l'écriture du pirate

            Lettre ouverte du fond de mes tripes à vous tous…

 

            Sans doute êtes vous très occupé, avec toutes ces « bintzeries » de la vie quotidienne, vos soucis de santé ou de pognon, vos aspirations, vos rêves ou « pas rêves », le prochain match de poule ou de finale, les vedettes de « Star Académy », le best seller des thrillers de la saison, l’ aménagement extérieur de votre habitation, votre prochain séjour de vacances à la neige ou au soleil, vos impôts, vos factures, les objectifs fixés par votre boss dans votre boulot… Et tant d’ autres choses et « pas choses »…

            Alors, vous qui m’ avez lu ou pas lu, ce soir écoutez moi, même si demain vous ne souvenez plus de rien.

A l’intérieur des vies intérieures, y’a que des intérieurs qui ne servent à rien : tout se fracasse au pied de falaises abruptes d’une côte séismée, mouvante et provisoire, hérissée de refuges gadgets et de piètres havres de paix toujours troublée.

Les vies intérieures d’ ailleurs, trépignent et tapent du pied sur une croûte de terre et de rocaille jonchée de pestilences, de fantasmes et de truculences en forme de haricots nains s’ autoprétendant comestibles…

A part la beauté tout court, il n’ y a jamais de beauté inventée ni surtout de beauté réinventée.

Dans un cosmos bruissant de sons incongrus et de trompettes bouchées qui tonitruent la « vérité », dans les résonances infinies de toutes les indifférences répercutées en écho assourdissants, toutes les « bouteilles à la mer » restent à la mer…

            Tous ces visages dans la tête, tous ces mots qui courent vers ces visages tels des gamins polissons… Et qui ont envie de se les faire, ces visages !

Eau blanche d’une source sauvage, les mots s’ écroulent en cascades par petits paquets éclatés sur des blocs rocheux qu’ils auraient bien aimé dissoudre… Mais on ne dissout ni la dureté du monde, ni l’indifférence ni l’hypocrisie…

Le « meilleur de soi même » ressemble parfois à un petit enfant trisomique qui finit toujours par bassiner même la plus jolie et la plus gentille maman du monde. Et quand on bassine, on n’est pas vraiment du bon côté…

            Milliers de messages, milliers de « bouteilles à la mer »… Tout cela c’est du « pipeau » et je palpe bien que c’est pas pour votre peau après coup…

Milliers de visages squattés par le trou de la serrure, rêvés, hurlés de joie entre quatre murs ou tout seul dans un bois au milieu de l’hiver, même si vous ne m’avez pas donné un seul regard, un seul sourire alors que je crevais d’envie de vous connaître ou de vous revoir, merci de m’ avoir « shooté » jusqu’au tréfonds de la moelle de mon âme !

Merci, mille fois merci pour tout ce que vous m’ avez donné sans savoir, merci de m’ avoir ainsi existé, merci de tout ce qui m’ a tellement plu de vous, merci pour l’histoire d’ amour même à sens unique, merci de m’ avoir fait voyant avec des yeux aveugles, merci pour les plus noirs de vos regards que j’ ai bleuis de tout ce que j’ai vu dans le cœur de votre réacteur, merci de tout ce dont vous vous êtes paré sans savoir à quel point ça me faisait tant de bien. Merci pour cette piqûre d’ héroïne dans la veine à vif sans les effets secondaires dévastateurs, pour ce typhon de régal dans la vie intérieure, cette volée de bois vert dans le sang et l’ esprit, cette brûlure électrique d’un effleurement de lèvres répercutée en écho  sur  l’ épiderme.

Aucune religion, aucune morale, aucun code civil, aucune loi du genre humain n’ a jamais proscrit un tel « trip » ni légiféré en la matière. Mais vivre cela tout seul n’est que le commencement du bonheur. A deux ou plusieurs personnes, c’est encore mieux même si cela ne dure que le temps d’une petite foudre.

Quel « lézard » dans le Système ! Quelle panne incomparable pour bloquer le Schmilblic dans ses rouages d’ horreur, d’hypocrisie, d’ ennemour caramélisé, de principe de rentabilité et de concepts socio économiques !

            Oui, merci, visages chic et même visages crispés ou perclus de raideurs et de certitudes, visages intraduisibles, silencieux ou énigmatiques, visages qui se jettent sur les sables de mes rivages et dont j’ écoute, ému et ravi, les confidences, les attentes, les rêves… Visages qui sont comme les vagues de l’ océan dont la voix raconte même l’irracontable… Visages, si vous saviez à quel point vous me pouvez tout dire...

Merci au Grand Architecte que sont tous ces visages rassemblés, pour un mec qui ne croit pas en Dieu mais en quelque chose qui ressemble à Dieu, d’ avoir jeté tant de braises dans le fond de la cuve du Réacteur, merci de m’ avoir doté de cette vie intérieure qui ne sert à rien mais dans laquelle je ne m’ennuie jamais.

