Le p'tit coin de Yugcib

Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui vont venir à la suite de mes "Alvéoles" dont les 3 dernières la 10, la 11 et la 12 ne figurent pas dans le sommaire...

"Ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort" (Apocalypse 12-11)

... Mais craindre la mort, est-ce pour autant aimer vivre la vie que l'on vit ?

Je n'aime la vie que je vis que lorsque le témoin que je suis, du temps actuel, peut avoir un regard libre et insoumis, un regard indépendant de tous les "ordres des choses" qui font le monde présent...

Tous les "ordres des choses" du monde présent, passé et encore pour un temps indéfini à venir, sont des ordres créés de toutes pièces par les sociétés et par les civilisations humaines, autrement dit ils ne sont en aucune façon, des ordres naturels...

Parmi ces "ordres des choses" du monde il y a les principaux qui sont l'ordre politique, l'ordre religieux, l'ordre des modes, l'ordre de l'argent et des biens ; tous ces ordres s'articulant sur de la morale, sur des préceptes, sur des codes, sur des lois...

Et c'est fou, ce que tous ces ordres que soutiennent et auxquels adhèrent autant de gens sur Terre, font bien davantage des opposants critiques et des contempteurs (ou au contraire des suiveurs), que des témoins... (des témoins objectifs et libres)...

Car l'essentiel de ce qui tient lieu de témoignage, se fonde sur qu'il a de plus banal, de plus commun et d'ordinaire, de plus ostensiblement montré en ce monde chaque jour, à tout moment : le travers, le défaut, ce qui choque, ce qui effraye, ce que l'on déplore, ce que l'on dénonce, ce qui rend la vie et la relation difficiles, la violence, l'abjection, l'injustice, et aussi ce dont on se moque... (Tout cela en effet à mon sens, est d'une banalité déconcertante, ne mérite pas que l'on en fasse l'essentiel de tout ce que l'on exprime, diffuse autour de soi... Cela ne devrait que faire l'objet tout au plus, d'une communication objective pour dire un fait particulier, et à la limite pour exprimer ce que l'on ressent)...

Ce qu'il y a, tout aussi également, dans ce qui tient lieu de témoignage, de banal, de commun et d'ordinaire, c'est tout ce à quoi l'on adhère, auquel on se soumet par habitude, par automatisme et qui alimente les conversations...

En revanche ce qui tient du meilleur, du plus vrai, du plus authentique, du plus naturel, du plus unique, en un être, en des gens ; cela on n'en témoigne jamais assez...

Je n'aime pas la vie que je vis en tant qu'observateur de ce qui me choque, me désoriente, m'effraye (et que j'évoque à ma manière).. Mais en tant que témoin et rapporteur de ce qu'il y a de meilleur, de plus vrai, de plus authentique, d'unique en un être ou en des gens, j'aime alors assez la vie pour craindre la mort, puisque mort, je ne pourrai plus témoigner...

 

 

Le mon'dial de fout'bôl au temps des dinosaures

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En ce temps là, les tyranosaures qui régnaient en maîtres prédateurs sur toute la planète, se réunissaient en bandes concurrentes se livrant à un jeu qui était le foot de l'époque : le Raking-dodo-dodu-bôl… Ils attrapaient de gros dodos (sortes de poulets géants) et avant de les dévorer, ils se les poussaient du pied l'un l'autre jusqu'à arriver à une ligne sur laquelle d'un coup de machoires ils broyaient les dodos… La bande de tyranosaures qui parvenait à mettre le plus de dodos sur la ligne, était gagnante…

 

Sapiens, une brève histoire de l'humanité, de Yuval Noah Harari

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On ne peut pas dire que ce livre est compliqué (ou ardu) à lire... Je suis encore dans les 100 premières pages, je trouve que c'est "relativement digeste" dans la mesure où l'auteur me semble avoir écrit son livre pour "un large public" (un public intéressé, bien sûr, par la préhistoire)...  

 

Cependant, je ne suis pas sûr que ce livre soit le meilleur qui ait pu être écrit sur la question (l'un des meilleurs, oui, je crois, car il se fonde sur une argumentation "sérieuse" et sur de la documentation (donc, un travail de recherche)... Mais il y a tout de même à mon avis, un "regard" (de l'auteur) qui rejoint -en partie- une pensée, une culture, un ensemble d'idées général...  (Sur la préhistoire, mais aussi sur l'Histoire)… Un „regard“ qui s'appuie en grande partie sur ce qui est interprété, de ce qui a été découvert, en fonction d'une „vision du monde“ dépendante d'une culture fondée sur des croyances, sur un imaginaire, sur des valeurs qui sont les nôtres depuis au moins deux siècles, voire sur une „morale“ balançant en gros entre deux tendances (l'une, en gros versant plus ou moins dans l'angélisme, et l'autre versant dans l'idée d'un monde humain violent et barbare)…

