Le p'tit coin de Yugcib

Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui vont venir à la suite de mes "Alvéoles" dont les 3 dernières la 10, la 11 et la 12 ne figurent pas dans le sommaire...

Petit déjeuner à l'école pour tous

... Je vois 3 cas de figure :

- Premier cas : le gosse de parents très pauvres, le buffet vide à la maison dès le 15 du mois, tout juste un bol contenant de l'eau chaude (si le gaz a pas été coupé) avec une cuillère à café d'un fond de boîte de Nesquik et d'un peu de Régilait, la moitié d'un chocorem (l'autre moitié pour demain matin)... Le gosse part à l'école où il arrive la faim dans le ventre...

-Deuxième cas : le gosse de parents "qui ont les moyens" mais sont très négligents parce que ni le papa ni la maman ne se sont levés le matin un quart d'heure plus tôt pour faire déjeuner leur petiot, résultat le gosse part à l'école sans rien avaler, lui aussi il arrive à l'école la faim dans le ventre...

-Troisième cas : le gosse de parents pauvres ou riches mais qui a correctement déjeuné parce que ses parents se sont bien occupés de lui... Il arrive à l'école, il n'a plus faim du tout...

... Ma question est la suivante : comment on gère cela ?

-Est-ce que la maîtresse d'école va demander à l'enfant qui n'a pas faim, qui a déjà bien déjeuné donc, de donner son petit déjeuner à l'un ou l'autre des enfants affamés ?

-Est-ce qu'on va verser dans la "leçon de morale" à l'encontre des parents négligents ?

-Et si tout ce qui est donné aux gosses à l'école, pour ce petit déjeuner, n'est pas totalement curé, bouffé, lampé, léché/pourléché... donc s'il y a des restes, est-ce qu'on fout à la poubelle?


 

Un joli minou roux ...

... Un joli minou roux, avec un beau p'tit collier civilisé, et un grelot en laiton ; stationne, gambade, cherche le mulot ou la sour'rru... Dans l'espace vert (un champ) situé devant ma maison à Tartas, de l'autre côté de la route. (Il y a un lotissement en deçà du champ où de petits arbres ont été plantés de loin en loin le 11 décembre 2011 par la municipalité)...

Je vois souvent gambader ou en position de guet ce joli minou roux... Quand y' a 3 jours que je l'ai pas vu, je m'inquiète...

Un jour (c'était il y a bien 4 ou 5 mois, donc sans doute l'été dernier) je me suis approché de ce minou, qui s'est laissé caresser et même a demandé des mamours à n'en plus finir, me grimpant au pantalon, et se roulant par terre à mes pieds...

Hier, alors que d'ordinaire ce minou ne traverse jamais la route, je le vois rappliquer dans mon jardin face à la maison, il a sauté par dessus le portail... J'étais assis sur un pliant dans l'entrée (un renfoncement servant d'entrée)... Voila-t-il pas que ce minou se radine vers moi à toute vitesse, et se met à rouler sur le dos à mes pieds, je le caresse, il n'en finit plus d'effectuer des roulades et de quérir des tas de mamours... Je n'arrivai plus à le quitter, lui faire comprendre que je voulais rentrer dans la maison et a il a fallu que je le laisse là, je suis rentré, refermant la porte...

"C'est minou qui" je me suis dit, "quels sont les gens de ce minou", quelle est la maison de ce minou"... Je voudrais savoir quels sont les gens de ce minou... Il y a dans ce lotissement en face, 22 maisons...

J'ai pensé (mais je n'avais rien en main pour le faire) à écrire sur petit bout de papier (un message) avec ceci inscrit : "Votre joli minou est venu spontanément vers moi comme si j'étais le Bon Dieu et comme si d'instinct il savait que j'étais l'ami des minous" ... Avec mon numéro de téléphone mon nom et mon adresse... J'aurais plié le bout de papier que j'aurai attaché au p'tit collier civilisé ou sous le grelot en laiton...

C'est une route (une départementale à moyenne circulation) qui va de Tartas jusqu'à Orthez. Et devant chez moi y'a pas de ralentisseur surélevé en forme de boudin, les bagnoles roulent vite, et j'ai peur que ce joli minou roux avec son p'tit collier civilisé (rouge) et son grelot en laiton, prenne l'habitude de traverser la route, lui qui, jusqu'à présent ne la traversait jamais et restait à gambader dans le champ en face...

... Y'a aussi les minous d'Intermarché (une bonne vingtaine, tous n'étant d'aucune maison, et vivant en liberté)... Le soir vers 7h quand Intermarché ferme, les caissières leur apportent des croquettes, ils sont alors tous là, queue en l'air... C'est un spectacle !

Ils ont leur abri aménagé (on leur a confectionné des niches dans de gros cartons recouverts de toile plastifiée, avec de vieux pulls à l'intérieur, sous les arbustes en bordure du parking)... Dans la journée on en voit déambuler toujours un, deux ou trois... Mais sauf 1 ou 2 ils se laissent pas trop approcher... Souvent, en vélo, je viens voir les minous d'Intermarché... Y'a une association à Tartas d' amis des minous, et ils font de temps à autre une quête comme pour le restaurant du coeur, je me suis inscrit donateur...

