Le p'tit coin de Yugcib

Bienvenue dans mon petit coin : ici c'est l'entrée et vous accrochez vos manteaux, vos vestes, vos impers... Ensuite je vous convie à la découverte de ces billets qui vont venir à la suite de mes "Alvéoles" dont les 3 dernières la 10, la 11 et la 12 ne figurent pas dans le sommaire...

Le siècle des Lumières est encore à venir

... La police du roi Louis XV au 18 ème siècle était dans sa fonction pour ainsi dire essentielle, une fonction d' "espionite"... Dont les nombreux auxiliaires, rétribués en conséquence pour les "services" qu'ils rendaient à l'autorité royale, "officiaient" dans les cafés, sur les places publiques, dans la rue et jusque même dans les maisons, en gens vêtus comme le commun des mortels, écoutant, épiant tout avant d'aller tout rapporter à ceux qui les employaient...

C'était encore pire que de nos jours, nos caméras de vidéosurveillance, tous ces "neunoeils" disséminés partout, et notre "Big Data" Google qui enregistre tout, des milliards de données personnelles, de tous, chacun de nous, même de ceux et de celles qui ne sont pas sur les réseaux sociaux du Net...

Pire, parce que du temps de Louis XV, pour le moindre mot ou propos jugé inconvenant, l'on était, à peine 2 jours plus tard sinon dans l'heure, saisi, appréhendé par la police du Roi (les "argousins") et conduit au cachot... Alors que de nos jours, les mêmes mots ou propos inconvenants, aussi identifiés qu'ils soient par des services de renseignement, demeurent des données enregistrées ne faisant pas pour autant l'objet de recherches systématiques tant ces données sont d'un nombre quasiment infini... Ce qui explique l'impunité relative qui règne en matière d'expression libre rendue publique et diffusée sur Internet, tous ces propos violents, injurieux et haineux qui foisonnent sur la Toile, au vu et au su de tout le monde...

Il faudrait de nos jours, une police du Pouvoir (de l'Etat et des décideurs politiques et économiques) composée d'un si grand nombre d'auxiliaires (il y en a cependant), que le budget de la Nation en serait mille fois plus grevé que le budget des armées de terre et de mer et de l'air... Restent les bénévoles du renseignement, les anonymes qui dénoncent, mais ils ne constituent pas "des troupes" (mais ils sont, ceux là, les plus dangereux)...

 

... L'on comprend en lisant le livre de Sophie Chauveau "Diderot le génie débraillé", qu'au 18 ème siècle sous Louis XV, le siècle de l' Esprit des Lumières et des grands penseurs et philosophes et scientifiques (Diderot, Voltaire, Rousseau, d'Alembert...) tous ces grands de l'époque étaient jugés sulfureux par les aristocrates de cour royale, poudrés perruqués dotés de châteaux et de domaines, honnis et poursuivis de leurs foudres et lettres de cachet par l'Autorité Royale, le Roi lui même, et tous les grands ecclésiatiques en robes violette et autres curés bien vus en cour...

De tous ces grands de l'Esprit des Lumières, mon préféré plus encore que Voltaire et que Rousseau, c'est Denis Diderot, surveillé et poursuivi sa vie durant par les censeurs du roi Louis XV, né le 5 octobre 1713 à Langres et décédé le 31 juillet 1784 à Paris.

Diderot fut le seul (quasiment le seul ou presque) de tous ces grands penseurs et scientifiques, ) à être resté toute sa vie près des gens du commun, du peuple... Aussi beau parleur, aussi intelligent et polyvalent en toutes disciplines du savoir qu'il fut...

L'on ne peut en dire autant de tous ces perruqués aristocrates de cour, de tous ces curés bien en vue, de bien d'autres gens de pouvoir, grands bourgeois et propriétaires de domaines et de charges, formés aux grandes écoles de l'époque... qui eux (je le dis "à l'emporte pièce" je le concède) étaient des crétins de haute volée !)... (rire)...

Voltaire, le "Grand Voltaire", le plus grand homme si l'on veut, de la Littérature Française de l'époque -et qu'il est resté plus tard, avec Victor Hugo au 19 ème siècle- Voltaire l'initiateur et le partisan de la tolérance (le défenseur dans l'affaire Calas) ; Voltaire donc, sous son véritable nom François Marie Arouet, figure dans les registres maritimes de Nantes des navires négriers du "commerce triangulaire"...

Et Rousseau, l'auteur d'un traité sur l'enfance et sur l'éducation, est père de cinq enfants qu'il plaça dans des orphelinats...

Et d'une manière générale, au 18 ème siècle des Lumières, la Femme était loin d'être l'égale de l'Homme -elle ne l'est toujours pas aujourd'hui si l'on considère ce qu'il en est dans bon nombre de pays sur cette planète (et en matière notamment, d'égalité de salaire entre femmes et hommes en France et ailleurs)...

... L'Esprit des Lumières et son siècle... Est encore à venir... Celui du 18 ème était comme une aube voilée de brumes qui se levait à peine...

Et cet Esprit là, des Lumières qui viendront, sera d'un "tout autre oeil et d'un tout autre regard" que le "neunoeil" de Big Data et des Intelligences artificielles et des caméras de vidéo surveillance...

 

 

Jojo, le Gilet jaune, de Danièle Sallenave

Jojo le gilet jaune

... 48 pages, sortie de ce petit ouvrage en avril 2019, de Danièle Sallenave, membre de l'Académie Française depuis 2011, née le 28 octobre 1940 à Angers...

Etudes secondaires au lycée d'Angers, reçue en 1961 au concours d'entrée à l'Ecole Normale Supérieure, et à l'agrégation de Lettres Classiques en 1964... Tel est son parcours -ou sa formation...

Autrement dit -comme on dit/comme aussi je dis- "une intellectuelle" (avec tout ce que peut comporter de "juste et clair" mais aussi de "sous-entendus") ce terme d' "intellectuel"... Je vous laisse "méditer" quelques instants...

 

Une intellectuelle, Danièle Sallenave, cependant, qui a pu bénéficier en ces années 1960 -il y a donc bientôt 60 ans- (comme on dit aussi "une autre époque")... de ce que l'on appelle "l'ascenseur social" ; les parents de Danièle ayant été des instituteurs...