Certes, dans les 100 premières pages, l'auteur, il faut le reconnaître, nous convie à réfléchir sur la vision que nous avons du monde des humains d'il y a 35 000 ans (et c'est bien là ce qui fait l'intérêt du livre)…

 

En lisant ce livre je m'aperçois (est-ce qu'il en sera ainsi jusqu'au bout du livre?) que je n'apprends finalement rien de plus que tout ce que je sais déjà sur la question...  

 

Personnellement, mon "regard" est quelque peu différent de celui, non seulement du "commun des mortels" mais aussi de celui d'une large partie de la communauté scientifique... En ce sens que certaines questions se posent en dépit de ce qui a été découvert jusqu'à présent, d'une part ; et qu'un certain nombre "d'idées reçues" font voir les choses sous un angle particulier (ou avec une vue déformée) d'autre part...  (et parfois sinon assez souvent, orientée par les pouvoirs et par les régimes politiques en place)…

 

Sans fioritures... à propos du mondial de foot...

Je me fous et contrefous de cette coupe du monde du fout' bôl 2018 (tous les 4'zans) qui a lieu en Russie, dans la Russie de Poutine… Et qui aura lieu je crois au Qatar en 2022…

En conséquence, vous ne lirez de moi aucun texte, aucun article, aucune production genre (rire) „monument littéraire“ ni ne verrez, de moi, nulle part sur le Net, aucun dessin (à moins que j'en fasse un humoristique et caricatural)… Ayant pour thème d'actualité la coupe du monde de fout'bôl 2018…

Je ne m'étends jamais non plus sur des actualités de mariages princiers, de naissances de bébés princiers, ou de grands festivaux (festivals pour respecter l'orthographe mais festivaux pour exprimer dans mon langage -mais tout de même pas festiveaux car les gens ne sont pas des veaux), tels que par exemple le festival de Cannes (de canes dis-je, de belles canes bien en plumes) ou encore les francofolies ou le printemps de Bourges, tout cela auquel j'ajoute le printemps des poètes…

Je me fous et contre fous de People and Cie, de tout ce que la Nation et la Culture planétarisée avec leurs grands médias, leurs jeux-concours leurs tee-shorts et tous leurs gadgets à la noix, à l'occasion à chaque grande manifestation mondialvision suivie par plus d'un milliard d'humains, autocratise fleudelyse unipenséïse promocrate saoûlophalle god'michéïse, gransurfacise, tout ça à s'en péter le crâne le cyclotron… Merde ça me gonfle tout ça !

Bon c'est vrai, je comprends que les mêmes milliards de gens dont déjà mes concitoyaux frangaoûts par milliaux/millions avec dedans des gens que j'aime/j'adore des proches des amis à moi… (enfin, pas tous, disons une bonne partie)… Que Néandertal ça bassine, que ce qui s'est passé y'a 35 mille ans y z'en ont rien à foutre, que les dinosaures ça fout le bourdon on zappe quand ils passent à la télé en documentaire les gros/gros zozaures dentus féroces… Que la longueur de Planck 1,62.10 puissance moins 35 mètre, que l'ère de Planck de l'instant T à 10 puissance moins 43 seconde après un point zéro qu'on peut jamais atteindre ça puisse passer au dessus de la tête… Que mon ami le crapaud, que mon copain le coléoptère au bord d'un chemin, ça laisse complètement indifférent… Oui, tout ça je comprends, je comprends…

 

Pourquoi Sapiens est-il le seul représentant de l'espèce humaine ?

Depuis une période comprise entre -30 000 et -20 000 environ avant notre époque actuelle ?

Il existait depuis environ -300 000 et jusque vers -30 000/-20 000, en Europe et Asie, plusieurs espèces humaines dont les Néandertaliens en Europe, des descendants d'Homo Erectus en Asie orientale ainsi que d'autres tels que les Denisoviens en Sibérie, Homo soloensis en Indonésie et des descendants d'Homo Ergaster…

A partir de -50 000 (et ce jusqu'à vers -20000) on ne trouve plus en coexistence, en Europe, que des Néandertaliens et des Sapiens (les Sapiens sont arrivés en Europe, sortis d'Afrique du Nord Est, passés par le Moyen Orient, à partir de -100 000) ; et en Asie, à partir de -50 000, (et ce jusque vers -35000) on ne trouve que des Sapiens et des descendants d'Homo Erectus (et quelques Néandertaliens venus d'Europe)…

Il y a à mon idée, deux raisons importantes et conjointes qui expliquent la disparition (en plusieurs milliers d'années tout de même) des Néandertaliens ainsi que des autres espèces humaines, et conséquemment, le maintien et désormais la seule existence de Sapiens.