Mais tout de même pas merci à ceux qui m’ont conseillé de suivre une thérapie et d’ aller voir un psy…

La seule thérapie en laquelle je crois dur comme fer, c’est celle qui existe dans le fond de mon réacteur, le seul psy que j’ écoute, c’est ce « quelque chose qui ressemble à Dieu », et que des gens tels que ma mère et mon père pour commencer, ont inventé en me concevant même s’ils l’ont pas fait exprès…

Il n’y a rien de plus beau que d’ être l’enfant de l’amour, non attendu, et aimé quand même !

Il n’y a rien de plus beau que l’ amour tout court sans savoir ni pourquoi ni comment… Tout le reste de l’amour, c’est à dire l’ amour « parce que »… cela fait partie de ce que j’ appelle « l’ennemour ». On croit que c’est très beau parce que  très souvent, ça ressemble à s’y méprendre à l’ amour.

Ma thérapie à moi, c’est cet « interlocuteur » dont je peux rêver le visage, les doigts qui effacent les cicatrices, qui a toujours existé, dont l’innocence et la clairvoyance, la générosité et les talents non reconnus

par les bouffons, les prêtres et les seigneurs du Système m’ avaient déjà fait rêver ma vie avant de la vivre.

            La noirceur absolue n’est pas une fatalité. Les anges de la désespérance avec les clichés percutants, les commentaires, les propos et les leit-motiv qui accompagnent tout ce catastrophisme médiatisé, ne sont pas éternels : ils sombrent dans l’immensité de l’ Histoire.

Même s’il nous faut des milliers et des milliers de générations, on finira par les avoir, les prédateurs, les aide prédateurs, les « bien vus », les gangsters autorisés, les Huiles et les Sous Huiles, et tous les producteurs d’ émission télé qui anesthésient et asservissent les populations. Star Académy et autres shows à la con de la « culture bêta », y’en a plein les bottes !

            Le meilleur de soi-même peut-il conquérir cette inexpugnable forteresse qui est le cœur de l’ autre ?

Non, pas forcément ! Mais ce n’est pas une raison pour cesser d’ouvrir son ciel : on ne terre jamais les étoiles à moins de souffler à l’intérieur d’une planète tellurique pour que son écorce absorbe le ciel.

Oui, c’est vrai : à quoi sert de se tordre le cœur et de s’ accrocher au risque d’en crever, à aimer des gens qui ne vous aimeront jamais quoi que vous fassiez ?

Si personne ne t’existe, alors existes toi  envers et contre tout même si tu bassines… Ce n’est certainement pas la meilleure solution, mais ça vaut mieux que de te terrer au fond de ta solitude et de fantasmer sans jamais rien éclabousser… Les murs de ta piaule, le steak dans ton assiette, ton verre de pinard en face de toi, la glace de ta salle de bain ne t’existeront jamais. Ton chat ou ton chien, oui, peut-être, et ce n’est pas si mal déjà !

Tu es tout seul dans le fond de tes tripes avec tout ce que tu ne pourras jamais vraiment exprimer, toi et personne d’autre, unique, provisoire, et tu n’existes qu’une seule fois dans toute l’ éternité, lorsque tu t’en va, tu pars avec tout ce qui est de toi et de toi seul, que personne ne saura jamais, et c’est fou tout ce qui a été raté, perdu, inconnu, déformé, oublié, quand t’es plus là !

Bon sang ! Pourquoi ils t’ont rien dit avant ? De ton vivant ! Quand t’es mort, c’est fou ce que les violons font de la musique !

Dès fois, on croit gagner le yoyo… Parce que ça a marché, pour une fois… Mais c’est tellement illusoire ! Demain tout est déjà foutu, emporté dans le courant de la vie qui court, dilue et brasse tout. Et tout est à refaire.

Refaire, c’est le seul moyen pour faire encore mieux. Reconquérir, en ce sens, n’est jamais désespérant. Ce qui serait dramatique, ce serait de se taper sur le ventre en bombant la poitrine et en sonnant de la même trompette les mêmes notes devant le même auditoire…

            Merci, mille fois merci d’ avoir, même une seule fois été des vôtres sur cette Terre et dans le temps passé auprès de vous, merci d’ avoir osé me dire que je vous bassinais, merci pour tout ce qui de votre part, ressemblait à de l’indifférence mais n’en était point, merci de m’ avoir mis quelques points sur les I, merci de m’ avoir forcé à raccourcir le chemin pour que j’ose vous prendre par la main, merci de m’ avoir existé en y mettant autant d’humour, de délicatesse… et de sévérité parfois, merci pour quelques coups de pied au cul que j’ avais pas volés…

Mais tout de même pas merci à ceux qui, selon une thérapie de latrines orchestrée par les grands médias de l’information, les barons de la finance et de la carambouille, les hommes politiques et les gangsters en costard cravate élitisés et publiés,  font tout doucement descendre une olive bien huilée entre le coccyx et l'orifice anal. Une olive délicatement poussée par des doigts experts, qui chatouille, ravit et anesthésie. Mais au delà d’un orgasme imbécile, vient toujours le temps des amères traîtrises et des brûlures perfides, avec le sang qui coule du fondement…

     A SUIVRE 

 

Je n’ai pas voulu être vraiment méchant… J’ai écrit ce texte en janvier 2004. Avec le recul, et un « regard sur le monde » plutôt qu’une « vision du monde », n’y voyez là qu’une caricature.

