Le p'tit coin de Yugcib

Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui vont venir à la suite de mes "Alvéoles" dont les 3 dernières la 10, la 11 et la 12 ne figurent pas dans le sommaire...

Et si le silence était une amitié dont on ne sait rien ? ...

... Le silence peut être celui d'une amitié dont on ne sait rien, ni du lieu où se tient cette amitié, ni de qui est cette amitié...

Il faudrait pouvoir prendre le silence, dans la certitude d'une amitié dont on ne sait rien, dont on ne sait où elle se tient, dont on ne sait de qui elle est... Pour la meilleure, pour la plus sûre de toutes les réponses au pourquoi d'un silence, d'un silence dont on ne devrait pas déplorer l'existence, d'un silence que l'on ne devrait pas interroger avec autant d'insistance et parfois de colère ou de dépit...


 

Disparition d'espèces, un constat alarmant et effrayant !...

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... Ce magnifique minou, un lynx pardelle qui vit dans le sud de la péninsule Ibérique , est en voie de disparition... Ainsi d'ailleurs que bon nombre d'autres lynx en Europe, et animaux dans le monde...

Au parc animalier, zoo d'Amnéville près de Metz, où vivent environ 2000 animaux, l'on peut lire sur chaque fiche descriptive, 2 fois sur 3 pour chaque animal, que cet animal figure sur la liste des espèces en voie de disparition ou d'extinction. Les causes principales de toutes ces disparitions d'espèces sont liées à une culture intensive, aux pesticides, à la déforestation, à l'extension des zones urbanisées et surtout péri urbaines que sont ces ZAC, ces ZI autour de toutes les villes... Les paysages durablement et profondément modifiés par l'activité humaine, par le mode de vie des humains, par l'étendue et la densification des infrastructures routières ( surfaces bitumées, ronds points, parkings, autoroutes et voies ferrées pour trains à grande vitesse avec leurs emprises clôturées)... Ne permettent plus à bon nombre d'animaux sauvages de se nourrir, de se reproduire...

Non seulement les paysages sont de plus en plus urbanisés et cela sur d'immenses surfaces, non seulement les cultures intensives prennent de l'ampleur, non seulement les grandes forêts de l'Amazonie et des régions tropicales et équatoriales perdent chaque année l'équivalent en étendue, de centaines voire de milliers de terrains de football ; non seulement de plus grandes quantités de pesticides sont déversées sur les cultures, non seulement la pollution des sols, de l'air, des cours d'eau et des océans se poursuit en s'intensifiant... Mais en plus, et par voie de conséquence due à l'activité humaine, les climats locaux, les vents, les précipitations, sont bouleversés, la tendance à un réchauffement général du climat devient perceptible d'une année à l'autre...

Cependant l'on observe tout à fait paradoxalement, mais cela s'explique... Une prolifération de certaines espèces animales qui elles, "profitent" de l'activité humaine, en fait de ce que les humains rejettent, ou produisent ; une prolifération de rongeurs, de prédateurs, de "nuisibles", d'insectes, de toutes sortes d'espèces vivant, se nourrissant et se reproduisant en partie dans le voisinage de l'humain et dans l'environnement modifié par l'humain... Toutes ces espèces là, proliférant au détriment des autres espèces...

Nous avons d'un côté les défenseurs des espèces menacées, qui s'organisent et agissent, et cela dans de nombreux pays du monde... Mais nous avons aussi la pression exercée par les lobbies de l'agriculture et de l'alimentaire ; d'une telle importance et surtout d'une telle domination sur l'ensemble de la planète, que cette pression et que cette domination sont bien plus fortes que toutes les actions menées par les défenseurs des espèces menacées. C'est "le pot de terre contre le pot de fer" pour ainsi dire !

Notre mode de vie, d'alimentation, de consommation de produits marchands, généralisé et commun à l'ensemble des populations de la planète, en majorité des populations urbaines de grandes mégapoles, qui est celui d'au moins déjà, plus de trois milliards et demi d'humains, même s'il n'est pas ou peu celui des deux milliards d'humains les plus pauvres et donc de ceux qui consomment beaucoup moins ; notre mode de vie et le nombre d'humains ayant ce mode de vie, ne sont guère compatibles avec ce qu'en économie et en politique on appelle "développement durable" (par exemple avec la production bio des grandes enseignes et des lobbies du bio)... Il est en effet difficile voire "surréaliste" de concilier "développement durable" (sans changer grand chose à notre mode de vie) et préservation/protection des espèces, des sols, des ressources naturelles... C'est comme si l'on essayait de maintenir à flots, une embarcation prenant eau par le fond !