L'une de ces deux raisons est évidente pour les Néandertaliens : le cerveau de Néandertal, plus volumineux que celui de Sapiens, a une zone arrière plus développée, siège de la connaissance et des facultés acquises par héritage de génération en génération… Mais une zone frontale réduite (zone qui, chez Sapiens est plus développée, siège de la faculté d'adaptation et de l'ingéniosité et de la créativité)…

Le bébé néandertalien nait avec un acquit de facultés et le bébé sapiens nait avec beaucoup moins d'acquis mais plus de faculté de développement, d'adaptation même s'il doit „tout apprendre“…

Dans un environnement naturel plus difficile, évolution du climat, des paysages et de diminution de ressources, il semble certain que Sapiens a été plus favorisé que Néandertal pour survivre, du fait d'une plus grande faculté d'adaptation et de créativité ingéniosité (c'est là, l'une des deux raisons)…

Mais il y a une autre raison qui n'est pas négligeable et, de surcroît, conjointe :

Sapiens, on le voit aujourd'hui et cela depuis le début des civilisations, n'est pas -on va dire- particulièrement tolérant vis à vis de ses semblables lorsqu'il s'avère que des différences de culture, de religion, de mode de vie, d'intérêts, l'oppose à son prochain… Et donc, le Sapiens d'il y a 30 000 ans, qui coexistait avec Néandertal, s'est trouvé en concurrence avec ce dernier, en lutte parfois et sans doute y-a-t-il eu des éliminations de populations néandertaliennes par les Sapiens…

Néanmoins, il y a tout de même eu coexistence durant plusieurs dizaines de milliers d'années entre les deux espèces, et certainement des croisements entre hommes femmes ou femmes hommes de chacune des deux espèces, donnant des bébés, et donc des êtres pouvant se reproduire, devenus adultes… La preuve en est que les Européens actuels, ainsi d'ailleurs que les Asiatiques actuels, ont dans leurs gènes entre 1 et 4% d'ADN de néandertal…

Quant aux autres espèces humaines que furent Homo Soloensis, Homo Denisova, Homo Ergaster et Homo Erectus (leurs descendants en Asie, Sibérie, Indonésie), et qui avaient déjà pratiquement disparu entre -50 000 et -35000, peut-être peut-on invoquer les mêmes raisons principales, à savoir la forme de la boîte cranienne renfermant un cerveau avec des zones siège différentes de celles du cerveau de Sapiens, une plus grande faculté d'adaptation et de résistance de Sapiens, et aussi, des situations de concurrence et de violence…

A noter cependant, que, lorsque Sapiens est arrivé au Moyen Orient par la région du Sinaï et s'est installé dans la Palestine/Israël actuels, il l'a fait en deux fois, à quelques milliers d'années d'intervalle autour de -100 000. Et que la première fois, les Néandertaliens qui occupaient ce territoire, ont repoussé les Sapiens qui, une deuxième fois revenus, ont réussi à s'implanter.

 

Une hypothèse que j'avance, se fondant sur une réalité :

Les Néandertaliens ainsi que les autres espèces humaines autres que Sapiens, s'ils pouvaient entre eux se trouver en concurrence et en situation de violence, de conflit… C'était avant tout je crois, pour une question de survie, de recherche de ressources vitales dans tel ou tel territoire… Mais beaucoup moins à mon avis, pour des raisons de culture, de mode de vie voire de vie spirituelle, de croyance en quelque sorte de divinité…

Les Néandertaliens enterraient leurs morts, se rassemblaient, avaient une vie autre que purement matérielle liée à des besoins élémentaires et fabriquaient des objets et même des objets qui n'étaient pas forcément utilitaires… Et en ce sens, ils devaient, aux yeux des Sapiens, qui eux, avaient un imaginaire, une créativité, une vie spirituelle et une idéologie plus développés, en plus d'être des concurrents (les néandertaliens) pour des raisons de recherche de ressources, de survie… Représenter un monde, une culture, différents et sans doute à éliminer par la force.

