Le p'tit coin de Yugcib

Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui vont venir à la suite de mes "Alvéoles" dont les 3 dernières la 10, la 11 et la 12 ne figurent pas dans le sommaire...

L' "ennemour" est une marée noire sur les rivages de la relation humaine

... L'ennemour ce n'est ni ne pas aimer ni détester.

Ce n'est même pas un sentiment.

C'est un état.

C'est une inconsistance dans la relation avec l'autre, apparaissant dans toute sa nudité et dans toute sa stérilité ; une inconsistance dans laquelle n'entre rien de ce qui peut habiller, déguiser, "atmosphériser" la relation.

Ou c'est ce qui donne à la relation une apparence à s'y méprendre, à de l'amour.

Je hais l'ennemour.

Je piétine l'ennemour tel un gosse qui écraserait le joli gâteau qu'on lui aurait donné en le gratifiant d'un "qu'il est mignon ce petit" avant qu'avec insolence le gosse écrase le joli gâteau et indispose les invités.

Sur les plateaux de télévision par exemple, il n'y a que de l'ennemour même quand ça fait pleurer d'émotion.

Est-ce que jeter des bouts de pain rassis à des canards ou à des pigeons, c'est de l'amour ?

Est-ce que "chic et beau" qui suscite la baise, c'est de l'amour ?

L'ennemour c'est une sorte de marée noire planétaire qui, depuis des temps immémoriaux, envahit les rivages de toutes les terres de la Terre.

L'ennemour c'est toutes les eaux de la Terre que nous ne voyons que bleues, où nous nageons en y prenant un plaisir fou, un plaisir malsain, égoïste et exhibitionniste.

 

 

Bordeaux est-elle une ville "attractive" (loisirs, tourisme) ?

... Je ne pense pas que Bordeaux soit une ville "attractive" question loisirs tourisme pour des gens demeurant dans le grand Sud Ouest qui envisageraient de se rendre à Bordeaux pour une journée ou pour un week end... (Se promener le long des quais de la Garonne, aller dans des musées, des restaurants, visiter la ville)...

Et encore moins à plus forte raison, se rendre à Bordeaux pour affaire, pour hospitalisation d'un proche à Pellegrin ou à Bergonié...

La question la plus "délicate" est celle du stationnement (en voiture) : les grands parkings souterrains (celui de la gare Saint Jean et les autres) sont archi combles en semaine et d'un prix de 19 euro la journée (si je me souviens bien prix de 2016)... Et ailleurs en ville, dans les rues ou endroits de stationnement -quand il y en a- c'est impossible de se garer si l'on n'est pas habitant de Bordeaux payant un abonnement au mois.

Quant à se rendre à Bordeaux aller retour pour une journée, depuis par exemple Dax, en train TER cela coûte pour une personne seule 50 euro soit 25,20 l'aller et autant le retour 140 km (100 euro pour un couple). Et à cette dépense s'ajoute la place de parking de la gare de Dax pour 11/12 euro la journée.

La solution la moins onéreuse (et la plus pratique) depuis une localité des Landes pour se rendre à Bordeaux en partant le matin et en revenant le soir, consiste à prendre sa voiture jusqu'à la sortie 26 de l'A63 et après la sortie 26 de se garer au parking du tramway de la ligne B (Pessac Alouette ou Bougnard)...

Encore faut-il pour éviter le péage (3,60 aller, 3,60 retour) de "Porte des Landes" sur l'A63, emprunter les 10/15 km de voie parallèle entre les entrées (ou sorties) 17 et 18...

Il faut reconnaître que l'option place de parking au tramway 4, 50 euro la journée compris 1 aller retour dans Bordeaux pour 2 personnes en tram, c'est quand même très avantageux...

Le seul "hic" c'est que quand t'arrives à 9h du matin, le parking du tramway il est "plein comme un oeuf" !

En conclusion, pour résumer : une journée à Bordeaux, pour quelqu'un venu des Landes ou du Lot et Garonne, c'est la galère !

 

... Coût d'une journée à Bordeaux pour un couple demeurant aux environs de Dax :

 

-Option train TER :

Parking Eiffage gare de Dax :11 euro

Trajet Aller Retour train Dax Bordeaux : 100 euro

Total 111 euro

 

-Option voiture :

140 km 2 fois :25 euro essence

péage Porte des Landes A 63 :7,20 euro

Parking terminus tram plus 1 AR 2 personnes dans Bordeaux en Tram : 4,50

Total 36, 70 euro

Mais si parking à la journée gare St Jean (ou autre parking souterrain) à 19 euro

Total 51,20 euro

A noter que l'on peut toujours économiser 7,20 euro de péage A 63, en empruntant une petite route entre les entrées/sorties 17 et 18.