Certes, produire de la nourriture (viande d'animaux d'élevage, céréales, légumes, fruits,

poissons) n'est pas "une mince affaire" et cela chaque jour... Pour plus de sept milliards d'humains et sans doute neuf milliards bientôt... Mais l'une des réalités quotidiennes en habitude de consommation alimentaire, est que dans un pays de 66 millions d'habitants, la France, l'on consomme par an rien qu'en viande bovine, 1,55 million de tonnes de cette viande ! (Ou... 50 kilogrammes PAR SECONDE de viande bovine en France !)...

... Les voyez vous donc défiler, par centaines, par milliers, à la chaîne, en immenses troupeaux longs comme plusieurs kilomètres d'autoroute, les bovins, à l'entrée des abattoirs !

Hallucinant !

Je suis donc assez pessimiste en matière de préservation et de protection des espèces menacées en dépit de tout ce qu'entreprennent les défenseurs (associations, organisations, initiatives individuelles ou collectives) du fait que rien ne change vraiment dans le mode de vie qui est le nôtre et que les lobbies d'ailleurs poursuivent leurs objectifs de production, d'extension des cultures, d'utilisation des pesticides, de déforestation, de modification de l'environnement naturel, d'exploitation sans limite des ressources... Tout cela nous dit-on, nous martèle-t-on, pour soit disant "pouvoir nourrir encore plus de monde" et "permettre à un plus grand nombre d'humains encore démunis d'accéder à une consommation comparable à celle des mieux pourvus et des "un peu plus riches" !

Cette civilisation qui est la nôtre et que l'on veut à tout prix sauvegarder et autant que possible, rendre meilleure, plus juste, plus ceci/cela... Si l'on la représentait par un graphique tel celui par exemple de l'évolution de la Bourse, l'on verrait une "courbe" avec des hauts et des bas, qui en certains espaces serait plus ou moins ascendante, en d'autres espaces plus ou moins régulière, et parfois, plus ou moins descendante, mettant en évidence des creux... Et tout ce qui est mis en oeuvre (en activité humaine) sans qu'il soit question ni de "morale", ni de "bon ou de mauvais") à partir du moment où, comme la "courbe de la Bourse" sur du "moyen long terme" ça "enfle" (avec les hauts et les bas)... à force d'enfler, cela finit par une crise très grave, à vrai dire un "trou" dans lequel tout s'effondre et disparaît en quasi totalité... C'est ce qui va finir par se produire... par "trop plein, étouffement, asphyxie, pénurie, empoisonnement"...


 

La grande mode des hôtels à insectes...

... L'on voit depuis environ 2 ans, et cela de plus en plus un peu partout dans les jardineries, notamment dans les grandes surfaces de jardinage loisirs... Toutes sortes d'hôtels à insectes, des gros, des moyens, des petits, à installer (parfois après les avoir montés soi même)... C'est "la grande mode"! Le grand engouement du temps présent!

Je suis sidéré que tant de gens (souvent demeurant en lotissement urbanisé) puissent croire que des centaines d'insectes vont ainsi venir loger dans ces "cabanes" dont certaines d'un bon mètre de hauteur et de presque autant de large, sont vendues dans des "Botanic" jusqu'à des 200 euros !

Comment voulez vous (par quel "miracle") ... (rire)... que les insectes en réalité, vont venir par centaines voire par milliers, s'installer dans ces structures faites de bouts de bois troués, de paille, de brindilles, de morceaux de tuiles etc.?...

Ridicule !

... Bien sûr, "ça fait joli dans le jardin, ça en jette" ! Mais quelle gabegie dans la consommation de masse loisirs équipements jardinage, cette folie d'hôtels à insectes !