Chez moi dans mon jardin, je mets des assiettes blanches de "petite mémé" (mon arrière grand mère décédée en 1969) avec des croquettes "de qualité" (pas de celles qui foutent la chiasse et qui coûtent que 1, 20 euro le paquet)... Pour les minous errants qui viennent, j'en vois souvent un, tigré, à la queue coupée, un autre noir et blanc, un autre tout noir... Ils se laissent pas approcher (ils ont pas topé que j'étais l'ami des minous)...


 

Les casseurs de journalistes

... Nombreux sont celles et ceux d'entre nous qui s'indignent contre les manifestants dont ils qualifient certains de "mauvais gilets jaunes" ( une formulation tout de même "un peu simpliste), qui réprouvent les violences, les casseurs etc...

Mais peu de ces mêmes personnes s'indignent contre les casseurs de journalistes ! Alors que des violences policières et de forces de l'ordre, délibéremment, ciblent la presse, le travail et les outils des journalistes, notamment les indépendants, et à travers eux, la possibilité d'informer, de documenter sur un mouvement social subissant de plein fouet une répression sans précédent en France (à moins de remonter si l'on peut dire, à mai 1968... Encore que, en mai 1968, les journalistes n'étaient pas empêchés ni cassés dans leur travail)...

En revanche les journalistes de l'ordre paradent sur les plateaux, et traitent de "vermine" les manifestants !

L'on ne compte plus les journalistes tabassés, blessés, et leur matériel saisi ou détruit, lors des dernières manifestations des samedis !

Nous sommes bel et bien en face d'un ordre établi de bien pensants de dominants et de leurs représentants, plus soucieux de l'intérêt des lobbies, des possédants et du chiffre de la croissance, que de l'intérêt du peuple, de ceux qui travaillent et produisent les biens et les services !

Notre pays, la France est en train de devenir ce qui ressemble à un état totalitaire, où la liberté d'informer et de témoigner est bafouée, piétinée, écrasée, et fait l'objet de censure, de violences et de répression... Tout comme dans des pays de dictature...

Et cela, mine de rien, sous couvert de discours lénifiants et d'apparence de justice !... Quelle hypocrisie à vomir de dégoût !

Les casseurs de boutiques des Champs Elysées, les incendiaires du Fouquet's, ont fait la Une de l'actualité... Mais les casseurs de journalistes, non ! Et la "vermine " est davantage du côté du fric et de l'arrogance-dominance-prédation, que du côté des manifestants et des jeunes ou moins jeunes des "quartiers difficiles" !


 

https://www.acrimed.org/Halte-aux-casseurs-du-journalisme


 


 

Les uns et les autres

... Il y a ceux qui se satisfont, par habitude, par fatalisme, par intérêt, par commodité... D'un modèle religieux, politique, économique, scientifique, culturel, idéologique, social... D'un modèle censé répondre aux questions que tout le monde peut se poser à un moment ou un autre de sa vie... (une majorité).

... Et il y a ceux qui ne peuvent se faire à l'idée de quelque modèle que ce soit, qui cherchent et ne trouvent pas, ou quand ils trouvent ils s'interrogent, ne pouvant se résoudre à prendre pour modèle ce qu'ils ont trouvé... et c'est parmi ces derniers que l'on rencontre les "fous", les révoltés, les dérangeants, les "empêcheurs de tourner en rond"... Ou les imposteurs, les fanatiques qui, eux, cherchent à imposer des modèles contre les modèles... (une minorité).

Les uns (la majorité) ne changeront jamais le monde mais seulement de modèles...

Les autres (ceux de la minorité qui ne peuvent se résoudre à prendre pour modèle ce qu'ils ont trouvé) ont quelque chance -si l'on peut dire- de changer le monde... Ou (les imposteurs et les fanatiques), de détruire plus radicalement le monde que ceux qui dénaturent et abîment le monde par les modèles dont ils se satisfont...


 

L'ordre temporel du monde des humains et l'ordre naturel et intemporel de l'univers

... L'on ne devrait pas confier la réfection de la cathédrale Notre Dame à des groupes (des lobbies de grands travaux) tels que Vinci, Bouygues, Eiffage, BTP... Mais à des entreprises françaises et en particulier, pour la charpente, à l'un ou l'autre des meilleurs maîtres d'oeuvre et compagnons de France...

Il me semble que, pour déjà un croyant, et, par extension, pour une majorité de Français, un tel travail qui est celui de la restauration de Notre Dame de Paris, confié à l'un ou l'autre de ces grands lobbies du Bâtiment que sont Vinci, Bouygues, BTP... Ne serait pas -pour les croyants, conforme à l'idéal d' un ordre du monde et de la société, plus juste et meilleur qu'il ne l'est dans l'ordre actuel du monde ... Et pour une majorité de Français qu'ils soient non croyants ou de diverses confessions, que ce serait là, une soumission à cet "ordre des choses" qui est celui de la dominance de l'économie de marché par ces groupes puissants, tous côtés en bourse et avec à leur tête des patrons et des décideurs milliardaires et des assemblées d'actionnaires...

