PETIT JOURNAL PIRATE et autres Yugciberies

 

Sarkozy ceci, Sarkozy cela... Tous les jours à la "Tu-es-laid"...

 

     Que ce soit à la Télé au 13heures ou au 20heures, ou sur les ondes aux heures de grande écoute et d'informations... Tous les jours, oui tous les jours...

 

"Sarkozy ceci, Sarkozy cela..."

 

Jamais en aucun pays au monde, un chef d'état ou un président de la république n'était, avant 2007, intervenu avec autant d'assiduité, de persistance et de fréquence dans la vie quotidienne des gens lors de toutes sortes de "petites" ou "sensibles" affaires d'actualité... Et à chaque fois que la "moutarde monte", il faut une loi...

Du temps où Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur et gagnait 11000 euros par mois (il a pas dit combien en primes et enveloppes), on le voyait débarquer dans les commissariats de police des "quartiers difficiles"... Chaque fois qu'un flic se faisait tabasser mais surtout aussi chaque fois qu'un flic "faisait trop de proximité"...

... Et il est, bien évidemment, sur Facebook, le Nicolas ! (trois cents dix sept mille "amis" et cinq mille et quelque commentaires à chacun de ses propos)... Avec Barack Obama, il détient le record de fréquentation et de visites d'internautes sur Facebook.

 

"Sarkozy ceci, Sarkozy cela"... On n'entend que ça !

 

... Imaginons l'événement suivant (une "pure fiction Yugcibienne") mais "passablement en rapport avec une certaine réalité" :

 

Plusieurs milliers de Faceboucquiens, presque tous baptisés catholiques ou de "culture Chrétienne" de la région parisienne font un super carton de com' afin d'organiser un rendez vous sur la place de la Bastille autour d'un couscous géant au porc...

Au lieu de merguez et de poulet et de boeuf, ce sont des côtes, de l'échine et du jarret de porc, avec des saucisses de Toulouse et du jambon de Bayonne...

Au jour dit, à l'heure où sont rassemblés autour des marmites fumantes des milliers de Faceboucquiens bons ou mauvais Chrétins... Arrive au dessus de la place, l'hélicoptère de Sarkozy, aménagé à l'intérieur comme un Jet privé de milliardaire, et avec à son bord, Nicolas Sarkozy accompagné du Grand Iman de France...

-Nicolas : "ils font chier tout de même, ils respectent rien ces citoyens qui se croient tout permis"...

(Nicolas sort son portable, appelle l'Intérieur et vocifère " balayez moi tout ça vite fait, je veux dans les cinq minutes une troupe de CRS pour disperser cette réunion d'irresponsables")...

-Le Grand Iman : "Inutile, mon ami Nicolas, j'ai une meilleure idée, tu vas voir... Ouvre la trappe sous ce siège, là... et regarde ce qui se passe"...

(Et le Grand Iman accroche au bout d'un filin enroulé sous le siège, une boîte de conserve de cinq kilos d'harrissa, une boîte dont le fond actionné par une commande électronique va s'ouvrir une fois la marmite atteinte... Et il y a autant de boîtes que de marmites en chauffe)...

... Un peu plus tard, après trois ou quatre cercles en rase-motte au dessus de la place, Nicolas :

"Regarde un peu ces cons là : ils se tordent le ventre et ils sont pliés en deux, on dirait qu'ils peuvent plus respirer!"...

-Le Grand Iman : "Tu vois, Nicolas, j'avais tout prévu, ce sont tes sbires de la sécurité qui sur ma demande, ont installé le matériel"...

Nicolas reprend son portable : "Allo ala -pardon l'Intérieur-? Ici c'est Nicolah... Mission accomplie, repliez la troupe"...

 

Des rêves déraisonnables et gratuits

 

... Je suis nul en vers, question "poésie" (si l'on considère qu'un texte en prose peut éventuellement être assimilé à une forme de poésie)...