Je voudrais bien rencontrer quelqu'un qui sera en mesure de me prouver par A plus B que ces hôtels à insectes attirent des centaines d'insectes... Alors même qu'on le sait il y a des études scientifiques montrant que de nombreuses espèces d'insectes sont en voie de disparition en se raréfiant du fait des pesticides et de toutes les vacheries qu'on fout dans la terre...

D'ailleurs, la vérité c'est que les espèces les plus nuisibles et les plus prédatrices dans le mauvais sens, elles, s'adaptent aux pesticides et que les survivants donnent des générations plus résistantes, ce qui pousse les lobbies (Bayer, Monsanto) à produire sans cesse des pesticides encore plus forts...


 

Pourquoi dit-on que le temps passe si vite ?

.. L'on entend dire souvent que plus l'on avance en âge, l'on trouve que le temps passe vite...

A vrai dire le temps passe déjà tout aussi vite ou presque lorsque les gens sont plus jeunes, et cela depuis la fin de l'enfance, depuis la fin de l"adolescence, depuis "l'entrée dans la vie active"...

Cette impression que le temps passe vite, je crois qu'elle vient du fait que nous ne prenons pas en nous, que nous ne ressentons pas, la dimension et la densité de l'instant présent, du moment vécu... Sans cesse préoccupé que nous sommes de "nous projeter en avant", dans le moment d'après, dans ce que nous avons à faire ou nous voulons faire, dans le jour du lendemain, dans un temps ultérieur avec un ou des projets (projets de toute nature)...

Ainsi en nous pojetant en avant, même dans un en avant tout proche, celui de l'heure suivante, du jour de demain... Perdons nous de vue, de ressenti, le moment ou l'instant que nous vivons qui déjà "s"enfonce dans le temps" (et ce qui peut sembler paradoxal, nous paraît "trop long" voire parfois "ennuyeux" à vivre)...

Une fois perdu en partie ou quasi totalement, en nous, cette dimension et cette densité de l'instant vécu, dès lors même que l'on s'en rend compte et que l'on aimerait bien retrouver au moins en partie... Il s'avère très difficile, cela demande un effort considérable, de la retrouver cette dimension et densité de l'instant présent...

Il me paraît certain que "le temps passe moins vite" lorsque l'on conserve en soi la capacité de ressentir, de percevoir, de vivre, de toucher, de voir, de sentir, d'entendre, d'appréhender... Dans la mesure même, dans la dimension et dans la densité qu'il y a dans le moment vécu, l'instant présent... Sans avoir la moindre préoccupation, le moindre souci du moment à venir, et donc, de ce que pouvons avoir envie de faire ou de prévoir...


 

Le bon sens des choses et des êtres...

     Ce qui manque à la plupart des gens de ce monde, des gens du "commun" tout comme peut-être aussi des gens dont on dit qu'ils sont "hors du commun"... C'est le "bon sens", le sens naturel, authentique et intemporel des choses, des êtres, que l'on peut avoir en soi...

Le "bon sens" s'acquiert davantage par le toucher, par le voir, par l'entendre, par le sentir et cela dans toutes les nuances... Que par le raisonnement, la pensée, l'idée ou la logique que l'on se fait tout à fait personnellement, des choses, des êtres...

En ce sens, Pierre Auguste Renoir le peintre, né en 1841 et mort en 1919, fut, bien plus que l'ensemble de ses contemporains, hommes et femmes du commun comme du "hors commun" y compris les génies, les savants, les littérateurs, les grands penseurs de son temps, un être qui avait du "bon sens", un "bon sens " inné, aigu, lucide, de toutes choses...

Souvent ce sont les gens simples, de la campagne, qui ont ce "bon sens" des choses et des êtres, un "bon sens" qui leur vient tout naturellement de ce qu'ils observent autour d'eux, qu'ils regardent, entendent, sentent, touchent de leurs doigts... et qui leur donne ce "savoir", cet entendement, cette compréhension, que les intellectuels avec leurs connaissances, leur raisonnement, leur "vision du monde", leur langage, leur pensée, et tous les livres qu'ils ont lu, tout ce qu'ils ont appris à l'école puis au collège puis au lycée puis encore à l'université... N'ont pas ou ont perdu en partie...

