’accepter, à le concevoir, tant cela fait partie de la vie humaine, de la relation humaine ! Et participe dirais-je à “un équilibre psychique, émotif, à un besoin de rêver, d’imaginer, à la quête d’un ailleurs, d’un autrement…

    Bon, c’est bien là un vrai drame… Mais je pense aussi au drame qui est celui d’une crise économique épouvantable et sévère, je pense à tout ce qui va tomber sur le dos, de misère, de pauvreté, de privations, d’insécurité, d’inconfort, de perte de travail et d’activité, pour des millions de gens en France et dans le monde… Je pense aussi aux guerres qui ne sont pas finies, à celles peut-être à venir, aux destructions et déplacements de populations causés par ces guerres…

    Ré-inventer” sera difficile… En somme c’est “l’Œuvre à venir, de “ré-inventer” …

     

  • Une nouvelle culture

    Une nouvelle culture est en train de s'installer durablement, liée à la présence de covid 19 …

    Est-ce une impression ou une vision personnelle qui me vient, est-ce un sentiment partagé par un certain nombre de gens ?

    Toujours est-il que des comportements, que des habitudes, des gestes, aussi bien dans la vie quotidienne et ordinaire que dans la vie culturelle, le monde du spectacle, des artistes, de la littérature, de la scène, du théâtre et du cinéma, semblent prendre disons, un « air nouveau » ou plus exactement si je puis dire, entrer dans une sorte de conformisme consensuel, comme si la nécessité de s'adapter, de se soumettre en somme, devenait la règle...

    Le « symbole » -si on peut définir la chose ainsi- c'est tout d'abord et de toute évidence le masque, ce masque qui en tissu notamment, s'inscrit dans une « mouvance de mode -en port d'accessoire vestimentaire tout comme la casquette ou le chapeau- » du moins pour certaines personnes enclines à se singulariser, à se donner un genre, un « look »...

    Et, au delà de ce « symbole » -le masque, il y a cette « distanciation sociale » qu'il faut convertir en comportements, en rapports entre personnes, en une sorte de nouvelle forme de civilité, de « manière d'être »... Qui déjà, s'impose « culturellement » et commence à influencer le monde des gens du spectacle, du théâtre, du cinéma...

    Cela, je n'arrive pas à m'y faire... C'est comme pour ces populations, ces « ethnies », ces gens « venus d'ailleurs » d'une « autre culture », de modes de vie très différents, auxquelles on demande de s'intégrer, de se fondre dans la culture qui les accueille mais que l'on marginalise sinon exclut, lorsqu'ils refusent de s'adapter et se « communautarisent »...

    Non, je n'adhère pas du tout à cette « nouvelle culture » liée à la présence de covid 19...

    Quand le masque -plutôt jetable qu'en tissu- ne s'inscrit point dans une « mouvance de mode » mais se porte par « prudence obéissance question de sécurité sanitaire » il s'inscrit tout de même dans un « ordre des choses » où entre du conformisme, de la soumission...

    Sans doute cela doit être « plus facile à vivre » cet « ordre des choses » pour les obéissants, les soumis, ceux et celles qui ne font pas une « fixation » sur certaines questions... Et « plus difficile » pour les réfractaires, les rebelles, ceux et celles qui « ne marchent pas dans les clous », qui « se posent des questions », n'adhèrent pas au « sens commun », de ce qu'il convient de faire ou de ne pas faire...

    Il y a dans cette « nouvelle culture » des « fractures sociales et culturelles » qui tendent à s'élargir...

    Que ressentez vous, au fond de vous, les uns et les autres ?

    Autant, d'un côté je me sens prêt à écouter, à accueillir ce à quoi je ne puis adhérer mais que je m'efforce de comprendre ; mais autant ce que je veux bien écouter et accueillir ne doit en aucune façon prendre ce ton « moralisant » qui lui, me « hérisse le poil » ou me fait « ruer dans les brancards » !

     

    Il paraît qu'au Puits du Fou, grand parc d'attraction culturelle et de loisirs, l'on y donne sur des scènes, des pièces de théâtre en rapport avec l'Histoire, où l'on voit des comédiens le visage à demi couvert de bandes de tissu ou masqués comme pour un carnaval ou un bal, et cela soit disant pour faire correspondre à une culture d'actualité...

