Super pirate SUITE écrits hors normes

 

Un jeu bête...

 

Quel est le jeu, l'un de ces jeux où “l'on se met en avant”, où l'on “bombe le torse”... Le plus bête du monde ?

... Ce jeu à mon sens, c'est... “A celui qui fera pipi le plus loin possible”... Principe du jeu : on est deux, trois ou plus (entre mecs bien sûr), alignés, et ensemble on fait pipi. Celui dont le pipi est le plus dru et va le plus loin a gagné...

Imaginez un pépère de 70 balais qui veut “faire la pige” à un môme de 10 balais...

... Alors moi je vais vous dire :

Si c'est le papy qui gagne, c'est qu'on lui a gratté le “petit sac dans le ventre du moineau” : alors il pisse dru parce que le conduit s'est redilaté après l'opération, et bien sûr, le papy peut “bomber le torse” devant son petit-fils de 10 ans! Mais putin le papy, il fait plus des Amériques sur les robes chic de sa femme, ça gicle plus du tout entre les p'tites oiselles de sa chère femme... Parce que... Parce que ça part désormais dans le pipi.

... Au dernier festival de Géographie à Saint-Dié des Vosges, à chaque sortie de conférence de la salle Yvan Goll de l'Espace Georges Sadoul, c'était un défilé de mecs pour aller pisser... Trois bols à moineaux seulement! (Et fort rapprochés – bonjour la discrétion -). Je voyais des pépères de 65/70 balais qui restaient pas longtemps au bol à moineau : ceux là, ils devaient donc pisser dru et rapide... Par contre il y en avait d'autres de ces pépères, qui “mettaient un temps fou” pour pisser... Mais ceux là ils devaient à mon avis “bien luminer mouillé” leur femme!

A quoi bon être un champion de pisse loin et dru (et rapide) à 65 ans si l'on ne “lumine plus mouillé” sa femme?

Vous m'direz “attention au taux de (je sais plus quoi) à chaque analyse d'urine”... Moi je vous dis ceci : “Si ce taux est inférieur à 4 (de 5 à 10 il faut quand même réfléchir) tant pis si l'adénome prostatique presse un peu sur le tuyau à pipi (tuyau à purée aussi). De toute manière, quand tu “montes au septième ciel”, la purée elle fait pas comme le pipi, elle “splatche” !

Y a qu'un truc qui est “assez con” : en pissant tu pètes parce que l'adénome, il fait comme un soufflet de forge, il se décomprime quand la vessie se vide... Mais merde, tu pètes pas la porte des WC ouverte si ta femme est dans le couloir dans une robe chic!

 

... Les “zobinologues” (urologues en bon langage Yugcibien)... Ne prennent pas en compte la dimension du “coeur du réacteur” de l'être... De l'être masculin il va sans dire...

Il y a les “petite libido” d'une part, et les “lave blanche de volcan” d'autre part... Autant dire : les “peu portés sur la question” par rapport aux “particulièrement brûlants de ce côté là”...

Nous ne sommes pas faits, les uns et les autres, dans un même moule”!

Lorsqu'à “petite libido” se superpose une certaine propension à se conformer la vie durant à “ce qui doit se croire et se savoir” en fonction de “valeurs” plus “sens-du-mondiste” et plus imbéciles ou plus simplistes que “profondes et vraies”... Alors si le toubib (le zobinologue) dit à son patient de 65 ans “je vous conseille un grattage”, et bien le papy, comme un seul homme il va directo à la salle d'opération... “Adieu la purée?” Mais il s'en fout le papy, de toute manière ça fait sept plombes qu'il baise plus ni sa femme ni une autre femme...

Mais considérez un “cas” tout différent : celui d'un mec – même âgé de 75/80 ans - qui n'a rien d'un papy, qui a une vie intérieure et des émotions “grand comme un cosmos”, et qui de surcroît, se régale à en crever de “faire des amériques sur les fringues chic de sa femme” et de “luminer la même femme jusqu'à ce que la lave blanche issue d'un volcan en constante ébullition interne, inonde et lubrifie le fond du gosier du “p'tit oiseau”... de sa femme qui est loin de paraître l'âge qu'elle a...

Et cause, cause toujours, zobinologue!” Au fait : le zobinologue... C'est un mec comme tout le monde. Il a soit une “petite libido” (et le discours et l'esprit qui vont avec), soit “un max et une diversité de fantasmes” (et le discours et le coeur du réacteur qui vont avec)...

 

 

Une homosexuelle obtient le droit d'adopter un enfant

 

Une institutrice homosexuelle qui se bat depuis onze ans avec sa compagne pour obtenir le droit d'adopter un enfant a eu gain de cause apprend-on auprès de son avocate...