 

 

 

COMME  A  LA  STAR AC

 

            Ils étaient tous là sur le plateau de Star Ac, à gigoter, arborant leurs culs givrés et leurs gueules peinturlurées. L’audimat pétait des sommets, on remettait ça pour la 3ème révolution téterrique autour du Grand Phalène, et les minots bombaient la caisse, fumaient du cyclotron, hurlaient dans le micro. Les minettes flambaient, en jupettes ou en fuseaux cramoisis, starlettant minaudant gloussant popotant du popotin… Et l’hydre businésique aux rutilants tentacules s’avança et pointa le bout de ses guirlandes, fit comme le gui pour l’an neuf  à l’entrée des casemates au dessus des têtes de meufs et de bébés… Star ac c’est comme le gui et les champipis : ça squatte dans le clinquant d’une civilisation dévoyée, autant dire que ça parasite non seulement les budgets familiaux mais aussi les énergies des moutards et des ados.

Avec Star Ac pas besoin de vie intérieure : tu te pâmes sous les regards accros des starlettes, tu te mires dans la véranda déformante qui te nique l’âme et te fais te trémousser comme pour une envie de pipi… C’est que t’en pisserais de régal de te déhancher, de trépigner sur le tapis de danse avec le micro à la main !

Les saveurs épicées et contrezépicées du Loft avaient en leur temps attiré les jeunes chiots branchés et les meufs capitonnées… Dans une orgie de pubs et de gadgets, de CD et de textos, ce fut la ruée de toute la génération sida des années 80, de tous les sniffards de hasch et aussi de tous ces trentenaires désabusés vivant en couple et investissant dans la bâtitude…

Saturday et la Bamba, les tubes de Star Ac 2003, se vendaient et se vendent encore comme des petits pains, puant de saveurday et d’excréments roses de bambis auréolés de pets bariolés. Un marathon de 235 heures d’antenne, scandé de pubs et de clips, outrageusement maquillé de cuissettes, de jambettes et de visages de fête, sans jamais s’épuiser sur la piste glacée de paillettes argentées, outrecuidait de satisfaction, jalonné de bornes audimatiques et générait d’insolents profits pour TF1, Universal and cie…

Se déhanchant en tapant des mains à chaque refrain de la Bamba, Patrick Le Lay, s’il s’était hasardé à faire le laid pour rire, eût perçu les clignotements de pupille des caissières d’hypermarché sortant de chez la coiffeuse et vautrées devant la télé, frites de pacotille au bec… « Oh qu’il est drôle notre pourvoyeur de chanteurs de flouze, notre académycien des banlieues »…

L’aubade des héroïnes en fuseau percutait les sensibilités formatées, provoquait de piquantes démangeaisons au clitoris, submergeait livres et cahiers d’école, ruisselait sur les rêves nocturnes, et les téléphones portables crépitaient de SMS et de flashs mitraillés… Les parents de tous ces mômes scotchés devant la télé s’époumonaient en de tonitruants « A table » ou « Au pieu » inmanquablement suivis de « Attends attends y’a Raphaël qui prend une place de plus au Top ! »

Star Ac, c’est l’ennemour à la puissance 10, l’ennemour truandeur d’amour, l’ennemour branché qui singe l’amour. Guimauve luminescente et sous produit d’une culture bêta, on remet ça en 2004 parce que ça rapporte plein de sous et que ça efface les velléités d’ados insoumis et que ça swingue comme des cornets de glace à la vanille sur des parquets de ciné à la fraise.

La mode des scoubidous et du hula hop au temps du twist et du rock and roll était aussi totalitaire avec les SMS et les clips en moins. Et les petits Chinois de la révolution culturelle et de Mao Tsé Tung ne fabriquaient pas treize heures par jour des tapis de danse et des micros et autres fariboles pour les gosses des pays riches. Dans les forêts Vosgiennes y’avait pas non plus de bostriches dans les troncs des sapins… Et si le micro de Star Ac se muait soudain en un insecte boustifailleur de cordes vocales ? Et si les fœtus de stars se mettaient à trépigner dans le bide de leur maman – locomotive à succès damné ?

Stylistes, coiffeurs et visagistes se abattus sur le marché de Star Ac. De leurs doigts de fée, ils ont enstardisé la fille de l’humanuscule trentenaire qui exerce ses talents sous l’abri de bus du lotissement Les Alouettes… Et tous les autres minots minettes de toutes les villes et tous les villages de France qui n’arrêtent pas de se pâmer le samedi soir sur TF1, font péter l’audimat sans jamais se péter, eux, au travers de personne.

