Le p'tit coin de Yugcib

Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui vont venir à la suite de mes "Alvéoles" dont les 3 dernières la 10, la 11 et la 12 ne figurent pas dans le sommaire...

Les Kurdes

... Les Kurdes d'aujourd'hui, du nord de l'Irak, du nord est de la Syrie et de la partie orientale de l'Anatolie -Turquie, soit du Kurdistan géographique ; ainsi que ceux du 20 ème siècle et avant, ceux qui vivaient dans l'Empire Ottoman... Sont les très lointains descendants d'un peuple qui était celui du Royaume Mittannien, l'une des grandes puissances du monde civilisé (le monde Egéen-Minoen-Hittite-Mittanien-Egyptien de l'âge du bronze, de 1700 à 1200 AV-JC)... Ce royaume Mittanien s'étendait alors de l'est de l'Anatolie où il était voisin de l'Empire Hittite en Anatolie, jusqu'au delà de la rive nord du Tigre, et vers le sud, jusque dans le nord de la Syrie actuelle...

Après la disparition de la civilisation méditérranéenne-proche orientale à la fin de l'âge du bronze entre -1200 et -1150, les empires (Grec, Egyptien, Hittite, Mittanien et Babylonien) se sont scindés en une mosaïque d'états nations... Plus tard, à partir du 7ème siècle avant l'ère Chrétienne, il y a eu l'empire Perse et un temps, la présence Grecque (Avec Alexandre) au Moyen Orient ; puis l'Empire Romain à partir de -200 jusque vers 450, qui s'est étendu jusqu'au delà de l'Anatolie notamment dans une partie du Moyen Orient ; puis à partir de 1453, l'Empire Ottoman jusqu'en 1918...

Depuis 3200 ans, on peut dire que les Kurdes n'ont plus jamais eu d'état ou de nation constitué (avec frontières) après la disparition de ce Royaume Mittanien dont le peuple d'alors est en partie du moins aujourd'hui, le peuple dont ils sont originaires...

Il y a aussi un autre peuple, les Hébreux ou les Juifs de l'ancienne Palestine-pays de Canaan, qui, dispersés en diasporas de par le monde, n'ont pas eu de nation ou d'état constitué, jusqu'en 1948, l'année où fut établi un traité par lequel il leur a été défini un territoire... (Mais ce territoire ils l'ont étendu en colonies au delà de la frontière qui avait été définie par le traité) ce qui est à l'origine de conflits et de luttes armées depuis 1948...

Certes, ces Mittanniens de 1200 AV-JC, pas plus que les Mycéniens de Grèce, les Minoens de Crète, les Hittites, les Egyptiens et les Babyloniens... N'étaient pas -loin s'en faut- des "enfants de choeur" ... Et nous retrouvons dans le monde d'aujourd'hui, à peu près les mêmes problématiques liées à des alliances opportunistes, des traités commerciaux et échanges, des conflits entre grandes puissances, des stratégies, des dominations, des résistances, des révoltes, des migrations de populations, ainsi que des problèmes environnementaux (changement climatique)...

 

 

Comparaison entre diffusion sur internet et publication de livres

... Je fais une comparaison entre

 

-D'une part l'usage que l'on peut faire d'internet, d'un blog, d'un site personnel, d'un réseau social... En tant qu'écrivain, auteur, artiste, poète -ou en tant que personne s'exprimant sur toutes sortes de sujets d'actualité, témoignant de ce qui est vu et ressenti...

 

-Et d'autre part la publication de livres, d'œuvre littéraire, que ce soient des romans, des essais, des récits ... Sous forme de livre numérique ou de livre de librairie diffusé par soi-même ou par l'intermédiaire d'une maison d'édition prenant en charge le placement en lieux de vente ou de diffusion, en un certain nombre d'exemplaires pour un tirage initial (cela peut être par exemple quelques milliers d'exemplaires, disponibles pour la vente, dans les librairies et rayons de maison de la presse, dans toute la France)...

 

... Dans le cas de la production sur internet avec un blog, un site, ou sur un réseau social ; il peut exister "significativement" une "visibilité mesurable", avec des outils analytiques qui donnent au jour le jour le nombre et l'origine géographique des visiteurs... Bien qu'en réalité cette "visibilité mesurable et identifiable" soit illusoire dans la mesure où elle ne tient pas compte de tous les paramètres possibles -quand elle n'est pas faussée...

Et les visiteurs ou les lecteurs de tout ce que l'on produit et diffuse, qu'ils soient des inscrits ou des "amis" dans des groupes d'intérêts communs et sur des réseaux sociaux (notamment Facebook), qu'ils soient des visiteurs occasionnels disséminés un peu partout dans le monde qui consultent et ou suivent un blog, un site... Peuvent être identifiables du fait qu'ils réagissent -mais il n'y en a jamais à vrai dire "des milliers"- ou peuvent être ce qui est le plus évident, le plus probant, le plus fréquent, totalement inconnus, hypothétiques, inidentifiables... Sans compter ceux qui, encore bien plus nombreux, sont comme des acheteurs et lecteurs de livres qui ne sauront jamais que tel ou tel livre existe (et que s'ils le savaient tout à fait par hasard, ils ne l'achèteraient jamais, ce livre)...

 

... Dans le cas de la publication d'ouvrages notamment par l'intermédiaire d'une maison d'édition, la meilleure certitude c'est celle de voir jusqu'à 3000 exemplaires (dans le cas d'une diffusion initiale) de son livre, répartis dans une centaine de librairies en France et, sachant que la maison d'édition a fait "une étude de marché" qui se base sur le réseau de connaissances de l'auteur et sur les soutiens dont bénéficie l'auteur, les 3000 exemplaires seront quasiment tous écoulés -au pire cela ferait quelques centaines au pilon...

L'auteur, alors, n'aura, de la visibilité de son livre, que ce qu'il pourra en constater de la présence à la maison de la presse ou à la librairie de l'endroit où il habite (et dans les environs)...

Et de ses lecteurs, il n'en saura que de ceux qui lui diront l'avoir acheté -pour autant qu'ils aient lu livre ce qui n'est pas absolument certain...

Même si le livre -selon l'information reçue par "ouie-dire", par son éditeur, par quelque article de presse au sujet du livre ; même si le livre donc, s'écoule relativement bien de ci de là, l'auteur ne saura jamais qui sont ses lecteurs à tel ou tel endroit dans sa région ou ailleurs en France.

 

... C'est cette part d'inconnu, d'inidentifiable, d'aléatoire, de purement hypothétique, tout cela lié au fait que l'on n'a jamais les gens en face de nous (ou seulement quelques personnes de notre entourage que l'on voit et nous ayant dit avoir lu le livre)... Qui est "difficile à vivre" pour un écrivain, pour un auteur... "Dans les deux cas de figure" ( publication par une maison d'édition ou diffusion sur internet )...

 

... Mais quand je dis "difficile à vivre" je précise que ce n'est en fait, "difficile à vivre" que pour les auteurs qui souhaitent davantage (bien davantage) être lus et ou vus -et pouvoir s'exprimer devant un public- que d'être achetés, de recevoir des droits d'auteur donc de l'argent...