    Certes, d'aucuns diront : « les comédiens aussi, se protègent »... Soit... Mais je crois plutôt qu'ils s'adaptent et en somme, se soumettent à l'air du temps, du moins pour quelques uns d'entre eux...

    Si le monde de la culture et du spectacle « s'y met aussi » à cette « nouvelle culture corona » alors « bonjour le monde d'après » !

     

     

  • Le pouvoir de la culture

    Quel est le pouvoir d'une culture qui est celle d'un personnage avec lequel s'établit une relation difficile ?

    Quel est le pouvoir d'une culture qui est celle d'acteurs culturels évoluant dans une sorte de « diaspora » (ou dans un monde d'élites, un « cercle social » difficilement accessible au « commun de mortels ») ?

    Quel est le pouvoir d'une culture qui s'affiche plus qu'elle ne pénètre ?

    Si la relation avec un personnage cultivé n'est difficile que parce qu'elle est conflictuelle -et donc non fondée sur des considérations morales et des comportements, qui, certes « peuvent entrer en ligne de compte », alors la culture qui est celle de ce personnage, ou celle d'acteurs culturels évoluant dans un monde « plus ou moins ouvert » ; peut avoir un pouvoir réel...

    Indépendamment du personnage dont la culture peut être réelle en de nombreux domaines, ou des acteurs culturels qui interviennent et agissent ; indépendamment d'une « dimension moralisatrice et comportementale du personnage ou des acteurs », il y a l'oeuvre d'art dans sa facture, ce que cette œuvre implique pour celui qui la perçoit... Et bien sûr cette œuvre là en particulier, est l'un des innombrables éléments de l'ensemble, dont certains de ces éléments, aléatoirement ou pas, peuvent être plus puissants, plus porteurs, plus sensibilisants que d'autres...

     

  • Foire aux yaourts

    ... Un mode de vie lié à la consommation et à l'augmentation des biens, à une diversité accrue de ces biens, des offres et des services... Et qui en ce premier quart du 21 ème siècle, intéresse dans une mondialisation économique tendant à s'uniformiser, se standardiser, se formater, environ les deux tiers de la population de la planète... Affecte les habitudes, les comportements, non seulement dans les actes de la vie quotidienne (faire ses courses, se rendre à son travail, aménager l'intérieur de son logement, organiser sa journée en fonction d'obligations, de préférences, de nécessités)... Mais aussi et surtout tout ce qui touche à la culture, au développement personnel, aux loisirs...

    Ainsi bien de repères traditionnels qui jadis (et il n'y a pas si longtemps que cela, encore) "faisaient référence", disparaissent, s'effacent ou se déplacent ou se modifient... Et cela dans un environnement différent, de relation, de rapport au monde ; un environnement désormais constitué de modèles, de modes, de cadres de plus en plus définis, tout cela ayant une incidence sur la sensibilité, sur la pensée, sur la réactivité des gens...

    Dans la multiplication -pour ne pas dire la prolifération- des biens de consommation, offres et services, équipements... Je pense en particulier à l'offre culturelle "glissant" à vrai à hélas dire vers une offre pseudo-culturelle" (livres, films, émissions de télévision, spectacles, manifestations festivalières, théâtre), me demandant tout comme beaucoup d'entre nous, comment reconnaître parmi autant de produits, un "produit" de qualité réelle? (Rien que ce mot "produit", ça "heurte" -pour autant que l'on réfléchisse ou prenne conscience de ce que ce mot de "produit" représente-)...

    Autre exemple -parmi tant d'autres- d'offre de produits (en alimentation) : les yaourts dans les Grandes Surfaces Leclerc, Intermarché etc. ..., par centaines exposés dans des rayons de dix mètres de long sur 4 étagères les unes au dessus des autres... Toutes ces marques, ces variétés, en composition, en parfums... Hallucinant !

    ... Et la culture (livresque, télévisuelle, festivalique, loisiresque, filmesque, théâtresque, footbalistique, jeu-vidéoïque, smartphonique, tablettoïde, appliquationique, c'est devenu un peu ça : une "foire aux yaourts" ! ... Avec sur le pack yaourtique (parce que, comme pour les yaourts la culture c'est aussi par pack)... Une date limite de consommation définie -on se demande sur quels critères...