Tu crois que ça prendrait, Star Ac dans les pays de Zoulous ? Tu imagines un Aborigène de l’Australie du Nord trépignant sur le tapis de danse de Star Ac ? Et un Pygmée trisomique couinant dans le micro ?

Putain, si tu savais l’or de toi au fond de tes tripes et dans les recoins de ton ciboulot où t’es jamais allé, tu te mirerais pas dans les glaces de cette galerie de portraits et de poupées gonflables à crécelle !

            La petite fille de l’Humanuscule embastillé du lotissement Les Alouettes se perdit dans le désert avec son tapis de danse sous le bras. Elle chemina longuement et par chance c’était l’hiver dans le désert, les longues nuits étoilées, fraîches et pures, les jours blancs et tièdes, les pistes pourtant incertaines devaient bien conduire aux portes de cette cité en fête dont elle rêvait les ponts, les minarets et les tours d’assaut bâtis pour la conquête du ciel.

Mais la cité n’existait pas, la petite fille n’existait pas non plus, et c’est pourquoi la petite fille avec son tapis de danse serré sous son bras ne cessait de marcher dans le désert, tout droit devant, traversant les fontaines de lumière fugitive et tous ces tapis d’eau qui danse et disparaît… Elle se disait : « Puisque je n’existe pas, alors je vais m’exister toute seule avec le tapis de danse ».

C’est bien ça, le miracle de Star Ac : te faire exister alors que t’existes pas. Faire de toi la Star que tu ne seras jamais. Transformer un abri de bus au lotissement Les Alouettes en un hall de casino. Muer un goûter d’anniversaire avec tous les copains copines en un show télévisé où l’on se déhanche en battant des mains, reprenant en chœur des bambas et des bambas à s’en éteindre la voix. C’est vrai : à force de scander des bambas, de te trémousser dans des fuseaux lumineux avec plein de cendres argentées dans les cheveux, tu vas finir par « pipeau – exister »…

Au Cirque des Roches Noires, lorsque revint le soir, la petite fille rencontra le petit renard des sables.

« Regarde » lui dit-elle, déroulant le tapis de danse… « Avec ça, petit renard, tu peux devenir une Star… Tu seras la Star du désert ! »

Et le petit renard, dont la truffe noire frémissait et la queue touffue battait le sable gris, dit à la petite fille :

« S’il te plaît, renroule le tapis et existe moi ! »

 

UN PETIT CANULAR qui date d’octobre 2003

 

Bonjour ! Je m’appelle Yug Cibmès et je suis étudiant Turc. Je loge en ce moment au cinéma de Contis, je suis hébergé par Betty et Rainer. Mon copain Anapurna Hamdoullah est aussi chez Betty et Rainer. C’est super sympa, y’a Marie, la jolie demoiselle du cinéma, qui nous fait des sandwiches à l’œil… On est émerveillés. Mon copain Hamdoullah, lui, est étudiant Bosniaque. Sa spécialité, c’est les journaux Français, les médias et les milieux financiers de la Poste et des banques. Moi, c’est le cinéma : je réalise de petits courts métrages réalistes, humoristiques et un peu provoc sur les comportements de certains personnages plus ou moins charismatiques du milieu financier en France.

Avec mon copain Hamdoullah, on est allés s’infiltrer un jour dans un « bobtail » de la Poste à Mont de Marsan où y’avait de gros bonnets qui présentaient un « plan stratégique ». Y’avait un grand buffet avec plein de petites choses à bouffer et beaucoup de bouteilles de pinard. Ce qui nous a surpris, mon copain et moi, c’est qu’autour de la table se pressaient, se congratulaient, péroraient des mecs en costard cravate, des gonzesses bien sapées mais surtout très maquillées. Tout ce beau petit monde s’agglutinait, stationnait autour de la table, piquait dans les assiettes en carton les gâteaux et les biscuits, le verre à la main. Par derrière il y avait d’autres mecs qui jouaient des coudes, essayant d’approcher de la table et avaient de grandes difficultés à y parvenir. Ceux là n’étaient pas en costard, seulement en jeans et col roulé. Et enfin à l’écart dans le fond de la salle près des fenêtres, tous ceux qui, bien qu’invités, n’avaient aucune chance d’approcher des lieux sacrés. Ceux là, bien plus tard, pourraient picorer dans les assiettes au milieu des verres sales, des cendriers débordants et des bouteilles débouchées à demi pleines de vin éventé. On est restés jusqu’à la fin, personne ne s’est occupé de nous, on était là incognito, on a bien rigolé. Y’avait tellement de restes et de rognures, de bouteilles de pinard à peine entamées qu’on a pu se morfaler comme des clodos, et en plus on arrêtait pas de bander en reluquant ces jeunes femmes chic. Puis ils sont tous partis, à la fin y’avait plus que les balayeuses : vous auriez vu ces tas de boustifaille qu’ils ont foutu à la poubelle ! Et les bouteilles qu’ils vidaient dans l’évier !