...Je n'ai qu'une seule chose à exprimer, à la connaissance de ce fait d'actualité, une seule chose que j'exprime comme si j'étais (avec la sensibilité et l'esprit que j'ai) un enfant de six ans petit garçon dans la cour de récréation à l'école avec mes copains et mes copines qui me poseraient cette question “ Alors tu as deux mamans?”

Et je répondrais “ je préfère avoir deux mamans que deux papas”...

... Mais si j'étais une petite fille de six ans, je ne sais pas si je pourrais dire que je suis contente d'avoir deux papas...

Quoiqu'il en soit, aimant les femmes comme je les aime et heureux à en crever de régal de les aimer comme je les aime moi personnellement en tant qu'homme... Deux homosexuelles au joli visage bien sapées et super gentilles, je me ferais bien une sortie chic avec... et je pense que je saurais me faire aimer comme on dit “en tout bien tout honneur”...

... Si j'étais né femme au lieu d'être né homme, je ne sais pas si la femme que j'aurais été alors, aurait pu s'accommoder d'un homme! (il eût fallu qu'il soit comme on dit “à la hauteur”!)

C'est vrai, oui je le reconnais : chez les Homos, j'ai davantage un “petit faible” pour les femmes entre elles que pour les hommes entre eux...

... Allez, pardon de vous dire ça (mais je le dis quand même) : “le p'tit oiseau dan'l'trou'd'bale ça me chiffonne et à dire vrai m'horrifie” ... Oui je sais... Vous me direz “ où est la différence entre deux trous qui l'un comme l'autre sont dans le ventre? Et bien pour moi y'en a une de différence : au bout du trou de bale y'a les “ruines de tout ce qu'on bouffe”!

     QUESTION  DE  PUREE...

 

Il s'appelle Arnaud Le Véloce...

Il est âgé de 64 ans en 2010 (il est donc né en 1946) et il est du “Papy Boum”...

Son copain, celui à qui il “dit tout”, c'est Gabriel Le Gros, âgé lui, de 74 ans...

Ils ont tous les deux, un “petit problème”...

Mais pour Gabriel, le “petit problème”, c'est de “l'histoire ancienne” : il s'est fait opérer... Il n'en pouvait plus... De se lever dix fois dans la nuit. Disons que le “petit problème” est devenu un autre “petit problème”... Il le savait... Qu'il en serait ainsi... Mais il a attendu, attendu... Et finalement, il est “passé sur le billard”. Oh, il n'est resté qu'un jour à l'hôpital... Heureusement nous étions encore dans ces dispositions de remboursement de frais médicaux, assez honorables, car la plupart des mutuelles complémentaires (en niveau 2) prenaient en charge l'intégralité des coûts chirurgicaux en l'occurrence pour ce “genre d'opération” somme toute “assez fréquente” chez les “seniors” (déjà bien “rassis”)...

Arnaud est un “leste”... Dans tous ces gestes et petites actions banales de la vie quotidienne, très pragmatiques et “qui ne font pas rêver”... Genre par exemple sortir les poubelles le jeudi soir, aller dans le frigo du haut (parce que celui du bas est hors service) pour prendre un pot de yaourt, faire la vaisselle de la veille au soir dans l'évier du bas (parce que celui d'en haut a le siphon à moitié bouché), effectuer toutes ces allées et venues dans la maison, du bas à l'étage et de l'étage en bas...

Les WC sont à l'étage, et quand il fait la vaisselle en bas, et que “ça lui prend”, il “dansolote” jusqu'au dernier verre essuyé...

Un jour il dit à son copain Gabriel : “ Tu sais mon vieux, y'a des fois, quand je “navigue” et que je suis pressé de naviguer pour aller vite sur l'ordi ou dans le jardin, si j'avais du pré sous moi et si j'avais pas de pantalon, je ferais comme la vache...”

“Attends, attends”, lui répond Gabriel, “ ça, ça veut dire que t'as un problème avec ton adénome prostatique”...

Arnaud : “Tu ne me le fais pas dire! Et en plus quand je pisse je pète! Et là où c'est con, c'est quand je suis avec du monde, que je peux pas y aller tout de suite, que le sac est plein, alors le “crapaud” se contorsionne et ça me fait péter”!

Gabriel : “ Tu vois, tu devrais peut-être te faire opérer. Moi, j'en pouvais plus de me relever dix fois la nuit et en plus, à la fin quand je pissais,en même temps je chiais, c'est à dire qu'il me venait de la merde au trou de bale”...

Arnaud : “Tout de même, j'en suis pas tout à fait là!”...