Elle a publié son premier récit "Paysage de ruines avec personnages" en 1975, et a reçu en 1980, le Prix Renaudot, pour "Les portes de Gubbio" ; puis en 2005 le Grand Prix de l'Académie pour l'ensemble de son oeuvre...

 

... "Il y a ce que disent les Gilets jaunes. Il y a surtout ce qu’ils révèlent. Cette manière de parler d’eux, dans la presse, les médias, les milieux politiques, sur les réseaux sociaux! Une distance, une condescendance, un mépris. "
 

 

 

 

Danièle Sallenave 

 

... Danièle Sallenave ou pas, enfin quelque femme ou homme d'écriture, auteur, journaliste, écrivain, philosophe, sociologue que ce soit... (je ne parle pas des "politiques")... le terme de "France d'en bas", ou de "gens d'en bas" -par opposition à "France d'en haut" ou "gens d'en haut"... Me gêne quelque peu sinon beaucoup, me met "mal à l'aise"... Et d'ailleurs je n'use point de ce terme...

 

Danièle Sallenave dans son ouvrage "Jojo le gilet jaune" emploie souvent ce terme (c'est ce qui m'a un peu gêné à la lecture de cet ouvrage que j'ai pourtant trouvé très juste et très pertinent dans son contenu, de bout en bout)...

 

Soit dit en passant, si mes souvenirs sont exacts, c'est Jean Pierre Raffarin en 2002,

qui avait lancé ce terme de "France d'en bas"... Repris, "universellement repris" par l'ensemble des corps sociaux, des médias, des politiques, des gens communs que nous sommes...

 

... Danièle Sallenave écrit que le monde des gilets jaunes et apparentés, reste largement inconnu du monde de l'art, du journalisme, de la littérature, et qui se dit de gauche, où l'on se représente la France des ronds-points, son mode de vie, ses loisirs sur un ton de commisération. C'est la France de TF1 et de Jean-Pierre Pernaut, un peuple livré sans distance et sans recours à une sous-culture médiatique, abonnée aux réseaux sociaux bas de gamme, à une musique à la chaîne, à des loisirs coupés d'apéro au pastis.

 

J'ai eu moi-même je le reconnais et le déplore, et désormais m'en défends... ce genre de "discours" -et je ne suis pas le seul à l'avoir ou l'avoir eu ! ... Même si c'est "un peu vrai", c'est tout de même réducteur et frise la condescendance, cette condescendance que pour ma part je dénonce dans quelques uns de mes écrits...

 

Ce qu'il y a "de vrai" de cette "France de TF1 des loisirs coupés d'apéro au pastis, de ce mode de vie consumériste et standardisé et de cette sous-culture... N'est "vrai" QUE parce que nous sommes poussés à le voir ainsi (influencés, conditionnés, et dans une adhésion tacite à ce genre de discours) d'une part ; mais surtout pour l'essentiel, au fait que la vie quotidienne des gens (travail, déplacement en voiture, courses, diverses contraintes, difficultés et revenus trop faibles) ne favorise nullement l'accès à la culture, à une vie comme celle des citadins aisés qui vont au théâtre, au concert, et consomment en terrasses de café le soir, d'autre part...

 

... Et il y a aussi -ce qui rend encore plus complexe et difficile à analyser la situation sociale dans notre pays- ; les contradictions, dont la principale est celle d'un côté, des 16 000 lieux de lecture publique, des 500 librairies labellisées, des 1200 musées de France, des 2000 cinémas, des 440 lieux de spectacle labellisés etc... Et d'un autre côté, des chiffres consternants de pratique culturelle avec seulement 16% de Français inscrits dans une bibliothèque, et 764000 spectateurs dans l'un des cinq théâtres nationaux...

 

... Selon une constatation que j'ai pu faire à maintes reprises (et "cela ne date pas d'hier"')... Autour de moi un peu partout là où je suis passé quelque part dans ce pays, en ville comme à la campagne, à la terrasse d'un café en compagnie, ou bien en me promenant avec des personnes de ma connaissance ; dans une certaine intimité relative -ce qui n'est plus le cas dans une foule ou même dans un groupe de plus de dix personnes- à partir du moment où l'on arrive à sortir des "à priori", des apparences et où l'on parvient à s'affranchir de ce que l'on croit de l'autre (parce qu'on le croit différent et qu'on pense qu'on ne va pas pouvoir communiquer avec lui)... L'on s'aperçoit finalement que le "courant de communication" passe, que ce que l'on transmet, que ce que l'on exprime, est accueilli... Et c'est alors que l'on réalise que l'autre est, non seulement réceptif, mais porte en lui une culture qui lui est propre, une pensée, une capacité de réflexion...

 

Cela je le dis parce qu'il faut le dire et que cela -dans une certaine mesure- "met par terre" ce genre de discours style "France de TF1 Jean Pierre Pernaut/loisirs apéro/réseaux sociaux bas de gamme/séries de télévision...

 

 

La grève des femmes le 14 juin 2019

Dans mon idée, ma pensée, de la femme et de la féminité, des droits de la femme en tant que femme, je ne puis évoluer que sur la base même de ce que pense de la femme, de la féminité... C’est à dire dans un sens qui demeure inchangé et en rapport avec cette base... Tout en prenant en compte ce qui change -mais innove en l'améliorant- la condition de la femme, lorsque c'est le cas…

Donc, dans mon esprit je n'arrive pas à comprendre pourquoi certaines femmes (pas forcément des femmes de religion catholique ou musulmane ou d'une autre religion) conçoivent de demeurer dans une „soumission volontaire et choisie“ à l'homme qui est le leur (mari, compagnon), ou à l'homme en général (par exemple un chef, un patron, les hommes en général… Cela je n'arrive pas à l'intégrer dans ma pensée, et de ce côté là jamais je n'évoluerais -ou n'envisagerais d'évoluer…

Aussi à l'annonce de cette grève des femmes, du 14 juin 2019, suis-je d'un soutien total et inconditionnel à toutes les manifestations, arrêts de travail, des femmes; qui vont avoir lieu ce 14 juin…

Et je déclare ici, publiquement et sans la moindre hésitation -à vrai dire dans une „réflexion engagée“- que les femmes qui font dans leur vie au quotidien dans leur famille, leur activité professionnelle, le choix assumé et volontaire de soumission (une soumission qu'elles ne ressentent pas comme telle, d'ailleurs)… S'inscrivent en „porte à faux“ (j'y vois là une forme de „traîtrise“ -oui j'ose ce mot- … Et qu'à cause de ces femmes là, il y aura toujours des différences de salaires (femmes moins bien payées que les hommes à compétence et temps de travail égaux), des différences de considération, et une „masculinité dominante“…

Alors pour „ces femmes là“, oui, je le dis ; „qui ne trouvent pas dur et faisant mal le bâton sur le dos“… Qu'elles soient, qu'elles restent moins bien payées que les hommes, tant pis pour elles !

