Le p'tit coin de Yugcib

Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui vont venir à la suite de mes "Alvéoles" dont les 3 dernières la 10, la 11 et la 12 ne figurent pas dans le sommaire...

Un déferlement de crispations et une détérioration de la relation humaine...

... Je vois d'un oeil -on va dire- "circonspect" (questions qui me viennent à l'esprit, "air du temps", ampleur -apparente il faut dire- de la manifestation du 17 novembre, "ce qu'il y a finalement derrière cette affaire là" -si des partis politiques cherchent à "récupérer" ce mouvement de colère ; je vois donc d'un oeil autant interrogatif que sceptique, cette manifestation du 17 novembre inédite encore en France, de blocage des axes routiers un peu partout dans toutes les régions...

Ce qui, sans toutefois m'étonner vraiment, m'interpelle, c'est l'ampleur de tout ce qui se dit, s'écrit, s'image, s'exprime, se diffuse sur les réseaux sociaux notamment sur Facebook... Une ampleur (quoique ce ne soit en rien comparable) qui me rappelle ce mouvement de masse humaine né en février 2011 au Caire lors de ce qu'on a appelé "le printemps Arabe", et dont l'importance et le développement se sont articulés par le biais des réseaux sociaux, Facebook, Internet, Twitter....

Je sens, à travers ce mouvement de colère de millions de gens dans notre pays, comme un vent se lever, mais un vent en fait, qui ne contient que "l'air du temps", un "air" dont les effluves, dont les fragrances ne sont pas forcément "bonnes à respirer"...

Qui est concerné dans "cette affaire là", et comment ? Est-ce bien le "citoyen lambda" qui prend tous les jours sa voiture pour aller travailler... Ou l'utilisateur de sa voiture, libre de se transporter où il veut, autrement que seulement pour le travail ? Est-ce le porte monnaie, le "pouvoir d'achat" (mais dans ce cas pourquoi la consommation ne baisse pas et que les Grandes Surfaces continuent de s'agrandir, et qu'on voit autant de gros camions sur les routes?)...

Et s'il y avait, au delà de tout ce qui s'exprime dans les réseaux sociaux, au delà des soutiens, des actions qui sont menées, au delà des argumentations des uns et des autres, au delà de toute "philosophie" que l'on se fait de cette affaire là... "Comme une marée de crispations, de sensibilités exacerbées, toutes aussi individuelles que de groupes ou de clans ou de communautés ou d'associations de ceci de cela ; crispations et sensibilités exacerbées toutes aussi détériorantes de la relation humaine ?"... Une "marée de crispations" que des partis politiques de tous bords exploiteraient ou récupèreraient ? Les uns contribuant à exacerber les sensibilités meurtries par la difficulté de la vie au quotidien, les autres entretenant des peurs et invitant à se rallier "du bon côté" ?

Et la "gr'...crasse du lobbying" et les "vers'qu'tuent" de la Croissance, du Développement Durable, de la Consommation, la "boulimie" des actionnaires, le capital qui rapporte plus que le travail, les gens qui dorment dans la rue ou dans leur voiture alors qu'ils ont un emploi... Est-ce que d'une part les partis politiques en place et les partis d'opposition en parlent? Est-ce que d'autre part le citoyen lambda qui manifeste dans la rue, "Gilet-jaun'tonisme-t-il en des lieux de rassemblement ? ...

Et les réseaux sociaux, est-ce qu'on les voit et les entends...Davantage dans le sens de la relation humaine, contre la gr'...crasse du lobbying... Que dans le sens d'un déferlement de crispations ? ...

 

Si la haine ne meurt ...

... Si la haine ne meurt, l'ennemour vit toujours et avec tout ce qui lui fait ressembler à l'amour...

La haine ne meurt donc pas et l'ennemour n'a jamais autant parodié l'amour que de nos jours...

 

Le vent en poupe ou en proue ...

... La "bien-correct-pensance" dans toute sa consensualité, qui nivelle la relation humaine en communication de nécessité et en propos de circonstance ou en pâles polémiques, refoulant toute manifestation résolument et ostensiblement velléitaire sous un masque caramélisé... N'est-elle pas plus insidieuse, plus pernicieuse, plus dangereuse, plus invalidante ; que la pression des régimes autoritaires et totalitaires qui existe déjà à visage masqué et tend à se renforcer ?

 

... Mais les manifestations velléitaires où sont jetés par terre les masques caramélisés, et qui font les unes, les cent et les mille des réseaux sociaux, de tout ce qui s'échange dans les lieux publics... Ne sont-elles pas le vecteur le plus porteur, pour l'instauration des régimes autoritaires et totalitaires ?

 

... Que le vent souffle en poupe du navire ou qu'il souffle en proue, il faut sur le pont chahuté, des matelots qui se donnent ensemble les moyens et le pouvoir de décider de l'action à entreprendre en dépit de la complexité du mouvement des vents et des courants d'air qu'ils portent...

 

 

Par la gr'...crasse du lobbying et par les vers qu'tuent de la con-qu'sommes en Sion

... Il a 35, 40, 45 ans...

Il roule en Duster Dacia clim GPS intégré à 14500 euro... Ou en Audi je-sais-pas-combien ou en bagnole cossue museau plantureux cul riche et gras... Il crèche lotissement les Alouettes à Sainte Tarte de la Midoue, il a un "je monte la garde" gros et féroce qui aboie au moindre passage d'un cycliste inconnu ou d'un mec qu'a une sale tête ; il fait tous les black-fridays de l'A'vîn'tt et Nahouheul les soldes de janvier les dernières promos de Car' four ; en mars dernier il a fait une croisière Costa quinze jours en méditerranée il a débarqué à Palma de Majorque où il a gueulotonné repas dansant s'est tortillé le derrière et a coup'd'canifé son contrat de mariage avec une octotone jolie/jolie du coin sous un palmier qu'était même pas dattier... Il a grimpé sur un bourricot quinze bornes sur un chemin caillouteux de l'île Santorin et a selfoté sa pomme sur facebook...

... Et, tout juste une semaine avant qu'il lui arriv' kèk' chose d'très grave (accident, inondation, incendie, cancer vache) il klaxomerdait un "beuh-beuh" hésitant merdoyant dans un rond point, le dimanche d'avant il laissait pas passer un piéton sur les bandes blanches (d'ailleurs le piéton fou de rage lui a fait un bras d'honneur à s'en bleuir le creux du coude)...

 

... Vais-je/vais-je me sentir solidaire de lui, apprenant le malheur qui le frappe une guibole dans le plâtre deux mois de réhéduc tout ça à cause d'une chute mal tombé à la terrasse d'un café branché, le toit de sa baraque envolé par une tornade, sa bagnole emportée par des flots en furie, son avion low coast Ryanair chancelled... ?