Gabriel : “ Et t”as vu, Arnaud, ce qu'ils mijotent après la réforme des retraites ? Déjà qu'ils ont depuis 2003, salement allongé progressivement la durée des cotisations, de telle sorte qu'on ne peut plus arrêter de travailler avant 62 ou 63 ans... Ils prévoient de reculer l'âge de la retraite à 65 ans alors que les conditions de travail vont devenir encore plus difficiles : stress, pression, plus loin en bagnole, train ou bus... ça, c'est le “grand chantier” de 2010... Mais il y a un autre “grand chantier” en perspective, c'est celui de la réforme des prestations sociales et de l'assurance maladie : tiens, par exemple pour le “crapaud” comme tu dis... Voilà ce qu'ils disent : plus tu tarderas à te faire gratter le crapaud, et moins tu seras remboursé. Ils vont fixer l'âge limite à 75 ans, c'est à dire qu'après, tu seras plus du tout remboursé... Ceci pour inciter les hésitants (qui évidemment tarderont encore le plus possible) à se faire opérer pour moins cher – mais cher quand même- au profit des lobbies et des grands consortiums... Résultat, les riches pourront continuer à faire de la purée jusqu'au delà de 75 ans et les pauvres se diront ceci : plutôt que d'être obligé de prendre une hypothèque sur la baraque ou de faire un crédit pour pouvoir me payer l'opération le plus tard possible, il faudra que je passe sur le billard quand ça sera encore un peu remboursé ! Et tu penses bien que, vu le nombre croissant de papys qui voudront faire encore de la purée le plus longtemps possible, il y aura que les très/très pauvres qui se feront opérer avant 75 ans...

Arnaud : “Ah, les salauds! Moi avec ma retraite de 995 euros, comment je vais faire ? J'ai une femme de dix ans de moins que moi, belle et chic à crever de régal, et je veux lui en foutre plein les mouillettes! J'ai pas envie que ça parte dans le pipi et de tressauter du gland à sec dans le trou de son âme chic, elle qui m'adore et m'a jamais fait cocu et moi qui n'ai connu que cette femme là dans ma vie... Je me souviens quand j'étais môme, à 9 ans : j'étais déjà monté comme un âne, j'avais une vie intérieure comme des chants et des danses et des marchés Africains et je trouvais con que ça huile pas comme chez les grands et encore plus con que ça tressaute à sec dans l'instant karma ! J'aurais voulu leur tacher la robe d'éclaboussures en paillettes d'étoiles, à mes petites copines, et avant, bien sentir la nuinuile me mouiller dans le pantalon dans ce long régal que j'avais des silhouettes de mes petites copines... Et même en voyant de belles dames de l'âge de ma mère... Il paraît que dans cette transe là, pour autant qu'elle dure et que ça n'explose qu'après avoir bien/bien nuinuilé tout un après midi... Tu peux pas crever ! C'est à dire que tu deviens pendant ce temps là comme une horloge qui continue à faire tic/tac mais sans que les aiguilles tournent !”

Gabriel : “Ah mon pauvre, comme je te comprends ! Mais moi, tu vois, je peux pas en dire autant : j'ai une femme ratatinée qui s'en fout que je fasse ou pas, de la purée... Et puis, quand je vois une jolie et jeune femme dans la rue, ça me fait le même effet qu'à la vue d'une jolie fleur...”

Arnaud : “Eh bien moi, la jolie fleur, je veux m'y exploser dedans jusqu'au fond du coeur de son réacteur, et que ça coule le long de la tige”!

... Question de purée... Un peu raide, non, l'histoire ?... Mais bon, c'est la vie !

 

Suite de l'entretien entre Arnaud et Gabriel...

 

J'ai imaginé la suite...

Il y avait déjà eu “les aventures de Pisistrate” quelque part dans “les histoires Yugcibiennes”... Oui, “Pisistrate” invité sur un forum du Net par son ami “Pètalos” ( ou quelque chose comme ça, je ne sais plus)...

 

Arnaud : “ Sais-tu, Gabriel, la différence qu'il y a entre les lambdas -avec un petit l – et les Lambda – avec un grand L”?

Gabriel : “Il faudrait déjà savoir ce que c'est que les lambdas...”

Arnaud : “ Crois-tu qu'on soit des lambdas ?”

Gabriel : “Ah, ça y est, je vois... Les lambdas ce sont les gens que tu vois et que tu observes, et auxquels tu ne peux donner un nom et dont tu ne te souviendras jamais du visage qu'ils ont”...

Arnaud : “Oui c'est cela même! Parce que ceux qui ont un visage typé – en particulier les femmes chic- ça, c'est pas des lambdas... Et je vais te la dire, moi, la différence... Voilà : les lambdas avec un petit l, ce sont les gens qui n'ont pas cette vie intérieure comme des chants, des danses et des marchés Africains et qui par conséquent, ne baisent jamais en rapport avec cette vie intérieure. Ceux-là en général, ne baisent qu'à poil, sur un pieu, le soir ou le matin, et sans trop de préliminaires... Et les Lambdas avec un grand L, c'est déjà presque des intellectuels : ils baisent avec quelques préliminaires, pas forcément sur un pieu, pas forcément à poil et plus ou moins en rapport avec une vie intérieure qui, sans être comme celle des chants, des danses et des marchés Africains, n'en est pas moins soutenue par quelques rêves d'un possible ailleurs et autrement”...