 

... Pour ma part, l'expérience qui m'a le plus satisfait (qui m'a en quelque sorte "comblé" si je puis dire) n'a point été celle du ou des jours où j'ai vu que mon blog avait eu 550 visiteurs, ni le jour où j'ai su que 500 exemplaires de mon livre avaient été écoulés... Ce sont les fois où je me suis produit devant 30/40 personnes dans une salle de café, pour lire mes textes à haute voix, et "les yeux dans les yeux" des gens qui m'écoutaient, et avec lesquels, après j'ai pu parler, échanger...

... Je ne sais pas si le terme que je vais employer pour dire ce que j'ai ressenti, est "approprié" mais j'ose quand même ici le dire : "c'était orgasmique!" (et partagé)...

 

... Et "ça", Facebook te le donne pas! Ni de voir sur Google analytics que tel jour t'as eu 200 visiteurs, ni de voir que ton livre s'est bien vendu dans le coin ! (rire)...

 

... Il ressort sans doute, de ce que je viens de dire au sujet de cette comparaison que je fais entre la diffusion sur internet et la publication de livres, que ce qu'il y a de mieux est de faire les deux, d'être présent sur internet et de publier des livres...

En effet, pour peu qu'un auteur, qu'un écrivain, ait un rayonnement d'une certaine dimension et que ses livres se vendent et soient lus ; il aura toujours davantage de visiteurs de son blog ou de son site, et sur les réseaux sociaux, il sera suivi, bien plus qu'il ne l'est en n'ayant pas publié de livre...

 

 

L'abandon des Kurdes

... L'abandon des Kurdes par l'Union européenne et par les Etats Unis d'Amérique, lors de l'intervention Turque en Syrie, intervention qui vise à éliminer les Kurdes du fait que l'armée turque dispose d'un matériel de guerre ne pouvant être comparé à celui dont dispose les kurdes et qu'en conséquence les kurdes ne peuvent qu'être complètement écrasés par le rouleau compresseur de l'armée turque... Ne fait pas honneur loin s'en faut aux gouvernements et aux peuples de l'Europe et des USA... D'autant plus qu'un désastre humanitaire est en passe de se produire, des dizaines de milliers de gens dans la zone des combats et des bombardements le long de la frontière turquo-syrienne, fuient vers d'autres zones où la guerre se poursuit en Syrie, là où déjà les conditions sanitaires, de survie, avec les hôpitaux détruits, les ambulances et les convois de ravitaillement bombardés, font que ces zones de totale insécurité ne peuvent plus être des refuges mais plutôt des camps de la mort... Les médecins eux-mêmes, ainsi que des gens d'associations humanitaires qui étaient encore présents sur le terrain, sont obligés de partir, puisqu'ils n'ont plus la possibilité d'exercer, manquant de tout, et de surcroît sont aussi des cibles lors d'attaques, de raids guerriers et de bombardements...

Plutôt que d'accueillir un million de réfugiés syriens, l'Union européenne a préféré donner six milliards d'euro au gouvernement Turc, pour que les réfugiés syriens soient "gardés" en Turquie...

Même si l'accueil d'un million ou plus de réfugiés syriens pose un réel problème à l'Union européenne, en termes de structures d'hébergement et de moyens de gérer cet afflux de populations ; il n'en demeure pas moins que donner de l'argent au gouvernement Turc pour que ce gouvernement prenne des mesures afin de contenir sur son territoire tous ces réfugiés... N'est pas non plus la "meilleure solution"... D'ailleurs, le gouvernement turc nous le fait savoir par le chantage qu'il fait subir à l'Europe, en ce qui concerne les réfugiés qu'il laisserait passer en Europe si on "l'emmerdait avec la question kurde" (en attendant, les six milliards profitent davantage au gouvernement turc, qu'aux réfugiés qui vivent dans la précarité dans des camps)...

A ma connaissance les Kurdes, historiquement parlant, n'ont jamais eu d'état avec frontières, et n'ont été qu'un peuple (une "nation virtuelle") réparti entre trois autres états : l'Irak, la Syrie et la Turquie, dans un espace géographique le Kurdistan... Et le Kurdistan n'a donc jamais été un pays au sens d'état ou de nation avec des lignes de frontière délimitées, comme l'est par exemple l'Irak... Ce qui est il faut dire à juste titre, un problème... qui date surtout du "partage" que se firent les alliés vainqueurs de la première guerre mondiale, en 1918/1919 (Britanniques et Français), entre zones d'occupation et de protectorat, après la chute de l'Empire Ottoman et l'émergence de la nation Turque dans ses frontières actuelles...

... Nous allons, les gouvernements et les peuples d'Europe -et aussi des Etats Unis d'Amérique- un jour où l'autre selon l'évolution des politiques et des stratégies des grandes puissances, selon des risques accrus de conflits... "payer très cher" l'abandon des Kurdes...

Que ferions nous, cinq cents millions d'européens que nous sommes, si nos territoires, de la côte atlantique jusqu'à la Pologne et à la mer Noire, devenaient "théâtre de guerre" dans le cadre d'un conflit mondial généralisé ? Dizaines de millions de réfugiés, de populations en déplacements et exodes massifs... Et pour aller où? Traverser l' Atlantique comme on traverse actuellement la méditerranée entre la Lybie et l'Italie?

 

... Je suis atterré (le mot est sans doute un peu fort) par le fait que depuis hier et tout aujourd'hui, il n'est question à la radio comme à la télé lors des bulletins d'information principaux de la journée, que du Brexit, et non pas-ou très peu- de l'intervention turque en Syrie contre les Kurdes...

Certes, le Brexit "c'est une affaire sérieuse" avec toutes les conséquences que cela va entraîner si le parlement du Royaume Uni ne valide pas l'accord conclu entre Boris Johnson et l'Union Européenne.

Mais le peu d'informations données au sujet de ce qui se passe ces jours-ci dans la zone limitrophe de la frontière turquo-syrienne, est bien le signe le plus évident du désintérêt de l'Europe pour les Kurdes... Un désintérêt qui "ne dit pas son nom" et qui se "barde" de "désapprobation" pour la forme, d'un aplatissement des gouvernements de l'Union européenne devant un président Turc qui se moque bien des remontrances adressées par les européens... Seulement des déclarations bien que la France et l'Allemagne suspendent la vente d'armes à la Turquie et que "quelques sanctions économiques" soient envisagées-ce qui reste à voir... Résultat, le gouvernement Turc ira jusqu'au bout c'est à dire l'écrasement des Kurdes dont la résistance ne sera qu'une lutte sans espoir... Désolant, et effrayant ! (Pour ne pas dire abject et d'une lâcheté révoltante quand on pense à la peur de populations de certains pays d'Europe, de voir leur quotidien de vie, altéré par l'arrivée de dizaines de milliers de migrants ; de voir leur tranquillité depuis 70 ans de paix, risquer d'être perturbée!)...