 

... Et l'on parle de "mobilité" ! (Je pense aux gens qui doivent se rendre quasiment tous les jours de semaine lundi au vendredi, pour activité professionnelle, à Bordeaux ou dans la périphérie de Bordeaux... Et dont les salaires mensuels "tournent autour de 1400 euro net par mois")...

 

 

56 sur 577 pour voter une loi

... Nous avons en France, trop de députés, puisque 56 sur 577, présents à l'assemblée suffisent pour voter une loi.

Où se trouvaient, le 4 décembre 2017, les autres 521 députés ?

Dont :

-Les 95 absents de LR

-Les 33 absents de UDI

-Les 30 absents de Nouvelle Gauche

-Les 12 sur 17 des Insoumis

-Les 15/16 du GDR ?

Soit en tout 185 absents...

Résultat : le parlement adopte le 4 décembre 2017, par 43 contre 13, le rétablissement de la hausse de la CSG retraités, que le Sénat avait supprimé...

Si je comprends bien : sur 577 députés, 56 votent (43 oui et 13 non), 185 sont absents et 366 s'abstiennent (ne votent ni oui ni non)... Ou, dans ces 366, il y a d'autres absents que ceux cités plus haut...

On fait donc des lois avec peu de votants qui votent pour (mais si peu qu'ils soient ils sont majoritaires -en l'occurrence 43 contre 13 pour la hausse de la CSG retraités)...

 

... En 2014 j'avais écrit ce texte, que je reproduis ici :

 

MON DEPUTAIN

 

Mon députain se prostitue pour la construction d'un lycée pilote et d'un grand stade omni-sports à Obtemrupt-et-Buse...

Et son plus gros client est un homme d'affaires qui brasse louche par l'intermédiaire d'un mafioso russe...

Mais le gros client en question, investit dans de l'humanitaire et dans du social local, crée des emplois "précaire-qui-dure" dans ma circonscription.

Mon députain est un homme de coeur et de bien, quoique fort plantureux de fesses et d'épaules larges et carrées dans un costume sombre qui enveloppe ses cent vingt kilogrammes de députain riche et gras...

Mon députain roule dans un grand et long tombeau aux vitres opaques, et habite dans la plus belle maison (à colonades) du pays.

Mon députain se promène dans les vide-greniers, sur les marchés, les foires et dans les fêtes et "festivaux" d'été du pays, serrant des dizaines de mains, embrassant les dames et caressant les petits toutous exotiques.

Mon députain baille, ou se fend de quelque bon mot... Ou brille par son absence, au Palais Bourbon.

Mon députain aime les filles accortes et tape sur la fesse (gauche ou droite) de la serveuse du Grand Trianon, le restaurant quatre étoiles de la capitale de la circonscription, où il dîne en compagnie des notables et de quelque artiste en vogue dans le pays.

Ah, mon députain, mon cher députain ; que serais-je sans toi pour qui j'ai voté ou pas voté, sans ta permanence locale, sans ta boîte aux lettres, sans ta secrétaire de vingt cinq ans à la bouche rouge cerise en anus de pigeon et au sourire d'hôtesse d'accueil de grand hôtel du groupe ACCOR ?

Bon, je rigole, je rigole...

Les députés de la Gauche tout comme de la Droite, et de "ni droite ni gauche" sont presque tous "comme ça".

Député, c'est dur/dur !

Députain, c'est plus fayot... et surtout, surtout... "plus comp'fort' table" !

 

 

Au Paradu ! Au Paradu !

Tout l'monde il a son paradu

So paradu qu'il a défini

Qu'il a défini à sa façon

Y'en a ils voudraient aller au paradu de tout l'monde

Enfin peut-être pas de tout l'monde

Mais de beaucoup

Du plus possible de tout l'monde

Et pour ça ils font tout pour

Au prix cassé au prix standard au prix promo

A vrai dire

Y z'iront y z'iront au paradu de beaucoup de tout l'monde

Ceux là celles là

Mais ils y émargeront au smig ceux là celles là

Au paradu de tous les paradus

Et peut-être pas à temps total

Ils z'y balayeront les chiottes les trottoirs les antichambres

A défaut d' carillonner tout en haut des cathédrales

Hectorion et Ernestine aux paradus que les Cimpierres

Auront introduit sans façons mais aussi sans trompette

Postérité à prix cassé à prix standard à prix promo

Tel sera le lot

Des entrés au paradu de tout l'monde

Un nom un nom un titre ?

