Le p'tit coin de Yugcib

Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui vont venir à la suite de mes "Alvéoles" dont les 3 dernières la 10, la 11 et la 12 ne figurent pas dans le sommaire...

  • Fiabilité des informations diffusées ...

    Que penser des informations qui nous parviennent des USA, de Chine, de pays africains, de pays d'Europe centrale (Tchéquie, Slovénie, Pologne, Hongrie, Roumanie) ou encore d'autres pays dans le monde (Brésil, Russie) au sujet de la pandémie du coronavirus ; du fait que les déplacements rapides « sur le terrain » pour les journalistes, les reporters, correspondants de guerre et d'événements, doivent être forcément difficiles, ou très limités voire quasi impossible, les aéroports n'ayant plus d'activité, les avions ne partant plus vers telle ou telle destination, et de surcroît les entrées dans tous les pays du monde, avec visa notamment, interdites ou sous autorisation spéciale (par exemple pour des médecins, des scientifiques, des soignants, des agents chargés de sécurité et de contrôle, ou des personnages de gouvernement, d'état, de diplomates, de certains fonctionnaires ou ministres chargés de mission) ? …

    La communication, on le voit bien, s'articule par visioconférence, par les nouvelles technologies de la communication et de l'information... Mais encore faut-il pour cela, que des gens sur place, dans tel ou tel pays, par exemple des correspondants de presse, d'audiovisuel, puissent témoigner de ce qu'ils observent là où ils se trouvent (je m'interroge sur la présence -depuis quand et dans quelles conditions- de correspondants sur place, en Chine, en Russie, au Brésil, aux USA par exemple)...

    Ces correspondants sur place ne peuvent à mon sens, n'être que des journalistes ou des reporters du pays émetteur dont leur direction éditoriale est en relation avec le pays récepteur... Et reste à savoir, alors, quelles sont les conditions de relation entre tel et tel pays ?

    L'on a vu mercredi 1er avril sur France 5 « C à vous », ce reportage, par exemple, sur un porte avion américain de 1300 marins dont 140 infectés par le coronavirus, au large des côtes de Californie, une affaire considérée comme très grave du fait de la présence sur ce navire, d'armement nucléaire...

    J'ai l'impression que, lorsqu'on annonce tant de personnes contaminées, tant de morts dans tel ou tel pays -la France compris, d'ailleurs- « on est loin du compte, loin de la réalité », et que les « discours » produits quotidiennement par les autorités gouvernementales et autres (scientifiques et épidémiologistes compris -du moins ceux qui travaillent pour de grands laboratoires et(ou) qui sont affiliés aux autorités gouvernementales)... Que les « discours » donc, sont en décalage par rapport à la réalité, une réalité qui n'apparaît qu'éparse, que fragmentaire, que dépendante d'une observation en tel lieu, tel hôpital, telle maison de retraite, tel quartier urbain, tout cela dans un environnement particulier...

    Il est en conséquence très difficile de se faire une idée objective, précise, analytique, scientifique, et encore moins statistique, chiffrée, en différentes études, graphiques, comparaisons, etc. … Non seulement de l'évolution de cette pandémie et de ses effets dans le monde, la société, l'économie ; mais aussi et surtout de ce qui concerne l'après événement, et qui va être le monde des années à venir...

    Déjà, une interrogation au sujet de la manière dont va se dérouler progressivement et selon quelles règles, la sortie du confinement d'un pays à l'autre... Notamment avec quelle reprise de circulation des personnes et des biens, d'un pays à l'autre, d'un continent à l'autre ; l'éventualité probable hélas, de nouvelles pandémies (covid-19 ou autre virus), la situation de précarité forcément aggravée de beaucoup de populations (avec un impact sur la santé de centaines de millions de gens)... Dont en particulier les populations migrantes pour cause de guerre et de conflits, et pour cause de misère ou encore cause climatique...

    Le « tableau » n'est pas « très optimiste » loin s'en faut...

     

     

  • Ce n'est pas un poisson d'avril

    Touite

    C'est la touite qui pue, qui conspue, qui bien en vue caracole, en 140 caractères pour défaire et les gens et le monde, philosopher dans le raccourci... La touite de Twitter le p'tit oiseau bleu qui pèt'/rot' gazouille...

    Inscrit que je suis sur Twitter (seulement pour la trace sur la Toile) je ne m'y produis jamais, je boude et zappe ces courriels répétitifs qui m'invitent à consulter les dernières notifications...