Certes, nul ne pourra, ni moi ni personne, les convaincre, ni les faire changer de vue, ces femmes là ! Mais il faut qu'elles se préparent, un jour ou l'autre enfin venu, à être d'une minorité „non reconnue“ voire combattue… D'ailleurs, ces femmes là sont justement celles qui ne manifestent pas dans la rue, dont le silence et dont la soumission et la passivité, au quotidien de leur vie dans leur famille et dans la société, sont en contradiction avec l'idée d'un „choix assumé et volontaire“ qui pourrait être exprimé par ces femmes…

Bon… Je ne vais tout de même pas aller jusqu'à souhaiter que ces femmes là soient battues ! (rire)…

C'est vrai, la trahison à une cause juste (cause juste,dans la réflexion, et qui va dans le sens d'un mieux)… j'ai jamais/jamais aimé ! Et cela m'a toujours fait réagir !

 

http://www.marchemondiale.ch/index.php/fr/actions-campagnes/economie-feministe-et-travail-des-femmes/457-vers-une-greve-feministe-le-14-juin-2019-le-compte-a-rebours-commence-aujourd-hui

 

 

 

Les écureuils de la cité des Alouettes ...

... à Sainte Tarte de la Midoue, n'ont pas de souche terrasse pour venir casser leurs noisettes ... 

... L'un des signes représentatifs les plus marquants, les plus évidents parce qu'ils se voient, de la société française, c'est cette différence que l'on observe -si l'on y prête attention- entre le mode de vie dans les grandes villes, les villes "moyennes", les gros bourgs... Et le mode de vie dans les villages, et surtout dans les zones pavillonnaires en périphérie de ces mêmes villes grandes et petites, ou dans ce qu'il convient d'appeler "les zones rurales urbanisées"...

Un mode de vie où le café, le bistrot, plus précisément la terrasse du café avec tables donnant sur la rue -piétonne ou pas, tient lieu de scène publique, de lieu de détente, où l'on prend un verre (une "consommation") entre amis, connaissances, en famille, souvent le soir, dans les villes, plutôt en centre ville autour de quelque place... C'est ce que l'on voit à Bordeaux, à Paris, à Lille, à Marseille, à Lyon, à Toulouse, à Strasbourg, Metz, Nancy... et j'en passe...

Même d'un budget modeste, le "consommateur" citadin, habitué de son bistrot de quartier, a toujours assez d'argent pour se payer un verre, voire offrir une tournée à ses amis...

C'est ce mode de vie qui, entre autres de la société dite "occidentalisée" (et urbaine) fut la cible des terroristes islamistes du 13 novembre 2015- mais pas seulement puisque, outre que des terroristes et des "anti occidentalisme/anti société libérale ", outre que des "anti société de consommation" ; bon nombre de populations délaissées, ou stigmatisées du fait de leur engagement idéologique perçu dérangeant, font de ce mode de vie un "repoussoir" qu'ils voudraient bien voir disparaître...

Et à côté -et qui très nettement "tranche" avec ce mode de vie citadin, il y a un autre mode de vie, celui où l'on ne voit plus, plus du tout, dans les "zones rurales urbanisées", les périphéries des villes, les lotissements pavillonnaires, de terrasses de café nulle part... (Peut-être cependant des abris de bus aux vitres lézardées de fissures, ou encore des espaces bétonnés étroits et inconfortables tenant lieu de "points de rencontre" entre jeunes)...

Dans ce mode de vie là, hors des villes et des centres urbains, bien avant que ne vienne la nuit, on ne voit plus un chat ; sinon par une belle soirée d'été devant sa maison standardisée dans le lotissement des Alouettes, un couple avec enfants et amis "barbecuehant"...

Mais c'est bien -cela ne fait aucun doute- de ce mode de vie là, de cité pavillonnaire ou de zone rurale urbanisée, sans terrasses de café, qu'a surgi la "sociologie des Gilets Jaunes"... Ou de tous les mécontents qui d'ordinaire ne "descendent pas dans la rue"...

D'ailleurs, les manifestants, ceux que l'on voit dans les défilés encadrés de représentants syndicaux, sont en une certaine majorité, des gens des villes ou des banlieues de villes à HLM et résidences à plusieurs étages...

... Les écureuils des cités pavillonnaires Les Hortensias ou Les Alouettes à Sainte Tarte de la Midoue ou à Sainte Radegonde des Essarts, n'ont pas à proximité de leurs nichoirs à petite toiture à deux pentes, de souche-terrasse (arbre coupé à la base) pour venir casser leurs noisettes, à plusieurs d'entre eux lors de belles soirées de printemps, d'été ou d'automne... Ou de cléments hivers...

 

 

 

Le trait d'Iturria, le dessinateur du journal Sud Ouest

Scan 1

... Merci à Iturria, le dessinateur du journal Sud Ouest, pour son trait paru le dimanche 9 juin 2019 en page opinions...

N'oublions jamais que le peuple Russe lors de la seconde guerre mondiale, le peuple Russe de l'URSS de Staline, est le peuple qui a payé le plus lourd tribut en nombre de victimes militaires et civiles, de tous les peuples de tous les pays de la Terre impliqués dans la guerre de 1939 à 1945...

Aussi dans les commémorations du 6 juin 1944 (du débarquement des troupes alliées, bien que les armées de Staline se trouvaient alors sur le front de l'Est en Allemagne et donc occupées à immobiliser en Allemagne les armées d'Hitler en conséquence non disponibles pour le front de Normandie)... Devons nous aux Russes qui ont combattu dans cette guerre (et furent nos alliés) "une fière chandelle" !

Les statistiques font état pour le nombre de victimes en Russie, durant la seconde guerre mondiale, de 26 900 000 sur une population à l'époque, de 168 524 000 habitants, soit 16,11% de la population.