 

... C'est ça, le monde de la con-qu'sommes en Sion- la nouvelle Jérusalem du par-la-crasse- du- lobbying- je profite en promo de tout-tout-tout, ce monde d'esbrouffe - de violence - d'égoïsme de merde - de selfing facebooking - de black-fridays - de pèrenohaux d'Gifi - de nounours géants - de plantes de Jardiland qui crèvent sur un balcon pas arrosées de quinze jours - de sauces à fondues et d'eaux minérales de toutes les couleurs - de beurre d'escargot- de tablettes 7 ou 12 pouces à gagner si t'achètes ceci cela avant telle date - de klaxomerding en bagnole pour un pèt' de traviole du mec qu'hésite - de la dernière génération de smartphone toujours plus d'applis et 4G k'va bientôt être obsolète...

 

... No no non j'suis pas solidaire du 35/40/45 ou même du 50/60/70 qui pédal-pédale cent balles dans la fente du Dada qué branlicote deux minutes après tu remets cent balles ça trémousse pas plus fort... Et dont la pièce s'est coincée dans la fente ça branle pas ça rembourse pas, ou pire qui s'est luxé le poignet en enfourchant l'Dada...

 

... Mais bon/mais bon... Je finis cette putin d'diatribe longue comme une limousine qu'on voit passer dix fois dans la journée et qui te pèle le cervelet de la voir passer devant chez toi... En disant ceci :

 

"Eh beh mon pote si je te vois sans voir si t'as un Duster Dacia sans savoir si tu fais les black friday comment tu t'appelles ni d'où tu viens, si t'as raté ou non ton avion low coast, si tu t'empiffres de beurre d'escargot, si t'as hier klaxomerdé dans un rond point... Je te tends la main si je peux si je te vois au fossé et après on verra ou ne verra pas... Parce qu'au fond du fond du fin de la fin, la crasse du lobbying le monde de con-qu'sommes en Sion c'est que ça qui désolidarise tu l'enlèves tout ça il reste plus que l'homme la femme le gosse le pépé la mémé tout seul dans sa peau jusqu'à la fin d'ses jours c'est toi c'est moi dans le maëlstrom téterrique de sept milliards d'humains"...

 

 

La première guerre mondiale ...

... Qui avait été précédée sur tout le continent Européen, par la guerre de trente ans 1618-1648 ; par la grande guerre européenne 1701-1713 ; par la guerre de sept ans 1756-1763 (celle là s'étant portée au delà des océans jusqu' aux Indes et jusqu'aux Amériques)... Et par les guerres napoléoniennes 1805-1815...

 

... C'est, au tout début de la guerre de 1914-1918, à la fin du mois d'août, la reconnaissance aérienne avec les premiers avions survolant les mouvements de troupe, qui a été déterminante pour la suite de cette guerre.

En effet, sur le front de l'ouest fut observé du ciel, le changement de direction d'une partie des armées allemandes qui, au début de leurs avancées se dirigeaient vers la Somme, vers la Marne et surtout vers Paris dont l'un de ces corps d'armée ne se trouvait plus qu'à 50 km de Paris ; et qui brusquement firent mouvement en se concentrant plutôt en direction de la Marne, ne poursuivant plus leur marche vers Paris... C'est le long de la Marne que venait de se porter l'armée française en face de l'armée allemande forte de deux fois plus de soldats  (mais l'armée française cependant disposait d'une artillerie supérieure)... En décidant ce changement de direction les états majors allemands pensaient frapper un grand coup en encerclant l'armée française afin de la détruire, passer la Marne et ainsi envahir le territoire Français comme cela avait été fait en Belgique...

Grâce donc à cette reconnaissance aérienne effectuée, les chefs militaires français ont pu aussitôt lever des troupes supplémentaires (notamment avec les taxis de la Marne partis de Paris) pour se porter au devant de l'armée allemande, ce qui a radicalement changé le cours de la guerre à ce moment là début septembre 1914, puisque le front s'est stabilisé au nord de la Marne...

Il en fut de même, de la reconnaissance aérienne ordonnée en Prusse orientale par le général allemand Von Moltke pour observer les mouvements de deux armées russes qui progressaient l'une et l'autre et écrasaient l'armée allemande dispersée sur deux fronts. Selon cette observation, il était évident pour Von Moltke, que chacune de ces deux armées russes se trouvaient trop éloignées l'une de l'autre pour réaliser leur jonction, et que de ce fait, il s'avérait plus facile de les battre l'une après l'autre, et c'est ce qui s'est passé effectivement, les armées russes durent se replier, battues...

 

... L'on voit bien alors le rôle essentiel qu'a joué l'aviation dans ses débuts... Et celui qu'elle a joué par la suite...

 

... En pensant à tous ces paysages défigurés à l'époque, notamment autour de Verdun et aussi tout au long de la ligne de front depuis la Somme jusqu'au sud de l'Alsace, donc sur plusieurs centaines de kilomètres, tous ces paysages dont les sols encore aujourd'hui cent ans après, sont impropres à la culture et conservent les traces des combats, où sont enfouis des armes, des engins explosifs, des fils de fer barbelés, des mines, toutes sortes de vestiges et même en certains endroits des ossements éparpillés, de combattants français et allemands déchiquetés dont on n' a pu jamais extraire les restes... où la végétation, les arbres ont pu repousser de telle sorte que la nature a repris ses droits à l'état sauvage... Je pense aussi à ces paysages d'aujourd'hui en Syrie et au Yémen, tout aussi défigurés sur des centaines de kilomètres par des bombardements intensifs, et qui certainement conserveront les traces des combats et dans cent ans -en 2118- seront encore impropres à toute culture, à toute exploitation... D'autant plus que l'aviation et que les armes d'aujourd'hui sont encore plus meurtrières et destructrices que celles de la première guerre mondiale, et la cause d'un plus grand nombre de victimes notamment de populations civiles des villes et des campagnes...

Il y a -je trouve- "quelque chose de surréaliste et d'absurde" (et d'une grande hypocrisie de la part des gouvernants et des sociétés actuelles dans la plupart des pays) dans la célébration, dans la commémoration, dans l'idée d'une "culture historique et du patrimoine", dans l'idée du "devoir de mémoire", dans tout ce que par le biais des médias on met en avant pour sensibiliser les populations, les enfants des écoles, les nouvelles générations, sur le déroulement, sur les conséquences de cette grande conflagration mondiale que fut la guerre de 1914-1918... Alors même que depuis sept ans en Syrie et qu'à présent au Yémen, la guerre fait rage et qu'aucun accord n'est trouvé pour arrêter la boucherie, la barbarie, les massacres, les combats, les exodes de populations, les destructions de grande ampleur, de villes réduites à des champs de ruine à perte de vue...