    Twitter c'est bien pour Donald Trump et toute la clique de ces gens célèbres dont des milliers de followers suivent les jactances en 140 caractères... Comme si en 140 caractères on pouvait faire la story du monde en plus, d'ailleurs, de sa propre story...

    Une liste de « pseudo amis » (avec tout de même quelques « vrais amis » dans le lot), longue comme une limousine ou comme Lisbonne Vladivostok, sur des réseaux sociaux, messenger et autres espaces de communication... ça sera toujours mieux à mon sens, que des milliers de followers qui, non seulement ne connaissent pas la couleur de ton pull over, mais n'ont aucune idée de ce que tu as dans le ventre...

    Les followers bourdonnent et sont surtout attirés par ce qui pue (ou qui « chicpue »)....

     

     

  • La queue d'un âne enduite de peinture

    Formes

    Même dans le mouvement de la queue d'un âne enduite de peinture et produisant une forme, un dessin, certes et à priori incohérent en apparence... Il n'y a pas de pur hasard, de pur désordre, autrement dit d'absence totale de logique, ou de cohérence...

    Rien de tout ce que l'on observe -à l'œil nu ou avec un puissant télescope- dans le ciel, dans l'univers visible, rien de ce qui se fait et se défait dans le cosmos, rien de ce qui existe, s'assemble en éléments, en particules, en molécules, pour faire du minéral, de l'atmosphère autour d'une planète, de la vie végétale, animale voire humanoïde comme sur la Terre, rien de ce qui naît et meurt, et cela dans une diversité quasi infinie, dans une complexité de structure, de rapport, de relation, qui évolue durant un temps plus ou moins long... Rien n'est pur hasard, hasard sans « mécanique », sans logique, sans cohérence... Une cohérence qui n'est souvent pas évidente du tout et qui échappe à notre intelligence d'être humain au stade d'homo sapiens...

    La réalité elle même, observable, visible, les faits tels qu'ils se produisent et tels qu'ils s'associent entre eux dans un environnement de relation et impliquant ce qui les suit, résultats et conséquences ; la réalité elle même et par elle même, est plus surréaliste que les œuvres des artistes surréalistes en dessin, peinture, sculpture, écriture... La réalité inaccomplie ne peut être imaginée en dépit de tout l'imaginaire dont on peut l'habiller, lui donnant une apparence, une ou des formes, tout cela par tout ce qui nous passe dans la tête, par tout ce que l'on crée et produit de visible...

    Surréaliste qu'elle est, la réalité ; et surréalistes qu'elles sont, les œuvres des surréalistes... Il y a cette « mécanique », cette intelligence, cette logique, cette cohérence, dans la composition ; jamais le moindre hasard sinon de l'aléatoire... Mais l'aléatoire c'est en quelque sorte un « creuset d'alchimiste horloger », ou un « laboratoire de création », ou encore un « atelier de forgeron »... D'où ce qui va sortir, accompli ou inachevé, est la résultante d'une facture, d'un travail effectué avec des matériaux, des composants, et de la manière d'utilisation d'outils...

     

    À priori je ne vois pas quel texte peut accompagner ce dessin que vous voyez ( cette « dessinatoquerie  à priori sans littératoquerie possible )...

    Certains à priori il faut dire, sont si proches du probable, qu'ils s'apparentent à des vérités... C'est ce qui rend, d'ailleurs, ces à priori là, si crédibles... Et donc, d'autant plus et mieux en « trompe-l'œil »...

     

     

  • Errance dessinato littératoque 1

    Dans l'amphithéâtre autour de l'estrade et de l'espace technique, et dans toute la salle en gradins, désertée... Viennent les ténèbres et le silence...

    Les masques des personnages qui, avant la venue des ténèbres, faisaient illusion tant ils étaient vivement colorés, devenus inutiles et s'étant d'ailleurs décolorés, commencèrent à se décomposer, à fondre dans l'humidité, dans l'obscurité et dans la chaleur ambiantes, accrochés qu'ils étaient aux panneaux d'exposition de graphiques et de cartes...

    Un étrange accordéoniste se mit à jouer, de son instrument dépourvu de touches, comme si les étudiants dans la salle d'amphithéâtre étaient encore présents.

    Et le chat du maître de conférence péta, faisant vibrer les ailes d'une libellule mutante, et la vibration fit parler le silence...

