Radicalisme, ressemblance, différence...

... Je ne conçois de radicalisme (dans l'extrême ou dans le rejet absolu) QUE contre la pédophilie et contre le fanatisme religieux qui sont à mon sens, les deux maux -et de loin par rapport à tous les autres maux- les plus inacceptables dans nos sociétés... (Quoiqu'il y ait en fait, beaucoup d'inacceptable)...

Tout le reste (la violence, la guerre, la domination des lobbies et des puissants -et des très riches-, l'hypocrisie, les inégalités sociales, le culte des apparences, la loi de l'argent, les injustices... Je le combats, je le dénonce, cela me hérisse, me met en colère, je voudrais que ça disparaisse, ça me rend par moments "épidermique"... MAIS, au delà de tout ce que je peux ressentir, me vient comme "surgi des profondeurs de la terre" (ou d'au delà d'un horizon de brume), une sorte de "conscience de la réalité du monde" qui m'incite au témoignage, et en même temps que le témoignage, à la réflexion, à l'interrogation...

Cependant, en face de la pédophilie et du fanatisme religieux, je ne puis jamais réfléchir ni m'interroger très longtemps, en effet, très vite "ça bloque" : il n'y a alors rien d'autre dans les "profondeurs de la terre" qu'une couche de roche dure qui affleure et dont l'épaisseur serait presque celle de la longueur du rayon de notre planète... Autant dire intraversable, la roche dure...

Mon "quelquechose qui ressemble à Dieu" en moi, il le sait, cela ! Je le lui dis par une écriture de moi qui ressemble à la prière du croyant...

Je ne rencontre autour de moi, et "ça dure depuis que j'ai pu le voir et le ressentir petit gosse dans les années 50", je ne rencontre le plus souvent, le plus "partout", que des gens qui dès lors qu'ils sont sensibilisés par tel ou tel sujet "qui fâche", par telle chose qui les inquiète vraiment et les rend agressifs ou contrariants, même si ces gens sont "gentils/compréhensifs/amis de longue date/intelligents/bon chrétiens croyants ou pratiquants/éduqués-et tout ce qu'on voudra de bien ou de positif"... Se révèlent alors, finalement, "dérangés qu'ils sont dans leurs valeurs, dans leurs principes, dans leur morale, dans leur rapport à l'Autre, dans leur croyance, dans leurs certitudes" ; "plus tout à fait si bons amis que cela!" ... Mais bon, en général, "ça passe comme passe le mauvais temps et le ciel redevient clair, le vent s'arrête et on entend rechanter les petits oiseaux" (rire)...

... Tiens, pour prendre des exemples de sujets qui fâchent : le Front National, la France Insoumise de Jean Luc Mélenchon, le Macronisme, l'immigration,l'Islam, les Arabes, les Juifs, Poutine, Trump, la corée du Nord, Bachar El Hassad, Erdogan la Turquie... Bon sang (remarquez je comprends bien tout ça, qui fait hérisser le poil) dès qu'est abordé l'un ou l'autre de ces sujets de discussion eh bien immanquablement "ça frite" entre les interlocuteurs... Et en plus si "t'es trop gentil" (ou trop dans la culture de la réflexion/l'interrogation), t'es pris pour un complaisant, pour "un qui fait le jeu des extrémistes" et "on te rentre dedans" !

Cela devient fatiguant à la longue tout ça, toutes ces chamailleries, toutes ces violences, tous ces épidermismes, toutes ces interprétations fallacieuses, tous ces propos agressifs et tout cela à répétition à longueur de journée ! En somme tous ces radicalismes qui sont certes, de grands maux sur Terre, mais pas comme les deux les plus vraiment nuisibles et inacceptables (la pédophilie et le fanatisme religieux)...

 

... Je suis surpris, à vrai dire dérouté, par tous ces gens qui en apparence -et même plus qu'en apparence- sont gentils, compréhensifs, éduqués, réfléchis, en un mot "fréquentables" en tant qu'interlocuteurs, connaissances, amis... Mais qui, dès lors que "quelque chose d'exprimé par -même un ami, même un proche- les dérange ou les froisse ou les iritent parce que le sujet leur est sensible"... Réagissent avec une certaine brusquerie lapidaire...

Et j'en viens à m'interroger sur le bien fondé, sur la valeur, sur le sens, sur la pertinence, sur ce qu'il y a de vraiment perceptible au delà de la réalité ou plutôt de ma vision de la réalité, de ce que j'exprime...

C'est bien là tout le risque qu'il y a, à vouloir partager, à vouloir communiquer... Lorsque le "vouloir partager" se heurte à ce que pense l'autre sur le sujet...

 

... Si la ressemblance (d'idées, de valeurs partagées, d'émotions, de pensée, de culture, de goûts, de mode de vie) entre des personnes formant un groupe, une société ; facilite la relation... La ressemblance cependant, tend à laisser se développer entre les personnes qui partagent, une "culture identitaire" dans laquelle chacun "se retrouve" et ne communique finalement qu'avec des gens avec lesquels il s'entend ; ce qui génère de l'isolationisme, du communautarisme, un sentiment fort d'appartenance, et il devient alors de plus en plus difficile, de moins en moins souhaitable, dans cette culture d'une identité entre des personnes, d'envisager une relation avec d'autres personnes dont la culture, le mode de vie, la pensée, les goûts, les aspirations, sont différentes.

En somme la ressemblance génère plus de violence, plus de rejet, plus de conflit ; que la dissemblance parce que dans la dissemblance les gens en se protégeant naturellement (en évitant de se dévoiler) parviennent à échanger (du moins ce qu'ils peuvent échanger) et chacun, en fait, demeurant sur son terrain, il se crée une séparation naturelle ayant tout de même une étanchéité... Alors que la ressemblance, elle, crée des territoires vraiment séparés par des barrières de part et d'autre desquelles, ne peuvent que se renforcer les défenses et se fourbir les armes qui vont finir par parler...

 

 

 

réalité du monde

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