     

  • Tourisme et culture de masse : un bien ou un mal? Ou plutôt, une évolution ?

    ... Certains intellectuels qui ne sont point en avant-scène présents, du fait qu'ils n'adhèrent pas à la pensée commune et au pouvoir en place, journalistes, philosophes, écrivains, artistes, politiques, économistes, n'ayant point de surcroît dans leurs bagages le charme de leur personne mais seulement pour l'essentiel leur science et leur formation acquises il faut dire, plus par leur expérience et par les combats qu'ils mènent que par l'école d'où ils viennent ; "ne font guère le poids", médiatiquement parlant, en face d'autres intellectuels qui eux, doivent davantage leur succès au charme de leur esprit, à leur faconde, à ce qui émane de leur personne, à ce qui fait mode et engouement, qu'à leur science et à leur formation si réelles soient-elles...

    Et la "masse", c'est à dire le commun des mortels, ou le consommateur de produits culturels en vente dans les FNAC, les Grandes Surfaces, les maisons de la presse, ou le téléspectateur d'émissions "grand public"à vocation culturelle de vulgarisation ; si elle réagit, si elle est séduite et confortée dans ses émotions et dans ses sentiments... Elle n'est qu'une source de revenus "plus que confortables" en vérité, pour ces gens "d'en haut" qui font la loi et la mode et ont le pognon, et profitent...

    La "masse" est conditionnée pour consommer de l'épicé, du sensationnel, du "différent", mais pas pour bénéficier de ce qu'il y a de meilleur (ou au mieux "soit-disant") et qui demeure la "chasse gardée" des privilégiés appartenant à la caste - pour ne pas dire la mafia -des intellectuels et des écrivains médiatisés ou des décideurs économiques et politiques, des célébrités du spectacle et de l'audiovisuel n'ayant pour le "commun des mortels" qu'une condescendance de bon aloi et faussement bienveillante...

    Mais il faut tout de même reconnaître qu'il existe de nos jours, en particulier en Europe et sans nul doute aussi dans les régions du monde "économiquement développées" , une "politique culturelle" qui est conçue et gérée pour un "tourisme de masse" (des millions de gens de tous pays qui voyagent, visitent des musées et des monuments historiques, achètent des livres, des objets d'art... Ce qui encore il y a une cinquantaine d'années, était seulement accessible à une minorité de gens)... Dans ce sens, on peut dire qu'il y a un progrès... Mais avec l'inévitable contre-partie qui est celle des files d'attente, des contraintes liées à la sécurité, et des modalités et procédures normatives d'ordre informatique, robotique...

     

     

  • L'obscurantisme

    ... L'une des caractéristiques de l'obscurantisme, outre celle bien sûr, la principale qui est l'opposition à la diffusion de l'instruction et de la culture par un système politique et ou économique ou encore, religieux... Ou, aussi, par le refus en soi, volontaire ou provoqué, de recevoir l'instruction et la culture...

    Consiste en l'accusation des autres -ou de Dieu ou de la Société, d'être responsables de nos propres malheurs...

    Un homme qui s'instruit, réfléchit, observe ce qui se passe et se dit autour de lui, mais qui accuse davantage lui-même que les autres, que Dieu ou que la Société, de ses malheurs – parce qu'en dépit de l'effort qu'il fait de s'instruire, il doute de lui-même et se dévalorise en présence des autres dans une conversation- est un homme dont l'un des deux pieds est encore du côté de l'obscurantisme, car en ne cessant de s'accuser lui-même il ne croit plus en lui, et, fatalement, il n'extériorise pas ce qui, de lui, peut être attendu, espéré, des autres...

    L'obscurantisme ne peut être vaincu – non seulement par la culture et par l'instruction- qu'en n'accusant plus aussi, ni les autres ni Dieu ni la Société ni soi même, d'être responsables des malheurs qui surviennent dans notre vie personnelle... Même s'il y a un lien -encore que ce lien ne soit pas forcément évident à établir- entre la cause et l'effet...