 

Les éclatements et les dispersions de la lumière

... Je m'interroge sur l'opportunité, sur le sens qu'il y a, de -comme je dis et écris- "s'exister" , c'est à dire de passer sa vie entière à promouvoir, mettre en avant tout ce que l'on fait, tout ce que l'on produit... Alors que "être existé" aurait -peut-être- davantage de sens...

 

N'être, ne vivre, que dans sa propre lumière ne donne en effet qu'un seul et unique aspect de la lumière, alors que la lumière a une infinité d'aspects, de rayonnements, de dispersions, de couleurs et de nuances de couleurs, d'intensités, d'éclatements, différents...

 

Il suffit pour s'en convaincre de regarder avec une lunette astronomique d'une certaine puissance, le ciel de la nuit, l'espace visible ainsi... Et d'observer toutes les manifestations, toutes les "arabesques", tous les éclatements, toutes les dispersions, enroulements, et jusqu'à des explosions, de la lumière, dans toutes les couleurs que prend la lumière d'un bout à l'autre du spectre de sa diffusion -sans oublier ce qui est invisible mais qui existe bel et bien... (Et qui représente en fait, 90% de l'univers)...

 

Ainsi la lumière que l'on porte en soi, qui est notre intelligence, notre sensibilité, notre capacité de réflexion, tout ce que nous pensons et exprimons... Est-elle reliée à toutes les autres lumières au delà de notre propre lumière... Et ne peut exister seule, sans les autres lumières... Elle se fait, d'ailleurs en grande partie, notre lumière, par les autres lumières (et en partie, aussi, par les particules et par les composantes qui font exister notre propre lumière)...

 

Quel sens il y a, à "s'exister" si l'on n'est pas existé ?

 

La lumière que l'on peut observer avec une lunette astronomique ou avec un puissant télescope, dans ses aspects, ses mouvements, ses couleurs, ses dispersions... Ne peut pas être contrefaite, ne peut pas être illusoire, elle est une réalité intemporelle... Et c'est cette réalité qui la fait vérité...

En revanche la lumière que l'on porte en soi et qui rayonne par elle seule, peut être contrefaite, en ce sens qu'on lui fait prendre un aspect qui masque -et dirais-je- "désexiste" la lumière au delà de la lumière en soi si bien contrefaite et qui fait illusion...

 

 

Des événements qui n'auraient jamais dû se produire

... Des événements en France en 2019 tels que celui de l'incendie de Notre Dame à Paris le 15 avril, et celui de l'attentat terroriste à la Préfecture de police de Paris le 3 octobre ; n'auraient jamais dû se produire...

La cathédrale Notre Dame de Paris, ainsi que la Préfecture de Police de Paris, entre autres lieux bien sûr dans notre pays, sont des lieux "symboliques" peut-on dire, des lieux "inviolables", des lieux "sécurisés" (sécurisés dans le sens de ce qu'il y a de plus sûr)...

L'une est un lieu de patrimoine historique et culturel, et l'autre un lieu d'ordre établi et référent en matière de sécurité publique.

C'est comme si une centrale nucléaire (celle de Blaye en Gironde ou celle de Gravelines dans le département du Nord) venait à exploser... Ou comme si l'avion du Président de la République avec toute la suite de personnages qui l'accompagne, venait à se crascher...

Inconcevable... Inimaginable...

Et pourtant...

C'est que dans les "Saints des Saints" -dans la demeure même des Dieux et de leurs anges protecteurs- en ces lieux "inviolables" et "ultra-sécurisés", il y a de ces "gardiens" en tenue de gardien et avec des armes de gardien, et des "ingénieurs" de compétences dont on ne saurait se passer, qui sont comme des virus, des agents pathogènes dans le tissu cellulaire et qui n'ont pas l'apparence de virus ou d'agents pathogènes, autrement dit indétectables...

C'est que dans les moyens mis en œuvre pour garantir la sécurité de ces lieux, pour prévoir et gérer les dysfonctionnements lorsqu'ils se manifestent par des signes avant-coureurs ; il n'y a peut-être pas eu assez de ce "nerf de la guerre" que l'on appelle l'argent, ni assez de ces précautions, études et analyses préalables, pour justement mettre ces moyens en œuvre... Encore que... les moyens mis en œuvre à eux seuls, ne soient pas la "garantie absolue"...

Nous sommes dans un temps, dans une époque, où même dans les hauts des Saints des Saints, il y a de l'incertitude... Des implants de "points noirs" dans la source lumineuse...

... Il demeure encore il faut dire, de ces événements "un peu moins improblables" (mais qui se sont tout de même produits) tel celui de l'incendie de l'usine -classée Seveso- de Rouen, dernièrement, et son précédent, l'explosion de l'usine AZF de Toulouse, le 14 septembre 2001...

 

... Une petite remarque pour conclure :

 

Si dans le récit biblique, l'exode et l'errement des Hébreux durant 40 ans dans le désert après leur départ d'Égypte, n'a pas laissé de preuves archéologiques ou scientifiques sous forme de traces, pierres, objets, inscriptions, monuments qui auraient pu témoigner de manière certaine de l'existence de cet exode... Le récit biblique dit tout de même en substance qu'en ce qui concerne "une grande bataille dans les cieux", Lucifer qui était l'égal de Dieu s'est présenté comme étant "l'ange de lumière" au même titre que Dieu et prenant la place de Dieu (en substance, je ne me rappelle plus les termes exacts mot pour mot)... Il y a donc une sorte de "vérité" dans ce qui est écrit dans la bible, en ce sens que, les forces du mal prennent l'apparence des forces du bien à s'y méprendre (c'est ce que l'on voit aujourd'hui, avec ces "points noirs dans les Saints des Saints", qui font l'effet d'une source de lumière à l'intérieur même de la source de lumière...

 

Les règles de la Citadelle

... Quels auteurs, quels écrivains, quels intellectuels, quels artistes... Sont-ils plus soucieux de l'évolution et de la portée de la littérature et de l'art, dans la société d'aujourd'hui -comme ils auraient pu l'être, du moins certains d'entre eux qui le furent dans les sociétés d'hier... Que de leur destin personnel, de leur succès, de leur rayonnement ?

Ceux que l'on voit sur les plateaux de télévision et dont les livres, les œuvres, se vendent, se diffusent, dans des pays "libres et démocratiques" ? (notez les guillemets)

Ou bien ceux qui sont censurés, emprisonnés, ou qui risquent leur vie en s'exprimant, dans des pays de dictature ou en guerre ?

Ces derniers ne sont-ils pas plus motivés dans le sens de l'évolution de la littérature et de l'art?

Et d'autre part, les règles qui sont celles de la Citadelle des marchands décideurs et de leurs clientèles, ne sont jamais les règles qui font évoluer le sens et la portée de la littérature et de l'art, dans une société ou dans une civilisation qui s'ébat plus qu'elle ne se cherche...

 

Forums et stories

... Je m'interroge sur l'opportunité qu'il y a, de s'inscrire sur des forums qui sont en quelque sorte des communautés de membres autour de passions et d'activités, où, en règle générale l'on s'inscrit sous un pseudonyme avec un avatar (une image, un logo que l'on choisit dans la liste préconçue)...