Gabriel : “Ah, putain! Tu crois pas que tu vas un peu loin dans ton raisonnement?... Lambda, lambda... ça, c'est presque du racisme !

Arnaud : “Pas du tout! En privé, les yeux dans les yeux, quand tu causes vraiment/vraiment avec les gens, quelle que soit leur culture, si ils ont été beaucoup ou pas beaucoup à l'école, s'ils croient en dieu ou pas... Y'a plus d'lambdas avec p'tit l ou grand L! Lambda, c'est pour la philosophie! Et puis tu sais, je vais te dire : c'est à toi de déterminer (si tu peux) si au fond de toi, t'es lambda ou pas, avec un p'tit l ou un grand L, quand je débite ma philosophie”...

Gabriel : “Vu comme ça, je te suis... Je te suis... Enfin, presque!”

Arnaud : “T'as déjà vu dans des thés dansants ou des bars concerts de vieux dans les villes thermales, ces papys mamies se tortiller le cul au rythme de la salsa ou de la lambada, des après-midi entières? Ça c'est l'oeil qui voit, avec la pensée que t'en a, en fonction de ta culture et de ta vision du monde... Et c'est rigolo, de se gausser de ces papys mamies... Tout comme de fulminer truculent à propos de ces filles au cul moulé dans des futals piercingués... Mais c'est désespérant une pensée satisfaite, une pensée qui ne coule que d'idées qu'on se fait... Les idées singent la pensée comme l'ennemour singe l'amour...

Gabriel : “ Alors pourquoi tu fulmines et trucules ? Pourquoi tu provoques, pourquoi il t'arrive comme ça, de but en blanc, de rentrer dans le lard des gens? Pourquoi tous ces propos, toutes ces histoires si raides, pourquoi ces tabous brisés, ces mythes percutés et ces culs moulés caricaturés?

Arnaud : “ça, c'est pour que ça rende du son, pour que l'arbre il crie sous la poussée du vent... Pour que, quand je monte le rocher jusqu'en haut de la montagne, alors que tout le monde sait que le rocher va rouler en bas une fois en haut ; il y ait des gens – et pas forcément des amis très chers - qui se mettent avec moi, à pousser le rocher... Je le redis encore : c'est pas une punition de quelque dieu, de devoir sans cesse faire remonter le rocher. C'est quelque chose d'heureux...

     UN  JOUR  JE  M' ENVOLERAI...

 

Je ferai de ma mort selon ce que j'ai ressenti de cette vie que j'aurai traversée...

 

J'aurai un enterrement “pas comme les autres”... ça vous étonne ?

J'y ai déjà pensé... Dans mon portefeuille, pliée en 4, j'ai une feuille de papier où “l'affaire est consignée”...

Pas d'église, pas de curé, pas de religion...

L'on imagine mal, quand on me connaît, tout ce “putain de tra-la-la”, avec l'eau bénite, l'absoute, et ce “Cela est juste et bon” chanté la larme à l'oeil et avec les carreaux dans les godaces, en imper chic et noir pour les dames, en costard les mecs et avec pendu sous la voûte des soucoupes volantes de chauffage électrique (si je meurs en hiver)...

Moi qui justement, de mon vivant, dans les “Grantenterrements générals”, zieutait avec régal les dames chic...

Et ces “grands pieux” de marbre ou de granit, ces cercueils de beau chêne avec poignées ciselées, et encore le dernier adieu devant la fosse où l'on vient de descendre à la corde le cercueil, et la poignée de terre jetée...

Du fond du trou, scellé à jamais dans ma bulle – non pas de roche – mais de zinc et de bois, je n'aurai pas le loisir – traversé de rêve fou – de zieuter les jolies jambes de ces dames “sur leur 31”...

Non, je ne veux rien, rien de rien de tout cela...

Dans l'immédiateté de l'événement, seuls mes amis littéraires les plus chers, ainsi que mes très/très proches parents et amis, seront prévenus...

Pas d'annonce dans le journal... L'on saura bien assez tôt : trois jours, six mois, un an ou je ne sais combien de temps après...

Le cercueil “de base” : en bois blanc, en “caisse de pauvre”... Pas besoin d'un beau cercueil en chêne, verni, avec des motifs sculptés dessus et des poignées ciselées, pour aller direct à la crémation...

Durant la crémation pas de discours, pas de texte lu ni quelque hommage que ce soit...

Mais sans doute “One day I'll fly away” de Randy Crawford, “L'amitié” de Françoise Hardy, et “Spandau Ballet True”...