Et que, ne l'oublions pas, en Europe même de 1992 à 1995, la guerre fit rage entre Serbes, Croates, Bosniaques... Puis la guerre dite "du Golfe" en 1991, la guerre d'Irak en 2003, la guerre Iran/Irak de 1980 à 1988 (autant de morts que de Français et d'Allemands entre 1914 et 1918)... L'Afghanistan, le Tchad, le Mali, la Lybie... Enfin tous les "points chauds" de la planète où interviennent des armées (USA, Royaume Uni, France, Russie)... "ça n'en finit jamais"... Et toutes les stratégies, les intérêts des uns et des autres, grandes puissances et alliés de ces puissances... Et les marchands d'armes (commerce "légal et normal" autant qu'illicite et clandestin et mafieux)...

Comme chantait Jean Ferrat "ça pue la haine et la bombe à neutrons"...

 

... Mais bon "il faut être réaliste" et s'efforcer d'essayer de comprendre la "marche du monde" dans sa complexité et, dans la mesure du possible, essayer de "voir" au delà de toute sensibilité et culture personnelle, au delà de ce qu'on dit ou prétend "être le Bien ou le Mal, le juste et l'injuste, la morale et tout ce à quoi on croit... Autrement dit "ne pas verser dans le bizounours"... La poésie, la littérature, les sentiments... Oui... Mais avec ce réalisme total, "pur et dur" en même temps qui, seul peut-être finalement, pourrait être l'élément ou le constituant naturel par lequel parviendrait peu à peu à se fonder une "nouvelle civilisation"... Quand bien même cette "nouvelle civilisation" naîtrait de la violence de celle qui serait en passe de disparaître...

 

 

... Une autre "erreur de stratégie" de la part des états majors (Maréchal Joffre notament) fut celle de porter une partie de l'armée française dans le but de libérer (de reprendre) l'Alsace et la Lorraine dès le début de la guerre... Au lieu de concentrer tous les efforts sur le front de la Marne alors que ce front venait d'être stabilisé et que les allemands n'étaient pas parvenus à réaliser leur objectif d'encerclement de l'armée française et donc de la détruire pour passer la Marne et envahir le territoire français complètement... Je pense que si cet effort de pression et de concentration sur le front de la Marne avait été maintenu dans toute sa puissance avec l'essentiel des troupes, infanterie, artillerie... Peut-être que l'armée allemande aurait reculé...

Résultat, Mulhouse a bien été libérée mais quinze jours plus tard, reprise par les Allemands, et le front de la Marne est demeuré tel qu'il était avec toutes les conséquences qui ont suivi...

Mais bon... Il est "facile" avec le recul, cent après, de dire "erreur de stratégie" puisqu'on ne peut être dans la réalité du moment et que "juger après coup" ne change rien au cours de l'histoire, on ne "refait pas le passé"... C'était le choix, alors, des états majors, et du Maréchal Joffre, de vouloir à tout prix, commencer par reprendre la province perdue, l'Alsace Lorraine... Qui sur les cartes de géographie dans les écoles, était teintée en violet foncé ou en gris foncé avec des rayures, symbolisant ainsi l'idée de la revanche et impressionnant conditionnant les jeunes esprits (et toute la population française de l'époque)...

 

 

Une réflexion plus approfondie sur la marche du monde ?

... Est-ce qu'une réflexion plus approfondie sur la marche du monde, autre que celle qui nous vient de ce que l'on ressent et exprime dans une vision du monde que l'on se fait selon nos idéaux et selon notre sensibilité personnelle ; une réflexion plus approfondie que celle par laquelle notre jugement se fait sur ce qui à notre sens, serait "juste et bon" (ou "moral")... Peut faire que l'on se sente, sinon d'accord avec la marche du monde telle qu'elle va et a toujours été... Du moins en "esprit avisé et éclairé" (et objectif) sachant de quoi il retourne et pourquoi il en est ainsi... Et par là même, vivre sa vie, se projeter dans le présent et dans l'avenir, penser et agir... Dans cette marche du monde telle qu'elle est (et pas "autrement") ?

Cette réflexion plus approfondie sur la marche du monde, je m'essaye à l'acquérir, mais elle finit toujours par se heurter à ce que je ressens et exprime de cette marche du monde à laquelle je ne puis adhérer, voyant ce qu'elle est...

Notre définition (celle que l'on se fait soi-même ou celle que se fait une société, une nation, un peuple, une civilisation)... Notre définition du Bien et du Mal, de ce qui est moral ou ne l'est pas, des droits de l'homme, de la Justice... N'est pas la même selon que l'on est un habitant de Paris, de Pékin, de Riad, de New-York, de Johanesbourg, de Mexico, de Tananarive, d'Oulan Bator, de Moscou, de Sao Paulo... Ou du nord du Groenland ou du désert du Kalahari ou d'une favella de Rio de Janeiro...

La seule chose peut-être sur laquelle n'importe quel humain quelque soit sa culture, sa religion, son mode de vie, sa pensée, sa condition sociale (s'il est riche ou pauvre), son idée du bien ou du mal... Peut s'accorder ou se retrouver d'un bout à l'autre de la planète... C'est finalement sur la nature même dont il est fait cet humain n'importe lequel, sa nature à l'état brut, un corps, des bras, des jambes, une tête, un visage, des mains, des yeux, un regard...

En somme, l'homme ou la femme, de n'importe où dans ce monde, dépouillé de ce qu'il est "socialement/culturellement" (Monsieur le... Madame la... quelquechose, président de la république, roi d'Arabie, habitant du lotissement les Alouettes à Sainte Tarte de la Midoue, Yéménite, Patahouète, ostrogoth, moujik, guerillero colombien, enfin tout ce que l'on veut)...

... L'intervention de la France en Lybie contre Kadafi en 2011? ... Et au contraire, la non intervention de la France en Syrie la même année 2011 au moment de l'opposition au régime de Bachar? ... La politique de Donald Trump, celle de Vladimir Poutine... Les traités transatlantiques avec les USA et le Canada ?... Les sommets sur le changement climatique, les ventes d'armes aux belligérants dans les conflits actuels ? ... Les paradis fiscaux, l'écart entre les 1% les plus riches de la planète et les 99% de la population mondiale ? ... Les politiques de Droite, de Gauche et autres?, les dictatures, l'affaire Benalla, le foot -fric-roi, les trafics de drogue, d'organes, et la prostitution enfantine? Le travail clandestin? La consommation, pas d'électricité ni d'eau dans certains endroits du monde, les famines, l'éducation, la croissance économique, le maréchal Pétain "grand soldat"? Les inondations et les cyclones avec des centaines ou des milliers de disparus, de sans abri, de ci de là, les flux migratoires ?...