     

  • Les voies de la Culture

    ... Les voies de la Culture, là où commence le Territoire inconnu et parfois même dans la traversée du Territoire connu ; tout comme les voies de Dieu, sont "impénétrables"... C'est la raison pour laquelle on veut à tout prix que les voies, celles de la Culture comme celles de Dieu, soient pavées, asphaltées, qu'elles aient des bornes tous les kilomètres, des panneaux directionnels lorsqu'elles se croisent, que l'on y trouve tout au long de leur tracé dans un paysage de montagne, de forêt ou de plaines herbeuses, des gens cheminant se rencontrant devisant ou se croisant sans se voir ou se jetant des cailloux... Mais cela ne rend pas pour autant les voies, "pénétrables" puisque des herbes que l'on ne peut écarter tant elles sont drues recouvrent les pavés, puisque les bornes et les panneaux ont des marques qu'il faut comprendre, puisque les gens cheminant se rencontrant devisant se croisant ou se jetant des cailloux sont autant étrangers à nos yeux que tout ce qu'il y a d'étranger en nous mêmes...

     

  • Il n'existe pas de pensée ou de culture universelle

         Il n'existe pas, je crois, pour le monde humain dans son ensemble tous peuples confondus, tous peuples avec chacun leur histoire, leur passé, leur présent, leur mode de vie, leurs croyances religieuses ou autres... Il n'existe pas une « pensée » (ou une « culture ») que l'on puisse considérer universelle, et par là même, convenir à tout le monde...

    Mais... au fond... Qu'est-ce qu'une « pensée », qu'est-ce qu'une « culture » ?

    En partie, mais en partie seulement, on peut dire que c'est, en particulier pour la culture, un ensemble de connaissances acquises par l'éducation, par la transmission orale et écrite, par l'apprentissage, par tout ce que cet ensemble de connaissances acquises implique dans notre vie quotidienne, dans nos relations, dans nos modes de vie...

    Pour la pensée, on peut dire que c'est une « logique » commune à tous les humains, qui fonctionne selon un même « principe » (par exemple : « j'ai faim, je mange ; je suis fatigué, je me repose ; je veux gagner de l'argent, je travaille -ou je vole-)...

    Voilà : la culture et la pensée, c'est ça... Mais en partie seulement... La partie que l'on peut considérer comme étant celle là, cette partie « universelle »... Et dans laquelle nous nous retrouvons tous...

    Qu'en est-il, alors, de « l'autre partie », autant de la pensée que de la culture ? Et cela, indépendamment d'une histoire, d'un passé, de croyances religieuses ou autres ; indépendamment aussi de la connaissance acquise, de la « logique » ou du « principe général » ou du « fonctionnement » de la pensée humaine ?

    Je pense que cette « autre partie » tient de « l'âme d'un peuple » (âme d'un peuple dans le sens de culture intérieure générationnelle faite de relation avec les êtres et les choses dans un environnement naturel donné, cet environnement étant géographique (si l'on vit en forêt, au bord de la mer, en montagne, dans une plaine, dans le froid, dans la chaleur...)

    Dans cette culture là, il y entre une sensibilité, une réactivité et s'établit une relation entre les êtres et les choses, en somme une âme, un esprit, quelque chose qui va constituer une sorte de ciment... Et c'est bien là qu'est la différence entre les peuples, entre les sociétés, entre les modes de vie... Parce que le « ciment » (l'esprit, l'âme, la relation, la façon de réagir) n'est pas le même d'un peuple à l'autre...

    A connaissances égales, à niveau intellectuel et capacité de réflexion identiques entre deux interlocuteurs, l'un des deux s'exprimant selon sa culture, selon son intériorité en lui, dans le langage qui est le sien... Est sans doute « illisible » ou irrecevable, pour l'autre... Quand bien même cet interlocuteur qui s'exprime selon sa culture, selon son intériorité et avec son langage, serait un homme ou une femme de grande capacité de réflexion, usant d'images, de métaphores, et étant un personnage d'une grande dimension d'humanité... Et à plus forte raison si les deux interlocuteurs ne sont pas d'égales connaissances, de niveau intellectuel similaires...

    C'est pour cela qu'il n'existe pas de pensée, de culture, que l'on puisse considérer comme étant universelles, recevables, lisibles par tous et pouvant en quelque sorte être le « ciment des ciments »...

    Reste cependant ce qui est du domaine du possible...

    Possible et en même temps nécessaire...

    Quoi que très difficile...