L'on s'y livre au départ, dans l'un ou l'autre de ces forums -de type "forumactif" ou autre- en une présentation de soi, de ce que l'on aime ou de ce dont on se passionne... En une présentation de soi tout à fait consensuelle à vrai dire, assez rarement dans une formulation "atypique" ou ne ressemblant trop guère à ce qui se pratique habituellement...

Il faut dire que tous ces forums, d'ailleurs, depuis déjà quelques années, n'ont plus tant que cela "le vent en poupe" et qu'en réalité, leurs membres inscrits postent de moins en moins de messages, pour ne pas dire plus du tout pour certains...

Sans doute les "stories" plus ou moins de tout un chacun/chacune, sur Facebook, ont-elles davantage le "vent en poupe" que des "coin d'untel/d'une telle" sur un forum... Encore que... Tout dépend en fait de ce fameux "nombre d'amis" que l'on peut avoir sur Facebook...

Je m'interroge finalement, autant sur l'opportunité qu'il y a, de s'inscrire... Et "d'avoir l'illusion d'exister" sur un forum, que sur l'opportunité de mettre à jour sa "story" sur Facebook...

J'imagine assez mal quelques hypothétiques "chercheurs de talents sur la Toile" ou même des spécialistes, sortes "d'archéologues" ou de "géographes" de la société humaine présente, se lancer dans une "étude" des différents comportements, formes d'expression, en somme de toute une sociologie des réseaux sociaux et du Web... Et donc, de consacrer des heures et des heures en d'aussi diverses que complexes recherches... Et dans quel intérêt d'ailleurs, sinon dans la dimension dominante de l'économie de marché, afin d'exploiter au mieux ce qui se diffuse et de déterminer des "profils de consommateurs de services et de produits en fonction de besoins et d'aspirations" ?

Il faut dire encore, que, dans tous ces forums plus ou moins communautaires autour de passions et d'activités spécifiques, que ce soit de la littérature, de la poésie, du cinéma, de la musique, du sport, etc. , l'on y trouve, outre bien sûr les pages ou rubriques dédiées et à thème, au moins une rubrique consacrée aux "choses et préoccupations de la vie quotidienne" ( dans le genre "à bâtons rompus" ou "nouvelles des uns et des autres" ) où l'on se fait des bisous et des mamours, où l'on discute "patates salades"- le temps qu'il fait -la politicaille- le monde qui va mal- des recettes de cuisine- le minou qui fait un caca nerveux...

Et dès lors que tu te mets – parce qu'au départ tu as été assez bien accueilli- à "péter dans le potage" ou à poster quelque chose d'un peu atypique, eh bien fini les bisous, fini les mamours, tu passes pour un pestiféré... Ou bien si tu te lances dans des sujets "profonds", de culture scientifique, historique, littéraire ou autre, et en "une page longue comme une limousine"... tu n'as alors pour réponse qu'un immense silence et une souveraine indifférence... (Et pourtant, les rubriques à thème dans ces forums, ne manquent pas... Alors quel est leur finalité si, d'aventure lorsque tu y postes un texte, il n'y a pas de réaction... Et encore moins un contact qui s'établit autrement que virtuellement ?)...

Quant aux "stories" sur Facebook... Alors là... C'est sans doute aujourd'hui la "grande mode" mais les modes vont et viennent autant que passent et repassent les "amis" du moment...

 

 

1177 AV-JC, le jour où la civilisation s'est effondrée, de Eric H. Cline

9782707185938

... Un texte d'une rigueur scientifique notable, qui repose en grande partie sur des découvertes de milliers de tablettes d'argile recouvertes d'écriture, dont l'une d'elles était une langue commune pratiquée dans le monde méditerranéen et moyen-oriental dans les échanges entre empires et états : l'Akkadien...

 

Ce texte retrace une période qui se situe entre le 14 ème et le 12 ème siècle avant JC, en gros sur trois siècles, à la fin de l'âge du bronze... Mais comme on peut le lire au début du livre, est évoquée une période précédente, de 1700 à 1550 AV-JC...

 

Lorsque commence le 12 ème siècle AV-JC, dans les années -1190/-1180, toutes les civilisations (en fait LA civilisation) de méditerranée grecque et orientale, se sont rapidement effondrées, le point culminant dans la conjonction de plusieurs causes (invasion de peuples, destructions de villes et de cités, changement climatique/sécheresse, guerres, conflits, révoltes, rupture des échanges commerciaux) ayant été l'année -1177... Causes auxquelles s'ajoute une importante activité sismique due à la faille en profondeur du bassin méditérranéen, entre les plaques africaine et eurasienne, une activité sismique qui, durant plusieurs dizaines d'années autour de -1200, a provoqué une série de séismes dévastateurs en Grèce, Anatolie, moyen orient)...

 

Le monde "globalisé" (politique, économique, culturel, échanges internationaux, routes terrestres et maritimes) était ainsi constitué, à cette époque entre -1400 et -1200, comprenant :

 

-À l'ouest, la Grèce continentale avec Mycènes, Tirynthe et Pylos ; une partie des îles de la mer Egée et la Crète, les minoens, avec Cnossos

 

-L'empire Hittite avec sa capitale Hattusa au nord de l'Anatolie, qui s'étendait cet empire Hittite sur une grande partie de la Turquie actuelle

 

-Le voisin, à l'est de l'empire Hittite, le royaume de Mitanni avec pour capitale Assur, une région comprise autour du cours nord du Tigre (nord de l'Irak actuel)

 

-Au sud du royaume de Mitanni, la Babylonie des rois et des princes Kassites, située entre le Tigre et l'Euphrate dans la partie sud de ces deux fleuves, et jusqu'au Golfe persique

 

-L'empire Égyptien, de basse et haute Égypte, tout le long du Nil, et s'étendant au nord au delà du Sinaï, dans ce qui est aujourd'hui Israel et le Liban, avec Memphis et Thèbes (Égypte) et Megiddo, Tyr, Biblos (côte méditerranéenne).

 

Tous ces empires, royaumes, sociétés, à cette époque, étaient connectés, avaient une langue commune (l'Akkadien), échangeaient de nombreux biens tels que des céréales, des tissus, de l'or, du cuivre, de l'étain, et les artistes, les marchands, circulaient librement d'un bout à l'autre de ce monde "globalisé" où la diplomatie, les traités, les codes, les correspondances par messages sur des tablettes d'argile ou par des cadeaux offerts, les alliances entre états, était la règle commune plutôt que le rapport conflictuel (quoi qu'il y eût, il faut dire, quelques guerres notamment entre Égyptiens et Hittites, Hittites et Mitanniens)...

 

En dehors ou en deçà de ce monde "globalisé", il y avait aussi d'autres peuples, mais qui étaient moins reliés entre eux et peu reliés au monde méditerranéen et moyen oriental : Ibères, Celtes (ouest Européen), Etrusques (nord de l'Italie) et plus loin en Asie orientale, les peuples de Chine et d'Inde ... Sans oublier les peuples d'Afrique, d'Amérique, d'Océanie Pacifique...

 

... L'âge du bronze couvre une période qui va de -3000 environ jusque vers -1200/-1100.