Quel regard porter sur tout cela? Quel en est le sens, quel en est le devenir, où est le bien, le mal, où est la morale, où est le bien fondé... Dans cette marche du monde ?

... Au delà de tout cela, au delà du droit de ceci ou de cela, au delà des défis, des stratégies, des intérêts des uns et des autres, au delà de la morale et du bien et du mal... au delà du sang et des larmes et des souffrances et au delà de la richesse des uns et de la misère des autres qui heurte notre sensibilité et nous révolte... au delà des incertitudes comme des certitudes et des visions du monde de chacun, au delà de la raison, au delà des cultures et des religions, au delà de ce que l'on est exerçant tel métier, telle fonction, tel emploi, au delà de comment on s'appelle et d'où on vient, au delà de nos agissements et de nos comportements, de si on fait ou ne fait pas ceci ou cela...

... Il ne reste que cet homme ou femme en tant qu'être vivant tout seul dans sa peau et d'une seule fois dans le temps non mesurable et dans un espace qui lui n'est mesurable qu'à la dimension de notre planète la Terre...

 

... Dès lors que l'on essaye de se livrer à une réflexion approfondie sur la marche du monde, sur tel ou tel sujet d'actualité... Rien n'est simple, rien n'est ou tout blanc ou tout noir, rien n'est ce que l'on croit, rien n'est selon qu'on juge bon ou mauvais, juste ou injuste, moral ou immoral... Mais d'une complexité où le juste et l'injuste, le bien et le mal, le blanc ou le noir, s'imbriquent, s'associent, s'opposent, coexistent...

 

 

La manifestation du samedi 17 novembre contre le prix trop élevé de l'essence

... Autant je comprends la colère de beaucoup de mes concitoyens, au sujet du prix trop élevé des carburants ; autant je souscris à cette décision de manifester en venant bloquer l'accès au réseau routier, partout dans toute la France le samedi 17 novembre... Parce que je pense bien sûr à tous ceux et celles d'entre nous qui utilisent leur véhicule afin de se rendre à leur travail, à 30 km de chez eux alors que là où ils vivent et travaillent les transports en commun train autobus font défaut...

... Mais autant cependant, je ne serai pas présent, moi-même, ce jour du 17 novembre, et ne me joindrai pas à ceux et celles qui manifesteront, aux endroits "stratégiques" de blocage d'accès au réseau routier...

Et cela pour la raison suivante : lorsqu'il s'est agi en d'autres temps, d'autres manifestations (loi travail, réforme des retraites, salaires, conditions de travail) qui devaient mobiliser des millions de gens dans tout le pays et être suivies, ces manifestations, par des actions "plus dures", et par une grève générale de grande ampleur (je pense à avril 2003, puis ces deux dernières années)... Eh bien ce ne furent pas, loin s'en faut, ces manifestations, de si grands mouvements que cela... Tout juste au maximum et une seule fois, trois millions de gens dans la rue (bon, ce n'était pas si mal)... Car à chaque fois, depuis 2003, ce n'étaient que des cortèges de manifestants de l'ordre de 40 000 à Paris, de l'ordre de 10 000 dans les autres grandes villes, et des 800 à Epinal ou à Mont de Marsan... Pas de quoi "fouetter un chat"!... (Bon c'est vrai, dans ces deux dernières années on a parfois eu jusqu'à des centaines de mille répartis dans toute la France)...

En somme, avec cette augmentation du prix de l'essence il faut oser dire la vérité, qu'en "frappant au porte monnaie" on "écorche" quelque peu cette frénésie de shopping et de consommation de certains d'entre nous qui pourtant ne sont "pas si riches que ça" (je pense en disant cela à tous ceux et celles qui prennent leur voiture pour se rendre dans les centres commerciaux situés à des 20/30 km de chez eux)... Bon vous m'direz "pour ramener 4 packs d'eau minérale ou de pinard de la foire aux vins, tout un tas de bazar bien lourdingue, la bagnole c'est quand même pratique"...

C'est vrai qu'avec le prix de l'essence on y regardera à 2 fois avant d'aller aussi souvent qu'avant au grand Carrefour Géant à Dax, à Mont de Marsan, à Epinal... Est-ce que ça fera baisser pour autant la consommation et la "frénésie de shopping" ? ... (Mais bon, la "frénésie de shopping" est-ce une "mauvaise chose" au fond? Est-ce qu'avoir chez soi un gros congélateur archi plein en permanence ; est-ce que s'entourer chez soi de tout un tas de choses inutiles parce que c'est joli/ça en jette, c'est "mal" ?)... Non c'est pas "mal"... On vit comme on veut après tout... Mais... C'est juste la question de, finalement, dans quel genre de société on veut vraiment vivre, quand et pourquoi se mobiliser et agir mais pour quel enjeu? Et qu'est-ce qu'on est prêt à faire, à choisir ?

Personnellement -je peux me tromper ou "voir les choses trop en noir"- je pense que la "frénésie de shopping", l'hyper consommation et le toujours plus de croissance économique sensé donner plus d'emplois et de bien être au plus grand nombre possible... ça fait crever la planète à terme... et déjà les bêtes en premier...

Alors, bloquer les routes partout en France pour protester contre la hausse du prix des carburants, oui je suis d'accord, j'approuve, je soutiens... Mais plutôt "en pensée que sur le terrain"... Et je dis "que n'a-t-on fait de même (blocage de routes) en d'autres temps et pour des causes qui engagent l'avenir des gens et devant faire se lever tout un pays, pour des causes par exemple, telles que l'égalité des salaires hommes femmes, la rémunération du travail plus que pour la rémunération du capital, les gens sans logement et ayant pourtant un boulot mais qui dorment dans la rue ou dans leur voiture, enfin pour des causes où l'intérêt de toute une population prime sur l'intérêt individuel."

 

 

Pouvoir d'achat, consommation et vociférations

... Si le pouvoir d'achat en dépit de "quelques mesures" prises afin de l'augmenter tant soit peu ; en fait (et de fait) diminue plus qu'il n'augmente, puisque le gaz, l'électricité, l'essence, l'eau, la plupart des services marchands, les produits alimentaires, les loyers en grande ou moyenne ville, et bien des choses dont a besoin au quotidien, coûtent de plus en plus cher en règle générale, et cela d'une manière progressive centime d'euro par centime d'euro pour tout ce qui est de "consommation courante", ou euro par euro pour certains services marchands et équipements, locations, restauration, hôtellerie, assurances, mutuelles...