Quant à ce qui est de "l'empreinte de grands de ce monde" (des anciens présidents de la république qui, comme les rois de France) ont tenu à laisser une trace dans l'Histoire par une marque, un ajout, sur ce monument du Patrimoine de notre nation qu'est la cathédrale Notre Dame de Paris... C'est bien là une manifestation d'orgueil, l'orgueil des Hommes et non pas la volonté de servir Dieu et les Hommes, volonté qui suppose, qui implique d'oeuvrer dans le sens d'une continuité ou d'une Histoire en et par laquelle chacun en quelque sorte, se "prolonge"...

Le souci d'un chef d'état (en l'occurrence aujourd'hui un président de la république française), ou le souci d'un "grand de ce monde" qu'il soit un bâtisseur ou l'auteur d'une oeuvre qui lui survivra durant des dizaines ou des centaines d'années... Ce souci, s'il n'est autre que celui la notoriété ou de quelque rôle ou jeu des plus en vue sur la scène... N'est pas un souci louable ou respectable, mais seulement un souci qui s'inscrit dans un ordre du monde qui n'a rien à voir avec l'ordre intemporel et naturel de l'univers (l'ordre de Dieu pour les croyants)...

... Notre Dame de Paris en flammes ? Cela n'aurait JAMAIS dû arriver... JAMAIS pu être imaginable...

La preuve ? Ce n'était jamais arrivé durant 800 ans...

Alors... Pourquoi, ce lundi 15 avril 2019 ? ...

... Et il a fallu que le monde des humains, partout sur la planète, du fin fond des deux amériques à l'océanie et aux îles du Pacifique, en passant par toute l'Afrique et l'Asie... Assiste à cela, le lundi 15 avril 2019... Surréaliste !

... Soit dit en passant, la réalité est elle même, par ce qui d'elle nous échappe, ou par ce que l'on parvient en partie à découvrir d'elle, à explorer d'elle en ses profondeurs... Est plus surréaliste que le surréalisme des artistes surréalistes qui n'est surréaliste que d'appellation, de mode ou de tendance ou de culture d'une époque...


 

Après l'émotion, la polémique

... Cette "union sacrée" que j'évoquai (Notre Dame de Paris et Le prix à payer) n'a été en fait qu'un temps d'émotion partagée par les gens qui ont vécu l'événement de l'incendie de la cathédrale Notre Dame en tant que témoins et observateurs, ainsi que par l'ensemble des Français qui ont suivi à la télévision, le drame...

Certes l'émotion demeure, la tristesse, la désolation, le traumatisme, les questions que chacun se pose...

Et chacun s'accorde à dire qu'il faut reconstruire, restaurer, réparer, en un mot refaire, et cela même si le prix en est très élevé (que l'on ne peut encore évaluer)...

Mais deux jours à peine ne se sont pas écoulés, que vient la polémique autour de la question de savoir s'il faut "refaire à l'identique" ou avec les matériaux et avec la technologie d'aujourd'hui... Alors même que l'on ne sait pas si la structure en pierre de l'édifice avec ses deux tours, forcément affectée par la chaleur dégagée (de 800 à 1000 degrés C), résistera dès lors que les travaux auront commencé...

Mais la polémique vient surtout autour de la question des dons, de l'argent qui va être déboursé pour ce travail de réfection, de ces sommes gigantesques de l'ordre de plusieurs centaines de millions d'euro, qu'avancent Messieurs Arnaud et Pinault et d'autres milliardaires... Alors que, selon ce qui est dit à ce sujet, "l'on ne trouve jamais autant d'argent pour les démunis, les très pauvres, les nécessiteux, les gens qui souffrent de maladies, de handicaps... Ni pour les services publics dont tout le monde a besoin...

En somme -c'est ce qui est dit- "pour les pierres on trouve l'argent, mais pas pour les hommes"...

... J'ai dit ce que je pensais (plus de mal que de bien), des gens des lobbies, des dominants, des décideurs, des milliardaires, de l'écart ostentatoire et insolant entre la richesse des uns et la pauvreté des autres...

Mais je ne puis me résoudre à entrer dans cette polémique autour de la question de "l'argent pour des pierres qu'on ne met pas pour les hommes"...

Déjà parce que, à mon sens, les pierres et les hommes sont liés, que sans les pierres les hommes n'ont plus de passé ni de racines ni d'histoire ; que sans les hommes les pierres ne seraient que de gros cailloux, des blocs de roche brute...

Et si les hommes et les pierres sont liés, quand ils sont, les hommes blessés, et les pierres disjointes, fracturées, éclatées, noircies par le feu... Il faut secourir les hommes et redonner aux pierres le "visage" que les hommes leur avait donné...

... En ce qui concerne les riches et généreux donateurs (dont on peut à juste titre penser qu'ils "soignent leur image de marque" et "trouvent un intérêt question dégrèvement fiscal), il faut savoir -même si cela ne fait pas l'objet d'une médiatisation 5 colonnes à la Une ni de reportages télévisés... Que ces gens là, des lobbies, des puissants, milliardaires ; participent -du moins certains d'entre eux- à des actions humanitaires, font des dons pour des hommes, des femmes et des enfants en difficulté, des dons pour la recherche médicale etc...