    La Révolution n'était pas encore commencée, que déjà, l'on promenait des masques conspués au bout de fusils sans gâchette mais néanmoins dangereux...

    À la vingt-cinquième heure l'anarchie... Mais quelle anarchie ?

    Fallait-il ré-inventer le bœuf Apis ?

    Amph

  • Pour la lecture cela devient difficile

    Déjà, les librairies, qui ne sont pas considérées commerces essentiels de produits de première nécessité, sont toutes fermées...

    Il ne reste que les maisons de la presse et les rayons livres des supermarchés Carrefour, Leclerc, Intermarché... Où l'on ne trouve en majorité que des thrillers, des romans policiers, ou des derniers romans d'Agnès Marre-toi du Gant, de Marc Lève-toi, de Guillaume Museau, de Frédéric Baille Bec dans l'Air, d'Âme de mon Lit et de ma Tombe, et de ces « Grands Auteurs » hyper médiatisés que « tout le monde » achète... (Notez les guillemets à grands auteurs)...

    Ensuite, commander, acheter, faire venir des livres par colis de livraison, de diverses centrales d'achat sur internet dont Amazon, Livrenpoche, Booknote et autres... Gros problème : les livraisons ne sont plus assurées (alors que tu as payé par CB ou Paypal à la commande)...

    Les vide greniers, les étals de livres d'occasion dans les marchés, hors de question tout est fermé de ce côté là...

    Les boîtes à livre, encore peut-être, mais se laver les mains avant d'y accéder et après choix, et à condition de ne toucher que le livre choisi...

    Reste les livres numériques (e-books) sur internet, à télécharger... Mais pour les livres récents, d'auteurs connus, 15 euro pour obtenir un texte numérique à lire sur un smartphone, une tablette, une liseuse ou un ordinateur, cela fait tout de même un peu cher (du vol, le prix des e-books récents sur internet -ou de l'abus)...

    Et dans les e-books, ce qui est du domaine public, donc gratuit, bonjour les temps de recherche pour arriver à trouver un livre intéressant... (Il y a bien sûr les grands classiques)...

    Du coup, je revois tout ce que j'ai sur mes étagères... Je vais peut-être relire une vie d'Albert Camus, d'Olivier Todd, le Journal de Kafka, traduit par Marthe Robert, À la recherche du temps perdu, de Marcel Proust...

    Dernièrement j'ai lu À L'Est d'Éden, de John Steinbeck, et ces jours ci je lis, de Georges Minois Histoire du Moyen Âge...

    Si pour 15 euro je devais acheter un livre numérique, il faudrait assurément que ce livre soit pour moi d'un « haut intérêt » pour ne pas dire « un chef d'œuvre de la Littérature » (Française ou autre)... Rire...

     

     

  • Pourquoi le confinement est nécessaire ...

    Si le confinement qui, actuellement concerne 3 milliards d'humains dans de nombreux pays, affecte si durement l'économie mondiale en interrompant beaucoup d'activités ; il est aussi certain que, sans aucun confinement, en laissant se développer d'elle même naturellement la pandémie, par le fait qu'autant d'humains sinon plus sans doute 4 milliards auraient été infectés, les uns asymptomatiques et les autres tombant malades... Compte tenu du taux de mortalité évalué à 1,5% pour les personnes âgées de moins de 60 ans, il y aurait eu en l'espace de 1 ou 2 ans à partir de mars 2020, quelque 60 millions de morts dans le monde ( de moins de 60 ans, donc des actifs)... Soit pratiquement autant de morts que durant la seconde guerre mondiale de 1939/1945... (sauf qu'en 1945, la population mondiale était d'environ 2 milliards et demi d'humains)...

    Autrement dit sans confinement des populations, c'est à la fin de la pandémie, tout un monde à reconstruire.

    Car 60 millions de morts cela veut dire des médecins, des chercheurs, des ingénieurs, des professionnels de l'agro-alimentaire, des spécialistes formés et compétents de tous les métiers, des travailleurs, des gestionnaires, des employés dans différentes fonctions, des infirmiers, de soignants dans les hôpitaux... En moins grand nombre pour faire fonctionner l'économie nécessaire à la vie humaine au quotidien...