C'est donc cette caractéristique nettement plus marquée chez Sapiens ( celle de l'imaginaire, de l'idéologie, de la pensée, de la cultualité ) qui s'est révélée en tant que deuxième cause de conflit, de concurrence avec les autres espèces qui elles, n'en avaient pratiquement qu'une, celle de la survie… Comme d'ailleurs il faut le noter, chez toutes les espèces animales qui luttent entre elles pour survivre, se nourrir…

 

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Au poste de péage quelque part sur une rive du Danube, on payait en coquillages…

Il y avait de très petits coquillages, de la taille d'un ongle, qui représentaient chacun, la valeur d'une heure de travail ; puis des coquillages plus gros, représentant les uns, une journée de travail, les autres une lunaison de travail, et d'autres encore, une année de travail (ceux là étaient gros comme la main)…

 

Zéro de conduite, de Michel Onfray

Zero de conduite

... Dans la série très popularisée "Pour les Nuls" (histoire, littérature, windows, l'anglais, la psychologie, la guitare... etc. ) les millions de "nuls" que nous sommes, ne sont pas en effet des "experts en la matière" (la matière concernée)... Mais des gens qui sentent le besoin d'acquérir "une base de connaissance" en tel ou tel domaine, discipline, pratique...

 

... A la lecture de ZERO DE CONDUITE, l'un des derniers livres de Michel Onfray, je me pose cette question :

Michel Onfray n'a-t-il pas écrit ce livre comme s'il avait voulu faire de l' "Onfray pour les Nuls" (mais des "nuls au sens propre")?

Je dis cela parce que, dans la plupart de ses autres ouvrages, Michel Onfray ne se lit pas comme l'on lirait du récit ou du roman de terroir, ou comme on lirait un article de fait divers, un texte anecdotique ou caricatural journalistique...

J'ai perçu à la lecture de ZERO DE CONDUITE, ouvrage cependant révélateur de l'état de notre société et de nos élites gouvernementales et autres dans un "post-politisme en décomposition"... J'ai perçu donc -peut-être cela tient-il plus à la personnalité de Michel Onfray qu' à la formulation dont il use dans son livre- que les "nuls" là, en l'occurrence, pouvaient s'apparenter selon un regard que certains pourraient prêter à Michel Onfray (parmi ses contradicteurs les plus critiques), à des nuls au sens d' abusés béats sans réflexion...

Me sentant assez proche si je puis dire, de la pensée, de la réflexion et du regard anticonformiste/anti bien pensance de Michel Onfray et ayant lu plusieurs de ses livres, je n'adhère cependant pas à son jugement sur la Terreur et sur l'époque Stalinienne et des soviets -certes époques historiques de grande violence... Il me paraît devoir considérer la réalité dans le contexte de l'époque (au temps de la Terreur et au temps des soviets) : on peut parler de "mal nécessaire" étant donné les enjeux d'une politique intérieure et extérieure particulièrement sensible, incertaine quant à l'avenir d'un pays et d'une société...

 

... Le drame ou plus exactement le probème de notre époque où "l'on marche sur la tête", c'est que, si tu ne prends pas position ferme et ouverte (publique) contre ce qu'on dit "être barbare et contraire aux droits de l'homme"... Alors tu es accusé de soutenir et d'adhérer à ce que l'on "voue aux gémonies"...

Et en ce sens, Michel Onfray, par la position qui est la sienne et qu'il déclare publiquement, au sujet de la Terreur et des Soviets, rejoint la pensée commune, autrement dit le "politiquement correct pensant" (là, il déroge à son anticonformisme à mon sens)...

Quel "monument d'hypocrisie" en effet, aujourd'hui, que tous ces "hauts cris" poussés contre ceci/cela jugé barbare et anti droits de l'homme anti l'avenir de la planète... alors même que la France, notre pays, est en bonne place en vente d'armes et en avions Rafale !

 

... Alors quoi, avec la vente d'armes et d'avions Rafale ? "Un contexte d'actualité et de réalité de l'époque étant donné les enjeux et les intérêts de politique stratégique, économique ?" ... Mais les intérêts pour qui ? Pour les peuples ? Non, en aucune façon! Pour les intérêts des lobbies, oui, pour les actionnaires, les possédants, les assassins, ceux qui mettent en coupe réglée les richesses et les ressources de la planète !

 

 

TROIS VISAGES, film de Jafar Panahi

... Une acrice Iranienne, Behnaz Jafari, reçoit sur son téléphone portable, une vidéo troublante d'une jeune fille implorant son aide afin d'échapper à sa famille conservatrice...

Behnaz Jafari demande alors à son ami, le réalisateur Jafar Panahi, de l'aider à comprendre s'il n'y a pas eu là, avec l'envoi de cette vidéo, une manipulation (du pouvoir, des autorités)...

Ce qui est fort possible dans un environnement social et politique de contrainte, de censure, de désinformation planifiée, qui règne en Iran depuis la révolution Islamique de 1979...