Le nombre de combattants -soldats et résistants- tués, varie selon les sources d'information et d'enquêtes, entre 8 800 000 et 11 700 000 ; le nombre de civils tués ou morts dans les bombardements, les épidémies, les maladies, des suites de blessures et surtout dans les massacres et exterminations par les armées allemandes (à la mitrailleuse, au lance-flammes entre autres modes de tueries) dans les villes, les villages, les campagnes, varie entre 13 500 000 et 15 760 000...

Il faut cependant préciser pour ce chiffre en nombre de victimes (le total de 26 900 000), qu'il est celui des victimes de l'ensemble de l'URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) et qu'à l'époque l'URSS comprenait :

L'Union Soviétique, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, les régions orientales de la Pologne, la Bessarabie et la Bucovine (Roumanie), la Tchécoslovaquie, et la Ruthénie subcarpatique.

 

 

 

Que la fête se poursuive... Mais quelle fête ?

... De nos jours, le beau langage, et, plus généralement, la langue française dans sa grammaire, son orthographe et dans la structure et dans le sens des phrases et des mots... Dans la "sphère journalistique médiatique réseaux sociaux et politique", n'est plus de mise...

Le beau langage a tombé le caleçon, s'est mis en "slip Bingo", les costards sont tous les mêmes, nos dames se mettent plus souvent en magnifiques "ensembles pantalonants" qu'en robes chic, et dans les cocktails dînatoires de direction d'entreprises (surtout financières et de banque) c'est à qui se presse, jouant du coude ou de l'épaule ou du derrière, autour de la table présidiale et du cartel des directeurs et managers...

... Et ce qui s'exprime "au naturel" ou "dans la foulée", si différemment et sous tant de formes, dans une "sincérité relative" et qui parfois dérange quelque peu ou surprend ou interpelle – autant en haut qu'en bas- n'est pour ainsi dire jamais "dans le bon ton qui convient"... Et proscrit...

... Les "coups de hache sur la mer gelée" sont devenus -à l'exception de quelques uns d'entre eux- des coups de bâtons lumineux assenés dans l'air saturé de tous les relents d'une fête foraine où plus personne n'entend plus personne tant la trépidance et l'agitation envahissent l'espace de la fête... Est-ce d'ailleurs, une fête ?

 

Vive la liberté, vive l'anarchie... C'est pas "n'importe quoi"!

... Au nom de la "modernité", de la liberté des uns et des autres, que n'accepte-t-on pas ! Que ne fait-on pas ! Ce qui aboutit à une nouvelle forme de "pensée unique" ( définie comme étant progressiste) qui élargit les marges, les règles ; impose des modèles, des modes, des concepts, porte au devant des scènes d'un "théâtre en plein air pour tous", des minorités marchant vociférant "résalsocialant", brandissant pancartes et slogans, et revendiquant des droits... Une nouvelle "pensée unique" bien plus génératrice de crispations, de communautarismes religieux, idéologiques, tous aussi ostentatoires que violents ; que de bien être social et de mieux vivre ensemble... ("faut pas rêver")... Et le pire c'est que des pseudo anarchistes, des poètes, des écrivains, des intellectuels, des artistes ; en plus des politiques et des philosophes et des "grands penseurs" de ce monde... tous s'en mêlent, pour promouvoir cet "état nouveau des choses" ! .. Qui pourrit la planète autant que les pesticides !

Vive la liberté, vive l'anarchie... Mais avec de la responsabilité, du bon sens dans la relation humaine, de la réflexion !

 

 

Ce gosse tombé d'un étage ...

... L'histoire -très médiatisée- de cet enfant âgé de trois ans, tombé d'un étage (d'une hauteur de 3 mètres) et "miraculeusement" raccroché (par lui-même) à la balustrade d'un balcon, puis "sauvé" par un jeune Malien devenu "le grand héros du jour", et tout cela avec force témoignages, prise d'images, diffusé "à tout va"... C'est, en "bon jargon anglo-saxon" très à la mode/remplaçant des mots du vocabulaire français, ce que l'on appelle une "fake new", autrement dit, une imposture, un mensonge, une manipulation. Et "à ce niveau là" de mise en scène d'un enfant en une telle situation, une mise en scène des plus incrédibles qui soient mais passée pour véridique aux yeux de "certains" (on se demande d'ailleurs lesquels, de ces "certains")... C'est "proprement scandaleux" et "bien dans l'air de ce temps que nous vivons", un temps d'esbrouffe, d'effet d'émotion et de sensationnel, d'intoxication visant à réduire en "bouillie prête à avaler" tout ce qui reste encore de réflexion, de pensée, dans ce pays, la France (et ailleurs)...

Le 17 janvier 2018 à Saint Geniez d'Olt dans le Lot en crue, un jeune homme avait sauvé de la noyade un bébé, au péril de sa vie... Ce jeune homme n'a pas été reçu au Palais de l'Elysée par le président de la république, pour son acte de bravoure, et la puissance médiatique "n'en a point fait tout un célèbre fromage de terroir" !

Ce garçon de 22 ans qui a décroché l'enfant de la balustrade d'un balcon, qu'il soit Malien ou qu'il ait été l'un de ces jeunes de banlieue difficile qu'on dit être associaux ou marginaux... Ou même quelque "bon clampin lambda du quartier" si cela s'était trouvé... Aurait du, au lieu d'être "porté en héros", être mis en garde à vue et interrogé comme il se doit par la police...

(Soit dit en passant je le précise, je ne suis guère personnellement, un fanatique de la mise en garde à vue et de l'intervention des forces de l'ordre)... Mais bon, dans "ce cas", celui de cette affaire là...

... L'on est allé, que je sache, jusqu'à évoquer "une intervention divine" dans le fait que cet enfant se soit "miraculeusement raccroché" de lui-même au rebord du balcon après une chute de trois mètres !... Faute d'explication scientifique...

Or, les scientifiques et les physiciens sont formels : il est absolument impossible à un enfant de trois ans, d'accomplir une telle "gymnastique de haute voltige" (que seul, un accrobate confirmé pourrait réaliser sans filet de sauvetage)...

Il a alors bien fallu que des gens (quelqu'un de la famille de cet enfant ou une autre personne à proximité) fassent tenir par la main et suspendu au rebord du balcon, cet enfant, au risque qu'il tombe et s'écrase au sol... Et fassent venir "comme par hasard" le "sauveur", ce jeune Malien de 22 ans...