    Aussi le choix entre confinement et non confinement revient-il à peu près au même : d'un côté avec moins de morts mais beaucoup de morts quand même, une économie à terre et à reconstituer ; et d'un autre côté une économie fortement affectée par la disparition en nombre important de gens dont l'activité professionnelle et de production est nécessaire...

    Sauf que, à choisir, le confinement est tout de même préférable, puisqu' avec moins de morts même si l'économie s'est effondrée, elle aura moins de mal à repartir qu'avec 60 millions de disparus qui eux, auraient définitivement disparus... Et 20 ans (une génération) pour faire de nouveaux actifs nécessaires à la marche du monde...

     

  • Le changement d'heure dans le contexte de la crise sanitaire

    Dans divers appareils les programmes sont ainsi conçus que des manipulations ou des ajustements à la main ne sont pas nécessaires, par exemple pour les ordinateurs, à 2h de la nuit, l'heure change à 3h sans aucune intervention, puisque la programmation inclut l'automatisation 2 fois dans l'année du changement d'heure...

    Il n'en est pas de même, par exemple, pour les montres à affichage digital (chiffres) qui ont 4 boutons poussoirs (2 de chaque côté) afin d'effectuer à la main l'ajustement, ni pour l'horloge à régler dans le tableau de bord des voitures, ni encore pour les cuisinières électriques et autres appareils ménagers...

    Dans le contexte de la crise sanitaire du coronavirus, avec tous ces appareils médicaux, qui ont des programmations incluant des gestions de durée de fonctionnement selon telle ou telle nécessité, si les soignants, les infirmiers, les médecins doivent en plus de s'occuper des malades et de gérer des situations dramatiques ou très problématiques, se « prendre la tête » pour effectuer des ajustements d'heure et avec la complexité des appareils... ça va pas être drôle du tout, de quoi s'arracher les cheveux !

    Il me semble que dans le contexte dramatique et extrêmement compliqué des soins à pratiquer notamment avec ces appareils médicaux dont dépendent la vie des gens, il aurait été sans doute plus logique et plus pratique, de surseoir cette année 2020 au changement d'heure !

     

     

  • Livraison des colis

    Depuis le milieu de la semaine dernière, à partir du 19/20 mars, les facteurs de la Poste déjà, n'assurent de tournées de distribution que 2 fois par semaine, essentiellement pour mettre du courrier papier dans les boîtes aux lettres, et plus du tout de colis (ces derniers demeurant « en souffrance » dans des centres de dépôt ou en bureau courrier)...

     

    Si vous voulez par exemple commander des cartouches d'imprimante par internet, les articles partent bien, les commandes sont traitées, oui, mais vos cartouches n'arriveront vraisemblablement, qu'une fois finie la période de confinement... Il vaut mieux essayer d'acheter des cartouches en supermarché (mais avec le risque de ne pas trouver le modèle souhaité pour votre imprimante)...

     

    Afin d'économiser ma cartouche noire, qui ne dure que 100/120 pages, je n'utilise mon imprimante désormais, que pour sortir des autorisations de sortie dérogatoire...

     

    En ce qui concerne tout plein d'autres commandes achats sur internet, dès que l'on sort de produits réellement essentiels, les colis n'arrivent qu'au compte goutte !

    Inutile donc, je vous le conseille, de vous ruer sur internet pour acheter quoi que ce soit, le colis n'arrivera pas avant plusieurs semaines ou bien il mettra 15 jours pour arriver !

     

    Et y 'a pas que les facteurs de la poste, beaucoup de livreurs aussi, de toutes entreprises de distribution de colis, qui, selon le caractère utilitaire de nécessité du produit, trient ce qu'il convient de livrer, stockent ce qui ne semble pas urgent...

     

     

  • Si même la jeunesse n'est pas épargnée...

    Selon les dernières informations , cette jeune fille, Julie, 16 ans, de Morsang sur Orge, n'avait pas de pathologie particulière, elle se trouvait avant de tomber malade, dans un état de santé normal...

    A voir le visage de cette jeune fille, elle ne devait pas être en situation de surpoids, comme c'est le cas pour beaucoup de jeunes ; était-elle sujette à des rhumes, des bronchites, des angines ? Pas spécialement... Aurait elle été  fragilisée par des défenses immunitaires affaiblies ?...

    Cela est inquiétant...