J’ai envie de faire un film rigolo et décapant sur ce milieu financier où y’en a tant qui se pavanent comme des dindons dans les « bobtails » en espérant que le boss va leur faire une fleur en leur octroyant un petit chouia de cette part du gâteau si convoitée… Remarquez, chez les communistes, ATTAC, Charlie Hebdo et même les anarchos, dans les salons littéraires et les fêtes d’associations, c’est le même topo : t’as les parts d’honneur, les speachs, les tohastes, tout le monde est invité au bobtail mais ce sont les « kakes » qui roulent leurs grosses mécaniques et qu’on fête alors que les ratons, les peigne – cul, les « pas assez branchés », les nouveaux arrivants, ils z’ont plus qu’à essayer de jouer des coudes… Ou s’écraser en se contentant de se faire à peine mouiller de sourires constipés et de regards amusés.

Mais moi je m’en fous de tout ça et mon copain aussi. Nous, on est au dessus de cette merde. D’ailleurs chez nous ça se passe pas du tout comme ça en Bosnie ou en Anatolie. C’est beaucoup plus convivial : avant de s’exister nous-mêmes, on existe d’abord les copains, et puis surtout, on fout rien à la poubelle, on a pas des toutous pour lécher les assiettes en carton et bouloter les reliefs de bobtails.

Mon copain Hamdoullah, pour gagner des sous en France, payer ses études, vend des « kamis » : espèces de petits beignets d’apéro à base de chair de tortue emballés dans du papier spécial fabriqué par des petits enfants Bulgares qui bossent la nuit dans des caves à la lueur de bougies. C’est pas cher, deux euro le kilo ! Soyez chic, à la poste et à la béhainepé, à crudumututu et bankpopi, commandez moi z’en des tonnes ! Avec tous vos bobtails de plans stratégiques, tous vos trainings, forcings et autres réunions structurelles, y vous faut bien ça ! Une affaire… La tonne, c’est un euro 80 le kilo au lieu de deux euro ! Pour vous à la Poste, je vous fais une fleur : Y’a tellement de jolies filles chez vous, que je vous largue toute la camelote à un euro 20 le kilo !

Merci de me répondre assez vite car je repars en Turquie le 30 octobre et mon copain Hamdoullah, lui, il a une affaire en vue, il se tire en Bosnie la semaine prochaine. Du 15 au 20 octobre, on crèche au camp des gens du voyage à Soustons et on se fait adresser le courrier à la poste restante à Magesq. Voici une enveloppe timbrée.

 

            SCENARIO  FOU

            Imaginons le scénario suivant : une maison d’édition, peut importe laquelle, me propose de réaliser vingt volumes de mes œuvres. Avec le soutien de quelques gros producteurs de cinéma et de télévision, et, il faut bien le dire, le concours des puissances médiatiques disposant de tout un arsenal de techniques de communication , chacun de mes livres atteint le tirage d’un million d’exemplaires… Du jamais vu ! A 15 euro le livre, cela représente un chiffre d’affaire de trois cent millions d’euro. Avec 10 pour cent de droit d’auteur cela me fait 30 millions d’euro.

Arrêtons là, tout de suite, le scénario ! D’abord, que ferais-je de 30 millions d’euro, à part acheter un énorme camping – car ou faire des travaux d’extension dans les 2 maisons dont je suis propriétaire ? Ah, si ! J’achèterai un très beau vélo ! Ensuite ne trouvez vous pas que 270 millions d’euro, c’est tout de même un peu beaucoup pour l’éditeur ? Et je n’ai pas compté, encore, sur les « retombées », soit les films, les adaptations au théâtre, les reproductions diverses ( CD, internet, magazines et journaux pour des feuilletons, spectacles de rue ou de place publique ). Retombées qui pourraient cependant ajouter quelques dizaines de millions d’euro dans l’escarcelle ! En fait, où irait vraiment tout cet argent ? Qu’en resterait-il après la « grande lampée » des prédateurs ?

Reprenons le scénario. Mais là, je vous arrête encore ! On entre dans le domaine du rêve !

Tout d’abord sur les 30 millions d’euro qui me reviennent, j’achète réellement un vélo et je fais « quelques travaux d’aménagement » dans mes maisons. Et bien sûr, « j’arrose » un peu la famille et les copains.