Nononon

Gaspardino Bidouillot Clampinetta

Qu'on les appellera

Dans les rézosociots du paradu

Mais sûrement pas

Ytailledanlelar

Ah parlons z'en parlons z'en

De Ytailledanlelar

Lui il y ira pas au paradu de tout l'monde

Et il s'en fout il s'en fout

Ytailledanlelar

De tous ces paradus

Dans lesquels il ira jamais

Pasque déjà il a bradoneurisé tous les Cimpierres

Déchiré les cartons d'invitation qu'il a quand même reçus

Indisposé ce noble et beau monsieur au grand coeur mais qui tournait l'oeil

Vers l'intérieur du troquet

Au passage des venus de Lampedouza

C'est que Ytailledanlelar

Avec ses imprécations ses mots pets

Ses nounours qu'il voulait brûler en face d'un Gifi

Le jour du Black Friday

Ses pavés gros comme des menhirs d'Obélix

Qu'il lançait dans la paisible mare

Où soit dit en passant au fond y'a pas assez d'écrevisses

Pour touiller dans la putride vase

Et bouffer les crevures

Il a fâché fâché fâché le beau et noble monsieur

Et un peu tout le monde d'ailleurs

Mais tant pis tant pis il rigole il rigole

Ytailledanlelar

Il clavecine il clavecine

Il pédale il pédale

Assis dans les cotes les plus raides

A fond la caisse dans les descentes

Et c'est pas écrit sur sa musette

Le nom du bled où il est né – le paradu de tout l'monde

Comme pourrait être écrit Lisbonne-Vladivostok

 

Il t'emmerde il t'emmerde qu'il te hurle Gasparino Bidouillot Clampinetta

Et il en a ras le cul de tes mots pets de tes imprécations

Il t'emmerde ouais c'est vrai

Et autant le beaunoblemonsieur au grand coeur

Mais s'il t'voit dans la merde le nez cassé

Il te tendra peut-être la paluche

Pour te tirer du fossé

Que t'aies la rosette au veston

Ou un simple livret de circulation sinon que dalle comme papelard

 

L'autodérision

... Il y a, dans l'autodérision -et selon la manière dont elle est exprimée, "ciselée" dirais-je... Et produite...

"Une certaine ambiguïté"...

N'y a-t-il pas dans la pratique de l'autodérision, un "bon moyen" pour celui ou celle qui la pratique, de "se mettre en avant" ?

... Tu fais de l'autodérision... Tu m'en diras-t-en... Cela me fait penser à un trompettiste qui a mis du poivre dans le tuyau de son instrument pour que ça fasse une musique plus épicée... Ou à ce collégien polisson qui, en cours d'Anglais, se met des haricots dans la bouche pour prononcer une phrase de Shakespeare... ça fait toujours rigoler toute la classe mais pas le prof...

L'autodérision oui, mais quand il y a de la gravité et de la sincérité, et pas d'arrière pensée... Et cela dans une pratique ne revenant point en leitmotiv devant un public toujours le même en fait...

 

Ce qui pète le monde...

... Ce sont les compètes, les podiums, les vases sacrés, les arrogances des bardés de pognon, les bla-blateries les amen-louanteries et les outrecuideries des sanvisages en avatars et pseudos sur les fils de la Grande Toile...

Ce sont les lobbycartels de l'agro-alimentaire et de l'industrie, avec les technocrates des Cities qui formato-kafkayennent la vie toute entière sur la planète jusque dans les recoins des paysages qu'on se fait dans la tête...

Qui pètent le monde.

 

Ils ont inventé, les technocrates des Cities, le coaching, le timing et les consultants...

D'où cette rage, cette fureur, cette course à une excellence au delà de l'excellence, pour être le meilleur, ce meilleur qui ne suffit jamais, ce meilleur qui se tortille comme un ver cannibale dans les viandes déchirées...

Les compètes et les podiums font des humains, des coursiers dont les mieux prothésés remportent les trophées...

Et les vases sacrés sont des urnes coffres-forts en lesquels tombent les oboles jetées par les foules.