Je ne sais donc faire que de la prose...

Je suis nul en roman et en histoire longue (long je m'entends : plus de dix pages)...

Je suis "trop long" en histoire courte...

Et il y a en définitive, un certain nombre de domaines en lesquels je suis "assez nul"... Par exemple le ski nautique, le hors borg, l'alpinisme, le squatch, le golf, la voile et le parapente ; la belote, le sudoku, les jeux vidéos et électroniques, le foot, les nouvelles marques de bagnoles et l'actualité People... Et dans ces domaines là je cultive sereinement ma nullité... qu'il m'arrive parfois de brandir avec insolence...

Mais je sais rêver déraisonnablement et gratuitement : j'aurais aimé par exemple être un grand musicien, un grand artiste de cirque, un grand écrivain, un grand géographe, un grand scientifique, un astrophysicien, participer à une expédition dans l'espace vers quelque lointaine planète...

... Ah, j'oubliais... Dans ces rêves déraisonnables et gratuits : plus que tout ( du grand musicien, du grand artiste de cirque, du grand écrivain ou du grand géographe...) j'aurais aimé être un grand comique ! Mais alors, un plus grand comique encore que Coluche, Pierre Desproges, Raymond Devos et Fernand Raynaud mélangé...

Et je fis ce rêve là :

J'étais ce grand comique, et en même temps géographe explorateur participant à une expédition dans l'espace vers une planète lointaine...

Sur la planète Betah 2 où nous betahîmes, les Betahiens n'entendant point notre langage, perçurent et comprirent mon humour, l'humour que j'eus à ce moment là en face d'eux...

Mes compagnons d'expédition ne perçurent ni ne comprirent alors cet humour qui me vint...

Alors je sus que je venais d'inventer une nouvelle forme d'humour...

Il me fallut désormais trouver le moyen de sortir de cette sorte de quarantaine dans laquelle mes compagnons d'expédition m'avaient consigné, au risque de voir s'éloigner de moi tous ces betahiens qui m'avaient accueilli par tant de battements d'oreilles...

Je n'y parvins point... Et je découvris que je n'étais pas un grand comique, mais un grand imposteur...

 

À la Télé...

 

... Si jamais un jour je suis interrogé sur un plateau Télé, j'aimerais qu'il me soit posé la question suivante (entre autres) :

 

"Quel est le comportement du citoyen lambda qui, dans notre pays, la France, vous révolte le plus et en même temps vous semble le plus représentatif de la violence relationnelle ambiante et générale" ?

 

Je dirais alors ceci :

 

"L'automobiliste qui klaxonne rageusement lorsqu'il est gêné par un autre automobiliste hésitant qui fait un petit écart, qui cherche sa direction à prendre, qui est mal à l'aise dans un flot de circulation urbaine, qui se trompe de file, qui ne va pas assez vite, qui traîne un peu au feu repassant au vert, qui s'est perdu et cherche à rejoindre quelque direction..."

 

C'est en effet ce qui me semble le plus caractéristique, le plus fréquent, le plus habituel, dans cette violence relationnelle quotidienne, ambiante et générale...

 

... J'entends déjà les "petits et gros malins" qui me rétorqueront : "t'as qu'à acheter un GPS" (ou autre truc ou gadget électronique)...

 

Comme si la technologie pouvait "tout" résoudre!

A force de gadgets et de technologies nouvelles résolvant toutes sortes de problèmes pratiques, on en arrive à devenir des "humanuscules" (une espèce d'humain-machine formatée dont le langage tend peu à peu vers un alphabet, une grammaire et une syntaxe simplifiés, comme dans une gamme d'impulsions électriques réagissant à l'environnement ambiant)...

Et c'est avec ça, avec cette horreur là, cette imbécilité là, cette absurdité là... Qu'il faut vivre ?

Cela dit...