Le "bon sens" en effet, ne s'apprend pas à l'école, ne s'apprend pas comme on apprend la géométrie, la philosophie, l'astronomie, le calcul, l'économie... Il n'est pas non plus selon l'idée de Rousseau, le fait que les hommes naîtraient en sachant tout, comme s'ils avaient en eux dès la naissance et même avant en tant que foetus, le "germe" du savoir qui va peu à peu se développer au fil de l'expérience de la vie dans tel environnement familial et social... Car nous naissons bel et bien en ne sachant rien...

En ce sens, soit dit en passant, nous sommes, nous les Sapiens, différents des Néandertaliens qui disparurent il y a trente mille ans et qui avaient, eux, à l'arrière de leur cerveau, une "zone d'acquis" (en revanche les Néandertaliens n'avaient pas comme nous les Sapiens, dans le lobe frontal du cerveau, suffisamment développée, cette "zone siège de la capacité d'adaptation, de la créativité et de l'invention" si déterminante pour l'évolution et la perpétuation de l'espèce humaine (homo Sapiens Sapiens)...

Certes, handicapé -si l'on peut dire- par cette absence d'acquis générationnel venu du fond des âges qui est le propre de bien des espèces vivantes en particulier des néandertaliens qui vécurent pendant 250 000 ans ; Homo Sapiens en naissant, puis dans les toutes premières années de sa vie, devait "tout apprendre" mais il avait en revanche cette capacité à s'adapter, à entreprendre, à découvrir, à créer, imaginer, que Néandertal n'avait qu'en partie...

... Voici quelques réflexions relevées par Jean Renoir au sujet de son père Pierre Auguste Renoir, dans le livre qu'il a écrit "Pierre Auguste Renoir, mon père" :

"La démocratie a supprimé les titres de noblesse pour les remplacer par des distinctions tout aussi puériles"

"Moi, du génie? Quelle blague! Je ne prends pas de drogues, n'ai jamais eu la syphilis et ne suis pas pédéraste! Alors?..."

"Il faut une sacré dose de vanité pour croire que ce qui sort de notre seul cerveau vaut mieux que ce que nous voyons autour de nous. Avec l'imagination on ne va pas loin tandis que le monde est si vaste. On peut marcher toute une vie et l'on n'en voit pas la fin."

"Un bouchon : il faut se laisser aller dans la vie comme un bouchon dans le courant d'un ruisseau."

"Ce qui se passe dans mon crâne ne m'intéresse pas. Je veux toucher...au moins voir...!"

"On savait à la fois lâcher un pet en société et accorder les participes. Aujourd'hui, les Français ne pètent plus mais parlent comme des illettrés prétentieux."

"Tu suis le courant... ceux qui veulent le remonter sont des fous ou des orgueilleux, ou pire, des destructeurs. De temps en temps tu donnes un coup de barre à gauche ou à droite, mais toujours dans le sens du courant."

"Les choses sont ce qu'elles sont. L'analyse du sang ne m'aide pas à donner avec mon pinceau l'idée de la circulation."

"C'est très gentil la découverte par Newton de la loi de la chute des corps. Mais ça n'empêche pas que la découverte par une maman de la façon de tenir un bébé existe aussi."

... De ces réflexions là, de Pierre Auguste Renoir, il y en a presque à chaque page du livre, et le livre en collection "poche" a 507 pages...


 

Quelques personnages dont je me souviens, du temps où je travaillais au Tri Postal du PLM à Paris

... Quelques personnages dont je me souviens, du temps où je travaillais au centre de tri postal du PLM à Paris, de 1967 à 1976...

Si mes connaissances sont exactes, c'est en 1923 que les PTT (Postes Télégraphe Téléphone) ont loué (un bail de 50 ans) à la SNCF, les locaux nécessaires à l'exercice du tri postal. Ce bail ayant expiré en 1973 il fut renouvelé juqu'au moment de la fermeture définitive en 1996...

Le PLM fut en fait le dernier centre de tri postal parisien à fermer en 1996, tous les autres ayant cessé leur activité quelques années auparavant...

http://yugcib.forumactif.org/t518-quelques-personnages-dont-je-me-souviens

La pensée commune en matière de culture...