 

C'est la lambada des zautototos (suite)

... Bon, cela dit (ce que j'ai dit dans mon billet d'il y a 2 jours), bien sûr que je compatis, en ces jours de neige et de verglas à Paris, autour de Paris et en Ile de France notamment, à la mère de famille qui doit mener ses enfants à l'école et se rendre à son travail (et à d'autres personnes qui sont bien obligées de prendre leur voiture, dans des situations particulières de vie quotidienne où il est "difficile de faire autrement" (rester à la maison, bénéficier d'une autorisation d'absence de son patron, etc.)...

Dans cette "lambada des zautototos" (je maintiens le terme qui exprime bien à ma manière ce que je pense de cette affaire de difficultés de circulation) je "cible" (à vrai dire je fustige d'un oeil autant "rigolard" qu'insolent) tous ces "connards" (le plus souvent des hommes plutôt que des femmes) qui, pour un oui pour un non, te "klaxomerdent" dans les ronds points, te font des appels de phare-coups-de-bâton, quand tu hésites ou "merdoie" quelque peu à prendre telle direction... Ceux là, en effet, je ne les plains pas et je rigole de les voir empêtrés dans la neige, immobilisés et obligés de continuer à pied...

... Soit dit en passant -comme c'est curieux mais "dans l'air du temps"- tous ces "connards" klaxomerdeurs-appels-de-phare-coups-de-bâton... Tu les vois "polis corrects" dans la queue à la boulangerie le dimanche matin, mais dès qu'ils sont seuls dans leur bagnole, impatients et pressés d'arriver là où ils vont, ils deviennent des toutous féroces qui aboient furieusement (c'est à dire qui "klaxomerdent") ...

 

Le cours d'eau qui traverse les paysages

... Quels paysages situés déjà à quelques lieues de là où dévale le torrent encore tout proche de sa source, et ensuite plus loin, à cent lieues dans les plaines ; le torrent puis la rivière va-t-il traverser ?

Ainsi en est-il de ce que tu exprimes et s'écoule en ces premiers lieux où se fait connaître ton cours, et ensuite plus loin en d'autres lieux où l'on voit passer ton cours élargi...

Ainsi en est-il de la portée, de la force, de la clarté de ce que tu exprimes et s'écoule ; et dont la réalité a pu ou non apparaître...

Il y a cette liberté dans le mouvement de l'écoulement, qui devra s'exercer afin que le cours élargi dans les paysages traversés, ne se perde point en rigoles sans issue dans les champs, les prés et les bois...

Il y a aussi tous ces paysages arides, immobiles, sans aucun souffle de vent autre qu'une brise venue d'un même petit bout d'horizon, ou silencieux ; traversés jusqu'à la mer où se jette et disparaît la rivière...

 

Une accélération de l'actualité qui ne va pas dans le bon sens

... La lecture que j'ai faite de la dernière chronique de Jean Claude Guillebaud : "Des citoyens découragés" en page Opinions de Sud Ouest Dimanche du 4 février 2018... M'inspire la réflexion suivante :

En rapport avec ce que j'observe tout autour de moi (actualité, politique, vie quotidienne, relation humaine... En gros, de tout ce qui se voit, se ressent, s'exprime... Il me semble que depuis environ un an ( depuis en fait, le dernier trimestre de 2016) l'on assiste à une accélération de l'actualité du monde tous pays confondus (en particulier dans les pays développés ou en voie de développement) et qui "ne va pas dans le bon sens" et qui de surcroît semble durablement s'installer en s'accélérant encore davantage... Et cela depuis fin 2016...

J'avais déjà dit que depuis 2008 nous étions entrés "de plein pied" dans le 21 ème siècle et que, de 1990 à 2008 nous avions traversé une période de transition entre "l'ancien et le nouveau monde"...

Comme l'écrit Jean Claude Guillebaud dans sa dernière chronique du 4 février : "tout change autour de nous, les repères s'effacent, les frontières bougent, les idées font naufrage"... Le plus grave étant, plus encore que les "bruits de bottes", que la violence sociale, que la perte des "repères"... Le "laxisme bioéthique affiché" et la question environnementale liée au dérèglement climatique et à la pression sans cesse croissante d'une activité humaine qui épuise les ressources des terres et des océans de la planète, et de surcroît, pollue l'air que l'on respire...