L'actrice et son ami prennent la route en direction du village de la jeune fille, village situé dans l'une des vallées des montagnes reculées du Nord Ouest où les traditions ancestrales continuent de dicter la vie locale.

Au début du film, l'on voit le déroulé d'une vidéo macabre (d'une authenticité incertaine, est-il suggéré) : une jeune fille inconnue que son père empêche de faire du théâtre, désespérée, se pend après avoir, sur son téléphone portable, appelé à l'aide l'actrice...

L'on retrouve là, dans ce film, l'un des thèmes du cinéma Iranien moderne, depuis 1979 : un mélange, à plus vrai dire sans doute, une ambiguïté entre la fiction et la réalité...

 

... Les paysages, en fait la géographie, ici dans cette partie du monde entre le Moyen Orient et l'Asie... Est totalement différente de tout ce que l'on peut voir en Europe entre l'Atlantique et l'Oural ainsi que de la mer Baltique jusqu'à la Méditérranée...

Il est intéressant d'observer que toutes ces vallées de cette région montagneuse du Nord Ouest de l'Iran, ont de nombreux villages dispersés, ce qui montre que nous sommes là dans une économie, une agriculture, un artisanat, en marge si l'on peut dire, de l'économie mondialisée, avec des productions locales, des exploitations familiales (mais néanmoins on voit bien avec l'électricité, le téléphone portable, les voitures, les objets, mobiliers et équipements dans les maisons, que le monde "à l'occidentale" que nous connaissons dans sa modernité et dans ses technologies et équipements et produits , n'est pas très loin)...

 

... Mon impression, ce que j'ai surtout ressenti en voyant ce film ; c'est qu'il me semblait voir deux faces très différentes l'une de l'autre d'un même monde... Un peu, en quelque sorte, comme deux hémisphères d'une boule de verre, une moitié bleue l'autre moitié verte avec dans chacune des moitiés leurs contenus, leurs figures, leurs formes...

La Terre toute entière, en dépit de sa diversité géographique a partout, finalement les mêmes gens, tous des êtres humains avec les mêmes besoins élémentaires, de se nourrir, de se vêtir, de se protéger, de se loger, de se déplacer, d'avoir une activité...

Cependant, nous avons bien d'un côté sur la Terre, le côté où nous "Occidentaux" (Européens, Nord Américains) nous nous trouvons... Et l'autre côté, le côté où "les autres" donc les "non occidentaux" se trouvent... En somme deux histoires, deux passés, deux civilisations, deux modes de relation, deux cultures, deux sociétés, tout cela différent...

Mais en fait, en réalité, il n'y a pas "deux" (mondes) mais dans chacun des deux mondes, des mondes différents (comme dans chaque moitié verte ou bleue de la boule de verre, des figures, des lignes, des formes, des contenus de diverses nuances de bleu ou de vert)...

 

... Selon que l'on se trouve situé, en France, en Europe, en Amérique du Nord (du côté bleu de la boule pour employer l'image de la boule aux deux hémisphères) ... Ou en Iran, Irak, Syrie, Egypte, Afghanistan, Pakistan, Inde, Chine... (du côté vert de la boule)... Notre regard n'est pas le même parce que notre culture, notre histoire, ne sont pas les mêmes... Et que nous ne voyons qu'avec les yeux qui voient ce qu'ils voient devant eux... Et que "pour arranger ou compliquer les choses", notre regard est conditionné, et que ce que nous voyons est déformé...

Car il y a une carastéristique commune aux "deux mondes" : la déformation de ce qui se présente à notre vue... Ou l'angle sous lequel nous est présenté ce que l'on voit...

Il y a cette question du pourquoi et du comment...

Le fil est long, très long à dérouler, les noeuds sont complexes et difficiles à défaire, de telle sorte qu'à un certain moment, excédés ou impatients et crispés que nous sommes, nous rompons le fil...

Au bout, tout au bout, à l'extrémité du fil, il y a comme une "chevelure" de fils, une "chevelure" dont chaque fil si ténu, et donc invisible, aboutit à une sorte de source, en fait à plusieurs sources qui doivent bien finir par se rejoindre d'une manière ou d'une autre en une même source, une même origine... Un "point zéro" que l'on ne peut atteindre, dont on ne peut qu'indéfiniment s'approcher si l'on parvenait, à force de dérouler le fil en arrivant à défaire les noeuds les uns après les autres, jusque dans la "chevelure extrémité" des innombrables fils ténus et invisibles...

