Les écureuils de la cité des Alouettes ...

... à Sainte Tarte de la Midoue, n'ont pas de souche terrasse pour venir casser leurs noisettes ... 

... L'un des signes représentatifs les plus marquants, les plus évidents parce qu'ils se voient, de la société française, c'est cette différence que l'on observe -si l'on y prête attention- entre le mode de vie dans les grandes villes, les villes "moyennes", les gros bourgs... Et le mode de vie dans les villages, et surtout dans les zones pavillonnaires en périphérie de ces mêmes villes grandes et petites, ou dans ce qu'il convient d'appeler "les zones rurales urbanisées"...

Un mode de vie où le café, le bistrot, plus précisément la terrasse du café avec tables donnant sur la rue -piétonne ou pas, tient lieu de scène publique, de lieu de détente, où l'on prend un verre (une "consommation") entre amis, connaissances, en famille, souvent le soir, dans les villes, plutôt en centre ville autour de quelque place... C'est ce que l'on voit à Bordeaux, à Paris, à Lille, à Marseille, à Lyon, à Toulouse, à Strasbourg, Metz, Nancy... et j'en passe...

Même d'un budget modeste, le "consommateur" citadin, habitué de son bistrot de quartier, a toujours assez d'argent pour se payer un verre, voire offrir une tournée à ses amis...

C'est ce mode de vie qui, entre autres de la société dite "occidentalisée" (et urbaine) fut la cible des terroristes islamistes du 13 novembre 2015- mais pas seulement puisque, outre que des terroristes et des "anti occidentalisme/anti société libérale ", outre que des "anti société de consommation" ; bon nombre de populations délaissées, ou stigmatisées du fait de leur engagement idéologique perçu dérangeant, font de ce mode de vie un "repoussoir" qu'ils voudraient bien voir disparaître...

Et à côté -et qui très nettement "tranche" avec ce mode de vie citadin, il y a un autre mode de vie, celui où l'on ne voit plus, plus du tout, dans les "zones rurales urbanisées", les périphéries des villes, les lotissements pavillonnaires, de terrasses de café nulle part... (Peut-être cependant des abris de bus aux vitres lézardées de fissures, ou encore des espaces bétonnés étroits et inconfortables tenant lieu de "points de rencontre" entre jeunes)...

Dans ce mode de vie là, hors des villes et des centres urbains, bien avant que ne vienne la nuit, on ne voit plus un chat ; sinon par une belle soirée d'été devant sa maison standardisée dans le lotissement des Alouettes, un couple avec enfants et amis "barbecuehant"...

Mais c'est bien -cela ne fait aucun doute- de ce mode de vie là, de cité pavillonnaire ou de zone rurale urbanisée, sans terrasses de café, qu'a surgi la "sociologie des Gilets Jaunes"... Ou de tous les mécontents qui d'ordinaire ne "descendent pas dans la rue"...

D'ailleurs, les manifestants, ceux que l'on voit dans les défilés encadrés de représentants syndicaux, sont en une certaine majorité, des gens des villes ou des banlieues de villes à HLM et résidences à plusieurs étages...

... Les écureuils des cités pavillonnaires Les Hortensias ou Les Alouettes à Sainte Tarte de la Midoue ou à Sainte Radegonde des Essarts, n'ont pas à proximité de leurs nichoirs à petite toiture à deux pentes, de souche-terrasse (arbre coupé à la base) pour venir casser leurs noisettes, à plusieurs d'entre eux lors de belles soirées de printemps, d'été ou d'automne... Ou de cléments hivers...

 

 

 

 

gilets jaunes

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