    Je ne sais pas vraiment dans quelle mesure, les personnes non âgées (de moins de 60 ans) sont « plus fragilisées » parce qu'elles sont en surpoids ou obèses -il y a peut-être un lien- ou parce qu'elles sont sujettes à des maladies respiratoires telles que de gros rhumes ou bronchites au moins une fois dans l'année... La seule certitude observable c'est que plus les gens sont âgés (à partir de 70 ans), qu'ils soient en surpoids ou non, et plus ils risquent de développer une forme grave de coronavirus...

    La question que je me pose c'est au sujet des défenses immunitaires, qui ne sont pas les mêmes d'une personne à l'autre, et cela quelque soit l'âge de la personne... Il y a là une réelle inégalité naturelle (qui existe d'ailleurs pour tous les êtres vivants)...

    Qu'est-ce qui intervient (affaiblit ou renforce) les défenses immunitaires ? Un mode de vie, une hygiène de vie, l'alimentation ? … Quand on voit des gens devenir très vieux, des centenaires, dans un monde aussi pollué que celui d'aujourd'hui, et qui n'ont pas forcément une « hygiène de vie et d'alimentation » et qui de surcroît, comme ce fut le cas pour mon arrière grand mère morte à 96 ans (née en 1873 décédée en 1969) était sujette à des syncopes... On ne peut que s'interroger...

    Toute ma pensée, toute mon affection, que je partage avec tous mes concitoyens, à la famille, aux proches, aux ami(e)s de Julie, morte à l'âge de 16 ans, du coronavirus...

    Ce qu'il y a de terrible avec cette horrible maladie, c'est que quand on meurt, on est tout seul sans la présence de ses proches... Bien sûr, il y a, autour, les soignants, les médecins... Mais pas la famille, l'épouse, le mari, le frère, la sœur, l'ami(e)...

     

     

  • Aux Souris Bleues on y meurt comme des mouches

    Depuis de nombreuses années, et surtout depuis la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 et l'accélération de la mondialisation économique à partir des années 1990, avec la loi du marché, le pouvoir de l'argent et la déshumanisation de la société par la robotisation, la marchandisation du bien le plus nécessaire à l'humanité qui est la santé, la généralisation et les dérives de la société de consommation, le changement climatique...

    En tant que témoin de mon temps, de ce temps qui dans l'Histoire de l'Humanité se situe « à cheval » entre deux siècles, le 20 ème et le 21 ème, et donc « à cheval » aussi, entre deux mondes, le monde d'avant 1989 et le monde d'après 1990...

    Il m'est arrivé souvent de penser qu'un jour viendrait où un événement dramatique affecterait la planète des hommes dans son ensemble, sous la forme soit d'une guerre généralisée encore plus terrible que celle de 1939/1945, soit sous la forme d'une catastrophe naturelle -ou cosmique- soit sous la forme d'une épidémie comme ce fut le cas lors de la peste de 1348, soit encore par une conjonction de plusieurs causes liées à une activité humaine que notre planète ne pourrait plus supporter...

    Je me disais même que de mon vivant, avant que je n'atteigne cent ans en 2048, je pourrais être témoin d'un tel événement dramatique survenant et affectant la Terre toute entière, notre civilisation, nos sociétés, nos populations...

    Cet événement se sera donc produit durant l'hiver et le printemps de l'année 2020... Il n'est sans doute pas, cet événement, aussi « radical » et aussi « massivement destructeur » que le Fléau de Stephen King... Mais il est tout de même un désastre... Déjà par le nombre d'êtres humains qu'il affecte et dont il perturbe sérieusement la vie quotidienne, et ensuite, comme cela est à prévoir, par toutes les conséquences qu'il aura, sur l'économie, sur la société, sur l'activité des Hommes...

    L'heure n'est pas – n'est plus- aux invocations dans le genre : « une punition de Dieu », « la faute des Hommes, de leur égoïsme et de leur orgueil », « ces assassins et ces salauds qui ont pourri la planète et la vie des gens »...

    L'heure présente est celle de la réalisation d'une œuvre commune se déclinant selon deux forces combinées et liées entre elles : la compassion et l'action...

     

    Aux Souris Bleues on y meurt comme des mouches mais l'on y meurt aussi tout seul dans sa peau et y a même pas une mouche dans un pli de rideau...