... La culture qui fait réfléchir, qui permet de prendre du recul, d'avoir des ancrages et suscite en la développant, une critique lucide et nuancée... Cette culture là, dis-je, n'est en aucune façon celle par exemple, de la corrida, des fêtes et des festivals et des spectacles de musique qui foisonnent durant la saison estivale en France, toutes manifestations qui dans l'ensemble, en dépit de ce qu'elles peuvent apporter à un public diversifié, parfois "averti" et dans une certaine mesure "cultivé" (ou sensibilisé), n'en demeure pas moins (cette culture)  assujettie, conditionnée, formatée dans une société de consommation loisirs culture ressemblant davantage à un marché ; et "mise à la mode" et dont la finalité n'est autre que celle, principalement, des "retombées économiques" attendues par les pouvoirs publics, les lobbies du loisir et du spectacle...

Et même les "petits festivals" et les manifestations culturelles locales en matière de spectacles, se "coulent dans le moule" (plus ou moins) dans la perspective de ces "retombées économiques" où le tourisme joue un rôle déterminant en des lieux de vacances privilégiés par des dizaines de milliers de gens, de la région, de France, et de pays étrangers ; faisant travailler "plein pot" les restaurateurs, les hôteliers, les boutiquiers, les cafés... sans compter les taxes perçues pour le stationnement des véhicules, les locations de salles...

Pour tout cela, dans cette "finalité" il faut forcément une culture à la portée du plus grand nombre, une culture qui puisse se fondre dans la diversité des sensibilités, répondre à des attentes particulières, lesquelles attentes sont supposées réelles et être "dans l'esprit du temps" ...

... Je ne pense pas que ce soit "cela", la culture ! (c'est à dire un monde qui tourne comme un manège dont les chevaux de bois ont été remplacés par des nacelles volantes, un monde qui jette des clowns et des comédiens et des musiciens dans la rue, davantage pour "faire tourner le monde" en amusant et en émotionnant les gens, que pour contribuer à ce que le monde change ...


 

La complexité de l' Œuvre...

"Les religions sont comme les vers luisants : pour briller, il leur faut de l'obscurité"

 

[ Arthur Schopenhauer ]

 

... Mais si les religions pouvaient disparaître – un jour viendra je pense, où elles finiront par disparaître en tant que telle ou telle de ces religions – et que seule et universelle demeurera la croyance et même la foi en un Dieu créateur... Ou encore la croyance en une intelligence, en une force, en une énergie, en une mécanique de la vie (en somme en "quelque chose qui ressemble à Dieu")... Alors la croyance, et plus fort encore que la croyance, la foi... pour briller, n'auront plus besoin de l'obscurité mais au contraire, de la lumière, pour autant que la lumière se révèlera supportable aux yeux à mesure qu'elle éclairera davantage...

Car la croyance en un Dieu créateur, déjà même du temps d'aujourd'hui des religions, est compatible avec la science, avec la connaissance...

La complexité de l' Œuvre dans sa conception, dans son développement, dans son évolution, dans ses manifestations, dans sa diversité, dans sa "programmation", dans son "destin"... La complexité de l' Œuvre a sans doute nécessité une explication par le Livre, par l'Ecriture ou par la Parole, qui puisse être accessible à l'Humain...

L'athéisme lorsqu'il n'est pas lui aussi une religion, reconnaît la complexité de l' Œuvre, reconnaît tout le questionnement qui demeure encore au delà de chaque avancée de la science, au delà de chaque avancée dans la connaissance...


 

La dématérialisation d'un objet, d'un être vivant...

... Il était impensable en 1950 et même encore jusque vers 1980/1990, d'envisager que l'on pourrait un jour "dématérialiser" en un fichier informatique de l'image (une photo), une séquence filmée (un film familial réalisé avec une caméra telle qu'il en existait dans les années 1960/1970)...

Il n'y avait alors d'autre possibilité de transmission, d'exposition, d'envoi à un destinataire, que celle par exemple de mettre des photos dans des albums à couverture et pages cartonnées, d'envoyer la photo dans une lettre, ou encore de visionner à l'aide d'un appareil de diapositives et d'un projecteur sur un écran, les photos de tel été, de tel événement familial, le film en bobine dont il fallait joindre les morceaux en vue de sa projection...