 

La question de l'origine de l'univers et de la vie

... Lorsque nous nous rapprochons du temps Zéro (l'origine de l'Univers, le "Big-Bang"), la notion de temps (et d'espace) disparaît...

Le temps de Planck est la plus petite mesure temporelle ayant une signification physique, concevable à l'esprit humain et identifiée, chiffrée...

Ce temps est de 10 puissance moins 43 seconde lorsque l'univers dont l'âge est estimé à 14 milliards d'années (soit 4.10 puissance 17 seconde), dans sa plus petite dimension, était une "bulle" de 1,62.10 puissance moins 35 mètre de diamètre (longueur de Planck, plus petite dimension connue et concevable à l'esprit humain).

Ce qui veut dire que le début de l'existence de l'univers a eu lieu 10 puissance moins 43 seconde après ce que l'on appelle le "Big-Bang" (l'instant zéro).

Mais du fait qu'entre l'instant Zéro (Big Bang) et l'instant T à 10 puissance moins 43 plus tard où commence l'univers, le temps cesse d'être mesurable et que la notion de temps disparaît... Au delà (avant T de 10 puissance moins 43), et plus on se rapproche de Zéro, le temps devient infini ou n'existe plus (ou est d'une durée que l'esprit humain ne peut concevoir)...

C'est ce temps là, entre Zéro et Tà 10 puissance moins 43, l'ère de Planck...

... Dieu (ou "quelque chose qui s'apparente à Dieu") -selon moi- (si je puis dire)... Ne peut être que dans l'ère de Planck... Et, dans un certain sens (celui de Dieu dans l'ère de Planck), Dieu serait "compatible" avec la Science...

Bien sûr, la Bible et le Coran, pas plus que les religions, pas plus que les croyances anciennes ou nouvelles, n'enseignent cela...

Il fallait donc des "symboles représentatifs", des images, des interprétations, des sortes de traductions, des explications simples qui soient accessibles aux humains, et qui, toutes, aussi peu crédibles scientifiquement parlant qu'elles soient, ou aussi irréelles ou perçues comme magiques ou miraculeuses... Puissent être présentées et constituer un modèle répondant à la question de nos origines et du sens de l'existence...

Il faut dire aussi que la Science, au niveau des connaissances que nous avons aujourd'hui après les dernières découvertes (et donc en l'occurrence la théorie/explication de l'origine de l'univers), est elle-même, à l'exemple des religions et des croyances, une somme de choses acquises constituant un modèle en réponse aux mêmes questions, un modèle accessible...


 

... Pour "résumer" si l'on peut dire, l'histoire de l'univers et de la vie (pour répondre à la question de l'ancienneté de la vie dans l'univers -et donc, non pas seulement sur la Terre), voici les principales étapes :

-Instant T situé à 10 puissance moins 43 seconde du "point zéro" qui est le moment où commence l'univers

- T + 300 mille ans : les atomes les plus légers, l'hydrogène (1 proton et 1 électron), et l'hélium (2 protons et 2 neutrons et 2 électrons)

- T + 1 million d'années : formation des nuages froids d'hydrogène et d'hélium

- T + 100 millions d'années : sous l'action de la gravitation, les nuages d'hydrogène et d'hélium se condensent et donnent naissance aux premières galaxies dans lesquelles naissent les premières proto-étoiles (sortes de foetus d'étoiles)

L'univers est encore très petit par rapport à ce qu'il est aujourd'hui, et les premières galaxies sont très petites et très proches les unes des autres...

- T + 5 milliards d'années (donc, beaucoup plus tard) : l'univers ressemble à ce qu'il est aujourd'hui (en un peu plus petit si l'on peut dire), avec les galaxies, les étoiles et les planètes telles que nous les connaissons.

Mais le système solaire et la Terre et les autres planètes du système solaire, pas encore...

- T + 10 milliards d'années : naissance du soleil, du système solaire et de la Terre.

- T d'aujourd'hui moins 3,7 milliards d'années : naissance de la vie sur la Terre... Et, probablement ailleurs que sur la Terre, sur d'autres planètes où les conditions pour que la vie existe peuvent être réunies et favorables

La vie, logiquement et en fonction de ce qu'était l'univers dans ses composantes et éléments il y a 10 milliards d'années, n'existerait que depuis 4 milliards d'années (sur la Terre et ailleurs)...

Mais l'on peut se demander, puisque à T + 5 milliards d'années, il y avait déjà des galaxies, des étoiles et des planètes... Si la vie pouvait quand même exister dès T + 5 milliards d'années... Et alors, dans quelles conditions et sous quelles formes (forcément différentes de celles d'après T + 10 milliards d'années)...

Quoi qu'il en soit, qu'il en fût ou qui sera, la vie dans l'univers qui, "à priori" ne s'était pas manifestée avant T + 10 milliards d'années, est et demeurera un phénomène rare...