     

     

  • Les chiffres et la réalité (suite)

    La population mondiale en 2020 étant de 7 794 800 000 habitants

     

    Un dixième de la population est 794 800 000 habitants

     

    Un centième est 79 480 000

     

    Si dans les 2 ans qui viennent, donc jusque vers la fin de 2021/début 2022, par vagues successives d'un continent à l'autre et de pays en pays, la moitié de l'humanité est infectée par le coronavirus ; en 2022 ce sont 3 897 400 000 d'humains qui auront été contaminés... En majorité importante il est vrai « asymptomatiques »...

    Si l'on considère à 2,5 % le taux de mortalité par coronavirus, par rapport au nombre de contaminés ( asymptomatiques plus tombés malades ) le nombre de morts, de décembre 2019 à mars 2022 aura été de : 2 fois et demi 39 740 000 morts soit 99 350 000 (autant dire cent millions de morts)...

    Davantage que la grippe espagnole de 1918/1921... (mais à cette époque, la population mondiale était de 1 milliard 800 millions d'humains)...

     

    La mortalité probable (par coronavirus) dans le courant des 2 ans qui viennent, n'est que l'un des deux aspects du désastre ; l'autre pouvant être encore plus grand : le désastre économique engendré par les mesures de confinement des populations tout au long du « voyage » de la pandémie, à savoir l'arrêt des échanges internationaux, du commerce, de beaucoup d'activités, les difficultés d'approvisionnement en denrées alimentaires, marchandises de toutes sortes dont certaines sont essentielles à la vie quotidienne des gens, tout cela ayant des conséquences directes et indirectes dans la vie des gens au quotidien sur une durée longue de temps... Sans compter les désastres psychologiques et dans les relations humaines...

    Et le fait, aussi, que pour beaucoup de populations défavorisées (alimentation, eau potable, hygiène, sécurité) dans les zones de guerre et de conflits, les camps de réfugiés, les pays les plus pauvres de la planète, les mesures de confinement et de protection des populations ne peuvent être assurées...

    Du coup, en 2022 et dans les années qui viennent de la décennie 20/30, il risque y avoir bien plus que cent millions de morts du coronavirus... Au moins autant hélas, pour d'autres causes que le coronavirus...

     

     

  • Visage

    Lorsque nous pourrons de nouveau sortir de chez nous, nul ne sait encore quand...

    Que soit dimanche ou lundi comme dans la chanson de Jean Ferrat mais sans savoir quel dimanche quel lundi ça sera...

     

    Le mot que je détesterai le plus, tout autant que le mot « haine » sera le mot « confinement », que j'ajouterai au mot « haine »...

     

    Et le mot que j'aimerai le plus, sera toujours le mot « visage »...

     

    Je voudrais taguer le mot « visage » sur un mur dans toutes les langues du monde...

     

    Je voudrais enfermer le mot « confinement » dans une boîte d'allumettes et brûler la boîte d'allumettes...

     

    Je voudrais accrocher le mot « haine » comme une tête coupée au bout pointu d'un long bâton et le promener dans une manif de protestation et de révolte sous les fenêtres qui en s'ouvrant, laissent sortir sur la rue, l'odeur pestilentielle qui envahit la pièce...

     

    Wa

    Wb

  • Les chiffres et la réalité

    Les chiffres (nombre de cas confirmés, de décès, de personnes hospitalisées et en réanimation) annoncés chaque soir par le ministre de la santé sur LCI et au JT de 20h, ne sont que suggestifs...

    La réalité c'est celle qui fait l'objet d'images et de scènes qui ont été filmées par des professionnels du journalisme, du reportage sur le terrain...

    C'est aussi ce que révèlent plusieurs témoignages de personnes que nous connaissons et avec lesquelles nous communiquons, autour de nous à proximité, ou de différents lieux de notre pays...

    La réalité, dans la pandémie du coronavirus, en France, dans les pays européens, aux USA, dépasse les données chiffrées, les statistiques, les graphiques...

    Juste un exemple : ces personnes allongées à même le sol sur des couvertures et des draps, dans le couloir d'un hôpital à Madrid, avec le bruit des toux, des expectorations, des gémissements... (reportage hier soir, lundi 23 mars, durant le JT de 20h sur France 2)...

    L'Espagne, tout comme la France et l'Italie, pays les plus atteints en Europe en date du 23 mars ; font partie des « pays économiquement et socialement développés » -certes avec chacun d'eux, les problèmes qui sont les leurs notamment en matière de santé publique, hôpitaux, personnels soignants et moyens...