Pourquoi “ pas d'annonce dans le journal” ?

C'est que “j'en ai rien à foutre” de ces gens qui, lisant l'avis de décès, et m'ayant peu connu mais surtout méconnu... “se pointeraient” en manifestant quelque soudaine sympathie à mon égard...

Quant à ceux et celles qui, plus tard, ayant appris par ouïe dire que je suis mort, et m'ayant de mon vivant, pourfendu de leurs sarcasmes et bien “condescendé”... et qui alors, “me découvrant”, se mettraient à m'aimer... Eh bien ceux là, celles-là, je leur balance un bras d'honneur et leur dis “vous n'aviez qu'à m'aimer de mon vivant” !

De toute manière, j'encourage mes pourfendeurs à continuer d'ironiser et de m'assassiner : après tout cela aussi est un art, cela aussi c'est de la littérature, cela aussi c'est la liberté d'expression !

Cela dit, quand j'aurai cent ans le 9 janvier 2048, et si je peux encore monter sur un vélo... et “faire de la purée”... Et que j'aurai ce jour là une armée de journalistes autour de moi pour me photographier, m'interwiever... J'en profiterai pour faire de la pub pour mon site et parler de mes écrits... ça c'est bien vrai : avoir cent ans c'est une sacré occase ! C'est pas comme dans une réunion de famille, ou d'amis, ou dans un salon du livre ou sur des forums du Net ou encore dans des assemblées et fêtes d'associations, des festivals d'été ou des halls d'accueil de ciné/café... que tu vas forcément en profiter pour “bomber le torse”, te “mettre en valeur” et mobiliser tout un auditoire !

 

 

... ... ... Et voici à présent dans un "registre" d'écriture "un peu moins super pirate" :

     A  CES  FILLES  ET  CES  FEMMES  QUI...

 

...En message privé sur des forums féminins ont souhaité me rencontrer parce que je leur ai plu...

 

Ah, ces petits visages, ces adorables et émouvants petits visages dans de petits carrés ! Vous êtes toutes, “belles à croquer” et je “craquerais” bien car je vous crois sincères... Je vous pardonne avec infiniment de gentillesse vos fautes d'orthographe ou votre style genre “SMS” s'il en est ! Que vous soyez “de belle écriture” ou de langue comme on en voit tous les jours à perte de vue sur les forums, une chose est sûre : si vous m'avez écrit c'est que je vous ai plu... Nous rêvons tous, dans notre vie, de cet être à nul autre pareil avec lequel on ferait bien ce qui reste de traversée...

Selon la religion de la réincarnation, je veux bien, avec chacune de vous, faire une nouvelle vie à chaque fois... Mais je crois bien que je serai tenté de refaire cent mille fois “une autre vie” avec la même femme : celle qui, ma vie durant, a pu me supporter et a “quelque peu compris” l'être que je suis... (ce qui n'est pas du tout évident vu tout ce qu'il y a à supporter et qui est déconcertant au possible ou “hors normes”)...

Merci à vous toutes pour ces mots que vous m'avez adressés...

... À défaut de “faire de tout mon être tout près de vous jusqu'au fond de vous”... je “fais de mon écriture et de mon âme” tout aussi près de vous et jusqu'au fond de vous”...

 

Le petiot

 

Il a sept ans ce dimanche, le petiot...

Sept ans... En fait il en paraît treize, le petiot...

Il sait déja tout... Enfin... comme on peut “tout savoir” à l'école de la rue ou dans les grandes classes de la Maternelle... La Télé, les potes, la “shoote”, les filles, les combines et les petits trucs... la vie quoi !

Il a sept ans ce dimanche, le petiot...

Et en ce jour si beau, beau et chic comme une robe de maman, en ce jour doré tout empli des fragrances de toutes les feuilles à moitié mortes de l'automne... L'on a fait venir toute la famille à la maison pour un grand déjeûner dans le grand salon... Et l'on a mis les grandes rallonges à la table.

Papa en costume, Maman dans sa robe chic, Mamy dans son tailleur de trente ans de mariage, Papé dans sa belle salopette de saltimbanque (Papé est un artiste), les grand'tantes engoncées dans leurs vestes étroitement boutonnées, Petite Mémé dans son éternel grand tablier noir fraîchement repassé, le Vieux Pépé dans sa veste de velours noir à grosses cotes (il a pris son accordéon), Tonton en knickers et bottes de cuir et de larges bretelles sur sa chemise... Et Tatie, la jeune et affriolante Tatie, la nouvelle amie de Tonton en ensemble pantalonant...

On n'a pas fait venir les petites cousines (les filles de Tonton)... Elles sont en fin de carrière de rougeole et toussent encore, et c'est Ursuline, la voisine de palier de l'HLM de Tonton, qui les garde... et leur fera des crêpes...