Qu'en sera-t-il dans encore 2 ou 3 milliards d'années, à T + 15 ou 16 milliards d'années ? Sans doute, je pense, la vie aura continué dans une plus grande complexité et dans une plus grande diversité (et cela en dépit des extinctions massives qui se produisent de ci de là, sur telle ou telle planète, en dépit de la disparition de galaxies, d'étoiles... Car le mouvement est complexe. (Par exemple, bien que l'univers soit en expansion et que les galaxies "normalement" s'éloignent, il se trouve que la Voie Lactée (notre galaxie) et la galaxie d'Andromède (notre "voisine") se rapprochent et finiront par fusionner).


 

Un été dans l'Ouest, de Philippe Labro

Un ete dans l ouest

... "Rien ne vous prépare à l'Ouest", nous dit cet étudiant étranger que fut Philippe Labro vers la fin des années 1950, parti travailler tout un été dans les montagnes du Colorado, un territoire sauvage, d'immenses forêts...

L'étudiant venu de Virginie, pour arriver jusque dans le Colorado, est confronté au peuple de la route, chauffeurs de camions et d'autocars, ouvriers d'un lieu de travail à un autre, vagabonds, filles perdues, toutes sortes de gens au parcours de vie accidenté, de pauvres bougres, de personnages étranges et atypiques...

Avancer, toujours avancer, plus loin, d'un lieu à un autre, dans la solitude, l'horreur, la laideur, la vérole et la lâcheté... Tout cela devant être laissé derrière soi, mais finissant quand même par trouver la beauté et la lumière, l'amitié, l'amour... C'est la Loi de la Route...

Dans les années 1950/1960 du Grand Ouest Américain...

Et la loi de la route au fond, c'est aussi celle de la vie dans la confrontation -souvent brutale- dans un rapport de forces autant physique que moral entre les humains, entre tous les êtres vivants... Un rapport de relation, de symbiose, d'une complexité extrême, et d'un ordre intemporel, où l'on réalise que l'intelligence, que tout ce qui nous est appris par le raisonnement, que tout cela, acquis et même maîtrisé... N'est pas pour autant le meilleur instrument, le plus subtil, le plus puissant, le mieux approprié, pour saisir, comprendre le Vrai... Si le Vrai existe... (En fait le Vrai existe mais il est insaisissable, situé au delà de l'entendement humain... Et seulement parfois, se laissant entrevoir telle une lueur fugitive, une "déchirure de lumière" comme au travers de l'enveloppe d'une bulle, enfermés que nous sommes tous, chacun, dans la bulle...

... Page 199 :

"Avec sa guitare sur le dos et son énorme baluchon au bout du bras, elle semblait transporter un avenir indécis de nomadisme, d'amours transitoires, d'auditions ratées ou réussies dans des salles enfumées et vides, des nuits et des nuits sur les bancs des gares routières, pour aboutir à quoi ?

Cependant, elle vivait d'espoir et de mouvement, elle était animée par une foi sans limite dans son étoile, qui commandait l'admiration, et même jusqu'à un certain respect."

... Page 200 :

"Au début de la nuit, le silence de la forêt m'avait frappé. Maintenant, je savais qu'il y avait tout un choeur derrière ce silence.

C'est le choeur des bêtes, des rongeurs, des prédateurs, des animaux à fourrure, de la gent ailée et à mesure que le soleil bat en retraite, il prend possession de la prairie.../... Puis des sous bois, clairières, pâturages, torrents et ruisseaux, puis il finit par imposer sa musique avec la nuit tombée, à la forêt subalpine et au haut pays."

... Ayant lu cela, je me suis dit que de nos jours, le soir, la nuit dans nos campagnes, dans nos forêts, dans nos champs, dans nos jardins... Nous n'entendons plus ces bruits des bêtes, ces bruits de la vie... Et que nous voyons des cours d'eau sans poissons, un ciel parfois sans oiseaux, que nous remuons de la terre sans vers dans nos jardins où les soirs de juillet on n'entend plus chanter de crapauds...


 

 

Le prix à payer

... Si, le prix à payer -celui du drame qu'est l'incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris, du traumatisme qui s'ensuit pour tant de millions de nos concitoyens, et du travail et du coût énormes nécessaires à la restauration de la cathédrale (charpente, oeuvres d'art, vitraux etc.) ; si le prix à payer de ce drame, c'est aussi (ou plutôt serait) celui de l'avènement d'une société française différente (et donc meilleure) à laquelle aspirent des millions de gens au fond d'eux-mêmes...

Alors ce prix est vraiment très élevé...

J'ai du mal à me faire à l'idée d'une "union sacrée", laquelle "union sacrée" d'ailleurs, ne fut qu'un "souffle" (une immense émotion) très limitée dans le temps, lors des attentats du 13 novembre 2015 du Bataclan, et du 14 juillet 2016 à Nice... qui firent tant de morts (l'un 130 et l'autre 90)...

Certes les dons seront nombreux, à commencer par les 100 millions d'euro débloqués par François Pinault, homme d'affaires, milliardaire, fondateur de la holding Artémis et du groupe Kering, anciennement Pinault-Redoute-Printemps...