    Parvenir à « entrer » dans la culture, dans l'âme, dans cette partie qui arrive à être lisible et recevable de l'Autre, afin que le langage, que la transmission, que la communication, puissent s'établir...

    La réciprocité, dans cette capacité de l'un ou de l'autre, à parvenir à « entrer » dans la culture, dans l'âme, dans la partie visible et recevable de l'Autre... Est-elle une nécessité, cependant ?

    Je ne pense pas que la réciprocité soit la nécessité...

    Je pense que c'est la volonté de ce que l'un ou l'autre essaye de faire dans le sens de parvenir à entrer dans la culture de l'autre, qui est la nécessité... La nécessité par laquelle s'établira -peut-être- la réciprocité...

     

     

  • De l'humilité oui, mais pas la tête baissée les yeux dans les chaussures !

         Confronté à la supériorité autant intellectuelle que culturelle ainsi qu'à la dimension humaine de certaines personnes, de personnes que nous rencontrons parfois, ou avec lesquelles nous entretenons une relation ou bien avons un échange, que ce soit dans le réel ou sur le Net ; l'on ne peut qu'humblement s'incliner, et cela d'autant plus que ces personnes ne cherchent point à "se mettre en avant", à paraître, à afficher ostensiblement leur culture, leur connaissance...

    De tels interlocuteurs, si l'on peut les avoir, dans le réel ou sur le Net, qui ne sont jamais des gens qui applaudissent comme l'on applaudit au moindre "bon mot" d'un humoriste dans une salle de spectacle, qui sont peu prolixes en paroles ou commentaires de louanges, qui sont le plus souvent sans aucune complaisance consensuelle ; sont rares... Certes, se sont là des interlocuteurs "difficiles" mais à mon sens, nécessaires...

    Mais, confronté à une supériorité intellectuelle et culturelle, celle là plus superficielle que profonde, qui "touche à tout/sait tout", qui est bardée de diplômes et de formation universitaire, et qui "enterre tout le monde" surtout en particulier les "sans références" n'ayant d'autre culture que la culture qu'ils ont acquise par eux-mêmes ; confronté à l'arrogance, à la suffisance et à l'auto-satisfaction de ces "bardés de formation universitaire et de références" ... Pas question alors, de s'incliner mais au contraire de relever la tête, de résister et de "croiser le fer" !

    J'irais même jusqu'à dire qu'une "certaine ignorance crasse" dans certains domaines qui ont "le vent en poupe" et qu'une "certaine inculture" de ce qui doit "se croire et se savoir dans le sens du monde", doit être brandie avec détermination à la face de tous ces arrogants et de tous ces condescendants qui "font la pluie et le beau temps" sur le Net, à la télévision, dans la presse... Ou même plus communément, dans notre entourage...

  • La culture

          "La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert"

                            [André Malraux]

    ... Et j'ajoute pour ma part que la culture, une fois acquise de haute lutte par le travail, la recherche personnelle, la connaissance, la mémoire, la réflexion, l'analyse... Et si possible par la création... Se conserve et s'entretient, s'affine, se développe, s'étend, se fait messagère, se partage...

    Et qu'elle est aussi un combat de haute lutte contre ce qui lui ressemble mais n'en est point, et qui la contrefait...

    La culture effectivement ne s'hérite pas comme l'on pourrait par exemple hériter d'une maison ou d'un bien, d'une fortune... Cependant, si elle ne s'hérite pas, il n'en demeure pas moins que, né de père et ou de mère "pétri de culture", ou ayant évolué, enfant, dans un milieu culturel, un milieu d'artistes, un milieu "intellectuel", un milieu où l'on vit autrement qu' avec des "fins de mois difficiles"... La culture vient alors "un peu moins de haute lutte" (en général)... Et sera-t-elle "meilleure", ou seulement "coulant de source" ... rien n'est certain... Car "un coup de hache sur une mer gelée" vient toujours de là où il faut combattre de haute lutte, c'est à dire depuis partout, depuis n'importe quel milieu ou environnement social ou familial...

    Est-ce que c'est si simple que cela, de savoir jouer quand on a en main les meilleures cartes ?

    Est-ce que c'est si évident que cela, de savoir jouer, aussi, quand on n'a pas en main les meilleures cartes mais que l'on est déterminé et habile à abattre les cartes sur le tapis ?