Ah les petites cousines ! Le petiot, une fois, il les a troussées dans la cave !

La Tatie en ensemble pantalonant, elle a peut-être un joli visage et des fesses qui tournicotent... mais qu'est-ce qu'elle est tarte !

Au gâteau bien plantureux, architecturé comme une tour de Babel, rutilant de crème rose et toge d'évêque, surmonté de sept bougies bleues... Le petiot a soufflé très fort... Mais ce sont les yeux de sa maman qui ont donné de l'élan à son souffle... Jamais, jamais, il ne lui avait vu ces yeux là, à sa maman... C'étaient des yeux qui balayaient d'un seul coup toutes les sciences des potes, de la Télé et de l'école de la rue...Et ça faisait un bien fou, une fulgurance...

Elle portait une très jolie robe,très bien coupée, maman...

Au gâteau, il n'avait plus faim, le petiot... C'est que... après trois fois du rôti et des frites...

À la cantine il donnait toujours sa part de gâteau à l'un de ses camarades. Mais il brandissait une pancarte “rabiot” quand venait le plat de petits pois ou de patates ou de pâtes ou de carottes...

Au gâteau, une fois soufflé les bougies, il disparut sous la table, le petiot...

Et personne ne s'inquiéta désormais de ce qu'il fit, le petiot, sous la table...

Il se sentait un peu flou, le petiot...

Et toutes ces grandes personnes qui discutaient sport, politique, actualités, événements de la ville...

Par moments, de grands éclats de rire...

Des rires qui ne le faisaient pas du tout rire, le petiot...

C'était bien, sous la table, tout de même !

Il lui vint un souvenir...

Il avait trois ans passés... Papa et Maman suivaient à la télé une émission de variétés... Il était assis en tailleur en face d'un vieux train déglingué aux gros wagons cabossés et aux rails disjoints... C'était du plancher à l'époque, dans le salon...

Il venait de faire pipi dans sa culotte et à portée de ses bras, il y avait un tas de vieux journaux... Il avait froissé les feuilles de papier journal et épongé tout autour de lui, le pipi répandu en étalant les feuilles mouillées jusqu'au plus loin possible... ça lui avait beaucoup plu... il en avait eu le zizi tout dur... À l'école maternelle, Mario son copain lui avait raconté que les grands quand leur zizi devenait dur, ça faisait du lait qui sentait une drôle d'odeur...

Il avait fait pipi dans sa culotte, tout doucement, comme s'il essayait de se retenir mais que ça coulait quand même...

Alors que les rires caracolaient au dessus, d'un bout à l'autre de la table, et que Tonton racontait une histoire salée en faisant sa grosse voix... Il vit, le petiot, devant lui, tout près, vraiment tout près... les jambes de sa maman, croisées, si belles, si belles... et nues... jusqu'aux genoux où s'arrêtait la robe...

Il se sentit envahi d'un bien être fou...

Quand il se “touchait le pipi” les matins où il restait au lit jusqu'à dix heures, ça lui faisait du bien... Mais pas à ce point là, comme ce dimanche après midi sous la table, près des jambes de maman...

Il n'avait même plus besoin de se toucher... Il en suffoquait, il en râlait... Et très vite – mais vite comme dans un grand train express lancé à toute allure mais où, de la vitre du compartiment le paysage ne défile plus du tout – son zizi aussi dur qu'une barre à mine se mit à tressauter, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois... dans sa culotte...

C'était comme si le zizi avait traversé la culotte, s'était dressé jusqu'aux genoux de maman, et doucement frotté du bout, au bord de la robe...

 

Personne n'a jamais, jamais su... Maman, à ce moment là, riait si fort, à cent lieues de pensée de son petiot !

Et le petiot, il a plus jamais essayé de trousser ses petites cousines dans la cave ou ailleurs en quelque endroit “défendu”...

Le petiot, “ça”, ça lui est resté...

Le copain Mario il avait dit : “les grands font de la purée, et les vieux quand on leur a gratté le crapaud, ça tressaute à sec comme aux gosses”...

Ah le petiot !... S'il avait pu faire de la purée, pour ses sept ans ce dimanche, ça aurait traversé la culotte et giclé sur le bord de la robe de maman...

Elle a jamais su, maman...

Petiot, il a fait un coquillage secret rempli de bonbon venu des étoiles, caché entre des planches d'une cabane qu'il ne fait visiter à personne...

Ah, le petiot, le petiot !

... Et au fait... La petiaude ?

Ah, les vieux, les vieux !

... Et au fait... Les vieillettes ?

 

Le coup de sang du petit écrivain du coin

 

Ne vaut-il pas mieux être totalement inconnu, que mal connu ou méconnu ?