... Je déteste l'idée selon laquelle "il me viendrait à l'idée d'aller me pavaner sur quelque plateau télé pour pousser une gueulante à propos de ceci ou de cela (thèmes ou sujets d'actualité, connerie du monde, arrogance des privilégiés et des bien-vus, etc...)

... Ou encore pour en profiter pour rouler mes mécaniques et parler de tout ce que j'écris"...

Oui je déteste cette idée "de passer à la Télé"! Comme si "passer à la Télé" ça résolvait "tout'" (le problème de la reconnaissance, d'une certaine notoriété ou d'un tant soit peu de visibilité)! Comment si, de passer à la Télé, ça contribuait à définir l'Art, le talent, ou au contraire, à mettre en évidence la médiocrité, la banalité (ça définit surtout les effets spéciaux, le pognon que ça draine si ça se vend bien)!

"Ils" s'en foutent, "Ils" s'en foutent complètement, du talent... Ou si c'est de la merde! La seule chose qui compte c'est l'audimat, la pub génératrice d'opportunités financières et de développement de marchés ; et le fait que des millions de gens pendant qu'ils regardent tout ça (les miss de miss France, les séries et les émissions de variétés du samedi soir, les interviews de gens célébres ou de lambdas sortis pour un soir du lot)... Ne pensent pas, ne réfléchissent pas aux sujets graves et importants pour notre vie quotidienne...

... Mais... Si vraiment il m'arrivait quand même de "passer à la télé"... "Ils" seraient pas déçus du voyage! Ma "prestation" serait catastrophique, et ce serait pire que toute sorte de "singerie" plus ou moins arrangée selon la circonstance, singerie érigée par une bande de crétins médiatisés, en "pavé bien taillé tombé dans la mare"... Car dans ma "prestation", non seulement je ne ferai pas le moindre effort pour ma pomme et pour une mise en scène "valorisante" de ma pomme, mais en prime je "caguerais" dans le décor devant tous ces visages caramélisés et toutes ces pensées "si bien droites dans leurs bottes" !

La chambre bleue



Dans la chambre bleue, même en ôtant ses chaussettes en plus de ses souliers, le fait de devoir "marcher sur des oeufs" se révèle presque à chaque fois un exercice assez difficile voire périlleux...

Autrement dit, pieds nus et lavés sinon étrillés et de fond en comble grattés jusque dans les plus petits trous noirs, l'on se sent encore trop pesant... et les coquilles des oeufs cracotent et se fendillent tout de même...

Entre quelque "Grand Invité" d'une part, avec lequel il y a du "fer de mots" à croiser, et quelque Dame déclarant ne pas comprendre deux ou trois tableaux de peinture de mots... Le regard navigue entre les visages de la chambre bleue, comme une barque à la voile carrée sous le vent d' une incertaine Méditerranée...

Et sur l'un ou l'autre des rivages sur lesquels on accoste, jamais on ne s'attarde en éventant sa marchandise sous un soleil parfois un peu "mordant"...

Le "Grand Invité" pourfend... Mais il défend aussi... parfois...

Et les inconvenantes -mais rares- saillies de mots", ne sont guère du goût de la Dame...

Ce qui n'est pas compris doit-il être expliqué?

Soit dit en passant à propos de la Dame, lorsque Cézigue eût sous ses yeux le magnifique tableau de mots qu'elle fit "dans les règles de l'art"... Cézigue nous avoua ceci :

"Je m'imaginai en classe de première L à Louis Le Grand dans un exercice d'explication avec une heure devant moi pour rédiger un commentaire. Au bout d'une heure ma copie était blanche et je ne cessai encore de mordre le bout de mon stylo... Et cependant je trouvai le tableau très beau et j'étais ému, me sentant comme l'ourang outang d'Afrique entendant du Mozart sur un phonographe en pleine savane"...

C'est drôle, mais à chaque venue dans la chambre bleue après quelques jours d'absence, le Cézigue il se dit "qu'est-ce que je vais encore y découvrir de pas piqué des hannetons dans ces parties de "fer croisé" de mots que se livrent le "Grand Invité" et l'un ou l'autre de ses interlocuteurs ?