 

... C'est vrai : nous occidentaux, avec notre culture, notre histoire, notre mode de vie et de relation, notre "vision du monde" (je pense en particulier à ce que nous pensons, beaucoup d'entre nous, de la condition de la femme dans la société) ... A la vue de ces femmes couvertes de la tête aux pieds, de ces jeunes filles qui ne vont pas à l'école et qu'on empêche de devenir des artistes, de faire du théâtre ou du cinéma, de devenir des écrivains... A la vue aussi, de ces petites filles excisées du fait de coutumes ancestrales... On crie "horreur" ! (Et comment, en effet, ne pas être horrifiés)…

... Et "eux" (les autres, ceux d'une culture et d'une histoire différentes) comment voient-ils notre monde "à l'occidentale", sinon il faut tout de même le dire, selon ce que notre civilisation a produit et qui n'a pas loin s'en faut, rendu plus belle, ou meilleure, leur vie ?

 

... Pour conclure je dis ceci : le drame de notre monde, c'est pas d'être "comme coupé en deux", c'est d'être sans cesse en crispations et de croire qu'on va réformer un "ordre des choses" par des "leçons de morale avec au bout des mitraillettes" -pour les uns- ... Ou en faisant des "Jihad avec des kalachnikovs"-pour les autres- (enfin certains de ces autres)...

 

 

Itaye, le petit échaterrestre

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... Il est ingérable, il écoute rien, il en fait qu'à sa tête, il faut sans cesse le reprendre, lui donner un petit coup de coude discret, ou de pied sous la table, pour un mot qu'il aurait pas fallu dire, un geste, un regard, un comportement un peu leste...

Il aime pas ça du tout, Itaye, les leçons de morale, les coups de coude ou de pied pour un oui pour un non, qu'on le gère, qu'on le dirige, qu'on l'encadre, qu'on le modère...

C'est pas un meneur ni un commandant de quoi que ce soit...

Oh, il est pas de nature à mélenchonner sur les tables devant au dessus de 30/40 personnes dans la salle et encore moins sur une tribune en place publique...

Il fait pas non plus, Itaye le petit échaterrestre, du Onfray pour les Nuls* ; d'ailleurs pour lui les nuls ça existe pas sauf chez les Kaïds et les branchés des Intelligentsias qui font la pluie et le beau temps et les opinions publiques avec l'appui des médias...

Qu'on lui foute la paix, qu'on le laisse être ce qu'il est, Itaye le petit échaterrestre, avec ce qu'il a de bon et de moins bon en lui...

C'est pas les leçons de morale, les coups de coude et de pied, les regards coups de règle sur les doigts, les empêchements qu'on lui fait de tourner en rond, qui y changeront quelque chose...

Il changera pas le monde, Itaye le petit échaterrestre... Mais qu'on le laisse s'exprimer comme il l'entend, après tout on n'est pas obligé de l'écouter ou de voir ce qu'il fait...

 

* "Zéro de conduite" de Michel Onfray ... Ou "Onfray pour les Nuls".

 

Les Raspoutines de tous les pouvoirs

... Tous les pouvoirs, depuis le fin fond de l'Ancien Régime jusqu'à Macron, en passant par la Révolution, la Convention, la Terreur, le Directoire, le Consulat, Napoléon, le Second Empire, la III ème République, De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et à présent Macron... Ont eu leurs Raspoutines, et c'est donc pas sous Nicolas II Tsar de toutes les Russies que "la chose" fut une exception loin s'en faut !

Ces Raspoutines en quelque sorte sont les "conseillers", les uns versant dans le scientisme et le spiritisme, les autres dans l'humour décapant et bouffon, d'autres encore dans le charlatanisme, tous "bien en cour" et de toutes les représentations officielles et privées, dans les garden party et les "on n'est pas couché précédé par les tout le monde en parle" depuis Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron...

Avec la Touite qui pète et qui pue, les paillettes qui éclaluminent et les effets spéciaux d'éclairage et de scène, les fringues des couturiers les plus en vogue, les "petites phrases" des Kadors de l'actualité people et politique... On est dans une dimension autrement plus déjantée, plus obscène, plus aristo-voyoucratique, plus "pue-du-cul et du sexe"... que du temps du Régent et de ses roués de 1715 à 1723...

Il nous faudrait "par ces temps qui courent" dans l'indécence insolente, dans la bouffonnerie bien en cour et dans le m'as-tu-vuisme outrancier... Une Louise Michel XXI ème siècle ! (Je vois mal en effet, Louise Michel 2018 se faire raccompagner chez elle dans le coupé Jaguar du Grand Ecrivain Actuel bien en cour essayant de lui mettre la main aux fesses!)