Tiens, comme c'est curieux : on n'a pas fait venir un jeune homme du quartier, né dans le Rouergue ou en Bretagne de parents dont on retrouve les généalogies dans les registres d'état civil depuis 1793 des communes du dit Rouergue ou de la Bretagne "profonds"... (rire)...

 

https://ripostelaique.com/mamadou-la-grossiere-fake-news-de-macron.html

 

... Cela dit, tout cela dit... Faut-il, doit-on, imputer directement et précisément parlant, cette "fake new" à Emmanuel Macron, à l'autorité gouvernementale et institutionnelle en place, aux élus, à quelque "politique que ce soit", à des "tireurs de ficelle médiatiques en particulier", à des intellectuels plus ou moins "progressistes dans leur pensée", etc... ?

Bien que "tous ces gens là" ne soient guère des "anges" ni trop soucieux du bien public et surtout du "pauvre monde" qui trime et qui souffre... Bien que tous ces gens là nous font "avaler des couleuvres" et contribuent à "laisser la bride au cou à la puissance médiatique (et aux réseaux sociaux) si cela les arrange"... Il y a "quelque chose dans l'air du temps" (et dont beaucoup d'entre nous, citoyens lambda sont responsables) qui sent le pourri -sinon la merde... Qui n'a pas de visage reconnaissable, qui est anonyme, délateur, d'une violence inouie, de parti-pris et de préjugés, de crispations et de fanatismes, de ségrégations et de haines... Mais aussi "d'olive bien huilée dans le fondement" et donc d'hypocrisie crasse, de vulgarité bardée de tags pseudo artistiques aux couleurs fluo !

 

 

Le poulet

... J'aimerais qu'un végétarien voire un végalien m'explique quel est le rôle, la fonction, du poulet dans la nature, rôle autre que purement alimentaire...

En effet, dans l'équilibre/la logique/la vérité cosmique intemporelle/la grande mécanique universelle/la place/le rôle/la fonction du poulet (du coq, de la poule autre que chapon, poularde, poule au pot ou poule à oeufs) à quoi sert le poulet ?

Est-ce que, par exemple, pour le Croyant en Dieu, le poulet a été fait, créé, "pour faire joli dans la nature"?

L'on dit -à juste titre- que chaque être vivant, le plus insignifiant pouvant paraître, ou le plus "nuisible" parce qu'il cause des dégâts ou des maladies, est "utile" dans la mesure où il est comme un "maillon" dans la chaîne de la vie, où il a un rôle à jouer... Par exemple l'abeille qui assure la pollinisation, l'écrevisse dans le fond des rivières et la langouste, le homard, le crabe qui se nourrissent d'animaux morts et donc nettoient le fond des eaux, des mers... Et tant d'autres animaux, oiseaux, insectes...

Si l'on cessait de faire de l'élevage de poulets ( il faut produire chaque année 25 milliards de poulets pour nourrir des populations qui, tous pays confondus notamment là où la viande de boeuf, de porc, de mouton est moins accessible à la consommation et où le poulet est la viande de base pour un grand nombre de gens)... Si l'on cessait d'élever industriellement ou même pour usage familial, personnel, local, des poulets ; alors le nombre de poulets forcément diminuerait, on n'aurait plus besoin qu'il y ait sur Terre 25 milliards de poulets, et les poulets alors gambaderaient dans la nature et quel serait leur rôle?

Certes un poulet, un coq, une poule, peut être -c'est d'ailleurs ce que l'on voit parfois- un animal de compagnie au même titre qu'un chien, un chat, un perroquet... Un animal de compagnie avec lequel s'établit une relation...

Dans la nature, à l'état sauvage, donc plus du tout élevé pour être bouffé, le poulet pour se nourrir, picore des vers, de petites bestioles, des larves, des graines de toutes sortes... Mais dans quelle mesure participe-t-il à l'équilibre/la mécanique/la logique/la vérité naturelle cosmique universelle? Que détruit-il, que nettoie-t-il, que permet-il, en un mot à quoi il sert ?

Pour moi, dans "mon idée", le poulet je n'arrive pas à le voir autrement que pour être bouffé ou à la limite comme un animal de compagnie occasionnellement (et bien sûr dans ce cas, pas pour être bouffé ou si c'est une poule pour avoir des oeufs quoique les oeufs on va les cuire pour les bouffer et non pas les abandonner aux prédateurs naturels)...

"Faire joli dans la nature" (pour un Croyant qui croit en un Dieu créateur et qui de surcroît serait un "angélique rêveur") ... ça, c'est pas un argument !

"Moralité" (rire)... Si jamais un jour je deviens végétarien (parce que -raison essentielle- la souffrance animale infligée, l'excès de consommation, ou question d'éthique écologique)... Je continuerai à bouffer du poulet ! (et du canard, et de la dinde, de la pintade – mais pas de pigeon) ... Et aussi du lapin (pardon pour les amoureux du lapin animal de compagnie)...

... Ah, le dimanche à midi, un bon poulet rôti (autant que possible élevé à la ferme, de grain, en plein air, tué sans souffrance infligée), accompagné de pommes de terre sautées !

... Végétariens, à vos arguments, à vos plumes! Je suis prêt à vous lire, à vous écouter !

... Le poulet (la poule, le coq) tel que nous le connaissons depuis plus de 3000 ans, n'existait pas à l'origine, à l'état sauvage... Il a été obtenu par sélection naturelle à partir de volatiles comme par exemple le coq de bruyères, la poule rouge dite "de jungle" d'Asie du Sud Est dont l'espèce est "Gallus gallus" qui s'est dispersée dans le monde entier...

La sélection, l'élevage et la domestication du poulet, ont été entreprises dans l'Antiquité Egyptienne, Grecque, Romaine et Celte.

Il en est de même pour bon nombre d'animaux, volatiles, mammifères, obtenus par sélection, croisements entre représentants de même espèce, domestication... Qui sont en fait oeuvre humaine...

L'Homme ayant depuis des temps très reculés, dès même le Paléolithique Supérieur (il y a 20 000 ans) contribué à des modifications de son environnement, de la nature qui l'entourait, des animaux qu'il utilisait pour se nourrir et s'en servir pour le transport ou autres usages à sa convenance...

 

 

Le 6 juin 1944, suite et considérations, réalité de la guerre...