Il n'en demeure pas moins qu'en tant que consommateurs que nous sommes (en ce qui concerne les personnes, les ménages, les collectivités associatives dont les budgets se situent au dessus du "revenu de base" -de l'ordre du Smig- ) peuvent eux-mêmes agir sur leur pouvoir d'achat... C'est d'ailleurs ce que font, plus ou moins contraints ou forcés, bon nombre d'entre nous...

Mais que dire -puisque l'on peut l'observer tous les jours dans les déplacements que l'on entreprend pour "faire ses courses", que dire de tous ces étalages de produits dans une diversité et dans une quantité qui donne le vertige ? Surtout au moment des fêtes, des vacances ? Car si tant de produits sont en exposition et en vente, tout au long de plusieurs mètres de rayonnage, c'est parce qu'il y a bien la clientèle pour acheter ! Une clientèle qui n'est pas forcément ni uniquement la clientèle des gens les plus aisés et qui fait pour ainsi dire "comme une boulimie de consommation", achetant des produits dont on pourrait se passer ou par "peur de manquer", dans une "frénésie de shopping" (ce qui fait la fortune des GIFI, des CASA, des "centr'affaires" et autres enseignes genre bazar ou de prêt à porter, de toutes ces boutiques, les mêmes partout que l'on retrouve aussi bien en centre ville qu'en galeries marchandes Leclerc, Carrefour... qui appartiennent toutes à des grands groupes marchands internationaux ou à les lobbys, et qui n'emploient que du personnel en CDD à temps partiel ou à "temps plein à 60%")...

... Autrement dit le pouvoir d'achat diminue, mais pas la consommation ! "On n'arrête pas de dire ou plutôt de crier, de se plaindre que tout est de plus en plus cher, que tout augmente"... Mais la colère qui s'invite au bistrot du coin, dans la rue, sur les réseaux sociaux, partout où des gens se rencontrent et discutent entre eux... Ne fait pas diminuer la consommation ! (Il y a bien là un paradoxe)...

... Et, à côté de toute cette gabegie de consommation -et de vociférations- il y a tout ce qu'on ne voit pas, à savoir ces millions de "vrais pauvres" qui eux, ne consomment pas, n'achètent pas, ne circulent pas en bagnole, qu'on ne voit jamais dans les galeries marchandes "shoppinguer" et qui restent chez eux confinés dans leur logement -s'ils ne sont pas carrément dans la rue... La "masse invisible" des gens exclus de la consommation parce qu'ils sont trop pauvres et qu'ils crèvent de faim pour certains ! A tel point, invisibles qu'ils sont, qu'on croit qu'ils n'existent pas autrement que par des statistiques (statistiques d'ailleurs presque toujours trompeuses ou ne correspondant pas à la réalité)...

... Si tous ces pauvres étaient moins pauvres, on les verrait dans la consommation, ils "shoppingueraient", et alors il y aurait partout deux fois plus de monde qu'on voit ! ... Mais les lobbys à vrai dire, n'ont peut-être apparemment pas besoin de ces "invisibles" vu le pognon qu'ils gagnent avec les seuls millions de gens qui peuvent consommer... Sauf que... les lobbys et les gouvernements, de temps à autre, "lâchent un peu de lest" (c'est à dire qu'ils larguent le steak -un steak évidemment de deuxième voire de troisième choix- afin qu'un peu plus de pauvres puissent accéder à la consommation et contribuer ainsi au maintien de la distribution de dividendes aux actionnaires... C'est "ça" le "système" !)...

La planète est bel et bien en train d'en crever, du "Système" !

 

 

Voitures électriques ou hybrides, mais alors, les camions de 40 tonnes et les porte-containers?

... Un camion de 40 tonnes (38 pour être plus précis) charge comprise, consomme autour de 35 litres de gasoil par 100 km parcourus...

Ce qui représente un coût de transport (rien qu'en carburant), de 53, 20 euro par 100 km, au prix actuel de 1,52 euro le litre...

Je vous laisse imaginer ce que représente en coût de carburant, une "flotte" de 50 camions d'une entreprise de transport "de taille moyenne" dont chacun de ces camions parcourt par jour des distances jusqu'à 1000 km... Et donc, je vous laisse "dans la foulée" imaginer les millions de litres de gasoil, chaque jour, sur les axes routiers de France et d'Europe, brûlés par des milliers de camions de 19, de 38 tonnes... Quand on sait pour l'avoir observé en continu, que d'interminables files de "poids lourds" se succèdent tout du long de très grands axes (par exemple entre Paris et Strasbourg, Bordeaux et Bayonne, autour de Lyon, Grenoble, Genève ; entre Lyon et Marseille Nice et l'Italie, dans le Nord Lille et vers Bruxelles et l'Europe du Nord)... Impressionnant, vertigineux, démentiel !

C'est que pour servir les points de livraison (Grandes surfaces commerciales, Gifi, But, Conforama, Bricomarché, Jardiland etc.) par centaines et à perte de vue autour des grandes villes en "ZAC", ZI" et autres... Déjà, oui, pour rien qu'alimenter les Grandes Surfaces commerciales (donc sans compter les autres très nombreux points de livraisons répartis dans les villes, dans les zones "rurales urbanisées") ... Il en faut, des milliers et des milliers de camions !

... Tiens, déjà (ça me vient immédiatement à l'esprit) chaque fois que vous commandez quelque chose par internet, automatiquement ça vient par transport routier (vos colis livrés en point relais en chrono 24h ou dans vos boîtes aux lettres où c'est même plus le facteur de la poste qui vous livre)...

Et tout ce que vous achetez dans les Décathlon, les Carrefour, les Gifi... Je pense à ces prochains "blacks fridays" de décembre qui génèrent partout en France un trafic routier important avec nombreux embouteillages et parkings pleins dans les centres commerciaux...

Shopping, shopping, oui... Mais derrière le shopping et la consommation il y a les files de camions, les millions de litres de gasoil brûlés...

... Les porte-containers qui sillonnent chaque jour tous les océans de la planète sur des distances de plusieurs milliers de kilomètres et se croisent en grand nombre dans les détroits consomment par jour 350 litres de fuel chacun. Et il en circule des milliers chaque jour, sur les océans ! Tout ça rien que pour pouvoir bouffer en France des cervelles d'agneau de Nouvelle Zélande... Ou du raisin d'Afrique du Sud entre autres produits alimentaires, notamment la viande bovine, les céréales d'Amérique, le riz d'Asie... Et bien sûr, pour faire rouler les camions et les bagnoles, les super tankers de pétrole brut qui livrent les raffineries...