Mais avec tout ce qui reste, soit plus de 90 pour cent de cette somme, je fais une maison commune pour les « humains pelés »… Un grand centre d’hébergement et de séjour, d’accueil, de gentillesse et de convivialité, d’éducation et insertion sociale pour les « gavatchos », les rejetés, les seuls, les « nuls », les moches, les déglingués, les moitié fous… En bref tous les pauvres mecs et les pauvres nanas qui ont pas eu de pot dans leur vie ! J’embauche des gens dévoués et compétents pour s’occuper de ce centre, que j’habiterai moi-même d’ailleurs, je crée une dynamique autour d’un tel projet afin d’obtenir l’appui des médias, de certains organismes et du Gouvernement. Tous les soirs, je ferais la fête avec les paumés, y’aurait plus de crasse, plus de puanteur, et surtout plus de mépris ni de regards et de propos condescendants.

Cela, ce que je dis, c’est pas du rêve ! Les 30 millions d’euro je les mets sur la table !

Pourquoi un tel projet, me direz vous, et pour ces gens là ? Et pas pour une autre cause ? Des projets humanitaires, des associations internationales, il y en a dans le monde. Cela fonctionne… plus ou moins bien, c’est vrai ! Mais pour les « humains pelés », excusez moi, il n’y a pas grand-chose à l’heure actuelle.

Pour vous tous, chers habitants de ma planète en bonne santé, au milieu de vos familles, avec votre « statut » social si modeste soit-il, vos valeurs, vos repères… Vous qui n’avez pas trop faim de nourriture ou d’affection, vous qui n’avez que de légers handicaps, vous, riches ou pauvres mais avec vos deux guiboles et une cervelle qui fonctionne normalement, oui, pour vous tous je ne me fais aucun souci : vous y arriverez toujours ! Les fins de mois seront difficiles, vos enfants ne feront peut-être pas les études qu’ils auraient souhaité, mais je ne vous plains pas !

Par contre les pauvres gens totalement déshérités et oubliés de vous tous, ceux là qui, en dépit des générosités de façade et même des bonnes sœurs et des restos du cœur, crèvent dans la crasse et la solitude au fond d’un « trou à rats », oui, ne vous en déplaise braves gens « bien dans le sens du monde », ça me fait chier de les voir crever comme ça !

Voilà pourquoi je mettrais donc 30 millions d’euro sur la table ! Et ça, c’est pas du rêve !

Mais poursuivons le scénario… Parce que je ne suis pas tout seul dans cette affaire là ! Il faut aussi que l’éditeur renonce à empocher la totalité des 270 millions d’euro. Ainsi que les gros prédateurs qui gravitent autour de la galette. Est-ce que un ou deux millions d’euro ne suffisent pas pour l’éditeur ? Réfléchissez : ne peut-on pas faire encore dix fois mieux, donc dix fois plus de ces « maisons », avec trois cent millions qu’avec trente ?

Là, oui, on est vraiment dans le domaine du rêve ! Et c’est bien ce qui me chagrine ! Et la raison pour laquelle, au bout du compte, aucune maison d’édition ne recevra par la poste le moindre manuscrit de moi.

Maintenant, après tout ce que je viens de vous dire, je vous entends déjà : « Pour quelle raison mes livres se vendraient-ils ? »

Aujourd’hui on fait du fric avec n’importe quoi. Le talent, ou même la notoriété, ou « quelques références » littéraires ou autres, n’expliquent pas à eux seuls le succès fulgurant de certaines œuvres, ni l’essor prodigieux de modes ou de tendances qui d’ailleurs ne durent pas. Ce sont les médias qui allument les feux. Alors, avec la publicité, l’exploitation de quelques engouements porteurs, il est aisé de lancer sur le marché un courant, une mode… La technologie de la communication fait le reste. Comment croyez vous que des conneries telles que « Loft Story », le bouquin de Loana, Star Académy, la ferme célébrités et autres « têtes d’affiche » telles que tous ces best sellers, ces nouvelles chansons et spectacles de grand public aient pu avoir autant de succès ? Drainé autant de pognon ? Tout ce qui est bon à brûler, pin, hêtre, chêne, papier, chiffons, ordures, plastique, vitriol ou huile de vidange, si ça sert à faire un feu géant pour attirer les fêtards, les rêveurs de feu de la Saint Jean, les marchands de merguez et de canettes de bière, c’est toujours bon pour que ça fasse des entrées payantes ! Ajoutez à cela un gigantesque orage de cuivres, de tambours et de cymbales, quelques flash lumineux, des filles à poil avec des plumes au cul, un distributeur automatique de vidéos pornos, et vous aurez, médias, sponsors et propagandistes de la culture bêta, le grand bordel universel, celui qui verrouille les révoltes, anesthésie les cerveaux, coule dans les gosiers jusqu’à ce qu’une saoûlographie planétaire éteigne toute pensée, réflexion ou interrogation.

En conclusion si aucune maison d’édition ne recevra de manuscrit de moi, je ne compte pas non plus sur les médias pour diffuser mes écrits.

Et alors, et les trente millions d’euro pour les « humains pelés », dans tout ça ?   