Mais ce qui semble changer "dans le bon sens" – il faut le dire- dans l'esprit, dans ce que pensent, dans les manières de comportement et de consommation... De plus en plus de jeunes de moins de 26 ans (et de "citoyens en résistance" ) ... Parviendra-t-il à "ralentir" cette accélération brutale de l'actualité du monde, et comment et avec quels moyens d'agir en face des "rouleaux compresseurs", des "machines à broyer", des "blindés" que sont les lobbies de l'agro alimentaire et de l'industrie et de la grande finance mondiale ?

 

La postérité, une sorte de vie éternelle ? (suite)

... Néanmoins, l'oeuvre littéraire ou artistique d'un "salaud", ou d'un personnage difficile à comprendre, que l'on ne peut aimer en tant qu'humain de par ses actes et de par son comportement qui ont dérangé, scandalisé... Si elle n'est pas, cependant, cette oeuvre, celle d'un imposteur, d'un plagiaire ou d'un imitateur... Demeure une oeuvre "éternelle" ("provisoirement éternelle")...

Les imposteurs, les obscurantistes, en matière de Culture, ce sont ceux qui récusent, au nom de la morale, au nom de la bienséance, l'oeuvre d'un personnage qui a été désagréable voire a été un salaud, en tant qu'humain...

Reste cependant à considérer l'oeuvre d'un écrivain dont l'essentiel du contenu est un ensemble de textes et de productions d'articles, de notes, de développements de pensée, de réflexion, tout cela sur des sujets d'actualité, de philosophie (je pense là, en particulier, à des journalistes littéraires, à des chroniqueurs, à des commentateurs, des personnages du monde de la politique, à des intellectuels auteurs d'essais, d'ouvrages qui ne sont pas des romans)...

Là, en l'occurrence il me semble "essentiel" que ces auteurs là, que ces personnages là, du monde de la pensée, de la culture, en tant que témoins, observateurs, chroniqueurs et commentateurs de leur époque... Soient des personnages, des écrivains qui accordent leur pensée à leurs actes et à leur comportement dans la vie quotidienne et dans la relation qu'ils ont avec les gens autour d'eux...

 

L'effort de lecture

... Tout effort de lecture auquel on s'attelle et que l'on poursuit jusqu'au bout... D'un texte écrit, d'un livre qui demande précisément un effort de lecture... N'est envisageable que dans la mesure où cet effort accompli, peut nous être bénéfique... Et suscite également en nous, une réflexion, ouvre une "perspective", et peut par la suite, changer quelque chose en nous, non pas forcément vers un "meilleur", mais vers un comportement différent dans notre vie quotidienne avec les gens autour de nous, dans la relation que l'on a avec les autres... Et éveille par ailleurs, de l'imaginaire, rejoint des souvenirs, corrige ou complète ce que l'on sait, venant autant de nous-mêmes que des autres ou de ce que l'on a appris...

Sinon, quel est le sens (y-en-a-t-il un d'ailleurs), à un effort de lecture d'un texte difficile, d'une écriture déroutante, et de surcroît, de telle ou telle personne peu ou mal connue ?

Il y a bien de nos jours, accentué et généralisé par la communication immédiate et par la consommation de masse en matière de produits de culture et de loisirs... D'une part (importante) ce qui ne demande pratiquement aucun effort de lecture, et d'autre part ce qui demande un effort de lecture, que l'esprit et que la culture du temps n'incitent guère à accomplir ou à susciter...

 

La lambada des zautototos...

... C'est la lambada des zautototos sur les voies de circulation des régions urbanisées jusqu'en plein Paris toute d'Ile de France le Nord et l'Est de la Frangue qui s'gèle les miches dans les embouteillages...

Mais la société des cons qu'sont en Sion (Sion la Nouvelle Jérusalem de la société de consommation de masse) faut qu'elle avance, qu'elle avance à tout prix... Faut qu'les affaires elles tournent, que le pognon y rentre... Et tant pis tant pis si la société des cons qu'sont en Sion, elle se plante de ci de là la margoulette en slalommant sur les zotoroutes à péage, ça fait travailler les garagistes et surtout les carrossiers quant aux zassurances n'en parlons pas...

Et bonjour bonjour les parkings des stations de ski enneigés verglacés avec des bourrelets iceberguiques de trois mètres de haut la prise de tête pour s'garer...

 

Céline, un auteur qui fâche

... De son vrai nom Louis Ferdinand Destouches, né à Courbevoie le 27 mai 1894, et décédé le 1er juillet 1961 à Meudon.

Soit dit en passant, ce même 1er juillet 1961, Ernest Hemingway se tirait dans la tête une décharge de chevrotines...

 

Céline, un auteur qui fâche... L'on sait pourquoi...