Ce qui était impensable en 1950 ou même encore en 1980, est devenu possible, réalisable, grâce à la numérisation, un procédé qui consiste en gros à décomposer l'image fixe ou animée en un ensemble de petits points ou éléments lumineux appelés "pixels", lequel "ensemble de points" (de milliers de points) apparaît en image fixe ou animée en un fichier joint dans un "courriel" (messagerie électronique, internet, réseaux sociaux)...

En somme la numérisation c'est une sorte de "dématérialisation" de l'image réelle... Et "dématérialisation" cela fait penser à "téléportation" : l'"objet image" (ou séquence filmée) une fois "dématérialisé", en quelque sorte se "rematérialise" ailleurs (ailleurs c'est à dire là où l'on souhaite qu'il se rende et qui peut être vu)...

... Nous en sommes aujourd'hui au stade technologique de l'impression en trois dimensions, c'est à dire que des imprimantes sont aujourd'hui capables de reproduire un objet physique (mais pas cependant dans sa matière et composants d'origine)...

Et quand je dis "matière et composants d'origine" je pense à ce qui est encore "impensable" aujourd'hui -mais à mon avis ce sera un jour réalisable- c'est à dire à la "dématérialisation" d'un objet physique, d'un objet animé ... et même d'un être vivant, par un procédé qui "ressemblera" à la numérisation ( sauf qu'au lieu de "pixels" ça sera "d'autres sortes de points ou éléments")...

C'est alors que sera devenu réalisable la "téléportation" d'un objet, d'un être vivant, de tout ce qui est composé d'éléments de matière...

 

 

Voltaire se retourne dans sa tombe en voyant ce qu'on fait de la tolérance...

... Si au nom de la tolérance on tolère n'importe quoi ( n'importe quoi étant en gros tout ce qui contrevient à l'ordre naturel et intemporel des choses et au principe tout aussi naturel et intemporel de la relation entre les êtres vivants, en pervertissant, en dénaturant cet ordre des choses et de la relation )... Alors c'est qu'on n' a rien compris à la tolérance, et que l'on fait se retourner Voltaire dans sa tombe...

Tolérer n'importe quoi c'est contribuer à péréniser et à aggraver l'intolérance, plus que persister dans l'intolérance telle que Voltaire la dénonçait...

Tout ce qui suscite et justifie une "intolérance de combat" contre ce qui dénature et pervertit le sens authentique et immuable des choses, le sens tout aussi authentique et immuable de la relation, de toute relation entre les êtres vivants ; est une nécessité autant qu'un devoir...

C'est exactement, pour la tolérance, la même problématique que pour la paix, la paix à laquelle tant d'entre nous, humains, aspirent : la paix à n'importe quel prix à payer, en particulier le prix de la soumission/acceptation/démission ; ne peut qu'être la cause de la guerre qui va nous être faite. Ainsi la paix à laquelle nous aspirons, ne peut-elle se construire que par une intolérance combattante de tout ce qui s'avère lourd à payer si l'on l'accepte...

 

Lorsque disparaît un Personnage...

... La mort de Claude Rich le comédien ayant joué dans une cinquantaine de pièces de théâtre et dans 80 films, à l'âge de 88 ans,  survenue le jeudi 20 juillet 2017 ; m'inspire la réflexion suivante :

 

Lorsque, tel un coup d'orage ou de bourrasque auquel on ne s'attend pas parce que le ciel tout chargé de nuées qu'il est nous voit encore le sarcloir à la main dans notre jardin, ou que retentit la sonnerie du téléphone au moment du déjeuner... Le poste de radio ou la télévision en marche, ou la première page du journal nous annonce la disparition de quelque grand personnage, artiste, écrivain bien connu... Au moment même où tombe l'information, nous sommes en général toujours surpris dans le feu d'une activité quotidienne, par exemple en essuyant une casserole, ou le pantalon au bas des chevilles assis sur la cuvette des WC, en pleine discussion familiale sur tel ou tel sujet, en train de rédiger un message sur un forum d'internet ou sur Facebook, Twitter ; ou dans notre jardin à tailler un rosier, ou encore en débouchant un lavabo...

Ainsi sommes nous saisis, l'outil, la serviette, le crayon à la main, ou devant ce qu'affiche l'écran de notre ordinateur et qui retient notre attention... C'est toujours ou presque, comme cela que ça se passe, chaque fois que claque tel un coup d'orage ou de vent, l'annonce de la mort d'un Personnage... Et c'est à peine si, saisis que nous le sommes, nous réalisons, nous recevons la nouvelle, telle une mouche inopportune venue se poser sur le bord de notre assiette...