... Nous devons beaucoup aussi, aux Russes de l'URSS de Staline, qui perdirent 9 millions de soldats dans les combats et 15 millions de civils dans les massacres, les bombardements, les maladies ; sur une population à l'époque, de 168 millions et demi d'habitants...

Des anciens, vieux Russes aujourd'hui âgés de 92 à plus de 100 ans, ayant combattu sur le front de l'Est et en Allemagne en 1944/1945, il ne doit plus en rester beaucoup...

Cela dit, le kérosène utilisé pour l'avion qui a transporté les vieux vétérans Américains -dans les meilleures conditions de confort possibles- afin que ces anciens combattants soient présents lors de la cérémonie du 75 ème anniversaire du débarquement du 6 juin 1944 sur les plages normandes ; n'a "pas pesé beaucoup dans la balance de l'ensemble des pollutions atmosphériques de la planète" comparativement aux 340 navires de croisière consommant entre 60 et 130 mille litres de fuel par 24h, chacun (le Harmony of the Seas à lui seul, quelque 130 mille)...

... La seconde guerre mondiale, c'est aussi pour l'ensemble de la planète (les pays ayant été impliqués dans le conflit), entre 50 et 70 millions de morts militaires et civils -sans compter les morts par suite de maladies et de blessures- soit 2,5% de la population mondiale de l'époque.

... Dont, pour l'Allemagne 5,56 millions de soldats et 3 millions de civils (principalement pour les civils dans les bombardements et destructions de villes), sur une population de l'Allemagne de l'époque, de près de 70 millions d'habitants...

... Et n'oublions pas non plus- n'oublions jamais- les 6 millions de Juifs d'Europe morts en grande partie dans des camps d'extermination...

... Il serait "bon" -si l'on peut dire!- à titre d'information- de signaler que la décennie 2001-2010, statistiquement parlant en nombre de morts par guerre, est la "moins violente" depuis 1840... Où l'on recense durant cette décennie, trois zones de conflits : la région Irak/Afghanistan, le Proche Orient et l'Est du Congo...


 

... Si intolérables soient-ils, tous ces conflits et drames aboutissent en 2001-2010 à bien moins d’un million de morts au total (plus près de 500 000 que du million)...

Bien plus bellicistes apparaissent les décennies précédentes avec à chaque fois un total de bien plus d’un million de morts -deux millions de morts ou davantage dans la plupart des cas, y compris les années 1990- :

Est-il utile de s’étendre sur le début du XXe siècle ?

1914-1918, Grande Guerre (25  millions de tués dont 10 millions de soldats et 15 millions de cicils), Goulag soviétique, scission indo-pakistanaise, etc.

Ce tiers de siècle (1914-1947) apparaît comme la période la plus meurtrière de toute l’Histoire de l’humanité avec 100 à 200 millions de morts violentes sur 2 milliards d’êtres vivants, soit un taux exceptionnel de 5 à 10% de tués en l’espace d’une génération...

... La réalité de la guerre, de toutes les guerres... De toute l'histoire de l'humanité et quelles que soient ou aient été les armes utilisées... C'est ce que l'on voit par exemple dans les 30 premières minutes du film "Il faut sauver le soldat Ryan"- lorsque les soldats (pour la plupart âgés de 17 à 22 ans) sortent des barges de débarquement et courent dans l'eau jusqu'à la plage, et se font massacrer, étriper, déchiqueter sous le feu de l'ennemi... L'eau rouge de sang sur des centaines de mètres...

C'était pas mieux sur les champs de bataille Napoléoniens, ou dans les batailles de l'Antiquité Grecque, Romaine... Ou dans les guerres de Louis XIV... Du sang, de la tripe, des têtes arrachées...

 

... A quoi servent toutes ces commémorations qu'on fait, si ça continue, les guerres ? ... Et si se perpétue le marché des armes, des armes de plus en plus terrifiantes et de plus grandes capacités de destruction ?

Cela dit, ce sont toujours -c'est ce que je pense- les conquérants, les envahisseurs, qui ont tort... Et qui doivent être mis hors de combat...

Ce que l'on appelle "crime de guerre" c'est -pour moi- "du côté du conquérant et de l'envahisseur... Jamais du côté de celui qui se défend...

 

 

Le 6 juin 1944

... En ce jour du 6 juin dans le souvenir du débarquement sur les plages normandes, ce que nous devons aux Américains (et aux autres de nos alliés de l'époque, canadiens, anglais...) nous ne le devons qu'à ceux qui sont nés avant 1927 -les nés en 1927 étaient âgés de 17 ans en 1944, ils furent donc les plus jeunes- qui ont aujourd'hui en 2019, 92 ans...

Si l'on "fait le compte" il ne reste plus lors de la commémoration du jour du débarquement 6 juin 1944, que la génération des 92- 100 ans, donc encore vivants, et sans doute pour vraiment les plus âgés aujourd'hui, quelques uns de 101, 102, 103 ans... Encore faut-il considérer que, de cette génération d'encore vivants, de plus de 92 ans, il n'y en plus beaucoup...

Les autres américains, ceux qui sont nés après 1927, et à plus forte raison les jeunes américains de moins de 40 ans aujourd'hui, et aussi les américains plus ou moins du même âge que Donald Trump (autour de 70 ans) , ceux là, nous ne leur devons rien !

Reste ce qui culturellement et mémorialement parlant sur le plan de l'Histoire, et dont les livres sont faits, dont les récits et les témoignages des anciens nous sont connus, dont le travail de recherche des spécialistes de l'Histoire constitue toute une documentation, et dont les enseignants dans les écoles selon les programmes scolaires font état dans les classes primaires puis dans les collèges et les lycées... "Passe au dessus des âges et des générations"...

Cela dit... Par comparaison -si l'on veut et pour autant que l'on puisse faire cette comparaison... Par "comparaison" donc, avec le "Français lambda moyen" d'aujourd'hui, qui dans son enfance et son adolescence à l'école, a eu, disons, une "culture historique" (au moins "de base") du fait du "système éducatif français" (qui vaut ce qu'il vaut et que l'on peut critiquer, mais inclut tant soit peu le "fait historique" -et, disons "certaines valeurs autres que religieuses" ) ... Que peut-on dire de l' "américain lambda moyen" d'aujourd'hui? (Si l'école lui a donné -et dans quelles conditions- cette "culture historique" -au moins "de base"? )

J'ai "dans l'idée" qu'un certain nombre d' "Américains moyens lambda" n'ont guère trop eu la possibilité d'acquérir une "culture historique" (ou une culture plus générale)...