 

 

            LETTRE A MON INTERLOCUTRICE PRIVILEGIEE : MA « BON DIETTE » SI JE CROYAIS EN DIEU…

            Par les foudres qui vitrifient l’esprit et électrifient la peau quand un homme se jette sur une femme, tu me rappelles cette histoire d’amour à nulle autre pareille avec laquelle je partirai sans en avoir dit un mot à personne pas même à toi…

Par ce rire que tu eus de moi, si spontané, si sincère et si affectueux, de mes cabrioles de gosse devant les autres enfants et les grandes personnes, tu me rappelles ma mère…

Par cette gentillesse, cette discrétion et cette délicatesse qui sont les joyaux de ma chère famille, tu me rappelles mes cousines que j’adore…

Par ces regards tendres et complices posés sur mes pensées tels des doigts de fée sur mes lèvres brûlantes et ravies, tu me rappelles la petite ou la grande sœur que je n’ai pas eue et dont j’ai tant rêvé…

Par ces milliers d’histoires d’amour, si brèves ou si éphémères dont je passe ma vie à poursuivre le souvenir ou mon avenir à en attendre les étreintes, tu me rappelles tous ces visages de filles et de femmes qu’un seul instant même j’ai chéris au-delà de toute raison…

            Trève de poésie… En ce gris et froid lundi matin 19 janvier 2004 à la Poste de Magescq derrière le guichet, il n’y a nulle magie…

Les lundis matins quand je ne suis pas passé au courrier des lecteurs dans Sud Ouest Dimanche ni dans Marianne ni dans l’Est Républicain ni nulle part, quand dans la semaine qui vient de s’écouler « Sidi el Factor » n’a déposé dans ma boîte aux lettres que des pubs insipides ou des impôts assassins, quand aucun coup de fil magique n’a coupé le fil rigide des « bintzeries » quotidiennes, quand g point sembic arobase laposte point net joue à la muette… Ces lundis matins là je ne me rase pas…

            Il y a bien des années alors que j’étais encore célibataire bourlingueur d’auberges de jeunesse par toutes les routes de France en vélo et si peu enclin à construire ma vie, et que je bossais au centre de tri postal PLM à Paris, j’avais vu une affiche publicitaire dans toutes les stations de métro lorsque je ne sillonnais pas la capitale sur mon vieux vélo des Puces : « Candia arrive le 19 janvier »… Avec une magnifique vache laitière sur fond blanc et bleu. Je ne suis pas et n’ai jamais été un amateur de lait sauf de lait de soja, mais je me suis dit alors : « Tiens, si Candia arrive le 19 janvier, moi, je finirai bien par arriver quelque part ».

Aujourd’hui 19 janvier je ne suis en fait arrivé nulle part et je m’en fous et contrefous… Et je suis toujours aussi peu enclin à construire ma vie. La maison que j’ai habitée durant 23 ans dans les Vosges n’a pas de crépi, elle est toujours entourée de prés en friche et la maison que j’habite à Tartas dans les Landes est une maison que je squatte plus que je n’habite… J’ai eu plus de 20 vélos dans ma vie, qui m’ont fait faire bon an mal an l’équivalent en kilomètres du tour de la Terre. Sans être désastreux le bilan n’est guère folichon mais je n’ai ni à rougir ni à avoir honte de tout ce que je ressens, pas plus de mes vagabondages ou des « shoots » que j’ai pris avec tous ces visages sans avoir jamais su me mettre dans la tête tout ce que les voyageurs studieux et organisés ont pu retenir ou noter dans leurs carnets de notes ou les livres qu’ils ont écrit. Je n’ai d’ailleurs pas encore fait le livre de tous les gens que j’ai aimés à la folie… Juste quelques anecdotes, récits et évocation de souvenirs.

Du temps où je consultais encore la rubrique du Monde des Livres, du vendredi, j’arpentais d’un œil peu convaincu ces critiques élogieuses d’ouvrages parus, d’auteurs reconnus et adulés sortis du Seuil, de Gallimard et autres grands éditeurs parisiens, je lisais des extraits de ces « pontes de l’écriture », je m’amusais de ces pugilats entre éditeurs pour la parution du dernier « best seller » de la saison littéraire, de ces empoignades aussi perfides que médiatiques pour l’attribution d’un Goncourt ou d’un Renaudot, et je me disais que dans un million d’années si la Terre existait encore avec des humains et des civilisations dessus, on lirait encore du Zola, de l’Hugo ou du Prévert qui eux, sont vraiment des « immortels »… et traduits en quelles langues ?

Sans doute ma plus grande ambition littéraire est celle de réaliser le livre des gens que j’ai le plus aimés dans ma vie, mais serais-je à la hauteur ? Même si je parvenais à « immortaliser » ces êtres et ces visages, d’un amour aussi démesuré, il m’importerait davantage que tu les reconnaisses, toi, mon interlocutrice privilégiée, que toutes les académies des temps futurs dont je me moque des lauriers qu’elles pourraient décerner.