En gros l'âge du bronze (alliage cuivre et étain) intéresse un territoire qui part du sud de la péninsule ibérique, traverse la partie Est de la France, puis l'Europe jusqu'à la mer Noire avec l'Italie et la Grèce, ensuite l'Anatolie jusqu'à la mer Caspienne et le moyen orient et l'Égypte.

 

... L'âge du fer se situe entre -800 et la fin du 1er siècle après JC, mais la technologie utilisée pour le fer (plus difficile que pour le bronze) était déjà connue entre -1500 et -1000, dans un espace qui va de l'Anatolie à l'Iran, et les Philistins, les Phéniciens et les Égyptiens connaissaient aussi le fer entre -1100 et -800...

C'est autour de -800/-700, que l'usage du fer s'est répandu en Europe, à partir du sud de l'Allemagne et l'Autriche...

 

... La période obscure qui s'étend entre -1200 et -800/-700 après l'effondrement de la civilisation méditérranéenne et moyen orientale de la fin de l'âge du bronze, peut être comparable à la période qui, entre les 4ème et 7ème siècle après JC, a suivi la chute et le déclin de l'Empire Romain (Empire qui avait duré de -200 environ à 450 après JC, du moins pour sa partie occidentale)...

 

Cependant, après l'effondrement des empires et royaumes Grec mycénien Hittite Mittanien Babylonien Égyptien ; du 12 ème au 9ème siècle avant JC, la civilisation n'a pas complètement disparue et des états, des royaumes se sont constitués, avec beaucoup moins de liens entre eux ; le monde méditérranéen et moyen oriental étant alors devenu une mosaïque de pays, où le commerce, l'artisanat, les échanges, se faisaient non plus à grande échelle mais par des entrepreneurs privés, indépendants et sur des distances moins longues, et sans règles communes...

 

Il a fallu attendre l'arrivée du monde Grec que nous connaissons (l'antiquité grecque que l'on enseigne à l'école aujourd'hui, qui débute vers -700); puis l'Empire Perse, et ensuite l'Empire Romain à partir de la chute de Carthage, pour retrouver de grandes civilisations généralisées sur une vaste étendue territoriale...

 

... Il y a quelques correspondances dans le monde globalisé (en gros, la civilisation dite "occidentalisée") que nous connaissons aujourd'hui (depuis les années 1990) avec ses traités de libre échange, sa mondialisation de l'économie marchande, ses alliances entre grandes puissances telles que celles de l'OTAN, la dominance des lobbies de l'industrie, de l'agriculture et du commerce, les transports sur de grandes distances... Avec le monde de la fin de l'âge du bronze tel qu'il était alors entre -1400 et -1200... En ce sens que les "problématiques" sont à peu près les mêmes : celles d'un changement climatique (qui cette fois, est davantage lié à l'activité humaine sur la planète, donc plus que par cause de phénomèmes naturels plus ou moins "cycliques" ou liés à des conjonctures d'ordre naturel), de désordres, de conflits, de mouvements migratoires consécutifs à des guerres et à de la misère dans des pays appauvris, de rupture ou de modification de traités d'échange, d'insécurité politique, de constitution de blocs de grandes puissances qui s'opposent, déstabilisant ce monde globalisé qui commence à se fragmenter, pour ne pas dire à voler en éclats...

 

Un autre point commun entre notre monde et celui de la fin de l'âge du bronze, et peut-être le plus déterminant aussi combiné qu'il soit avec une série de causes multiples telles que celles citées plus haut ; c'est le niveau de complexité atteint, dans l'un et l'autre monde, pourtant séparés par 3200 ans d'histoire...

 

En effet le monde de la fin de l'âge du bronze, de ces sociétés, états, empires royaumes, dans la civilisation grecque égéenne hittite mitannienne babylonienne égyptienne, avait atteint vers -1200 un niveau de complexité tel, que le moindre "rouage" défectueux dans le "système", par effet de domino, pouvait faire s'écrouler le système...

Nous sommes de nos jours, avec notre civilisation mondialisée et ses technologies, dans une complexité encore plus grande...

 

Autrement dit, plus une civilisation, plus une société est complexe, et plus elle devient fragile et donc exposée lorsque l'un des "rouages" du système se "grippe" entraînant toute sortes de dysfonctionnements...

 

... La différence qu'il y a -la plus manifeste à mon avis- entre le monde globalisé du début du 21ème siècle après JC et le monde globalisé de la fin de l'âge du bronze (3200 ans d'écart)... C'est qu'aujourd'hui... Les tablettes d'argile sur lesquelles on écrivait tout (y compris ce qui se passait au niveau de la vie quotidienne des gens) ont été remplacées par des documents texte image numérique, tout cela stocké dans des "data center" ou sur des supports informatiques ou espaces de stockage internet, sur des blogs, des sites, sur Facebook, sur Twitter... Enfin sur des supports qui sont dématérialisés... Et dont les futurs archéologues du 4 ème millénaire (s'il y en a encore) ne retrouveront rien, rien de rien... Tout aura disparu depuis longtemps, et notre civilisation avec...

 

Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas, au 4 ème millénaire, une autre civilisation dont on a pas idée, aujourd'hui, de ce qu'elle sera ni comment et quand elle aura commencé...

 

 

Au sujet de l'expression "je ne le(la)connais ni d'Eve ni d'Adam"

... Je n'emploie jamais cette expression lorsque la personne en question, qu'effectivement je ne connais pas du tout, dont je n'ai jamais entendu parler... M'est présentée ou décrite par un ami, ou par une de mes connaissances, de telle sorte, selon ce que m'en dit mon ami ou une personne de ma connaissance, que je pourrais être intéressé à découvrir cette personne, par exemple à lire un livre qu'elle a écrit. Dans ce cas en effet, il ne me viendrait pas à l'idée de dire de cette personne dont j'entends parler pour la première fois de ma vie "je ne la connais ni d'Eve ni d'Adam".

En revanche, une personne totalement inconnue de moi, dont d'ailleurs personne ne me dit quoi que ce soit à son sujet, ou qui "paraît-il", "fait un carton" dans l'actualité du moment, ou "est en vogue" ou encore "est censée être connue de beaucoup de gens"... Là, dans ce cas, je dis "je ne le (la) connais ni d'Eve ni d'Adam"...

Une manière de ma part, d'introduire une nuance significative dans l'utilisation de cette expression populaire... Une manière en quelque sorte, d'exprimer en disant "je ne la ou le connais ni d'Eve ni d'Adam", que je me fous complètement de connaître cette personne, de savoir ce qu'elle fait ou ne fait pas dans la vie...

 

Une représentation imagée, simplifiée, de l'évolution du monde

Image monde

... Dans le 3 ème dessin à droite, le soleil s'est scindé en trois morceaux (mais cela pourrait être aussi en 4 ou 5 morceaux ou plus)...

Il n'y a plus, masquant en partie le soleil, de nuage, dans ce 3 ème dessin. L'absence de nuage suggère sécheresse, température élevée, changement climatique donc...