 

Réflexion sur l'Histoire

... La Terreur (1793/1794) ça fait horreur quand on voit en films et en documentaires défiler des charrettes de condamnés... Mais "dans le lot", il y a tout de même quelques "vrais salauds" qui ont été "raccourcis" sur l'échafaud...

... La Commune (1871) c'est des "ivrognes et des pillards" l'on entend dire... Mais il y a tout de même le Mur des Fusillés au Père Lachaise et aussi pour "faire bonne mesure" le Sacré Coeur à Montmartre... Il ne manquerait plus qu'un monument à la gloire des Versaillais qui ont "purgé" la France des "fauteurs de troubles"...

... Est-ce que ça fera autant horreur que la Terreur et que l'ivrognerie pillarde de la Commune, en 2118, la vente d'armes à l'Arabie Saoudite et la vente d'avions Rafale à la Malaisie pays exportateur d'huile de palme ?

 

 

Une question au sujet des outils de statistiques...

... Tels que Google Analytics, AFS Analytics, et autres même genre...

 

Est-ce que le nom de la ville d'origine du visiteur, au lieu d'être vraiment/vraiment telle ou telle ville réelle/géographique/nommément désignée, ne serait pas plutôt la même ville MAIS en fait la ville "point relais" de l'opérateur/fournisseur internet du visiteur ? ... Puisque (selon une autre observation que j'ai faite) en ce qui concerne l'adresse IP et l'adresse postale et le numéro de téléphone indiqués, il ne s'agit pas de l'adresse postale ni du numéro de téléphone DU VISITEUR lui-même MAIS de l'opérateur/fournisseur)...

C'est que "ça change tout" cette question ! En effet, je m'explique : d'après ce que j'avais déjà observé quand j'utilisais Google Analytics pour mes blogs/sites/forums ; je ne voyais jamais en "lieu d'origine", de petite bourgade de par exemple 2000, ou 1000 habitants (ou moins)... Toujours des grandes villes (France, Europe, Monde) ou des villes "d'une certaine importance relative"...

 

EN fait, je crois que tous ces outils de statistiques qu'on trouve sur la Toile et qui sont censés "apporter des précisions et refléter une réalité"... "TUENT LE REVE" que tu peux te faire à l'idée de QUI te voit et te lit...

Parce que, en voyant apparaître les lieux (villes) d'origine, ça t'indique de façon formelle et sans appel, d'où (et donc de qui probable) t'es jamais/jamais vu/visité/lu ! (Alors que sans aucun outil statistique, il te reste au moins le rêve, l'imaginaire, la "croyance que peut-être que..." )...

... Bon c'est vrai, quand tu vois par exemple "Atlanta en Géorgie USA" ou "Sydney Australie" ou quelque ville à l'autre bout du monde, tu te dis que "là bas, au moins, quelque part dans le vaste monde, y'a un visage, une âme, un esprit, un être qui te lit et peut-être te suit et est impacté par ce que tu exprimes"... Cependant, presque comme "coulant de source", tu te dis aussi, dans la foulée : en revanche, à "Sainte Ursule les pois mange-tout dans le Chèvre-chaud" là y'a jamais personne qui me voit qui me lit qui réagit... et très/très hélas pas, un tel une telle que t'aimerais bien qu'il qu'elle voit...

... Du coup, je me dis qu'à "Sainte Ursule Les Pois Mange-tout dans le Chèvre-Chaud", je n'ai aucune "image de marque" à préserver et à entretenir...

D'ailleurs "pour être clair et net" je n'ai pas d' "image de marque"... Je suis ce que je suis, point barre !

 

D'étranges gaillards venus d'ailleurs...

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... Ce sont là mes dernières réalisations de modelage en argile durcissant à l'air...

Parfois en me promenant dans la nature par des chemins forestiers ou de montagne, ou encore le long de cours d'eau, il m'arrive d'imaginer de petits êtres, des sortes de gnomes ou de drôles de petits singes qui tout à coup surgissent et déambulent puis s'enfoncent sous des fourrés, des buissons ou dans des trous sous des pierres... Et je les imagine, ces petits êtres, en fait des sortes de petits humanoïdes ou petits mammifères, se nourrissant de pousses végétales, d'insectes, de larves, de vers, de baies sauvages...

La nature -c'est ce que j'observe ces temps ci, à vrai dire depuis déjà plusieurs années- devient de plus en plus inhabitée et ce n'est que de loin en loin par moments, que l'on entend des cris d'animaux, d'oiseaux ; que l'on voit déambuler dans les herbes, au sol, sur les écorces des arbres, autour des pierres, au bord ou au milieu des chemins, toutes ces petites bêtes que l'on apercevait souvent jadis, en général des coléoptères... Il y a encore, le "bousier" ce coléoptère noir bleuté, quelques cétoines, des cloportes et autres assez communs, que l'on peut voir encore assez souvent, et des fourmis, des chenilles...