... On parle bien de voitures, de vélos, de scooters électriques... Mais imaginons des batteries géantes (avec les métaux rares nécessaires pour la fabrication des batteries) pour faire rouler les camions de 40 tonnes... Ou des panneaux solaires (mais de quelle dimension) pour faire naviguer les porte-containers... Hallucinant ! Surréaliste !

Nous en sommes arrivés à un point où quoique l'on fasse, quelque mesure que l'on prenne dans des COP 22/23/24 ou dans des sommets de l'environnement, ou des mesures que des gouvernements mettent en place pour inciter à "moins polluer"... Il est quasi impossible de "revenir en arrière" parce qu'il y a trop de mal de déjà fait, et que la biodiversité s'est dramatiquement effondrée du fait que l'environnement qu'on a créé partout est impropre, totalement impropre à la vie, à l'existence de nombreux animaux sauvages, à des quantités d'insectes et d'organismes, d'oiseaux, de poissons...

Comment croyez vous qu'un animal sauvage puisse traverser, par exemple, les deux hautes clôtures de part et d'autre d'une autoroute ?

... Il y a bien un futur... Mais pour une humanité survivante qui devra "repartir" de proche de zéro... Et aura -peut-être- un destin, une évolution, une histoire, une technologie, des modes de vie, tout à fait différents de tout ce que l'on a connu depuis le paléolithique supérieur jusqu'au 21 ème siècle...

 

... Bon, je dis tout cela mais je pense qu'il existe des projets en cours de réalisation, ou des études qui sont faites dans le but de trouver et d'utiliser des ressources énergétiques autres que fossiles ou nucléaires (l'hydrogène ?... Le rayonnement solaire -mais autrement qu'avec des panneaux solaires ?)... Sans doute y-a-t-il des technologies dans ce sens... Mais les lobbys de l'énergie pour le moment préfèrent sans doute continuer à verser des dividendes confortables à leurs actionnaires, à profiter de la "manne" sur le dos des peuples... Plutôt que d'investir dans des études et dans des technologies autres que fossiles, nucléaires...

Mais, même si cela était (si on sortait du fossile et du nucléaire) et que les lobbys alors, reconvertis qu'ils seraient, y trouveraient leur compte ainsi que leurs actionnaires... Cela n'infléchirait pas pour autant la pression de l'activité de plus de sept milliards d'humains, sur la planète et ne pourrait pas stopper la chute de la biodiversité dont la cause principale est justement la pression d'une activité humaine trop forte et donc incompatible avec l'existence et le maintien des espèces animales...

Dans le déclin de la biodiversité (animale et végétale) l'espèce humaine elle même est une espèce menacée... qui risque de ne plus trouver à se nourrir, à terme...

 

 

Maurice Genevoix ...

... Est assurément un grand écrivain, et nul sans doute mieux que lui n'a raconté la vie quotidienne, les souffrances et l'horreur de la guerre de 1914-1918, notamment dans les tranchées et sur les champs de bataille, dans son livre "Ceux de 14"... Et cela avec son écriture, son style... Un texte bouleversant, d'une beauté tragique... Un "monument" de la littérature française...

J'ai lu ce livre "Ceux de 14" et je possède d'ailleurs ce livre dans une édition ancienne, avec couverture cartonnée comme celles de ces livres anciens que l'on trouvait alors, et avec des pages certes un peu jaunies par le temps mais d'un beau papier lisse et glacé, impeccablement imprimé sans le moindre défaut, des caractères fins et bien visibles...

Lorsque j'ai lu ce livre me sont venues à l'esprit, aussi, ces guerres actuelles, de Syrie, du Yémen où tant de gens ont péri, des femmes et des enfants, dans des bombardements incessants, j'ai pensé à toutes ces atrocités commises par les protagonistes de ces guerres, notamment l'armée de Bachar El Hassad, l'armée d'Arabie Saoudite... (Mais ils ne sont pas les seuls en cause, les Saoudiens et les Syriens de Bachar, du fait de l'intervention d'armées étrangères en Syrie (Russie, USA, France, Angleterre) et des ventes d'armes aux belligérants principaux que sont Bachar et les Saoudiens)...

... Qu'un grand hommage soit fait en souvenir et en l'honneur de Maurice Génevoix pour son oeuvre à l'occasion de l'anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918, je n'en puis qu'applaudir à cette décision prise par Emmanuel Macron et son gouvernement (peut-être d'ailleurs un autre président élu, eût-il fait de même)...

... MAIS... N'y-a-t-il pas là, avec cette commémoration et cet hommage, une contradiction, une aberration, et comme un déni de la pensée de Maurice Génevoix sur l'absurdité de la guerre, de toutes les guerres?

Que penserait Maurice Génevoix aujourd'hui s'il était vivant et écrivain, cent ans tout juste après 1918, de la guerre du Yémen où intervient l'Arabie Saoudite avec les armes, le matériel militaire, chars, avions, vendus par la France aux Saoudiens ?

Notre président Emmanuel Macron selon la constitution de la 5ème république est en même temps que chef d'état, chef et commandant des armées... Ce qui fait de lui le principal décideur dans le commerce des armes et donc le vendeur de chars, d'avions, de matériel militaire à l'Arabie Saoudite...

Les atrocités commises par les Saoudiens au Yémen ne sont un secret pour personne... Cela pue tellement la mort, l'amputation, la pourriture, l'odeur de la misère et de la souffrance par tout le Yémen en ruines, que les narines macroniennes n'en peuvent plus de serrage de doigts pour un bouchage permettant de continuer d'avancer dans la puanteur jusqu' au coffre ouvert du trésor où l'on peut puiser à pleines mains !

... Le meilleur hommage que l'on puisse rendre à Maurice Génevoix, serait d'arrêter complètement toute vente d'armes et d'avions de combat et de matériel militaire à l'Arabie Saoudite... et aux pays assaillants...

 

 

Victor Hugo ennemi d'état, sur France 2 en 4 parties sur 2 jours

... Si Victor Hugo était vivant et donc un écrivain de notre époque, né par exemple en 1985, et aujourd'hui âgé de 33 ans avec la gloire qui était déjà la sienne en 1835... Il aurait cinq millions de followers sur Twitter.

... Sauf que... j'imagine assez mal que Victor Hugo puisse chaque jour ou à tout moment, exprimer sa pensée sur tel ou tel événement, de l'actualité politique, de l'actualité littéraire, de tout ce dont il serait le témoin de son temps... En textes de 140 caractères ! Pour autant que l'on puisse d'ailleurs appeler "texte" une phrase ou deux, de trois ou quatre lignes...