L'arbre, n'a plus de branches, plus de racines ; il a un trou devant, un autre trou derrière (comme pour avaler d'un côté et déféquer de l'autre, le corps de l'arbre étant le corps de la civilisation humaine)... Mais, tout de même, un aspect "positif" : dans les nombreux points, dont les noirs qui sont toujours là comme dans les 2 dessins à gauche et au milieu, l'on voit des bleus, et un vert, les rouges étant en quelque sorte on va dire des points "correctifs"...

A noter que les points noirs sont toujours aussi gros, inclus dans chacun des morceaux du soleil...

Et il y a ce robot, qui représente une société régie par des machines, des intelligences artificielles...

 

Dans le 1er dessin, à gauche, les oiseaux (et par extension tous les animaux, insectes, poissons) sont nombreux, comme ils l'avaient toujours été... Et l'arbre a des feuilles qui verdissent en été, et des racines...

Les "points sombres" n'y sont que de couleur marron (pour les distinguer de la couleur noire qu'ils ont dans le dessin du milieu)...

 

Dans le dessin du milieu, il n'y a qu'un oiseau, qui symbolise en étant représenté tout seul, la disparition massive des espèces animales... Et dans le soleil -ou s'il on veut dans le "Saint des Saints", non seulement les points inclus sont noirs, mais plus gros, et, dispersés, plus nombreux qu'ils ne l'étaient dans le 1er dessin...

L'arbre a encore des branches, mais plus de feuilles, ce qui symbolise une dégradation de l'environnement naturel... Mais il n'a déjà plus de racines, il n'est donc plus relié à ce qui est en dessous de lui, la profondeur du sol ( l'Histoire, le passé, en somme)...

 

 

 

Envoi de manuscrit aux maisons d'édition

... Je n'ai recherché et visité les pages d'accueil de leurs sites, que les maisons d'édition à compte d'éditeur... J'ai donc éliminé de mes recherches, déjà, tous les éditeurs "en ligne" (il y en a de deux sortes : ceux qui ne demandent aucun engagement, avec lesquels on ne souscrit à aucun contrat, aucune obligation... Et où en fait, on fait soi-même la mise en page, la présentation, et tous les travaux typographie, format, etc. ... du moins lorsqu'existe cette possibilité pour l'auteur qui s'occupe entièrement de la mise en texte numérique de son ouvrage... Et ceux qui ont, comme par exemple EDILIVRE, un comité de lecture (juste pour vérifier si c'est publiable), qui offrent d'effectuer gratuitement tous les travaux, qui te font signer un contrat, te donnent un bon à tirer (le texte à relire et approuver) puis qui mettent ton ouvrage en ligne avec impression à la commande (en livre) ou envoi à la commande, du PDF... MAIS... "bonjour la diffusion, la promotion, le placement" etc. ... autrement dit "démerde toi" (sauf si tu souscris à un service qui te "booste" -soit dit en passant ça va chercher quelques dizaines voire centaines d'euro)...

 

Donc, tout cela, vous l'avez compris, c'est pas la "bonne solution -ou le bon projet", pour un auteur souhaitant faire publier son livre (d'ailleurs il n'y a pas de miracle quelque soit le "cas de figure" envisagé et ou essayé)...

Quant aux maisons d'édition "à compte d'auteur", il y en a "à la pelle", t'es sûr de voir ton livre publié (mais en 300 exemplaires, ou 500 grand maximum) et "ça te coûte un bras" ! (pour finalement te retrouver au bout d'un an avec 80% de tes exemplaires à devoir racheter -ou à faire mettre au pilon par la maison d'édition)...

 

... Reste le "bon vieux système traditionnel", envoi d'un texte imprimé (ou écrit à la main) en un manuscrit expédié par la Poste, à l'une ou l'autre des maisons d'édition que tout le monde connait (Gallimard, Le Seuil, Albin Michel, etc.)...

Le problème c'est que toutes ces maisons d'édition là, très connues, quand tu vas sur leur site ; leur page d'accueil, à "envoyer un manuscrit" ; tu lis ceci (ou à peu près) "Nous n'acceptons que des textes dactylographiés, envoyés par la Poste"... Suivent les détails pour la présentation... Donc, hors de question pour eux, d'accepter des textes sous forme de document numérique open office word ou PDF...

Je m'interroge sur ce terme "dactylographié" qui, aujourd'hui, avec les ordinateurs, l'écriture au clavier, me paraît complètement obsolète, du fait que plus personne n'utilise encore de machine à écrire...

Qui, en effet, de nos jours, quel auteur (peut-être Amélie Nothomb?) utiliserait encore une machine à écrire pour rédiger les textes de son livre? Bon, y'en a peut-être -très rares, qui écrivent à la main, au stylo, sur un gros cahier (mais dans ce cas, pour se faire plusieurs copies d'origine, avec du papier carbone ou en recopiant 200 pages 2 fois à la main... bonjour le travail!)...

 

Il existe cependant des maisons d'édition (à compte d'éditeur) qui acceptent de recevoir des manuscrits sous forme de document texte numérique en Word ou PDF : ces maisons d'édition ont un formulaire à remplir dans lequel tu t'identifies, tu donnes le résumé du livre, tu rédiges une courte biographie, et tu joins le fichier PDF ou Word de ton ouvrage... Tu reçois une confirmation de réception, où l'on te dit que 6 mois peuvent se passer avant que tu reçoives un avis favorable ou non... (Normal, vu le nombre de manuscrits qui sont envoyés ainsi)...

Voici une liste de ces maisons d'édition (à compte d'éditeur)... Liste incomplète :

 

Belfond

Denoël

Trois Colonnes

Presses de la Cité

Les Presses littéraires

 

 

... Dans les vitrines de quelques librairies j'ai pu voir des livres de la rentrée littéraire 2019, des romans pour la plupart, dont les titres et surtout les noms des auteurs, ne me disent absolument rien, et je me suis demandé pour quelle raisons, et quel intérêt je pourrais avoir, à acheter l'un ou l'autre de ces livres...

Ce qui m'a étonné, c'est que ces livres de tel ou tel auteur que je ne connais "ni d'Eve ni d'Adam", ont été publiés par des maisons d'édition telles que Gallimard, Albin Michel, Flammarion, toutes des maisons d'édition qui reçoivent en moyenne par an, environ 3000 manuscrits dont la plupart d'entre eux ne sont jamais lus en comité de lecture, détruits ou renvoyés à leurs auteurs avec pour motif "votre ouvrage n'entre pas dans nos programmes éditoriaux ou dans nos collections"...

Je me suis alors demandé ce qui a pu motiver Gallimard, Le Seuil, Flammarion entre autres, dans le choix de publication de l'un de ces "premiers livres" d'auteurs nouveaux... L'une des raisons qui me vient à l'esprit, c'est que l'auteur en question doit avoir autour de lui comme un réseau de soutiens, en somme, déjà un "rayonnement" de connaissances autour de lui, laissant espérer pour l'éditeur une diffusion, un potentiel d'achat de ce livre, d'environ 3000 exemplaires... Je ne vois pas d'autres raisons que celle là...