Et si je ne débarquais qu'aujourd'hui seulement ?

 

J'envisage l'hypothèse insensée, mais néanmoins plausible, que je ne fusse venu au Web, aux forums et au blog... Qu'au jour d'aujourd'hui seulement ! ( en septembre 2011 )...

J'aurais donc passé toute ma vie à écrire sur des carnets qui à ce jour seraient fort nombreux.

Je me serais inventé des interlocuteurs, peut-être même des "hememene" pourfendeurs et acides, avec lesquels je me serais livré à des "passes d'armes" et que bien sûr, j'aurais fini par assassiner les uns après les autres...

Et tout cela n'aurait jamais été publié, ou peut-être seulement expédié à quelques destinataires sous forme de lettres...

 

... Donc, j'arrive...

 

Et je prends pour pseudo, non pas "yugcib" mais... "Sapucangepète" (ce qui n'est guère plus "original" que "Pètedevanlefrigoquibaille")...

Autant dire que je me livre sciemment à une forme de "suicide littéraire"...

D'autant plus que je viens aussi de m'inscrire sur Facebook, sous ce pseudo, et de catapulter quelques "horreurs"... ou au mieux, quelques cocoricos de poulet déplumé...

 

Je crée un site, j'ouvre un blog, je m'inscris sur des forums...

Mais par quoi commencer ?

Je tourne et retourne des pages de mes carnets, je tombe sur des passages de "Grand Hôtel du Merdier" (dont je pensais à l'époque, faire un livre), sur une histoire de lapin saigné et écorché, sur une autre histoire dans laquelle j'évoque ces "festiveaux" où je me suis emmerdé de première... Je tombe encore sur des "pages pirate" dans le genre "réquisitoire" (mais pas dans le langage d'un avocat général)...

Dans mes différentes présentations sur les forums, blogs et Facebook (en fait toutes ces présentations se ressemblent)... Je fais donc dans le style, comme mon pseudo l'indique "cela pue quand je pète"...

Et je vois...

Qui me vire, qui me vire pas...

 

Une voix quelque part s'élève : "Mais je le reconnais, j'ai lu ses carnets, lorsque j'ai passé quinze jours chez lui en vacances"...

Une autre voix s'élève : "Moi aussi je le reconnais, on était ensemble aux Messageries Planétaires à la section des colis internationaux et de la logistique... Nous n'étions pas payés cher mais on s'entendait bien et on rigolait"...

Et d'autres voix s'élèvent encore... Pour dire : "oui je l'ai connu"...

 

Je pensai et vis et interprétai mon suicide littéraire, non pas comme un "vrai suicide" où l'on se pend, se jette du dixième étage ou se précipite sous un train ; où l'on met fin à ses jours d'une manière ou d'une autre... Mais comme une sorte de "venue au monde"... Ce qui me sauva et me plia de rire en quatre...

Et je traduisis cet évènement (mon suicide littéraire) en barbouillant une fresque géante à la dimension de mon suicide... Autant dire, moi qui n'envisageais d'autre forme de suicide que de me jeter de la plus grande hauteur possible ; que par la dimension de cette fresque, c'était comme si j'avais choisi plus haut que la tour Eiffel, peut-être l'Himalaya, le Kilimandjaro ou l'Aconcagua...

Je n'avais jamais cru de ma vie en Dieu...

Et je vis Dieu qui contemplait ma fresque, bien mieux encore que ne l'aurait fait mon "meilleur Hememene" ou mon meilleur ami ou aucun de ces visages que j'ai tant aimés...

Mais ce n'était pas le Dieu des religions des hommes, ce Dieu des croyants, ce Dieu de toutes les impostures philosophiques et religieuses...

"Ah, putain" me dis je ! "En voilà un au moins, qui me comprend !"

 




 

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