Faut-il alors, dans le feu de notre action, tout laisser choir, demeurer interdit, debout et le regard arrêté et l'oreille déconnectée en face de tout ce qui nous entoure ... ou bien poursuivre jusqu'au bout ce que nous faisions, ou du moins s'apprêter à interrompre notre action ou à y surseoir?

En somme, la mort serait "un événement indécent" (ce n'est point qu'elle "serait", en fait -et de fait- elle l'EST, un événement "indécent"... Parce qu'elle nous dérange en ce sens que le temps du dérangement précède le temps du regret, du chagrin, du ressenti, de l'émotion, du commentaire, de tout ce qui nous vient -ou nous va venir- à l'esprit, au sujet de ce Personnage dont on vient d'apprendre la disparition...

 

 

Un trou de 8 milliards d'euros mais 40 milliards de dividendes aux actionnaires!

... La Cour des Comptes faisait état dernièrement d'un "trou" de 8 milliards d'euros, ce qui portait à 3,2% au lieu des 2,8% espérés (ou proches de 3%) l'excédent déficitaire autorisé par l'Europe de Bruxelles ; la France étant de ce fait le pays de l'Union Européenne, le moins "respectueux" de la règle budgétaire assignée...

Mais la France est aussi le pays de l'Europe qui verse le plus de dividendes aux actionnaires, et cela depuis trois ans, occupant la première place du podium avec 35, 4 milliards d'euros de dividendes versés durant le seul 2ème trimestre 2016 !

À titre de comparaison, pour prendre pour référence le 2ème trimestre 2016 par rapport au 2ème trimestre 2015, la progression des dividendes a été en Amérique du Nord (USA et Canada) de 4,3% ; en Europe hors Royaume Uni et France de 4,1% ; en Asie et Pacifique de 3,7% ; sur l'ensemble du monde tous pays confondus, de 1,2%... MAIS LA FRANCE AU 2ème TRIMESTRE 2016 A VERSE AUX ACTIONNAIRES 11,2% de plus qu'au 2ème trimestre 2015...

Si "je comprends bien" au regard de ces chiffres, la planète toute entière sur cette question de la répartition des richesses et de la rétribution des actionnaires, serait "dix fois plus morale" si l'on peut dire, que la France !

Bon sang, ces 8 milliards d'euros qu'il faut – dixit Macron et En Marche- "éponger" afin de "rentrer dans les clous" en 2018... QUE NE LES REPREND -ON PAS sur les 35, 4 milliards d'euros versés aux actionnaires ! Ce qui représenterait 22,5% de ces 35,4 milliards!

 

... Roosevelt en 1932, imposa une taxation confiscatoire de l'ordre de 63 à 91% (en moyenne 80%) de tous les revenus de quelque provenance que ce soit, supérieurs à 200 000 dollars par an de l'époque (1932) soit l'équivalent de nos jours à 770 000 euros par an...

Cette mesure qui est économiquement possible -et souhaitable- demeura en vigueur aux USA, de 1932 jusqu'en 1980. Néanmoins, il ressort de cette période de 1932 à 1980, que les Etats Unis d'Amérique ont été la nation la plus riche du monde avec le plus grand nombre de riches, en dépit d'une telle "taxation confiscatoire" !

 

... Que les "donneurs de leçon de morale" (les gros comme les moyens comme les petits) en matière d'économie, de "serrage obligé de ceinture", tous plus ou moins convaincus de la "bonne parole", arrêtent de nous "bassiner" avec leurs discours, leurs arguments, leurs exemples sur les "pays qui marchent dans les clous" !

... Pour conclure -soit dit en passant- que représentent ces 850 000 d'euros d'économie à faire sur le budget de l'Armée : tout juste 2 % des 35, 4 milliards d'euros de dividendes sur 1 trimestre !

 

Plus que la pression démographique, la pression de l'activité humaine...

... Cent millions d'Européens au début du 16 ème siècle, cinq cents millions au début du 21 ème siècle...