J'ai bien peur que ce prix à payer, autant par le traumatisme qu'il cause que par l'argent qu'il va falloir donner (et qui sera généreusement donné)... Ne puisse changer vraiment le cours des choses en matière d'évolution en mieux de notre société, de notre civilisation...

Dans l'allocution d'Emmanuel Macron du mardi 16 avril à 20h, il était pourtant question, dans ce qu'Emmanuel Macron a déclaré, d'une société meilleure, plus unie, etc. ...


 

... A ma connaissance, les Qataris et les Saoudiens (nos "grands amis" -notez les guillemets-) n'ont guère manifesté de compassion ni d'émotion, n'ont envoyé aucun message de réconfort et de soutien, à l'incendie de la cathédrale Notre Dame...

Avant d'écrire ce que je dis là, j'ai effectué plusieurs recherches dans Google, en inscrivant dans la barre de recherche, des phrases interrogatives diversement rédigées afin d'avoir un résultat me confirmant si oui ou non, ces deux états que sont le Qatar et l'Arabie Saoudite, avaient envoyé à la France un message de compassion et de soutien...

Résultat : négatif ! Zéro, que dalle !

Bon... Je veux bien encore essayer -en variant le très court texte de la question- ... Demain, après demain, jusqu'à la semaine prochaine...

Vu le nombre de pays du monde qui ont envoyé un message de compassion et annoncé qu'ils feraient des dons (beaucoup sur les 194), cela montre à quel point la France a un rayonnement dans le monde par l'architecture et par l'ancienneté de ses monuments, par ses oeuvres d'art... Merci à tous ces pays pour les messages de sympathie, de soutien, qu'ils nous ont envoyé...

 


 

Notre Dame de Paris

Notre dame

... J'avais dit une fois, que seules, les oeuvres de pierre construites par les Hommes (les humains), défiaient les siècles et les millénaires... (duraient plus longtemps que des siècles ou des millénaires)...

... Encore que, au bout de quelques siècles et à plus forte raison au bout de 2 ou 3 millénaires, les oeuvres de pierre subissent l'épreuve du temps et se dégradent quelque peu, leur visage s'effaçant par l'érosion, l'effritement... Des yeux qui ne sont plus que des trous aux contours imprécis, des nez brisés, cassés, disparus ; des bouches qui n'ont plus de lèvres et des inscriptions devenues illisibles, des dessins et des gravures lissées, effacées, rongées...

... Certes, dans l'incendie du soir du lundi 15 avril 2019, de la cathédrale Notre Dame de Paris, vers 3 h de la nuit, les flammes enfin n'enveloppant plus l'édifice ; la structure -de pierre- de la cathédrale, a été sauvée... de justesse... Mais quand même sauvée, mais dans quel état ?

... Bien au delà de la religion catholique et romaine, bien au delà de la France "fille aînée de l'Eglise" du temps du haut moyen âge, des Mérovingiens, de Clovis et de Charlemagne ; bien au delà d' être chrétien ou tout simplement croyant... Ou même athée, irreligieux, libre penseur, anarchiste même, ou très peu versé dans la connaissance historique que l'on peut être pour quelques uns d'entre nous ; conditionnés que nous sommes par notre mode de vie dans une société de consommation... Bien au delà de nos cultures, de nos visions personnelles du monde et de la vie... Bien au delà de l'économie de marché et du tourisme de masse...

Bien au delà de tout cela... Le sentiment (le ressenti) ou l'impression qui je crois, domine, pour plus de soixante millions de Français... C'est qu'au matin du mardi 16 avril 2019, "ça fait un grand trou dans le paysage qui jusqu'alors nous était familier, l'un des points de repères les plus emblématiques de notre Histoire (celle de la France) ayant été atteint, ayant en partie été détruit - en totalité à vrai dire, touché... Puisqu'il faudra des années, peut-être des dizaines d'années, pour que tout redevienne "comme avant" (mais ce que l'on ne pourra jamais, jamais remplacer, refaire, tient de l'ancienneté des matériaux utilisés (la charpente), de la facture même, originelle, des maîtres artisans qui ont en leur temps oeuvré... Tout cela, même si on parvient à le refaire à l'identique, sera quand même du 21ème siècle -et pas du 13ème... Et c'est bien là le drame...

Et ce drame qui est celui de l'incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris, s'inscrit -bizzarement pourrait-on dire- dans un contexte d'histoire et d'événements et d'actualité, difficile -et complexe, et incertain- pour la France notre pays, et pour le monde tout entier aussi...

Car tel est le contexte :

-La situation actuelle, sociale, de la France

-Les événements du monde

-Et, dans cette conjonction de la situation sociale de la France et des événements du monde, s'ajoute celle du calendrier : le premier jour de la semaine sainte pour les catholiques, les croyants, les chrétiens... Et en même temps, le jour, ce lundi 15 avril 2019, où Emmanuel Macron, notre président de la République Française, devait à 20h, parler en direct aux Français, au sujet de la situation sociale de la France et à propos de questions essentielles pour la vie quotidienne des Français...