Dans les prés, dans les champs, là où en été il y a de hautes herbes, je ne vois plus autant de sauterelles (de ces petites vertes et brunes) si communes...

Et j'ai du mal à imaginer un cours d'eau, une rivière, une étendue d'eau, sans poissons : je m'arrête, je me penche, je scrute l'onde... rien ne nage dans l'eau, autre que les "lézards morts" que sont les brindilles, ou les "petits crocodiles" que sont de grosses branches au fil de l'eau...

 

 

Des oeufs sans poule

... A force de faire pondre des oeufs qui ne valent plus rien afin que tout le monde puisse faire de l'omelette à prix écrasé, la poule finit par claquer... Mais qu'à cela ne tienne, si la poule claque avant qu'elle n'atteigne un an d'âge, on fait des oeufs sans poule...

Faire des oeufs sans poule c'est le principe de la Société de Consommation sur lequel se fondent les lobbies... Mais il y a aussi un autre principe associé sur lequel les lobbies se fondent, à savoir que les pauvres veulent singer les riches en s'imaginant que parcequ'ils pourront se payer telle ou telle chose dont ils ont envie pour trois fois rien, ils seront comme les riches...

Et dans l'affaire, tout le monde met 2 euro dans le dada... Le problème c'est que le dada, il trémousse jamais très longtemps...

Regardez les p'tits gosses qui se dandinent sur les dadas dans les galeries d'entrée des super marchés, y'en a qui arrivent à faire branloter le dada sans avoir mis de pièce...

Toute l'astuce du système consiste dans le fait que le bambin venant de s'asseoir sur le siège du dada, en se remuant le cul, arrive à faire branloloter le dada et que peut-être le bambin mettra finalement la pièce...

 

... Vous souvenez vous de la "gueule" qu'avait la Fiat Panda il y a quelques années ? C'était un "caisson"... Une "vraie voiture de pauvre en somme"...

Maintenant Fiat a conçu un modèle, de Panda, beaucoup plus "in"... Autrement dit, le "caisson" a pris "un petit d'air de voiture comme les autres"... Et le pauvre paraît moins pauvre !

 

 

L'argument massue des lobbies

... Auquel adhèrent beaucoup de gens, trop de gens à vrai dire, et en particulier (c'est pas un hasard) les "mieux lotis" en quotidien confortable et aisé, de vie, de consommation, de loisirs, d'équipements etc. ...

C'est que pour nourrir de plus en plus de monde sur Terre, pour permettre à des populations jusqu'alors en partie exclues voire totalement exclues, d'accéder à un "niveau de vie" meilleur et donc de répondre à des besoins de plus en plus diversifiés et accrus ; il faut en conséquence toujours produire davantage et avec un plus grand rendement...

La "grande vogue" en progression depuis plusieurs années déjà, c'est celle du "plus de bio" tous produits alimentaires et autres, avec le développement d'un "marché du bio" dans lequel on pris part justement les lobbies...

"Bio", cela veut dire moins voire absence de pesticides utilisés, de "produits de synthèse", colorants, exhausteurs de goût, conservateurs, sulfites... Mais soit dit en passant la pluie qui tombe n'est pas bio... Et la vérité c'est que pour faire vraiment du bio, ce n'est possible que dans une dimension forcément limitée en nombre et en besoins, à savoir que dès que l'on envisage par nécessité afin de satisfaire une demande accrue et en nombre, le bio devient industriel et donc "plus vraiment bio" !

On voit surtout cette "industrialisation" du bio, dans la production de fruits et de légumes, de céréales... Du fait que l'on arrive à mettre sur le marché du bio, ces fruits, légumes, céréales, à des prix "acceptables" pour des budgets modestes... En revanche tout ce qui est viande, poisson, charcuterie, fromages, en bio, est "un peu moins accessible" aux petits budgets... à moins de rendre ces produits de viande, charcuterie, poisson, fromages, "pas si bio que ça" ... ( dans les grandes surfaces notamment)...

Donc le "bio" à très grande échelle, c'est pas compatible avec le naturel, le vrai naturel...

Alors, "du bio rien que pour les riches" ? Comme "tout ce qu'il y a de mieux pour vivre et se soigner, rien que pour les riches"? ... "on n'en est pas si loin que ça" (mais dans une hypocrisie monumentale et générale, et de surcroît avec des kilomètres de leçons de morale)...

 

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