J'imagine plutôt Victor Hugo avec une page Facebook et cinq millions ou bien plus, d' "amis", une "page de dix mille pages", sur laquelle les "amis" et les visiteurs (puisque sa page Facebook serait publique) liraient chaque jour ou à tout moment, les textes, les notes, les articles qu'il produirait en -selon les jours et sa verve du moment- 30, 40 lignes... Avec des liens menant à ses oeuvres, à ses livres... en e-books ou PDF...

Victor Hugo aurait en outre un blog, un site, un compte Youtube...

 

... Le mode d'expression le plus répandu et le plus universel aujourd'hui, c'est celui où sur la Toile (le World Wide Web), non seulement des centaines de millions d'humains à tout moment "tweetent" leur "scoop du jour" ou leurs indignations ou leurs colères ou fêtent leurs anniversaires ou clament leur soutien pour une cause ou de temps à autre ont quelque "bon mot"... Mais c'est le "lieu" de la Toile, Twitter, où se produisent aussi, les hommes et femmes politiques, les artistes, les écrivains, les gens célèbres, les chefs de partis et de gouvernements, les présidents de la république, les chefs d'état, les princes, les rois, les savants, les chercheurs, les économistes, les chefs et directeurs d'entreprises...

... En 140 caractères, en un mot -pour résumer- "l'on dit autant Tout que Rien"... Mais il faut dire aussi qu'en 30, 40 lignes d'un texte d'actualité, de témoignage, de réflexion sur tel ou tel sujet, ce texte n'a qu'une portée ou qu'un rayonnement limité... A tel point que même un Victor Hugo aujourd'hui, avec cinq millions de followers sur Twitter ou cinq millions d' "amis" sur Facebook... Serait en fait, plus "zappé" que lu ligne par ligne... Le "zap" est en effet ce qu'il y a de plus répandu -autant sur la Toile que dans la rue ou au bistrot du coin- de telle sorte que la réactivité à une pensée exprimée n'est qu'étincelle produite par un allume-feu ou par un briquet et que la flamme ne vient pas... (C'est peut-être là toute la différence qu'il y a entre l'époque de Victor Hugo et notre époque... Du fait d'une visibilité de chacun qui aujourd' hui, n'en est plus une réellement, occultée qu'elle est cette visibilité, comme dans le centre d'une galaxie où brillent non plus mille étoiles mais un voile de lumière blanche)...

 

Les deux portes, l'une d'entrée et l'autre de sortie, sont transparentes

... S'il est assez facile de voir comment autrefois les gens vivaient, à quoi ressemblait tel endroit dans une ville ou à la campagne, et cela par les tableaux de peinture, les dessins, gravures des artistes depuis le moyen âge, à travers les siècles ; et par la photographie à partir de 1850... Il est en revanche moins facile d'imaginer (et encore moins de "voir") comment les gens vivront, se déplaceront, travailleront, dans trente ou quarante ans, et à quoi ressemblera tel lieu dans une ville... Et à plus forte raison dans un avenir beaucoup plus lointain, par exemple en 2250...

Voici une "vue" si l'on peut dire (ou croire) de ce que sera une ville lorsque les bébés de 2018 auront (s'ils y parviennent) cent ans en 2118 :

O le monde dans 100 ans 570

... C'est ce que l'on imagine, en effet... Bien que cette vue me semble "réaliste", je ne sais pas tout de même, s'il en sera ainsi, vraiment...

 

... M'étant rendu au cimetière de la ville où je demeure et où mes grands parents sont enterrés, en particulier sur la tombe de "petite mémé" (mon arrière grand mère née en 1873 et morte en 1969)... J'imaginai "petite mémé" aujourd'hui âgée de 145 ans, en train de voir son petit Guy né en 1948 âgé de 70 ans, prendre son café le matin en utilisant la petite cuillère de "petite mémé", ainsi que, aux repas de midi, les assiettes blanches et les couverts de "petite mémé"...

... Je me disais que je trouvais "inconcevable" de traverser toute une vie (la vie qu'on vit telle qu'elle est), comme si on était rien qu'un tronc d'arbre (sans racines et sans branches), debout (ou "de traviole") fiché dans la terre tel un poteau de téléphone...

Peut-on imaginer qu'un arbre qui ne serait qu'un tronc, comme un poteau planté, puisse durer des dizaines d'années, debout et n'étant un repère que pour quelques promeneurs actuels ?

Je ne pouvais donc traverser la vie que je vis, qu'en étant un arbre avec, bien sûr son tronc bien visible, mais aussi avec ses racines très loin dans la terre enfoncées -ou du moins aussi loin que possible- et des branches s'élevant vers le ciel...

Les racines, en fait, symbolisent tout ce qui nous a précédé et s'est fait ; et les branches symbolisent tout ce qui après nous sera et se fera...

... Je n'ai d'autre vision de "vie éternelle" (ou d'un "monde d'au delà de la vie), que celle qui "englobe" l'avant et l'après de ce qui est la vie qu'on vit ; me sentant "relié" à ce qui fut et à ce qui sera...

Ce qui fut, c'est toutes les traces qu'il reste des gens qui nous ont précédé... (Je pense par exemple à tous ces objets de la vie quotidienne, usuels ou de décoration, que l'on peut voir dans les vide grenier et qui évoquent une "histoire" qu'on imagine, des gens qui se sont servi de ces objets... Ainsi que les photos de famille, de mariage, les dessins, les lettres, les livres écrits, toutes sortes de documents particuliers... )

Ce qui sera, c'est tout ce qu'on laisse et dont la trace demeurera quelque temps...

D'une certaine façon dis-je, la vie est un espace d'une seule et unique fois traversé, ayant pour limites deux portes, celle de l'entrée et celle de la sortie... Et les deux portes sont "transparentes"... Entre lesquelles il faut être pour "voir" dans la transparence et ainsi "être depuis avant la porte d'entrée" et "être encore après la porte de sortie" ...

 

 

 

Un temps d'idéologies invalidantes et d'une espérance qui s'essouffle

Selon Myriam Revault d’Allonnes, philosophe, auteur du Pouvoir des Commencements, essai sur l’autorité….

« Nous ne disposons plus aujourd’hui d’un avenir où pourraient se fonder nos espoirs et nos engagements. La fin des idéologies serait le nom de cette crise de la temporalité d’un temps sans horizon d’espérance que nous avons du mal à regarder en face. Qui a dit que les intellectuels n’avaient plus rien à dire sur l’actualité la plus brûlante ? Et si le vrai problème était plutôt qu’on parvienne à les entendre ? »

 

Quels espoirs et quels engagements aujourd’hui ?