... Et voilà que survient le drame, l'incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris, d'une intensité aussi soudaine que brutale... à tel point qu'au moment de l'annonce, dix minutes après le début de l'incendie, l'événement paraissait "surréaliste", impossible à intégrer en nos esprits de citoyens français vivant ce jour comme tous les autres...

...Et c'est bien la fragilité et tout ce qu'il y a de périssable dans les oeuvres humaines, qui me vient à l'esprit, qui m'interroge...


 

 

Le grand rut

... Et si mille félins, des roux, des tigrés, des Isabelle, des noirs et blancs, des plantureux et des faméliques, vrillés d'une faim souveraine et infinie dans un formidable rut d'esprit et de coeur, en un grand concert sans chef d'orchestre sous les étoiles, descendaient de leurs gouttières, sortaient de leurs caves, déambulaient sur les trottoirs, entraient dans les maisons et dans les jardins ; tous énamourés de visages, d'essences d'êtres, d'intimités aux effluves pénétrantes, d'étoffes et de vêtements délicats, d'émotions juvéniles ou vieillissantes, et se mettaient en marche mais sans former des rangs, dispersés qu'ils seraient, queues en l'air , multitudes de minettes et de matous soulevant la poussière des passages, des lieux qu'ils investiraient, rugissant leur faim droit devant eux, ne poursuivant plus de proies mais interpellant les humains arrêtés dans leur course contre la montre, ébahis à leur vue ?

Peut-être alors, la course deviendrait-elle une danse à ciel ouvert...


 

La valeur travail

... La valeur travail, invoquée par la droite de Laurent Vauquier, est incompatible avec le développement de l'actionnariat et avec l'accroissement des dividendes...

L'actionnariat et les dividendes ne sont rien d'autre que de l'argent pris sur le travail, sur l'effort, sur l'activité de millions de salariés qui produisent les biens et les services...

La seule façon de privilégier vraiment le travail, de donner au travail sa véritable valeur, c'est de déprivilégier l'actionnariat...


 

Une Saga monstre ! ...

... J'achète, dans les Landes le dimanche matin, le journal Sud Ouest Dimanche non point pour sa première page en couleurs, pour sa grande Une hebdomadaire... Autrement dit pour le grand thème d'actualité politique ou autre de la semaine (souvent politique soit dit en passant) ; pour, en été au moment des fêtes locales Dax, Mont de Marsan, Bayonne, la grande image du héros de la corrida avec écrit dessous "deux oreilles pour ... "("pourquoi pas les couilles" dis-je)... , pour au moment des grands tournois et événements sportifs, une photo des Bleus ou d'une mémorable mêlée entre le XV de France et les All-Blacks de Nouvelle Zélande...

J'achète Sud Ouest Dimanche pour la chronique "Paris Province" de Jean Claude Guillebaud dont je m'empresse de lire le texte dès que je reviens chez moi... Puis, accessoirement et souvent après coup, quelques autres pages...

Aujourd'hui dimanche 14 avril, il faut croire que la fenêtre du monde ne devait pas s'ouvrir sur de "grands événements" notoires et marquants, puisque Sud Ouest Dimanche n'avait rien d'autre à titrer sur sa première page que :

UNE SAGA MONSTRE ... Game of Thrones... Saison 8, épilogue d'une saga médiévale devenue un "phénomène culturel mondial" ...

Quand j'ai vu ça, ce titre, je me suis dit "mais qu'est-ce que ça peut être que cette saga?"

Je l'ignorais totalement...

Et je m'en fous et contrefous complètement !

Comme du bébé à naître de quelque princesse ou "personnagesse" médiatisée...

"Un phénomène culturel mondial"... Rien que ça !

Dans l'inculture où je suis, de tout ce qui claque, pète, flash-lumine, followerise, cent-balles-dan'l'dada-ise, olive-dan'l'trou-de-balise, et qui fait la Une du Vèbe et des magasines... Je persiste et signe, assorti d'un bras d'honneur à m'en bleuir le creux du coude !


 


 

Qu'avons nous fait de cette liberté que l'on porte à bout de bras tel un étendard?

... J'ai apprécié, applaudi très fort, hurlé de joie, à l'initiative de ce maire d'une localité des Pyrénées (ariégeoises ou orientales je sais plus)... d'infliger une amende carabinée de 640 euro à un automobiliste repéré identifié, qui avait déposé sur le bord d'une route en plein paysage, un tas de bazar et de déchets qui normalement auraient dû être déposés en déchetterie... Cet automobiliste est peut-être aussi, l'un de ces "klaxomerdeurs" impatients outranciers, il mérite donc cette grosse amende, je ne le plains pas...

Bon sang de bon sang, quand je pense à tous ces gens qui se plaignent (même à juste titre entre guillemets) d'être, automobilistes, des "vaches à lait"... Eh bien, rien qu'à cause de tous ces gens qui se croient tout permis lorsqu'il n'y a rien pour les repérer, qui se comportent avec tant de brutalité, d'outrecuidance, d'arrogance, de cynisme, de violence verbale et gestuelle... Je me dis que ces radars, ces repérages, ces "flicages", ces caméras de vidéo surveillance qui ne "font pas de quartier", "dans le lot", prennent en flagrant délit et bastonnent les contrevenants qui en même temps sont aussi des "klaxomerdeurs" ou des jeteurs de déchets au bord des routes, ou autres personnes se livrant à des actes incivils (qui sont légion dans notre beau pays de France) et qui, s'ils n'étaient pas aussi nombreux, il n'y aurait peut-être plus besoin de ces flicages et restrictions de liberté!)...