Là où tu es inconnu, tous les espoirs sont permis... Là où tu es mal connu ou méconnu, c'est l'idée que l'on se fait de toi, qui te “plombe” à jamais...

C'est sans doute la raison pour laquelle, Lucien Souperosse, un petit écrivain du coin, de Saint Julien les Mésanges en Pays de Connes, fait bien plus attention à son comportement là où personne ne le connait, loin de son pays lorsqu'il court les routes...

À Saint Julien les Mésanges cependant, ce n'est point écrit sur son front “ Lucien Souperosse”... Et lorsqu'il gare son vélo près de l'Intermarché, ôte ses pinces “serre-pantalon” et retire son sac de son dos avant d'entrer dans le magazin... Peu de gens le reconnaissent et personne ne se souvient qu'il y a huit ans il est “passé à la Télé” (régionale)... En fait, peu le reconnaissent mais beaucoup, à dire vrai, ont “plus ou moins entendu parler de lui”... C'est un “obscur”... “il fait rien comme les autres”...

Pourquoi, à Saint Julien les Mésanges, “prendrait-il des gants”, Lucien Souperosse, confronté à la brutalité et à l'agressivité des gens, en particulier lorsqu'il traverse un passage pour piétons afin de se rendre à la boulangerie du quartier des écoles, là où il demeure... et où on le “connaît sans le connaître”... et qu'un automobiliste apparemment pressé et indélicat lui refuse le passage?

Mal connu ou méconnu – et donc selon ses dires- “plombé pour plombé, autant rentrer dans le lard des gens”...

Alors, tentant de “forcer le passage” au risque de se faire “accrocher”, et l'automobiliste ne cédant point (quel imbécile, quel crétin, quel malotru !)... Lucien brandit le poing, un poing rageur, un poing serré et bien provoquant, bien ostentatoire...

La boulangère a vu... Mais bon... elle tient commerce !

Trois vieilles dames, un jeune monsieur avec son petit garçon, sur le trottoir d'en face, ont vu... Et alors?

Demain, si un autre automobiliste ne s'arrête pas, il aura le même comportement, le Lucien !

Mal connu ou méconnu, tu n'as rien à perdre... puisque tu n'as rien gagné... Alors que ce soit un automobiliste crétin et indélicat qui refuse un passage au piéton que tu es... Ou quelque clampin “de mes deux” qui te traite d'obscur et te rit au nez dans sa tête... Ou encore tous ces gens que tu rencontres, qui te “connaissent sans te connaître” et jamais ne te posent la moindre question sur ce qui occupe ta vie et ton temps... Pourquoi “prendrait-on des gants” avec ces gens là ?

Combien faudra-t-il “d'années-lumière” de littérature, de poésie et d'écriture – et de propos – “ne faisant point dans la dentelle”... Pour “botter au cul” - et pour tout dire - “assassiner” toute cette brutalité, toute cette indifférence, toute cette vulgarité, toute cette médiocrité ambiantes ?... Qui sont plus pénibles à supporter là où l'on vit, que là où l'on ne vit pas !

 

Il ne “facedeboucquera” point...

 

... Cette année, au Salon de l'Agriculture à la Porte de Versailles... Nicolas Sarkozy en gros plan à la Télé (journal de 20h) tapotant sur la tête une plantureuse et meuglante vache laitière ! (A noter que "Bertrande" avait été au préalable en 2008 ou 2009, soigneusement brossée et lavée de toute trace de caca... et qu'on lui avait peut-être mis un bouchon en liège de bouteille thermos dans le trou du cul pour pas qu'elle pète)...

"Meu-heu-heu..."! ... en face de notre "plus célèbre" facedeboucquéen"!

... No-no-non!... Pas cette année..

... Tiens/tiens ça me rappelle au début des années soixante, les "tours de France" du Général De Gaulle dans les salons de l'agriculture ou dans les foires régionales... et (mais je n'étais pas né)... les "tours de France" (dans l'Etat Français) du Maréchal Pétain (qui faisait la bise aux mômes et aux veuves et aux cheftaines des jeunesses chrétiennes dans les villages de nos provinces)...

... Mais on n'en est plus là, loin s'en faut... tant la vie politique, sociale, économique (et "orchestrée" par nos plus célèbres Facedeboucquéens)... part en déliquescence, en "cacas nerveux", en ignominies de toutes sortes, en Huhèmepéties et Socialofourberies toutes aussi crado les unes que les autres!

La photo de Marine le Pen au fond du verre de Pastis ou de Muscat ou de Sauternes ?

Olivier Besancenot en carton à la place de Marc Lévy en face des librairies?

C'est dramatique, c'est insensé... Mais ça me fait rire... et ça me ferait pleurer si d'un tel fiasco émergeaient de nouveaux Mythes, de nouveaux credos et de nouvelles utopies et modes et visions du monde auxquelles il faudrait tous se rallier !