... Bon cela n'est de ma part qu'une "idée"... Il faudrait approfondir et réfléchir sur cette question et avoir des témoignages ainsi qu'une connaissance de la réalité "sur le terrain"...

Bien sûr, Américain ou Français que l'on soit, quand on a acquis une "culture historique" et raison de plus quand on est chercheur et passionné d'Histoire, spécialiste sur un sujet ou un autre... "Cela se vaut" (la culture est internationale et "au delà des distinctions et clivages sociaux"-quoi qu'hélas en dépit de certains progrès dans le sens d'une "égalité des chances", l'accessibilité à la culture reste encore plus difficile pour les "pauvres""...

 

... Si nous ne devons rien aux Américains nés après 1927 parce qu'ils n'ont pas participé à notre libération et que la guerre 39-45 "est pour eux une "affaire de livres et de cinéma" ... reste cependant le devoir de mémoire (la "culture historique") partagé par les Français et les Américains de tous âges, imprégnés de cette "culture historique" et se sentant reliés aux gens qui ont vécu et combattu en 1944, notamment leurs grands et arrières grands-parents...

 

... Il faut dire aussi que monde actuel (actualité, mode de vie) est un monde axé sur la consommation, sur l'immédiateté dans la communication, sur les valeurs (les "pseudo valeurs") du paraître, de la visibilité, des effets d'émotion et de sensation (en gros comme je l'ai déjà exprimé, par l'image de l'arbre devenu un tronc sans racines dans la terre et sans branches vers le ciel et avec deux trous un pour avaler tout ce qu'on peut y jeter dedans et un autre de l'autre côté pour évacuer... Ou encore par l'image de l'oursin qui n'a qu'un seul trou par lequel il absorbe et évacue)...

C'est pourquoi je pense qu'un jeune Américain de 15 ans du Middle West ou de New York ou de Denver ou de Los Angelès, qui n'a "pas beaucoup été à l'école" du fait de son environnement social et familial (mais qui va sur internet, est accro de jeux vidéos et "mitraille" de photos et de brefs propos à l'emporte pièce, ses copains sur facebook)... Et idem pour un jeune Français du même âge d'une banlieue périphérique ou de la France rurale... N'ont ni l'un ni l'autre de "culture historique" (du fait d'une "puissance publique" -l'Etat et l'Ecole- qui ne leur a pas -ou insuffisamment- donné de "culture historique" et de culture plus générale, en fonction de "choix" et d'orientations budgétaires privilégiant le secteur privé et marchand)...

 

"Follower" de la vie ...

... Tout comme Claude Lanzmann auteur du Lièvre de Patagonie et de La Shoah, qui aimait tant la vie qu'il aurait bien vécu cent vies, disait-il...

En dépit de l'état du monde actuel, de la société, et de la planète ; de tout ce que je vois autour de moi et qui par moments m'horrifie et me désespère... Je suis assez fanatique et "follower" de la vie autant humaine qu'animale que végétale, que minérale, que cosmique, sur cette planète, que sur ce qui doit sans doute à mon avis exister ailleurs- ... Pour souhaiter, rêver, de revivre cent, mille vies... Fût-ce même la vie d'un cloporte – ou d'une sorte de bulle animée avec de la lumière à la place des yeux !

Cela dit, dans ma "prochaine ré-incarnation" (rire)... Je voudrais être une femme... Mais je ne sais pas si en tant que femme, je pourrais aimer les hommes comme j'ai aimé les femmes en tant qu'homme dans la vie que depuis le vendredi 9 janvier 1948 je vis...

 

... "One day I'll fly away"... (Un jour je m'envolerai)... Dis-je... Comme Randy Crawford dans sa chanson...

Je ne verrai, je ne saurai, qu'autant de vies que je vivrais, qu'autant de cieux où je volerai...

 

 

Le car d' Ibardin (errances littératoques XII)

... Dans le car d'Ibardin, outre les vieux seniors en casquette de pépère et sacoche en cuir de vache en bandoulière et les vieilles et moins vieilles senioresses qui avaient fait suivre pour le voyage, du moins quelques unes, leur petit toutou, et arboraient des coiffures en chou fleur ou architecturées comme des chapeaux de reine d'angleterre ; se dandinaient à l'arrière du car, des jeunes femmes dont certaines étaient les accompagnatrices, se trémoussant le derrière au son de l'accordéon de Fanfan la mort bleue, un joyeux drille dont les histoires salaces fisaient rire les seniors mais pas le chauffeur qui lui, récitait en sourdine des textes de Kafka appris par coeur...

Le caniche blanc à pompons et petite clochette muette pendue à son collier, de Madame La Présidente de l'association des Toujours Jeunes de Sainte Tarte de la Midoue, venait de mordre la bretelle de l'accordéon de Fanfan la mort bleue, au moment où, dans un virage assez serré, le car fit une embardée et s'immobilisa contre un haut talus pierreux.

La tête encore toute emplie de son monde à lui, mi kafkaien mi proustien, le chauffeur du car voyait surgir entre les pierres du talus, d'énormes punaises au dos arrondi et demeurait figé, crispé sur son siège de chauffeur, tambourinant de ses doigts le volant, s'imaginant sucer une madeleine...

Fanfan la mort bleue se mit à entonner, accompagné de son accordéon, la marche salutaire en Ré maneur, de l'Annonciation de Bertrande de la Transgression pacifique, et au dernier refrain de la marche, se retourna...

Le car s'était vidé de tous ses voyageurs, il ne restait plus que sur les sièges, des pulls, des écharpes et des sacs... Et dans le passage entre les rangées de sièges, déambulait le caniche blanc.

"Où ai-je déjà vu ces vieux seniors en culottes de ville à plis, ces jeunes femmes se trémoussant le derrière, ces mamies en coiffure chou fleur", se dit Fanfan la mort bleue... Autrement que par ce que me décrivait Arsène, de ces nouvelles générations de quinqua/sexagénères accros de réseaux sociaux sur internet selon ses dires ? ... Alors que dans ce car pour Ibardin, parmi les moins âgés des seniors et senioresses, il y en avait qui notaient dans des pages de carnet au crayon de papier, leurs impressions de voyage et de surcroît, photographiaient les paysages avec des appareils argentiques...