Nous ne sommes plus du tout au temps des années du milieu du siècle dernier, où les grandes maisons d'édition (qui étaient alors des entreprises de structure familiale) "avaient à cœur de découvrir des talents"...

Dans les milieux artistiques (musique, littérature, peinture) il n'y a plus de nos jours, de "chercheurs/découvreurs de talents", il n'y a plus que la "Loi du Marché", la Loi des modes et des engouements de saison...

Soit dit en passant, de tout ce qui se produit aujourd'hui, et qui n'est plus sur papier mais sous forme de document texte image numérique, ou diffusé sur internet... Que restera-t-il de tout cela d'ici 2 ou 3 générations... Et quels "biographes" ou quels chercheurs (sortes d'archéologues de l'Art et de la littérature) passeront une partie de leur vie à rechercher sur la Toile des productions dont les traces se seront perdues dans un immense tourbillon devenu aussi dense, aussi impénétrable, aussi disparate ?

 

 

Les "stories" ...

... Écriture, que ta vanité et que le spectacle que l'on fait de toi à perte de vue chaque jour, me hérisse le poil ! Écriture qui, sur le "résalsocial" où tout le monde va, Facebook, ne se confiture sur des pages-tartines longues comme des limousines, qu'en ses "stories" de chacun/chacune qui font l'actu du jour, avec "sa pomme/ses fans/ses smileys/sa gouape/son p'tit effet"... Écriture-story qui, à plus vrai dire me hérisse surtout le poil, non point parce qu'elle est ce qu'on voit et lit (après tout c'est "l'air du temps"), mais parce qu'elle n'incite que trop rarement les suiveurs, sa clientèle en somme, à la découverte de ce qui, à côté d'elle, même au beau milieu de la rue et des passants, ne fait jamais de "stories"...

Ce sont les champs qui s'ouvrent de part et d'autre du chemin, dont on connaît à peine les fleurs et les herbes que déjà l'on aime... Et tout le ciel au dessus des champs, la lumière, le vent, la pluie, les étoiles de la nuit, les bruits de la vie, des bêtes dans les champs... Et peut-être encore ces gens du village voisin que l'on rencontre, l'un ou l'autre nous racontant une histoire... C'est tout cela, oui, les "stories", celles qui peuvent aussi, en pages-tartines, s'étendre sur la grande table...

 

La bêtise et la brutalité

... Le drame de la bêtise et de la brutalité (d'ailleurs la plupart du temps associés), c'est que l'expression -par l'image, par l'écrit, par la parole et par ce qu'elles affichent sur la voie publique (par exemple l'effigie de Greta Thunberg pendue, ou la silhouette en carton chiffon de quelque personnage politique ou autre, haï et conspué que l'on brûle dans une manifestation)... Le drame, le vrai drame... C'est que l'image, que l'écrit, que la parole, que le geste accompli de pendre et de brûler une effigie de personnage haï ou conspué, traduit ce qui se ferait au vrai, ce qui s'accomplirait, si survenait une période de troubles, de mouvements incontrôlables de foules, de situation insurrectionnelle, de guerre civile, d'émeutes... C'est d'ailleurs ce que l'Histoire nous apprend, de ces périodes troublées, de très grande violence et de brutalité...

Par la Loi, par la Justice (la Justice des Hommes et des gouvernements en place pour autant qu'ils s'efforcent de garantir la sécurité et les biens des personnes) l'on peut juger un criminel, un délinquant, un fauteur de troubles, pris sur le fait... Et lui faire subir une peine, sous forme d'emprisonnement, d'amende ou autre...

Mais ce que la Justice ne peut faire, ce que la Loi ne peut faire, c'est éradiquer la bêtise et la brutalité qui sont ces forces obscures et latentes, inhérentes à la nature humaine- mais inégales il faut dire, selon les personnes, puisque ces forces obscures et latentes co-existent avec d'autres forces qui leur sont contraires... Et, ce qui complique encore, c'est l'interpénétration entre elles, des forces et des composantes de la nature humaine...

 

 

Amazon, empire universel ? ...

... Si Amazon est devenu actuellement le plus grand marché du monde (la plus grande galerie marchande du monde)... Avec sa logistique, la réalité de sa présence partout dans le monde avec ses magasins de stockage, ses points relais, ses bâtiments, sa flotte d'avions, de camions, de navires porte-containers, ses véhicules de livraison en ville, ses quelque 600 000 salariés dans le monde, tout cela aussi visible et réel que les grands centres commerciaux des périphéries urbaines avec leurs parkings, leurs bâtiments, leurs enseignes...

Il n'en demeure pas moins que tout cela repose sur une base purement informatique, avec des ordinateurs, des réseaux, internet, téléphones mobiles et applications incluses, avec des dizaines de centres "data center" (traitement et gestion de données) répartis dans le monde...

C'est, en somme, comme une immense toile (d'araignée) dans la Toile (le Web) avec des ramifications... Une toile donc, d'une complexité et d'une diversité de fils reliés, gigantesque et dont les extrémités de tous ces fils entrent dans le quotidien de vie de chaque consommateur, soit environ 300 millions actuellement d'humains sur cette planète... Ils entrent, tous ces fils, par leurs extrémités, sur un simple clic que fait l'acheteur pour se connecter sur le site Amazon, à partir du moment où cet acheteur a un besoin précis, d'un objet, d'un service, d'un produit...

C'est donc cela le principal moteur, en fait un cerveau électronique, une intelligence artificielle dont le créateur, le concepteur, est un humain, à l'origine, qui s'est associé à d'autres humains (ses associés et collaborateurs, techniciens, ingénieurs)...

Amazon

... Sur la carte, on voit que (cercles en bleu) Amazon cherche à conquérir le marché de L'inde et de la Chine où il se heurte dans ces deux pays de chacun, plus d'un milliard d'habitants, à d'autres concurrents (dont Alibaba le géant Chinois) aussi "localement" gigantesques que lui (en terme de millions de consommateurs)... Mais c'est bien aujourd'hui l'Inde qui est pour Amazon, un marché "'plus accessible" -et en passe d'être conquis- avec une perspective de centaines de millions de consommateurs qui vont s'ajouter aux 300 millions actuels... Mais... "Ce n'est pas encore gagné"...

 

... C'est, Amazon, cependant... "Un colosse aux pieds d'argile"... D'ailleurs son fondateur et dirigeant Jeff Bezos, déclare lui-même " Nous pouvons disparaître un jour, nous ne sommes pas éternels, c'est le destin de toute entreprise quelle que soit sa taille" ... Et il est le seul, de tous les géants et lobbies de la planète, à tenir ce genre de discours, qui, dans une certaine mesure par la perception de la réalité du monde marchand, qu'il exprime ainsi ; "rassure" les financiers, et lui assure sa cote en bourse, puisqu'il trouve toujours des investisseurs qui lui font confiance...

 

Un "colosse aux pieds d'argile"... Pour, à mon avis, aussi, une autre raison, qui, celle -là, est "un peu moins évoquée" mais n'en demeure pas moins une réalité potentielle...