 

Le baptême inepte d'un bébé en 1948

 

Mon grand père maternel était en 1948 receveur des Postes à Linxe dans les Landes, village où je suis né...

Mes grands parents qui n'allaient jamais à la messe, et ne pénétraient dans une église que pour les enterrements et les mariages, me firent baptiser parcequ'à l'époque dans les campagnes il était “inconcevable” de ne pas baptiser un bébé. C'était la tradition, y compris pour des gens qui ne mettaient que rarement les pieds à l'église et donc uniquement lors des baptêmes, des mariages et des enterrements... et de la “sacrosainte” communion solennelle de leurs enfants...

Je remercie mes parents de ne pas m'avoir imposé le cathéchisme et la communion, ni fait en sorte que je subisse d'une manière ou d'une autre quelque enseignement religieux que ce soit...

Je me suis marié civilement, mon fils n'est pas baptisé, et à ma mort, il n'y aura pas de cérémonie religieuse.

Je déclare par écrit – et comme gravé sur la pierre face au ciel- que mon baptême est inepte et sans fondement, et je refuse d'être identifié dans quelque statistisque ou base de données que ce soit, comme Chrétien.

La religion, toutes les religions, la sorcellerie, la magie, l'horoscope, les sciences dites ésotériques, avec leurs cultes, leurs pratiques, la présence et le rayonnement qu'elles ont dans la vie sociale des gens partout dans le monde... Tout cela est étranger, totalement étranger à mon entendement, à ma sensibilité, à ma vie... Et ne peut donc jamais m'influencer, ni prendre la moindre place dans ma vie.

Je demande à être radié du registre paroissial, et je ne reconnais mon existence que par l'état civil.

Je pense (parce que j'ai vu cela au journal télévisé) à ces gens qui sont morts à L'Aiguillon sur Mer en Vendée lors de la dernière tempête... Il y avait (parce que cela se fait toujours dans ces circonstances là) une “chapelle ardente” avec cérémonie religieuse (et donc forcément, enterrement religieux)... A-t-on envisagé qu'il pût exister parmi ces victimes de la tempête, des personnes qui soient comme moi c'est à dire “athées” ? Soit dit en passant je n'aime pas le terme “athée” car “être ou se déclarer athée” à mon sens, peut être assimilé à une “forme de religion”... Nous vivons d'ailleurs dans un monde où l'on a trop souvent tendance à se réclamer ou à s'identifier “de ceci ou de cela”, et par là même s'engouffre ce que j'appelle “l'ennemour”...

Si je meurs dans une catastrophe naturelle avec dix, cent, mille ou cent mille personnes... ou dans un accident dans lequel il y a un certain nombre de victimes, je ne veux pas en ce qui me concerne, être dans un cercueil exposé dans une église lors d'une chapelle ardente ou cérémonie religieuse (les autres oui si c'est la tradition, mais pas moi)... De même si mon corps n'est pas retrouvé et si je fais partie des disparus (et donc sans sépulture possible) je ne veux pas être “inclu” dans quelque cérémonie religieuse que ce soit...

     DU  ROUGE  DANS  LE  TABLEAU

 

J'ai mis du rouge dans le tableau

De ce rouge là, oui !

Du rouge comme si je ne voyais que ce rouge là

Même si je mets dans le tableau

D'autres couleurs

J'ai esquissé dans le tableau des formes et des formes

Des formes entremêlées

Des formes désordonnées

C'était le rouge, ce rouge là, dans mon tableau

La couleur dominante

La couleur pressée au couteau

La couleur tracée et griffée au burin

J'ai mis du rouge, ce rouge là

Dans le tableau

Le tableau qui demeurera toujours inachevé

Battu par le temps

Battu par les regards

Et les regards ne disent pas ce qu'ils voient

Que peuvent-ils dire d'ailleurs

L'on ne sait, l'on ne voit

Que les rouge ou les couleurs qui peuvent faire dire

Et qui appellent à dire dans toutes les couleurs

Ah, si!

L'on dit parfois

Dans la couleur du temps ou du jour

La couleur qui coule

La couleur des rumeurs

La couleur dont on dit

Qu'elle est celle de ceux qui savent peindre

Peindre pour des regards qui aiment à être léchés

Oui, j'ai pété ce rouge là

Je l'ai torché partout sur le tableau

Je savais ce que l'on en dirait

Je savais surtout ce que l'on n'en dirait point

 

Et merde

Vous me faites chier

Avec vos podiums

Avec vos compètes

Avec vos vases sacrés

Avec vos références

Avec vos petits froncements de nez

 

Et si, de vous, j'aimais le rouge

Ou la couleur

Que les couleurs du monde

Ont dilué ou décoloré

 

Droite décomplexée et Gauche Bobo...

     VOIR  à la suite 2,  super pirate....

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