    Mais à voir ce que l'on a vu hier soir, ces gens étendus à même le sol dans le couloir d'un hôpital à Madrid... L'on ne peut que comparer cela à ce qu'on voit dans des hôpitaux de pays sous développés, où encore à ce que l'on voit (des tentes médicales) dans des camps de réfugiés...

    Au rythme de progression de l'épidémie en nombre de personnes contaminées, en nombre de morts et en nombre de cas graves, l'on peut se demander si dans les hôpitaux de la région parisienne, on ne va pas voir bientôt, comme à Madrid, des dizaines de gens allongés à même le sol dans les couloirs...

    Et ce qui est préoccupant, ce sont ces médecins, ces soignants, qui tombent malades, dont certains meurent, parce qu'ils ont été insuffisamment protégés...

    Et, à propos des mesures de confinement et de la présence des forces de l'ordre, que dire de ces zones de « non droit » de banlieues et quartiers péri-urbains difficiles, qui échappent en grande partie à tout contrôle, où les gendarmes, les médecins et les pompiers sont agressés ? … Ces zones sont des foyers de contamination du fait que le confinement y est insuffisant...

     

     

  • Peindre l'enfer sur une toile

    Si j'essayais de peindre l'enfer sur une toile, de représenter l'enfer dans un tableau de peinture donc ; les affreux démons aux visages terrifiants, déformés, d'une laideur repoussante, que j'aurais peints, apparaîtraient dans le tableau comme « en arrière plan avancé »... Mais ce qui peut-être en premier lieu retiendrait le regard de l'observateur, que j'aurais voulu faire ressortir, aurait été une brume enveloppant les démons, une brume à la quelle j'aurais donné la couleur d'une eau croupie, une brume symbolisant... L'imposture.

     

    L'imposture c'est l'image que l'on donne de soi aux autres, une image « arrangée au mieux », et qui, pour « donner le change » laisse apparaître quelques petites taches...

     

  • S'interroger et agir plutôt que s'exclamer

    Dans une situation de crise sanitaire telle que celle que nous vivons avec cette pandémie de coronavirus (covid-19), que ce soit dans n'importe quel pays et sous n'importe quel gouvernement mais aussi dans la diversité de tout ce qui compose la société humaine de toutes sortes de modes de vie, d'habitudes, d'activités, de comportements... Tous les acteurs que nous sommes d'une manière ou d'une autre, individuellement, collectivement, depuis les gouvernants conduits à prendre des décisions au fil de l'évolution de l'épidémie, depuis les médecins, les scientifiques, les personnels des hôpitaux, les forces de l'ordre et de l'armée... Jusqu'aux gens du commun, femmes, hommes, enfants, de partout dans le monde ; nous sommes dans la nécessité de faire des choix, à chaque instant de notre vie quotidienne, dans nos actes, dans la manière de nous protéger, de protéger les autres autour de nous... Et si ces choix en règle générale pour beaucoup d'entre eux que nous faisons, convergent dans une même direction commune (les principes de base pour se protéger et protéger les autres), il n'en demeure pas moins qu'une part d'inconnu, d'aléatoire, d'incertain, de non prévisible, intervient et rend problématique, difficile, souvent, le choix, la décision de faire ainsi ou autrement à propos de ceci de cela...

    Il me paraît évident que, dans un tel contexte d'incertitude, d'inconnu et d'aléatoire, chercher des coupables, des gens qui seraient responsables d'une situation difficile parce qu'ils auraient été imprévoyants et voir les choses dans une dimension moralisatrice ou de désignation/dénonciation/stigmatisation, ne peut que contribuer à rendre l'épreuve que nous vivons, encore plus difficile...

    Bien sûr on peut en tant que témoin, décrire, parler de ce que l'on a vu, qui nous a mis en colère... Sans pour autant verser dans une moralisation du genre « haro sur le baudet »...

     

    Faire appel à la capacité que l'on a en soi, d'inventer, d'imaginer, de réfléchir à ce que l'on va faire pour résoudre telle ou telle difficulté, et cela en dépit de ce qu'il y a d'incertain et d'inconnu à agir selon ce que l'on a trouvé, pense-t-on « au mieux »... Sera toujours plus « productif » que des polémiques au kilomètre sur internet, du genre « ce qu'il aurait fallu faire ou ne pas faire » en désignant des coupables, des incapables, des responsables, des « salauds »...

    En somme, s'interroger et agir est plus productif que de s'exclamer...