Imaginons quelque pirate de l'informatique et du Web, un génie en la matière, qui, à lui tout seul ou en collaboration avec des associés tout aussi férus de science informatique, parviendrait à paralyser, voire à détruire tout cet édifice construit sur une base purement informatique, à faire que ce "cerveau", que cette "toile dans la Toile", s'arrête du jour au lendemain et que donc, plus aucun avion ne puisse décoller, plus aucun navire porte container ne traverse les océans, que plus aucun transporteur ne puisse livrer, que les magasins de stockage et les points relais ne puissent plus être approvisionnés, que le site même d'Amazon ne soit plus accessible pour chacun des 300 millions de consommateurs...

J'imagine mal une autre logistique de remplacement, autrement qu'informatique et par internet, telle celle qui existait par exemple au début du 20 ème siècle et mise en place avec les moyens de l'époque, par les géants et les lobbies du début du 20 ème siècle (et même encore par les mêmes géants des marchés d'après 1950 jusqu'à 1990)...

 

... Et pour conclure, que penser d'un monde (celui dans lequel nous vivons aujourd'hui sur toute notre planète) qui, du jour au lendemain, administrations, comptabilité, transports, commerce, écoles, versements de salaires et de pensions, police, armée, et jusqu'aux arts et à la culture, et l'industrie, l'agriculture, les banques, l'argent au quotidien avec les moyens de paiement carte bleue visa ... Serait sans informatique, sans internet... Dans un "black-out" total ?

 

 

Le 30 ème festival international de géographie à Saint Dié Vosges

... Le thème cette année, du vendredi 4 au dimanche 6 octobre 2019, était "MIGRATIONS", et le pays invité, les Caraïbes ...

 

Dans une mondialisation du protectionnisme et de l'édification de barrières dressées afin de bloquer ou de réduire les flux migratoires, et où l'ouverture des échanges n'est plus ce qu'elle était encore il y a quelques années, du fait de la constitution et de la réorganisation du monde qui se profile à l'horizon des années 2020, en trois "blocs" ou puissances économiques en concurrence (Celui des Etats Unis d'Amérique et de leurs associés, celui de l'Iran dans l'aspiration à la reconstitution de l'empire perse et avec, en parallèle celui de la Turquie dans l'aspiration à la reconstitution de l'empire Ottoman, et celui de la Chine présente économiquement en Afrique et partout dans le monde)... Et de ce que va pouvoir devenir l'Europe (l'Union Européenne actuelle) prise entre les "feux croisés" des trois blocs et aussi de la Russie qui cherche également à devenir une puissance incontournable... Comment vont évoluer les flux migratoires dans un avenir proche ?

 

... L'Histoire nous apprend que les migrations (déplacements de populations d'un lieu à un autre, d'un pays à un autre) ont toujours été une réalité... En fait, depuis avant le Néolithique dans des temps très reculés où d'ailleurs le mode de vie migratoire était plutôt la règle, le mode de vie naturel des "chasseurs cueilleurs" qu'étaient alors les sociétés humaines (Néandertaliens et Sapiens du Paléolithique)...

A une époque (par exemple au 17 ème siècle ou entre 1550 et 1700 de notre ère) où il n'y avait que 500 millions d'humains sur notre planète, proportionnellement au nombre d'habitants de la Terre, les flux migratoires étaient plus conséquents en terme de mouvements de populations, notamment durant la guerre de trente ans qui a sévi en Europe de 1618 à 1648...

Et il y a eu aussi plusieurs époques par le passé, où, proportionnellement au nombre d'humains sur la Terre, les flux migratoires étaient encore plus importants qu'ils ne le sont aujourd'hui... ( Durant les grandes invasions à la chute de l'Empire Romain, et dans toute l'Asie, la Chine, l'Inde, les Amériques, l'Afrique, dans l'antiquité et les premiers siècles de ce qui est pour nous le "moyen âge")...

 

Aujourd'hui le changement climatique désormais certain et général sur toute la surface de la Terre jusqu'aux régions polaires, s'ajoute et se superpose, en tant que paramètre important, aux autres paramètres existants (diminution de ressources naturelles, misère, pauvreté, guerres, conflits, insécurité etc., dans beaucoup de pays du monde ne parvenant pas à se développer ou en guerre)...

 

La "recherche d'un monde meilleur" n'est plus dans le domaine du rêve, d'une aspiration, d'une idéologie utopique, pour beaucoup de gens qui partent de leur pays, du moins pour ceux qui croient encore à un "monde meilleur"... Car partir est devenu avant tout rêve, avant toute aspiration à quelque devenir que ce soit, une nécessité...

Soit dit en passant on peut se demander si partir de son pays, en 1650 ou en 1850, pour aller "aux Amériques", c'était du domaine du rêve dans l'idée d'un monde meilleur, vu déjà la traversée de l'Atlantique avec les navires de l'époque, l'arrivée sur une terre inconnue, et la réalité une fois sur le terrain avec tout à construire, à édifier, et cultiver la terre et tout cela dans l'insécurité, l'aléatoire... Et la violence des rapports humains...

 

... Quelques thèmes et sujets développés lors de cette 30ème édition du FIG de Saint Dié, en conférences, tables rondes, débats, entretiens (il y en avait environ 170 réparti en divers lieux dont des cafés géographiques, salles publiques) pour les trois journées :

 

-L'accueil dans l'exil

-Cartographier les migrations : représenter les routes ; quels enjeux ?

-Les conflits autour de l'accueil des migrants en France

-Nature des frontières? Sont-elles refuge, ouvertes ou fermées

-Caraïbes : perspectives géopolitiques d'une mosaïque de territoires continentaux et insulaires

-Génétique : ce que les métissages nous apprennent de l'humain

-Brexit, crises des réfugiés... Quelle Europe aujourd'hui?

-Récits d'immigration : du rêve à la réalité

-Quelles politiques migratoires?

-Les migrations au féminin

 

... A noter -et je crois bien que c'est là ce qu'il y a de nouveau (et d'émergeant) dans l'actualité du monde présent d'aujourd'hui et de demain proche, à savoir les années 2020, et qui va changer par rapport à ce que nous avons connu depuis la fin des années 1990 (une mondialisation de l'économie de marché et d'échanges selon le mode "occidental" avec la consommation de masse tous produits, des transports sur grande distance, des traités, accords commerciaux sur la base de règlements internationaux et de libre circulation)... Ce qui va changer donc, et sans doute durablement et selon un processus d'évolution encore incertain avec toutes les questions qui se posent... C'est la transformation -que l'on constate déjà- de ce monde de 1990 à 2018/2019, de libre échange et de marché planétaire, où les USA demeuraient la puissance dominante aux côtés d'une Europe sans vision politique globale mais encore puissante économiquement et culturellement ; en un monde se scindant en plusieurs "blocs" en concurrence, en situation de "guerre économique" voire probablement de conflits plus caractérisés... Ce qui va avoir une incidence sur nos modes de vie, de consommation, de déplacements et donc, à fortiori, sur les échanges commerciaux et sur les mouvements migratoires... Tout cela sur fond de changement climatique...

 

 

https://saintdieinfo.fr/2019/10/fig-30eme-festival-international-de-geographie-de-saint-die-vosges-images/

 

 

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