Certains de ces visages, je ne leur ai jamais dit à quel point je les aimais. S’ils savaient ou qu’ils l’apprenaient par « ouïe pensée », qu’est-ce que ça leur ferait, venant de moi ? Alors qu’ils ne m’ont connu que comme ils m’ont vu ?

Il y en a, oui, c’est vrai, j’osé le leur dire… ou le leur écrire. Cela ne s’est jamais décoloré, même si, après coup, j’aurais pu regretter de le leur avoir dit…

            Mardi 20 janvier… Qui ou quoi arrive un 20 janvier ? Ce qui demeure certain en ce début d’année, c’est que c’est pas écrit ni sur une pierre tombale ni sur une urne de cendres : »Guy Sembic 1948-2003… Forcément ! Nous sommes en 2004 !

Toujours est-il que ce 20 janvier à la maison de la Presse à Tartas, y’avait le Marianne hebdomadaire. A 7heures 40 il ne restait déjà plus qu’un seul exemplaire de ce magazine. Je feuillette et tombe sur la page des lecteurs : « Nos avions sont des cercueils », par Guy Sembic de Tartas.

Chers Tarusates et autres lecteurs de Marianne dans notre beau pays de France, c’est pas guy sembic qu’il faut louer, d’ailleurs quand je me promène dans les rues de Tartas, on sait pas forcément que c’est moi, celui qu’on aime bien lire dans le courrier des lecteurs… Je ne suis que le dépositaire d’une pensée qui ne m’appartient pas. Une pensée qui ne peut qu’évoluer, se parfaire ou s’intégrer dans l’environnement de notre monde, en étant confrontée à tout ce qui s’oppose à elle.

Ne m’aimez pas, aimez la pensée dont je ne suis que l’agent porteur. Mais si vous m’aimez tout de même, merci ! C’est très chic de votre part et j’en suis très ému.

Ce qui m’ennuie, c’est la perspective de vous faire de la peine lorsque ça sera écrit « guy sembic » 1948-Deux mille quelque chose »… C’est pour cela que je ne me suiciderai jamais, même sur un fauteuil roulant avec un anus artificiel. De toute façon, soit dit en passant, un anus artificiel c’est mieux que de se chier dessus.

Vous savez, tout ce que je raconte, je ne sais pas vraiment comment je fais pour l’exprimer. Excusez mes putains de circonvolutions dans le genre du mec qui fait le tour de sa tête pour expliquer où est située sa bouche. La « matière première », en fait, c’est vous qui me la fournissez : par ce que vous êtes, vous et personne d’autre. Je signe « yugcib » ou de mon vrai nom, mais je vous plagie, je vous squatte, je vous dessine, je vous caricature.

            Donc, ce mardi 20 janvier je me suis rasé… Mais il ne sert à rien d’être beau si le cœur n’est point à la fête. ( citation de Tayguète, l’amie d’Eridan, personnage féminin de mon livre AU PAYS DES GUIGNOLS GRIS )

Les personnages ne s’inventent pas : ils existent ou existeront. Ils ont des noms d’emprunt, des visages multiples, ils appartiennent tous à la « légende du cosmos ». Ils sont de tous les pays et de toutes les solitudes du monde et de l’univers.

Toi, l’interlocutrice, tu es vraiment ma « Bon Diette ». Musulmane voilée ou Chrétienne en jupe courte, tu es d’abord très belle avant d’être « désirable ». Et parce que tu es d’abord très belle de tout ce qui vit et aime en toi, si belle de tout ce qui te rend unique, irremplaçable quand bien même tu serais clonée, c’est bien là entre toi et moi le seul et véritable sens de notre relation. Oui, c’est vrai, je l’avoue, j’ai une envie à en crever de me jeter sur toi… L’étrange et souveraine beauté de notre relation est d’une étreinte telle qu’aucune ardeur si intarissable soit-elle, qu’aucune alliance reconnue ou proscrite, ne saurait égaler en puissance.   

            A la Poste de Magescq, écrit le 19 et le 20 janvier 2004.

Note : Un an et demi après avoir rédigé ce texte, mes courriers à Sud Ouest, Marianne et autres journaux se sont quelque peu espacés… Il est vrai qu’à Sud Ouest, je suis souvent « plombé » c'est-à-dire presque plus publié, et lorsque mes écrits « passent », ils sont coupés. Le seul journal qui me publie régulièrement et sans coupures, est « L’Echo des Vosges », l’hebdo des Vosgiens… Il faut croire que sur ma « planète d’adoption », j’ai sans doute plus de « crédit » que sur ma « planète d’origine ». Mais ça fait du bien de dire bonjour de cette manière là à des gens qu’on aime et dont on sait que le visage est aussi un bonjour !

 

     Lire suite dans 2ème tirade

 

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Commentaires (1)

1. VR 14/02/2006

J'ai bien aimé la satyre de la Star Ac et la métaphore du petit renard, star du désert (rires) ;)

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