 

Dans un siècle qui tourne à un conflit d'intérets et de stratégies entre grandes puissances économiques sur fond de guerre de religions et de civilisations, à une course à la consommation, à la rentabilité, à la performance, au profit ou au résultat immédiat au détriment de l'avenir de la Terre et des Hommes ?

Dans un siècle qui sombre dans la barbarie, dans l’intolérance, dans le succès des médiocrités et du voyeurisme agressif ; dans le culte de l'apparence et de la réussite à n'importe quel prix?

Est-ce cependant la fin des idéologies sur lesquelles se fondaient les espérances et les engagements que l'on a connus au 20 ème siècle ; alors qu'en ce premier quart du 21 ème siècle se développe dans un monde quasi "occidentalisé" à l'ensemble des pays de la planète, l'idéologie invalidante du développement durable et de la croissance économique sensée satisfaire un plus grand nombre de consommateurs dépendants et soumis ?

Est-ce la fin des espérances et des engagements, parce que les dominants organisent le nivellement brutal et totalitaire de la société par les peurs entretenues, par les jeux, dans l'illusion d'une liberté et d'une visibilité de chacun ?

Ce temps sans horizon d’espérance, nous avons du mal à le regarder en face, il ne nous fait même plus peur dans la mesure où il a réduit notre capacité de réflexion à des "épidermismes" exacerbés et ostentatoires, et à des "points de vue confortables qui nous rassurent avec tout ce qu'il faut dans le paysage, de repères et de signaux devant capter notre regard...

Mais n'y-a-t-il pas pour dénoncer l'idéologie invalidante orchestrée par les dominants, des hommes et des femmes courageux qui se lèvent de ci de là, et qui, sans le soutien des peuples, n'ont pas de pouvoir réel ?

Tous les intellectuels ne sont pas des complices de l'ordre établi, pas plus que le "commun des mortels" -vous et moi en l'occurrence en tant qu'être tout seul dans sa peau et dans un moment privilégié de relation humaine dans une rencontre qu'il fait ici où là, avec un voisin, une connaissance, enfin quelqu'un qui lui "parle entre quatre yeux autrement qu'épidermique" - n'est qu'un consommateur, qu'un assujetti au point de vue confortable, c'est à dire tel qu'il paraît au premier abord...

 

 

Environnements hostiles et complexes

... Nous vivons de plus en plus, année après année, dans des environnements hostiles et complexes.

Je n'en citerais que deux, de ces environnements, car il me semble que ce sont eux, dans lesquels nous sommes assez souvent confrontés, dans notre vie quotidienne :

-L'environnement des grands axes routiers autour des grandes villes et entre ces dernières...

-L'environnement hospitalier ou médical...

Tout le stress qui affecte beaucoup de gens chaque jour, vient de l'inconfort qu'il y a à devoir être confronté à ces environnements hostiles, complexes et nombreux...

Est-ce que parvenir à comprendre comment et surtout pourquoi le monde fonctionne ainsi, avec sa violence, sa complexité "kafkaienne", son absurdité dans bon nombre de situations en particulier de relation... ça aide à réduire le stress ?...

Parfois, peut-être oui... Mais alors c'est parce que nous sommes témoins de ce qui se voit, mais... pas dans le véhicule accidenté, pas sous un toit qui s'est envolé, pas dans une interminable file d'attente, pas sur un brancard tenant lieu de lit dans un couloir d'hôpital, pas à huit heures du soir en novembre devant un Ibis Budget affichant complet et avec encore cinq cent kilomètres à parcourir, pas en lisant une lettre ou un mail qui te dit que demain, tu es viré de ta boîte...

En tant que témoin l'on est dans un environnement de pensée, de réflexion... Alors le stress "s'invite" en "mode imaginaire"...

 

 

 

La petite fille et la cigarette, de Benoît Duteurtre

Petite fille cigarette duteurtre

... L'auteur, Benoît Duteurtre, porte, avec ce livre, un regard sarcastique sur un monde, celui du 21 ème siècle, où de nouvelles inquisitions apparaissent et rendent la vie, la relation humaine difficiles et dont les protagonistes de ces nouvelles formes d'inquisition sont le plus souvent l'homme de la rue, tout un chacun, nos voisins, nos connaissances ; sous une pression médiatique s'exerçant par le biais d'associations et de mouvements engagés dans un "combat", au nom d'une "morale", d'un soit-disant "bien public", tout cela avec statistiques enquêtes et études établies afin d'appuyer le "bien fondé" de leurs actions percutantes souvent relayées par une partie plus ou moins importante de l'opinion publique...

Ces inquisitions nouvelles sont une menace ou constituent un frein à un certain nombre de libertés individuelles, et celui ou celle d'entre nous qui contrevient à tel ou tel "ordre moral", à telle interdiction de ceci ou de cela, est stigmatisé, devient un "paria"...

Ainsi l'être humain, pris dans un environnement sociétal (famille, travail) qui ressemble à ce décrivaient dans leurs oeuvres, Swift et Kafka, est une créature menacée, de plus en plus isolée lorsqu'elle est traquée à tout instant de sa vie par les nouveaux inquisiteurs... Et elle a, de fait, peu de chances d'échapper au "coup de filet" qui la happe...

L'auteur, dans ce livre, prend la défense de cette créature menacée qu'est l'homme d'aujourd'hui...

 

Page 69 :

 

"Vous me faites penser aux anciens communistes. On dirait que le nombre de cigarettes que vous avez fumées jadis vous rend spécialement intolérants!"

 

Page 88 :

 

"Cent fois, dans la presse, j'avais observé la facilité qu'ont les enfants d'accuser les adultes des pires forfaits, sans aucune possibilité de démenti."

 

... Dans la rue, dans l'espace public qu'est par exemple la galerie marchande d'un hyper marché, il devient de plus en plus "problématique" et à vrai dire de plus en plus malvenu ou inconvenant, de sourire à un enfant, ou même de seulement porter un regard sur lui, comme on le ferait (mais en vérité on ne le fait pour ainsi dire jamais) en souriant à une personne ou en la regardant...

... Et pour "fumer une clope" c'est tout juste si, même dans la rue, on n'attend pas de se trouver dans un coin reculé, isolé...

 

Page 132 :

 

"Pour une personne dans ma situation, s'appuyer sur une personnalité forte, incontestée dans la communauté, constitue une garantie d'intégrité physique et mentale. On retrouve la même loi dans la plupart des carrières politiques ou administratives qui exigent de rencontrer le bon protecteur au bon moment... "

 

 

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