Nous sommes dans une société en dérive et en décomposition, qui cherche le bâton pour se faire battre ! Eh bien oui, que le bâton tape, tant pis s'il tape indifféremment, du moment qu'il tape "dans le lot", quelques salauds!...

... C'est ce que nous avons fait de la liberté, un espace où tous les coups sont permis, où toutes les violences peuvent êre exprimées, où dominent la vulgarité, l'exhibitionnisme et la brutalité dans les paroles et dans les gestes... Qui a tué la liberté en mettant entre les mains de ceux qui détiennent le pouvoir et l'autorité, ces "outils" que sont la censure, les prisons, les amendes, soit en gros, tous ces "flicages" que l'on déplore ! ...

... Mais il y a bien là une évidence qui "saute aux yeux" -par "voie de conséquence" : le pouvoir et l'autorité, sous couvert d'un discours bienpensant, moralisateur, prétendument juste et équitable... Traitent en vérité selon "deux poids/deux mesures", autant dire que les décideurs, les dominants et les possédants, font les lois à leur profit et se permettent tous ces coups que le "commun des mortels" ne peut plus porter sans qu'il lui en coûte !


 

A propos des accidentés de la vie ...

... Suite à ma fiche de lecture récemment postée : "Gainsbourg ou la provocation permanente" de Yves Salgues ; dans laquelle j'évoquais les "accidentés de la vie" et autres "laissés sur le carreau", de tant d'autres oubliés, exclus de la société de consommation, ravagés, SDF et "pauvres bougres"... Je pensais en particulier aux neuf millions de nos concitoyens -et concitoyennes- veufs, veuves, divorcés, célibataires... Vivant seuls "lotissement Les Alouettes" à Sainte Tarte de la Midoue, à Saint germain des prés à Paris ou quartier Petite France à Strasbourg... Et qui le soir se retrouvent devant leur poste de télé, à leur table, devant un potage, un yaourt, un bout de fromage ou de jambon... N'ayant d'autre "horizon social" que celui de l'Association "Du Coin Accueille" où chaque mardi ou jeudi, ils, elles, participent à une marche promenade ou à un atelier créatif... Ce qui, soit dit en passant, est vraiment un lien, un lieu de rencontre et de partage, cette association...

Les longues soirées d'hiver, les après midi brûlants d'été caniculaire, les journées pluvieuses en toute saison... Et toutes ces maisons autour, dont les occupants sont encore des inconnus... Et l'ordinateur -ou la tablette- en permanence branché, fenêtre ouverte sur le monde, tous ces "amis virtuels" qui ne sont le plus souvent que des avatars et des pseudos... Ces heures qui passent... Ces souvenirs heureux ou malheureux d'un temps de jeunesse ou d'il n'y a encore pas si longtemps... Ces histoires que l'on se raconte, ces rêves qui se sont escagassés, ces trahisons d'amis ou de parents, enfin le film de toute une vie...

... Cela, oui, est bel et bien (plutôt à vrai dire mal que bien) une réalité dans la France d'aujourd'hui... Neuf millions de personnes vivant seules... Une autre forme de "provocation permanente" comme celle du miséreux qui t'accoste pour te demander une petite pièce ou qui est assis sur un trottoir et que tu ne veux pas voir... Une autre forme de provocation, que celle de la présence évidente -mais évitée- de cette personne seule, vieille ou jeune, divorcée, veuve, aisée ou démunie pouvant être... Qui peut être ton voisin, ta voisine...

Alors... "Vive les restaurants du coeur", "vive l'association Du Coin Accueille"... Merci Coluche et toutes les personnes qui se dévouent -le plus souvent bénévolement" pour que la vie de millions de nos concitoyennes et concitoyennes, ne soit plus un désert... Ou cent mètres de long sur dix de large d'une galerie marchande, ou rien qu'une liste d'amis virtuels sur des réseaux sociaux, ou la soirée du commandant sur un bateau de croisière une fois dans l'année ou dans l'automne d'une vie...

Mille roses en pensée, de ma part, à toutes les veuves et à toutes les divorcées ; mille petits cafés ou petits verres d'apéro ou de schnaps à tous les veufs et à tous les divorcés... Sans oublier les célibataires hommes et femmes qui n'ont pas trouvé comme on dit "l'âme soeur"...

Bon sang, de la plénitude de votre confort de cercle familial et d'amis nombreux autour de vous, de fêtes, d'anniversaires, de soirées barbecue, d'apéro-dînatoires entre copains copines... Bon sang, ne fermez plus les yeux quand vous voyez le matin s'ouvrir des volets devant votre maison, lotissement Les Alouettes, et apparaître ce visage dont vous ne savez pas la couleur des yeux... D'ailleurs savez vous, vous-même, la couleur réelle de vos yeux ?


 

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