 

Mais de surcroît, et peut-être plus encore qu'il ne fâche, Céline est un auteur "difficile" en ce sens que lire un livre de Céline impose un effort de lecture...

 

Quel professeur de Lettres Modernes (prof de français pour appeler un chat un chat) aujourd'hui dans un lycée en classe de seconde ou de première littéraire, envisagerait sereinement de proposer à des jeunes de 15/16 ans de sa classe, de lire (le livre à lire dans la semaine) "D'un château l'autre" ou "Guignol's Band" ?... "Voyage au bout de la nuit" est sans doute "plus buvable" (c'est incontestablement, "Voyage..." le livre le plus lu, de Céline)...

 

... De toute manière, en matière de lecture, toutes cultures et sensibilités confondues je crois bien dans le monde d'aujourd'hui... Où l'on passe une partie de la journée sur Internet et sur les réseaux sociaux notamment Twitter ( tout ce que l'on peut dire et lire faisant 140 caractères maximum) ; tout livre étant "un peu plus qu'un produit de consommation", ainsi que toute "chose écrite" de plus de 15 lignes sur le Net... Demande assurément "un effort de lecture"...

 

... Pour ma part, m'étant cependant intéressé et m'étant senti motivé à lire Céline, j'avoue que pour "Guignol's Band" j'ai "déclaré forfait" au bout de 50 pages... (Et pourtant je suis sensible à ce style ou type d'écriture qui est celui de Céline, et dans lequel "je me reconnais plus ou moins en partie" ...

Soit dit en passant, quand "on se reconnaît dans l'écriture d'un auteur"... En fait, "on s'y reconnaît mais avec quelque chose de soi-même, de tout à fait différent"...

 

... "D'un château l'autre"... J'essaye, j'essaye... J'avance...J'avance... Page après page...

 

Les âmes d'acier, les âmes de papier

... Si les âmes fortes, en général s'en sortent, même et surtout dans les situations de relation et d'environnement les plus difficiles et les plus incertaines... Et si de telles âmes, aussi trempées que l'acier le plus résistant et en même temps aussi belles que des visages dont on se souvient toujours, ont toute ma faveur et sont pour moi les repères les plus fiables sans pour autant être des modèles... J'exècre en revanche, que l'on piétine, que l'on humilie et que l'on exploite les âmes "moins bien trempées", fussent-elles ces âmes là, des âmes aussi fragiles que du papier crépon...

"Tout le monde n'est pas fait dans le même moule" mais dans ce monde de dureté, de violence, de traîtrise, de m'as-tu-vu-isme, d'esbrouffe et de satisfaction de soi bardé de certitudes rassurantes et confortables ; ce sont toujours des mêmes moules, de la fonte la mieux côtée sur le marché, dont on se sert pour y "alchimiser" dedans, ce qui ressemble à de l'or (mais n'en est point)...

 

La vie est dure, cruelle... Mais belle...

... C'est la raison pour laquelle j'ai lu Bernard Clavel "de fond en comble" : en général, les romans de Bernard Clavel finissent assez mal, parfois même très mal... Le personnage principal meurt en effet (par exemple dans "Le silence des armes")...

Bernard Clavel "ne fait jamais dans la dentelle" en ce sens qu'il dénonce dans ce qu'il raconte dans ses livres, toute l'hypocrisie, toute la violence, tout l'orgueil, toute l'injustice du monde... Les personnages qu'il met en scène et tiennent le rôle principal sont des êtres humbles, pauvres, écrasés par la vie, mais tous, d'une grande dignité et d'une grande ténacité ... Ce sont donc des êtres d'une grande beauté intérieure.

Et Bernard Clavel "ne fait pas de cadeau" aux riches, à ceux qui sont du bon côté de la barrière et profitent, aux imposteurs et aux arrogants...

La vie n'est pas un conte de fées loin s'en faut! Chaque livre de Bernard Clavel nous le rappelle...

Mais tout ce que l'on nous fait avaler en nous gavant, tout ce qu'on nous met comme "olive dans le fondement" -bien huilée et qui chatouille et qu'on en redemande- c'est une "école d'obscurantisme"...

La vie est dure, cruelle, mais belle... Et les âmes fortes s'en sortent toujours sans les "toubibs de la tête et du bide", sans les curés, les imans, les gourous, les trompetteurs... Et les femmes belles autant du dedans (sinon plus) que du dehors, sont belles même avec un sac de patates sur le cul !

 

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