Incendies à répétition

Les gigantesques incendies qui ont ravagé l’Australie et anéanti 1 milliard d’animaux, d’octobre 2019 à février 2020 ; qui en cette fin d’été ravagent tout l’ouest des USA depuis le Canada jusqu’en Californie, ainsi que tous les autres en Grèce, dans le sud est de la France, et depuis 2 ans en Amazonie Brésilienne sur des milliers de kilomètres carrés… Toutes ces successions d’incendies qui ont détruit en quelques années environ 30% de toute la couverture végétale et arboricole de la planète… Sont déjà l’une des causes d’une extinction massive de vie animale toutes espèces confondues jusqu’aux insectes et aux oiseaux et petits mammifères, avec l’industrialisation à grande échelle, la surexploitation des sols, la progression des zones d’urbanisation et donc des surfaces désormais occupées par les réseaux routiers, les parkings, les zones commerciales… Sans compter les pesticides, défoliants, et autres produits dangereux utilisés dans l’agriculture et dans l’industrie de productivité…

Que les “anti alarmistes” se taisent et arrêtent de s’évertuer à convaincre les gens de la pertinence d’un soit disant “consumérisme dans un développement durable” auquel il faut adhérer et qui, toujours soit disant, contribuera au progrès, maintiendra la civilisation etc. … et autres “leçons de morale” !

Le jour où ça ira très mal, vraiment très mal pour notre civilisation, que 90% des espèces animales auront disparu, que notre planète n’en pourra plus et que des réactions catastrophes en chaîne se produiront simultanément ; les “anti alarmistes”, les “bobos” du consumérisme et de la promotion d’un individualisme de développement personnel au détriment de l’environnement et des autres humains en particulier les démunis… Eux aussi, “mourront comme des mouches” !

 

500 000 personnes évacuées dans l’Oregon, un état Américain situé au Nord Ouest, côte Pacifique, soit 12% de la population de cet état dont cinq villes sont en grande partie détruites, brûlées…

Il est difficile d’imaginer comment une organisation, ou une gestion efficace, de l’évacuation d’une telle ampleur en nombre de gens, peut être réalisée, notamment en ce qui concerne l’hébergement, le ravitaillement de 500 000 personnes : où, comment, dans quelles conditions ? Sous des tentes? Dans de vastes camps aménagés, comme pour des réfugiés de zones de guerre et de bombardements? De manière à ce que toute cette population soit suffisamment éloignée en distance, des feux qui progressent à grande vitesse, poussés par les vents…

C’est pire que ce que l’on a vu en Australie en janvier et février cette année 2020, en conséquence pour des populations vivant dans des zones urbaines…

De telles évacuations d’autant de centaines de milliers d’habitants, dans des conditions d’organisation et de gestion difficiles voire chaotiques par les pouvoirs publics, ressemblant à d’immenses camps de réfugiés de guerres, risquent d’être une réalité dans le monde de demain, en plein 21 ème siècle… Dans une conjonction d’événements catastrophiques liés à des calamités climatiques de grande ampleur touchant des régions entières, plusieurs pays les uns à côté des autres… Sans compter le risque d’accident industriel ou nucléaire…

 

 

L’on s’attendrait de ma part, du moins pour celles et ceux d’entre vous qui me connaissent, à “autre chose” que la seule relation écrite d’un tel constat avec l’expression de la pensée qui s’en dégage… C’est à dire, plutôt, à de la compassion, à des mots de soutien pour tous ces gens évacués, aux victimes et à leurs familles…

C’est bien le cas… Mais je ne l’exprime pas comme je le devrais… Les mots en effet, sont impuissants ou difficiles à trouver en face d’un drame d’une telle ampleur, qui affecte des êtres humains, mes semblables en somme…

C’est toute la question de la “finalité” de tout ce que l’on peut exprimer, de ce à quoi l’on passe sa vie en occupations pour notre “développement personnel”… Ou soit disant pour “faire quelque chose sur cette Terre qui ait un impact perceptible”…

Les “soldats du feu” (les pompiers), les médecins, les sauveteurs, les infirmiers, les “humanitaires” en mission sur place – et on peut dire aussi, les pouvoirs publics, les scientifiques, les chercheurs, les gens qui ont les connaissances et le savoir faire, qui ont de l’influence et agissent… Eux, font réellement “quelque chose sur cette Terre qui a un impact perceptible”…

Là où il n’y a que des mots, des idées, de l’émotion, des kilomètres d’écriture sur des réseaux sociaux dans un sens ou dans un autre ; là où il n’y a – quand ça arrive – que des “monuments de littérature”… Cela ne fait pas avancer les affaires des humains… Sauf peut-être des comportements que l’on a plutôt que d’autres, ou des actions que l’on mène seul ou avec des gens…

 

 

 

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