 

... Au début du 16 ème siècle, cent millions d'Européens représentait pour l'époque une pression démographique d'autant plus importante et problématique, que les moyens de production agricole et industrielle dépendaient d'une technologie, d'un outillage, très rudimentaires... De telle sorte que les besoins alimentaires en particulier, en céréales notamment, ne pouvaient être satisfaits, pour pouvoir nourrir autant de gens...

La pression démographique, de cinq cents millions d'Européens au début du 21 ème siècle, n'a plus (ou beaucoup moins) pour incidence directe, comme au début du 16 ème, une production insuffisante de denrées alimentaires et donc une incidence sur la vie, sur l'existence même de cette population à ce niveau de cinq cents millions de personnes, comme cela était le cas au début du 16 ème avec cent millions d'habitants...

En revanche -ce qui est encore bien plus problématique qu'au début du 16 ème- ce qui a radicalement changé et qui devient de plus en plus inquiétant, c'est la pression de l'activité humaine exercée, bien sûr par sa plus nombreuse population d'une part, mais aussi par la pression de son activité sur la charge potentielle écologique que l'espace européen est capable de supporter, d'autre part.

Autrement dit, la production et le rendement sont largement suffisants pour cinq cents millions de personnes, mais cette production et ce rendement exercent sur l'environnement une pression d'activité humaine devenue trop forte avec une incidence sur la vie et sur l'existence même de la population... Et, il en est de même dans les pays d'Asie, en Afrique, en Amérique du Nord et du Sud, en particulier dans les pays dits "en voie de développement"... D'autant plus que l'industrialisation, que les emplois, que l'activité commerciale, économique de marché, se fait dans et autour de grandes mégapoles dont bon nombre de ces mégapoles dépassent le million d'habitants (jusqu'à 20, 30 millions pour certaines)...

De ce fait, les flux migratoires les plus denses se font quasiment tous vers les régions et vers les pays qui ont déjà une population très dense, ce qui par le passé durant des millénaires était souvent le cas mais demeurait tout de même un mouvement naturel de populations en fonction de certains événements survenant (climatiques ou sociaux)...

 

Questionnement littératoque déjanté

Les Maures décédés relationnent-ils entre eux dans le grand salon sans murs sans plafond sans sol sans portes et sans fenêtres... et sans armoires... au dessus de Sofia lorsque les anchois au ventre ouvert à coups de serpe déversent de leurs anus de la crème fouettée tout au long des algues dessechées ?

Les cailloux mangent-ils des souris ?

Les éléphants se balancent-ils sur les toiles d'araignée ?

Par la portière avant droite ouverte de ta celtaquatre à vapeur, vois-tu passer des girafes décapitées quand tu verses du thé gris dans le dé fendu dont ton arrière grand mère t'avait donné en cadeau de mariage lorsque ton vieux tonton en knickers découpait le gâteau du repas de noces ?

Si la messe est dite pourquoi les capsules carrées et les bouchons ronds sautent-ils si peu haut et retombent-ils en faisant des pas de crabe sous les portes des WC du quatorzième étage de la tour du Maine ?

Si la série dans son dernier épisode à la tu-es-laid t'as déplu, pourquoi t'as zappé sur le défilé des tambourins et des chaises percées à trois pieds qui ne te seyait guère plus qu'une longue altercation entre députés d'En Marche dans l'hémicycle de l'assemblée nationale au sujet d'une possible islamo compatibilité et d'une tout aussi possible adoption quoiqu' à une très courte majorité, de la GPA ? ... Alors même que juché sur le plus haut tabouret de ton bar à tapas en merisier, tu triturais entre tes doigts une boule de pétanque en caouctchouc en te demandant si tu n'allais pas faire installer au fond de ton jardin, une toilette sèche ?

Et d'ailleurs, ce défi laid que tu te lanças après avoir zappé sur le défilé des tambourins, et qui consistait en une enfilade par la tête de la moitié de ton être dans la poubelle d'un restaurant de crustacés, n'était-il pas aussi réalisable que le saut à l'élastique de 90 mètres que fis pour épater ta copine depuis le parapet du pont de Luc Saint Sauveur une après midi de 14 juillet, en dépit d'une arythmie de 5000 extrasystoles par 24h ?

 

 

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