"Le monde est le monde" se dit Fanfan la mort bleue... Ce qui ne fit point revenir les voyageurs et même s'ils étaient revenus, le car repartir...

Et tout au loin en haut d'une colline dentelée et pelée, sous un ciel blanc et lumineux, au bout de la route serpentant le long d'une pente bosselée, se tenait sur la plateforme en terre battue d'un ancien moulin, un grand hélicoptère, pales tournant, prêt à s'envoler...

Et dans l'air brassé par les pales, tournoyaient des visages aplatis et réduits à l'état de feuilles dont on ne pouvait discerner la couleur...

Sur ce, Fanfan la mort bleue entonna l'hymne de la Mort Heureuse...

 

Le MSC Opéra heurte un quai à Venise

Bateau croisiere

... Le MSC Opéra, un géant du croisiérisme de masse, dimanche dernier le 2 juin 2019, a heurté un quai à Venise, puis "dans la foulée" un autre bateau de touristes, suite à la rupture d'un câble reliant le navire à un remorqueur.

Le paquebot ne pouvait plus s'arrêter, poussé qu'il était par un fort courant, vers le quai.

Le croisiérisme de masse avec ses milliers de passagers en séjours dans le bassin méditerranéen et avec notamment ses escales ou ses stationnements proches de la place Saint Marc à Venise, cause au site Vénitien classé au patrimoine de l'UNESCO, des dommages irréversibles...

... Il y a bien à Venise, outre les dommages irréversibles (énormes quantités d'eau s'écrasant contre les parois des bâtiments, fragilisant les fondations construites sur des pilotis en bois et remuant les sédiments qui forment la lagune) ; un problème écologique, celui de la pollution par l'oxyde de carbone du fait que les moteurs des navires consommant du fioul lourd ne sont pas arrêtés durant le temps de stationnement (plusieurs heures) et à cela s'ajoute l'émission à un taux nettement au dessus des normes, de particules fines particulièrement nocives, lorsque plusieurs navires stationnent en même temps). (Même problème à Palma de Majorque, à Malte, et dans les autres ports du bassin méditerranéen)...

 

 

 

Dans un grand champ de blé (Errances littératoques)

... Dans un grand champ de blé tournoyaient des corneilles battant des ailes entre les épis qui n'avaient pas mûri et tout au dessus un grand ciel bleu verdissait peu à peu...

Dans les conduites des baignoires, des éviers et des douches un peu partout dans les maisons on entendait à intervalles réguliers, des clapotis s'apparentant à des caquètements, et même quand on versait de l'eau dans le trou par grands verres à toute vitesse, le clapotis ne cessait pas...

Soyez raisonnables, il y a des gens qui dorment sur des lits défaits et de petites fleurs aux pétales déchirées sur lesquelles sont juchés des scarabées à peine plus gros que des pucerons et des fourmis à huit pattes sur les tiges des fleurettes... Alors n'imaginez pas que des anchois filiformes s'enroulent autour d'un tourne-vis, ou que des mouches électronent autour de l'extrémité fourchue d'un pied de biche enduite de jus de viande...

D'autres gens disent qu'ils ont aperçu dans le ciel bleu-verdi, un grand oiseau de fer dont le ventre luminait si fort, qu'il éclairait jusque dans les galeries des taupes...

L'habituel spectacle des clowns tristes et des ballets de lupins roses et bleus, de la caracole frénétique des chiens de prairie dans un champ d'amérique, des télés cassées d'où sortaient des écrans les visages caramélisés des présentateurs et des chroniqueurs ; s'appesantissait et figeait les gens prostrés et crispés tels des personnages de cire dans un musée de marionnettes difformes ... Et les gens applaudissaient sourdement en traînant les pieds, casquette de travers sur la tête, ou lunettes de soleil alors qu'il n'y avait pas de soleil, entre le front et l'occiput, notamment les jeunes femmes en robe ou jupe bigarrée, et quelques vieux seniors au crâne dégarni...

D'autres gens encore, ne comprenaient rien à ce spectacle qui avait vu se succéder après le ballet des lupins, un interminable Karaoké et un numéro où l'on voyait un fakir en lévitation sur un tapis en carton...

Les ascenseurs dans les tours de trente étages de la City s'étaient tous arrêtés entre le 16ème et le 17ème étage, et dans les cages immobilisées se tenaient raides et compassés, des chefs de cabinets, des femmes de ménage et des pygmées venus de leur forêt africaine, en situation régulière sur le sol français, mais qui n'avaient pas de papiers sur eux, juste une musette décousue ou un sac en rafia et un harmonica ou une flûte à la main...

Les corneilles qui tournoyaient dans le champ de blé en cette ère du jour aussi intemporelle que d'une musique ne pouvant être écrite, s'envolèrent au loin et le ciel bleu-verdi les confondit dans une transparence agitée, avec des colombes aux ailes froissées, mêlées à des rouleaux d'écume grise en suspension.

Et de toutes petites araignées translucides déambulant dans la poussière au pied des tiges de blé, poursuivaient de minuscules cloportes aux carapaces annelées d'une indéfinissable consistance d'eau grasse de vaisselle...

Les gens qui avaient cru voir dans le ciel bleu-verdi, un grand oiseau de fer, se mirent à tousser bruyamment.

Soyez raisonnables, au lieu de tousser, arrachez de l'intérieur de vos narines, vos petites crottes de nez mêlées de poils et roulez les en boule entre vos doigts avant de les jeter dans le trou de la baignoire ; ainsi les animalcules clapocaquetant dans le conduit se repaîtront-ils de ces crottes triturées.. Mais partiront ils pour autant, rejoignant ces profondeurs d'où ils viennent ?

Dans les ascenseurs arrêtés, les chefs de cabinets scrutaient ostensiblement d'un regard figé, les consignes de sécurité ; les femmes de ménage se tortillaient le derrière car montait des sous sols tout un tambourinement rythmé, les pygmées sans papiers sur eux bavaient sur leur harmonica ou sur leur flûte...

Soyez raisonnables ne mettez pas systématiquement les colombes devant les corneilles, ni de l'immédiat tagué dans le tiroir sans fond visible où vous rangez pêle mêle pièces de monnaie, photos et toutes les bintzeries de vos vies qui sarabandent ...

Amen, ramen et ratata, salut la compagnie...

 

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